Améliorer la résilience des territoires des Hauts-de-France face au changement climatique : Replay de la conférence technique territoriale du 25 mars 2025
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00:00Je vais maintenant donner la parole à M. Olivier Cailliau,
00:03chef du service Défense contre la mer
00:05du pôle métropolitain Côte d'Opale,
00:07et M. Adrien Crapoulet, ingénieur littoraliste
00:10au Bureau des recherches géologiques et minières, ou BRGM.
00:14C'est vous qui prenez la parole en premier, M. Cailliau.
00:18Bonjour.
00:19Donc oui, Olivier Cailliau,
00:21chef du service commun Défense contre la mer
00:23au pôle métropolitain Côte d'Opale.
00:25Très rapidement, nous avons eu l'occasion de vous présenter
00:28très rapidement, nous sommes un syndicat mixte
00:31qui va de Dunkerque jusqu'au Montreuil
00:35et jusqu'à Saint-Omer,
00:38sur différentes politiques thématiques,
00:39et notamment sur le littoral.
00:42Et donc, nous sommes en charge aussi
00:45d'aider et d'assister les collectivités
00:47sur le sujet de subversions marines et d'érosion.
00:51Donc je vais vous présenter en doublon,
00:55avec Adrien, ce projet SIREN,
01:01qui est un système informatisé de renseignements
01:04contre l'érosion et la submersion.
01:07On vient de voir tous les aspects vigi-cru.
01:11Donc c'est la télécommande, je suppose.
01:16On vient de voir...
01:17Il doit y avoir un petit... C'est le rouge, c'est ça ?
01:20Non ?
01:22C'est ça ?
01:24Pas de pointage.
01:26Ah, si, voilà.
01:28On a vu vigi-cru où, effectivement,
01:32il y a toute la vigilance qui est proposée.
01:35On voit avec un certain nombre de tronçons
01:38et des zones aussi qui peuvent être définies
01:41où il y a de la prévision.
01:43Et on s'est aperçus qu'en fait, sur notre littoral,
01:47eh bien, on a les prévisions de Météo-France en VVF,
01:52Vagues, Vigilance, Submersion.
01:54On peut retrouver des océanogrammes
01:56sur le site du CHOM qui permettent de voir
01:59quelles sont les marées, quelles sont les surcôtes, etc.
02:04Mais par contre, tout ce qu'on a en vigi-cru,
02:08sur notre littoral, on ne l'a pas.
02:10C'est-à-dire, quel est l'impact sur notre littoral
02:12par tronçons, par tronçons homogènes,
02:16et quel est le risque aussi de submersion
02:18à l'intérieur des terres ?
02:19Ce qui figure dans ces petits cas,
02:21c'est qu'on s'est rendu compte qu'il manquait ces tronçons-là.
02:27Un deuxième élément aussi
02:28qui a conduit à la réflexion de cet outil,
02:31c'est que la réglementation a imposé
02:33les systèmes d'endigments.
02:37Et ces systèmes d'endigments, en fait,
02:39imposent à la collectivité qui en est gestionnaire
02:44d'avoir une prévision des niveaux hydrauliques.
02:49Donc voilà, vous avez...
02:50Ça, c'est un graphique du CRMA avec la digue,
02:55et puis des niveaux qui sont définis,
02:57donc le niveau de protection qui engage la collectivité,
03:00des niveaux de sûreté, des niveaux de danger.
03:03Donc on s'est dit que ce qu'il fallait,
03:04c'est d'avoir le maximum de précision
03:06pour ces collectivités,
03:08pour voir comment les systèmes d'endigmentement
03:12avaient été au niveau des niveaux de sûreté,
03:17au-dessus et aussi par rapport aux niveaux de danger.
03:20Donc c'était d'améliorer la prévision sur notre littoral.
03:24Et le 3e élément aussi,
03:26c'est que notre côte a 2 orientations,
03:30une nord-sud et une composante qui est plutôt est-ouest.
03:34Et donc si on a une tempête qui vient du nord
03:36ou une tempête qui vient de l'ouest,
03:40on n'aura pas du tout les mêmes effets.
03:42Donc voilà, c'est ce qui a conduit ces 3 éléments principaux
03:45qui ont conduit à penser à cet outil.
03:51Donc voilà, ce qu'on a voulu faire,
03:52c'est de bien partir des besoins des collectivités.
03:55C'est pas de faire un outil type Microsoft, etc.
04:00C'est de partir des besoins de chacun des acteurs du littoral
04:04pour savoir comment ils faisaient leur prévision actuelle
04:10et qu'est-ce qui serait bien pour eux
04:11pour améliorer cette prévision-là.
04:15Donc c'était de construire un outil adapté à chacun
04:20selon ses enjeux, parce qu'il y a certains territoires
04:23où les enjeux sont beaucoup plus urbains,
04:24d'autres sont plus agricoles, d'autres c'est naturel.
04:28Et en fait, les aider à prendre les meilleures décisions
04:32avec un outil scientifique.
04:34Donc c'est bien un outil d'aide à la décision.
04:40Donc voilà, l'objectif, c'était de construire un outil
04:43qui était un référentiel, donc validé par tout le monde
04:46et validé par un conseil scientifique.
04:48J'y reviendrai tout à l'heure
04:49sur la composition de ce conseil scientifique.
04:53Et ce qui est très important aussi sur cet outil,
04:56c'est qu'il doit être évolutif.
04:58On va avoir un littoral qui va évoluer
05:00parce qu'il va y avoir la plage qui va baisser,
05:02puis il y aura des ouvrages qui arrivent,
05:04des ouvrages qui disparaissent.
05:06Donc il y aura une actualisation
05:08qui sera faite en intersaison,
05:10donc sur la saison estivale.
05:15Et puis bien sûr, intégrer le retour d'expérience
05:18des phénomènes observés,
05:19parce que dès qu'on a une tempête,
05:21il faudra qu'on capitalise de la donnée
05:23pour voir si nos modélisations sont adaptées
05:27ou s'il faut les modifier.
05:31Donc on a fait une étude de faisabilité,
05:33quelque chose d'assez classique,
05:34avec l'étude des diplologies,
05:38donc ça, c'est le BRGM qui avait fait cette étude-là,
05:42et donc une phase aussi de benchmarking
05:44pour voir un petit peu ce qui existait dans le monde,
05:47en Europe et en France,
05:48sur des outils de prévision sur le littoral.
05:52Donc on s'est aperçus qu'il y avait quelques outils
05:56qui existaient sur des périmètres assez restreints.
06:00Je pense à Biarritz, où il y a un outil qui a été développé
06:04sur la plage de Biarritz,
06:08et puis aussi sur les Pertus-Charentais,
06:10où il y a un autre type d'outils qui a été développé.
06:14Voilà, qui, bien sûr, propositions financières,
06:16techniques, gouvernance et calendrier.
06:19Donc tout ça pour conduire après à des modules à construire
06:22qui nous ont été proposés par le BRGM.
06:25Donc le périmètre,
06:27c'est toute la façade des Hauts-de-France.
06:29Donc ça va...
06:34Un bon bouton.
06:36Donc on part de la frontière belge
06:37et on descend jusqu'à la limite de la Seine-Maritime.
06:44Donc les acteurs que vous voyez,
06:46donc les EPCI,
06:49le syndicat mixte Grand littoral Picard,
06:55qui est représenté ici aujourd'hui.
06:58Et donc on a intégré aussi les structures portuaires
07:01parce qu'on ne voulait pas qu'il y ait de trous dans la raquette
07:03et que tout le littoral soit concerné.
07:07Alors, bien sûr, d'autres acteurs interviennent.
07:10Plutôt, c'est l'Etat et l'Europe
07:15qui vont aider à financer très largement cet outil-là.
07:18Et l'Etat aussi va participer dans le cadre de ces missions RDI
07:22pour la construction de cet outil-ci.
07:29Donc en termes d'organisation de projet,
07:31je vais aller très vite.
07:33Ce qu'il faut retenir,
07:34c'est qu'on a les prévisions Météo France
07:37avec des niveaux de précision
07:40qui sont 200 m pour les vagues et 500 m pour les niveaux.
07:45Et donc on va intégrer en fait les prévisions
07:48dans un module régional qui est des indicateurs côtiers,
07:52on va revenir tout à l'heure,
07:53et des modules locaux qui sont là
07:58pour regarder quel est le risque de submersion à terre.
08:01Et tout ça va être...
08:04Toutes ces modélisations vont être envoyées
08:05dans une plateforme de service
08:08qui permettra après d'envoyer des alertes
08:13ou des...
08:16Donc aux utilisateurs,
08:17et ils auront aussi la possibilité d'aller sur la plateforme dédiée.
08:22Donc le Conseil scientifique est constitué de Météo France,
08:25le CHOM, le CEREMA,
08:28le CHAPI, l'ULCO,
08:30et puis l'Université de Caen.
08:35C'est M. Stéphane Costa, que vous connaissez peut-être,
08:38que nous avons invité à ce Conseil scientifique
08:41pour sa connaissance sur ces sujets-là.
08:46Voilà, donc l'objectif, c'est de partir effectivement
08:48sur les océanogrammes qui sont existants,
08:52sur les prévisions de Météo France
08:57par rapport à une tempête qui peut arriver,
08:59et après décliner sur un module régional
09:01qui est un module de risque sur le littoral,
09:04donc on ne va pas à l'intérieur des terres
09:06en fonction de tronçons homogènes,
09:09et puis sur certains sites locaux où là, il y a des enjeux,
09:12c'est d'aller vérifier quel peut être le risque de submersion
09:16à l'intérieur des terres.
09:18Donc on va aller d'une prévision qui va jusqu'à 5 jours
09:20à une prévision qui sera beaucoup plus affinée
09:23à 24, 48 heures sur des événements majeurs.
09:29Donc sur les sites locaux
09:30qui sont donc des modules de submersion terrestre,
09:34on a un certain nombre de modules qui ont été choisis.
09:38C'était à la carte, c'était les EPCI
09:40qui nous demandaient
09:44de développer sur leur territoire ou pas.
09:46Donc on a 8 modules qui sont prévus.
09:49Donc vous avez la grande plaine littoral Picarde,
09:53un module sur Tréport-Merce,
09:57la Baie-de-Cange, Vimereux,
09:59Hautes-Océanes embêteuses, Visson,
10:02Gravelinois-Plage, et puis le GPMD.
10:09En termes de gouvernance, je vais aller très vite.
10:11On s'est posé la question de savoir si on faisait un outil
10:13et après, on le balançait à chacun des acteurs.
10:16On s'est rendu compte que ce serait difficile
10:17pour chacun de gérer un tel outil.
10:20Donc c'est le PMCO
10:25qui va centraliser cet outil en construction
10:27mais aussi en exploitation.
10:30Donc la construction
10:34sera faite par le consortium
10:38constitué du BRGM et du RIVAGE PROTEC,
10:41qui est une filiale de Suez,
10:43donc dans une première phase de développement
10:45et d'expérimentation.
10:47Et après, il y aura effectivement un marché de contrat de service
10:49qui permettra d'offrir cet outil.
10:58Effectivement, un outil informatique, c'est bien,
11:00mais il faut qu'il y ait aussi un niveau de service qui soit défini.
11:03Donc ça, ça sera à la carte.
11:04Donc chacun des acteurs aura la possibilité
11:07d'aller sur un niveau de service qui peut être très simple.
11:12Donc c'est l'accès au portail web
11:13jusqu'à quelque chose de très abouti
11:15qui peut être l'outline téléphonique.
11:18Donc il y aura une graduation qui va être faite
11:21et tout ça va être aussi défini pendant l'expérimentation
11:24parce qu'on va avoir quelques années devant nous
11:27pour le construire.
11:28Et en fonction de cette expérimentation et ce test,
11:31on pourra adapter aussi le niveau de service
11:34et chaque acteur pourra définir le niveau de service
11:37qui l'intéresse.
11:40Donc voilà, c'est un outil innovant d'aide à la décision.
11:44On ne connaît pas d'outil de prévision
11:47sur un périmètre aussi grand.
11:50Donc sur l'ensemble de la façade maritime des Hautes-Franches,
11:52même si on est hors limite du PMCO,
11:55mais on ne peut que s'en réjouir.
11:57Construire et tester sur une période de 5 années,
11:59alors c'est un peu moins
12:01parce que comme on a des fonds fédéraux,
12:04on va être contraints par les dates limites.
12:07Donc on va demander à notre constructeur d'outils
12:11d'aller plus vite que ce qui était prévu au départ.
12:13Et il en est prêt.
12:15Financé par le consortium BRGM Rivage ProTech,
12:19parce qu'en fait, on est sur un consortium
12:21de recherche et développement,
12:22donc ce qui leur permet d'apporter des fonds
12:24pour le développement de cet outil.
12:26L'Etat et l'Europe qui financent jusqu'à 80 %,
12:30les EPC et les structures portuaires.
12:32Voilà, donc c'est pour protéger les habitants
12:34et les enjeux économiques, bien sûr.
12:35Un investissement nécessaire aussi
12:37à l'aube des effets du changement climatique.
12:40Et voilà, c'est un exemple où la technologie
12:43peut être au service de notre territoire
12:46et de la protection de tout le monde.
12:49Alors c'est peut-être un autre diaporama, là, du coup ?
12:52Je vais laisser là où on fait un petit point de question.
12:57On en brille direct.
13:02Donc bonjour à tous.
13:03En attendant le changement de diaporama,
13:06comme ça a été dit, moi, c'est Adrien Crapoulet.
13:08Je suis ingénieur littoral au BRGM Haute-France,
13:11donc l'antenne régionale du BRGM,
13:12qui est un établissement public de la France.
13:15Et je vais vous présenter un petit peu
13:16l'UBRGM, qui est un établissement public national
13:20spécialisé dans les sciences de la terre,
13:23l'étude du sol et du sous-sol, et les risques associés.
13:27Et parmi ces risques, on étudie les risques littoraux,
13:31donc submersion marine, érosion.
13:35Donc je vais vous détailler certains points...
13:47Cela a déjà été dit, on aura 2 modules dans l'outil,
13:53module régional et module local, sur 8 sites.
13:58Les sites vous ont déjà été présentés par Olivier,
14:02avec des sites à submersion plutôt par débordement,
14:05d'autres par franchissement de paquets de mer
14:07sur certains pérés,
14:08et d'autres où on a les 2 types de submersion.
14:12Là, j'ai repris la diapositive pour montrer l'articulation
14:15des différents axes de travail du projet
14:18que je vais énumérer par la suite.
14:22Donc le premier axe concerne la spécification
14:26du littoral des Hauts-de-France, le littoral d'études.
14:30Cette première phase du projet, qui est déjà bien entamée,
14:32voire en cours de finalisation,
14:35ce qu'on est en train de faire, c'est de rassembler
14:39toutes les études indispensables et utiles au projet,
14:43que ce soit les études d'aléas,
14:44vous voyez, PPR, PAPI, également les études de danger,
14:48puisque, comme l'a souligné Olivier,
14:50on a des sites où on a des systèmes d'endiguement
14:53qui sont présents.
14:54Donc c'est assez particulier en termes de réglementation.
14:58On récupère les articles scientifiques
15:02et toute la bibliographie scientifique
15:03qui pourrait être utile au projet.
15:06Les couches SIG sur les ouvrages et les connexions hydrauliques,
15:10c'est très important pour derrière faire tourner les modèles,
15:12notamment les modules locaux,
15:14la propagation de la submersion à terre,
15:18et bien sûr aussi toutes les données indispensables
15:21pour faire tourner ces modèles.
15:22Donc les données, c'est à la fois
15:25les données topo-batymétriques du littoral.
15:28On a la chance d'avoir le réseau d'observation
15:31du littoral normandiaux de France,
15:32qui fait de l'acquisition de données LIDAR, notamment,
15:36mais aussi qui a mis à disposition des acteurs du littoral
15:42un site pour répertorier les impacts des épisodes tempétueux.
15:47Donc là, on s'est fait une base de données de tempête
15:50sur les 20 dernières années, les tempêtes les plus marquantes,
15:53afin de les rejouer, vous voyez, au rejeu de simulation,
15:57pour voir si les modèles sont cohérents
15:59avec les impacts qu'on a pu avoir réellement sur le territoire.
16:03Autre donnée importante,
16:05c'est tout ce qui concerne l'hydrodynamisme du littoral.
16:08L'hydrodynamisme, c'est les vagues, les courants,
16:13donc via les bouées, les marées graves présentes.
16:16Et bien sûr, encore une fois, un point important,
16:18c'est tout ce qui concerne les levées topographiques,
16:20mais sur les ouvrages, les remblées, les perrées.
16:26Malgré l'acquisition,
16:29le fait de récupérer toutes ces données,
16:31nous allons mener quand même de nouvelles acquisitions de données
16:36sur le terrain.
16:38Lors du prochain hiver,
16:41cela consistera à déployer
16:45plusieurs capteurs
16:50sur plusieurs sites.
16:51Donc ça concerne, vous voyez, les rectangles rouges,
16:53les estuaires Picard, mais aussi des sites plus ouverts,
16:55les rectangles bleus,
16:57afin de qualifier l'hydrodynamisme des sites,
17:02dans le but d'estimer la qualité des données de prévision
17:04et aussi de forcément valider les modèles
17:07des modules régionaux et locaux.
17:11Il y aura également le déploiement de mâts avec des caméras
17:14afin d'observer le littoral sur des sites emblématiques.
17:19Alors, vous voyez, c'est le point violet et orange sur la carte.
17:23Alors, dans 2 buts précis,
17:25caractériser les stations balnéaires
17:28où on a des franchissements à paquets de mer.
17:30Vous voyez, les points sont localisés
17:32sur Ouissant, Vimereux et Mers-les-Bains.
17:35Et puis, on a 2 ou 3 sites
17:37pour regarder ce qui se passe en termes d'érosion du nerf.
17:40Donc, les points correspondent au platier de bois,
17:44où on a une problématique d'érosion spécifique
17:46au droit d'un lotissement, les escardines.
17:49On a la baie d'Ouissant aussi, qui est touchée,
17:52et puis, pourquoi pas, le bois de sapin en baie d'Otis.
17:58Ça permet de l'observation,
17:59mais aussi de calculer certains paramètres.
18:02On a un exemple de ce que réalise RIVAGE PROTEC
18:05sur la grande plage de Biarritz.
18:07En fait, on peut analyser ces images spatio-temporelles,
18:12où on peut aller rechercher des mesures de run-up.
18:16Niveau du run-up, c'est le jet de rive,
18:19l'atteinte du jet de rive sur l'autre plage
18:21ou les infrastructures.
18:24Je passe maintenant au développement du module régional.
18:28Comme Olivier l'a indiqué, le module régional,
18:32d'où son nom est appliqué à l'ensemble
18:36du littoral de Haute-France,
18:39ce littoral va être découpé en tronçons homogènes
18:43qui vont être concernés par différents types de risques différents,
18:46soit de la...
18:49Comment dire ?
18:50De la submersion par surverses ou franchissement par paquets de mer
18:54ou alors de l'érosion sur les tronçons naturels,
18:56cordon du nerf.
18:58Pour ce faire, on va récupérer,
19:01on va extraire les prévisions météomarines
19:03des modèles de météo...
19:05Il faut que ce soit sur...
19:07C'est le...
19:09C'est le bouton...
19:11Je ne le vois pas, où est-il ?
19:13Il est là.
19:14L'extraction de ces paramètres,
19:16de ces prévisions météomarines au large de la plage
19:19de ces prévisions météomarines au large
19:21sur les isobates 30 m et 10 m
19:23pour les vagues et pour les surcôtes.
19:26Et en fait, le but, c'est, sur chaque tronçon,
19:28d'avoir un profil type, donc en 1D,
19:32et d'appliquer soit un modèle 1D,
19:35soit des formules dites paramétriques,
19:38qui sont des formules empiriques ou semi-empiriques.
19:41Et pour le cas particulier des baies,
19:45des estuaires Picard,
19:46pourquoi pas appliquer une méthode de machine learning,
19:50donc intelligence artificielle.
19:55Voici un exemple complet de la segmentation du littoral
19:58que nous avons d'ores et déjà opérée
19:59et discutée avec les acteurs du littoral.
20:02On leur a proposé une segmentation,
20:05et on en a discuté,
20:06et ça a été validé ensemble lors de réunions récentes.
20:09Là, on retrouve les 3 types de segments,
20:12en jaune, érosion,
20:14en bleu, franchissement par paquet de mer,
20:16et en bleu foncé, débordement.
20:19Et ceux qui sont entourés en rouge
20:21sont les cas particuliers des systèmes d'endignement classés.
20:27Sur ces tronçons,
20:28il y aura le calcul de type d'indicateurs.
20:32Le 1er, c'est l'indicateur d'impact
20:34qui correspond aux aléas attendus.
20:37Donc, comme on l'a dit,
20:38ça concerne l'érosion, les paquets de mer à la surverse.
20:41Le principe, c'est d'avoir des seuils cohérents
20:44à l'échelle régionale,
20:46d'avoir une cartographie cohérente.
20:50Et voici concrètement quelques exemples
20:52pour chacun des types d'aléas.
20:55Ici, on a un exemple anglais
20:56d'échelle d'impact de paquets de mer.
20:58Donc, en gros, on a une graduation du risque
21:01en fonction des débits franchissants des paquets de mer.
21:07Ici, pour la surverse, c'est assez simple, finalement.
21:10C'est appliquer une graduation qui va du vert au noir
21:15en fonction du niveau marin atteint
21:17par rapport au niveau altimétrique des orages.
21:22Et en dernier, concernant les cordons du nerf...
21:26Aïe, le pointeur. C'est pas grave.
21:29Ça va du vert au violet.
21:30Alors là, c'est un exemple australien.
21:32C'est quel est l'impact d'une tempête
21:34sur la plage et ou la dune.
21:38Vous voyez, ça va d'un impact mineur
21:42et jusqu'au, dans le pire des cas,
21:45un retrait de la dune s'il y a une submersion complète.
21:52Le 2e type d'indicateurs pour le module régional,
21:55ce sont des indicateurs de gestion
21:58pour prévoir les actions à prévoir,
22:00parce que les acteurs du littoral
22:02prévoient déjà un certain type d'actions
22:05qui sont illustrées en haut à droite,
22:08qui vont de la surveillance
22:09jusqu'au, dans le pire des cas, l'évacuation.
22:11Mais entre deux, on peut avoir la mise en place
22:14de bâtards d'eau ou de sacs de sable.
22:19Donc ça, ces indicateurs,
22:21ils seront propres à chaque utilisateur.
22:23Et ils n'auront pas vocation à être connus de tous
22:27par rapport à l'interface graphique.
22:30Et là, ici, en bas,
22:32on a un exemple d'échelle de gestion
22:35sur un système d'endignement
22:37par rapport à un niveau de protection.
22:38Donc un système d'endignement,
22:40comme ça a été présenté sur la figure du céréma tout à l'heure,
22:43on a un niveau de protection.
22:44Donc là, on a une échelle graduée
22:46qui va de pas de risque à une alerte
22:48en fonction du niveau atteint
22:49par rapport à ce niveau de protection.
22:56Je passe maintenant sur les modules locaux.
23:01Donc là, les modules locaux, comme Olivier l'a dit,
23:04consistent à modéliser la potentielle submersion
23:09sur ces 8 sites qu'on a retenus.
23:12Alors comment cela va être réalisé ?
23:15En prenant des statistiques de conditions de tempête.
23:19Donc comme on le voit à droite,
23:21avec un exemple sur le bassin d'Arcachon
23:23qui a été réalisé par le BRGM...
23:25Ah, il est où, le pointeur ?
23:27On combine des statistiques de conditions de tempête,
23:31donc des conditions de vent et de vagues,
23:35qu'on coupe avec...
23:37On fait varier le niveau marin, donc les coefficients de marée,
23:39surtout que nous, on a une côte à fort marnage.
23:42Et donc on obtient cette combinaison.
23:46Là, pour le bassin d'Arcachon, ça aboutit à 500 scénarios.
23:51Donc 50 conditions de tempête fois 10 niveaux marins différents,
23:55500 scénarios qui ont été modélisés.
23:59Et sur les 500, 220 étaient submersibles.
24:05Ces scénarios vont être classifiés
24:09par rapport à la catégorie d'impact qu'ils produisent
24:12sur le territoire
24:14et articulés avec les plans protocoles d'action
24:17de chaque acteur local.
24:19Donc c'est ce que vous voyez...
24:20Alors j'ai du mal avec le pointeur, mais là, ici à droite,
24:24vous voyez une classification d'une submersion selon son ampleur.
24:29Ici, c'était les statistiques de tempête.
24:33Vous voyez les vagues, et ici, le vent.
24:36Et là, l'atlas,
24:38la production d'un atlas de submersion pour chaque scénario.
24:43Et ensuite, à partir de cet atlas,
24:46il y aura le développement de modèles prédictifs
24:48se servant de machine learning, encore une fois,
24:51méthode d'apprentissage
24:53pour prédire les catégories d'impact
24:56à partir directement des prévisions météomarines.
25:03Donc là, on a...
25:04Je vous ai remis un exemple de ce qu'a fait le BRGM
25:07sur le bassin d'Arcachon.
25:12Donc là, on a une visualisation...
25:14Je ne sais pas si ça se déclenche, ce n'est pas grave.
25:17De la submersion qui a été rejouée,
25:21c'est...
25:22Zinthia.
25:26Donc, en fait, pour ce module-là,
25:29le BRGM utilise son propre code qui s'appelle Huayna,
25:33qui caractérise les courants,
25:35le niveau de marin et la submersion,
25:38et c'est couplé au modèle WaveWatch3
25:42qui, lui, génère les vagues.
25:44Et donc, avec l'ensemble de ces deux modèles,
25:46on peut prévoir les niveaux, les vagues, la surcote.
25:50On compte également le clapot du haut vent local
25:52et l'ensemble permet de calculer la submersion.
25:56C'est dommage, la petite animation n'est pas passée.
26:00Pour les sites particuliers à franchissement,
26:02c'est plutôt RivageProtect qui va développer cette partie
26:06à partir d'un autre code de calcul
26:08qui s'appelle Bousinesque BOSZ,
26:11qui est particulier, développé par l'université de Pau
26:15et dans un laboratoire commun dont fait partie RivageProtect,
26:18le laboratoire Kostarisk.
26:21Alors, lui, ce code-là, il prend en compte également
26:24les ondes infragravitaires, le run-up,
26:26et il y a des calculs de franchissement.
26:28C'est ce qu'on voit sur la partie à droite, là.
26:37Maintenant, l'axe 5, mise en place du service.
26:42L'ensemble du service, vous voyez,
26:44est composé d'une partie en temps réel.
26:47Donc, c'est l'opération des différents modules
26:49dont je viens de vous parler,
26:52plus la fourniture des informations d'accompagnement.
26:55Donc, c'est les éventuels bulletins ou renseignements directs
26:58vis-à-vis des acteurs concernés.
27:00Et puis, un temps différé,
27:02Olivier en a parlé également,
27:04lié à la maintenance du service, de la plateforme,
27:07l'amélioration en continu, les évolutions et le diagnostic.
27:13Ça, je vais essayer de passer assez rapidement
27:15parce que ça décrit la même chose.
27:19Donc, ce sera également RIVAGE PROTECT
27:22qui est chargé de produire et développer
27:24cette interface graphique qui sera le livrable
27:30pour consulter les informations.
27:32Donc, les acteurs locaux pourront aller sur cette plateforme.
27:36Donc là, c'est un exemple de ce que produit déjà RIVAGE PROTECT
27:40sur d'autres sites, à la fois du Côtier ou autres.
27:44Donc là, ce sera à rediscuter avec les acteurs locaux
27:46de comment on agence les informations.
27:49Mais vous voyez qu'on a de multiples cartographies,
27:53des histogrammes, des diagrammes,
27:56un ensemble d'informations assez détaillé.
28:00Et comme... Donc là, c'est la Djapo
28:02que vous a déjà présentée Olivier.
28:04C'est la mise en place du service avec une graduation.
28:10Vous voyez le portail web que je viens de vous présenter
28:12précédemment en temps réel.
28:16Les alertes automatiques, si les seuils d'alerte sont dépassés.
28:20Donc ça, c'est les composantes de base sur tous les sites.
28:23Et après, on a la possibilité d'ajouter des composantes en option.
28:27Donc, des bulletins de prévision expertisés en période à risque.
28:32Également, en retour d'expérience post-événement.
28:35Et puis, pourquoi pas, la mise en place aussi
28:37d'une hotline téléphonique.
28:39C'est ce qu'a la ville de Biarritz avec RIVAGE PROTEC.
28:42Quand il y a un événement majeur qui arrive,
28:44ils sont en échange.
28:46Il y a une veille qui est faite par RIVAGE PROTEC.
28:52Ça, je vais passer, c'est sur la...
28:55Finalement, les actions en temps différé.
28:57Donc, la maintenance, on en a parlé, l'amélioration continue.
29:00Forcément, on va capitaliser sur les retours d'expérience,
29:03améliorer les modèles.
29:06Également, prendre en compte les évolutions, Olivier l'a dit,
29:08du littoral, que ce soit sur les ouvrages,
29:10mais aussi l'évolution naturelle des plages, des cordons d'uneur.
29:18Il y aura une phase, forcément,
29:20d'exploitation expérimentale du système,
29:23donc dès que possible, durant les saisons hivernales,
29:26avec l'intégration progressive des différents modules
29:29qui vont être développés,
29:30puisque, comme on va le voir dans l'agenda,
29:32ça va être progressif.
29:33On ne va pas pouvoir tout développer en même temps.
29:36Et on va, bien sûr, recueillir les retours d'expérience
29:39des utilisateurs pour améliorer l'outil.
29:46Enfin, j'arrive presque à la fin.
29:48On a un dernier axe un peu spécifique,
29:50qui est la mise en œuvre d'un exercice de simulation
29:55d'un événement de submersion
29:59afin de tester le système d'exploitation.
30:02Afin de tester le système de prévision, d'une part,
30:05mais aussi de tester les plans d'action,
30:07les protocoles d'alerte des différents acteurs du littoral,
30:11et d'en profiter pour créer un réseau
30:13sur l'ensemble du littoral.
30:16Bien sûr, ce sera basé sur un scénario scientifique
30:18issu d'une modélisation de l'outil,
30:21et donc ce sera bien multiacteur et multithématique,
30:25donc tous les acteurs concernés sur le risque et l'alerte
30:29de la submersion marine sur le littoral.
30:33Et je conclue par le calendrier général,
30:37le planning prévu.
30:38Comme Olivier l'a dit, on est sur 4 années.
30:42Donc vous voyez d'ores et déjà
30:46le développement du modèle régional qui a commencé.
30:49Et en fait, sur les modules locaux,
30:51on a par année les différents modules qui vont être développés.
30:57Et puis, au fur et à mesure,
30:58l'expérimentation et l'actualisation de chaque site.
31:03Et vous voyez là, on continue le développement du service,
31:07la plateforme, et puis là, tout ce qui est données
31:10et intégration des besoins.
31:14Voilà.
31:21Je vous remercie beaucoup pour cette intervention.
31:23Je vais prendre quelques questions, si vous en avez.
31:29Oui, c'est une simple question de précision.
31:33Comme vous avez associé non pas seulement des acteurs,
31:36on va dire, 100 % publics,
31:38mais aussi les acteurs portuaires, même s'ils sont en partie publics.
31:42Mais par contre, je suis étonné, vu le territoire,
31:44qu'il n'y ait pas un acteur privé, malgré le fait
31:47qu'il y ait des acteurs portuaires qui sont en partie publics.
31:49Je me suis dit que c'était une bonne idée de le faire.
31:52Et je pense que c'est une bonne idée de le faire.
31:54Je pense que c'est une bonne idée de le faire.
31:56Vu le territoire, qu'il n'y ait pas un acteur privé majeur,
31:59qui est la centrale de Gravelines,
32:01est-ce que c'est parce qu'elles ne se sont pas concernées
32:03par la submersion marine ou il y a d'autres raisons,
32:05y compris, vu que vous avez cité des questions de financement,
32:08j'imaginais que c'est le genre d'acteurs qui pouvaient contribuer
32:11parce qu'ils pouvaient aussi être intéressés
32:13par ce que vous allez produire ?
32:16J'ai entendu François qui...
32:20On les a sollicités.
32:21On les a sollicités.
32:23Et ils n'ont pas souhaité rejoindre notre outil.
32:28En fait, ils ont...
32:30Tout ce qui est nucléaire est quand même assez nucléaire.
32:37Et donc, ils ont leur système, ils ont leur modélisation.
32:40Même pour avoir leur modélisation,
32:42on a du mal à récupérer des données.
32:45Donc voilà, ça viendra peut-être.
32:47Peut-être quand on a des échanges avec eux,
32:51notamment avec les projets de développement des nouveaux EPR.
32:56Donc peut-être qu'ils viendront dans un 2e temps.
32:58Mais voilà, ils n'ont pas souhaité bénéficier de notre outil.
33:06Ou ils veulent maîtriser les choses.
33:08Et on leur a dit non, c'est pas leur modélisation,
33:13c'est pas leurs ingénieurs.
33:15C'est toujours un peu compliqué sur ce genre de sujets.
33:19Mais c'est pas pour ça qu'ils ne sont pas protégés.
33:21Rassurez-vous.
33:23Au contraire, même.
33:24Enfin voilà, si tout le monde était protégé comme ça,
33:27on pense qu'il n'y aurait pas besoin d'outils,
33:29mais on aurait une côte complètement artificialisée
33:31qui serait affreuse.
33:34Merci beaucoup. D'autres questions ?
33:41Si pas d'autres questions, je propose qu'on avance.
33:43On est légèrement un petit peu retardés.
33:46Merci beaucoup.