Les Vraies Voix avec Philippe Bilger, président de l'Institut de la parole et auteur de "Metoomuch ?" publié aux éditions Héliopoles ; Françoise Degois, éditorialiste Sud Radio ; Jean-Christophe Couvy, secrétaire national du syndicat de police Un1té ; Alain Jakubowicz, avocat et président d’honneur de la Licra ; Luc Gras, politologue.
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##LES_VRAIES_VOIX-2025-03-31##
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00:00:00Les vrais voici de radio, 17h-19h, Philippe David, Cécile de Ménibus.
00:00:05On vous souhaite la bienvenue, c'est lundi, excusez-moi je fais un petit peu de ménage
00:00:11pendant que je vous dis bonjour, voilà bien entendu c'est un autre petit côté propreté
00:00:16avec Philippe David.
00:00:17Ça va Philippe David ?
00:00:18Ça va très bien, alors il y a un chroniqueur qui est un petit peu de retard mais c'est
00:00:21pas parce qu'on a fait du ménage de chroniqueur, c'est parce qu'il a un petit problème de
00:00:24transport.
00:00:25Je tenais à l'expliquer quand même.
00:00:26Je ne veux rien dire mais évidemment c'est le policier qui est en retard, je dis ça,
00:00:29je dis rien.
00:00:30Policier en retard, dans le tiroir, moi j'ai envie de dire.
00:00:33Soirée au mitard.
00:00:34Oulalalala, ça démarre bien cette émission.
00:00:37On vous souhaite la bienvenue en tout cas, on espère que vous avez passé un très très
00:00:40bon week-end.
00:00:410800 26 300 300, Aude qui vous attend bien entendu au stand-up.
00:00:45C'est bien Aude qui est au stand-up.
00:00:48Oui c'est Aude.
00:00:49Pour l'instant ce n'est pas elle, mais elle va arriver dans un instant.
00:00:52Elle est avec Jean-Christophe Couvier.
00:00:53Elle est avec ?
00:00:55C'est pas vrai, mais il est très fort là.
00:00:57Mon dieu, mon dieu, en tout cas, chers amis, au sommaire de cette émission, c'est l'actu
00:01:01du jour.
00:01:02Coup de tonnerre donc à deux ans de la présidentielle dans l'affaire des emplois fictifs des assistants
00:01:08eurodéputés RN et FN aussi.
00:01:11Marine Le Pen va faire appel donc de sa condamnation à cinq ans d'inégibilité et quatre ans
00:01:16de prison, dont deux fermes sous basse raie électronique.
00:01:19Alors parlons vrai, est-ce que cette décision vous semble juste eu égard au faire reprocher
00:01:23à cette question ? Inéligibilité de Marine Le Pen, est-ce un jugement politique ? Vous
00:01:27dites oui à 89 %, vous voulez réagir ? Aude attend vos appels au 0826 300 300.
00:01:34Et notre invité pour en parler, Alain Jakubowicz, qui est avocat et président d'honneur de
00:01:38la LICRA.
00:01:39Et puis le coup de projecteur des vraies voix, 18h40, face aux lourdes réquisitions
00:01:43de justice, Marine Le Pen pourrait être empêchée de se présenter en 2027.
00:01:47Jordan Bardella est-il prêt à prendre la relève ? Le président du RN n'a encore
00:01:52que 30 ans.
00:01:53Alors parlons vrai, est-ce que Bardella peut remplacer Marine Le Pen en espérant gagner
00:01:57la présidentielle ? Et à cette question, le RN a-t-il perdu toute chance pour la prochaine
00:02:01présidentielle ? Vous dites non à 67 %, vous voulez réagir ? Encore et toujours le 0826
00:02:07300 300.
00:02:08Et Luc Gras, politologue, sera avec nous pour en parler.
00:02:11On vous souhaite la bienvenue, les vraies voix jusqu'à 19h.
00:02:13Les vraies voix Sud Radio.
00:02:15Philippe Bilger autour de cette table, président de l'Institut de la Parole et auteur de
00:02:19Me Too Much aux éditions Eliopole.
00:02:22Merci ma chère Cécile.
00:02:23Comment se porte ce livre mon cher Philippe ? C'était sèche j'ai envie de dire.
00:02:27Je ne m'en occupe pas de très près, mais sa petitesse, son prix très bon marché doit
00:02:35faire l'essentiel de la promotion.
00:02:37Pas que le prix, la qualité d'écriture.
00:02:38Bien entendu.
00:02:39Je ne vous avais pas dit.
00:02:40C'est pour ça que je le dis pour vous.
00:02:41Moi je peux le dire parce que je l'ai lu et je l'ai dévoré et c'est excellent.
00:02:44C'est-à-dire que moi j'adore quand Philippe Bilger parle à lui-même tout haut et qu'il
00:02:48fait son ping-pong mental par rapport à Me Too.
00:02:52Je le trouve plein d'une grande sincérité, ça m'a beaucoup touché d'avoir de la subtilité.
00:02:56C'est-à-dire que vous n'êtes pas a priori quelqu'un de favorable à Me Too, mais en
00:02:59réalité il y a une contre-argumentation qui se fait à lui-même et je trouve ça
00:03:04remarquable.
00:03:05C'est un super bouquin.
00:03:06Jean-Christophe Couville qui était en retard, je tiens à le dire, secrétaire national du
00:03:10syndicat de police Unité.
00:03:12Bonsoir.
00:03:13Bonsoir à vous deux.
00:03:14Bonsoir.
00:03:15Unité est quoi déjà ? J'avais oublié.
00:03:16Non, ça c'était le nouveau nom.
00:03:19C'est Unité.Ministère de l'Intérieur, Force Ouvrière.
00:03:22Ça c'est pour la fédération des ministères de l'Intérieur, en fait tous les syndicats
00:03:25qui remontent.
00:03:26Émy, c'est ça.
00:03:27Émy.
00:03:28Bien sûr, Unité, Émy.
00:03:29Voilà, je vais le rajouter parce qu'il ne faut pas l'oublier quand même.
00:03:30C'est important, il y a tellement de choses à dire.
00:03:32Ça vous bloque ça ?
00:03:33Non, pas du tout.
00:03:34C'est un peu compliqué.
00:03:35Ça va du tout.
00:03:36La vie est compliquée.
00:03:37Oui.
00:03:38En plein temps.
00:03:39C'est ce qu'on disait la dernière émission, le temps qu'on dise votre statut, on a passé
00:03:43une heure d'émissier.
00:03:46Mais ne m'engueulez pas.
00:03:47Je ne m'engueule pas, je ne vous permettrai pas, Cécile.
00:03:49Si, permettez-vous.
00:03:50Comme ça, il fait toujours quoi dire ?
00:03:52C'est ça, oui c'est vrai.
00:03:53Il nous fait sombre.
00:03:54C'est vrai.
00:03:55En attendant, direction Traits avec Pascal qui est avec nous au 0826-300-300.
00:04:00Bonsoir Pascal.
00:04:01Bonsoir Pascal.
00:04:02Bonsoir.
00:04:03Bonsoir, bonsoir, bonsoir tout le monde.
00:04:04Salut.
00:04:05Mon cher Pascal, c'est un coup de cœur ou un coup de gueule ?
00:04:08Un coup de gueule, un coup de gueule, ouais.
00:04:11Un gros coup de gueule.
00:04:13Sur les députés et membres LFI.
00:04:16En fait, moi je suis de gauche, je suis forcément de gauche, il n'y a pas de souci de ce côté-là.
00:04:21Mais on s'en ment depuis quelques années, les LFI, ils sont en train de tuer la gauche.
00:04:26C'est-à-dire aujourd'hui, quand on est de gauche, on est devenu extrêmement dans
00:04:30les extrêmes.
00:04:31Et ça fait que leur discours est tellement pas fiable, c'est qu'ils sont en train de
00:04:35tuer toute la gauche.
00:04:36Et ça fait, pour moi, aujourd'hui, ce qui m'énerve, c'est que ça fait le jeu du
00:04:39Front National et du Rassemblement National.
00:04:42Et c'est pour ça que Mélenchon, il se voit déjà être président en 2027.
00:04:49Je n'y crois pas, je pense que ce sera le contraire.
00:04:52Mais ça peut manquer à un moment donné.
00:04:54Il faut que ça stoppe.
00:04:55Et puis il faut que même les partisanistes ou même les communistes, on retrouve une
00:04:59vraie voix, une vraie voix envie de dire les choses, et différemment, et avec une vraie
00:05:03gauche, et poser une vraie gauche.
00:05:05En fait, quand on regarde le sondage d'hier pour le NIFA, pour les LFI-DD, Mélenchon
00:05:09est toujours premier des candidats de gauche.
00:05:12Je veux répondre sur ce sondage.
00:05:15Qu'est-ce que vous n'aimez pas, et les filles particulièrement ?
00:05:19Moi, pendant les prises présidentielles de 2017, j'avais une de mes boxeuses qui était
00:05:28candidate et qui était pour parole de Mélenchon.
00:05:32Je n'aime pas spécialement, particulièrement, mais par contre, tout autour de leur discours,
00:05:38autour de la Palestine, autour du 7 octobre.
00:05:42C'est insupportable.
00:05:44Même si, évidemment, il faut combattre aussi ce qui se passe en Palestine, et j'ignore
00:05:50pas ce qui se passe aussi là-haut, mais son discours-là de dénéantir, de dire qu'il
00:05:55n'y a qu'une seule façon de faire, ça va contre des idées de gauche.
00:05:59En fait, en réalité, il se comporte, moi je connais très bien Jean-Luc Mélenchon
00:06:04depuis des années, je pense qu'il sait des gens qui ne peuvent pas gagner par les urnes
00:06:08de la réalité.
00:06:09Donc on va assister à ce jeu de massacre permanent sur tout, sur les sondeurs.
00:06:12Il a ciblé directement et nouvellement notre cher indépendant Frédéric Dhabi sur les
00:06:17sondages.
00:06:18Je voulais juste te dire, sur le fameux sondage d'hier, et les sondeurs l'ont reconnu, vous
00:06:23ne pouvez pas fractionner PS vers EPC.
00:06:26À partir du moment où vous aurez Mélenchon d'un côté, et vous aurez, c'est quasiment
00:06:30acté, une candidature unique.
00:06:32PS vers PC.
00:06:33Quand vous additionnez, vous êtes 4, 4, 5, vous êtes déjà au-dessus de Mélenchon.
00:06:37Donc pour le moment, ça c'est l'affichage, vous avez le PS à 5, les vers à 4, etc.
00:06:40Mais la réalité, dans la réalité de la présidentielle, vous aurez un candidat unique
00:06:45du PS, des vers, etc.
00:06:47Donc Mélenchon n'est pas si puissant que ça, ça n'est pas vrai, ça n'est pas vrai.
00:06:51C'est vrai qu'il a fait beaucoup de mal et il a raison quand même.
00:06:53Il a fait un mal terrible.
00:06:54La France insoumise, écoutez, il suffit de la regarder, en fait, ils font leur mal tout
00:06:58seuls.
00:06:59Alors oui, ils créent autour d'eux certains fans, entre guillemets, mais qui sont vraiment,
00:07:04encore une fois, pas très nombreux non plus.
00:07:06Quand on regarde le nombre d'adhérents, et déjà d'adhérents et d'électeurs, il
00:07:11reste cornérisé quand même.
00:07:12Et puis après, tous les jours, encore une fois, c'est un nouveau buzz.
00:07:15Je sais tout l'amour qu'ils portent aux policiers.
00:07:18Donc on peut en revanche porter le même amour.
00:07:21En même temps, dans le monde insoumis, on sent bien qu'on va dépasser un peu les bornes
00:07:26quand même.
00:07:27Je pense qu'il y a vraiment une stratégie de Jean-Luc Mélenchon.
00:07:30C'est un politique exceptionnel et je pense qu'il a tout à fait capté avec les forces
00:07:34en présence.
00:07:35En plus, il n'y a pas Marine Le Pen au second tour, alors là, voilà, qu'il ne peut pas
00:07:38gagner par les urnes.
00:07:39Donc il va essayer de gagner autrement.
00:07:41Merci beaucoup, en tout cas, de nous avoir rappelé, Pascal, vous restez avec nous, vous
00:07:46serez avec nous jusqu'au qui sait qui, qui l'a dit, le réquisiteur du procureur.
00:07:50Je l'ai changé, ma chère Cécile.
00:07:52Je dirais que la magistrature n'est pas un bloc.
00:07:55La magistrature n'est pas un bloc.
00:07:57C'est dans un instant.
00:07:59On est ensemble jusqu'à 19h, 0826 300 300.
00:08:02Bienvenue à tous.
00:08:03Sud Radio.
00:08:04Parlons vrai.
00:08:05Parlons vrai.
00:08:06Sud Radio.
00:08:07Parlons vrai.
00:08:08Les vraies voix Sud Radio, 17h-19h.
00:08:11Philippe David, Cécile de Ménibus.
00:08:14Bienvenue à vous.
00:08:15C'est lundi.
00:08:16On espère que vous avez passé un bon lundi.
00:08:18Nous, c'était très bien, très bien, en tout cas, de finir avec vous, avec Philippe
00:08:22Bilger, mon cher Philippe.
00:08:23Tout va bien ?
00:08:24Tout va bien.
00:08:25Tout va bien.
00:08:26Je règle un problème urgent.
00:08:28Et maintenant, c'est fini.
00:08:30Vous n'êtes pas en train d'acheter votre livre, la Me Too Much.
00:08:33Vous l'avez acheté ?
00:08:34Je pourrais faire comme certains présidents ou certains ministres qui en ont acheté d'État.
00:08:38Et donc, au moins, ils disent qu'ils se vendent.
00:08:41Oui, c'est ça.
00:08:42C'est ça.
00:08:43En tout cas, vous pouvez le retrouver dans les bonnes librairies sur Internet.
00:08:46Ça s'appelle Me Too Much, aux éditions Éliopole.
00:08:49Point d'interrogation.
00:08:50Point d'interrogation, exactement.
00:08:51Oui, il est très important, d'ailleurs.
00:08:52D'ailleurs, ce n'est qu'un point exigé.
00:08:54C'est un grand point d'interrogation, ce livre.
00:08:57Vous vous parlez à vous-même, en fait.
00:08:58Oui, mais...
00:08:59C'est pratique pour les engueulades.
00:09:00Non, mais c'est très intéressant parce qu'il fait de l'échange lui-même d'arguments.
00:09:03Il essaie de se contredire.
00:09:04C'est ce qu'on devrait faire ici.
00:09:05Mais parfois, on est troublé par des chroniqueurs.
00:09:07Et des chroniqueuses.
00:09:08Et des chroniqueuses.
00:09:09C'est vrai que...
00:09:10C'est le monomaniac, en fait.
00:09:12Et en parlant de queuses, Françoise Degoy est avec nous.
00:09:16Jean-Christophe Kouvis, secrétaire générale du...
00:09:19Ça s'appelle un livre, non ?
00:09:21Non, mais c'est la joigne en folie, ce soir, ou quoi ?
00:09:24Allez, un peu de sérieux.
00:09:26Dans un instant, les trois mots dans l'actu suite avec Félix Mathieu.
00:09:29Bonsoir, Félix.
00:09:30Bonsoir, tout le monde.
00:09:31Et de quoi parle-t-on ?
00:09:32De Marine Le Pen, évidemment.
00:09:33Elle ne pourra pas se présenter à la prochaine élection présidentielle suite à la décision
00:09:36du tribunal correctionnel ce matin.
00:09:38Elle fait appel, mais ça ne suspend pas la peine d'inéligibilité.
00:09:41En trois mots, coup de tonnerre.
00:09:43Très bien.
00:09:44De suite, le réquisitoire du procureur.
00:09:46Les vraies voix Sud Radio.
00:09:47Le réquisitoire du procureur.
00:09:50Philippe Bilger.
00:09:52Un réquisitoire en béton, puisque vous l'affirmez que les magistrats ne sont pas un bloc.
00:09:58J'arrive même pas à rire.
00:10:01Mais c'était pas pour rire.
00:10:03C'était pas pour rire, c'était pourri.
00:10:12Depuis quelques jours, je suis amené à beaucoup parler de la magistrature et à la défendre.
00:10:19Parce que, je dirais, le consensus général est contre elle.
00:10:24J'ai noté, à propos des réquisitions contre Nicolas Sarkozy,
00:10:28j'avais dit, et j'attends la décision dans quelques semaines,
00:10:32qu'on avait une présidente de la correctionnelle totalement remarquable,
00:10:39et un ministère public composé par trois magistrats.
00:10:42On peut discuter leur point de vue, mais ils ont donné une belle image de l'accusation.
00:10:49Et donc, voilà une juridiction qui a été remarquable.
00:10:52Et j'entends le jugement qui a été rendu par un autre tribunal,
00:10:58à l'encontre de Marine Le Pen et de quelques autres,
00:11:01et d'emblée, j'avais remarqué, pardon de ce qui peut apparaître comme une présomption,
00:11:08j'avais lu tous les comptes rendus concernant ce procès,
00:11:12et d'emblée, j'avais trouvé que la présidente avait un ton,
00:11:16une partialité que je n'appréciais pas.
00:11:18Donc, je veux dire que parfois, les jugements des citoyens sur la justice
00:11:23ne tiennent pas ces comptes du fait qu'elle n'est pas un bloc,
00:11:27mais comme les journalistes ou d'autres métiers,
00:11:30certains sont bons, d'autres sont moindres.
00:11:32Moi, j'ai trouvé, je ne suis pas tout à fait d'accord avec vous,
00:11:34parce que je suis souvent d'accord avec vous sur le côté de la justice,
00:11:37et notamment sur la présidente dans le procès Sarkozy.
00:11:40Moi, j'ai trouvé la présidente, ce matin, extrêmement argumentée.
00:11:44Toutes les cotes et tout ce qui sort, elle a mis deux heures et demie pour expliquer,
00:11:48avec une argumentation, avec des mots extrêmement choisis.
00:11:52Ce ne sont pas des mots qui sont soit extraordinairement trop forts ou trop faibles.
00:11:57Elle prend du temps, elle est extrêmement sobre,
00:12:00elle ne dit pas que Marine Le Pen est le chef,
00:12:03mais elle dit qu'elle est au centre.
00:12:05Moi, j'ai trouvé vraiment, et en plus de ça,
00:12:08ce tribunal statue dans le cadre absolument de la loi votée,
00:12:12elle-même par tous les députés en 2016.
00:12:15Il y a un truc, je suis étonnée que vous n'ayez pas...
00:12:18Moi, j'ai apprécié cette présidence-là du tribunal.
00:12:21Je l'ai appréciée quand même.
00:12:22Ma chère Françoise, moi, on le dira tout à l'heure,
00:12:26je dénonce une aberration intellectuelle totale.
00:12:29Mais ça, c'est autre chose, c'est la loi Sapin 2, l'aberration intellectuelle,
00:12:32si vous allez par là.
00:12:33La manière de l'appliquer.
00:12:35Je ne crois pas.
00:12:36Christophe Couille sur les magistrats qui ne sont pas un bloc.
00:12:38Non, ce n'est pas un bloc, parce que j'en connais des magistrats,
00:12:40donc au toit, on voit qu'il y a plusieurs tendances,
00:12:43il y a des esprits, encore une fois, ce n'est pas tout lisse,
00:12:46les magistrats, le droit en même temps,
00:12:49le droit se discute tout le temps, c'est toujours en ébullition.
00:12:52Ce n'est pas écrit et froid comme le marbre.
00:12:55Donc en fait, là, on sait bien qu'un magistrat,
00:12:59sur une affaire comme ça, je vais dire que tout va être exhumé
00:13:02à la ligne près, la virgule, savoir si ça a été correct ou pas,
00:13:05bien argumenté, si ça tient le droit.
00:13:07Donc je pense qu'effectivement, là-dessus, les magistrats ont fait le travail.
00:13:10Maintenant, il y a le fond, la forme, et ça, après, ça se discute.
00:13:13Sur le fond, moi, je ne rentre pas, parce qu'encore une fois,
00:13:16on n'est pas dans le procès, on ne sait pas ce qu'il y a comme pièce à conviction.
00:13:19Sur la forme, effectivement, ça interroge tous les citoyens.
00:13:21Et là, le débat peut avoir lieu.
00:13:23Allez, tout de suite, les 3 mots dans l'actu avec Félix Mathieu.
00:13:283 mots dans l'actu, Félix, qui sont coup de tonnerre.
00:13:32Marine Le Pen inéligible immédiatement.
00:13:34En plus de ses 4 ans de prison, dont 2 fermes sous bracelet électronique.
00:13:37La décision du tribunal correctionnel de Paris rebat les cartes de 2027
00:13:41dans l'affaire des emplois fictifs d'assistants d'eurodéputés RN.
00:13:44La double finaliste des 2 dernières présidentielles devrait donc être empêchée
00:13:47de se présenter à l'annonce Faire appel, mais un appel qui n'est pas suspensif.
00:13:51Décision en forme de coup de tonnerre,
00:13:53où il y a 2 ans de l'élection présidentielle.
00:13:59Vous êtes gentils, vous comptez correctement,
00:14:01et vous me laissez passer une réaction.
00:14:03Elle est sortie du tribunal très en colère,
00:14:05dès que l'inéligibilité avec effet immédiat
00:14:07était annoncée par la présidente du tribunal, Marine Le Pen.
00:14:10Condamnée ce matin à 4 ans de prison,
00:14:12dont 2 fermes aménagées sous bracelet électronique,
00:14:14dans l'affaire des emplois fictifs d'assistants d'eurodéputés RN.
00:14:17Au total, 23 personnes condamnées.
00:14:19Le RN écope de 2 millions d'euros d'amende.
00:14:22Valérande Saint-Just, ancien trésorier du FN,
00:14:24a parmi les premiers d'énoncer une motivation politique
00:14:27de la présidente du tribunal.
00:14:30Ni judiciaire, ni juridique, mais politique.
00:14:33C'est la première fois que je vois cela écrit noir sur blanc.
00:14:37C'est ça qui était absolument invraisemblable.
00:14:40Mais on va résister.
00:14:41Les réactions à Dignes pleuvent sur ce thème au RN.
00:14:44Aujourd'hui, ce n'est pas seulement Marine Le Pen
00:14:46qui est injustement condamnée,
00:14:48c'est la démocratie française qui a exécuté,
00:14:50a tweeté le président du RN, Jordan Bardella,
00:14:52une intrusion dans le jeu électoral pour le maire de Perpignan,
00:14:55Louis Alliot, qui est lui-même condamné,
00:14:57mais qui devrait pouvoir rester maire,
00:14:59au moins jusqu'à la décision de la cour d'appel.
00:15:01Même au-delà du RN, la décision de destituer un élu
00:15:04devrait revenir au peuple, réagit Jean-Luc Mélenchon.
00:15:08Et puis l'épreuve semble aussi avoir réconcilié une famille,
00:15:10Marion Maréchal, en tout cas réconciliée avec sa tante,
00:15:13puisqu'elle publiait une photo d'accolade avec Marine Le Pen
00:15:15en estimant que celle-ci n'était coupable
00:15:17que du fait de mener son camp à la victoire.
00:15:20Au-delà même, d'ailleurs, de nos frontières,
00:15:22au-delà de la France,
00:15:23je suis Marine, a tweeté en français
00:15:25le chef du gouvernement hongrois, Victor Orban,
00:15:28des réactions similaires au sein du gouvernement italien
00:15:30de Giorgia Meloni.
00:15:31Et puis même le Kremlin,
00:15:33même le Kremlin se paye le luxe de dénoncer, je cite,
00:15:35« une violation des normes démocratiques ».
00:15:38Le Kremlin, c'est vraiment un cadeau empoisonné.
00:15:42Que ce soit pour Marine Le Pen, que ce soit pour Jordan Bardella,
00:15:44bonsoir Clara !
00:15:45On le repousse de pied !
00:15:47Être soutenu par Orban et le Kremlin, bonsoir !
00:15:51Orban, c'est bien !
00:15:52Le Kremlin, alors là, vas-y, accroche-toi !
00:15:54L'aseuse paradraque, t'essayes de te décoller depuis des années !
00:15:57En même temps, on attendait tout de lui, Poutine !
00:16:01Pas surprenant !
00:16:03Non, ça m'a surpris en tout cas !
00:16:04Et cette décision compromet la candidature de Marine Le Pen pour 2027 ?
00:16:08Oui, elle va faire appel, mais un appel qui n'est pas suspensif.
00:16:10Le tribunal a assorti ses 5 ans d'inéligibilité
00:16:13d'une exécution provisoire.
00:16:15Un choix vertement dénoncé par Maître Rodolphe Bosselut,
00:16:18l'avocat de Marine Le Pen.
00:16:19Je suis assez lourdement et solennellement, assez consterné
00:16:23de voir que l'un des motifs qui permet pour le tribunal
00:16:27de retenir l'exécution provisoire
00:16:29est l'exercice par Madame Le Pen d'une défense.
00:16:32La présidente a indiqué que parce que Madame Le Pen,
00:16:35comme les autres prévenus, avait exercé les droits de la défense,
00:16:38comme par exemple demander une prescription,
00:16:41ce qui est quand même la base de n'importe quelle défense,
00:16:44de n'importe quel prévenu,
00:16:45eh bien, il y avait un risque de réitération ou de récidive.
00:16:49C'est totalement, absolument incroyable.
00:16:52Il y a une forme de criminalisation de la défense
00:16:56que je trouve extrêmement scandaleuse.
00:16:58Des propos recueillis par l'AFP,
00:17:00justement sur ce point de l'exécution provisoire
00:17:02de la peine complémentaire d'inéligibilité.
00:17:04Au contraire, l'avocat du Parlement européen,
00:17:06Maître Patrick Maisonneuve,
00:17:08dit comprendre ce choix du tribunal.
00:17:10J'ai eu le sentiment, j'ai compris en tous les cas,
00:17:13que le tribunal avait ciblé le système de défense
00:17:16et le comportement à l'audience.
00:17:18C'est quelque chose, pendant les trois mois d'audience,
00:17:20que nous avions relevé,
00:17:21où il y avait un déni systématique
00:17:23de ce qui s'était passé pendant ces années-là.
00:17:26Et j'ai l'impression que le tribunal,
00:17:27enfin, j'ai la conviction que le tribunal
00:17:29a véritablement tenu compte de cette situation,
00:17:32de cette posture, en tous les cas, de déni,
00:17:35en disant, puisque vous êtes dans le déni le plus total,
00:17:38eh bien, moi, j'estime, tribunal judiciaire de Paris,
00:17:40qu'il y a un risque de récidive.
00:17:42Et donc, j'applique l'exécution promisoire
00:17:44sur la peine complémentaire d'inégibilité.
00:17:46Alors, on a aussi l'autre Marine de Hénin-Beaumont,
00:17:49vous savez, la chef du parti écologiste Marine Tondelier,
00:17:51qui considère, là encore, que la justice est la même pour tous
00:17:54et que cette décision, selon elle, en apporte la preuve.
00:17:56Elle est une justiciable comme les autres.
00:17:58Elle doit, elle, en premier lieu,
00:18:00parce qu'elle vise des fonctions aussi élevées
00:18:02que la présidente de la République,
00:18:03reconnaître que ses fonctions nécessitent de l'exemplarité.
00:18:07Et elle doit le savoir d'autant plus
00:18:08qu'elle a beaucoup plaidé contre la terre entière.
00:18:10C'était l'ERN exemplaire sur tout
00:18:12et les autres étaient nuls.
00:18:13Et elle a toujours dit,
00:18:14on est le seul parti à ne pas avoir de condamnés,
00:18:16on est le seul parti à ne pas détourner d'argent public.
00:18:18Quand on donne des leçons d'exemplarité à tout le monde,
00:18:20on doit commencer par se l'appliquer à soi-même.
00:18:22Le meilleur moyen, quand on ne veut pas être condamné,
00:18:24ce n'est pas de demander des totennes d'immunité pour soi-même,
00:18:27c'est de respecter la loi,
00:18:28de ne pas commettre de crime,
00:18:29de ne pas commettre de délit.
00:18:30En tout cas, Marine Le Pen va prendre la parole.
00:18:32Ce sera ce soir au journal de 20h de TF1.
00:18:34Philippe Bigère, sans être désobligeant,
00:18:36vous êtes le plus âgé autour de cette table.
00:18:38Vous avez vu, est-ce que pour vous,
00:18:40c'est un des principaux séismes qu'il y ait
00:18:42dans l'histoire de la Ve République ?
00:18:44C'est clair, absolument.
00:18:46Le procès Fillon, à côté,
00:18:48ce n'est pas des rivoirs.
00:18:50Mais Marine Le Pen, c'est un Himalaya
00:18:52par rapport aux collines du Massif central.
00:18:55Oui, je pense que je n'ai pas le souvenir
00:18:58d'avoir assisté à une chose aussi...
00:19:01telle tremblement de terre.
00:19:03Je dirais...
00:19:04D'où ma question.
00:19:05Si Jospin est éliminé du second tour
00:19:07de la présidentielle en 2021,
00:19:09et qu'il, dans la foulée, annonce...
00:19:10Ah non, en 2002.
00:19:11En 2002, pardon.
00:19:12Et qu'il, dans la foulée, annonce
00:19:13qu'il se retire de la vie politique,
00:19:14il est tout à fait possible que ce soir,
00:19:16on ait la double larme.
00:19:17C'est-à-dire le séisme de la condamnation.
00:19:19Et ce soir, Marine Le Pen qui dit
00:19:21« Je fais appel pour l'honneur,
00:19:26mais je passe le fableau à Jordan Bardella
00:19:28parce que je ne peux pas geler une campagne présidentielle
00:19:31et je mets Bardella ce soir sur orbite
00:19:33et donc j'arrête la politique. »
00:19:34Donc, double séisme possible,
00:19:36aujourd'hui, en fait.
00:19:37Jean-Christophe Kouvi,
00:19:38vous qui êtes le plus jeune.
00:19:40Oui, bien sûr, c'est une déflagration.
00:19:42Après, encore une fois,
00:19:44quand on écoute les parties,
00:19:45c'est intéressant d'ailleurs de savoir que
00:19:46quand vous avez un avocat de la défense
00:19:48qui prend une stratégie,
00:19:49vous vous tenez à cette stratégie.
00:19:51Et du coup, à la fin,
00:19:52cette stratégie peut se retourner aussi contre vous.
00:19:54Et donc, maintenant, il va falloir débriefer
00:19:56et savoir si la défense a pris la bonne stratégie ou pas.
00:19:58Bon, après, oui,
00:20:00comme je disais tout à l'heure,
00:20:02maintenant, ça fait parler.
00:20:03Et puis, effectivement, il y a la double lame.
00:20:05Il y a encore un petit miracle, peut-être, pour elle.
00:20:07Parce que si elle fait appel,
00:20:09ce n'est pas suspensif.
00:20:10Mais si l'appel est, par exemple, en 2026,
00:20:12et qu'à l'issue de l'appel,
00:20:14effectivement, ça peut se jouer.
00:20:16Ça peut être un an et trois mois.
00:20:17Et donc, du coup, ça peut se jouer.
00:20:18Après, vous avez le parquet qui refait appel
00:20:20de la décision d'appel,
00:20:21donc c'est sans décision.
00:20:22Maintenant, c'est déjà dans ce guillemet
00:20:23marqué au fer rouge, politiquement,
00:20:24dans l'hémicycle même,
00:20:25je pense que ça va être quand même assez dur
00:20:27d'aller se siéger.
00:20:30Il y a peut-être une petite voie de passage.
00:20:32On ne sait jamais.
00:20:33Ma foi, je pense qu'un appareil, quand même,
00:20:36devait se préparer.
00:20:37Donc, je pense qu'ils se sont préparés.
00:20:39Moi, je crois qu'ils se sont préparés.
00:20:40En fait, c'est ça, moi-même.
00:20:41Allez, les amis,
00:20:42on va revenir sur cette information
00:20:43dans un instant.
00:20:44Marine Le Pen, donc, déclarée inéligible
00:20:45pendant cinq ans
00:20:46avec une exécution provisoire
00:20:47et deux ans de prison ferme sous bracelet.
00:20:49Alors, parlons vrai.
00:20:50Est-ce que cette décision vous semble juste
00:20:52sur l'égard au fait reproché ?
00:20:54Et à cette question,
00:20:55inéligibilité de Marine Le Pen
00:20:56est-ce un jugement politique ?
00:20:58Vous dites oui à 89%.
00:21:00Vous voulez réagir ?
00:21:01Odez les vrais voies.
00:21:02Attendez vos appels au 0826 300 300.
00:21:05Alain Jakubowicz est avec nous,
00:21:06avocat et président d'honneur de la LICRA.
00:21:08Merci d'avoir accepté notre invitation.
00:21:09Merci à vous.
00:21:10Petite question très courte, maître.
00:21:12Est-ce que l'idéologie a pris le pas sur la justice ?
00:21:15Je comprends que la question puisse être posée.
00:21:19J'espère que non.
00:21:20Mais enfin, je pense que nous allons en parler
00:21:22dans quelques minutes.
00:21:23Mais je comprends que la question soit posée,
00:21:25notamment pour les sympathisants
00:21:26et les adhérents du Rassemblement national.
00:21:28On n'en parle pas dans un instant.
00:21:29Soyez les bienvenus.
00:21:300826 300 300.
00:21:31On est ensemble jusqu'à 19h.
00:21:43Avec nous, l'auteur Philippe Bilger.
00:21:46Merci.
00:21:47Sans H.
00:21:48Je comprends même pas qu'il ait jamais eu
00:21:50un prix Nobel de littérature.
00:21:52Non mais c'est trop peu.
00:21:53Je vous en prie, moi je l'ai lu au moins.
00:21:56On a tous lu.
00:21:58On a tous lu Philippe Bilger.
00:21:59Et puis on a tous lu autre chose que Spirou,
00:22:01si vous voulez, Piv Gadget, comme vous.
00:22:03Des fois, dans Piv Gadget, il y a un clément qui parle.
00:22:06Oui, dans Piv Gadget, il faut comprendre le clément qui parle.
00:22:09Excusez-moi, il faut lire Piv Gadget,
00:22:12mais il faut le comprendre surtout.
00:22:14C'est pas facile.
00:22:15Mon Philippe Bilger.
00:22:16Philippe David, pardon.
00:22:17Moi, j'ai du mal à comprendre Piv Gadget.
00:22:19Ah oui, c'est faux, c'est faux.
00:22:20On vous expliquera.
00:22:21Françoise Debois est avec nous.
00:22:23Jean-Christophe Kouvis, secrétaire nationale du syndicat de police unité MI.
00:22:26Et vous, Osoré 826 300 300,
00:22:29soyez les bienvenus, tout de suite, le grand débat du jour.
00:22:35Coup de tonnerre dans la vie politique française.
00:22:37Marine Le Pen condamnée pour détournement de fonds publics
00:22:40et cop de 5 ans d'inéligibilité.
00:22:42C'est ma mort politique qui est réclamée.
00:22:45L'ancienne présidente du RN est aussi condamnée à 4 ans de prison,
00:22:48dont 2 ans fermes, aménagées sous bracelet électronique
00:22:51et à 100 000 euros d'amende.
00:22:52A partir de combien, dans les sondages, on estime qu'on est au-dessus des lois ?
00:22:55Les juges, en toute indépendance, ont décidé d'appliquer la loi.
00:22:59Et ce n'est pas le législateur que je suis
00:23:02qui va venir commenter, discréditer une décision de justice.
00:23:08L'élu RN a quitté le tribunal en fin de matinée,
00:23:10sans même attendre la fin de la lecture du jugement.
00:23:14Dans l'affaire des emplois fictifs,
00:23:16des assistants d'heureux députés FN,
00:23:19Marine Le Pen va donc faire appel de sa condamnation.
00:23:215 ans d'inéligibilité et 4 ans de prison,
00:23:24dont 2 ans fermes, sous bracelet électronique.
00:23:26Alors, parlons vrai.
00:23:27Est-ce que ce jugement fera date dans l'histoire de la Vème République ?
00:23:30Et à la question, inéligibilité de Marine Le Pen,
00:23:33est-ce un jugement politique ?
00:23:34Vous dites oui à 89%.
00:23:37Vous voulez réagir ? Le 0826 300 300.
00:23:40Et notre invité pour débattre avec nous,
00:23:42Alain Jus, Jacques Hubovitch, qui est avocat et président d'honneur de la LICRA.
00:23:46Merci d'avoir accepté notre invitation.
00:23:47Maître Philippe Bilger.
00:23:48Je risque d'être un peu long, mes chers animateurs,
00:23:51mais j'accepte volontiers de ne pas poser de questions après.
00:23:55Non, mais sérieusement.
00:23:57C'est-à-dire que je trouve que ce jugement tel que je l'ai entendu,
00:24:02je ne l'ai pas lu intégralement,
00:24:04me paraît partisan et ne me paraît pas intelligemment politique.
00:24:09Sur le plan juridique, je trouve qu'il passe vite
00:24:13sur le fait que les prévenus avaient une autre conception du rôle de l'assistant
00:24:19et qui n'était pas complètement absurde,
00:24:21puisque certains pays considèrent que l'assistant est lié aux députés
00:24:27et non pas au Parlement européen.
00:24:29Et apparemment, le tribunal ne le discute même pas.
00:24:33Deuxième anomalie, je la dirais judiciaire,
00:24:37l'exécution provisoire qui est mise en oeuvre
00:24:41ne correspond à aucun des critères qui sont fixés.
00:24:45Et j'ajoute que ni l'exécution de la peine,
00:24:50ni en définitive la prévention de la récidive,
00:24:54qui est une absurdité,
00:24:56et troisième élément qui est plus subjectif,
00:24:59au fond au reproche au Rassemblement national
00:25:02d'avoir eu une thèse qui n'était pas celle qu'a validée le tribunal
00:25:07en disant qu'ils n'ont pas pu prendre conscience des infractions.
00:25:10Dernier élément, le désastre démocratique,
00:25:14puisque le Conseil constitutionnel avait émis
00:25:18deux petites pistes fondamentales,
00:25:20proportionnalité et deuxième élément,
00:25:24pardon, liberté de l'électeur.
00:25:28Et aucun de ces éléments n'a été pris en compte
00:25:32par le tribunal et j'ai terminé.
00:25:35Il a été pris en compte pour Louis Alliot.
00:25:38Il y a la différence entre Louis Alliot et Marine Le Pen.
00:25:42Je veux dire, nous ne sommes pas dans une démocratie sondagère,
00:25:45ce n'est pas parce que Marine Le Pen est à 37% dans un sondage
00:25:48qu'elle est élue, alors que Alliot, lui, exerce son mandat.
00:25:52Je ne suis pas du tout d'accord avec vous sur l'exécution provisoire.
00:25:58Pourquoi ? Parce que vous oubliez de dire
00:26:01pourquoi la présidente du tribunal fonde,
00:26:03elle dit le risque de récidive,
00:26:05parce qu'ils n'ont pas pris conscience de la gravité.
00:26:07Je ne voudrais quand même pas que cette affaire
00:26:09d'exécution provisoire oublie de rappeler
00:26:12qu'il y a 4,2 millions qui sont détournés
00:26:16pendant des années sur un système.
00:26:19D'ailleurs, Jean-Luc Mélenchon va peut-être y passer prochainement.
00:26:22Ce ne sont pas les seuls.
00:26:24Pourquoi est-ce que François Bayrou passe entre les gouttes ?
00:26:27Parce qu'il n'est pas député à l'époque.
00:26:29Alors que Jean-Luc Mélenchon l'est et que Marine Le Pen l'est également.
00:26:32Donc ils sont bénéficiaires de ce détournement.
00:26:35Le deuxième point sur l'exécution provisoire,
00:26:37que dit la présidente ?
00:26:38Elle dit que l'exécution provisoire
00:26:40permet justement de lever l'épée de Damoclès
00:26:43sur la période présidentielle.
00:26:44C'est-à-dire, il faut raisonner à l'envers,
00:26:47si nous ne mettons pas d'exécution provisoire,
00:26:50il y a un appel qui est suspensif,
00:26:52un appel, un contre-appel,
00:26:53et on se retrouve avec une candidate à la présidentielle
00:26:56qui risque d'être inéligible avant son élection,
00:26:59c'est-à-dire qu'elle ne peut pas purger son inéligibilité
00:27:03puisqu'elle devient présidente
00:27:04et donc elle n'est pas poursuivable.
00:27:06Donc, excusez-moi de vous le dire,
00:27:07vous qui êtes un esprit subtil en droit,
00:27:09moi je vous dis, il n'y a rien de politique,
00:27:11c'est un jugement basé sur une loi votée en 2016,
00:27:14la loi Sapin 2, par tous les députés.
00:27:17Franchement.
00:27:18Jean-Christophe Couilly.
00:27:19Et j'allais dire à ça,
00:27:20et en plus il y a une autre loi qui vient superposer en 2017,
00:27:23et justement c'était pour, à l'époque,
00:27:25pouvoir, j'allais dire, redorer la pilule des politiques
00:27:28et se rapprocher du peuple.
00:27:29Bah oui, parce que nous on a eu Cahuzac,
00:27:30alors on peut pas nous moquer de Marine Le Pen.
00:27:32C'est le caractère automatique,
00:27:33mais en même temps le magistrat, effectivement,
00:27:35la charge s'inverse,
00:27:36c'est-à-dire que c'est lui qui doit être motivé,
00:27:38pourquoi il ne fait pas l'automaticité de l'exécution provisoire.
00:27:41Et donc, il ne l'a pas justifié.
00:27:44Si, il l'a justifié.
00:27:45Oui, enfin il l'a justifié, pourquoi il l'a laissé,
00:27:47mais en fait, effectivement,
00:27:48il a toujours ce critère de la personnalité.
00:27:51Il aurait pu, effectivement,
00:27:53le magistrat aurait pu ne pas la mettre en œuvre,
00:27:56cette exécution provisoire,
00:27:57ils ne l'ont pas fait.
00:27:58Donc derrière, effectivement, ça interroge,
00:27:59et beaucoup de personnes sont interrogées là-dessus.
00:28:01Et après, en fait, ce qu'il faut comparer,
00:28:04c'est que c'est une loi très dure,
00:28:05mais nous, quand on voit, effectivement,
00:28:07des dealers, etc.,
00:28:09qui, eux, passent à travers les mailles du filet,
00:28:12ça interroge là-dessus.
00:28:13Et en fait, c'est souvent ce que demandent les citoyens,
00:28:15c'est l'équité.
00:28:16Voilà.
00:28:17C'est ça.
00:28:18Alain Jakubowicz, vous êtes avocat
00:28:19et président de l'Ordre de la LICRA.
00:28:20La question des vrais voies,
00:28:22c'est est-ce un jugement politique ?
00:28:24Quand on voit dans le réquisitoire
00:28:26qu'il est dit, je cite,
00:28:28que je n'ai pas d'éléments contre M. X,
00:28:30je crois que c'était Jean-François Jalk,
00:28:32mais grosso modo,
00:28:33ça me ferait trop mal de demander la relax,
00:28:35est-ce que ça ne pose pas question
00:28:37pour vous qui êtes un éminent avocat ?
00:28:39Ça fait pire que de poser la question,
00:28:42ça apporte une réponse.
00:28:43C'est absolument scandaleux,
00:28:45c'est absolument inacceptable,
00:28:47de la même façon que la façon
00:28:49dont le parquet semble avoir motivé
00:28:51la demande d'exécution provisoire
00:28:52dans le dossier de Mme Le Pen,
00:28:54je trouve qu'il y a beaucoup de choses à dire.
00:28:56Mais ça, ce n'est pas le point de vue de la justice,
00:28:58c'est le point de vue du parquet,
00:28:59ce n'est pas la même chose.
00:29:00Et je pense qu'il faut se passer,
00:29:02aujourd'hui, non pas au niveau des réquisitions,
00:29:04mais de la décision qui a été rendue.
00:29:07Sur cette décision,
00:29:08je vais simplement vous donner
00:29:09un avis de praticien du droit
00:29:11depuis plusieurs décennies.
00:29:13Sur la condamnation,
00:29:14je n'ai rien à dire.
00:29:15Je n'étais pas au procès,
00:29:16je ne connais pas les pièces du dossier.
00:29:17Apparemment, tout le monde est d'accord
00:29:19pour dire que les faits seraient constitués.
00:29:21Sur la sanction,
00:29:22je n'ai rien à dire non plus.
00:29:23Il y a une personnalisation de la peine.
00:29:25C'est un peu en deçà des réquisitions.
00:29:27Aucun commentaire.
00:29:28Sur l'inégibilité,
00:29:30pas de commentaire non plus
00:29:31puisqu'elle est de droit.
00:29:33Et à partir du moment
00:29:34où elle est condamnée
00:29:35pour détournement de fonds public,
00:29:37il y a l'inégibilité.
00:29:39En revanche,
00:29:40effectivement,
00:29:41je suis très dubitatif
00:29:43sur la motivation
00:29:44telle qu'elle est annoncée
00:29:45relativement à l'exécution provisoire.
00:29:48Honnêtement,
00:29:49selon moi,
00:29:50ce ne serait pas Marine Le Pen
00:29:52dans ce dossier.
00:29:53L'exécution provisoire n'est pas ordonnée.
00:29:55La question de la récidive,
00:29:57pour moi,
00:29:58c'est une pantalonnade.
00:29:59Je suis désolé.
00:30:00Pour pouvoir récidiver,
00:30:02il faut se trouver
00:30:03dans les conditions de la récidive.
00:30:05Il faut avoir la possibilité de récidiver.
00:30:08À partir du moment
00:30:09où elle n'est plus en poste
00:30:10à Bruxelles
00:30:11où elle n'a plus de fonction à ce titre,
00:30:13je vois difficilement
00:30:14comment elle peut récidiver.
00:30:16J'ajoute d'ailleurs
00:30:17que Marine Le Pen est tout ce que l'on veut
00:30:19sauf une imbécile.
00:30:21Je veux dire que la leçon,
00:30:22je pense qu'elle l'a un peu comprise,
00:30:24est dans un dossier de droit commun.
00:30:26Jamais on ne met en avant
00:30:28dans ce dossier-là
00:30:29la récidive.
00:30:30Et puis, il y a quelque chose
00:30:31qui me choque,
00:30:32et là je rejoins mon confrère Bosselus,
00:30:34sur les droits de la défense.
00:30:36Voilà une personne injusticiable,
00:30:38fut-elle Mme Marine Le Pen,
00:30:40qui est sanctionnée
00:30:41parce qu'elle ne dit pas
00:30:42« oui, c'est ma faute,
00:30:43c'est ma très grande faute,
00:30:44je reconnais que j'ai fauté ».
00:30:46En fait, on retrouve un petit peu
00:30:48dans des affaires de droit commun,
00:30:50on dit que le délinquant sexuel,
00:30:52il n'a pas compris
00:30:53que c'était une délinquance sexuelle,
00:30:55et par conséquent,
00:30:56il y a donc un risque de récidive.
00:30:58Appliquer à Mme Le Pen,
00:30:59dans ce cas-là,
00:31:00franchement,
00:31:01je trouve que c'est une attaque
00:31:02directe contre la défense,
00:31:03et d'ailleurs je crois
00:31:04que ça a été dit sur votre plateau,
00:31:05où à un moment,
00:31:06on dit « c'est la défense
00:31:08qui n'aurait pas utilisé
00:31:09la bonne stratégie ».
00:31:11Non, je ne suis pas d'accord,
00:31:12et ça n'est pas conforme
00:31:13au droit selon moi.
00:31:15Ça réagit énormément
00:31:17au 0826-300-300,
00:31:19direction Toulouse.
00:31:20Bonsoir, Pierre.
00:31:22Bonsoir.
00:31:23Je viens d'écouter
00:31:24votre dernier intervenant,
00:31:26je ne suis pas d'accord avec lui,
00:31:28parce qu'au fond,
00:31:29ce n'est pas le parti
00:31:30qui est condamné
00:31:32qui peut récidiver aussi.
00:31:33Ce n'est pas Mme Le Pen
00:31:34en tant que telle,
00:31:35c'est Mme Le Pen
00:31:36en tant que présidente.
00:31:37Et en effet, le parti,
00:31:38après tout,
00:31:39si demain,
00:31:40ce n'est pas Mme Le Pen,
00:31:41c'est une autre,
00:31:42on pourra éventuellement considérer
00:31:43qu'on pourrait imaginer
00:31:45une récidive.
00:31:46Par contre, là,
00:31:47j'ai écouté aujourd'hui
00:31:48pas mal de journalistes
00:31:49qui expliquaient
00:31:50que Marine Le Pen,
00:31:51quelque part,
00:31:52n'avait pas fait
00:31:53d'enrichissement personnel.
00:31:54Et je ne suis pas de cet avis,
00:31:55sachant que lorsque,
00:31:56justement,
00:31:57vous détournez des fonds
00:31:58à des femmes
00:31:59pour un parti politique,
00:32:00vous vous retrouvez
00:32:01avec de l'argent supplémentaire
00:32:02qui vous permet
00:32:03de prendre des jets privés,
00:32:04qui vous permet
00:32:05d'avoir une garde rapprochée,
00:32:07des restaurants
00:32:08à tir l'arigot,
00:32:09on va dire,
00:32:10des secrétaires privés.
00:32:11Bref, résultat,
00:32:12vous avez des avantages
00:32:14qui ne sont pas
00:32:15donnés aux autres partis
00:32:17parce que, justement,
00:32:18vous avez détourné
00:32:19des fonds
00:32:20qui auraient dû,
00:32:21normalement,
00:32:22permettre
00:32:23pour d'autres
00:32:24partis politiques,
00:32:25éventuellement,
00:32:26aux femmes
00:32:27de l'Assemblée européenne.
00:32:28Eh bien,
00:32:29la présidente du tribunal,
00:32:30c'est pour ça que je suis étonné
00:32:31que Maître Jacques Huigit
00:32:33n'entende pas ça,
00:32:34la présidente du tribunal
00:32:35également le dit,
00:32:36ça,
00:32:37elle dit
00:32:38pas d'enrichissement personnel
00:32:39mais le confort supplémentaire
00:32:40des dirigeants.
00:32:41Ce sont les mots,
00:32:42le confort supplémentaire
00:32:44Quant à la récidive,
00:32:45moi, je veux bien
00:32:46qu'on dise
00:32:47que ça ne peut jamais arriver.
00:32:48Le RN
00:32:49est encore un parti
00:32:50qui siège
00:32:51très largement
00:32:52et très puissamment
00:32:53à l'Europe.
00:32:54Alors, je ne comprends pas
00:32:55du tout ces arguments.
00:32:56Alain Jacobovitch,
00:32:57vous voulez répondre
00:32:58à Pierre de Toulouse
00:32:59parce qu'on va prendre
00:33:00Pierre de Paris.
00:33:01La question
00:33:02de l'enrichissement personnel
00:33:03est exclusive
00:33:04de l'exécution provisoire,
00:33:05ça n'a rien à voir.
00:33:06Non, non,
00:33:07on répondait sur les deux.
00:33:08On répondait sur les deux, Maître.
00:33:09On répondait sur les deux.
00:33:10Donc, répondez sur la récidive,
00:33:11sur l'exécution provisoire.
00:33:12Moi, je maintiens
00:33:13ce que j'ai dit tout à l'heure.
00:33:14D'accord.
00:33:15Très bien.
00:33:16Pierre de Paris.
00:33:17Bonsoir, Pierre.
00:33:18Bonsoir, Pierre.
00:33:19Bonsoir.
00:33:20Voilà, j'ai deux questions.
00:33:21Vous m'entendez normalement ?
00:33:22Oui, oui.
00:33:23On vous entend très bien,
00:33:24fort et clair.
00:33:25J'ai deux questions
00:33:26pour les magistrats et avocats.
00:33:27Est-ce que Marine Le Pen
00:33:28pourrait ressaisir
00:33:29le Conseil constitutionnel ?
00:33:30Parce qu'après tout,
00:33:31certes,
00:33:32il y a eu la décision
00:33:33de vendredi
00:33:34par rapport
00:33:35aux députés
00:33:36de Paris.
00:33:37Mais est-ce qu'elle
00:33:38pourrait
00:33:39ressaisir
00:33:40le Conseil constitutionnel ?
00:33:41Par rapport
00:33:42aux députés,
00:33:43enfin,
00:33:44l'élu local maorais.
00:33:45Mais là,
00:33:46comme c'est un mandat national,
00:33:47est-ce que Marine Le Pen
00:33:48pourrait saisir
00:33:49le Conseil constitutionnel,
00:33:50QPC, bien sûr,
00:33:51en disant
00:33:52que là,
00:33:53manifestement,
00:33:54c'est disproportionné ?
00:33:55Ça, c'est la première question.
00:33:56Attendez,
00:33:57on va faire répondre
00:33:58Alain Jakubowicz.
00:33:59Qui vous fait
00:34:00une consultation gratuite
00:34:01pour un avocat.
00:34:02C'est quand même sympa.
00:34:03Jakubowicz.
00:34:04Non, mais selon moi,
00:34:05il y a déjà eu
00:34:06une QPC
00:34:07sur la question.
00:34:08Le Conseil constitutionnel
00:34:09a répondu.
00:34:10Voilà.
00:34:11Alors que ça ne s'applique
00:34:12pas stricto sensu.
00:34:13Mais moi,
00:34:14je considère
00:34:15que là,
00:34:16la voie de la QPC
00:34:17n'est plus ouverte.
00:34:18Deuxième question,
00:34:19Pierre de Paris.
00:34:20Deuxième question
00:34:21qui est assez connexe.
00:34:22Le Conseil constitutionnel
00:34:23est de plein droit
00:34:24juge de l'élection
00:34:25présidentielle.
00:34:26À partir du moment
00:34:27où on dit,
00:34:28peu importe
00:34:29la raison,
00:34:30que la personne
00:34:31est empêchée
00:34:32de se présenter,
00:34:33ça peut quand même
00:34:34poser question
00:34:35par rapport
00:34:36à la question
00:34:37par rapport,
00:34:38je dirais,
00:34:39à la sincérité
00:34:40de l'élection
00:34:41à la tenue
00:34:42du scrutin.
00:34:43Qu'est-ce qu'on peut
00:34:44en penser ?
00:34:45Maître Jakubowicz.
00:34:46Ou autour de cette table.
00:34:47Ça ne relève pas
00:34:48du tout
00:34:49de la compétence
00:34:50du Conseil constitutionnel.
00:34:51Il y a encore moins
00:34:52du tribunal.
00:34:53Il n'a pas compétence
00:34:54dans ce domaine.
00:34:55C'est indéfinable.
00:34:56Philippe Billiard
00:34:57voulait dire un mot.
00:34:58Non,
00:34:59j'aurais voulu demander
00:35:00à Maître Jakubowicz
00:35:01que...
00:35:02Et vous aviez promis
00:35:03de ne plus reparler,
00:35:04pourtant.
00:35:05Oui, mais je viole
00:35:06l'importance.
00:35:07Je ne suis pas d'impolité.
00:35:08Mais Maître,
00:35:09qu'est-ce que vous pensez
00:35:10du problème général
00:35:11de la justice
00:35:12et du peuple,
00:35:13de l'élection ?
00:35:14On entend beaucoup dire
00:35:15que la justice
00:35:16n'a pas à se mêler
00:35:17de ce qui relève
00:35:18du suffrage.
00:35:19Mais c'est vrai.
00:35:20Il faut à la fois...
00:35:21Moi, ce qui me chagrine
00:35:22dans cette décision,
00:35:23c'est qu'elle conduit
00:35:24effectivement
00:35:25un très grand nombre
00:35:26de nos concitoyens
00:35:27à se poser la question
00:35:28sur le caractère politique
00:35:29de cette décision.
00:35:30Et c'est ça
00:35:31qui me chagrine
00:35:32dans cette décision,
00:35:33c'est qu'elle conduit
00:35:34effectivement
00:35:35un très grand nombre
00:35:36de nos concitoyens
00:35:37à se poser la question
00:35:38sur le caractère politique
00:35:39de cette décision.
00:35:40Et ça, ça me chagrine
00:35:41parce que pour moi,
00:35:42c'est un coup de cadif
00:35:43et même un coup de couteau
00:35:44à l'État de droit.
00:35:45Et ça, ça me chagrine
00:35:46énormément
00:35:47parce que ça fait
00:35:48le lit en fait
00:35:49des extrémismes
00:35:50et des extrémistes.
00:35:51Et ça, je pense
00:35:52que rien que pour cela,
00:35:53le tribunal n'aurait pas
00:35:54dû ordonner
00:35:55l'exécution provisoire
00:35:56pour ne pas semer
00:35:57ce doute et ce trouble
00:35:58dans l'esprit
00:35:59de nos concitoyens
00:36:00sur l'impartialité
00:36:01de la justice.
00:36:02Eh bien, moi,
00:36:03je crois que...
00:36:04Je crois que vous vous trompez
00:36:05et je pense que si
00:36:06le tribunal...
00:36:07Je pense que vous vous trompez
00:36:08complètement d'abord
00:36:09sur la perception d'opinion.
00:36:10Vous devez être très étonnés
00:36:11par les sondages
00:36:12qui vont arriver
00:36:13parce que l'opinion,
00:36:14elle a déjà fait la substitution
00:36:15en réalité.
00:36:16J'ai le souvenir
00:36:17d'un sondage
00:36:18qui est sorti il y a un mois
00:36:19où l'opinion,
00:36:20très largement,
00:36:21enfin, les électeurs du RN
00:36:22faisaient déjà la substitution
00:36:23Marine Le Pen,
00:36:24Jordan Bardella
00:36:25et c'était il y a
00:36:26très très dur à encaisser
00:36:27même pour Marine Le Pen.
00:36:28Je pense que
00:36:29c'est au contraire,
00:36:30le tribunal n'a pas tremblé
00:36:32quelle que soit la pression,
00:36:33quelle que soit,
00:36:34comment dirais-je,
00:36:35tous les prolégomènes
00:36:37pataco-politico,
00:36:39ils sont restés
00:36:40sur leur bord.
00:36:41Écoutez,
00:36:42ils jugent le droit.
00:36:43Moi, qu'est-ce que je peux
00:36:44que je vous dise ?
00:36:45On y retourne
00:36:46au standard 0,800.
00:36:47Ce n'est pas le droit.
00:36:48Si, mais si, écoutez,
00:36:49vous ne pouvez pas dire
00:36:50que ce n'est pas le droit
00:36:51à l'exécution provisoire
00:36:52et les 5 ans.
00:36:53Il y a 4 millions,
00:36:54il y a 4 millions,
00:36:55200 millions,
00:36:56200 000 euros
00:36:57qui ont été détournés
00:36:58mais c'est délirant quand même.
00:36:59Mais quel rapport ?
00:37:00Avec l'exécution provisoire.
00:37:01Je vous l'ai déjà expliqué,
00:37:02vous n'avez pas écouté tout à l'heure.
00:37:03Qu'a dit la Présidente ?
00:37:04Quelqu'un qui est reconnu coupable
00:37:05de détournement de fonds
00:37:06ne peut pas avoir
00:37:07la possibilité
00:37:08de faire appel
00:37:09et de ne pas purger
00:37:10son immédiabilité ?
00:37:11C'est ça, c'est ça.
00:37:12Allez, ça brise.
00:37:13J'ai quelque chose
00:37:14d'important à dire là-dessus.
00:37:15Oui, maître.
00:37:16En fait, c'est une question
00:37:17de calendrier uniquement.
00:37:18Et il suffisait simplement
00:37:19de dire,
00:37:20il y a une urgence démocratique
00:37:21et par conséquent,
00:37:22la cour d'appel
00:37:23va se statuer dans un délai
00:37:24d'un mois
00:37:31et ça laisse
00:37:32même le temps
00:37:33de situations exceptionnelles,
00:37:34réponses exceptionnelles
00:37:35d'une réponse
00:37:36de la cour de classation.
00:37:37Mais ça peut,
00:37:38ça peut.
00:37:39Allez, François, c'est bon.
00:37:40François, allez, Pascal,
00:37:41un petit mot vite fait
00:37:42parce que malheureusement
00:37:43on est très en retard.
00:37:44J'adore.
00:37:45Oui, bonjour.
00:37:46Alors, simplement,
00:37:47je voulais intervenir.
00:37:48J'entends beaucoup de choses
00:37:49autour de la démocratie
00:37:50et tout ça.
00:37:51Moi, je pense que
00:37:52le tribunal a fait
00:37:53une mauvaise image
00:37:54de l'assomption.
00:37:55Donc, ça va les mettre
00:37:56en mémoire.
00:37:57Je pense qu'il y a
00:37:58une urgence démocratique
00:37:59en victime.
00:38:00Moi, je pense que
00:38:01si on veut la démocratie,
00:38:02si on est contre la démocratie,
00:38:03c'est le parti
00:38:04qu'il faut lever.
00:38:05Jordan Bardella,
00:38:06si ce n'est pas,
00:38:07aujourd'hui,
00:38:08tous les électeurs
00:38:09du Front National,
00:38:10du Rassemblement National,
00:38:11ils votent le parti.
00:38:12Ils ne votent pas
00:38:13spécialement le candidat.
00:38:14Ils peuvent mettre
00:38:15n'importe qui au bout
00:38:16et ça sera Jordan Bardella
00:38:17qui aussi s'est changé
00:38:18d'être élu.
00:38:19C'est ça,
00:38:20c'est-à-dire qu'il doit
00:38:21être justiciable
00:38:22comme les autres
00:38:23et être condamnable
00:38:24comme les autres.
00:38:25Voilà.
00:38:26Merci beaucoup, Pascal.
00:38:27Merci beaucoup.
00:38:28Écoute Alio.
00:38:29C'est très intéressant
00:38:30parce qu'il y a
00:38:31vraiment de la subtilité.
00:38:32Louis Alio,
00:38:33dans l'exercice
00:38:34de son mandat,
00:38:35le tribunal l'a statué
00:38:36sur le fait que,
00:38:37justement,
00:38:38on ne peut pas
00:38:39bouleverser,
00:38:40justement,
00:38:41le scrutin.
00:38:42Et moi, je trouve ça
00:38:43vachement bien.
00:38:44C'est la balance,
00:38:45en fait.
00:38:46Merci beaucoup,
00:38:47Alain Jacques-Léboli.
00:38:48Merci,
00:38:49merci beaucoup,
00:38:50beaucoup d'avoir
00:38:51accepté notre invitation
00:38:52avocat et président
00:38:53d'honneur
00:38:54de la LICRAV.
00:38:55Restez avec nous
00:38:56dans un instant.
00:38:57Dans un instant,
00:38:58le qui-c'est-qui
00:38:59qui l'a dit,
00:39:00ils en ont dit des choses aujourd'hui.
00:39:01Je peux vous dire,
00:39:02c'est assuré que ça a parlé.
00:39:03Et celui qui perd
00:39:04prend une inéligibilité
00:39:05au qui-c'est-qui
00:39:06qui l'a dit
00:39:07le 3e émission.
00:39:08Exécution provisoire.
00:39:09Oui, absolument.
00:39:10Et pas d'appel.
00:39:11On est tout de suite
00:39:12en cassation.
00:39:13Allez, à tout de suite.
00:39:14Sud Radio,
00:39:15votre avis
00:39:16fait la différence.
00:39:17J'adore vos débats.
00:39:18On entend des choses
00:39:19qui changent un peu
00:39:20de la doxa généraliste
00:39:21qu'on entend
00:39:22trop partout.
00:39:23Sud Radio,
00:39:24parlons vrai.
00:39:25Les vraies voix Sud Radio
00:39:2617h-19h.
00:39:27Philippe David,
00:39:28Cécile de Ménibus.
00:39:29Bienvenue,
00:39:30chers amis.
00:39:31Merci en tout cas
00:39:32de votre fidélité.
00:39:33On est ravis
00:39:34de vous accueillir
00:39:35tous les jours
00:39:36avec un Philippe Bilger,
00:39:37très énergique,
00:39:38auteur,
00:39:39écrivain,
00:39:40magistral.
00:39:41C'est vraiment gentil.
00:39:42Ça me donne
00:39:43un moral d'acier,
00:39:44ma chère.
00:39:45Pour aborder
00:39:46le jeu.
00:39:47Le jeu,
00:39:48bien entendu.
00:39:49J'opère trop régulièrement
00:39:50depuis quelques temps.
00:39:51Oui, j'essaie.
00:39:52Françoise de Gouart
00:39:53est avec nous.
00:39:54Salut, salut.
00:39:55Salut les amis,
00:39:56ça va ?
00:39:57Qui gagne pas mal,
00:39:58Françoise de Gouart.
00:39:59Oui, oui, souvent.
00:40:00Elle est assez bonne.
00:40:01Oui, oui, souvent.
00:40:02Elle a rivé les yeux
00:40:03aux rouges,
00:40:04parce que je pense
00:40:05qu'elle a tout regardé
00:40:06pendant toute la nuit,
00:40:07complètement.
00:40:08Ça aussi,
00:40:09je vais le noter,
00:40:10je vais le noter.
00:40:11Même quand elle ne triche pas,
00:40:12elle gagne.
00:40:13Oui, c'est ça
00:40:14qui est assez bizarre,
00:40:15quand même.
00:40:16Est-ce que je sais
00:40:17qu'elle ne triche pas ?
00:40:18Jean-Christophe Combi.
00:40:19On gagnerait toujours
00:40:20s'il y avait un quiz littéraire,
00:40:21etc.
00:40:22Mais jamais,
00:40:23ils nous font ce cadeau,
00:40:24Tintin et Milou,
00:40:25Pif Gadget,
00:40:26Astérix,
00:40:27La Fédale,
00:40:28La Tiale,
00:40:29voilà.
00:40:30Et la Bibliothèque Rose,
00:40:31n'oubliez pas.
00:40:32Et ce n'est pas du tout
00:40:33pour introduire
00:40:34Jean-Christophe Combi
00:40:35en secrétaire national
00:40:36du syndicat de police
00:40:37unité MI.
00:40:38J'ai eu peur.
00:40:39Allez,
00:40:40Pascal,
00:40:41vous êtes avec nous ?
00:40:42Oui,
00:40:43c'est sûr.
00:40:44Et c'est à vous
00:40:45de lancer le jingle.
00:40:46Alors,
00:40:47le qui gagne quoi
00:40:48avec le légendaire
00:40:49moment de foi
00:40:50du coup de visière ?
00:40:52C'est dingue !
00:40:53Je n'écoute qu'au légendaire.
00:40:54Ça se ressent tant que ça.
00:40:55C'est fou,
00:40:56c'est fou,
00:40:57c'est fou.
00:40:58Il me fable les choses.
00:40:59Oui,
00:41:00je suis sûre qu'il va falloir...
00:41:01T'as vu le titre qu'il a donné ?
00:41:02C'est genre
00:41:03« Qu'est-ce qu'il a dit quoi ? »
00:41:04« Qui est-ce qui a dit quoi ? »
00:41:05On n'arrivera jamais
00:41:06à déposer ce titre,
00:41:07je vous le dis tout de suite.
00:41:08Question,
00:41:09qui c'est qui qui l'a dit ?
00:41:10A Paris,
00:41:11il n'y aura aucun accord
00:41:12avec LFI
00:41:13au niveau national,
00:41:14le contexte est différent.
00:41:15Pascal ?
00:41:16Emmanuel Méguor.
00:41:17Emmanuel Méguor,
00:41:18ce matin sur Sud Radio.
00:41:19Qui c'est qui qui l'a dit,
00:41:20Pascal,
00:41:21sur le procès de Marine Le Pen ?
00:41:22Je ne suis pas d'accord
00:41:23pour qu'on tranche par la justice
00:41:24des choses qui doivent être tranchées
00:41:25par les urnes.
00:41:26Mélenchon ?
00:41:27Non.
00:41:28Bonparc ?
00:41:29Non.
00:41:30Pas mal.
00:41:31Mathilde Panot ?
00:41:32Clémence Guettet ?
00:41:33Non.
00:41:34Coquerel ?
00:41:35Bonne réponse
00:41:36de Françoise de Gouin
00:41:37qui a aigréné
00:41:38tout le bureau politique
00:41:39de LFI.
00:41:40Je me suis souvenue
00:41:41qu'elle avait dit
00:41:42qu'il n'y aurait pas d'accord
00:41:43avec LFI.
00:41:44C'est fou,
00:41:45c'est fou.
00:41:47Je me suis souvenue
00:41:48qu'il en parlait tout à l'heure.
00:41:49Il manquait de logue,
00:41:50mais bon,
00:41:51il ne sait pas lire.
00:41:52Qui c'est qui
00:41:53qui l'a dit
00:41:54sur le procès de Marine Le Pen ?
00:41:55Cette date
00:41:56restera un jour
00:41:57très sombre
00:41:58pour la démocratie française.
00:42:03Ça pourrait être Ciotti ?
00:42:04Non.
00:42:05C'est un eurodéputé.
00:42:06Je vous aide.
00:42:07C'est Nicolas B ?
00:42:08Non.
00:42:09Mardelaz ?
00:42:10Mélamy ?
00:42:11Mélamy,
00:42:12bonne réponse.
00:42:13C'est vrai.
00:42:14Philippe Bigeard
00:42:15était un peu plus rapide.
00:42:16Vous voyez que je suis honnête,
00:42:17moi, Philippe Bigeard.
00:42:18Miraculeux.
00:42:19Vous essayez de vous racheter,
00:42:20c'est tout.
00:42:21Qui c'est qui
00:42:22qui l'a dit,
00:42:23Pascal,
00:42:24sur la guerre commerciale
00:42:25avec les USA ?
00:42:26C'est le début
00:42:27d'une marche
00:42:28vers l'indépendance
00:42:29de l'Europe.
00:42:30Alors,
00:42:31c'est une femme
00:42:32mondialement connue
00:42:33qui a eu de grands rôles
00:42:34politiques en France.
00:42:35Oui, bien sûr,
00:42:36je sais ce qu'il s'est dit.
00:42:37Euh...
00:42:38C'est Lagarde ?
00:42:39Non,
00:42:40il parlait,
00:42:41mais je n'ai pas entendu
00:42:42que tout le monde...
00:42:43C'est Lagarde ?
00:42:44Bonne réponse,
00:42:46il a dit avant ?
00:42:47Mais on l'a dit en même temps
00:42:48alors que l'autre...
00:42:49Mais vous plaisantez, vous ?
00:42:50Non,
00:42:51alors là,
00:42:52Maxime...
00:42:53Mais ce n'est pas vrai,
00:42:54on attendait...
00:42:55On attendait...
00:42:56Qui a dit
00:42:57le premier Lagarde ?
00:42:58On demande l'avare.
00:42:59J'étais concentré
00:43:00sur ce que disait l'auditeur.
00:43:01Non,
00:43:02je pense que c'est Philippe.
00:43:03Mais c'est parce que j'attendais
00:43:04qu'il parle,
00:43:05je crois que c'est Philippe.
00:43:06Pour une France verte,
00:43:07c'est lamentable.
00:43:08Pascal,
00:43:09Pascal.
00:43:10Vous voudriez faire
00:43:11un ballon petit,
00:43:12exprès, une vare ?
00:43:13Il y a une vare,
00:43:14il y a une vare.
00:43:15Allez, allez, allez.
00:43:16Qui c'est qui,
00:43:17qui l'a dit ?
00:43:18La gauche est prête
00:43:19à se rassembler.
00:43:20Le temps est venu
00:43:21de produire
00:43:22une candidature commune.
00:43:23Pascal.
00:43:24Alors là,
00:43:25je ne sais pas qui c'est
00:43:26qui a dit
00:43:27quelque connerie,
00:43:28mais...
00:43:29Olivier Faure.
00:43:30Bonne réponse
00:43:31de Françoise de Gaulle.
00:43:32Olivier Faure.
00:43:33Qui c'est qui,
00:43:34qui l'a dit ?
00:43:35Pascal.
00:43:36Je préfère mille fois
00:43:37combattre Madame Le Pen
00:43:38dans les urnes qu'ailleurs.
00:43:39Maintenant,
00:43:40je veux que la justice
00:43:41puisse appliquer la loi.
00:43:42Pascal.
00:43:43Je l'ai dit, non ?
00:43:44C'est ta meilleure chance ?
00:43:45Non.
00:43:46Non.
00:43:47Non.
00:43:48C'est un ministre.
00:43:49Un ministre.
00:43:50Un ministre.
00:43:51Qui est très connu
00:43:52pour sa carotte.
00:43:53Qui n'est pas de l'intérieur.
00:43:54Pour faim.
00:43:55Cap.
00:43:56Qu'est-ce que c'est,
00:43:57c'est connu ?
00:43:58Qui n'est pas de l'intérieur.
00:43:59Personne ne s'appelle
00:44:00Dépé.
00:44:01Ah mais oui,
00:44:02Jean-Noël Barraud.
00:44:03Non.
00:44:04Non.
00:44:05Qui n'est pas de l'intérieur.
00:44:06Qu'est-ce que vous avez dit,
00:44:07Pascal ?
00:44:08Non.
00:44:09Barraud.
00:44:10Non.
00:44:11Un joquet, par exemple.
00:44:12Quel ceinturion romain
00:44:13a offert la moitié de sa cape
00:44:14à quelqu'un ?
00:44:15Saint-Paul.
00:44:16Saint-Martin.
00:44:17Voilà.
00:44:18Bonne réponse
00:44:19de Philippe Billigé.
00:44:20La cape de Saint-Martin.
00:44:21Les gens qui ont
00:44:22de la culture historique.
00:44:23Le dernier.
00:44:24Le dernier.
00:44:25Qui c'est qui
00:44:26qui l'a dit 3 points
00:44:27« Je ne crois plus
00:44:28à rien avec la justice ».
00:44:29Pascal.
00:44:30Voilà quelqu'un
00:44:31ça pourrait être Pascal Brault.
00:44:32Non.
00:44:33Non.
00:44:34Laurent Giacobelli ?
00:44:35Non.
00:44:36C'est lui.
00:44:37C'est un maire.
00:44:38C'est lui.
00:44:39Ah mais oui,
00:44:40c'est lui à Lyon.
00:44:41Ah bon ?
00:44:42On y est arrivé.
00:44:43Bon bah écoutez,
00:44:44Philippe Billigé,
00:44:45François Sdegaux
00:44:46à égalité par 5 à 9.
00:44:47Est-ce que t'as triché
00:44:48avec la garde ?
00:44:49Pascal, 3 points.
00:44:50Quant à la police,
00:44:51c'est bizarre.
00:44:52Que ce soit vous,
00:44:53que ce soit Jean-Michel Fauvert,
00:44:54que ce soit Bruno Pommard,
00:44:55ça répond jamais.
00:44:56On n'a pas le temps.
00:44:57Nous on bosse,
00:44:58on n'a pas le temps.
00:44:59Il ne peut pas rédiger
00:45:00le dossier des constatations.
00:45:01Il ne peut pas tout faire.
00:45:02Tout est prioritaire
00:45:03chez nous,
00:45:04donc on bosse.
00:45:05Je sens qu'il a écouté la radio
00:45:06et qu'il a allumé la télé.
00:45:07Pascal, merci beaucoup
00:45:08en tout cas d'avoir participé
00:45:09à cette émission.
00:45:10C'était un plaisir
00:45:11de vous accueillir.
00:45:12On vous embrasse
00:45:13et bien entendu,
00:45:14continuez de nous écouter.
00:45:15Merci pour votre fidélité.
00:45:16Dans un instant,
00:45:17le journal.
00:45:18Et puis,
00:45:19Rémi André pour la météo
00:45:20avec une belle semaine
00:45:21en tout cas,
00:45:22j'espère.
00:45:23Ça va être un peu nuageux
00:45:24du côté de Philippe,
00:45:25David.
00:45:26Ah oui,
00:45:27je vais hurler
00:45:28et croyez-moi,
00:45:29il y en a certains,
00:45:30je ne vais pas leur donner
00:45:31le bon Dieu
00:45:32sans confession.
00:45:33Montrez-nous
00:45:34comment vous hurlez là.
00:45:35Ouh !
00:45:37Les Vraies Voix Sud Radio,
00:45:3917h-19h,
00:45:40Philippe David,
00:45:41Cécile de Ménibus.
00:45:43Philippe Bilger
00:45:44est avec nous
00:45:45avec son livre
00:45:46« Me Too Much »
00:45:47aux éditions
00:45:48Heliopole,
00:45:49Françoise Degoy,
00:45:50Editorial Igen,
00:45:51Christophe Couville,
00:45:52secrétaire national
00:45:53du Syndicat Police Unité,
00:45:54M.I.
00:45:55Philippe David
00:45:56et en attendant,
00:45:57le 0826 300 300,
00:45:58vous nous laissez
00:45:59des messages
00:46:00et nous les écoutons.
00:46:01Oui, bonjour André
00:46:02Meillon sur Garonne.
00:46:03Voilà,
00:46:04je veux intervenir.
00:46:05Je n'ai jamais voté
00:46:06pour Mme Le Pen.
00:46:07Bien entendu,
00:46:08mais je le trouve antidémocratique
00:46:09ce qu'on est en train de faire.
00:46:10Il n'y a pas
00:46:11d'enrichissement personnel
00:46:12pour Mme Le Pen.
00:46:13C'est pour son organisation.
00:46:14De notre part,
00:46:15ça n'a rien à voir
00:46:16avec le côté
00:46:17de M. Sarkozy.
00:46:18Sarkozy,
00:46:19il est corrompu lui.
00:46:20C'est différent.
00:46:21C'est antidémocratique
00:46:22mais surtout,
00:46:23c'est refuser
00:46:24une partie
00:46:25de la population
00:46:26qui est vraiment mécontente.
00:46:27Je vous remercie
00:46:28de m'écouter.
00:46:29Merci beaucoup.
00:46:30Philippe Bilger,
00:46:31M.I.
00:46:32Philippe David,
00:46:33Cécile de Ménibus,
00:46:34Philippe Bilger.
00:46:35La distinction
00:46:36est assez pertinente.
00:46:37Mais bon,
00:46:38enfin,
00:46:39on peut...
00:46:40Je trouve que
00:46:41voilà un homme
00:46:42qui est scandalisé,
00:46:43enfin,
00:46:44de manière très calme
00:46:45par la décision
00:46:46qui est prise
00:46:47à l'égard
00:46:48de Marine Le Pen.
00:46:49Ça montre
00:46:50qu'au-delà
00:46:51de l'esprit partisan,
00:46:52il y a des indignations citoyennes.
00:46:53Oui,
00:46:54après,
00:46:55vous allez voir
00:46:56le niveau
00:46:57des indignations citoyennes.
00:46:58Je pense que
00:46:59les applaudissements
00:47:00seront tout à fait
00:47:01les mêmes.
00:47:02Je pense que
00:47:03les applaudissements
00:47:04seront tout aussi forts
00:47:05et puissants
00:47:06parce que vous ne pouvez pas demander
00:47:07et je rejoins Jean-Christophe
00:47:08qui ne disait pas ça tout à fait.
00:47:09Vous ne pouvez pas demander
00:47:10à des gamins
00:47:11qui brûlent des bagnoles,
00:47:13qui se comportent
00:47:14de façon lamentable
00:47:15par rapport
00:47:16à l'esprit des lois
00:47:17de ce pays,
00:47:18si vous voulez,
00:47:19si la tête,
00:47:20le poisson pourrit par la tête,
00:47:21disait Mao,
00:47:22il ne dit pas que des conneries.
00:47:23Si à la tête,
00:47:24si vous voulez,
00:47:25de la pyramide sociale,
00:47:26que représente
00:47:27la vie politique ?
00:47:28Vous n'avez pas
00:47:29les gens exemplaires ?
00:47:30Il dit,
00:47:31il n'y a pas d'enrichissement personnel ?
00:47:32OK, c'est pour son parti.
00:47:334 millions d'œufs ?
00:47:34Non mais sérieusement ?
00:47:354 millions d'œufs,
00:47:36ce n'est pas de l'argent magique,
00:47:37l'argent de la communauté européenne,
00:47:38de la commission européenne.
00:47:39C'est votre argent,
00:47:40c'est le tien,
00:47:41c'est le mien.
00:47:42Moi, j'en ai un peu marre
00:47:43depuis ce matin.
00:47:44On ne parle que
00:47:45de l'exécution présidentielle.
00:47:46On oublie le chef.
00:47:47Elle est condamnée
00:47:48pour détournement de fonds
00:47:49à hauteur de 4 millions d'œufs.
00:47:50Vous réalisez
00:47:51ce que ça veut dire ?
00:47:52Elle veut être
00:47:53candidate à la présidentielle
00:47:54mais ce serait
00:47:55un leader de gauche.
00:47:56Je vous dirais
00:47:57la même chose.
00:47:58C'est-à-dire que moi,
00:47:59Gérard Calusac,
00:48:00ce qu'il a fait,
00:48:01ça m'a effondré
00:48:02pourtant en tant que socialiste.
00:48:03Donc sérieusement,
00:48:04réveillons-nous un peu.
00:48:05Mais la divergence
00:48:06d'appréciation
00:48:07sur le rôle
00:48:08des assistants
00:48:09n'est pas d'un crime ?
00:48:10Oui.
00:48:11Il n'y a pas de divergence.
00:48:12Mais après,
00:48:13il faut surtout
00:48:14tomber tout le monde
00:48:15parce que
00:48:16le modèle l'a fait,
00:48:17la gauche l'a fait.
00:48:18Non, jamais
00:48:19sur les assistants
00:48:20parlementaires.
00:48:21Elle est fille.
00:48:22Elle est fille,
00:48:23bien sûr.
00:48:24C'est la gauche ?
00:48:25Non, c'est la gauche.
00:48:26C'est la gauche.
00:48:27Non, c'est elle et fille.
00:48:28Ce n'est pas pareil.
00:48:29D'ailleurs, c'est peut-être aussi pour ça
00:48:30qu'actuellement
00:48:31les partis politiques
00:48:32sont quand même
00:48:33assez calmes
00:48:34par rapport à la décision
00:48:35et qu'ils relativisent tout
00:48:36parce qu'ils savent très bien
00:48:37qu'aussi, dans pas longtemps,
00:48:38ils vont peut-être passer
00:48:39au tourniquet.
00:48:40J'aimerais bien qu'on ne soit pas
00:48:41sur la globalisation
00:48:42parce que depuis
00:48:43plusieurs jours,
00:48:44les Verts,
00:48:45le PS et le PC
00:48:46sont très clairs
00:48:47en disant
00:48:48parce qu'eux,
00:48:49ils ne sont pas là-dedans.
00:48:50Il y a peut-être
00:48:51d'autres dossiers,
00:48:52mais là, il n'y en a pas.
00:48:53Effectivement,
00:48:54il gaudit pour l'instant.
00:48:55Il gaudit et puis
00:48:56il fait bien de gaudir.
00:48:57Mais en fait,
00:48:58je pense que
00:48:59effectivement,
00:49:00les gens ont l'impression
00:49:01qu'on leur vole
00:49:02quelque part
00:49:03le match
00:49:04parce que
00:49:05c'est une exécution provisoire.
00:49:06En fait,
00:49:07si vous voulez,
00:49:08dans le mode démocratique,
00:49:09il y a toujours un appel.
00:49:10Donc là, vous êtes condamné
00:49:11en première instance,
00:49:12vous devez faire appel
00:49:13et c'est qu'à l'issue
00:49:14de l'appel
00:49:15et après la cassation
00:49:16que vous êtes réellement
00:49:17déclaré coupable.
00:49:18Sauf que là, vous êtes déjà
00:49:19pénalisé avant même.
00:49:20Les premiers partis
00:49:21qui ont demandé
00:49:22plus de justice
00:49:24C'est ça qui choque
00:49:25dans la tête des Français.
00:49:26Allez, on n'a pas fini.
00:49:27Bien entendu,
00:49:28on a encore une heure
00:49:29d'émission.
00:49:30Ne vous inquiétez pas.
00:49:31Dans un instant,
00:49:32ne soyez pas plus en colère
00:49:33que David.
00:49:34D'accord.
00:49:35Vous savez que
00:49:36l'une des principales
00:49:37spécialités culinaires
00:49:38de l'Ardèche,
00:49:39c'est la crème de marron.
00:49:40Oui, c'est dire.
00:49:41Je vais vous amener
00:49:42dans l'Ardèche
00:49:43parce que j'ai une grosse indigestion
00:49:44mais pas de crème de marron.
00:49:45Refaites-moi un petit cri
00:49:46d'énervement.
00:49:47Oh !
00:49:48Sud Radio.
00:49:49Parlons vrai.
00:49:50Parlons vrai.
00:49:51Sud Radio.
00:49:52Parlons vrai.
00:49:53Les vrais voix Sud Radio.
00:49:5517h-19h.
00:49:56Philippe David.
00:49:57Cécile de Ménibus.
00:49:58Et autour de cette table,
00:49:59de cette joyeusté,
00:50:00bien entendu,
00:50:01Françoise Degoy,
00:50:02Jean-Christophe Couvy,
00:50:03secrétaire national du syndicat
00:50:04Police Unité,
00:50:05Emy et Philippe Bilger,
00:50:06président de l'institut
00:50:07de la parole
00:50:08et auteur de Me Too Much
00:50:09aux éditions Éliopole.
00:50:10Joyeusté.
00:50:11Et une joyeusté,
00:50:12c'est quoi le contraire
00:50:13de joyeusté ?
00:50:14Une tristesté.
00:50:15Une tristesté.
00:50:16Une tristesté.
00:50:17Une tristesté.
00:50:18Une tristesté.
00:50:19Une tristesté.
00:50:20Une tristesté.
00:50:21La tristitude.
00:50:22La tristitude.
00:50:23La tristitude.
00:50:24La tristitude.
00:50:25La tristitude.
00:50:26Écoutez, j'adore l'idéologie.
00:50:27J'adore cette chanson.
00:50:28J'adore.
00:50:29Allez, tout de suite,
00:50:30la tristitude de Philippe David.
00:50:32Les vrais voix Sud Radio.
00:50:34Ça va vous faire plaisir,
00:50:35ça parle gendarmerie.
00:50:36Comme d'habitude,
00:50:37je vais remettre le clocher
00:50:38au milieu du village,
00:50:39un village qui s'appelle Privas,
00:50:41préfecture du département de l'Ardèche.
00:50:43Le képi au milieu du village.
00:50:44Absolument.
00:50:45Exactement.
00:50:46Ou la gendarmerie
00:50:47au milieu du village.
00:50:48Pourquoi Privas ?
00:50:49Parce qu'un jugement
00:50:50du tribunal administratif de Lyon,
00:50:52rendu il y a quelques jours
00:50:53est passé inaperçu.
00:50:54Pour un événement
00:50:55qui a eu lieu à Privas en 2022,
00:50:57on a pris son temps,
00:50:58trois ans,
00:50:59m'a mis hors de moi.
00:51:00En effet,
00:51:01en 2022,
00:51:02la gendarmerie de l'Ardèche
00:51:03avait organisé
00:51:04une célébration
00:51:05de la Sainte Geneviève,
00:51:06patronne des gendarmes.
00:51:07Une célébration
00:51:08qui a posé problème
00:51:09à l'association
00:51:10La Libre Pensée,
00:51:11connue pour les nombreux
00:51:12procès qu'elle a déjà fait,
00:51:14notamment contre des statues
00:51:15représentant des personnages
00:51:17de la religion catholique
00:51:18et qui a donc fait un recours
00:51:20devant le tribunal administratif.
00:51:22La décision a été rendue
00:51:23a posteriori la semaine dernière
00:51:25et la Sainte Geneviève 2022
00:51:27de la gendarmerie de l'Ardèche
00:51:29a été annulée,
00:51:30comme si on pouvait annuler
00:51:31un événement
00:51:32qui a déjà eu lieu.
00:51:33Au nom du principe de laïcité,
00:51:35un jugement motivé,
00:51:37parce qu'il y a eu
00:51:38un office religieux
00:51:39dans une église
00:51:40et que cela, je cite,
00:51:41a exprimé la reconnaissance
00:51:43d'un culte
00:51:44et une préférence religieuse.
00:51:45Et je n'en peux plus
00:51:46de ces associations
00:51:47qui font la chasse
00:51:48à nos traditions
00:51:49et qui ont oublié
00:51:50que des siècles d'histoire
00:51:51imbibées de christianisme
00:51:52ont laissé des traces en France.
00:51:54Je me souviens,
00:51:55lors de mon service militaire,
00:51:56que nous partions
00:51:57en permission
00:51:58de mon régiment d'instruction
00:51:59en criant
00:52:00« Et par Saint Michel,
00:52:01vive les paras ! »
00:52:02avant de le remplacer
00:52:03dans mon régiment d'affectation
00:52:04par « Et par Saint Christophe,
00:52:05vive le train ! ».
00:52:06Tant les pompiers
00:52:07que les soldats du génie
00:52:08fêtent la Sainte Barbe.
00:52:09Va-t-on leur interdire
00:52:10de la fêter
00:52:11au nom de la laïcité ?
00:52:12Va-t-on débaptiser
00:52:13Saint-Étienne
00:52:14ou Lucin-Sauveur ?
00:52:15Clin d'œil
00:52:16à la Vallée-Thaï
00:52:17au nom de la laïcité ?
00:52:18Va-t-on rebaptiser
00:52:19les fromages
00:52:20de Saint-Marcelin,
00:52:21les 25% sur Sioul
00:52:22et pourquoi pas
00:52:23les coquilles Saint-Jacques
00:52:24au nom de la laïcité ?
00:52:25Alors,
00:52:26aux gens de la libre-pensée,
00:52:27il y a des attaques
00:52:28contre la laïcité
00:52:29à mon avis
00:52:30beaucoup plus agressives
00:52:31que les gendarmes
00:52:32qui fêtent
00:52:33la Sainte Geneviève
00:52:34ou une statue
00:52:35sur la place d'un village.
00:52:36Mais c'est vrai,
00:52:37à chacun ses priorités.
00:52:40Des raisons,
00:52:41il y en a marre
00:52:42de la laïcité
00:52:43qu'on met
00:52:44à toutes les sauces.
00:52:45Je déteste
00:52:46les intégristes,
00:52:47les laïcards,
00:52:48ces gens
00:52:49qui empêchent les gens
00:52:50de vivre,
00:52:51de fêter,
00:52:52de célébrer
00:52:53les racines chrétiennes
00:52:54de la France.
00:52:55J'allais dire
00:52:56une grosse fierté.
00:52:57On va les priver
00:52:58de crème de marron.
00:52:59Ah bah non,
00:53:00mais je suis d'accord
00:53:01avec vous.
00:53:02Après,
00:53:03les attaques sur la laïcité,
00:53:04elles sont très nombreuses
00:53:05dans tous les sens
00:53:06d'ailleurs,
00:53:07mais je suis absolument
00:53:08d'accord avec vous.
00:53:09C'est complètement débile.
00:53:10On va pas nous dire
00:53:11que ce n'est plus
00:53:12la Sainte-Barbe.
00:53:13Alors imagine,
00:53:14la Sainte-Barbe,
00:53:15le 13 juillet,
00:53:16je crois que c'est ça.
00:53:17Le 13 juillet,
00:53:18le bal du 14 juillet,
00:53:19les pompiers fêtent
00:53:20la Sainte-Barbe,
00:53:21il n'y a plus.
00:53:22Non, mais des tribunaux
00:53:23pour ça.
00:53:24Non, non,
00:53:25bien sûr.
00:53:26La libre-pensée,
00:53:27on vous aime bien,
00:53:28mais mettez votre énergie
00:53:29ailleurs.
00:53:30Non, la libre-pensée,
00:53:31on les aime pas.
00:53:32Non, mais bon.
00:53:33Non, pas comme ça,
00:53:34parce que justement,
00:53:35ils font du mal
00:53:36à la libre-pensée.
00:53:37Non, mais bon,
00:53:38ça va, on les laisse.
00:53:39Parce qu'en fait,
00:53:40justement,
00:53:41ça se respecte.
00:53:42Nos grands-parents
00:53:43avaient une certaine rectitude,
00:53:44et là, aujourd'hui,
00:53:45effectivement,
00:53:46on attaque tout et n'importe quoi.
00:53:47Et franchement,
00:53:48oui, c'est désolant.
00:53:49C'est désolant,
00:53:50parce qu'il y a d'autres priorités.
00:53:51Et encore une fois,
00:53:52on engorge des tribunaux
00:53:53pour des bêtises,
00:53:54parce que ça reste des bêtises.
00:53:55Il y a un seul cas
00:53:56où je soutiendrais la libre-pensée,
00:53:57c'est si un jour,
00:53:58une ville faisait une statue
00:53:59de Sainte-Françoise de Gois,
00:54:00parce que là,
00:54:01c'est vraiment pas une sainte,
00:54:02et je crierais au scandale.
00:54:03Mais moi aussi,
00:54:04je dirais...
00:54:06Non !
00:54:07Vous savez ce que disait Montagne,
00:54:10du plus haut qu'on tombe,
00:54:11on compte toujours sur son cul.
00:54:12Non, mais c'est par rapport aux statues,
00:54:14vous savez,
00:54:15les statues,
00:54:16quoi qu'il advienne,
00:54:17il y a toujours,
00:54:18à un moment donné,
00:54:19des pigeons qui viennent faire caca dessus.
00:54:20Donc ça vous ramène quand même
00:54:21aux statues.
00:54:22Mais c'est vrai que
00:54:23vous avez absolument raison.
00:54:24Bon, la libre-pensée,
00:54:25si vous nous écoutez,
00:54:26c'est votre énergie.
00:54:270,826,
00:54:28300,
00:54:29300.
00:54:30Réfléchissez,
00:54:31post-fraîcheur,
00:54:32soyez sympas,
00:54:33lâchez-vous un peu.
00:54:34Merci beaucoup,
00:54:35Philippe, David.
00:54:36Justement,
00:54:37ce numéro,
00:54:380,826,
00:54:39300,
00:54:40300.
00:54:41Si vous voulez réagir
00:54:42sur la condamnation
00:54:43de Marine Le Pen,
00:54:44est-ce que vous trouvez ça scandaleux,
00:54:45mérité ?
00:54:46On vous attend,
00:54:47bien entendu,
00:54:48au standard.
00:54:49Allez,
00:54:50l'info en plus
00:54:51avec Félix Mathieu.
00:54:52Et Jordan Bardella
00:54:53en appel
00:54:54à une mobilisation populaire
00:54:55après la peine
00:54:56d'inégibilité immédiate
00:54:57prononcée contre Marine Le Pen.
00:54:58Oui,
00:54:59le président du RN
00:55:00vient de lancer
00:55:01sur les réseaux sociaux
00:55:02cet appel à une mobilisation
00:55:03populaire et pacifique.
00:55:04C'est ce qu'il dit,
00:55:05appel accompagné
00:55:06par un lien vers une pétition
00:55:07sur le site du RN
00:55:08où l'on peut lire
00:55:09les mots
00:55:10dictature des juges.
00:55:11La condamnation
00:55:12avec exécution
00:55:13provisoire de Marine Le Pen
00:55:14qui l'empêche
00:55:15d'être candidate
00:55:16en 2027
00:55:17est un scandale démocratique,
00:55:18écrit Jordan Bardella.
00:55:19Par notre mobilisation
00:55:21populaire et pacifique,
00:55:22montrons-leur,
00:55:23dit-il,
00:55:24que la volonté du peuple
00:55:25est plus forte.
00:55:26Beaucoup de réactions
00:55:27vont dans le même sens
00:55:28au-delà du RN,
00:55:29Félix.
00:55:30Chez LR,
00:55:31par exemple,
00:55:32il écrit
00:55:33« Quoi qu'on pense du RN
00:55:34et de l'affaire jugée aujourd'hui,
00:55:35cette date restera un jour
00:55:36très sombre
00:55:37pour la démocratie française.
00:55:38La candidate
00:55:39que les sondages
00:55:40placent de fait
00:55:41en tête à l'élection présidentielle
00:55:42est empêchée
00:55:43de concourir
00:55:44par une décision de justice.
00:55:45Cet événement
00:55:46inédit
00:55:47laissera des traces profondes. »
00:55:48écrit François-Xavier Bellamy.
00:55:49Même Marion Maréchal,
00:55:50qui avait quitté le Bercail,
00:55:51le parti familial,
00:55:52semble réconcilié
00:55:53avec sa tante.
00:55:54Des juges
00:55:55se pensant
00:55:56au-dessus du peuple souverain
00:55:57ont décidé d'exécuter
00:55:58dans un tribunal
00:55:59celle qu'ils n'ont jamais
00:56:00pu faire reculer
00:56:01dans les urnes.
00:56:02« Marine Le Pen
00:56:03menait notre camp
00:56:04sur le chemin de la victoire.
00:56:05C'est sa seule culpabilité.
00:56:06C'est bien pour ça
00:56:07qu'elle est condamnée. »
00:56:08écrit Marion Maréchal.
00:56:09« Ce n'est pas au juge
00:56:10de décider
00:56:11pour qui doit voter le peuple. »
00:56:12lui fait écho Eric Zemmour.
00:56:13« Quel que soit
00:56:14nos désaccords,
00:56:15Marine Le Pen
00:56:16est légitime
00:56:17pour se présenter
00:56:18devant le suffrage. »
00:56:19écrit le fondateur
00:56:20de Reconquête.
00:56:21Le chef de file
00:56:22des députés LR,
00:56:23Laurent Wauquiez,
00:56:24regrette, lui,
00:56:25une décision très lourde
00:56:26et exceptionnelle.
00:56:27Et puis, même à gauche,
00:56:28on trouve quelques réactions
00:56:29qui vont dans ce sens.
00:56:30« La décision
00:56:31de destituer un élu
00:56:32devrait revenir au peuple. »
00:56:33écrit Jean-Luc Mélenchon.
00:56:34D'ailleurs,
00:56:35Eric Coquerel
00:56:36de La France Insoumise,
00:56:37président de la commission
00:56:38des finances de l'Assemblée LFI,
00:56:39ne disait pas autre chose
00:56:40ce matin sur LCI,
00:56:41juste avant la décision
00:56:42du tribunal.
00:56:43« Je ne suis pas d'accord
00:56:44pour qu'on tranche
00:56:45par la justice
00:56:46des choses
00:56:47qui doivent être tranchées
00:56:48par les urnes.
00:56:49Et Marine Le Pen,
00:56:50vous le savez,
00:56:51le Rassemblement National,
00:56:52c'est notre principal adversaire.
00:56:53Nous voulons battre
00:56:54dans les urnes.
00:56:55De manière générale,
00:56:56je ne suis pas pour
00:56:57le fait que les gens
00:56:58ne puissent pas faire
00:56:59des recours.
00:57:00Ça victimiserait
00:57:01le Rassemblement National.
00:57:02Ils ont 8 millions d'électeurs
00:57:03aux dernières élections.
00:57:04Vous voyez bien
00:57:05ce qui serait considéré
00:57:06par ces électeurs.
00:57:07Je ne suis pas,
00:57:08par principe,
00:57:09pour des mesures
00:57:10exécutoires de ce type.
00:57:11Donc, je pense
00:57:12qu'on a le droit
00:57:13aux recours
00:57:14jusqu'à ce que
00:57:15ceux-ci soient épuisés.
00:57:16Quand ceux-là sont épuisés,
00:57:17la peine doit s'appliquer. »
00:57:18Eric Coquerel
00:57:19de La France Insoumise.
00:57:20Alors bon,
00:57:21beaucoup à gauche
00:57:22vont quand même
00:57:23dans le sens inverse,
00:57:25Marine Le Pen
00:57:26et ses 20 complices
00:57:27ne sont pas victimes.
00:57:28Ils sont coupables.
00:57:30« Lui, c'est un lâche, Ruffin.
00:57:32Je ne l'ai jamais...
00:57:33À un moment donné,
00:57:34je trouvais
00:57:35qu'il représentait
00:57:36une espérance.
00:57:37Depuis qu'il a
00:57:38quitté Mélenchon,
00:57:39c'est très étrange.
00:57:40Il ne parvient pas
00:57:41à montrer le courage
00:57:42qu'il avait avant. »
00:57:43« Par ailleurs,
00:57:44ce qu'il dit
00:57:45est extrêmement juste.
00:57:46Je dirais
00:57:47qu'il est reconnu coupable.
00:57:48Ça me fait sourire, en fait.
00:57:49J'adore entendre
00:57:50l'hypocrisie
00:57:51des républicains.
00:57:52J'adore l'hypocrisie
00:57:53des républicains.
00:57:54Parce que c'est quand même
00:57:55par ici la bonne soupe.
00:57:56Eric Zemmour,
00:57:57là, ça y est.
00:57:58Tout le monde a repris
00:57:59des couleurs
00:58:00avec l'élimination
00:58:01de Marine Le Pen. »
00:58:02Jean-Christophe ?
00:58:03« Oui, non mais ça va...
00:58:04Effectivement,
00:58:05c'est un choc
00:58:06parce que ça va rebattre
00:58:07les cartes
00:58:08complètement
00:58:09pour 2027.
00:58:10Et en fait,
00:58:11maintenant,
00:58:12tous les jeux sont faits.
00:58:13Ça va créer des couloirs
00:58:14peut-être même à droite
00:58:15qui étaient bien étroits
00:58:16et du coup,
00:58:17ça va ouvrir des perspectives
00:58:18pour certains ou certaines.
00:58:19Donc oui,
00:58:20là, c'est le chamboule-tout.
00:58:21»
00:58:22Je vais vous remettre
00:58:23ce numéro.
00:58:240826
00:58:25300 300.
00:58:26Mais dites-nous
00:58:27ce que vous en pensez.
00:58:28Il y a deux camps.
00:58:29Il y a certains
00:58:30qui décident
00:58:31de dire que c'est
00:58:32totalement politique
00:58:33et d'autres qui disent
00:58:34que c'est totalement mérité.
00:58:35On craint aussi
00:58:36pour d'autres parties,
00:58:37Françoise aussi,
00:58:38qui pourraient tomber
00:58:39sur ce même sujet.
00:58:40« Oui, ça c'est mon coup de gueule.
00:58:41C'est ça.
00:58:42Oui, c'est-à-dire
00:58:43que j'entends bien, moi,
00:58:44ce que dit Jean-Luc Mélenchon
00:58:45et ce que dit Eric Coquerel.
00:58:46Parce qu'évidemment,
00:58:47il y a quelque chose
00:58:48de similaire
00:58:49qui est en train d'arriver
00:58:50et vous savez
00:58:51que les juges européens
00:58:52ont remis à la justice française
00:58:53toute une enquête
00:58:54qui date de 2017
00:58:55sur les assistants parlementaires
00:58:56de Jean-Luc Mélenchon
00:58:57et évidemment,
00:58:58on va voir
00:58:59ce que ça peut donner
00:59:00mais ça peut aller vite aussi.
00:59:01Absolument.
00:59:02Ce numéro 0826
00:59:03300 300,
00:59:04c'est Frédéric
00:59:05qui est avec nous.
00:59:06Bonsoir Frédéric.
00:59:07Bonsoir Frédéric.
00:59:08Oui, bonsoir messieurs,
00:59:09bonsoir madame.
00:59:10Bonsoir.
00:59:11Je vous appelais
00:59:12par rapport à l'inéligibilité
00:59:13de Madame Le Pen
00:59:14et la question que je me posais
00:59:15parce que j'ai cru
00:59:16qu'on me prenait
00:59:17pour des gens
00:59:18qui n'étaient pas
00:59:19parce que j'ai cru comprendre
00:59:20qu'il avait été évoqué ça
00:59:21tout à l'heure
00:59:22quand vous parliez.
00:59:23Est-ce qu'il y a eu
00:59:24dans d'autres pays européens
00:59:25des décisions
00:59:26qui ont relaxé
00:59:27les députés européens
00:59:28qui avaient fait
00:59:29la même chose
00:59:30avec leurs propres
00:59:31attachés parlementaires
00:59:32parce qu'ils avaient été relaxés
00:59:33parce qu'effectivement
00:59:34ils reconnaissaient
00:59:35que l'attaché parlementaire
00:59:36était attaché
00:59:37aux députés européens
00:59:38et qu'il avait été
00:59:39relaxé
00:59:40parce qu'il avait été
00:59:41relaxé
00:59:42parce qu'il avait été
00:59:43relaxé
00:59:44parce qu'effectivement
00:59:45il reconnaissait
00:59:46que l'attaché parlementaire
00:59:47était attaché
00:59:48aux députés européens
00:59:49qui pouvaient soit
00:59:50l'utiliser dans le cadre
00:59:51du parlement
00:59:52soit en tant que député local
00:59:53parce qu'à ce moment-là
00:59:54on pourrait légitimement
00:59:55se poser la question
00:59:56de savoir
00:59:57comment fait-il
00:59:58que l'Europe
00:59:59elle-même
01:00:00ne prévoit pas
01:00:01des dispositions
01:00:02harmonisées
01:00:03entre les pays
01:00:04sur un point aussi important
01:00:05c'est qu'il y a
01:00:06une inégalité
01:00:07devant la loi
01:00:08par rapport
01:00:09à l'attaché parlementaire
01:00:10et à l'attaché parlementaire
01:00:11et à l'attaché parlementaire
01:00:12et à l'attaché parlementaire
01:00:13et à l'attaché parlementaire
01:00:14et à l'attaché parlementaire
01:00:15et à l'attaché parlementaire
01:00:19entre les députés
01:00:20entre eux
01:00:21Elle a raison
01:00:22Non, non, je vais répondre
01:00:23à cette question
01:00:24parce que ça c'est un peu
01:00:25flou ce que vous dites Frédéric
01:00:26la réalité c'est que
01:00:27Marine Le Pen
01:00:28elle est française
01:00:29donc elle dépend
01:00:30de la législation française
01:00:31et c'est très bien
01:00:32qu'un attaché parlementaire
01:00:33fait de la législation
01:00:34à l'époque
01:00:35fait de la législation
01:00:36à Bruxelles
01:00:37ou au parlement
01:00:38à Strasbourg
01:00:39depuis les choses
01:00:40ont changé
01:00:41quand vous êtes député européen
01:00:42vous avez une enveloppe
01:00:43de 21 ou 22 000 euros
01:00:44payé directement
01:00:45d'ailleurs par le parlement
01:00:46européen
01:00:47enfin par Bruxelles
01:00:48directement
01:00:49les salaires sont payés
01:00:50directement
01:00:51vous avez droit
01:00:52à trois assistants
01:00:53à Bruxelles et Strasbourg
01:00:54et vous avez droit
01:00:55à deux assistants
01:00:56dans l'endroit
01:00:57où vous vivez
01:00:58donc il n'y a
01:00:59aucune contestation
01:01:00même sur
01:01:01la véracité
01:01:02du détournement
01:01:03de Marine Le Pen
01:01:04je sais bien
01:01:05que vous pensez
01:01:06à d'autres pays
01:01:07mais en l'occurrence
01:01:08Marine Le Pen
01:01:09elle est française
01:01:10donc elle applique
01:01:11la législation française
01:01:12Merci en tout cas Frédéric
01:01:13de nous avoir appelé
01:01:14on continue dans un instant
01:01:15on reviendra
01:01:16avec le projecteur
01:01:17des vraies voix
01:01:18sur ces lourdes réquisitions
01:01:19de justice
01:01:20contre Marine Le Pen
01:01:21décision madame
01:01:22décision
01:01:23décision pardon
01:01:240826 300 300
01:01:25vous allez pouvoir
01:01:26bien entendu
01:01:27commenter avec nous
01:01:28jusqu'à 19h
01:01:29dans un instant
01:01:30le tour de table
01:01:31de l'actu des vraies voix
01:01:32Philippe Bilger
01:01:33je vais parler
01:01:34de Donald Trump
01:01:35Françoise de Gaulle
01:01:36je vais parler
01:01:37du trio
01:01:38qui risque d'être éliminé
01:01:39de plus jamais voir le jour
01:01:40en 2027
01:01:41et puis Jean-Christophe Kouvi
01:01:42je vais parler
01:01:43d'une école maternelle
01:01:44à Saint-Ouen
01:01:45qui a été cassée
01:01:46à cause d'un point de deal
01:01:47qu'on n'arrive pas à purger
01:01:480826 300 300
01:01:49on a envie de vous entendre
01:01:50sur ce procès
01:01:51de Marine Le Pen
01:01:52on est ensemble
01:01:53jusqu'à 19h
01:01:54Sud Radio
01:01:55parlons vrai
01:01:56Sud Radio
01:01:57parlons vrai
01:01:58Les vraies voix Sud Radio
01:01:5917h-19h
01:02:00Philippe David
01:02:01Cécile de Ménibus
01:02:02entourés des meilleurs
01:02:03je le dis tous les jours
01:02:04mais bon
01:02:05on s'en fout
01:02:06c'est les meilleurs du jour
01:02:07c'est les gagnants
01:02:08Philippe Bilger
01:02:09c'est meilleur
01:02:10du lundi au vendredi
01:02:11Philippe Bilger
01:02:12c'est meilleur
01:02:13du lundi au vendredi
01:02:14Philippe il arrive toujours en tête
01:02:15on n'y peut rien
01:02:16c'est comme ça
01:02:17il court comme un lapin
01:02:18je fais une politique de prévention
01:02:19bien entendu
01:02:20alors que vous êtes bien devant
01:02:21c'est terrible
01:02:22c'est terrible
01:02:23Françoise de Gaulle
01:02:24qui court vite
01:02:25elle court vite
01:02:26mardi
01:02:27lundi et mercredi
01:02:28mais elle court pas dans le bon sens
01:02:29c'est ça son problème
01:02:30pas dans le bon sens
01:02:31pour Philippe Bilger
01:02:32ce soir on est en retard
01:02:33jamais jamais
01:02:34dès qu'il y a des bons bacs
01:02:35elle est toujours là
01:02:36Jean-Christophe Couvic
01:02:37qui est avec nous
01:02:38secrétaire nationale
01:02:39du syndicat police
01:02:40unité
01:02:41et vous
01:02:42au 0826 300 300
01:02:43puisqu'aujourd'hui
01:02:44c'est une édition spéciale
01:02:45sur la condamnation
01:02:46de Marine Le Pen
01:02:47à 4 ans
01:02:48dont 2 fermes
01:02:49et puis inégibilité
01:02:50donc elle ne pourra
01:02:51sans doute pas
01:02:52se présenter
01:02:53en 2027
01:02:54allez tout de suite
01:02:55Philippe Bilger
01:02:56vous vouliez requérir
01:02:57peut-être
01:02:58ou traiter
01:02:59Trump
01:03:00Marine Le Pen
01:03:01a été condamnée
01:03:02pour avoir transgressé
01:03:03une loi pénale
01:03:04détournement
01:03:05de fonds publics
01:03:06j'ai été intéressé
01:03:07par le fait
01:03:08qu'il y a eu
01:03:09un débat
01:03:10sur le fait
01:03:11qu'il y a eu
01:03:12un débat
01:03:13sur le fait
01:03:14que le président
01:03:15de la République
01:03:16ait été intéressé
01:03:17par Donald Trump
01:03:18qui
01:03:19est
01:03:20sur beaucoup de plans
01:03:21beaucoup plus déséquilibré
01:03:22que je ne le pensais
01:03:23à l'origine
01:03:24puisqu'il s'est
01:03:25vanté en blagant
01:03:26d'être capable
01:03:27de faire
01:03:28un 3ème mandat
01:03:29alors que la
01:03:30constitution américaine
01:03:31l'interdit
01:03:32et qu'il dit
01:03:33qu'il pourra
01:03:34tout à fait
01:03:35contourner
01:03:36la démocratie
01:03:37tout de même
01:03:38il y a quelque chose
01:03:39de singulier
01:03:40pour ne pas dire
01:03:41qu'il a eu
01:03:42un petit tempérament
01:03:43qui non seulement
01:03:44comme beaucoup de politiques
01:03:45parfois
01:03:46enfreint la loi
01:03:47mais qui
01:03:48s'en vante
01:03:49par avance
01:03:50qui dit
01:03:51au fond
01:03:52comme si c'était
01:03:53un jeu
01:03:54un jeu
01:03:55pour fendre
01:03:56de détruire
01:03:57de battre en brèche
01:03:58de transgresser
01:03:59les règles
01:04:00de son propre pays
01:04:01je me demande
01:04:02si véritablement
01:04:03il n'y a pas
01:04:04parfois
01:04:05un problème mentale
01:04:06chez lui
01:04:07Françoise de Gaulle
01:04:08oui d'ailleurs
01:04:09il a été incapable
01:04:10pendant quatre ans. Et puis le putsch, on y est quasiment au putsch à Washington. Après,
01:04:15il peut dire que c'est folklorique, sauf qu'à l'époque, si le vice-président le suit dans ce
01:04:19délire, ça peut très mal se terminer la démocratie américaine. Oui, je suis d'accord. Et il fait
01:04:25partie, comme dit Devens, de tous ces gens qui pourfendent en permanence l'État de droit. En
01:04:29gros, il y a une loi, il y a la Cour suprême, et on s'assoit dessus parce que seul compte ma
01:04:33décision. Ça s'appelle un régime illibéral et si vous poussez, ça devient une dictature. Donc oui,
01:04:39il y a une psyché, en tout cas, d'autoritarisme pur de la part, évidemment, de Donald Trump. Et
01:04:44c'est très dangereux, il n'y a plus rien à attendre, en fait. Je pense qu'il n'y a plus
01:04:47grand-chose à attendre. Nous, on a une image idyllique quand même des États-Unis. Ça nous
01:04:54fait rêver, New York, on a grandi, etc. Quand vous entendez le présentateur de Fox News qui
01:04:59dit « écoutez, sur le Groenland, on a bien envoyé deux bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki,
01:05:03c'était hier, on peut en envoyer une sur le Groenland », que vous entendez Donald Trump,
01:05:07vous dites « bon, qu'est-ce qu'on peut attendre, nous, de cette équipe-là ? » Pas grand-chose,
01:05:11en fait. Jean-Christophe Kouvi. En fait, c'est la première mythique des gens qui estiment avoir
01:05:15un destin. C'est-à-dire qu'ils se voient mal raccrocher les crampons, c'est le cas de dire,
01:05:18on parle à des footballeurs, des rugbymen, mais c'est un peu ça, et se dire « mais en fait,
01:05:22je suis là, je suis un élu parce que j'ai échappé quand même à plusieurs attentats,
01:05:27dont un qui était vraiment très très proche, voilà, c'est un miraculé ». Et donc, du coup,
01:05:31ça vous donne un sursaut d'énergie de dire « mais en fait, voilà, mon destin, maintenant,
01:05:35c'est ici, et à vie, je serai ce qu'il doit être ». Ça va se finir peut-être en démocrature,
01:05:41en fait. C'est le césarisme. On croit qu'un l'être annonce par avance qu'il a l'intention
01:05:47de transgresser la loi, et tout mènera. C'est le temps des monstres. Vous savez,
01:05:55Gramsci, il avait tout dit du fin fond de sa prison. Il avait dit « voilà, le vieux monde
01:05:59meurt, le nouveau monde peine à naître, et dans le clair-obscur surgissent les monstres ». On est
01:06:03dans le temps des monstres. On a Trump, on a Poutine, on a Xi, on a Millet en Argentine,
01:06:09c'est-à-dire des gens qui ne… Ce n'est pas le même plan.
01:06:11Mais si, bien sûr, parce que Millet, il fait pareil, il s'assoit aussi sur l'état de droit.
01:06:15Mais il est très efficace. Mais il n'y a aucune efficacité. Vous avez
01:06:18la population d'Argentine qui a… La pauvreté a augmenté de 30%. Mais vous ne pouvez pas parler
01:06:24d'efficacité quand vous avez 30% de gens de pauvres en plus. Enfin, moi, je veux bien tout
01:06:29ce qu'on veut, Philippe, mais vous pouvez le faire, mais moi, je suis contre ça.
01:06:34Non, non, mais c'est des monstres, en fait, au sens… Ce que dit Jean-Christophe est tout
01:06:38à fait exact. J'ai un destin. Le plus important, c'est ce que je pense. Et on y va.
01:06:43Votre tour de table, Françoise de Gouin, sur les…
01:06:45Je vais vite. C'est le trio. Moi, j'ai envie de l'appeler le trio infernal. Vous savez,
01:06:502017-2022, eh bien, il y avait Emmanuel Macron, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Déjà en
01:06:572017, ils frisent le second tour de façon très courte, Jean-Luc Mélenchon. 2022, bis répétita.
01:07:04Vous avez cette espèce de trou noir qui absorbe tout. Vous avez Le Pen-Macron et le trou noir
01:07:10Mélenchon qui embarquent. Eh bien, je me dis que peut-être que 2027 va être ce moment où il y
01:07:16en a deux, déjà, qui n'y seront pas. A priori, pas quasiment à 100%. Emmanuel Macron, ça c'est
01:07:22sûr, parce qu'il ne peut pas. Marine Le Pen, à 90%, n'y sera pas. Il reste Jean-Luc Mélenchon. Et
01:07:28je me dis qu'au fond, est-ce que ce n'est pas une merveilleuse opportunité, tout ça, pour faire
01:07:32émerger, je n'ai pas dit une nouvelle génération en termes d'âge, mais faire émerger de nouvelles
01:07:37têtes. Ça fait quand même deux présidentielles qu'on est dans ce trio-là qui n'est pas un trio
01:07:43satisfaisant. On va tous voter Macron pour barrer Le Pen. On va tous voter Mélenchon par vote utile
01:07:49pour que la gauche soit au second tour. Tout ça, ça a donné quand même des réflexes de vote un peu
01:07:55complètement tourneboulés. Eh bien, peut-être qu'on va retomber sur nos pattes en 2027.
01:08:01Philippe Bigerre. Oui, c'est sûr que le renouvellement de la vie politique avec des
01:08:08anciens va se faire en 2027. On va retrouver les mêmes. Mais peut-être qu'on aura, à droite en tout
01:08:15cas, un peu plus d'espoir. Précisément, si Marine Le Pen ne vient pas, il y aura de la place pour
01:08:22quelqu'un comme Retailleau. C'est clair. Oui, c'est sûr que c'est un chambouletou. On assiste vraiment
01:08:27à un chambouletou politique. Et effectivement, je suis d'accord. En fait, les deux côtés, c'est un peu
01:08:31comme les piles. Vous avez toujours besoin du plus et du moins. Et on a besoin toujours d'un adversaire.
01:08:35Vous êtes bon en électricité. Oui, je fais des miracles avec mes mains. Mais effectivement, si vous supprimez Marine Le Pen de l'équation,
01:08:46il faut un adversaire à Jean-Luc Mélenchon. Donc il n'en a plus. Il faut qu'il y ait quelqu'un qui émerge.
01:08:52Là, on voit bien que ça va sur Retailleau en ce moment. Mais Retailleau, pour l'instant, il n'a pas non plus le blanc-seing de son parti.
01:08:57Donc là, c'est un peu passionnant. Et à gauche, il y a tout un espace qui va être pris, qui va du côté très
01:09:05édulcoré de Mélenchon jusqu'au centre-gauche. Et c'est absolument génial. Et en 2027, je pense qu'il y aura des têtes
01:09:12qu'on ne connaît peut-être pas forcément encore qui vont émerger. Et ces nouvelles têtes-là vont peut-être effectivement apporter de l'air.
01:09:18Jean-Christophe Clouvy, mobilisation populaire, pétition, tractage. En tout cas, le Rassemblement national s'organise.
01:09:25On voit bien qu'effectivement, il y a une réaction. Maintenant, ça va encore emmener du monde dans la rue.
01:09:32On voit bien que c'est ce que veut le Rassemblement national. Ça va nous faire nouveau du boulot policier, parce qu'il va falloir aussi encadrer
01:09:40ces manifestations. Il faut qu'elles restent pacifiques. Et on voit bien qu'on veut profiter un petit peu de la gronde.
01:09:46Le peuple, on a l'impression que...
01:09:49Ça veut dire qu'il y a des groupes qui pourraient s'immiscer.
01:09:51S'immiscer pour justement en venir en main aussi. Parce qu'en face, il y a la Jeune Garde, il y a les antifas. Et donc du coup, ça va créer
01:09:59encore une fois des troubles publics, ou ça risque de créer des troubles publics. Nous, notre boulot, c'est que les gens puissent s'exprimer calmement
01:10:04dans la rue. Et je pense que Jordan Bardella l'a dit, ils veulent vraiment monter, faire des manifestations, mais pacifiques.
01:10:10Donc c'est ce côté pacifique qu'il faut garder en état. Maintenant, notre rôle, ce sera aussi de protéger, parce qu'en face, il va y avoir
01:10:18des groupuscules qui risquent de se former pour aller à l'affrontement.
01:10:22Ce qui est fou, c'est qu'on a l'impression de tomber tous de notre chaise. Parce que quand on regarde le Rassemblement national,
01:10:28ils n'avaient pas vraiment prévu cette hypothèse. C'est ça qui est dingue.
01:10:32Françoise a dit qu'elle l'avait prévue, je ne l'ai pas entendu.
01:10:36J'ai gagné mon pari, moi, ce matin avec mes copains. J'ai dit, ça finira très dur. Mais j'ai gagné, je suis ravie parce que j'ai gagné du champagne.
01:10:42Sinon, beaucoup de gens, on n'imaginait pas un tel extrémisme judiciaire. Et Marine Le Pen elle-même,
01:10:53puisqu'encore dans son dernier entretien, elle disait, je ne crois pas qu'ils y reviendraient.
01:10:57Et il y a un Marine Le Pen, moi je n'ai pas de contact direct avec Marine Le Pen, mais j'ai beaucoup d'amis, de journalistes,
01:11:03qui ont vraiment échangé avec elle. Et elle était, en toute sincérité, absolument persuadée que ça n'irait jamais aussi loin.
01:11:11Et c'est aussi pour ça, je regardais en direct, la façon dont elle prend ses affaires et sort de la salle d'audience,
01:11:19parce qu'elle comprend par rapport à l'explicitation, et pas que l'explication, de la présidente du tribunal,
01:11:25qu'elle va avoir droit à l'inégibilité et à l'exécution provisoire. Et là, il y a quelque chose aussi de presque, j'ai envie de dire, d'amateur.
01:11:34Comprenez ce que je veux dire. Et je ne lui en veux pas, elle, parce que je pense que n'importe quel parti, il y a quelque chose d'amateur.
01:11:40Quand vous avez cette possibilité-là, il fallait la prévoir. Rien n'est prévu en réalité pour cette possibilité-là.
01:11:47Et elle se retrouve au pied du mur, en fait.
01:11:49Allez, vous restez avec nous, 0826 300 300, puisqu'on va continuer de traiter ce sujet.
01:11:54Jordan Bardella, successeur naturel de Marine Le Pen, il est pressenti, il était pressenti pour Matignon, souvenez-vous.
01:12:00Mais peut-il viser l'Elysée à moins de 30 ans ?
01:12:03Alors, parlons vrai. Est-ce que Bardella peut remplacer Marine Le Pen en espérant gagner la présidentielle ?
01:12:08Et à cette question, le RN a-t-il perdu toute chance pour la prochaine présidentielle ?
01:12:12Vous dites non à 67 %, ça vote énormément sur Twitter. Vous voulez réagir ?
01:12:17Les vrais voix et aude attendent vos appels au 0826 300 300.
01:12:21Luc Gras, politologue, est avec nous. Bonsoir, merci d'avoir accepté notre invitation.
01:12:25Est-ce que c'est la fin d'un cycle politique pour le RN ?
01:12:30Oui, c'est la fin d'un cycle politique marqué d'une part par la présidence du père Le Pen et puis de sa fille.
01:12:38C'est effectivement la fin d'un cycle. De toute manière, demain sera différent avec ou sans Marine Le Pen.
01:12:44Le Front National devenu Rassemblement National ne sera plus le même.
01:12:48On en parle dans un instant. Soyez les bienvenus 0826 300 300. Beaucoup d'appels au standard.
01:12:53Aude vous attend pour les suivants. A tout de suite.
01:12:56Sud Radio, votre attention est notre plus belle récompense.
01:13:00C'est un grand plaisir que maintenant qu'on a le Sud Radio sur Lyon et la famille grandit, c'est une super nouvelle.
01:13:06Sud Radio, parlons vrai. Les Vraies Voix Sud Radio, 17h19h, Philippe David, Cécile de Ménibus.
01:13:15Retour des Vraies Voix avec bien évidemment Cécile de Ménibus, Philippe Bilger, Françoise Degrois et Jean-Christophe Couvy.
01:13:21Et c'est l'heure du coup de projecteur des Vraies Voix.
01:13:25Les Vraies Voix Sud Radio, le coup de projecteur des Vraies Voix.
01:13:292027, ce sera Bardella Attal. Oula, mais cher monsieur, ce sera Marine Le Pen.
01:13:34Je pense qu'elle a ses chances pour la prochaine présidentielle.
01:13:36Est-ce que c'est possible désormais ? Oui, je pense que c'est possible.
01:13:39Après 7 ans de pouvoir d'Emmanuel Macron, je ne crois pas que vous puissiez modifier ce qui apparaît être une marque de fabrique du macronisme.
01:13:45Bien évidemment que si elle soit par exemple un candidat d'extrême gauche, je veudrais sans aucun problème Marine Le Pen.
01:13:49C'est évidemment le Rassemblement National qui a le programme le plus adéquat.
01:13:53C'est sûrement la raison pour laquelle nous sommes quand même plébiscités évidemment dans les sondages.
01:13:58Et face aux lourdes réquisitions et condamnations de justice, Marine Le Pen pourrait être empêchée de se présenter en 2027.
01:14:07Jordan Bardella est-il prêt à prendre la relève ? Le président du RN n'a pas encore 30 ans.
01:14:12Alors parlons vrai. Pensez-vous que Bardella est le candidat naturel du RN pour la prochaine présidentielle ?
01:14:17Et à cette question, le RN a-t-il perdu toute chance pour la prochaine présidentielle ?
01:14:20Vous dites non à 67%. Vous voulez réagir ? Les vraies voix et haut d'attente de vos appels au 0826-300-300.
01:14:27Luc Gras, politologue, est avec nous. Bonsoir Luc, merci d'avoir accepté cette invitation. Philippe Bilger.
01:14:33Si Marine Le Pen, ce soir ou dans les jours suivants, considère qu'elle n'a aucune chance compte tenu des délais pour l'appel,
01:14:45de pouvoir se présenter de manière opératoire en 2027, il est évident que, me semble-t-il,
01:14:53Jordan Bardella sera son successeur naturel. Mais je ne crois pas une seconde que lui puisse gagner la présidentielle.
01:15:02Il est évident que pour un certain nombre de raisons, il ne sera pas capable de prendre la relève sur le plan de la possible victoire de Marine Le Pen.
01:15:13En revanche, je crois que si Jordan Bardella devenait une figure importante voire centrale de la droite extrême,
01:15:22ce serait peut-être quasiment le retour de quelqu'un comme Marion Maréchal, qui s'entend très bien avec Jordan Bardella,
01:15:33et on pourrait voir dans les prochaines années, enfin, une union des droites se réaliser.
01:15:39Vous pensez que Bardella est le candidat naturel ou vous envoyez un autre ? Venez nous dire qui au 0826 300 300 Françoise Debois.
01:15:47En tout cas, elle a intérêt de décider très vite Marine Le Pen. C'est pour ça que je pense que c'est une acmé,
01:15:52c'est un momentum politique très puissant ce qui se passe avec ce soir, son intervention au Journal de 20 heures.
01:15:58Marine Le Pen, elle doit absolument ouindre, donner son onction à Jordan Bardella.
01:16:05Parce que vous ne pouvez pas imaginer, bien sûr, il y a tout ce qui va se réveiller à droite et à la droite extrême et à l'extrême droite,
01:16:10parce que vous avez également Éric Zemmour, vous avez également Sarah Knafo qui est la nouvelle égérie de toute façon de l'extrême droite.
01:16:15Donc la réalité, si vous voulez, c'est qu'elle doit aller très vite Marine Le Pen, c'est-à-dire ce soir peut-être dire
01:16:22« je fais appel pour laver l'honneur », mais lever l'épée de Damoclès et dire « je jette l'éponge pour la présidentielle et voici mon dauphin ».
01:16:31Il faut qu'elle le désigne, le Front National n'est pas un petit endroit tranquille, il y a beaucoup de gens qui détestent Jordan Bardella.
01:16:39Et pourquoi Louis Alliaud ne se verrait pas un destin présidentiel ? Pourquoi pas ? Il peut y avoir d'autres gens, voilà.
01:16:45Jean-Christophe Couville.
01:16:46Après, effectivement, il va y avoir une stratégie à obtenir, déjà il doit y avoir une communication de crise,
01:16:50parce que quand on est en crise comme ça dans un appareil, il faut tenir l'appareil.
01:16:54Et donc est-ce que Jordan Bardella, il est capable de tenir un appareil ?
01:16:58Il le tient parce qu'il y a maman.
01:17:00Dans tout appareil, que ce soit syndical, politique, etc., il y a toujours des courants.
01:17:05Et donc en fait, c'est celui qui rassemble le plus et qui sait, qui est capable justement de faire la synthèse de tout, qui est l'homme ou la femme de la situation.
01:17:11Là, est-ce qu'il ne va pas manquer d'épaisseur politique ? Il faut avoir le cuir épais quand même, je pense qu'il l'a quand même parce qu'il est formaté pour ça.
01:17:19Maintenant, effectivement, les rassemblements le voient, est-ce que c'est aussi pour, ce que tu disais tout à l'heure,
01:17:25influencer l'opinion publique pour pousser justement à ce que l'appel soit très, très rapide ou dans l'année ou l'année prochaine au maximum ?
01:17:32Donc voilà, maintenant, il faut une stratégie et des coups de tactique et voir maintenant si l'appareil ne va pas exploser.
01:17:37Et puis, il faut... Pardon, je ne veux pas embêter Lugrin, mais il faut aussi que Marine Le Pen décide dans les jours qui viennent,
01:17:43donc ce soir, est-ce qu'elle y va ou pas à la présidentielle, et de créer une crise qui la protège.
01:17:48Ça va être intéressant, on vous attend au standard bien sûr, 0, 826, 300, 300, ça n'arrête pas de sonner.
01:17:54En attendant, Luc Gras est avec nous. Luc, sur cette question, est-ce que le Rassemblement National a perdu toute chance pour la prochaine présidentielle ?
01:18:02Non, pas du tout. Simplement, j'observe que sur les sondages, 76% de vos auditeurs pensent que ce n'est pas perdu.
01:18:1367 ! 67 !
01:18:14Je suis habitué sur cette excellente radio, Kessud Radio, d'avoir des pourcentages parfois plus importants.
01:18:23C'est ça.
01:18:23Ça peut traduire, quelque part, une forme de doute, parce que souvent, on a des sondages à 90%, 85%, 84%.
01:18:31Là, il y a 76%, donc il peut y avoir un petit doute.
01:18:33Sur le fond, Jordan Bardella était un excellent plan B en situation de confort où Marine Le Pen tenait le gouvernail.
01:18:42C'était vraiment le genre idéal, le second quartier parfait.
01:18:47Le problème, c'est que là, on rentre pour le fond, le Rassemblement National, aujourd'hui, dans une période de crise.
01:18:52C'est vrai que chacun l'a souligné, et Françoise, tout à l'heure, a parlé d'amateurs.
01:18:57On voit quand même un certain amateurisme au Rassemblement National.
01:19:00Ça a été vrai au moment du deuxième tour des législatives.
01:19:03Ça a été vrai dans l'exercice du pouvoir législatif avec une censure qui n'était pas très bien expliquée.
01:19:09Bref, à chaque fois qu'on est dans une situation de crise, il y a quand même un manque d'expérience.
01:19:14Alors, c'est vrai que ça ouvre la porte, dans une période de crise, à une forte personnalité.
01:19:19Pour finir, il y a quelques temps, j'étais dans un aéropage de personnes influentes.
01:19:24Et là, on me sort en pleine discussion Sarah Knafo, par exemple.
01:19:29Vous voyez, c'est une personnalité qui, elle, est à 0% ou 3% dans les intentions de vote.
01:19:35Il n'empêche que quand elle rencontre des décideurs, elle marque des points.
01:19:39Donc, c'est la même chose pour Marion Maréchal.
01:19:41C'est aussi la même chose pour Bruno Retailleau.
01:19:43Ce sont des gens qui savent aller chercher les voix.
01:19:45Alors, dans cette situation-là, il faudra que M. Bardella se révèle également un conquistador,
01:19:50ou bien il sera vite rattrapé par les autres concurrents.
01:19:54Allez, Maria au 0826 300 300.
01:19:57Bienvenue, Maria. Bonsoir.
01:19:58De Villermann. Bonsoir, Maria.
01:19:59Bonsoir. Alors moi, je vais d'abord vous parler d'une petite chose importante.
01:20:03Quand j'écoute tous les commentaires, je ris.
01:20:06Je n'oublierai jamais qu'on a tout fait pour que Mme Le Pen ne se présente pas aux deux dernières élections.
01:20:12Et notamment, elle a dû aller en Russie chercher de l'argent, aux banques russes.
01:20:16Donc déjà, je voudrais vous dire autre chose.
01:20:18Je n'ai jamais pensé que Marine Le Pen visait la présidence.
01:20:22Quand j'ai vu ça en 2017, où je l'ai vu boycotter le débat avec M. Macron,
01:20:27je me suis dit, pour moi, elle était là pour tenir la petite entreprise.
01:20:32Et pour moi, depuis le début, je pense que c'est Marion Maréchal qui est prévue sur la route.
01:20:39M. Bardella, et c'est vrai, est jeune. Pour moi, il est jeune. Il n'est pas prêt.
01:20:44Et cette histoire d'inégalibilité me fait penser à la dissolution.
01:20:50Ça a obligé les partis à se dire, nous étions tous en rythme de croisière jusqu'en 2027.
01:20:56Et maintenant, ils sont obligés de tous travailler.
01:20:58M. Bardella va peut-être faire un effort supplémentaire.
01:21:01Mais au bout du compte, c'est la réunion des droites qui sera l'avenir.
01:21:05Et c'est surtout Marion Maréchal qui était prévue pour moi, dans la tête même de la droite.
01:21:12C'est intéressant ce qu'a dit Maria.
01:21:14Oui, mais ils ont six ans d'écart seulement, Marion Maréchal et M. Bardella,
01:21:16parce que M. Bardella est de 95 et M. Maréchal de 89.
01:21:19Je voudrais dire quelque chose, je trouve que dans tout ce qui est dit...
01:21:22L'analyse de Maria est intéressante.
01:21:23Maria, c'est très bien quand vous dites, ça va les obliger.
01:21:26Et moi, je trouve ça génial, parce qu'en 2027,
01:21:29vous avez là, ce soir, vous avez un champ politique qui ne ressemble plus à rien.
01:21:34Vous aviez Mélenchon qui avait programmé son face-à-face avec Le Pen.
01:21:37Il ne pourra pas, donc il ne peut pas.
01:21:39Hollande, etc.
01:21:41Retailleau, etc.
01:21:42Donc, ça les oblige à être intelligents.
01:21:44Il n'y a plus Marine Le Pen comme grand diable de la République à défaire.
01:21:47Allez, on retourne au standard, au 0826-300-300.
01:21:49C'est Mickaël qui est avec nous.
01:21:51Bonsoir, Mickaël.
01:21:52Bonsoir, bonsoir à tous.
01:21:54Alors, est-ce que c'est la fin, selon vous ?
01:21:56Alors, moi, je ne pense pas que ce soit la fin, puisque c'est trop tôt avant les présidentielles.
01:22:00Et j'ai l'impression qu'en France, on oublie beaucoup les actions de nos chers amis des politiques.
01:22:06Et ce qui me choque d'autant plus, moi, c'est qu'on est plus choqués par la condamnation
01:22:12que par le fait réel qu'elle est détournée des fonds,
01:22:15puisqu'aujourd'hui, en France, ça ne nous choque même plus que les politiques détournent des fonds.
01:22:18C'est vrai, personne ne parle de ça, mais...
01:22:23Certainement plus amnistiés, il y a plus de 30 ans, en plus.
01:22:27Si, moi, j'en ai parlé.
01:22:29Attendez, laissez-le finir, pardon.
01:22:31Mickaël.
01:22:32Mais voilà, je pense que non, ils auront le temps de se refaire une image.
01:22:35Et puis, en plus, avec TikTok, tout ça, Jordan Bardella est en train de redorer l'image du RN.
01:22:39Donc, je pense que non, ça se passera bien pour eux, même en 2027.
01:22:44C'est vrai qu'il y a deux types de personnalités.
01:22:47Il y a ceux qui sont choqués, effectivement, par le détournement de mon argent.
01:22:50Et il y a une jeunesse qui ne pense pas du tout à ça et qui s'est fait embarquer par Jordan Bardella.
01:22:56Et on donnera la parole à Lugra.
01:22:58Parce que je ne parle même pas de l'absence d'enrichissement personnel,
01:23:01même si le tribunal tente d'indiquer que ça a profité au parti.
01:23:07Mais ce n'est pas la même chose d'accomplir des détournements
01:23:11avec des finalités politiques et des détournements de pur lucre de délinquance.
01:23:17Et donc, je comprends l'attitude des Français.
01:23:20Lugra.
01:23:21Oui, sur la décision, il a raison, l'auditeur, de revenir dessus.
01:23:24C'est une décision, franchement, qui est dure, mais qui n'est pas illogique.
01:23:28Il y a 4,7 millions qui ont été détournés, certes sans enrichissement personnel.
01:23:32Mais là où il y a débat, c'est qu'on peut considérer que la décision de sanction immédiate d'inéligibilité,
01:23:42là, elle est sujette à discussion par rapport à deux points.
01:23:47L'idée de la récidive.
01:23:48Madame Le Pen n'est plus députée européenne.
01:23:51On ne l'imagine pas remettre en place un système.
01:23:53D'ailleurs, on n'en a pas besoin parce que les caisses du parti sont aujourd'hui bien remplies
01:23:57par le fait qu'ils ont eu beaucoup d'élus aux dernières élections.
01:24:00Donc, l'argument de la récidive est difficile à tenir.
01:24:04Et le deuxième point qui avait été soulevé par la décision juste précédente,
01:24:08c'est la question, par le Conseil constitutionnel, de la proportionnalité.
01:24:12La proportionnalité, elle paraît effectivement importante.
01:24:14Il y a un point qui est quand même essentiel.
01:24:16Quand on est démocrate, on doit défendre d'abord la démocratie.
01:24:20Et la démocratie, c'est l'État de droit.
01:24:22Or, l'État de droit, qu'est-ce que c'est d'autre qu'une succession d'appels à la votation des citoyens
01:24:27qui élisent des députés et qui donc font l'État de droit.
01:24:30Et donc, vous avez d'un côté l'État de droit qui remonte à des générations de gens qui ont voté
01:24:35et qui font la France.
01:24:36Et de l'autre côté, une élection qui va venir devant nous.
01:24:39Oui, c'est vrai que c'est la démocratie qui s'exprime à travers cette élection.
01:24:42Mais on ne doit pas jeter le bébé avec l'eau du bain.
01:24:45L'État de droit est garante de la démocratie.
01:24:47Et on fait rentrer Baptiste dans le cercle de confiance au 08-126-300-300.
01:24:53Bonsoir Baptiste.
01:24:54Bonsoir Cécile, bonsoir à tous.
01:24:57Quel est votre avis ? Vous êtes très tranché d'un côté ou de l'autre ?
01:25:01Je vais me réfugier derrière deux citations.
01:25:05L'une de quelqu'un qui disait que les élus qui sont pris la main dans le sac
01:25:10sur des détournements de fonds publics doivent être condamnés.
01:25:12Un autre qui disait qu'un délinquant revient pour la 17ème fois devant le tribunal,
01:25:17il doit être condamné pour l'ensemble de son œuvre.
01:25:19Ces deux personnes sont Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy.
01:25:22C'est quand même magnifique Cécile de voir que les tenants de l'ordre,
01:25:27de la justice, de la sévérité, chialent quand ils sont condamnés.
01:25:33Oui bien sûr, vous avez raison, c'est le boomerang.
01:25:36Vous avez raison, jamais personne n'a été aussi dur et plus moraliste
01:25:39que Nicolas Sarkozy et le Rassemblement National.
01:25:42Marine Le Pen là, c'est horrible pour elle,
01:25:44elle ressort toutes ses vidéos où elle demande encore plus.
01:25:48Oui mais Françoise, on laisse penser que Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen
01:25:55dénonçaient des infractions de commune mesure avec ce qui leur est reproché.
01:26:00Non, on parlait de corruption là, Marine Le Pen, ce qui ressort c'est la corruption,
01:26:04on parle pas du laxisme à l'égard des délinquants.
01:26:06Allez-y Baptiste.
01:26:08Non en fait, très sincèrement, c'est une question naïve,
01:26:12elle est pas du tout faussement naïve ou piégeuse.
01:26:14On est rarement d'accord avec Philippe Bilger,
01:26:17on n'est clairement pas de la même équipe,
01:26:19mais par contre j'ai envie de moi de m'apprécier à l'homme de justice, au magistrat,
01:26:24et je veux vraiment qu'il me dise sincèrement
01:26:27qu'il trouve que les décisions concernant Sarkozy et Marine Le Pen
01:26:30sont scandaleuses d'un point de vue du droit.
01:26:32Les décisions concernant Sarkozy ne le sont absolument pas,
01:26:38parce qu'on a eu à chaque fois, me semble-t-il,
01:26:41que ce soit pour les relax, les non-lieux ou les condamnations des magistrats remarquables.
01:26:46Je ne dirais pas la même chose pour le jugement à l'égard de Marine Le Pen.
01:26:52Merci, merci beaucoup en tout cas de nous avoir appelés Baptiste,
01:26:56merci à Michael et merci à tous ceux qui nous ont appelés aujourd'hui.
01:27:00Et bien entendu, parce que ça continue à être sonné au 0826 300 300,
01:27:05merci beaucoup Françoise de Gouin, merci Philippe Bilger,
01:27:07merci Jean-Christophe Couville, merci Luc Gras.
01:27:10Merci aux politologues de nous avoir accompagnés sur ce sujet.
01:27:14Merci à notre équipe, j'ai du mal à le dire, Maxime,
01:27:20avec Aude, avec Nelly, bien entendu, et Félix.
01:27:23Dans un instant, les vraies voix, et Justine, bien entendu.
01:27:26Et dans un instant, les vraies voix citoyennes.
01:27:28Avec deux belles associations, une qui vient en aide à l'Ukraine,
01:27:31puisqu'il y a d'énormes besoins là-bas,
01:27:34et une autre association qui vient en aide aux femmes.
01:27:37Très bien, en tout cas encore une émission passionnante, bien entendu.
01:27:40On vous retrouve pour ce duo, demain à partir de 17h.
01:27:44Passez une très très belle soirée.