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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2025-03-31##

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Transcription
00:00SUDRADIO, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Christine Bouillaud.
00:05Et on est avec nos quatre débatteurs jusqu'à 12h10 autour de la table.
00:11Je les salue, Gilles Gansman qui est resté avec nous.
00:13On va parler bien évidemment de la déflagration attendue concernant le procès des assistants parlementaires au RN.
00:21Je vous rappelle donc que la Présidente est en train de lire et a commencé à lire le jugement,
00:27mais il y en a pour au moins deux heures avant de connaître le sort qui sera réservé à la plus de vingtaine de prévenus,
00:33dont Marine Le Pen ou Louis Aliot.
00:36Nous avons également Alex Darmond. Bonjour Alex, en pleine forme.
00:40C'est parti pour cette semaine bien chargée.
00:42Je rappelle, journaliste politique, vous avez votre chaîne YouTube Les Indécis.
00:46Et tous les vendredis sur SUDRADIO, on vous retrouve dans La Vérité en face avec Patrick Roger.
00:50Et vous êtes face à Éric Tegner.
00:53Bonjour Noémie, journaliste essayiste, auteur de La Terreur jusque sous nos draps.
00:58Et puis également avec nous Alexis Bachelet. Bonjour Alexis, maire adjoint à Colombes.
01:03La vie politique française retient son souffle parce que c'est une décision qu'on aime ou pas,
01:10mais qui est une décision qui est très attendue pour la suite.
01:13Donc la décision du tribunal de Paris concernant l'affaire des assistants parlementaires
01:20avec 24 autres personnes autour de Marine Le Pen qui vont connaître leur sort judiciaire aujourd'hui.
01:26Et toute la question est de savoir si Marine Le Pen pourra ou non se présenter à l'élection présidentielle.
01:31Donc la vie politique retient son souffle. On va y revenir avec vous dans un instant.
01:36On va parler également de ce sondage qui est paru hier chez nos confrères du Parisien,
01:41l'insécurité et les maires des communes françaises aujourd'hui qui se sentent abandonnés par l'État.
01:47Ces maires qui sont un peu découragés, est-ce qu'on peut effectivement mettre du régalien ?
01:52Plus qu'on ne le fait aujourd'hui, on verra ça pour les soulager.
01:55Et puis faut-il mettre fin aux logements sociaux à la vie ?
01:58Vous le savez, il y a une proposition de loi qui est débattue aujourd'hui
02:01à la veille justement de la fin des expulsions locatives.
02:04Est-ce que les logements sociaux doivent être réservés aux personnes jusqu'à la fin de leur jour,
02:10quelle que soit leur situation ? C'est un sujet aujourd'hui qui fait débat.
02:15Je regarde là en ce moment même ce qui est en train de se passer.
02:19La présidente au tribunal de Paris a eu cette petite phrase, Bénédicte de Pertuis,
02:24qu'on présente comme quelqu'un de très solide sur le plan judiciaire.
02:27J'ai lu son portrait hier et qui dit, on a bien compris, dit-elle au début de l'ouverture de l'audience,
02:31on a bien compris que l'enjeu dépassait cette seule salle d'audience,
02:34mais le tribunal va procéder comme d'habitude, a-t-elle dit,
02:38à une salle bondée de journalistes évidemment, d'observateurs.
02:41Ça annonce la couleur.
02:43Évidemment, elle n'est pas hermétique à ce qui se passe à l'extérieur de la salle d'audience.
02:47Faisons nos coups de cœur et nos coups de gueule, Noémie.
02:50Un coup de gueule sur les menaces qui sont faites à l'encontre de Serge Klarsfeld.
02:55Voilà, tout à fait, c'est un coup de gueule.
02:57L'historien Serge Klarsfeld, que vous connaissez sans doute, est aujourd'hui menacé.
03:00C'est son fils qui nous l'apprend sur son compte Twitter,
03:02et notamment depuis qu'il a pris ses positions sur le fameux Rassemblement National.
03:07Depuis qu'il a affirmé que, selon lui, le Rassemblement National n'était pas le Front National,
03:11que ce n'était pas, je cite un parti, ou plus en tout cas, d'extrême droite,
03:15et que le danger principal aujourd'hui pour les Juifs comme pour la France
03:18n'était plus le Rassemblement National, mais la France insoumise.
03:21Il l'a dit notamment dans une enquête que j'ai publiée il y a quelques semaines dans le Filero magazine.
03:24Il faut comprendre qu'il lui a fallu un immense courage pour tenir ses propos.
03:28Ça lui a beaucoup coûté. Il les a tenus il y a déjà quelques années pour la première fois.
03:32Ça lui a beaucoup coûté du point de vue de la respectabilité sociale.
03:35Ça l'a littéralement marginalisé.
03:37Après, je le rappelle, avoir passé sa vie au service de l'histoire et de la mémoire.
03:41On a remis en cause sa sincérité, son engagement.
03:43Pour rappel, Serklar Feld, il est surnommé le chasseur de nazis.
03:47Il a cherché, retrouvé d'anciens nazis.
03:49Il a milité contre leur impunité.
03:51Il a retrouvé l'identité de centaines de victimes qui ont été envoyées à la mort.
03:55Il a traversé l'histoire du XXème siècle.
03:57Et aujourd'hui, il considère que le danger pour la France, encore une fois,
04:01c'est l'islamisme et ses complices.
04:03Peut-être une dernière chose, parce que quand je l'ai interviewé il y a quelques semaines,
04:06il m'a dit quelque chose qui me paraît très important pour mettre en relief ses propos.
04:09C'est que lui, il ne vote pas Rassemblement National parce qu'il est profondément européiste.
04:13Donc, ce n'est pas la vie d'un partisan.
04:15C'est la vie vraiment d'un observateur avisé de la vie politique
04:18qui considère qu'il y a des changements et qu'il faut les voir tels qu'ils sont.
04:21Et ça, c'est très important de comprendre qu'il ne parle pas en tant que, lui, grand militant du RN.
04:26Il n'a jamais voté RN et il n'espère ne jamais avoir à le faire.
04:29Il le dit, encore une fois, en tant qu'observateur
04:31parce qu'il considère qu'il faut savoir nommer les menaces pour pouvoir les combattre.
04:35Alors, information urgente, Marine Le Pen et huit autres heureux députés
04:38viennent d'être reconnus coupables de détournement de fonds publics.
04:41Les peines vont être détaillées individuellement, mais ne sont pas encore connues.
04:45Voilà, je vous le livre tel quel, parce que les informations tombent à l'instant.
04:48Moi, ce qui me frappe dans ce que vous dites, Noémie, c'est qu'aujourd'hui,
04:51la seule réponse que l'on a quand quelqu'un n'est pas d'accord, c'est des menaces de mort.
04:54Voilà, c'est dès qu'on est sur un terrain de prise de position, de débat,
04:59dès qu'on n'est pas d'accord avec quelqu'un, ça se résume et ça se traduit immédiatement
05:04sur les réseaux sociaux, sur la place publique.
05:08Les réseaux sociaux sont une place publique aujourd'hui, reconnue comme telle aussi par les tribunaux.
05:12On menace de mort. Je trouve ça effrayant.
05:15Vous avez tout à fait raison, mais il faut quand même préciser que vous êtes surtout menacé de mort dans un camp.
05:19C'est quand vous dénoncez l'islamisme aujourd'hui que vous êtes menacé de mort.
05:22Moi, je suis frappée de voir le nombre de gens qui se retrouvent sous protection policière.
05:27Oui, mais regardez le nombre de gens aujourd'hui qui sont sous protection policière.
05:30Vous en avez sûrement autour de vous, j'en ai aussi un certain nombre quand je vais dans certains médias.
05:34Je vois qui est sous protection policière.
05:36Ce sont systématiquement des gens qui dénoncent l'islamisme et ses dangers.
05:39Donc, quand vous dénoncez ce que vous appelez l'extrême droite,
05:43effectivement, si vous allez sur Twitter, Twitter est la poubelle du monde, vous vous faites insulter dans tous les sens.
05:47Mais à quel moment votre vie est en danger ? C'est quand vous dénoncez l'islamisme, malheureusement.
05:52Je vais être malheureusement obligée de vous contredire, mais par exemple,
05:54le président du tribunal de Paris qui rend son jugement aujourd'hui expliquait qu'elle est menacée de mort,
05:59depuis elle et ses collègues, depuis l'annonce du réquisitoire du parquet national financier.
06:04Donc, toutes ces questions aujourd'hui, dès que ça ne vous convient pas, vous dites, en gros, on va t'éliminer.
06:10Oui, bien sûr, il ne s'agit pas de dire qu'il y a des menaces qui sont plus graves que d'autres.
06:14Et encore une fois, regardez autour de vous, et le nombre, la proportion de gens qui sont aujourd'hui menacés de mort,
06:20c'est beaucoup plus des gens qui dénoncent l'islamisme.
06:23Et vous avez raison, les menaces, malheureusement, arrivent de toutes parts,
06:26et notamment sur les réseaux sociaux, qui est encore une fois la poubelle du monde.
06:30Absolument. Merci beaucoup Noémie. On va s'arrêter un court instant.
06:32Je rappelle donc cette dernière information, à faire un point sur l'info, et on va revenir avec vous et quatre débatteurs.
06:36Donc, à l'instant, Marine Le Pen et huit eurodéputés sont donc reconnus coupables de détournement de fonds publics
06:42dans l'affaire des assistants parlementaires.
06:44Pour l'instant, ce sont des reconnaissances de culpabilité, mais les peines seront détaillées ultérieurement tout au long de la matinée.
06:51Un petit peu plus tard, ne sont pas encore connus individuellement, c'est le suspense de la vie politique.
06:56On se retrouve juste après pour en parler, en débattre, avec vous quatre, à tout de suite sur Sud Radio.
07:00Sud Radio. Parlons vrai. Parlons vrai.
07:03Sud Radio. Parlons vrai.
07:05Sud Radio. Le 10h midi, mettez-vous d'accord. Christine Bouillaud.
07:09Et en compagnie d'Alexis Bachelet, adjoint en maire à Colombes, Noémie Allioua, journaliste et séiste,
07:15auteur de « La Terreur jusque sous nos draps », Alexandre Darmon, journaliste politique, chaîne YouTube « Les Indécis »,
07:21débat tous les vendredis dans « La Vérité en face » avec Patrick Rocher, c'est sur Sud Radio.
07:26Et puis, Gilles Gansman, journaliste média à Sud Radio.
07:29Tu bouges trop de temps en temps ?
07:31Non, mais non.
07:32Mais si, c'est pas grave, je reste.
07:34J'ai noté, pour le tir.
07:36Je vous le conseille.
07:37Au loto, j'ai pas eu de chance. Vous avez vu, les 250 millions, les 240 millions sont partis en Autriche.
07:44Ah, en Autriche, je savais pas ça.
07:45Oui, le gagnant est autrichien. Il y a eu un petit mic-mac en disant qu'il n'y avait pas de gagnant au loto,
07:49et puis finalement, c'est parti en Autriche.
07:52Allez, dans un instant, on va revenir sur le verdict qui est en train d'être donné au tribunal correctionnel de Paris
07:58pour le procès des assistants parlementaires du Rassemblement national.
08:01On rappelle donc que Marine Le Pen et 8 eurodéputés sont reconnus coupables de détournement de fonds publics.
08:06On ne connaît pas encore les peines.
08:07Les 12 assistants jugés à leur côté, eux aussi, sont déclarés coupables de recel.
08:12C'est ce que vient de déclarer la présidente du tribunal,
08:14le tribunal qui estime que le préjudice total était de 2,9 millions d'euros
08:19en faisant en prendre en charge, je cite, par le Parlement européen,
08:22des personnes qui travaillaient en réalité pour le parti d'extrême droite.
08:25Donc, on sent arriver les condamnations, on est d'accord, on va évoluer dans un instant.
08:30On est d'accord que si Marine Le Pen est inéligible, le maire de Perpignan devrait aussi être inéligible.
08:36Alors, le maire de... il y a aussi des...
08:38Est-ce qu'il y aura une...
08:40Il y a des demandes et ça le concerne aussi.
08:43Ça ne peut pas être qu'une seule personne.
08:45Il va être inéligible aussi.
08:47Tous les assistants parlementaires, ex-assistants parlementaires,
08:49certains qui sont aujourd'hui députés.
08:51Oui, aussi.
08:52Et on n'en parle pas beaucoup parce que c'est Marine Le Pen.
08:54Je rappelle, il y a Louis Alliot, il y a Jean-François Jalle qui était eurodéputé,
08:57Nicolas B, l'ancien numéro 2 du parti, Bruno Golmich également,
09:00mis en cause également dans les 12 personnes présentées comme assistants parlementaires,
09:06Thierry Légier, Catherine Griset, et ainsi que plusieurs députés.
09:09Renne, vous l'avez dit, Timothée Houssin, Julien Audoul et Yann Le Pen.
09:13Voilà.
09:14Qui font partie.
09:15Et 4 collaborateurs du parti dont Valéran de Saint-Just pour les noms, on va dire,
09:19que le grand public connaît.
09:20Allez, on va détailler tout ça dans un instant avec vous,
09:23mais on continue les coups de coeur et les coups de gueule.
09:25Alors, un coup de gueule, Alex, parce que moi aussi j'ai vu ça ce matin.
09:29C'est un double coup de gueule.
09:30C'est sur la ville de Saint-Ouen et l'école qui va peut-être fermer dans quelques jours
09:35sur vote des parents.
09:37D'abord, j'explique l'histoire.
09:38C'est en fait l'école qui est imbriquée à un HLM à Saint-Ouen
09:42et qui subit le trafic de drogue au quotidien.
09:4624 heures sur 24.
09:47Voilà, qui se tient dans ce HLM.
09:48Les élèves ont retrouvé même des sachets de drogue dans la cour de récréation.
09:52Un élève de grande section de maternelle qui en a ramassé un et qui l'a amené à sa maîtresse.
09:57Bref, en fait, c'est hallucinant d'abord que ça puisse se passer aujourd'hui dans notre pays.
10:01On en parle souvent, vous avez même sur la porte, il me semble, si j'ai bien compris,
10:05de l'école, une indication qui permet de savoir où est-ce que...
10:08Oui, c'est un point de deal.
10:09Voilà, 24 sur 24 et il y a une flèche où on vous dit que c'est à droite et que vous pouvez y aller
10:12sur la porte même de l'école.
10:13Je trouve ça hallucinant, ça c'est la première chose.
10:16La deuxième chose, c'est qu'on demande, c'est bien, mais qu'on demande l'avis aux parents
10:19de savoir s'il faut fermer l'école ou pas.
10:21Alors la déplacer.
10:22La déplacer, même la déplacer.
10:23On va la fermer, ça c'est évident.
10:24On va la fermer, mais même la déplacer.
10:26Pourquoi vous auriez préféré qu'on...
10:27Qu'on tranche en fait.
10:28L'homme politique est aussi là pour ça, pour trancher.
10:36Qu'on tranche, Gilles, mais qu'on enlève un point de deal.
10:40Parce que là, vous vous rendez compte, c'est des dealers qui ont raison.
10:42C'est-à-dire que moi je fais un point de deal et puis c'est l'école qui s'en va, c'est la République qui s'en va.
10:46Donc soit c'est la République qui gagne et il n'y a plus de point de deal.
10:49Je sais que c'est compliqué, je sais que ce n'est pas simple, mais ça aurait dû être ça la décision
10:53du traiteur du Saint-Ouen.
10:54Mais vous savez que pour enlever un point de deal, je ne vais pas vous apprendre quand même que c'est compliqué
10:57d'enlever un point de deal, que ça nécessite des opérations de police, des opérations de justice
11:01et donc ça prend du temps.
11:02Et par conséquent, moi pendant qu'on prend ce temps-là, j'aurais préféré qu'un homme politique dise
11:05on arrête l'école, on la ferme ou on la déplace comme ils vont le faire.
11:08Ils attendent de demander aux parents mercredi soir, lors d'une réunion, leur avis et de faire un vote à main levée.
11:13C'est complètement lumière.
11:14Peut-être qu'il y a des raisons à cette demande-là, sans doute pour des questions d'organisation aussi.
11:19Parce que je ne sais pas, je connais mal l'endroit, on a notre journaliste qui est parti sur place
11:22qui va nous raconter évidemment.
11:24Mais vous qui êtes adjoint en maire à Colombes, Alexis, est-ce qu'on déplace comme ça facilement une école ?
11:32On demande l'avis des parents avant ? Il y a une concertation ?
11:36Est-ce que vous ne pouvez pas lutter contre les points de deal ?
11:38Les points de deal, il y a trois questions en une en fait.
11:41Et comment ça va pour commencer ?
11:43Ça va pas mal.
11:45Ça va pas mal mais en fait, il y a une institution qui s'appelle le conseil d'école
11:51au sein duquel siègent de manière parité les enseignants et les représentants des parents d'élèves.
11:57Et la mairie ?
11:58Et la mairie, moi j'y suis, je suis dans deux conseils d'école et j'y ai été vendredi soir.
12:02J'ai passé deux heures en conseil d'école donc je vois très bien comment ça fonctionne
12:07et c'est la seule institution entre guillemets légitime.
12:11Elle peut être saisie sur des choses compliquées
12:14parce que ça concerne vraiment l'avis de l'école, ce qui se passe à l'intérieur.
12:18Bon là c'est a priori le quartier mais je ne sais pas si c'est le conseil d'école qu'a voté.
12:24Un conseil d'école ça peut voter, ça peut décider, prendre des décisions, c'est fait pour ça en fait.
12:29Parce qu'effectivement on peut se dire c'est au maire de prendre la décision de manière unilatérale
12:34mais en même temps on est dans des contextes aujourd'hui où les gens sont quand même extrêmement sensibles
12:38à toutes les décisions publiques qui les concernent
12:41et vous pouvez être sûr que le jour où vous décidez de prendre une décision unilatérale
12:45parce que vous êtes sûr que c'est à vous de décider, que vous allez vous prendre des pétitions
12:49et les gens vont vous dire mais pourquoi on n'a pas été consulté etc.
12:52Je veux dire il y a la théorie et puis il y a la pratique.
12:54Dans la pratique c'est plus difficile à faire de prendre des décisions comme ça, ça paraît évident
13:00mais en fait non, dans la réalité même sur des sujets comme ça.
13:04Après effectivement, je crois que Saint-Ouen est assez identifié comme une ville
13:10qui s'agite à énormément de problèmes de trafic de drogue
13:15mais c'est vrai que le signal en termes d'image c'est vraiment catastrophique.
13:20Apparemment les parents se sont divisés donc je pense que c'est pour ça aussi qu'ils ont dû se dire
13:24on va demander comment ça se passe.
13:27Mais moi je pense aux enseignants et aux enfants aussi dans cette situation.
13:30C'est inadmissible et il faut imaginer aussi l'image que ça donne effectivement aux enfants.
13:37Mais vous savez ce qui est intéressant c'est de voir aussi l'écart entre le terrain
13:40et les grands discours des politiques.
13:42C'est-à-dire que souvenez-vous Bruno Retailleau, le ministre de l'Intérieur,
13:45tous les jours il nous explique qu'il est en guerre contre le narcotrafic.
13:48Il vous explique tous les jours que fumer un joint c'est participer à un grand système qui a le goût du sang.
13:55Vous savez cette phrase qu'il répète régulièrement.
13:57Et vous avez ces grands discours d'un homme qui dit qu'il est prêt à tout
14:00pour lutter contre ce fléau de la drogue.
14:03Et qu'on lève des prisons également.
14:05Exactement. Et puis vous avez en face des réalités de terrain beaucoup plus concrètes
14:09avec effectivement des enfants qui ne peuvent pas aller à l'école
14:11et qui sont obligés de se noyer dans ce trafic insupportable.
14:16Et voilà, on reproche beaucoup à Bruno Retailleau d'avoir des grands discours
14:20qui ne mènent pas à grand chose.
14:22En l'occurrence là c'est un exemple assez flagrant
14:24de ce grand discours politique qui sur le terrain, très concrètement,
14:28c'est cette montagne qui accouche d'une souris.
14:30Comment un maire peut lutter contre un point de ville ?
14:34Le maire il n'a pas de pouvoir de police et il n'a pas de droit d'investigation.
14:40Le trafic de drogue c'est une filière.
14:43La drogue elle vient de quelque part.
14:45En général ça arrive par un port.
14:47Déjà le contrôle des frontières ce n'est pas les mairies.
14:50Et nous dans les communes on ne peut pas mettre des checkpoints à l'entrée de la ville.
14:54Notre sujet, c'est un point de deal, c'est qu'il y a aussi des clients.
14:59Il y a en plus des clients qui sont habitants de la commune.
15:03Il y a des gens qui sont consommateurs sur place.
15:05Il y a des gens qui viennent chercher l'or mais il y a aussi des gens sur place.
15:08Donc les points de deal c'est un peu du business.
15:10Il faut se mettre là où il y a des clients et là où c'est facile d'accès.
15:13Pourtant je respecte au plus profond les maires de toute ma vie.
15:18C'est je pense le mandat le plus compliqué et le plus réel qu'on peut côtoyer.
15:23Mais il y a aussi un point c'est le soutien aux associations.
15:26Et souvent il dépend des maires.
15:28Et quelquefois on voit, ce n'est pas le cas à Saint-Ouen parce que je me suis renseigné,
15:31on voit que les associations peuvent être soutenues
15:33et participer d'une certaine manière indirectement
15:36à pouvoir donner des moyens à installer des points de deal.
15:38Pas directement mais en tout cas les installations pour le faire.
15:41Donc les maires peuvent participer aussi au développement
15:44malheureusement quelquefois pour s'acheter la paix sociale de ce genre de points de deal.
15:47Mais juste je reviens sur une chose.
15:49Non mais pas toujours, pas toujours.
15:50Mais ça peut arriver dans certains quartiers Alexis.
15:52Ou par exemple, si ça vous intéresse.
15:54Vraiment dans la quartière nord de Marseille, on sait que quelquefois c'est arrivé.
15:57Et ce n'est pas le cas du tout en Ile-de-France en tout cas.
16:00De ce que je sais mais dans la quartière nord de Marseille c'est arrivé.
16:02Et juste simplement pour dire sur le fait que le maire peut participer
16:06ou ne pas demander l'avis des parents.
16:08Bien évidemment qu'il faut demander l'avis des parents.
16:10Mais là c'est une question de santé publique.
16:12Enfin c'est quand même très très grave.
16:14Je veux dire, on sait, c'est documenté comme quoi des enfants
16:16ont ramassé des sachets de drogue dans la cour de récréation.
16:19Pourquoi on attend dix jours pour convoquer les parents et leur demander...
16:22Mais moi c'est presque pas ça.
16:24Le sujet c'est comment se fait-il qu'au nom de l'égalité républicaine
16:29en termes de sécurité, il n'y a pas depuis dix jours
16:32des forces de CRS qui encadrent l'école, qui protègent l'école.
16:36C'est des enfants qu'on dépose.
16:38Ils ont entre trois et six ans.
16:40Donc c'est quand même pas rien.
16:42C'est pas la solution magique.
16:44La personne à interpeller en l'occurrence
16:46c'est pas le maire c'est le préfet.
16:48Celui qui a autorité sur les forces de police
16:50dans ma commune comme dans toutes les communes.
16:52Il y a un préfet dans chaque département.
16:56C'est lui qui a autorité sur les commissaires de police
16:58et sur les forces de police.
17:00Quand il y a un problème grave comme du trafic de drogue
17:04aux abords des écoles,
17:06il y a le ministre Retailleau.
17:08On ne va pas remonter sur ce genre de choses.
17:12A chaque fois qu'il y a un problème de trafic de drogue,
17:14il faut que le ministre de l'Intérieur décide...
17:16Il faut comprendre que vous m'avez expliqué
17:18que c'était aussi une question de frontières et de géopolitique.
17:22Il faut descendre un peu sur la question.
17:24Je ne sais pas qui est préfet dans ce département en ce moment.
17:26Moi si j'étais le maire de la commune,
17:28je ne m'adresse qu'au préfet.
17:30Si j'étais les enseignants,
17:32je ne m'adresse qu'au préfet
17:34pour dire qu'est-ce que vous faites
17:36pour régler ce problème de sécurité et d'ordre public ?
17:38On va s'arrêter Alexis sur ce sujet-là.
17:40On y reviendra parce que notre journaliste
17:42est parti sur place et on suivra ça
17:44tout au long de la semaine.
17:46On attend toujours le jugement définitif
17:48dans le procès de Marine Le Pen
17:50du Rassemblement national des assistants parlementaires.
17:52Je vous rappelle l'information
17:54qui nous est parvenue pour l'instant.
17:56Marine Le Pen et 8 eurodéputés
17:58sont donc bien reconnus coupables
18:00de détournement de fonds publics
18:02à hauteur de 2,9 millions d'euros.
18:04L'instruction parlait de 4 millions et quelques.
18:06On est un petit peu en dessous.
18:08On ne connaît pas encore
18:10les peines qui seront prononcées.
18:12Ça devrait arriver tout au long
18:14de cette matinée et on se retrouve
18:16dans un instant avec vous Alexis.
18:18Vous avez un coup de gueule contre un courrier
18:20envoyé à nos entreprises françaises
18:22par l'ambassade américaine.
18:24Sud Radio.
18:26Parlons vrai.
18:28De Gilles Gansman,
18:30journaliste média Sud Radio.
18:32Alex Darman, journaliste politique
18:34sur la chaîne Youtube, votre chaîne
18:36Les Indécis et dans les débats du vendredi
18:38matin avec Patrick Roger dans La Vérité en face
18:40sur Sud Radio.
18:42Noemi Allioua, journaliste et CIC auteur
18:44de La Terreur jusque sous nos draps.
18:46Alexis Bachelet, adjoint en maire
18:48à la mairie de Colombes.
18:50Dans un instant on va revenir
18:52sur le jugement dans le procès
18:54des assistants parlementaires.
18:56Marine Le Pen reconnue coupable de détournement
18:58de fonds publics ainsi que
19:008 autres eurodéputés. On ne connaît pas
19:02pour l'instant les peines qui sont
19:04prononcées par le tribunal. C'est très long
19:06cette annoncée au
19:08compte-gouttes avec la présidente
19:10du tribunal
19:12qui donne le détail
19:14de ce qui est reproché avant de donner
19:16les peines précises pour les uns
19:18et pour les autres. Les coups de cœur et les coups de gueule
19:20Alexis vous aviez la parole
19:22on le disait avant la pause, coup de gueule
19:24contre cette lettre absolument incroyable
19:26que l'ambassade des Etats-Unis
19:28a envoyée à nos entreprises françaises.
19:30On a découvert ça ce week-end.
19:32Oui donc
19:34il y a des entreprises françaises
19:36qui sans doute
19:38travaillent avec
19:40les Etats-Unis, avec l'Etat fédéral
19:42en particulier, ils ont des contrats
19:44sur divers sujets
19:46et donc ils ont reçu un courrier
19:48leur expliquant que suite au décret
19:50signé par le président Trump
19:52sur l'abrogation des mesures
19:54en faveur de la discrimination positive
19:56diversité, parité, égalité
19:58hommes-femmes et aussi personnes handicapées
20:00ils étaient tenus
20:02s'ils voulaient continuer en gros
20:04à avoir des contrats avec les Etats-Unis
20:06de suivre la directive
20:08du président Trump et donc s'ils avaient
20:10des politiques en faveur de l'égalité
20:12hommes-femmes,
20:14toutes des formes de discrimination positive, ça peut
20:16incarner aussi des personnes porteuses de handicap
20:18par exemple, il fallait qu'ils y mettent
20:20fin.
20:22Pour travailler avec les Etats-Unis.
20:24Pour travailler, pour continuer
20:26en gros je crois que c'était quelque chose
20:28à avoir des contrats. En gros c'était soit
20:30vous le faites, soit vous allez dans cette direction
20:32soit en gros vous ne travaillerez plus avec nous.
20:34Mais ça marche à l'inverse, quand on dit
20:36il faut avoir une personne
20:38de couleur ou handicapée
20:40ou autre pour que vous puissiez
20:42faire tel business
20:44tel business, ça existe aussi
20:46en France, en particulier
20:48dans le service public télé
20:50où aujourd'hui on demande que dans des scénarios
20:52de films, de séries
20:54on mette en avant
20:56la diversité, on mette en avant
20:58telle ou telle chose, sinon la boîte de production
21:00n'a pas le contrat, sinon
21:02le téléfilm ne se fait pas. Je parle
21:04de mon domaine puisque je suis journaliste média
21:06en ce qui concerne le vin et les ventes
21:08en détail, donc ça marche
21:10aussi dans l'autre sens.
21:12C'est vrai que c'est bien vu, mais ce n'est pas
21:14réglementé en tant que tel.
21:16C'est pas tout à fait la même chose.
21:18Ça ne marche pas, regardez Blanche Neige.
21:20Ils n'ont pas voulu qu'il y ait une discrimination
21:22vis-à-vis des nains, donc ils n'ont pas mis des nains
21:24ils avaient peur qu'ils soient discriminés
21:26donc ils ont mis des nains en intelligence artificielle
21:28d'ailleurs les associations de nains
21:30ont dit qu'on regrette qu'on nous ait
21:32retiré ces rôles-là, ces personnes de petite taille
21:34et ensuite
21:36le film ne marche pas du tout.
21:38Je suis d'accord avec Zuma
21:40C'est ce qu'il veut dire, go broke
21:42c'est aussi un slogan qu'on retrouve
21:44aux Etats-Unis parce qu'on se rend compte que
21:46toutes les grandes entreprises américaines
21:48qui ont suivi le
21:50wokisme, disons
21:52un mot un peu globalisant
21:54ça ne leur a pas forcément
21:56réussi financièrement.
21:58Je comprends ce que vous dites
22:00si si, je comprends très bien
22:02ce que vous dites
22:04c'est pas de l'ingérence, c'est
22:06si tu veux travailler avec moi
22:08et si tu veux travailler avec moi
22:10tu respectes les règles que je veux mettre dans mon pays
22:12je joue à l'avocat du diable
22:14globalement je suis d'accord avec vous
22:16dans la vie réelle
22:18je fais un débat
22:20il est bien sûr
22:22voilà exactement
22:24la question c'est
22:26est-ce que moi américain
22:28j'accepte des entreprises
22:30qui n'ont pas le bon comportement
22:32et je serais même cynique quand nous on dit
22:34à des pays chinois
22:36on ne veut pas tel travail ou tel objet
22:38quand c'est des enfants
22:40ou quand c'est autre
22:42c'est pas très nouveau comme démarche
22:44au delà, là pardon
22:46je joue à l'avocat du diable
22:48on va rentrer dans un espèce de débat idéologique
22:50wok, anti-wok, c'est pas le sujet
22:52il y a des choses qui s'appellent la RSE
22:54la responsabilité sociale et environnementale des entreprises
22:56c'est des choses sur lesquelles l'Europe
22:58est en pointe et nous ce qu'on a essayé
23:00de faire par exemple c'est vis-à-vis
23:02de pays qui sont
23:04des clients de nos entreprises
23:06le Bangladesh par exemple, d'essayer de faire en sorte que
23:08bah oui on ne
23:10produise pas pour nos consommateurs
23:12européens dans des conditions qui
23:14poseraient des problèmes éthiques et environnementaux
23:16moi je pense que ça va plutôt dans la bonne direction
23:18là en fait c'est l'inverse
23:20c'est-à-dire qu'on nous dit non mais toutes vos histoires
23:22parce que par exemple ça concerne
23:24du coup l'égalité salariale
23:26qui est quand même un combat sur lequel
23:28je pense on pourrait se dire
23:30spontanément bah oui c'est un...
23:32voilà bah non en fait
23:34Donald Trump il est contre ça, il dit c'est le mérite
23:36donc voilà si les hommes
23:38blancs gagnent plus que les femmes
23:40c'est comme ça, c'est la vie
23:42non mais c'est que
23:44eux ils le méritent et que les femmes soient discriminées
23:46bah elles le méritent aussi, ça s'appelle un rapport
23:48de force, c'est masculinisme
23:50tout ce que tu veux, la société patriarcale
23:52c'est juste un retour de 50, 70
23:54ans en arrière par rapport à des combats
23:56que nous on porte en Europe et qui ne sont pas des combats
23:58idéologiques ou hawkistes, qui sont juste des combats
24:00de société
24:02d'égalité dans la société
24:04je trouve que c'est une force
24:06c'est une vision quand même rétrograde de la société
24:08et c'est une espèce de
24:10contre-révolution réactionnaire
24:12sachant que l'Italie et l'Espagne
24:14ont reçu du même courrier
24:16les espagnols qui sont aussi très très très
24:18en pointe de ces combats
24:20sur la condition féminine, ils doivent être
24:22un peu énervés aussi, comme certains
24:24tout le monde est peut-être pas énervé
24:26est-ce que c'est pas plus aussi
24:28le fait qu'aujourd'hui
24:30tous les matins, on s'aperçoit que
24:32l'administration Trump
24:34distribue les bons et les mauvais points
24:36à qui veut l'entendre
24:38et qu'à un moment donné
24:40c'est pour tout le monde
24:42parce qu'il y a des menaces qui sont faites
24:44moi j'entendais aussi, puisqu'on parle de l'administration Trump
24:46tout d'un coup Trump il est énervé contre Poutine
24:48qui fait pas ce qu'il veut
24:50et en même temps il est énervé contre Zelensky aussi parce qu'il remet en cause
24:52la Corse sur les minerais
24:54et là on est encore dans une période à mon avis
24:56de test
24:58il devait régler la guerre partout dans le monde en 8 jours
25:0024 heures pour la guerre en Ukraine
25:02et 3 jours pour la guerre à Gaza
25:04entre Israël et Gaza
25:06mais après il est encore dans une période de test
25:08où il essaye de jauger
25:10à mon avis, jusqu'où il peut aller
25:12mais il est en train de se rendre compte aussi d'une certaine manière
25:14alors qu'il a déjà été présent aux Etats-Unis
25:16que c'est peut-être plus compliqué que ce qu'il pensait
25:18et sur cette question
25:20ce qui est intéressant
25:22dans ce que disait Alexis, bon tout est intéressant
25:24mais ce que je retiens
25:26c'est le fait qu'on peut avoir
25:28des combats
25:30ou ce que vous voulez, mais le wokeisme
25:32faut pas le généraliser, c'est pas sur tout le wokeisme
25:34sur l'égalité femmes-hommes
25:36c'est pas forcément du wokeisme l'égalité femmes-hommes
25:38ça semble quelque chose de logique
25:40de vouloir se battre
25:4220% d'écart à poste égal
25:4420%
25:46moi je suis pas forcément, je vais même vous faire une révélation
25:48je suis pas du tout pour le wokeisme, en revanche je suis pour
25:50l'égalité femmes-hommes
25:52quand vous écoute le vendredi
25:56c'est pas la news du jour
25:58en tout cas moi je suis pour l'égalité femmes-hommes
26:00mais vraiment à égalité complète
26:02ça veut pas dire que pour autant je suis pour
26:04faire en sorte que le wokeisme s'opère tous les jours
26:06dans notre pays
26:08l'administration Trump
26:10nous offre un sujet quasiment sur la table tous les matins
26:12donc on va y revenir évidemment demain
26:14avec nos débatteurs, mais pour l'instant
26:16on va revenir rapidement, est-ce que
26:18Pen pour l'instant pas connue
26:20au procès des assistants parlementaires du Rassemblement
26:22national, mais ce que l'on sait en revanche c'est que Marine
26:24Le Pen et 8 eurodéputés sont
26:26reconnus coupables de détournement de fonds publics
26:28rapidement, est-ce que
26:30autour de la table, Alex
26:32Darmon, vous pensez qu'il va y avoir
26:34une condamnation lourde
26:36au bout du bout
26:38dans ce procès ? Quand on dit lourde
26:40ça veut dire exécution provisoire de la peine
26:42et donc qu'elle puisse pas se présenter en 2027, moi je crois pas
26:44bon après, c'est facile
26:46de dire ça une heure et demie avant, on va me le ressortir
26:48mais je pense pas qu'il y aura une exécution provisoire
26:50en sachant qu'il peut y avoir aussi
26:52une peine prononcée d'inégibilité
26:54d'une durée telle qu'elle prendrait fin juste avant
26:56l'élection présidentielle aussi
26:58si elle est pas coupable
27:00elle pourrait prendre
27:02à la fin, si en appel
27:04elle n'est pas condamnation
27:06les juges prononcent
27:08une peine d'inégibilité assortie d'une exécution
27:10provisoire, s'ils la prononcent, la peine prendra
27:12un effet immédiatement, même si
27:14elle fait appel, toutefois les juges
27:16peuvent aussi prononcer une peine d'une durée telle
27:18qu'elle prendrait fin avant
27:20l'élection présidentielle.
27:22Donc le suspense
27:24est à son comble autour de cette
27:26décision qui doit être rendue
27:28d'ici une petite heure maintenant
27:30on vous tient au courant évidemment, on en parle avec vous aussi
27:32on va voir si c'est un tournant
27:34et quelle attitude derrière aussi
27:36puisqu'on sent qu'il va y avoir une condamnation
27:38appel, pas appel, quelle attitude pour le Rassemblement
27:40national, faut-il qu'il se présente comme il le fait déjà
27:42avec des éléments de langage comme victime
27:44du système judiciaire, on va voir ça
27:46dans un instant avec vous quatre.
27:48Et peut-être aussi. Allez, à tout de suite
27:50sur Sud Radio.
27:52Sud Radio, parlons vrai.
27:54Sud Radio, parlons vrai.
27:56Alors on finit le mois de mars très en forme
27:58en compagnie d'Alexis Bachelet, Noemi Allia
28:00Alex Darmon, Gilles Gansman
28:02alors on en vient au
28:04tribunal qui doit donc
28:06donner dans un instant
28:08le sort qui sera réservé à Marine Le Pen, le tribunal
28:10Correctionnel de Paris, dans l'affaire des assistants
28:12parlementaires. Alors on le rappelle
28:14Marine Le Pen a été déclarée
28:16coupable de détournement
28:18de fonds publics ainsi que 8 euros
28:20députés pour un montant, estime
28:22le tribunal, de 2,9 millions
28:24d'euros et les peines seront connues un tout petit peu
28:26plus tard. On
28:28discutait sur la suite éventuelle.
28:30Noemi, c'est vertigineux
28:32finalement cette décision parce que
28:34il va falloir peser
28:36ensuite le pour, le contre
28:38d'un appel, les décisions
28:40qu'est-ce qui va se passer derrière
28:42et les éléments de langage qui ont été préparés
28:44est-ce qu'en fonction de la décision on va pouvoir
28:46taper sur la justice
28:48donc il y a plusieurs options
28:50qui s'ouvrent en termes de communication
28:52aussi pour le RN. Tout à fait, vous avez raison
28:54et d'ailleurs il y a beaucoup d'éléments techniques au fond
28:56mais la question principale
28:58qui se pose c'est
29:00est-ce que Marine Le Pen va pouvoir se présenter
29:02ou non à l'élection présidentielle ?
29:04Donc là on peut rentrer dans, il y a
29:06mille points de vue juridiques
29:08qui vont dans un sens ou dans un autre
29:10mais au fond c'est est-ce qu'elle va pouvoir se présenter
29:12et si elle ne pouvait pas se présenter
29:14évidemment que ce serait un scandale démocratique
29:16ce serait insupportable
29:18vous avez vu le sondage qui est paru
29:20hier dans le JDD, le sondage IFOP
29:22qui montre qu'aujourd'hui Marine Le Pen est crédité
29:24à 37% des intentions de vote au premier
29:26tour des élections présidentielles
29:28selon le sondage IFOP-JDD
29:30donc aujourd'hui c'est celle qui est
29:32la mieux présentée pour être
29:34peut-être demain la présidente de la République
29:36par contre ça voudrait dire que des juges seraient
29:38en capacité, si jamais ils décidaient de la condamner
29:40si jamais ça rentrait dans tous
29:42ces processus juridiques
29:44qui ferait qu'elle ne pourrait pas se présenter
29:46à la prochaine élection présidentielle
29:48scandale démocratique, Alex Darman, d'accord ?
29:50ou pas d'accord ?
29:52des millions de français seraient privés de leur vote
29:54mais quand vous entraînez la loi
29:56on enfreint la loi et après c'est
29:58un scandale démocratique
30:00vous pouvez pas priver des millions de français ?
30:02qu'elle propose c'est de revenir à la justice
30:04dans l'ancien régime qui était décrit par
30:06Jean de La Fontaine selon que vous serez
30:08puissant ou misérable, les jugements de cour
30:10vous rendront blanc ou noir
30:12c'était pour critiquer la justice
30:14sous l'ancien régime où effectivement les aristocrates
30:16étaient quasiment dans l'impunité
30:18les gens de bien, de pouvoir
30:20et le peuple lui subissait
30:22les foudres de la justice
30:24non c'est pas tous les gens de pouvoir, c'est souvent des gens
30:26de droite, voire très à droite
30:28on se bat depuis des siècles
30:30pour que la justice soit indépendante
30:32mais elle n'est pas indépendante, elle est idéologisée
30:34jusqu'à l'heure actuelle
30:36elle n'est pas indépendante
30:38Marine Le Pen est une figure
30:40détestée, c'est une figure
30:42haïe et sans doute que c'est la raison
30:44pour laquelle aujourd'hui elle est presque encore
30:46indépendante
30:48c'est pas les juges qui ont fait
30:50les emplois fictifs
30:52c'est les juges qui décident de la rendre idée libre
30:54alors même qu'elle représente la voix de millions de français
30:56Alex Varmont
30:58le problème c'est qu'on est tous d'accord autour de cette table
31:00qu'elle est coupable pour dire
31:02elle est reconnue coupable
31:04tout le monde est d'accord depuis
31:06plusieurs jours, plusieurs semaines pour dire
31:08qu'a priori elle est coupable
31:10c'est pas a priori
31:12quand on grille un feu rouge
31:14non j'ai pas grillé un feu rouge
31:16ça a été amené pendant le procès
31:18et ça a été expliqué, donc elle est coupable
31:20le problème c'est pas tant sur le fait qu'elle soit coupable
31:22c'est la décision et les sanctions
31:24qui vont lui être posées, pourquoi je dis ça ?
31:26parce que vous avez quelques mois, vous avez eu une décision
31:28qui concerne l'actuel premier ministre François Bayrou
31:30dans le même style de procès
31:32le même style de procès, les mêmes faits reprochés
31:34où par contre
31:36les condamnations et les sanctions proposées n'étaient pas les mêmes
31:38donc le problème il est là
31:40moi je mettrais un petit bémol sur ce que vous dites
31:42pour ceux qui ont suivi les deux procès
31:44ils disent que c'est pas tout à fait la même affaire
31:46que c'est pas tout à fait
31:48pourquoi c'est pas la même affaire, je vais vous dire pourquoi
31:50c'est pas la même affaire sur François Bayrou parce qu'il n'était pas député européen
31:52mais ce qui lui était reproché
31:54c'était exactement la même chose en tant que chef de parti
31:56donc effectivement
31:58si vous voulez mettre un bémol, il n'y a aucun problème
32:00en disant qu'il n'avait pas de mandat
32:02de député européen
32:04la justice est acharnée sur Marine Le Pen
32:06je suis personne pour dire que la justice est acharnée
32:08en tout cas on est obligé de constater
32:10et même par la phrase qui a été prononcée
32:12rappelez-vous que ça lui ferait mal
32:14par la procureure à l'époque, ça lui ferait mal de demander une relax
32:16parce que si ça n'avait pas été Marine Le Pen
32:18on est obligé de constater qu'il y a une certaine
32:20forme de politisation de la justice
32:22mais je vais vous dire autre chose
32:24parce que Noémie a très justement parlé du sondage d'hier
32:26on pourrait revenir en long en large en travers
32:28sur son sondage dans le JDD où elle est estimée
32:30à 37% et dans le même temps d'ailleurs
32:32au premier tour, mais c'est aussi politique
32:34Jean-Luc Mélenchon n'a jamais été aussi haut dans un sondage
32:36au premier tour d'une élection présidentielle
32:38mais justement pourquoi je vous parle de Jean-Luc Mélenchon
32:40c'est parce que dans quelques semaines et dans quelques mois
32:42il lui est reproché exactement la même chose
32:44à Jean-Luc Mélenchon
32:46sauf qu'il n'était pas député européen
32:48il était chef de parti
32:50donc qu'est-ce qui va se passer ?
32:52qu'est-ce qu'on dirait à ce moment-là ?
32:54qu'il n'y a pas eu acharnement ?
32:56donc vous voyez qu'on est dans quelque chose qui est très très compliqué
32:58qu'elle soit coupable n'est pas un débat
33:00si demain effectivement
33:02enfin demain, tout à l'heure, dans une heure
33:04on dit qu'elle est coupable
33:06et que sa sanction
33:08c'est de ne pas pouvoir se présenter en 2027
33:10là il y aura à mon avis
33:12un problème démocratique
33:14je rajoute puisque il y a des choses
33:16qui sortent de la salle
33:18dites-nous Madame AFP
33:20il y a aussi 9 eurodéputés
33:22et 12 assistants qui sont donc reconnus également
33:24coupables de contrats fictifs
33:26dit le tribunal car il estime
33:28qu'il y a bien eu l'existence d'un système au sein du parti
33:30il a été établi
33:32dit la présidente que toutes ces personnes
33:34travaillaient en réalité pour le parti que leurs députés
33:36ne leur avaient confié aucune tâche
33:38et qu'ils passaient d'un député à l'autre
33:40à tel détaillé. Il ne s'agissait pas
33:42de mutualiser le travail des assistants
33:44mais plutôt de mutualiser les enveloppes des députés
33:46explique le tribunal
33:48il faut que les choses soient bien claires
33:50et ça c'est une précision importante, personne n'est jugé pour avoir fait
33:52de la politique, c'est pas le sujet
33:54la question dit la présidente c'est de savoir si les contrats
33:56ont reçu une exécution ou pas
33:58ça c'est du droit et absolument que du droit
34:00vous êtes pas d'accord avec ça Alexis ?
34:02Moi j'étais
34:04parlementaire, donc quand j'ai recruté
34:06des assistants parlementaires
34:08ils faisaient
34:10exclusivement un travail parlementaire
34:12et ils avaient un contrat
34:14pour ça et dans leur contrat
34:16vous leur avez jamais dit j'ai une réunion au PS
34:18faut juste que tu me sortes
34:20le dossier sur telle chose
34:22parce que j'en ai besoin
34:24là on parle de faits qui se roulent sur 12 ans
34:2612 années
34:28ça peut arriver
34:30vous comprenez
34:32et puis là c'est un peu comme si il y avait
34:34un système au niveau du groupe parlementaire
34:36où on m'avait dit
34:38faut que tu recrutes machin
34:40mais en fait tu le verras jamais
34:42il va être ailleurs
34:44et surtout ne lui demande rien parce que c'est pas le sujet
34:46faut quand même savoir
34:48de quoi on parle, là on parle de quelque chose
34:50qui fait système et la justice
34:52a bien enquêté
34:54ils ont été chercher des preuves
34:56ils ont cherché des preuves que
34:58les assistants avaient travaillé pour les députés
35:00je pense qu'ils n'en ont pas trouvé
35:02ça rappelle un peu l'affaire Pénélope Fillon
35:04on fait comme si on découvrait
35:06que la justice pouvait condamner
35:08et lourdement des hommes ou des femmes
35:10politiques pour avoir
35:12fait travailler des gens
35:14dans une forme d'emploi fictif
35:16bon bah non c'est pas nouveau
35:18en plus honnêtement Marine Le Pen
35:20elle a fait, ça ressort
35:22là sur les réseaux sociaux
35:24tout son début de carrière sur main propre
35:26nous on est le seul parti
35:28qui a jamais été condamné, votez pour nous
35:30parce que vous allez voir, on est mieux que les autres
35:32on est plus honnête etc
35:34et là ils ont des députés
35:36ils ont des élus et au lieu d'être dans l'exemplarité
35:38bim, ils mettent tout de suite en place
35:40un système, enfin pardon, à un moment donné
35:42faut quand même regarder les choses
35:44avec le prisme des faits
35:46moi je veux bien qu'on soit dans la théorie un peu
35:48de la justice qui n'est pas indépendante
35:50qui veut faire des règlements de compte
35:52politiques, ok
35:54je dis pas que ça n'existe pas, mais là
35:56en l'occurrence il me semble quand même
35:58qu'il y a suffisamment de faits étayés
36:00qui montrent qu'il y avait un système
36:02qui en fait est du détournement de fonds publics
36:04et du détournement de fonds publics
36:06et je suis désolé, quand on est député
36:08on a aussi une responsabilité
36:10de respecter la loi
36:12même si on est chef de parti
36:14et même si on est candidat à l'élection présidentielle
36:16Alexis, sur le fond tu as raison
36:18ils sont coupables, ils sont coupables
36:20et donc il y a des peines
36:22ils vont être condamnés
36:24on peut pas dire qu'ils sont coupables
36:26mais on leur met aucune peine
36:28mais on parle de politisation de la justice, tu parles de l'affaire Fillon
36:30on pourrait y revenir sur l'affaire Fillon
36:32enfin franchement c'est quand même incroyable
36:34qu'en l'espace de deux mois, François Fillon il ait été jugé
36:36en l'espace de deux mois
36:38qu'il y ait eu une mise en examen
36:40l'affaire je vous rappelle elle sort en janvier 2017
36:42en mars 2017 il est mis en examen
36:44c'est quand même hallucinant
36:46mais sur l'affaire les assistants
36:48la durée d'enquête
36:50c'est sur des faits qui durent 12 ans
36:52mais les mises en examen
36:54sur l'enquête
36:56s'il y a des preuves
36:58ça marche très vite
37:00trouve-moi une autre affaire politique
37:02où en deux mois tu vois un homme politique qui est mis en examen
37:04ça n'est jamais arrivé, une enquête aussi rapide
37:06pour une mise en examen ça n'est jamais arrivé
37:08donc moi sur le fond je ne remets pas en cause du tout
37:10la question de la culpabilité
37:12de Marine Le Pen
37:14et des 8 autres accusés
37:16oui c'est étayé, c'est montré, c'est prouvé
37:18moi ce que je remets en cause
37:20et là où on se pose des questions ce matin
37:22c'est de se dire est-ce que les condamnations
37:24ou les accusations ou les sanctions qui vont être prononcées vont être justes
37:26c'est juste ça qu'on dit
37:28et donc dans ces cas-là on est obligé de se poser la question
37:30de se dire qu'on peut avoir des doutes
37:32pour que nos magistrats et notre justice
37:34soient totalement indépendantes et pas politisés
37:36qu'ils soient bien proposés
37:38moi ce que je propose
37:40qu'ils soient élus je sais pas
37:42moi je suis pour la séparation entre le pouvoir politique
37:44et le pouvoir judiciaire
37:46mais il y a un moment donné c'est trop facile de demander aux hommes et aux femmes politiques
37:48de rendre des comptes tout le temps
37:50et de ne jamais demander à l'institution judiciaire de rendre des comptes
37:52c'est pas normal non plus, il faut essayer de trouver
37:54un moyen que cette institution judiciaire
37:56puisse rendre des comptes
37:58pour le moment on n'y arrive pas et c'est pour ça qu'à chaque fois
38:00qu'on a un semblant de doute
38:02et ça devrait pas être normal dans notre pays
38:04et je dis pas que c'est le cas, j'en sais rien
38:06j'émets une hypothèse et je me pose des questions
38:08on se dit que la justice, on voit les murs des cons
38:10à chaque fois dans ces institutions judiciaires
38:12c'est pas normal qu'il n'y ait pas de sanctions
38:14que les magistrats ne soient jamais sanctionnés
38:16que ce soit des magistrats qui jugent d'autres magistrats
38:18il faut qu'on puisse se poser des questions autour de ça
38:20sans être accusé de complotisme
38:22qui juge les juges ?
38:24ça c'est une question
38:26qui est vieille comme la démocratie
38:28mais simplement
38:30dans les fondements de la démocratie il y a aussi
38:32Montesquieu qui est français
38:34et pour qui
38:36on n'est pas en démocratie s'il n'y a pas séparation
38:38entre le judiciaire et le politique
38:40et là ce qu'on nous explique
38:42c'est que finalement
38:44c'est un peu embêtant qu'il y ait cette séparation
38:46parce qu'on devrait prendre en compte des situations particulières
38:48le judiciaire est complètement contaminé
38:50par le politique, Alex Darmon a rappelé
38:52l'histoire du mur des cons, du syndicat de la magistrature
38:54c'était il y a 20 ans, on va pas nous sortir ça
38:56c'est très important
38:58parce qu'à un moment la justice est politisée
39:00le syndicat de la magistrature a montré le mur
39:02j'entends ce que vous dites mais là
39:04les juges du tribunal à Paris
39:06ils s'appuient sur une loi
39:08et des lois qui sont
39:10débattues à l'Assemblée Nationale
39:12donc ils ont un volant
39:14de critères
39:16etc
39:18pour juger
39:20monsieur Tout-le-Monde
39:22qui peut aussi être un élu de la République
39:24il y a une question
39:26de proportionnalité, c'est-à-dire que jusqu'où
39:28va aller cette condamnation, c'est ça la question
39:30je rejoins Alex là-dessus, c'est très important
39:32il ne s'agit pas de dire que cette condamnation est innate
39:34cette condamnation est prouvée
39:36il y a des preuves, mais rendre
39:38inéligible la personne qui est
39:40aujourd'hui la mieux à même de gagner
39:42la prochaine élection présidentielle
39:44que des juges puissent prendre cette décision
39:46c'est une justice qui va à l'encontre de la démocratie
39:48il y en a qui disent à droite
39:50qu'elle n'arrivera jamais à gagner
39:52ça c'est l'analyse politique
39:54est-ce que tout le monde
39:56serait si triste que ça
39:58qu'elle soit inéligible ?
40:00mais c'est en train de changer, vous voyez bien que
40:02le RN aujourd'hui
40:04le nombre de gens qui votent aujourd'hui
40:06pour le RN ne votait pas pour le FN il y a 10 ans
40:08il y a une bascule, parce qu'aussi la gauche
40:10a changé, tout l'espace politique
40:12a complètement changé
40:14est-ce qu'on vote pour le RN
40:16ou est-ce qu'on vote pour Marine Le Pen ?
40:18si on vote pour le RN et qu'on a des convictions
40:20sur le RN
40:22et qu'on pense que le programme du RN
40:24peut changer la France
40:26peut changer ce pays
40:28et qu'il y a un vrai intérêt
40:30au RN
40:32on s'en fiche un peu de qui va porter
40:34ce projet-là
40:36et c'est vrai que s'il y a un problème
40:38c'est qu'elle n'a pas créé de successeur
40:40il n'y a pas de successeur
40:42et le plan B
40:44vous avez vu que hier Marine Le Pen dans ses discours
40:46elle sous-entendait que Jordan Bardella
40:48serait un bon président de la République
40:50vous avez raison, vous vous posez la question
40:52du plan B et c'est une vraie question
40:54parce qu'elle laisse entendre
40:56dans ses discours que son successeur naturel
40:58serait Jordan Bardella
41:00mais Jordan Bardella est très jeune en politique
41:02est-ce que les Français
41:04et les millions de Français qui font confiance à Marine Le Pen
41:06vont faire confiance demain à Jordan Bardella
41:08s'il était amené à l'issue de CD ?
41:10c'est pas tout à fait certain et ça c'est vrai que ça fait partie
41:12aussi de Jordan Bardella
41:14il y a 24 autres personnes qui sont jugées
41:16dans ce procès
41:20je rappelle juste qu'il y a 24 autres personnes
41:22donc il n'y a pas que Marine Le Pen qui est jugée
41:24il y a quand même 24 autres personnes
41:26et des figures emblématiques du parti
41:28dont Louis Alliot, actuel maire de Perpignan
41:30Julien Audoul, député
41:32un de ceux qui est le plus connu aujourd'hui
41:34donc ils sont aussi dans le viseur
41:36donc c'est effectivement pour le Rassemblement National
41:38ça ne les empêche pas d'être ministre
41:40non parce qu'effectivement
41:42dans les nominations ils peuvent
41:44être ministre
41:46globalement ça n'empêche pas le Rassemblement National
41:48si on regarde tous les politiques condamnés
41:50on n'a pas fini
41:52mais ça n'empêche pas le Rassemblement National
41:54de présenter son programme
41:56et d'avoir peut-être un duo
41:58Marine Le Pen et Jordan Bardella
42:00c'est peut-être ça le plan B
42:02comme Bardella comme vous disiez
42:04on s'arrête un court instant
42:06si vous le voulez bien parce qu'il faut qu'on marque une pause
42:08et on va continuer avec vous
42:10alors évidemment c'est le sujet
42:12qui va un peu écraser
42:14tous les autres sujets d'actualité
42:16mais c'est un tournant de la vie politique française
42:18qui se joue aujourd'hui et ce matin
42:20au tribunal à Paris et donc on y revient
42:22dans un instant avec vous quatre, à tout de suite
42:24Sud Radio, c'est vous qui donnez le temps
42:26tout le monde me dit, mettez-vous d'accord
42:28Christine Bouillot
42:30allez on va savoir dans quelques instants
42:32quelle sera la peine
42:34prononcée au procès des assistants
42:36parlementaires du Front National
42:38on rappelle que Marine Le Pen est reconnue coupable de détournement
42:40de fonds publics ainsi que
42:42huit autres eurodéputés
42:44et parlementaires et les peines vont commencer
42:46à être détaillées
42:48par la présidente
42:50du tribunal
42:52alors il n'y a pas eu d'enrichissement personnel
42:54mais que Marine Le Pen, c'est ce que dit
42:56la présidente du tribunal
42:58est au coeur de ce système depuis
43:002009 et le montant
43:02total du préjudice est lui
43:04alors il y a effectivement entre
43:06différents confrères un chiffre qui diffère
43:08mais là on parle de
43:104 100 000 euros
43:12de préjudice
43:14de fonds publics détournés au profit
43:16donc du parti politique
43:18et les douze assistants
43:20ont été reconnus
43:22de recel et qu'on parle bien
43:24d'emplois fictifs, des contrats fictifs
43:26donc ça veut bien dire aussi qu'il y a eu tout un siècle
43:28c'est ce que lit la justice aux yeux
43:30donc de ce dossier
43:32Alex Darmon
43:34on parlait de ce
43:36du réquisitoire qui était très lourd
43:38donc on saura si le tribunal suit
43:40ces réquisitions, le réquisitoire
43:42du parquet national financier qui a été
43:44créé par les politiques
43:46après le séisme de l'affaire
43:48Cahuzac où ça ne pouvait pas
43:50aux yeux de l'opinion rester
43:52comme ça à l'être morte.
43:54T'étais député Alexis à l'époque
43:56à l'époque de la création du fameux
43:58PNF, ce qu'on appelle
44:00le PNF
44:02Parce que c'était l'époque du tous pourris
44:04Bien sûr
44:06et donc à partir de là
44:08ils ont voulu rendre
44:10plus blanc que blanc les hommes et les femmes politiques
44:12La présidente dit qu'il y a des peines d'inégibilité qui vont être
44:14nécessaires, dit la présidente
44:16elle égrène comme ça, c'est un vrai teaser
44:18elle égrène au fur et à mesure
44:20les décisions qui sont annoncées
44:22Allez-y
44:24Si elle prononce ces mots-là
44:26Si elles sont nécessaires
44:28Pour elle
44:30C'est cette impression, après on sait jamais
44:32Effectivement
44:34ce PNF qui avait été créé à l'époque
44:36pour essayer de, comme la Cour de justice de la République
44:38mais c'était encore plus vieux la Cour de justice de la République
44:40puisque je crois que c'est 2007 ou 2005
44:42je sais plus, sur la Cour de justice de la République
44:44qui jugeait les ministres en exercice
44:46les fautes
44:48qui auraient pu être commises par des ministres en exercice
44:50Non mais après sur le PNF
44:52en tant que tel
44:54ce qu'on se disait c'était pourquoi on juge les politiques
44:56pourquoi on les juge vraiment
44:58à leur juste niveau et on essaie de mettre en place
45:00un système qui fait en sorte que l'on puisse
45:02avoir des peines qui leur sont prononcées
45:04et que la justice, on ne parle pas d'elle
45:06en tant que telle. Donc c'était juste le propos
45:08qui était le mien hors antenne tout à l'heure
45:10mais après il faudra voir, encore une fois
45:12on commente ce qui va se passer dans 5 minutes
45:14parce que c'est un tournant de la vie politique française
45:16C'est un tournant de la vie politique française
45:18parce que Marine Le Pen
45:20si elle est sortie du jeu politique
45:22là maintenant, aujourd'hui
45:24par cette décision, Noémie Alexis
45:26c'est quand même un personnage de la vie politique
45:28française
45:30qu'on aime ou pas
45:32c'est une histoire qui est chevillée
45:34à la politique française. Et c'est un coup d'état des juges
45:36parce qu'encore une fois on privera
45:38des millions de personnes
45:40de leur vote
45:42Marine Le Pen, aujourd'hui
45:44quand vous regardez encore une fois
45:46le sondage qui est paru hier
45:48le sondage IFOP, le JDD
45:50c'est celle qui est la mieux placée pour gagner la présidentielle
45:52demain. Donc pas de condamnation
45:54parce que grâce à l'IFOP et à l'IFSOS
45:56C'est les nouveaux avocats
45:58Il faut juste comprendre
46:00si vous voulez
46:02qu'on est en train
46:04si c'est le cas, si jamais
46:06cette inégibilité est bien
46:08Tout les élus, dont Marine Le Pen dans deux mois
46:10sont condamnés à une peine d'inégibilité mais on ne connait pas la durée
46:12Ils sont tous condamnés
46:14à des peines d'ingéniabilité. Ca y est, ça c'est fait
46:16La question c'est d'exécution provisoire
46:18ou pas
46:20Les douze assistants également jugés
46:22sont reconnus coupables de recel
46:24et le montant du préjudice total
46:26pour les comptes publics, les comptes européens
46:28c'est 4 100 000 euros
46:304 100 000 euros
46:32exactement. Donc ils sont déclarés
46:34inéligibles. Quelle est la durée ?
46:36On ne sait pas. Et c'est toute la question
46:38parce qu'effectivement la question c'est de savoir
46:40est-ce que cette inéligibilité
46:42va aller jusqu'à la prochaine présidentielle
46:44Est-ce qu'il y aura...
46:46Exécution provisoire pour moi c'est la question principale
46:48Est-ce qu'il y aura exécution provisoire parce qu'une inéligibilité on s'y attendait
46:50A partir du moment où vous êtes condamné
46:52Le mot est fort
46:54Coup d'état des juges
46:56Si vous privez des millions de français de leur candidature
46:58Il y a un autre candidat qui peut se présenter
47:00puisque c'est le parti
47:02Vous savez très bien que c'est Marine Le Pen qui incarne aujourd'hui
47:04complètement son parti et d'ailleurs ça peut être reproché
47:06Il y a un fonctionnement très pyramidal
47:08qui veut qu'au fond il y a quelques têtes d'affiches
47:10qui sont un peu sorties
47:12ces dernières années mais au fond c'est vraiment Marine Le Pen
47:14qui reste la patronne
47:16légitime
47:18J'ai une question pour toi. Est-ce que si
47:20il n'y a pas d'exécution provisoire c'est un coup d'état des juges ?
47:22Moi je pense que
47:24Si elle est coupable, on dit tout ce qu'elle est coupable
47:26depuis tout à l'heure.
47:28Qu'elle est inéligible pour un an ?
47:30Non, la question c'est juste la présidentielle
47:32Si elle est inéligible
47:34pendant un an et demi mais qu'elle peut se présenter
47:36à la présidentielle
47:38c'est tout à fait différent
47:40Est-ce que ça touche ou pas à la présidentielle ?
47:42Même s'il n'y a pas
47:44d'exécution provisoire
47:46dans le cadre d'une campagne électorale
47:48et d'une élection, ça sera compliqué
47:50parce que même pour son parti, elle aura un lourd boulet à porter
47:52parce que ça veut dire appel
47:54et ça veut dire procès fin 2026
47:56et réponse début 2027
47:58Faire une campagne électorale avec ça ?
48:00Il ne faut pas regarder que la figure de Marine Le Pen
48:02Il faut voir les millions de Français encore une fois
48:04qui vont être vraiment triturés par un sentiment d'injustice
48:06D'injustice ? Pourquoi ?
48:08D'injustice parce qu'ils vont avoir l'impression
48:10qu'on leur retire leur voix
48:12on leur retire leur possibilité de s'exprimer dans l'homme
48:14D'autant que c'est souvent un vote
48:16des millions de Français qui pourraient considérer
48:18qu'avec ce raisonnement là, c'est le retour
48:20de la punité pour les hommes et les femmes
48:22politiques qui trichent, qui volent
48:24qui sont condamnés
48:26pour avoir détourné de l'argent public
48:28Si on prend le raisonnement
48:30jusqu'au bout, on dirait oui mais il y a des millions de Français
48:32qui vont se sentir privés du droit
48:34de choisir leur candidat à l'élection présidentielle
48:36et les millions de Français
48:38qui sont attachés à l'état de droit
48:40et à un fonctionnement régulier de la justice
48:42et qui pensent qu'on est tous, nous, citoyens français
48:44des injusticiables comme les autres. Vous êtes en train de dire
48:46Marine Le Pen n'est pas injusticiable comme les autres
48:48parce qu'elle est dans les sondages, parce qu'elle est peut-être
48:50candidate à l'élection présidentielle
48:52Exécution provisoire, pour l'instant
48:54on ne la connait pas. Je vais juste redonner
48:56parce qu'il nous reste moins d'une minute pour que nos éditeurs comprennent
48:58bien de quoi on parle. Donc Marine Le Pen et huit
49:00eurodéputés sont donc reconnus coupables
49:02de détournement de fonds publics. La peine d'inégibilité
49:04sera prononcée à l'encontre des élus
49:06mais on n'en connait pas ni la durée
49:08ni s'il y a exécution provisoire
49:10qui a été requis par le Parc national financier
49:12lors de son réquisitoire. Il n'y a pas eu
49:14d'enrichissement personnel et
49:16ce qui est dit dans le
49:18jugement qui est prononcé depuis 10h20
49:20ce matin, c'est que Marine Le Pen, dit
49:22le tribunal, est au coeur de ce système
49:24d'emploi fictif
49:26à hauteur de 4,1 millions d'euros
49:28Voilà pour les informations
49:30On va détailler tout ça
49:32dans un instant évidemment. Sur le plan
49:34juste, puisque j'en profite, vous êtes là Gilles
49:36sur le plan médiatique également, on voit
49:38aussi à quel point cette affaire
49:40va écraser
49:42on explique à nos auditeurs, téléspectateurs
49:44va écraser politiquement et sur
49:46le plan de l'image
49:48le temps médiatique de ces prochaines heures
49:50Oui et puis c'est dommage que France Télévisions soit en grève
49:52parce qu'ils passent à côté d'une affaire
49:54importante. Non mais ça va être intéressant
49:56au niveau des audiences. Vous allez voir
49:58que les audiences vont être impactées
50:00par cette grève
50:02parce qu'il y a une
50:04chaîne très importante dans ce genre d'affaires
50:06c'est France Info. Et France Info n'est pas là
50:08C'est pas grave, il y a le centre radio, ne vous inquiétez pas
50:10On est là, on est là. Dans un instant
50:12on va revenir évidemment sur cette
50:14sur ce délibéré
50:16qui est donné. Donc je le rappelle
50:18Marine Le Pen et 8 autres heureux députés sont
50:20reconnus coupables de détournement de fonds publics
50:22il y aura une peine d'inégibilité
50:24qui va être prononcée contre des élus
50:26dont Marine Le Pen, dit la Présidente
50:28puisqu'elle estime, selon le tribunal, que Marine Le Pen
50:30est au cœur de ce système depuis
50:322009 avec autorité
50:34chaque mot va être pesé et
50:36il n'y a pas eu d'enrichissement personnel
50:38prononcé. Et les 8 autres heureux députés
50:40sont également reconnus coupables
50:42on va y revenir avec l'équipe
50:44de Sud Radio. Merci à tous les 4
50:46avec les vrais voix
50:48tout au long de l'antenne sur Sud Radio
50:50Et puis André Bercoff, évidemment
50:52Et puis moi, vous connaissez mon premier son du zapping
50:54demain matin. On y reviendra
50:56Merci Noémie, merci Alexis
50:58Merci Alex et merci Gilles, évidemment
51:00Dans un instant, André Bercoff
51:02on reviendra largement et on attend de savoir
51:04quelle est la peine finale
51:06qui est prononcée contre Marine Le Pen
51:08On y revient avec toutes les équipes de Sud Radio
51:10juste après l'info de midi
51:12C'est l'info de cette matinée
51:14A tout de suite

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