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Mathieu Bock-Côté propose un décryptage de l’actualité des deux côtés de l’Atlantique dans #FaceABockCote

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00:00Il est quasiment 19h sur CNews, merci d'être avec nous.
00:02On poursuit cette édition quasi-spéciale consacrée à cette nouvelle attaque terroriste islamiste.
00:09La France est une nouvelle fois, Mathieu Bocoté, Arthur Vatrigan,
00:13touché par ce terrorisme islamiste, frappé en plein cœur.
00:17Un individu a tué un innocent, fait plusieurs blessés à Mulhouse.
00:22Ça s'est passé cet après-midi.
00:25Le profil de l'assaillant est un homme de 37 ans, algérien,
00:30fiché au fichier des FSPRT, donc le fichier pour la radicalisation.
00:37Il fait l'obligé d'une obligation de quitter le territoire français.
00:42En vous donnant toutes ces informations, Mathieu Bocoté,
00:45j'ai l'impression que ces dernières années, malheureusement, on se répète
00:50et on se posera toujours cette même question.
00:53Est-ce que ce drame aurait dû être évité?
00:56Alors, votre présentation factuelle, en un certain sens, c'est un éditorial.
01:03Avec l'ensemble des faits que vous nous avez présentés,
01:06la première question qu'on peut se poser, c'est qu'est-ce qu'il faisait en France?
01:10La deuxième question, c'est qu'est-ce qu'il faisait en liberté?
01:12Et la troisième question, c'est dans la mesure où il était en liberté,
01:15pourquoi n'était-il pas suffisamment encadré,
01:18donc dans quelle mesure était-il capable de frapper comme il l'a fait?
01:22Alors moi, je vois ça et je dirais que c'est une journée du double rappel aujourd'hui.
01:26D'abord, on y reviendra, mais Amra, donc la figure du narcotrafic
01:32qui a été attrapé en Roumanie, et on le sait qu'aujourd'hui,
01:34plusieurs considèrent que le narcotrafic est presque aussi dangereux en France
01:39que l'islamisme ou le terrorisme islamiste.
01:41Et parfois, on parle de narcoterrorisme.
01:43Oui, et de narco-État.
01:44Donc, d'un côté, on a cette réalité, le rappel aujourd'hui de la présence
01:50du narcotrafic devenu narcoterrorisme, devenu narco-État.
01:54Et de l'autre côté, on a le rappel de cette mutation de l'agression islamiste en ce pays,
02:01de l'attaque islamiste qui prend plusieurs visages.
02:04Alors, on le sait, il y a quelques années, c'était l'heure des grands attentats à grand déploiement.
02:08Les services de sécurité manifestement ont été capables de faire en sorte
02:11que ces attentats à grand déploiement, ces charges absolument,
02:15dont la figure iconique, le symbole iconique, c'est le Bataclan,
02:19eh bien, il y en aura probablement d'autres un jour,
02:22mais la séquence est derrière nous pour un temps, nous l'espérons.
02:26C'est-à-dire, d'un côté, la vocation individuelle, c'est un bras.
02:30Personne d'autre que l'assassin n'a tenu le couteau, n'a tenu l'épée,
02:33n'a tenu la machette, n'a tenu l'arme, on verra s'il en a des questions.
02:36Et de l'autre côté, il y a tout ce climat idéologique qui pousse,
02:41qui cherche à créer ces vocations meurtrières, ces vocations de terroristes individuels.
02:46Ajouté à ça, ça me semble très important dans le présent contexte,
02:51la logique du déni tel qu'on la connaît.
02:52C'était cette semaine, Mme Clémence Guetté de la France insoumise nous dit
02:57les attentats terroristes que nous connaissons aujourd'hui en France
03:02sont des attentats d'extrême droite.
03:04C'est ce qu'elle dit, cette semaine.
03:06Évidemment, on en a parlé un peu sur notre antenne, pas beaucoup ailleurs,
03:09ça vaut la peine de le dire.
03:11Donc, c'est une logique de déni.
03:12Et là, qu'est-ce qu'on voit immédiatement?
03:14La décence élémentaire a fait en sorte qu'on a dû lui rappeler
03:19que depuis Mohamed Merah jusqu'à Dominique Bernard et aujourd'hui jusqu'à Mulhouse,
03:24ce qu'elle nous dit était fondamentalement faux.
03:27Et là, on a vu quelle est la nouvelle ruse de la gauche radicale
03:30pour nous expliquer qu'elle a raison.
03:32C'est de nous dire, en fait, non, mais les attentats islamistes
03:34sont des attentats d'extrême droite.
03:35Donc, lorsque l'islamisme frappe dans la logique de lfi,
03:40à tout le moins d'une partie de lfi, c'est l'extrême droite qui frappe.
03:44Donc là, le confusionnisme est total.
03:46Parce qu'on met dans la même catégorie des forces politiques.
03:49On peut penser au Rassemblement national, à la Reconquête,
03:52à la droite conservatrice associée à Bruno Retailleau.
03:55Donc, des forces qui sont politiquement distinctes,
03:58mais qui ont une lecture commune de la situation, à tout le moins en matière sécuritaire.
04:02On dit ça, c'est la droite extrême ou l'extrême droite.
04:04Et on met ça dans la même catégorie que l'islamisme qui frappe aujourd'hui.
04:07Donc là, on a un confusionnisme extrême, institutionnalisé médiatiquement.
04:11Vous parlez du confusionnisme extrême.
04:14Je repense à un échange que vous avez eu il y a quelques semaines,
04:17puisque vous parlez de la France insoumise avec un certain Manuel Bompard,
04:21qui refusait de qualifier de menace existentielle pour la France le terrorisme islamiste.
04:27Alors, c'était notre collègue et ami Yoann Ouzaï qui était dans cet échange.
04:30Oui, mais vous étiez sur le plateau, c'est pour ça que...
04:32Non, c'était très particulier comme séquence,
04:34parce que que nous dit à ce moment-là Manuel Bompard ?
04:37Manuel Bompard, je prends la peine de le dire,
04:39dans la France insoumise, ce n'est certainement pas le plus bête.
04:42C'est-à-dire qu'il est intellectuellement construit, il est habile intellectuellement.
04:47Et ça vaut la peine de le dire parce que ça rend son propos encore plus inquiétant.
04:51Manuel Bompard, ce n'est pas un Louis Boyard, disons ça comme ça.
04:54C'est un des plus brillants apparatchiks de ce parti.
04:58Et que nous dit Manuel Bompard à ce moment-là ?
05:02Il nous dit que le terrorisme est un danger immense, existentiel pour la France.
05:08C'est un danger existentiel dans la mesure où il emporte la vie de tant de Français,
05:15mais il refuse de le caractériser.
05:17Le terrorisme pour lui est une catégorie presque neutre,
05:21sauf quand il est d'extrême droite entre guillemets.
05:23Mais quand on lui demande est-ce que l'islamisme est un problème,
05:26il refuse de dire que l'islamisme est un problème. Pourquoi ?
05:29Parce qu'il dit ce que vous, parlant à Yohann Uzay, ce que vous mettez dans le mot islamisme,
05:34c'est beaucoup trop de choses que je refuse d'y mettre.
05:36Donc ce qu'on comprend dans l'esprit de Manuel Bompard,
05:39c'est que l'extension de la masse démographique islamiste,
05:44je ne dis pas tous les musulmans évidemment, mais islamistes,
05:46donc la conversion de l'islam français à l'islamisme sous la pression souvent d'états étrangers,
05:51la multiplication, en fait la conquête de l'espace public par l'islamisme
05:57qui cherche partout à planter le drapeau de l'islamisme partout dans ce pays.
06:00Et ce drapeau, c'est tout à la fois l'analysation de l'alimentation,
06:03c'est le voilement des femmes, c'est le fait que les femmes ne sont pas bienvenues en certains lieux,
06:08c'est le fait que de plus en plus de femmes intériorisent des interdits propres à la pudeur islamiste
06:14parce qu'elles savent que si elles s'aventurent dans l'espace public,
06:16elles en paieront le prix si elles vont sous le signe de la liberté.
06:18Donc ce climat, moi je ne dis pas que l'islamisme est toujours terroriste,
06:22je suis tout à fait factuel, l'islamisme peut mener sa conquête de France,
06:26sa conquête de l'Europe sur le mode de la conquête démographique et de la conquête religieuse
06:30et de la conquête idéologique sans passer par le terrorisme.
06:33Par ailleurs, comment nous dire qu'aujourd'hui il n'y a pas de lien entre cet islamisme
06:37qui accouche dans sa forme terroriste, comme on le voit ce soir à Mulhouse.
06:42Ce qui est très horrible, cela dit, si je peux me permettre, c'est que c'est un événement comme il y en a tant.
06:45C'est presque un fait divers, nous y sommes habitués aujourd'hui.
06:50Je voulais y venir dans un instant parce que vous parliez du confusionnisme,
06:54mais est-ce qu'il faut aussi parler d'une certaine fatalité, d'un habitus ?
06:58Est-ce qu'on s'habitue à ces événements dramatiques comme si on ne pouvait rien faire ?
07:02Vous parlez de la France insoumise, j'étais très attentif à ce que pouvait publier le leader maximo,
07:07Jean-Luc Mélenchon, sur ce drame.
07:10Pour l'instant, aucune réaction sur Twitter.
07:13Il préfère tweeter il y a 49 minutes sur des caricaturistes
07:16qui l'ont accueilli pour son livre en espagnol Ahora el pueblo.
07:20Peut-être qu'il réagira, peut-être qu'il parlera de cette menace existentielle qu'est le terrorisme islamiste sur notre sol.
07:26Revenons sur cette notion d'habitude, de fatalité.
07:30Est-ce qu'il y a une fatalité en France à ce que notre pays subisse ce genre d'attaque ?
07:36Oui, bien sûr. Le monde n'est pas que pure volonté.
07:40Alors qu'est-ce que j'entends par là ?
07:42C'est que quand on crée les conditions pour que se produisent en un pays des attentats,
07:48les attentats se produisent.
07:51Les services de sécurité vont y aller de manière tout à fait raisonnable.
07:56Imaginez la société la plus pacifique, la plus pacifiée, la plus équilibrée, délivrée de toute violence.
08:02Imaginez cette société.
08:04Il y aurait quand même dans cette société du crime, de la violence, inévitablement.
08:08Aucune société humaine n'est une société parfaite.
08:10Imaginez une société où une partie de la population vit dans une situation de dissidence permanente.
08:17Cette dissidence est alimentée à l'échelle de l'histoire, de la macro-histoire on pourrait dire,
08:22elle est alimentée par une poussée contre-coloniale agressive,
08:26par un islamisme revanchard et conquérant,
08:31par un islamisme militant et un islamisme souvent meurtrier.
08:36Voudriez-vous m'expliquer dans quel environnement il nous serait possible d'éviter de tels attentats ?
08:43Les services de sécurité peuvent faire tout ce qu'ils peuvent.
08:46Dieu sait qu'ils travaillent remarquablement.
08:48Dieu sait qu'ils réussissent. On nous le dit régulièrement.
08:50Il y a un attentat déjoué tous les mois et demi.
08:52Voilà, il y a un attentat déjoué tous les mois et demi.
08:54Mais une fois que c'est dit, les conditions sont là pour que plusieurs attentats nous échappent et on le voit.
09:02Je pense que c'est une des choses.
09:05On va reprendre le concept de gauche.
09:07Il y a un continuum des violences aujourd'hui.
09:10Je vais faire le lien.
09:12Entre les femmes qui doivent intérioriser le fait que dans l'espace public, dans le RER, le métro, partout,
09:20elles doivent intérioriser l'idée que si elles se présentaient comme une Française libre dans l'espace public,
09:25elles risquent l'insulte.
09:27Elles risquent l'insulte sur le mode « pute », « salope », comme mon tendance vocabulaire.
09:31Pardonnez-moi, ce sont des termes qu'on entend.
09:33Je préférerais en utiliser d'autres, mais ce sont des termes qu'elles subissent.
09:35Elles les subissent, ces termes.
09:36Au bout de ça, l'agression islamiste, le terrorisme islamiste,
09:40il y a un continuum idéologique ou sociologique des violences.
09:43J'ajouterais, parce qu'on le mentionne moins aujourd'hui,
09:46il y a cette agression islamiste et sur l'autre geste,
09:48il y a aussi la progression de violences ethniques qu'on n'ose pas nommer en ce pays.
09:53De Crépole à la violence contre Elias, du Crépole au 14e, de Thomas à Elias,
10:00il y a aussi des violences qu'on a tout fait pour faire diversifier.
10:04Prenez tout ça ensemble et beaucoup de Français ont l'impression
10:08et ce n'est pas qu'un sentiment de vivre dans un pays
10:10où la sécurité n'est plus au rendez-vous.
10:12C'est intéressant et on va rester sur l'aspect fatalité.
10:14Est-ce qu'il y a une fatalité à subir en France, ce genre de drame, Arthur de Vatrigan ?
10:19Est-ce qu'il faut intégrer cette société de vigilance
10:23que souhaite nous transmettre au plus haut sommet de l'État, la société de vigilance ?
10:28Est-ce qu'il va falloir maintenant, lorsqu'on est dans la rue à chaque fois,
10:31regarder derrière l'épaule ? Est-ce qu'il va falloir se bunkeriser ?
10:34Est-ce qu'il va falloir mettre des agents de sécurité devant toutes les écoles ?
10:38Est-ce que c'est ça la société de demain en France, celle qu'on vit déjà aujourd'hui ?
10:43Une sorte de confinement sécuritaire.
10:45Enlevez les frontières et vous aurez le digicode, c'est ce qui s'est passé.
10:49Dans certains quartiers, zone pavillonnaire à côté de cités comme on dit,
10:54des Français mettent des tessons de bouteilles sur leurs murs,
11:00mettent des alarmes, s'arment aussi parfois.
11:03De toute façon, ça fait longtemps que ça a été pris en compte.
11:06Mais là, on assiste à une quadruple faillite.
11:09Une faillite politique, une faillite diplomatique,
11:12une faillite judiciaire et une faillite civilisationnelle.
11:15On a une faillite à tous les États et surtout, on ne voit pas l'issue.
11:20Ça me fait penser à cette phrase de Mitterrand
11:22quand on lui posait la question en 93 sur le chômage.
11:24Il répond sur le chômage, on a tout essayé.
11:26J'ai l'impression qu'on n'est pas très loin de cette déclaration politique.
11:29Et donc, à partir du moment où on a accepté les faillites,
11:32on accepte l'impuissance de l'État.
11:34Et donc, on accepte de vivre avec.
11:36Sauf que vous pouvez créer une société de vigilance
11:38face à un type armé d'un couteau ou d'une machette
11:41ou d'une zombie, comme on dit aujourd'hui, ou d'une kalachnikov.
11:44Vous pouvez être tout vigilant que vous souhaitez.
11:47Qu'est-ce que vous voulez faire ?
11:49C'est pour ça qu'il y a beaucoup plus de Français
11:52qui commencent à faire des stages de self-défense.
11:55Ils commencent à s'armer avec des armes autorisées
11:57comme des pistolets à poivre ou des mini flashballs.
12:01Mais vous serez toujours plus faibles.
12:03En fait, le drame, c'est que le talon d'Achille de l'Occident
12:06a bien été identifié par les islamistes.
12:08La vie humaine n'a pas de prix pour eux.
12:10Elle a un prix pour nous.
12:11On ne joue pas dans la même cour.
12:12Il est quasiment 19h15 sur CNews.
12:14Si vous nous rejoignez, on poursuit
12:16et on tente de trouver des réponses à ce qu'il s'est passé à Mulhouse.
12:20L'horreur à Mulhouse, puisqu'il y a eu cette attaque au couteau
12:23cet après-midi aux alentours de 15h.
12:26Un homme a été tué.
12:28Plusieurs policiers municipaux ont été blessés.
12:30L'auteur de cette attaque est un étranger sous OQTF
12:33en situation irrégulière, fiché pour prévention du terrorisme.
12:37Le suspect est né, je le disais tout à l'heure, en Algérie, en 1987.
12:43Des témoins ont entendu crier à la haque-barre.
12:46Le parquet national antiterroriste s'est saisi de l'affaire.
12:50Je voudrais qu'on s'arrête un instant avec vous, Mathieu Bocoté,
12:52parce que lorsque je présente le CV de cet individu,
12:55il y a un terme qui revient beaucoup dans le débat public
12:58et qui est aussi le symptôme de cette faillite de l'État,
13:01l'OQTF, l'obligation de quitter le territoire français.
13:05D'obligation, il n'y a que le nom aujourd'hui.
13:08Oui, et vous savez, il n'y a rien de pire qu'un État qui se veut ferme
13:12et qui est tout mou.
13:14C'est-à-dire lorsque l'État dit c'est l'obligation.
13:17Et finalement, il n'y a pas de sanction quand l'obligation n'est pas respectée.
13:22Il y a un effet de percolation symbolique dans la société
13:25où tout le monde comprend que la sanction n'existe pas.
13:29C'est quand même récurrent.
13:31Rappelez-vous la petite Philippine qui a subi le sort que l'on sait.
13:35Ce n'était pas une agression islamiste sur le coup, mais c'était un OQTF.
13:38Pensez à Lola, ce n'était pas une agression islamiste, c'était un OQTF.
13:41Il y a un élément central.
13:43Je ne suis pas de ceux qui disent que l'État est coupable.
13:46La culpabilité est par définition individuelle.
13:49Mais ce que je dis, c'est que l'État est responsable d'avoir créé les conditions
13:54où la possibilité même de la sécurité existerait en ce pays ou non.
14:00Donc quand on accepte finalement que des gens qui sont identifiés
14:03devront quitter, mais ils ne quittent pas,
14:05il y a une chaîne d'irresponsabilité,
14:09il y a un principe de décomposition qui se déploie dans la société.
14:14Et au même moment, je ne peux m'empêcher de faire le lien,
14:16vous me le pardonnerez parce que vous me direz que je serai un peu méchant,
14:19mais le discours public en France, en Allemagne, partout ailleurs,
14:24continue quand même de dire que les forces politiques
14:27qui se sont constituées pour se porter à la défense de nos sociétés
14:32devant l'immigration massive, devant l'islamisme,
14:35devant l'impuissance de l'État, devant l'insécurité,
14:39que ces forces politiques qu'on associe généralement à la droite nationale
14:43ou au populisme, que le système d'extrême droite souvent,
14:46ces forces sont considérées comme le plus grand danger pour nos sociétés.
14:51Donc les coups de couteau se multiplient, les gorges sont tranchées,
14:55les assassinats se multiplient, les victimes se multiplient,
14:59le deuil devient une condition quotidienne,
15:03mais le véritable danger, ce sont les partis, les mouvements,
15:06les intellectuels, les journalistes qui s'inquiètent de cette situation nouvelle.
15:10Je vous propose la réaction il y a une petite demi-heure de François Bayrou.
15:15C'est un homme de lettres et les mots ont un sens.
15:18Le fanatisme a encore frappé et nous sommes en deuil.
15:21Mes pensées vont naturellement aux victimes et à leur famille
15:24avec la ferme espérance du rétablissement des blessés.
15:27Félicitations aux forces de l'ordre pour leur intervention rapide.
15:30Lorsqu'il parle de fanatisme...
15:32C'est insupportable.
15:33Pourquoi vous dites que c'est insupportable ?
15:35J'ai tout le respect du monde pour François Bayrou qui est un homme de qualité,
15:38mais ce n'est pas le fanatisme en soi, ce n'est pas le fanatisme écologiste qui a frappé.
15:41Ce n'est pas le fanatisme chrétien qui aurait dit...
15:45J'imagine le jeune, c'est-à-dire le bras se tendre sur le mode
15:48« Jésus-Marie, priez pour nous pauvres pêcheurs ! »
15:51On trempe une gorge.
15:52Non, ce n'est pas ce qui s'est passé.
15:54À la Ouagbar, c'est signé.
15:56Et là, donc, nommer fanatisme, l'islamisme,
15:59nommer terrorisme générique, le terrorisme islamiste,
16:03nommer violence de rue,
16:05des violences qui sont quelquefois animées par...
16:07Ça, c'est un autre sujet, mais animées par le racisme anti-blanc qui existe.
16:10On nomme la chose pour ne pas la nommer.
16:12On utilise un mot pour dévier, pour occulter la réalité.
16:16Vous savez, Eliott, on dit souvent « Quelle est la place du mensonge dans nos sociétés ? »
16:21Et je suis de ceux qui en sont venus à croire que le mensonge par occultation
16:25est probablement un des plus dangereux qu'il soit.
16:28Quand on dit ce soir le fanatisme plutôt que l'islamisme,
16:31est-ce que ce n'est pas à bien des égards une forme de désinformation volontaire ?
16:36Ou au pire, c'est une désinformation volontaire.
16:40Au mieux, c'est un manque de courage.
16:42Dans tous les cas, c'est refuser de nommer une réalité
16:45qui par ailleurs est connue par tous.
16:47Et ça, vous savez, c'est très grave.
16:49Quand la parole publique est complètement désincarnée
16:52et ne parvient plus à nommer ce que tous savent, sentent et ressentent,
16:56c'est à ce moment-là que vous avez un rejet profond d'élite
16:59qui ne protège plus la population,
17:01mais qui se protège en se mettant à l'abri de leur propre responsabilité.
17:04Quelques réactions politiques.
17:07Jordan Bardella pensait pour les proches de la personne décédée
17:10et blessée après l'attaque au couteau à Mulhouse.
17:13L'assaillant algérien est islamiste sous OQTF,
17:16mais pourtant laissé libre de commettre le pire en France.
17:19Toujours la même faillite d'un État qui abandonne nos compatriotes.
17:23Marion Maréchal a également réagi.
17:26Algérien, clandestin sous OQTF, sous contrôle judiciaire,
17:30fiché pour radicalisation à l'attaque de Mulhouse,
17:33est une fois de plus le résultat du laxisme migratoire
17:38et de la faiblesse face à l'islamisme.
17:40Combien d'autres bombes à retardement sont présentes sur le territoire
17:44et prêtes à frapper ?
17:45Plus que jamais, il faut recourir à la détention préventive
17:49de tous les islamistes fichés S
17:51pour les naturaliser et protéger les Français.
17:54C'est très important ce dernier paragraphe
17:56parce qu'il y a eu un grand débat, si mes souvenirs sont bons,
17:59au moment de l'attentat de Bir Hakeim.
18:01Puisque vous avez sur cette question
18:03qui fait en fait consensus au sein de la population,
18:06mais qui évidemment crée une sorte de guerre politique
18:11et scinde les partis en plusieurs exemplaires
18:16parce que vous avez sept à huit Français sur dix
18:19qui sont favorables à cette mesure de recourir à la détention préventive.
18:23Mais en revanche, du côté des politiques,
18:25on se déchire là-dessus.
18:26Est-ce qu'un jour, il va falloir venir à cette détention préventive
18:30de tous les islamistes fichés S
18:32pour radicalisation, pour les neutraliser et protéger les innocents
18:36comme cette personne cet après-midi
18:38qui est décédée à Mulhouse, qui a été tuée ?
18:40C'est un sujet qui est compliqué
18:42parce que s'il n'était pas si triste,
18:46on dirait qu'on ne peut pas causer l'état de droit.
18:48C'est ce qu'on nous sort à chaque fois.
18:49Ensuite, il y a une question de moyens
18:51parce que là, des bombes à retardement,
18:53vous les comptez en milliers sur le territoire français,
18:56sans compter ceux qui vont sortir de prison.
18:58Il y a des condamnés pour terroristes qui vont sortir de prison en 2025
19:02et qui sont sortis de prison en 2024 et qui sortiront de prison en 2026.
19:05Donc si vous voulez, rappelez-vous, il y a quelques semaines,
19:08nous commémorions les attentats de Charlie Hebdo.
19:11Qu'est-ce qui se passe ?
19:12Dix ans plus tard, on a un Premier ministre
19:14qui a foutu de nommer le mal en disant fanatisme.
19:17La différence avec Charlie Hebdo, Mathieu l'a rappelé,
19:20c'est qu'on n'est plus dans des attentats sophistiqués,
19:23on n'en a plus besoin.
19:24En tout cas, l'islamisme, on n'en a plus besoin
19:25parce qu'ils ont un bataillon de réservistes autodidactes.
19:28Ça reste une menace prise très au sérieux
19:30par les services notamment de la DGSE et de la DGSI
19:34qui, ces derniers jours, ces dernières semaines,
19:36ont notamment pris la parole publiquement en disant
19:39que cette menace venue de l'extérieur, projetée,
19:43est en train de revenir, notamment avec des groupuscules islamistes
19:47qui se recréent, que ce soit sur le territoire des Proto-Orients
19:50ou en Afrique.
19:51Mais vous avez des services de police et de renseignement
19:52qui sont très efficaces.
19:53Vous avez raison.
19:54Mais malheureusement, les services de renseignement et de police
19:57ne peuvent pas surveiller et anticiper
20:00tous les autodidactes islamistes qui arrivent
20:04avec les vagues d'immigration, parce que c'est le cas,
20:08même si beaucoup de membres du cercle de la raison
20:11ne souhaitent pas l'entendre, c'est un fait.
20:15D'autant plus que vous savez qu'il y a à chaque acte terroriste,
20:18en plus d'applaudissements dans des prisons
20:20et dans certaines zones géographiques de la France,
20:22vous avez également des conversions.
20:24Un acte terroriste, ça vous crée deux ou trois terroristes de plus.
20:29Donc ça, il faut le prendre en compte également.
20:31Pour revenir à votre question, il y a la question de l'état de droit
20:35dont on n'a toujours pas réglé,
20:36parce qu'on ne fait toujours pas de différence
20:37entre l'état de droit et l'état du droit.
20:39Il y a une question morale qui nous fait penser
20:41à ce qu'a dit le rapport minoritaire,
20:43est-ce qu'on enferme quelqu'un qui n'a pas encore commis un acte ?
20:46Et puis surtout, il y a la question de moyens.
20:48Est-ce que vous avez les moyens de mettre en préventive
20:50des dizaines de milliers de personnes en France et de les surveiller ?
20:53Cette personne-là, elle était chichée, elle était sous surveillance.
20:56C'est bien la preuve qu'on n'a pas les moyens d'eux.
20:59Il y a trop de bombes à retardement sur notre territoire aujourd'hui.
21:03Et à la différence de Mathieu, je ne sais pas si c'est un déni
21:06de la part de François Hubert ou de dire le mot fanatisme,
21:08je me demande si ce n'est pas juste une impuissance.
21:10Le fait de ne pas nommer, pour une partie de la gauche,
21:13c'est évidemment un déni et une mauvaise foi et une lâcheté.
21:16Mais pour François Bayrou, je me demande s'il n'y aurait pas
21:19une sorte d'impuissance. De toute façon, le mot ne sert à rien
21:21parce qu'on n'a pas dire un mot alors qu'on n'a pas le remède.
21:24Je vous propose la réaction également du maire de Montpellier,
21:28qui est un social-démocrate, soutien aux habitants de Mulhouse,
21:32aux proches des victimes de l'attentat commis par un fanatique islamiste.
21:36Aucune excuse, aucune complaisance n'est possible
21:39face à cette violence mortelle qui cherche à affaiblir
21:42la cohésion de la société et à ébranler nos valeurs.
21:46Je cherchais, en même temps que je vous écoute,
21:48vous savez, on sonde régulièrement, on prend le pouls de la population.
21:52Il s'avère qu'en décembre 2023, c'est loin, mais c'était après
21:57des événements dramatiques, vous aviez 77% des Français
22:01qui se disaient favorables à l'emprisonnement automatique
22:04des islamistes fichés S avec pathologie psychiatrique.
22:07Et à chaque fois, quand on va dans le détail de ces sondages-là,
22:10on voit que même à gauche, même à gauche, vous avez les partisans,
22:14le peuple, qu'il soit de gauche, de droite, c'est transpartisan,
22:17soutient ce genre de mesures.
22:19Oui, mais là, c'est à ce moment que sur cette question
22:22et tant d'autres, il y a un décalage entre les institutions
22:26qui sont les nôtres et les nécessités historiques
22:29et à la volonté populaire.
22:31D'une certaine manière, c'est comme si nous étions prisonniers
22:34d'une structure juridique interprétée par une philosophie,
22:39interprétée surtout par une caste qui ne comprend pas
22:43que l'histoire a changé.
22:45Et c'est vrai dans tous les domaines, vous le noterez,
22:47c'est vrai dans tous les domaines.
22:49Je vais y aller, je vais me permettre de parler assez largement.
22:52Le droit d'asile tel qu'on l'a pensé autrefois,
22:55c'était fait pour accueillir quelques dizaines
22:57de dissidents communistes des pays communistes par année.
23:00Aujourd'hui, c'est une filière migratoire qui permet
23:03la submersion migratoire de l'Europe au complet.
23:06Ce principe ne veut plus rien dire.
23:09En fait, il est devenu un principe toxique
23:11dans les conditions démographiques sociologiques
23:13qui sont les nôtres aujourd'hui.
23:15De la même manière, on a une légitime prévenance
23:19à l'idée d'enfermer les gens sans avoir des preuves très nettes
23:22qu'ils sont coupables.
23:24Le fait d'enfermer les gens par méfiance,
23:26d'enfermer les gens par suspicion,
23:28ça ne cadre pas du tout avec une société libérale.
23:30Je suis très libéral, vous savez,
23:32c'est ce que j'ai déjà entendu dire, Éliott.
23:34Moi, par exemple, le fait de généraliser la vidéosurveillance,
23:36j'ai beaucoup de réserves par rapport à ça
23:38parce que je n'aime pas l'idée de créer une société
23:40de la suspicion généralisée où, peu importe
23:42où on se promène, on peut être remarqué par l'État.
23:44Je ne fais pas confiance assez à l'État dans ma vie, moi,
23:46pour donner à l'État le plein pouvoir
23:48de me surveiller en toutes circonstances.
23:50Mais là, on est dans une période historique
23:52où on a une menace islamiste
23:54qui s'appuie sur un bassin démographique significatif
23:57qui est capable de susciter des vocations terroristes régulièrement,
24:01qui déstabilise l'ensemble de la société
24:03et qui fragilise nos propres principes
24:05et nous oblige quelquefois à une forme de sursaut vital.
24:07Mais ce sursaut vital,
24:09et là, c'est le drame des temps présents,
24:11ce sursaut vital est interprété
24:13par une bonne partie du commentariat
24:15comme une forme de réflexe fasciste ou fascisant.
24:17Vous vous rendez compte
24:19à quel point on est dans une situation
24:21où l'autodéfense, qu'elle soit personnelle ou collective,
24:23est fascisée.
24:25J'entends, mais vous avez en même temps
24:27au plus haut sommet de l'État
24:29cette nouvelle ligne
24:31qui est la société de vigilance.
24:33On parlait du fichier de traitement des signalements
24:35pour la prévention de la radicalisation
24:37à caractère terroriste,
24:39le fameux FSPRT.
24:41C'est vrai que les chiffres sont vertigineux.
24:43Ils datent là aussi un peu,
24:45peut-être qu'ils ont été remis à jour,
24:47mais à l'époque, lorsque Gérald Darmanin
24:49était ministre de l'Intérieur,
24:51il y avait une commission devant les parlementaires
24:53et il avait expliqué que
24:5520 120 individus étaient répertoriés
24:57dans ce fameux fichier FSPRT
24:59et sur ce chiffre,
25:015 100 font l'objet d'un suivi actif.
25:03Parmi eux, il y en avait
25:051 400 qui sont de nationalité
25:07étrangère, dont 489
25:09qui se trouvaient encore sur le territoire
25:11national. Ce qui veut dire que vous
25:13aviez des individus,
25:15et là c'est un cas chimiquement pur,
25:17étrangers,
25:19qui n'ont plus rien à faire sur notre sol,
25:21qui représentent une menace pour les
25:23Français, et qui sont quand même
25:25dehors, même s'il y avait,
25:27alors l'enquête le déterminera,
25:29mais visiblement un contrôle judiciaire
25:31pour cet individu. Je veux bien
25:33qu'on ne parle pas de faillite quelque part
25:35et qu'il n'y ait pas de responsabilité
25:37politique. Ah non non non, est-ce qu'on s'entend ?
25:39Faillite oui, responsabilité politique oui,
25:41culpabilité, quel bon culpabilité !
25:43Mais attendez, dans les prochains jours, vous savez
25:45comment ça va se passer ? Vous allez parler
25:47dans les médias de faits divers ?
25:49Vous allez parler dans les médias peut-être du profil
25:51psychiatrique de l'individu ? Non mais on connaît ça,
25:53vous connaissez comme ça, vous voyez ce qu'il se
25:55passe au lien de cette réflexion de l'état ?
25:57Ah c'est bon !
25:59Il y a des systèmes les plus
26:01impactifs dans l'histoire sur le
26:03territoire de l'état qui sont les
26:05méthodes de négation du réel.
26:07La plus grande négation du réel aujourd'hui,
26:09c'est la négation de cette espèce de basculement
26:11qui va emporter l'Europe dans nos siècles.
26:13Imaginez, je me prends
26:15un lointain héritier
26:17intellectuel, regarde
26:19l'Europe en 2125,
26:21l'histoire d'une société où l'insécurité est devenue la
26:24norme, où, fondamentalement, pour se sentir en sécurité,
26:27cher Elliot, pour se sentir en sécurité, il faut avoir un
26:30policier au coin de sa rue, partout. Est-ce que vous vous
26:33rendez compte? Encore une fois, j'y reviens. C'est un monde de
26:36fous où, pour se sentir en sécurité, il faut voir un
26:39policier. Dans un monde normal, on sort de chez soi, et on n'a
26:42pas besoin de voir un policier partout pour se sentir en
26:45sécurité, parce que les mœurs, là, c'est un monde de fous.
26:48Les mœurs, la confiance, les normes sociales font en sorte
26:51qu'on ne se sent pas en danger. Moi, ce qui me frappe, c'est
26:54à quel point...
26:57Allez-vous trouver une société où vous êtes rassurés quand
27:00vous sortez, sans voir, justement, une sécurité? Je prends
27:03l'exemple, par exemple, des Jeux olympiques, cet été, à Paris.
27:06Le fait qu'il y ait une présence politière XXL, exceptionnelle.
27:09Jamais on ne pourrait mettre autant de bleus dans les rues
27:12parisiennes. Mais pendant 15 jours, vous avez vécu à Paris
27:15en toute sécurité.
27:18Oui, mais vous vous rendez compte à quel point c'est terrible,
27:21si je peux me permettre, parce que moi, ça m'avait frappé.
27:24Et là, je vais aller sur le témoignage du pays d'origine.
27:27Moi, les premières fois que je suis venu en France, ça me
27:30frappait. J'ai commencé à venir très régulièrement en France
27:33en 2014, 2015, les attentats, tout ça. Moi, je ne suis pas
27:36de ceux qui étaient rassurés par le fait de voir des gendarmes
27:39partout dans les rues, des fusils, des armes, tout ça, des
27:42choses comme ça. Je donne un exemple très féminin là-dessus,
27:45ça me semble très important. Je vois une femme au Québec,
27:48une femme en France. Eh bien, une femme au Québec peut se
27:51promener librement, ça va peut-être changer, mais peut se
27:54promener librement dans la rue, dans la tenue de son choix,
27:57sans risquer, très honnêtement, sans risquer la possibilité...
28:00Je ne dis pas qu'il n'y a pas des goujats, je ne dis pas qu'il
28:03n'y a pas des agressions, mais il n'y a pas du tout le même
28:06rapport à la violence. Il n'y a pas du tout le même rapport
28:09à la violence. Donc, un jour, on racontera l'histoire d'un siècle
28:12qui était à la fois un siècle de basculement démographique,
28:15de conquête démographique et religieuse, d'effondrement
28:18sécuritaire, de perte des libertés et d'effondrement d'une élite
28:21qui n'était plus capable de défendre son peuple.
28:24On continue la discussion ensemble avec Arthur de Matrigan et
28:27Mathieu Bocoté. Évidemment, face à Mathieu Bocoté, cette émission
28:30nous permet parfois de prendre de la hauteur sur l'actualité
28:33brûlante, mais l'actualité dramatique et on a besoin,
28:36malheureusement, de pouvoir se poser des questions que peut-être
28:39sur les autres plateaux, on ne se pose pas. On refuse
28:42de se poser depuis des années et ça rejoint
28:45aussi la question de la liberté d'expression
28:48et à quel point elle peut être muselée.
28:51Je vous propose d'écouter Thierry Colomard qui est le président
28:54de la Fédération nationale des policiers municipaux parce que
28:57ce sont les policiers municipaux de Mulhouse qui ont
29:00interpellé l'assaillant. On pense évidemment à ces policiers
29:03municipaux. On pense à tous les policiers qui sont sur le terrain
29:06qui se mobilisent nuit et jour pour nous protéger.
29:09On pense également aux forces de renseignement
29:12qui arrivent à déjouer ces attentats très régulièrement
29:15parce qu'il faut le rappeler également, la France
29:18dans l'Union européenne est la cible privilégiée
29:21pour les attentats terroristes islamistes. Écoutons
29:24Monsieur Colomard.
29:26Cinq policiers municipaux sont intervenus, n'ont pas fait
29:29usage de l'arme à feu, je n'ai pas les circonstances exactes,
29:32je ne sais pas pourquoi encore ils n'ont pas fait usage de l'arme à feu
29:35mais par contre, ils ont utilisé l'acrymogène et l'etonfa.
29:38Ils se sont battus littéralement avec cette personne
29:41qui leur a même jeté des pierres, des pavés sur eux
29:44pour essayer de les neutraliser aussi.
29:47De son côté, il a essayé de fuir.
29:50Ils ont dû combattre. Ils ont combattu au corps à corps
29:53pratiquement contre cet individu, ce terroriste,
29:56cet assassin qui n'a pas hésité à semer encore
29:59l'effroi, la peur et à tuer
30:02des personnes innocentes.
30:05Il ne faudrait pas que ça devienne le quotidien
30:08des forces de l'ordre.
30:10Quasiment 19h30 sur CNews et je rappelle
30:13cette information majeure puisque un attentat terroriste
30:16islamiste s'est produit en France
30:19aujourd'hui à Mulhouse. Un homme, un innocent
30:22a été tué ainsi que plusieurs policiers municipaux
30:25ont été grièvement blessés.
30:28Ça dépend des sources. Il y en a qui disent 2, 3.
30:31Pour l'instant, on n'a pas de véritable confirmation
30:34sur le nombre de blessés. Il s'avère, et vous voyez
30:37le profil de l'assaillant, que c'est un homme de 37 ans
30:40fiché pour prévention du terrorisme.
30:43De source syndicale, il est né en Algérie,
30:46il est actuellement sous contrôle judiciaire
30:49avec assignation à résidence et il fait l'obligation
30:52d'une OQTF, obligation de quitter le territoire français.
30:56Je pense qu'il y a deux éléments absolument majeurs
30:59qu'on doit traiter dans un instant quand on parle
31:02de ces failles profondes. Il y a la question migratoire
31:05et puis il y aura aussi la question de l'Algérie
31:08qu'on va se poser ensemble parce qu'on a un ministre
31:11de l'Intérieur qui veut pousser à ce que l'Algérie
31:14récupère ses ressortissants et on est face à un État
31:17qui nous refuse les laisser passer consculaires
31:20et une France qui est très faible face à ce régime algérien.
31:23Vous souhaitiez réagir Arthur Vatrigan ?
31:26Revenir sur cette information très importante,
31:29il y avait une solution très simple pour empêcher
31:32que ça arrive, c'était le retour à l'envoyeur.
31:35L'Algérie est le sujet et un des sujets principaux
31:38de ce fait de terrorisme et d'autres faits passés
31:41et d'autres faits malheureusement futurs.
31:44Parce qu'on sait très bien ce qu'il va se passer
31:47sur le récit, on va nous dire qu'il était pour un moment
31:51schizophrène, qu'il avait mal lu ou mal interprété le Coran,
31:54que sa mère ne lui avait pas apporté des bons goûters
31:57et qu'il n'avait pas d'argent, quand bien même
32:00toutes les raisons, tout le monde s'accordera
32:03pour dire qu'il était dangereux et que les raisons
32:06peu importent et qu'il n'avait juste rien à faire
32:09sur notre territoire. Je vous rappelle que nous
32:12on devient la poubelle de l'Algérie en accueillant
32:15quelqu'un qui va tuer des Français en criant
32:18qu'il fallait être discret pour négocier, qu'il ne fallait
32:21surtout pas heurter la sensibilité du régime algérien.
32:24Je rappelle que la France n'est même plus devenue une serpillère
32:27mais un crachoir et on paye également la soumission
32:30de l'État et c'est pour ça qu'il y a une faillite
32:33et une responsabilité sur ce terrain-là, sur le terrain
32:36diplomatique, sur le sujet des affaires étrangères
32:39parce que notre soumission à l'Algérie par le président
32:42actuel, par les présidents précédents, par des ministres
32:45aboutit malheureusement à ça
32:48c'est-à-dire qu'on n'arrive pas à renvoyer
32:51leurs ordures chez eux.
32:54Valérie Pécresse a réagi, la présidente de la région Île-de-France, horrifiée
32:57par l'attaque au couteau dans un marché de Mulhouse qui a fait
33:00un mort et cinq blessés dont des policiers municipaux.
33:03On voit que le bilan, selon Valérie Pécresse
33:06est en train d'augmenter. J'adresse mes pensées à toutes les victimes
33:09et leurs proches. Le profil de l'assaillant fiché pour radicalisation
33:12terroriste et sous OQTF nous rappelle l'urgence
33:15de tout changer de fonte en comble
33:18et c'est vrai qu'il y a la question migratoire qui est évidemment
33:21en jeu. On voit à quel point ceux qui
33:24veulent renverser en quelque sorte la table mais
33:27prendre des mesures dites de bon sens qui collent avec la volonté
33:30des Français sont stigmatisés, ostracisés.
33:33Qu'a-t-on entendu sur Bruno
33:36Retailleau par exemple ces dernières semaines
33:39? Il y a une forme
33:42d'échec philosophique que nous connaissons
33:45aujourd'hui et je m'explique. Après 1989,
33:48après la chute du mur de Berlin, on a voulu croire
33:51qu'on entrait dans un monde qui serait délivré des affrontements
33:54fondamentaux entre les civilisations, entre les peuples,
33:57entre les nations, entre les religions. On a voulu croire
34:00qu'on entrait dans un monde qui serait régulé par le droit,
34:03qui serait régulé par le commerce, qui serait régulé par le marché
34:07et que les tensions ethno-culturelles,
34:10les tensions nationales, les tensions civilisationnelles,
34:13ça serait périphérique. Ça serait périphérique
34:16mais ça ne serait pas au cœur de nos sociétés.
34:19Qu'est-ce qu'on a permis ? On a permis en fait au choc
34:22des civilisations de s'inviter chez nous et c'est
34:25la grande erreur de la faillite intellectuelle qui est la nôtre
34:28aujourd'hui, c'est qu'on n'est pas capable de penser ensemble parce
34:31que c'est ce qu'il faut faire. Penser ensemble la violence
34:34du quotidien, la violence verbale du quotidien,
34:37les attentats de style Bataclan
34:40et ces violences que nous connaissons, la conquête
34:43de l'espace public par l'islamisme et par ailleurs
34:46ce type de violence qu'on a connu aujourd'hui, ce terrorisme
34:49sur le mode de la vocation individuelle. Et quand je parle
34:52de faillite philosophique, je m'explique,
34:55Julien Freund, le grand philosophe, disait, c'est au cœur
34:58de sa philosophie, il disait au cœur de la politique,
35:01il y a la question de l'ennemi. Et on lui répondait toujours,
35:04ah non, l'ennemi, ça va être dépassé un jour, un jour,
35:07tous les hommes seront des frères, tous les hommes seront réconciliés
35:10et tout ça. Il disait, non, vous n'avez pas compris. Si vous n'acceptez
35:13pas la présence de l'ennemi, vous ne comprendrez jamais le monde
35:16tel qu'il existe. Et là, son contradicteur,
35:19Jean Hippolyte, dit, si c'est vrai, il ne me reste plus
35:22qu'à me retirer dans mon jardin. Je préfère me retirer dans mon jardin
35:25plutôt qu'affronter votre monde où il y a des ennemis partout.
35:28Le philosophe Julien Freund était remarquable. Vous n'avez pas compris,
35:31professeur. Si l'ennemi le veut, il va venir vous chercher
35:34jusque dans votre jardin. Eh bien, qu'est-ce qu'on a vu depuis
35:37le Bataclan? En fait, depuis Mohamed Merah, parce qu'on oublie toujours
35:40d'ailleurs que ça commence avec Merah, cette séquence-là. L'ennemi
35:43va chercher des enfants dans une école juive à Toulouse
35:46et il les abatte de sang froid. L'ennemi
35:49décide d'attaquer une rédaction
35:52de gens qui faisaient leur travail honnêtement, Charlie Hebdo. L'ennemi
35:55décide de canarder
35:58les terrasses au moment de la fameuse séquence
36:01du Bataclan. L'ennemi décide d'aller égorger
36:04un prêtre, le père Hamel, pendant qu'il faisait
36:07sa messe. L'ennemi utilise un camion pour
36:10ravager, pour détruire des vies sur la promenade des Anglais
36:13à Nice. L'ennemi décapite
36:16Samuel Paty. L'ennemi assassine Dominique Bernard. L'ennemi
36:19ce soir se permet cela. Donc, il va falloir comprendre
36:22que nous ne sommes pas devant chaque fois... C'est là que je désindividualise
36:25ce qui se passe. Nous ne sommes pas que devant un cas
36:28qui nous a échappés. Nous sommes, à l'échelle de l'histoire,
36:31devant un choc, un choc des civilisations
36:34de guillemets, un choc à tout le moins, une offensive islamiste
36:37revancharde, conquérante, violente
36:40et qui a pour vocation d'islamiser l'Europe dans son esprit
36:43et chacun de ces gestes est pensé comme une étape
36:46dans cette conquête. Encore une fois, je dis ça,
36:49je rappelle, évidemment, ça va de soi que ça n'engage pas tous les musulmans,
36:52ça va de soi, je te rappelle, l'immense majorité des musulmans, je n'en doute pas,
36:55sont révoltés par ce qui se passe ce soir. Mais voilà des hommes,
36:58voilà des hommes qui prétendent parler au nom d'une religion,
37:01qui agissent au nom de cette religion et qui ont
37:04comme objectif de soumettre l'Europe à cette religion, un coup de poignard
37:07à la fois. Arthur de Vatrigan, je voudrais
37:10qu'on revienne aussi sur la question migratoire.
37:13Je le disais, c'est un sujet qui est central.
37:16C'est l'une des préoccupations majeures des Français.
37:19Mais aujourd'hui, on n'arrive pas à avoir
37:22une classe politique qui trouve une sorte
37:25de compromis et qui marche ensemble
37:28pour répondre aux attentes des Français,
37:31car là aussi, il n'y a pas de sujet plus consensuel que la question migratoire.
37:34Alors il y a dans la classe politique, vous avez
37:37un parti qui est le numéro 3, qui pour le coup
37:40veut utiliser le sujet de l'immigration
37:43pour changer la France, ça s'appelle la France insoumise.
37:46Je vous rappelle, la France insoumise, il n'y a pas très longtemps, quelques mois,
37:49souhaitait abroger le délit d'apologie du terrorisme.
37:52Il ne faut pas l'oublier ça.
37:55Ensuite, vous avez dans la grande majorité de la classe politique,
37:58en tout cas celle qui est en poste aujourd'hui, je pense,
38:01un abandon, une acceptation de l'impuissance.
38:04L'État a organisé depuis bien trop longtemps son impuissance
38:07et je pense que ça a été accepté aujourd'hui par les politiques.
38:10Et vous avez une autre classe politique qui n'a pas été encore en pouvoir,
38:13qu'on pourrait appeler le camp national,
38:16qui en fait le sujet principal,
38:19parce qu'en effet, c'est notre avenir dont il s'agit,
38:22qui souhaite renverser la table.
38:25Donc si vous voulez, la question qu'on peut se poser aujourd'hui,
38:28c'est quels moyens avons-nous et comment on peut le faire concrètement ?
38:32Parce qu'à chaque campagne présidentielle,
38:35le sujet de l'immigration revient et ça fait 20 ans que c'est comme ça.
38:38Alors il y a de la lâcheté, il y a de la soumission,
38:41mais il y a aussi, malheureusement, une réalité sur laquelle les politiques se heurtent,
38:44c'est-à-dire que la politique n'a plus les mains libres.
38:47Déjà, à partir du moment où on a dépecé la souveraineté française
38:50et qu'on a vendu à la découpe, à chaque fois que vous voulez faire quelque chose,
38:53il faut demander à l'échange supérieur, si l'échange supérieur est d'accord,
38:56qu'il va lui-même demander à l'échange supérieur et ainsi de suite.
38:59Donc sans souveraineté, on ne pourrait rien faire, ça c'est la première chose.
39:02Ensuite, idéologiquement, philosophiquement,
39:05le vivre ensemble qu'on nous a promis et qu'on a organisé
39:08s'appelle une colocation de cultures antagonistes.
39:11Donc forcément, ça finit en massacre et là, on commence à ouvrir les yeux
39:14quand le massacre a lieu, quand le bain de sang a lieu.
39:16Et le souci, c'est qu'on ne joue pas à l'armes égales
39:19parce que pendant que d'autres disent au nom de ma vérité,
39:23au nom de ma culture et au nom de ma puissance,
39:26je n'hésite pas à trancher la gorge et tirer sur des enfants,
39:29vous, vous avez des politiques et des intellectuels qui se carassent la barre
39:32et qui disent oui, mais est-ce que si on réagit un peu violemment,
39:34on va être émoral et correspondre aux critères de l'État de droit.
39:38Donc vous voyez, on n'est vraiment pas du tout sur la même ligne
39:41et avec les mêmes armes.
39:43Vous mettez sur le ring une personne qui fait 1m10 et qui pèse 20 kilos
39:46et un qui fait un mollusque qui fait 2 mètres et qui pèse 500 kilos,
39:49forcément, vous allez perdre et aujourd'hui, on en est là.
39:52Donc la question migratoire et le sujet, les Français sont majoritairement pour,
39:56mais Emmanuel Macron ne fera pas référendum dessus
39:59parce que, encore une fois, ça demanderait de renverser intégralement l'inter-
40:04et ça demanderait de reconnaître toutes les erreurs depuis des décennies.
40:09Je vais citer mes confrères du Parisien,
40:12parce que vous parliez d'apologie du terrorisme.
40:15Visiblement, cet assaillant avait été condamné un peu plus tôt
40:20pour apologie du terrorisme.
40:23Peu après l'attaque, un suspect avait été interpellé,
40:26âgé de 37 ans, inscrit au fichier des signalements,
40:29ce qu'on vous dit depuis le début,
40:32a été condamné précédemment pour apologie du terrorisme,
40:35également visé par une obligation de quitter le territoire français.
40:38Au QTF, le suspect était sorti du centre de rétention administrative de Strasbourg
40:42en juin 2024.
40:44Après trois mois de rétention, selon une source proche du dossier,
40:47il ne faisait pas l'objet d'une déliférance de laisser passer consulaire
40:51de la part de l'Algérie, son pays d'origine.
40:54Le crime a été depuis assigné à résidence et placé sous contrôle judiciaire.
40:59Voilà où on en est.
41:01Tous les débats d'idéologues qu'on a pu avoir sur les plateaux de télévision,
41:08qui réfutaient toutes les propositions mises sur la table
41:11pour accentuer la possibilité de renvoyer ces individus
41:17qui n'ont plus rien à faire sur notre sol.
41:20La question du régime algérien qui refuse d'accueillir ces ressortissants
41:26qui sont dangereux sur le nôtre.
41:28La fronte qu'il y a pu avoir, du moins la cible politique sur Bruno Retailleau,
41:35qui a été traitée de tous les noms ces dernières semaines.
41:38Mais que vont-ils dire, tous ces gens-là ?
41:40Et là, le panel est très grand.
41:43Il va de l'extrême gauche au centre gauche.
41:46Écoutez certains macronistes,
41:49des gens qui étaient quasiment sur la shortlist pour être premier ministrable,
41:54qui refusaient toutes ces positions.
41:56Mais je vais vous rassurer, Eliott,
41:58vous vous découragez probablement en même temps,
42:00mais nos élites vont continuer de dire demain ce qu'elles disaient hier.
42:05Là, il y aura probablement le 24h, 48h, 72h de décence,
42:09où normalement on se garde, comme on dit au Québec, une petite gêne.
42:14On ne dit rien pendant 72h, mais leur structure mentale est calcifiée.
42:20Ils ne peuvent pas changer d'idée sans s'abolir eux-mêmes.
42:27Arthur disait tantôt avec raison la question du référendum sur l'immigration.
42:31Alors, il y a un lien entre ce que je vais dire là et votre propos.
42:34Quand vous avez un peuple qui réclame fondamentalement
42:37d'être consulté sur une question existentielle,
42:40et que vous avez une bonne partie de son élite politique
42:44qui lui explique non seulement que ce n'est pas possible de le faire,
42:48mais qui a tout fait pour verrouiller juridiquement
42:51la possibilité de la consultation référendaire
42:54autour des questions existentielles,
42:56et qui pousse l'odieux jusqu'à dire qu'on va peut-être vous consulter,
42:59oui, pourquoi pas sur l'écologie.
43:02Et là, on fait la liste des sujets secondaires
43:05sur lesquels on pourrait consulter les gens.
43:08On est devant une élite qui explique sans cesse
43:11qu'elle peut consulter les Français,
43:13sauf sur des questions sur lesquelles les Français veulent être consultés.
43:16Vous parliez il y a un instant de la majorité nationale des Français
43:19autour de l'immigration, autour de la question de la sécurité,
43:22et c'est une majorité qui ne se retrouve pas chez les élites.
43:25Vous savez, si on a une vision dans l'histoire longue,
43:28l'histoire de France n'est pas une histoire réformiste.
43:31Les Français ne sont pas des Anglais,
43:33ce qui est d'ailleurs une de leurs très grandes qualités,
43:35mais cela dit, les Français, quelques fois,
43:39comme en 1958, c'est la dernière grande fois,
43:42ont besoin d'une crise majeure pour transformer leur pays,
43:46transformer leurs institutions et se donner les moyens d'agir.
43:49Et c'est ça la question qui se pose aujourd'hui.
43:51Est-ce que l'État a les moyens d'agir?
43:54Est-ce que l'État a les moyens de prendre les décisions nécessaires
43:57au salut public, au salut national, à la sécurité des Français?
44:02Si les institutions ne sont pas adaptées
44:05aux décisions nécessaires qui sont existentielles,
44:09les institutions ont fait faillite de ce point de vue.
44:12Et, un dernier mot, on a parlé cette semaine, je crois,
44:15de la Russie qui serait, qui est une menace existentielle pour la France.
44:20J'entends, mais je pense que si on veut utiliser ce terme,
44:23il faut aussi se demander si l'Algérie, le régime algérien aujourd'hui,
44:27pas les Algériens eux-mêmes, mais si le régime algérien
44:30n'est pas lui-même une menace existentielle pour la France aujourd'hui.
44:33Mais autour de cela, il y a beaucoup de pudeur.
44:36Je pensais également à cette phrase d'Emmanuel Macron
44:41qui explique qu'aujourd'hui, la France est victime une nouvelle fois
44:45d'un acte terroriste islamiste.
44:48Ça ne fait toujours, selon le chef de l'État, aucun doute.
44:51Il a prononcé ces mots alors qu'il inaugurait
44:54le salon de l'agriculture cet après-midi.
44:57Revenons encore une fois sur ces OQTF.
45:00Emmanuel Macron qui, en 2019, promettait la fermeté
45:05sur les obligations de quitter le territoire français,
45:08qui promettait une exécution de ces OQTF quasiment à 100%.
45:13C'était chez nos confrères de Valeurs Actuelles.
45:17Alors, évidemment, il faut se poser toutes ces questions.
45:21C'est un échec cuisant de la part du chef de l'État
45:25sur l'exécution des obligations de quitter le territoire français.
45:29L'incapacité d'aller plus loin sur cette question-là ?
45:32C'est un de ces nombreux échecs.
45:34On commence à ne plus avoir une cave suffisamment grande
45:38pour les entasser.
45:40Les hiérarchiser, ça va être compliqué
45:42parce que là, on est sur un fait tragique.
45:44Forcément, ça devient quelque chose.
45:46On dit que c'est la priorité,
45:48mais vous en aurez d'autres après, malheureusement.
45:51Encore une fois, la question sur l'OQTF,
45:54c'est la soumission à l'Algérie.
45:56Elle est là, la réalité.
45:57C'est un Algérien qui n'a rien à faire et qui est une menace.
46:00Pourquoi il n'a pas été renvoyé en Algérie ?
46:02Parce que l'Algérie n'en veut pas.
46:04Le pouvoir algérien n'en veut pas.
46:06Et qu'est-ce qu'on a comme moyen de pression ?
46:08Rien.
46:09On ne fait rien comme moyen de pression.
46:11On demande aux gens, que ce soit des politiques
46:15ou des journalistes, de surtout pas trop en parler
46:18parce qu'il ne faudrait pas exciter le pouvoir algérien
46:21comme s'il avait besoin de nous pour s'exciter.
46:23Encore une fois, on a un écrivain français
46:26dans les geôles algériennes.
46:28Vous imaginez, ils ont enfermé un écrivain français
46:32pour des raisons absurdes dans leurs geôles
46:36et nous laissent leurs ordures terroristes.
46:39Et on n'entend rien.
46:41Mais encore une fois, pourquoi on n'entend rien ?
46:43Il y a deux sujets.
46:44Il y a le sujet de l'antiterrorisme.
46:46On a besoin du pouvoir algérien pour l'antiterrorisme.
46:49Si c'est pour laisser d'autres terroristes sur le sol français,
46:51ça ne sert à rien.
46:52Et ça, c'est une expression qui vient de l'État lui-même,
46:56c'est qu'ils ont peur de la rue arabe.
46:58Ils disent qu'ils préfèrent sacrifier,
47:00limite, on est là-dedans,
47:01qu'ils préfèrent sacrifier deux ou trois personnes
47:04tous les six mois par acte terroriste
47:06plutôt que de risquer d'une émeute qui ferait beaucoup plus de dégâts.
47:09Mathieu Bocoté.
47:10Oui, ce que disait Arthur est très important.
47:13On parle de la peur de la rue arabe, cette formule.
47:15Vous savez que normalement, cette formule,
47:17on l'utilisait pour parler de politique étrangère.
47:20C'est-à-dire qu'il y a eu trois temps de la rue arabe.
47:23Premièrement, dans les pays arabes,
47:25c'est-à-dire la rue en désaccord avec les gouvernements,
47:27notamment dans des politiques par rapport à Israël.
47:29Deuxièmement, en France et plus largement en Occident aujourd'hui,
47:34on craint qu'une partie de la population
47:36soit dans une situation de sécession objective
47:38et elle pourrait demain se révolter
47:41dans un cas où la France déciderait de restaurer sa souveraineté chez elle.
47:44Parce que vous savez ce que ça veut dire.
47:46La reconquête des quartiers,
47:47ça ne sera pas...
47:48Imaginons un monde très étrange
47:50où un gouvernement ferme sur le plan national
47:52dit on va reconquérir les quartiers.
47:54On va reconquérir les territoires que l'on dit perdus
47:57qui sont en fait des territoires conquis.
47:59Qu'est-ce que ça implique?
48:00Ça implique de lutter à la fois contre les islamistes.
48:03Ça implique de lutter, on en parlait au début,
48:05les narcotrafiquants.
48:06Ça implique de lutter contre, par ailleurs,
48:08la raqqaï qui existe, les petites frappes,
48:10les voyous et ainsi de suite.
48:12Et dans ce moment très précis,
48:14c'est le langage du rapport de force qui pèse.
48:16Or le rapport de force, nous avons peur de l'exercer
48:19parce qu'en fait on a confondu
48:22les exigences élémentaires de l'humanité
48:24avec l'humanitarisme avilissant,
48:27l'humanitarisme dégoulinant,
48:29l'humanitarisme suicidaire.
48:31On en est venu à croire que notre plus grande contribution
48:33au genre humain serait de notre propre autodestruction.
48:36Alors qu'est-ce qu'on voit?
48:37Et là c'est ça qui est insupportable.
48:39On a ce soir un attentat à Mulhouse.
48:41Il va y en avoir d'autres.
48:42Et chaque fois, on aura des politiciens,
48:44des politiques qui vont reprendre le rituel des formules.
48:48On va chercher qui est le plus indigné,
48:50qui est le plus révolté.
48:51Et au final, il y en a un nombre.
48:52On oublie les formules.
48:53On oublie les formules et dans une dizaine de minutes,
48:55Bruno Rotaillot prendra la parole pour réagir à ce drame
48:59et il se rend actuellement à Mulhouse.
49:02Bruno Rotaillot, que peut-il faire aujourd'hui?
49:04Que peut-il changer dans la politique migratoire?
49:09Où a-t-il les pieds et les points liés?
49:12Parce qu'au-dessus de lui,
49:13on ne veut pas renverser cette fameuse table
49:15et parce qu'au-dessus du chef du gouvernement
49:18ou du chef de l'État,
49:19vous avez une commission,
49:21vous avez du droit européen,
49:22vous avez l'Europe qui, de toute façon,
49:24est beaucoup plus importante que toute la volonté
49:27de n'importe quel homme politique français.
49:29Mais on revient à la question du régime.
49:30C'est un multi-étagé.
49:31Au-dessus de lui, il est dans un gouvernement
49:33où Rotaillot est minoritaire.
49:34Rotaillot est le plus apprécié des ministres,
49:37mais il est minoritaire dans son gouvernement.
49:39Il est par ailleurs dans un système politique
49:41qui a neutralisé les pouvoirs du politique, justement,
49:44au profit des juges,
49:45dans leur interprétation théologique
49:47de ce qu'ils comprennent aujourd'hui
49:48des droits de l'homme.
49:49Et dans un cadre européen
49:50qui a par ailleurs programmé l'impuissance
49:52des États et des nations.
49:53Donc j'y reviens, cher Elliot.
49:55Vous, avec raison,
49:56vous trouvez que je suis toqué et obstiné,
49:59mais De Gaulle, 58,
50:01De Gaulle dit, devant la crise qu'est la nôtre,
50:04à l'époque c'était la crise algérienne,
50:05on ne peut pas redresser le pays
50:07avec les institutions que nous avons devant nous.
50:10Donc quand Rotaillot dit
50:11il faut un référendum sur l'immigration,
50:13quand il dit il faut un référendum
50:14plus largement sur les institutions,
50:16Rotaillot dit donnez-moi les moyens d'agir.
50:19Il dit il faut redonner du pouvoir au pouvoir.
50:22Si on ne le fait pas,
50:24si on ne le fait pas,
50:25eh bien on se condamne à l'impuissance.
50:26Et là qu'est-ce qui se passe
50:27quand on se condamne à l'impuissance?
50:28Eh bien d'un côté il y a l'élémentation,
50:30de l'autre il y a les paroles toujours plus fermes,
50:32je condamne fermement,
50:33je condamne encore plus fermement,
50:34je condamne triplement fermement.
50:36Mais au final,
50:37si on ne se donne pas
50:38les moyens institutionnels d'agir,
50:39eh bien on ne fait rien.
50:41Bruno Rotaillot est un homme
50:42absolument courageux et admirable,
50:43mais s'il n'a pas le cadre institutionnel
50:45qui lui permet,
50:46un, de lutter contre l'immigration massive,
50:48deux, lutter contre le fait
50:50qu'il y a des quartiers en France
50:51qui sont en situation de dissidence objective,
50:53de sécession objective,
50:55et trois, de voir le terrorisme islamiste
50:58qui se manifeste.
50:59Donc à la fois ceux qui l'alimentent,
51:00ceux qui y poussent
51:01et ceux qui commettent les crimes,
51:02eh bien il aurait beau tout vouloir faire
51:03dans le cadre qui est le sien,
51:04il ne peut pas faire autant
51:05qu'il devrait, il le souhaiterait.
51:07J'ajouterais en dessous aussi,
51:08parce que vous parlez d'au-dessus,
51:09mais en dessous,
51:10le Parlement est divisé en trois.
51:13Et donc il n'a même pas
51:14de majorité au Parlement.
51:15Donc même passer des lois
51:17ne marcherait pas.
51:18Et il y a un autre sujet
51:19que Mathieu a évoqué
51:20et que Bruno Rotaillot y a beaucoup,
51:21c'est le narcotrafic.
51:22Je ne veux pas ajouter du malheur au malheur,
51:24mais n'oubliez pas que le narcotrafic,
51:25c'est le premier incubateur islamiste.
51:27Un chasseur de tête islamiste,
51:28il va passer ses entretiens en prison.
51:30Mohamed Merah, avant de devenir terroriste,
51:33faisait des gofasts depuis l'Espagne.
51:35Toujours sur Bruno Rotaillot, tiens.
51:37Jordan Bardella l'interpelle
51:38sur les réseaux sociaux.
51:39Voilà ce qu'il dit.
51:40Bruno Rotaillot se rend sur place
51:41comme Gérald Darmanin se rendait sur place
51:43pour constater son impuissance.
51:46Communiquer à outrance
51:47et se rendre sur place,
51:49toujours se rendre sur place entre guillemets,
51:51ne trompe plus aucun Français.
51:53Maintenant, il faut agir ou partir.
51:56Viendra-t-il le moment
51:58où Bruno Rotaillot sera conscient peut-être
52:00de cet impasse qu'il a face à lui ?
52:02L'impasse, c'est l'inaction pour, par exemple,
52:05lancer un grand référendum sur la question migratoire.
52:08C'est, par exemple, un Premier ministre
52:11qui dit qu'on va remettre la question migratoire
52:14au cœur du sujet.
52:15On ne parle pas de sentiments de submersion,
52:17mais de submersion migratoire.
52:18Est-ce qu'à un moment, il va devoir dire
52:20« Mais attendez les amis,
52:21moi je laisse mon tablier à quelqu'un d'autre
52:25parce que vous n'écoutez pas les Français
52:27et vous n'écoutez pas ce que je dis. »
52:28Il ne vous échappera pas
52:29qu'on est dans un temps politique qui s'accélère.
52:31Dans les faits, Rotaillot, s'il a acquis
52:33la popularité qu'il a sienne aujourd'hui,
52:35c'est parce qu'il a accepté un poste au gouvernement
52:37où il a pu faire valoir ses idées,
52:39faire valoir ses diagnostics.
52:41S'il décide de quitter immédiatement,
52:43je ne suis pas certain que ce soit la solution.
52:45Que Rotaillot, vu la position qu'il a sienne,
52:48explique comme il le faisait la semaine dernière
52:50au grand rendez-vous.
52:51Il dit « Oui, il faut faire un référendum
52:52sur l'immigration. »
52:53On dit « Non, non, non, il ne faut pas. »
52:54« Oui, il le faut. »
52:55Vu la position qu'il a sienne,
52:56il élargit sans cesse la fenêtre mentale du possible.
53:00Pour le reste, il est pris dans la configuration politique
53:03qui est la sienne aujourd'hui.
53:04Vous noterez par ailleurs que les Français le plubicitent
53:06en ce moment.
53:07Les Français le plubicitent en disant
53:08« On est d'accord avec sa vision. »
53:11Qu'est-ce que ça veut dire?
53:12Il incarne aujourd'hui le besoin d'ordre,
53:14d'autorité et d'identité.
53:15Il n'est pas le seul.
53:16Marine Le Pen le fait à sa manière,
53:18Jordan Bardella assurément,
53:19Sarah Knafo, Éric Zemmour, Marion Maréchal,
53:22David Lister, plusieurs personnes incarnent ça.
53:24Le drame probablement de ce camp,
53:26c'est qu'il est divisé politiquement en trois options
53:29alors qu'imaginez si tous les gens que je viens de vous mentionner…
53:32Personne de votre côté ne conteste la vision de Bruno Retailleau.
53:35Viendra le moment, peut-être pas maintenant,
53:37mais viendra le moment où il sera comptable
53:40de l'échec de cette politique-là.
53:45Personne ne s'imagine un seul instant
53:47qu'on peut redresser 40 ans ou 50 ans de décadence
53:50en six mois au pouvoir.
53:52Dans les faits, la première étape,
53:54c'était de marquer un désaccord au cœur du pouvoir.
53:57C'est-à-dire je suis là, vous voyez ce que je veux faire,
54:00l'écart entre ce que je veux faire et ce que je peux faire.
54:02Là, il s'installe dans une position
54:04où il force tout le monde à se positionner sur ses thèmes.
54:07Je pense qu'il a raison de le faire.
54:08Ensuite, c'est de bonne guerre que le RN lui reproche un truc
54:11en disant vous n'êtes pas capable d'agir.
54:13Je comprends le jeu politicien qui ne disparaît pas,
54:16même dans des situations de crise,
54:17mais sur le fond des choses, le pousser à démissionner
54:20sur le mode puisque vous ne pouvez pas tout faire dégagé,
54:23je ne suis pas certain que ce soit le meilleur conseil qu'on puisse lui donner.
54:25Arthur de Vatrigan.
54:26Reprocher à Bruno Retailleau de se rendre à Mulhouse,
54:30s'il ne s'était pas rendu, on le lui reprocherait également.
54:33On est dans un jeu politicien qui est un peu fatigant.
54:36Il y a un bon sens que c'est bien normal
54:38que lorsqu'il y a un acte terroriste sur notre sol,
54:41le premier flic de France se rende immédiatement.
54:44C'est normal et on serait choqué de l'inverse.
54:46Bien sûr.
54:47Ensuite, Bruno Retailleau.
54:48Je précise que vous réagissez au tweet de Jordan Bardella.
54:51Mais après, on est dans des communications de politique.
54:54Bon, très bien.
54:55C'est le jeu.
54:56C'est triste en ce moment, mais c'est comme ça.
54:58Pour Bruno Retailleau, il faut rappeler, malheureusement pour lui,
55:00qu'il n'est que ministre de l'intérieur,
55:02d'un gouvernement où il est minoritaire,
55:04d'un parlement qui est divisé et d'une souveraineté française
55:07qui est dépecée et vendue à la découpe.
55:09Par contre, il a commencé à le faire et c'est là où c'est intéressant.
55:13On va avoir un temps, il va être mis de l'intérieur,
55:15ça ne va pas durer des années.
55:17La seule mission qu'il peut se donner,
55:20c'est d'expliquer aux Français concrètement et en vérité
55:23pourquoi ça bloque.
55:25Pourquoi les OQTF ne sont pas expulsés.
55:28Pourquoi la justice rate et aussi laxis par endroits ou faibles.
55:34Pourquoi les centres de rétention, c'est que 90 jours ou 120 et ainsi de suite.
55:38Pourquoi la police n'a pas tellement rien.
55:40C'est mettre en fait tout sur la table
55:43pour que les Français puissent lors d'une prochaine élection,
55:46parce qu'on ne va pas rester dans une impasse comme ça pendant très longtemps,
55:49avoir toutes les cartes en main.
55:51J'attends de Bruno Retailleau, non pas qu'il fasse,
55:53parce que je sais qu'il ne peut pas faire,
55:55mais qu'il explique pourquoi il ne peut pas faire.
55:57Il nous reste quelques minutes avant qu'on prenne l'heure des pro 2.
56:02Je vous remercie parce qu'on arrive à avoir un échange
56:06sur une actualité qui vient de tomber,
56:09qui a bousculé complètement notre émission Mathieu Bocquete.
56:14On en vient à des sujets évidemment majeurs et existentiels
56:19pour notre pays, des questions de fond.
56:21Vous m'avez perturbé en début d'émission
56:23quand je vous ai lancé en étant simplement factuel
56:27sur le profil de l'assaillant.
56:29En disant, il a 37 ans, c'est un Algérien,
56:32sous le coup d'une OQTF, qui est fiché pour radicalisation.
56:37Et je vous ai dit, au gré des drames,
56:40se pose la même question,
56:42est-ce que ce drame aurait-il pu, aurait-il dû être évité ?
56:44J'ai dit, votre lancement est éditorialisé.
56:47Non, éditorial, malgré vous.
56:49Malgré moi, mais éditorial.
56:51C'est intéressant, ça veut dire qu'aujourd'hui,
56:53de rappeler simplement ces faits-là,
56:56viendrait aller à contre-sens d'une pensée mainstream
57:01qui ne parlerait que de faits divers à travers ce drame.
57:05Vous connaissez la formule américaine,
57:08on dit qu'est-ce qu'un conservateur,
57:10c'est un libéral qui s'est fait rattraper par le réel.
57:13On pourrait dire à la française,
57:15c'est un homme de droite, c'est un homme de gauche
57:17qui a été mordu par le réel.
57:19Cet exemple-là, on pourra en donner plusieurs.
57:21Combien, je vais me permettre de s'en donner le nom,
57:23de jeunes femmes, que je donne comme exemple souvent,
57:25souvent des nord-américaines, des québécoises,
57:27qui arrivent à Paris et qui disent, franchement,
57:29les Français exagèrent avec l'insécurité,
57:31il ne faut pas paniquer avec ça,
57:33il n'y a pas un peu de méfiance des Français
57:35envers la diversité.
57:37Et là, ils prennent le métro.
57:39Un passage dans le métro de Paris pendant une semaine,
57:41une journée, une semaine, deux semaines,
57:43ils cassent la lecture de toutes les thèses sur l'insécurité.
57:45Donc, qu'est-ce qu'on voit?
57:47C'est que le réel frappe.
57:49Vous avez présenté les faits.
57:51Théoriquement, devant les faits que vous nous présentez,
57:53la conclusion politique devrait être évidente.
57:55Mais on est dans cette espèce de régime
57:59qui compense son impuissance consentie
58:03dans un commentaire infini du réel
58:07et de la dissimulation du réel.
58:09Vous savez, c'est vrai dans tous les pays,
58:11dans toutes les époques d'ailleurs,
58:13où un régime, une idéologie commence à tomber,
58:15plus l'idéologie est désavouée par la réalité,
58:19plus l'idéologie s'enferme en elle-même
58:21et se coupe du commun immortel
58:23et veut faire taire ceux qui parlent.
58:25Je pense à Marguerite Stern.
58:27Rappelez-vous qu'il y a quelques semaines,
58:29elle donnait des faits sur l'insécurité
58:31dans les transports en commun à Paris.
58:33Elle a donné des chiffres du ministère de l'Intérieur,
58:35de mémoire, et ça remettait en question
58:37les charmes du vivre ensemble diversitaire.
58:39Aujourd'hui, je crois, si je ne me trompe pas,
58:41j'espère ne pas me tromper, qu'on veut la traîner
58:43devant les tribunaux pour cela, pour cela.
58:45Donc, à un moment donné, il va falloir constater que...
58:47Mais là où je suis optimiste,
58:49on ne va quand même pas se quitter
58:51sur une parole apocalyptique,
58:53c'est que quelques fois, l'histoire s'accélère
58:55et ce qui semblait absolument impossible
58:57devient le lendemain absolument évident et nécessaire,
59:00et ce qui semblait aller de soi
59:02passe ensuite pour la plus grande des sottises.
59:05J'espère que nous connaîtrons dans les temps à venir
59:07un tel basculement sur la question sécuritaire.
59:09Quasiment 20h sur CNews
59:11et on va poursuivre évidemment notre édition spéciale
59:13après cet acte terroriste islamiste
59:16à Mulhouse, faisant un mort
59:19et plusieurs policiers municipaux
59:22blessés, dont trois grièvement.
59:24Merci Arthur de Vatrigan,
59:26merci Mathieu Bocoté.
59:28Gageons, espérons que la semaine prochaine
59:30on puisse retrouver
59:32les actualités
59:34parfois transversales.
59:37Différentes qu'on peut entendre avec vous.
59:40Mais ce soir évidemment,
59:42et je pense aux téléspectateurs,
59:44on va poursuivre évidemment sur cette actualité dramatique.
59:46Je vous propose d'écouter
59:48le président de la République Emmanuel Macron
59:50qui a réagi cet après-midi
59:52alors qu'il était au salon de l'agriculture.
59:54Écoutons-le.