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Avec Vincent Louault, sénateur Horizons d'Indre-et-Loire ; Fabien Bouglé, expert en politique énergétique, auteur de "Guerre de l’énergie" publié aux éditions du Rocher.

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##LE_FACE_A_FACE-2025-03-19##

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Transcription
00:00Sud Radio Bercov, dans tous ses états, le face à face.
00:06Alors le face à face, effectivement, nous allons reprendre tout cela après les informations,
00:11mais nous sommes très très très heureux d'accueillir, parce que vous allez voir, on va vraiment parler
00:17de ce qui se passe à la fois dans les zones à faible émission, vous savez les fameuses SFZFE,
00:22mais l'extraordinaire explosion de la factuelle électricité par la politique énergétique
00:28assez spéciale, on peut le dire, du gouvernement et de madame Agnès Pannier-Rumacher en particulier.
00:35Donc nous recevons Vincent Louot, sénateur Horizon, bonjour monsieur Louot.
00:39Bonjour.
00:39Et nous recevons Fabien Mouglet, mais lui, on le connaît, c'est un régional de l'Étape,
00:45il est expert en politique énergétique et auteur de Guerre de l'énergie aux Étoiles du Rocher.
00:49On va en parler parce qu'il est bon que des politiques, que des élus et que des experts
00:56se disent attendez, à un moment donné, peut-être un peu de bon sens dans cet univers
01:01et je vous assure qu'on a besoin de ce bon sens par rapport à ce qui se passe au niveau de l'énergie
01:06et par rapport à ce qui se passe dans les zones à faible émission.
01:10A tout de suite, après les informations, nous parlerons pendant une heure
01:14et vous allez voir, accrochez vos ceintures, ça va être très fort.
01:27Et pour réagir en direct, n'hésitez pas à appeler le 0 826 300 300, je répète 0 826 300 300.
01:34Vincent Louot, sénateur Horizon d'Indre-et-Loire, bonjour.
01:38Bonjour à vous.
01:39Fabien Mouglet, expert en politique énergétique, auteur de plusieurs livres,
01:44dont le plus récent, Guerre de l'énergie aux Étoiles du Rocher, mais il faut aussi lire les autres.
01:48Alors on va parler effectivement de ce qui se passe en ce moment,
01:52notamment par exemple, on va parler de Agnès Pannier-Runacher,
01:58la ministre de l'énergie, qui dit, c'est officiel,
02:04la programmation pluriannuelle de l'énergie PPE,
02:07donc la PPE prévoit une augmentation de 25% de la production d'électricité d'ici à 2035,
02:14axée, attention, sur l'énergie renouvelable.
02:18Et ça va coûter combien alors tout ça ?
02:20300 milliards d'euros.
02:22Ben écoutez, au stade où on en est, au diable l'avarice bien sûr, quoi qu'il en coûte.
02:28Et l'avenir nucléaire ?
02:29Ben écoutez, oui oui, mais ça passe après.
02:32Pour le moment, énergie renouvelable, voilà.
02:35Donc, qu'est-ce qui va se passer avec cette facture, avec tout cela ?
02:39On va en parler avec nos deux invités,
02:41mais auparavant, on va peut-être parler de quelque chose
02:44qui a effectivement fait beaucoup, beaucoup polémique, et à juste titre.
02:48Ce sont les zones à faible émission,
02:51et ce qu'on a dit à propos des gens dont les voitures ne sont pas encore des voitures électriques,
02:57ne répondent pas aux critères choisis,
03:00et qui auront le droit à entrer dans certaines villes à jours fixes,
03:05et attention, à jours très comptabilisés.
03:08Alors, sénateur Louault, vous avez manifesté de façon très claire,
03:16votre opposition, vous n'êtes pas le seul, il y a un certain nombre de maires aussi qui le font.
03:20Alors, parlons un tout petit peu de ces ZFE.
03:23Ces discriminations positives, c'est quoi ?
03:26Oula, discriminations positives, vous y allez un peu fort.
03:30On est dans un monde où on oppose les populations,
03:35où une certaine pensée de vertu, sous prétexte d'enjeux de santé, d'environnement,
03:43veut imposer aux restants de la population une certaine pensée de ce qu'ils estiment être la ville,
03:49et ils utilisent toutes les petites ficelles des peurs,
03:53et toutes les petites ficelles pour mettre en opposition nos habitants, nos citoyens,
04:00ça fait un peu des sous-citoyens en fait.
04:02On fait du sous-citoyen, du citoyen de seconde zone,
04:06qui n'aurait pas les moyens de se payer une voiture électrique ou une voiture dernière génération.
04:10Donc, j'ai fait une proposition de loi là-dessus, la semaine dernière,
04:13parce que, vous savez, c'est très simple, j'étais dans mon département à Tours,
04:17et on a une ZFE à Tours, et toutes les villes n'en ont pas,
04:20parce que celles qui ne sont pas polluées, c'était un peu bête de faire une ZFE.
04:23Le gouvernement en juillet s'est dit, en fait, ceux qui n'ont pas trop de pollution,
04:26ils ne sont peut-être pas concernés, il était temps de se réveiller.
04:30J'ai fait cette proposition parce que j'ai vu un de mes habitants d'à côté de Chenonceau,
04:33qui m'a dit, Vincent, toi t'es un mec sympa, je t'aime bien,
04:36mais vous ne servez à rien, vous les députés et les sénateurs,
04:39même si j'ai beaucoup d'affection pour toi,
04:41vous nous pondez tout un tas de bêtises qui, en fait, sont là pour nous emmerder.
04:46Et il me dit, moi j'ai une vieille voiture,
04:48j'ai déjà un peu honte de me trimballer avec mon taco toute la semaine dans mes villages,
04:52par contre, une fois par mois, il faut que j'aille à Tours.
04:54Et là, je n'ai plus le droit d'aller à Tours.
04:56Donc j'ai fait un petit SMS à mes collaborateurs,
04:59et pour leur dire, vous me faites une proposition de loi sur ZFE.
05:04Et c'est comme ça que c'est né, et je l'ai déposé trois jours après,
05:07et aujourd'hui on est à 55 ou 56 co-signatures de mes collègues sénateurs,
05:11donc je les remercie parce qu'ils me font confiance,
05:15pour non pas abroger ZFE, parce qu'on n'est pas quand même des gros loups,
05:18et on fait de la politique un peu subtilement,
05:20mais pour dévitaliser ZFE.
05:21En fait, j'enlève tout ce qui est obligatoire,
05:23et je laisse la possibilité pour les maires et les présidents de métropole,
05:26de pouvoir faire une ZFE,
05:28et je leur dis bon courage pour se justifier avant les élections,
05:31avec leur ZFE,
05:32et comme ça, ils porteront eux-mêmes la responsabilité
05:35des usines à gaz qu'ils font.
05:37Oui, c'est ça.
05:38Et en fait, expliquez-moi, vous déshabillez comment,
05:41c'est-à-dire que vous rendez,
05:42le fait que si j'ai moi un taco que vous disiez autre,
05:45enfin une voiture, voilà, ou thermique ou autre,
05:48et comment je fais pour rentrer dans la ville ?
05:50Si la loi passe,
05:52et c'est tout le job que je fais en ce moment d'influence
05:55pour qu'elle soit inscrite à l'heure du jour du Sénat,
05:57et après qu'elle soit reprise par l'Assemblée Nationale,
06:00l'idée, c'est qu'automatiquement, on fait tomber l'obligation.
06:02Les maires pourront supprimer la ZFE.
06:04Et pourquoi je leur propose ça ?
06:06Ça sera à la discrétion des maires et des présidents de métropole,
06:09de dire on abandonne ZFE.
06:11Pourquoi ? Parce que ça n'a pas une action qui est assez forte
06:13sur les pollutions en particules,
06:15qui sont là, qui sont là, il ne faut pas le nier.
06:17On n'est pas là pour dire il n'y a pas de pollution,
06:19il n'y a pas de problème de santé publique.
06:21Je suis là pour dire, attention,
06:2350% de la population vient des chauffages,
06:2635% vient des voitures,
06:28et sur les 35%, vous avez les pneus qui frottent sur le sol,
06:32qui font des particules,
06:34et le combustible ne représente que 10% des 35%.
06:39Donc en fait, vous vous apercevez,
06:41quand vous allez sur AirPive, tout est public,
06:44vous vous apercevez que la pollution en particules
06:47provient à seulement 10% du combustible.
06:52Et que si vous voulez vraiment avoir une efficacité,
06:55vous commencez à expliquer à nos habitants
06:57que faire une petite flambée le dimanche,
06:59ça pollue autant que faire 7000 bornes en bagnole
07:01avec votre feu de cheminée.
07:03Et que quand vous chauffez avec un vieux poêle dans Paris,
07:07500 000 personnes se chauffent encore au bois dans Paris,
07:10et bien là, vous polluez plus que toutes les voitures réunies.
07:13Donc, qui a le courage de dire ça,
07:15c'est de ramener un peu de pragmatisme dans ce pays,
07:17et encore une fois, mettre fin à ce genre d'exemple.
07:19Donc ce sera à la volonté des maires et des présidents de métropole.
07:23Tout à fait.
07:24Et ils porteront la responsabilité devant leurs électeurs,
07:28et moi je fais de la politique pour ça,
07:30parce que la décentralisation, c'est la responsabilité des électeurs
07:34face à leurs maires,
07:35et c'est au moment des projets communaux
07:37et des élections municipales,
07:39que l'on propose les choses et on les assume politiquement.
07:42Et on ne se cache pas derrière un État tout puissant
07:44d'une règle pour tout le monde pareil.
07:46Oui, c'est ça.
07:47Et d'autant qu'il y a un vrai souci par rapport aux ZFE,
07:51parce que les ZFE derrière, c'est l'idée de baisser
07:54les émissions de gaz à effet de serre,
07:56or la France est un des meilleurs pays au monde
07:58pour les émissions de gaz à effet de serre,
08:00et que depuis le protocole de Kyoto,
08:03le monde a consommé 62% d'énergies fossiles en plus.
08:08Faudrait-il que la France, qui est le meilleur élève au monde,
08:11arrête de consommer des énergies fossiles
08:13pour permettre à la Chine, aux États-Unis ou à l'Allemagne
08:16de continuer à brûler du charbon.
08:19Et d'ailleurs à propos de particules fines,
08:21il faut quand même se rappeler que quand il y a des vents d'Est,
08:24les particules fines ne viennent pas des pneus de voiture,
08:26elles viennent des centrales au charbon allemande
08:28qui viennent en complément des éoliennes
08:32lorsqu'il n'y a pas de vent,
08:33et depuis trois mois en Allemagne,
08:35il n'y a pas eu de vent, il n'y a pas eu de soleil,
08:37donc il y a eu beaucoup de charbon.
08:38Vous voyez, c'est tout le paradoxe des écologistes
08:41d'interdire aux Français d'aller dans les communes
08:44d'en prendre des mesures liberticides,
08:46alors qu'en réalité, c'est en Allemagne qu'il faut régler ça.
08:50J'ai envie de dire tout ça.
08:52Gigantesque Tartufferie !
08:54Gigantesque Tartufferie !
08:55Rappelons une chose,
08:56pour le mix électrique,
08:57l'Allemagne émet 400 à 450 grammes de CO2
09:01par kilowattheure produit,
09:02quand la France en émet 40 grammes de CO2
09:05par kilowattheure produit.
09:0640, 450 !
09:07Moi je dis la chose suivante,
09:09je dis aux parlementaires,
09:10je dis au gouvernement,
09:12on fait un arrêt immédiat de toute mesure
09:15le temps que l'Allemagne arrive à l'objectif
09:18des 40 grammes de CO2 par kilowattheure produit.
09:21Et c'est à ce moment-là qu'on fera conjointement un effort.
09:24L'Allemagne n'a plus une seule centrale nucléaire,
09:25c'est fini, c'est zéro, c'est terminé.
09:27Non mais effectivement,
09:29il y a quand même un problème,
09:31Vincent Roux, pardon,
09:33Vincent Roux, pourquoi j'ai dit Henri,
09:35il y a un problème quand même,
09:37et on va parler justement de ce qui se passe
09:39avec l'énergie renouvelable,
09:42la grande production d'électricité,
09:44300 milliards d'euros prévus et tout.
09:46Il y a quand même un problème incroyable,
09:48c'est que chaque AC,
09:49ce qui veut dire Fabien Mouglet,
09:50on le sait depuis des années maintenant,
09:52que la France a tout fait
09:54pour réduire sa combustion de gaz à effet de serre
09:57à moins de 10%,
09:59même pas 10%, 0,9 !
10:01Ah non, en émission de gaz à effet de serre,
10:02on est en dessous de 1%.
10:03On est en dessous de 1%.
10:04On est à des meilleurs élèves au monde.
10:06D'accord, donc on est à meilleurs élèves au monde,
10:08mais quand on demande à la Chine, à la Russie,
10:10ou à l'Inde ou autre,
10:12ils nous disent, écoute,
10:14oui, t'es bien gentil,
10:16mais va t'occuper ailleurs, va jouer ailleurs.
10:18C'est-à-dire, comme s'il y avait les frontières,
10:20vous vous rappelez de Tchernobyl,
10:22le nuage ne va pas traverser la frontière.
10:24Est-ce qu'il n'y a pas quand même quelque chose
10:26qui est honnêtement, je ne sais pas de quoi ça vient
10:28et de quoi ça sort,
10:30qui défie le bon sens ?
10:32C'est très simple, c'est de la politique,
10:34et c'est
10:36des accords politiques.
10:38Vous changez la trajectoire de notre pays
10:40et des stratégies pour faire plaisir
10:42à certains groupes politiques.
10:44Je vous rappelle quand même qu'à un moment,
10:46certains ont fait des alliances avec les écolos
10:48et nous ont planté
10:50notre système nucléaire.
10:52C'est juste simple. Vous avez
10:54deux temporalités. Une temporalité
10:56qui est la stratégie de notre pays,
10:58qui est au long cours et qui nécessite de regarder
11:00autre chose que le bout de ses chaussures.
11:02Une temporalité politique,
11:04électoraliste,
11:06qui est plutôt d'une extrême médiocrité
11:08par rapport à ces sujets qui sont d'importance.
11:10Je pense que les Français, qui ne comprennent pas tout,
11:12ont bien compris
11:14qu'on les pipotait.
11:16Moi, ce que j'ai envie de dire aujourd'hui à tous vos auditeurs,
11:18parce que je ne fais pas de la politique pour
11:20m'amuser et faire mousser mon petit égo
11:22à deux balles. Je fais de la politique
11:24pour une seule chose. C'est pour
11:26mes habitants, c'est pour la ruralité,
11:28c'est pour les habitants de tout le pays,
11:30qu'ils soient à la campagne. Et aujourd'hui,
11:32les habitants, ils ne s'y retrouvent plus.
11:34Ils ne vont plus voter, ils votent dans les extrêmes,
11:36ils sont complètement perdus. Donc aujourd'hui,
11:38soit on change notre façon de faire de la politique,
11:40soit on accepte de se poser avec
11:42des vrais experts, des personnalités
11:44qui sont... J'en ai rencontré
11:46beaucoup. Je fais un rapport pour le Premier ministre
11:48sur l'énergie. Je n'ai pas le droit d'en parler
11:50parce que j'ai signé une clause de confidentialité
11:52qui sort le 8 avril.
11:54Mais je peux quand même parler un peu
11:56de ces rencontres que j'ai faites avec des spécialistes
11:58de l'énergie et qui me disent tous
12:00en off dans la cage Faraday pendant les auditions
12:02la vérité.
12:04Et c'est pour ça que je sors aujourd'hui du bois
12:06parce que je ne peux pas entendre le
12:08off de tout un tas de personnalités
12:10qui ne peuvent pas parler publiquement parce qu'ils sont
12:12chez RTE, ils sont chez EDF, ils sont dans
12:14des cabinets. Mais on leur dit, en fait,
12:16on a une stratégie bas carbone,
12:18on a une... Écrite par Mme Pagny-Runacher,
12:20on a une stratégie climatique
12:22et énergétique qui a été
12:24écrite par des décroissants.
12:26Aujourd'hui c'est ça la réalité.
12:28Donc les décroissants dirigent.
12:30Soyons clairs.
12:32L'idéologie décroissante
12:34dirige. Au ministère de l'Environnement
12:36clairement. Aujourd'hui au ministère
12:38de l'Environnement, à la DGEC, clairement.
12:40Les décroissants dirigent. C'est-à-dire qu'ils font
12:42une stratégie de consommation
12:44de toute énergie confondue
12:46qui sera en baisse. C'est-à-dire que
12:48on nous dit, on va consommer, on va être
12:50frugaux. Non mais, frugaux.
12:52On va tous être frugaux.
12:54Alors vous savez, vous pouvez baisser
12:56la température de votre logement
12:58d'un degré. Mais si vous le faites
13:00tous les 6 mois ou tous les ans, au bout de 5 ans
13:02il ne fait plus que 12 degrés dans votre logement
13:04je vous signale. Donc vous savez, les économies,
13:06vous ne les faites qu'une fois. Donc
13:08cette grande mentalité où on fait du frugal
13:10est devenue une idée
13:12d'idéologie et qui s'appellera
13:14un cimetière pour la France. Un cimetière
13:16où nous n'aurons plus d'entreprise,
13:18où le boulanger il va péter une pile,
13:20il ne va plus réussir à
13:22payer ses factures d'électricité.
13:24Il pète déjà les plombs.
13:26Aujourd'hui, il est grand temps
13:28et ça, je sors d'une réunion avec les sénateurs
13:30en Commission Affaires Économiques
13:32et des communistes en passant par la droite
13:34et tous les bancs, on est tous
13:36d'accord pour dire qu'il faut ramener
13:38le débat de la stratégie énergétique
13:40de notre pays au sein des assemblées. Aujourd'hui,
13:42ils veulent passer les décrets
13:44de la PPE
13:46par décret. C'est-à-dire pas de débat
13:48avec les parlementaires. Alors vous savez pourquoi ?
13:50Parce que moi, je me suis posé la question comme je suis...
13:52Oui, parce que les parlementaires, pour eux, ça ne sert à rien.
13:54Oui, alors c'est sûr.
13:56Mille parlementaires embêtent toujours le gouvernement, vous savez.
13:58Par contre, la réalité, c'est que
14:00quand en 1958, De Gaulle
14:02fait sa constitution, il ne voulait pas être embêté
14:04pour sa stratégie sur le nucléaire avec les parlementaires.
14:06Donc, article 34 de la constitution,
14:08il dit ce que nous, les parlementaires,
14:10on a le droit de voir. Et article 37,
14:12il dit ce que le Premier ministre
14:14a le droit de voir. Et l'énergie est dans les services
14:16du Premier ministre. C'est pour ça qu'on peut passer par décret
14:18et qu'on n'a plus besoin de s'embêter avec
14:20la représentation des parlementaires. Aujourd'hui,
14:22nous, tous les parlementaires, veulent au moins
14:24des débats, même si ça passe en décret
14:26comme la constitution le propose. Nous, on veut
14:28un débat. On veut pouvoir débattre
14:30et regarder droit dans les yeux ceux qui nous attaquent
14:32et les décroissants qui sont cachés sur certains bancs.
14:34Eh bien, ce débat, on va continuer à l'avoir
14:36et plus que jamais, après cette
14:38petite pause avec Fabien Bouglet
14:40et avec Vincent Louault,
14:42vous nous appelez 0 826
14:44300 300, ça vous concerne
14:46tous. A tout de suite.
14:58Voilà, 7 avril,
15:00Agnès Pannier-Runacher lance sa programmation
15:02pluriel de l'énergie.
15:04Elle va lancer
15:06effectivement
15:08les adjudications, peut-être,
15:10enfin, etc., dans le
15:127 avril. C'est pas loin le 7 avril,
15:14c'est dans quelques semaines. Nous sommes avec
15:16Vincent Louault, sénateur horizon d'Indre-et-Loire
15:18et avec Fabien Bouglet, expert en politique
15:20énergétique. Alors, Fabien Bouglet,
15:22justement, cette décroissance
15:24qui règne, notamment,
15:26pas seulement au ministère de l'environnement
15:28et des
15:30avancées énergétiques,
15:32de la transition, pardon,
15:34ça règne un peu partout puisqu'on voit
15:36un peu ce qui est en train de se passer.
15:38Alors, c'est quoi cette histoire ?
15:40En fait, il faut comprendre que la décroissance,
15:42c'est l'idée qu'on va
15:44tiers-mondiser la France.
15:46La décroissance, ça veut dire
15:48qu'on va appauvrir notre pays, c'est-à-dire qu'il n'y a pas
15:50de croissance économique, mais une décroissance
15:52économique. Et en fait,
15:54toutes les études qui ont été établies,
15:56les études économétriques, établissent
15:58qu'il y a une corrélation étroite entre la
16:00consommation d'énergie et la
16:02croissance économique. Plus un pays
16:04consomme d'énergie, plus
16:06il a une croissance. Moins il consomme
16:08d'énergie, plus il y a
16:10une croissance économique en berne.
16:12Et donc, chez les décroissants,
16:14l'énergie, la consommation d'énergie,
16:16est une cible. Ils parlent de sobriété.
16:18Et donc, effectivement,
16:20le problème de frugalité,
16:22les ZFE, les DPE,
16:24la PPE,
16:26tous ces acronymes
16:28épouvantables, sont en fait
16:30des outils de décroissance économique
16:32et notamment de
16:34décroissance énergétique. Et
16:36derrière tout cela, au sein des ministères,
16:38vous avez des agents,
16:40mais tout cela n'est pas une nouveauté.
16:42Géraldine Vosner-Dupoint a fait un dossier
16:44complet sur les antinucléaires.
16:46Ceux qui agissent au sein des
16:48ministères, à l'Elysée,
16:50et notamment Pascal Canfin,
16:52qui est un des grands maîtres
16:54de la décroissance. Et donc,
16:56tous ces gens-là s'activent
16:58en coulisses, au sein des cabinets,
17:00en particulier du cabinet
17:02d'Agnès Pannier-Runacher, du cabinet
17:04de M. Ferracci, et au sien de la
17:06DGEC. Rappelons ce qu'est la DGEC.
17:08La DGEC, c'est
17:10la Direction Générale de l'Énergie
17:12et du Climat. C'est la direction où se mène
17:14la politique énergétique du pays.
17:16Enfin, quand vous pensez qu'il y a
17:18un lobby allemand qui s'appelle l'OFATE,
17:20l'Office Franco-Allemand de la Transition
17:22Énergétique, qui est un lobby que je
17:24dénonce depuis des années, dont le siège
17:26est à Berlin, qui est un lobby
17:28éolien et gazier,
17:30et dont les bureaux sont dans les bureaux
17:32de la Direction Générale de l'Énergie
17:34et du Climat du ministère d'Agnès Pannier-Runacher.
17:36Comment voulez-vous que
17:38le plan pluriannuel de l'énergie
17:40ne soit pas une apothéose
17:42des énergies intermittentes, avec
17:44une multiplication par 5
17:46des panneaux solaires, une multiplication
17:48par 2 des éoliennes
17:50terrestres et, écoutez bien
17:52Audrey Bercoff, une multiplication par 30
17:54des éoliennes en mer.
17:56Alors déjà que les éoliennes en mer
17:58de Saint-Nazaire, c'est déjà un massacre
18:00pour les oiseaux.
18:02Alors là, vous imaginez que tout le littoral
18:04français va être couvert
18:06des 30, 30
18:08multiplications par 30, plus de
18:105000 éoliennes en mer,
18:12qui vont coûter un pognon dingue, puisqu'on
18:14a parlé de 300 milliards d'euros
18:16en tout. Donc, on a
18:18à faire là un énorme
18:20scandale, et moi je me réjouis
18:22que les parlementaires,
18:24au travers de différentes lettres, il y a eu
18:26la sénatrice Pluché, qui a fait une lettre
18:28avec 80
18:30parlementaires, au point,
18:32vous vous souvenez, suite à la dénonciation que nous avons
18:34faite avec 10 anciens dirigeants
18:36de la filière énergétique.
18:38Vincent Delahaye et M. Pied-Noir
18:40ont fait une lettre
18:42de 60 sénateurs, et je me
18:44réjouis que Vincent Louault,
18:46sénateur d'Indre-et-Loire,
18:48prenne le taureau par les
18:50cornes sur le sujet, parce que c'est
18:52un scandale absolu,
18:54et on ne peut pas laisser la ministre de l'Énergie
18:56continuer ainsi
18:58sur sa feuille de route décroissante
19:00et antifrançaise.
19:02Alors, soyons clairs, comment il se fait
19:04Vincent Louault,
19:06comment il se fait
19:08qu'imperturbable, alors qu'il y a
19:10eu ce qu'il y a eu, que les gens réagissent,
19:12que les médias, enfin en tout cas un certain
19:14nombre de médias réagissent,
19:16qu'imperturbable et absolument
19:18avec un sang-froid total,
19:20je ne dirais pas, parce que ce serait
19:22tout à fait de mauvais goût, que Agnès
19:24Rubinacher est occupée
19:26par Berlin et par l'OFAT, ce serait
19:28de très mauvais goût, mais
19:30en fait, sur le plan, est-ce que c'est,
19:32sur le plan général,
19:34on l'a un peu esquissé,
19:36est-ce que c'est sur le fait que
19:38échéance électorale oblige, on a besoin
19:40des verts, peut-être pas
19:42autant qu'en Allemagne, mais quand même en France,
19:44et bien écoutez, on doit céder
19:46à leur caprice, c'est ça ?
19:48Non, en fait, ce n'est pas ça, c'est qu'on est en situation
19:50de faiblesse, ça a été vrai dans le passé,
19:52où on avait besoin des verts pour gagner une présidentielle,
19:54par exemple, et c'est pour ça qu'on a fermé
19:56Fessenheim. Mais des circonscriptions aussi.
19:58Voilà, et puis il y a des échanges.
20:00Aujourd'hui, ce n'est plus ça,
20:02aujourd'hui, on a une fragilité du pouvoir exécutif
20:04avec des premiers ministres qui changent assez souvent,
20:06et donc, ils ont d'autres chats à fouetter
20:08que de s'occuper des vrais sujets des Français.
20:10Ils ont surtout le fait de ne pas
20:12sauter à la première motion de censure.
20:14A sauvegarder leur place, oui. Pendant que le chat est occupé,
20:16les souris dansent, et les souris
20:18dansent, les ministères dansent, et on a
20:20des ministres qui ne sont pas assez au travail
20:22dans leur ministère pour tenir
20:24l'accord, et tenir la laisse
20:26de toute cette haute administration qui continue
20:28sur une trajectoire
20:30qui a été définie il y a 4-5 ans.
20:32Mais j'ai envie de vous dire, il y a 4-5 ans,
20:34moi, je voulais entendre
20:36cette fable de dire, on a du nucléaire
20:38qui va fermer, le nouveau nucléaire,
20:40il faut pouvoir le construire, c'est dans 15 ans,
20:42donc il faut des éoliennes pour faire cette jonction-là.
20:44C'est totalement faux, parce que
20:46l'ex-président de la SN nous a dit
20:48on a de la chance,
20:50c'est que nos centrales nucléaires étaient prévues
20:52pour 40 ans, elles passent à 50 ans,
20:54elles vont passer à 70 ans, pour finir peut-être
20:56à 80 ou 90 ans, comme aux Etats-Unis.
20:58Donc on a cette chance d'avoir
21:00les cuves de nos centrales nucléaires qui tiennent
21:02très bien la durée, je rappelle
21:04pour les auditeurs, une centrale nucléaire
21:06c'est une cuve, et des tuyaux autour. On peut tout
21:08changer sauf la cuve. Quand la cuve
21:10tient, comme c'est aujourd'hui un fait
21:12scientifique, par la SN
21:14et les instituts le disent, c'est les scientifiques
21:16qui disent que c'est la cuve.
21:18On a 30 ans de plus
21:20sur nos centrales nucléaires. Donc on n'a plus besoin
21:22de cette jonction qui a été
21:24un grand mensonge d'Etat
21:26de nous dire qu'on a besoin de mettre des éoliennes
21:28partout. Alors, sur Terre, c'est fini
21:30parce que maintenant on ne peut plus en mettre, parce que maintenant
21:32vous avez la cigogne qui
21:34empêche les éoliennes, vous avez
21:36l'armée qui empêche de...
21:38Moi je voulais monter 3 éoliennes sur mon territoire,
21:40les élus étaient d'accord, et en fait on ne peut pas parce qu'on a
21:42un radar militaire. Bon, sur Terre,
21:44donc ils mettent tout en mer maintenant.
21:46Et dans mon rapport
21:48que je fais pour le service du Pré-Mémi, je rappelle
21:50c'est le Secrétariat Général
21:52pour les Investissements d'Avenir,
21:54c'est les 56 milliards
21:56de France 2030,
21:58les 56 milliards,
22:00on a auditionné
22:02des personnes
22:04où on nous vend l'éolien flottant.
22:06Parce que comme en mer, vous n'avez pas
22:08de plateau comme en Norvège ou en Suède,
22:10et que vous tombez dans des fosses
22:12à 200-300 mètres tout de suite,
22:14vous avez un problème,
22:16vous voulez faire des éoliens flottants.
22:18Le problème c'est qu'il faut 1 milliard
22:20pour 1 gigawatt pour les éoliennes,
22:22il faut 1 milliard pour mettre le condenseur
22:24qui va, le transformateur
22:26qui va transformer l'électricité, on ne sait même pas si
22:28on sait le fabriquer, il y a une rupture technologique
22:30parce que c'est des convertisseurs, 40 mètres de haut
22:32en pleine mer, posés sur 50 mètres de fond maximum,
22:34et le câble
22:36électrique qui doit bouger et ramener
22:38l'électricité
22:40sur Terre, recoute 1 milliard.
22:42Donc on est à 3 milliards et demi pour 1 gigawatt.
22:443 milliards et demi. Je rappelle quand même
22:46qu'une centrale nucléaire, on a un objectif
22:48de construire une centrale pour 12, 13,
22:5014, 15 milliards. Donc vous voyez,
22:52on est complètement fou.
22:54Il y a un autre scandale
22:56qui a été dévoilé par EDF
22:58qui est absolument gigantesque,
23:00c'est la notion d'effacement. Je vous
23:02explique à quel point c'est scandaleux.
23:04C'est-à-dire que comme
23:06les éoliennes et les panneaux solaires ont une priorité
23:08de réseau, on est obligé
23:10d'effacer la production nucléaire.
23:12Et écoutez ce qu'a dit EDF.
23:14EDF a dit que
23:16l'effacement du nucléaire, ça correspondait
23:18à 30 TWh.
23:20Donc en gros, on a une électricité
23:22existante, c'est l'électricité
23:24des centrales nucléaires, on est obligé de la supprimer
23:26du réseau pour la remplacer,
23:28pour permettre
23:30l'intégration dans le réseau
23:32des énergies éoliennes et panneaux solaires.
23:34Et vous savez combien coûtent ces 30 TWh
23:36d'éoliennes et de panneaux solaires ?
23:38Selon les chiffres de la Creux,
23:405 milliards d'euros.
23:42André Bercoff, nous dépensons
23:445 milliards d'euros pour une
23:46électricité éolienne et solaire
23:48que nous avons déjà
23:50avec les centrales nucléaires
23:52et dont on oblige les centrales nucléaires
23:54à baisser leur activité.
23:565 milliards d'euros, c'est le budget des prisons,
23:58c'est la moitié du budget
24:00de la justice française.
24:02Et 5 milliards d'euros,
24:04c'est le prix du financement
24:06du nouveau nucléaire.
24:08C'est une honte absolue.
24:10C'est plus que la honte,
24:12ça devient du cirque ce que vous racontez.
24:14En fait,
24:16moi je voulais saluer une chose,
24:18c'est déjà
24:20la rectification de trajectoire d'Emmanuel Macron.
24:22Vous savez, je suis agriculteur,
24:24il n'est pas parfait Emmanuel Macron,
24:26mais moi j'ai apprécié quand il est revenu sur l'arrêt du glyphosate,
24:28qu'allait tuer l'agriculture.
24:30Il a des capacités de retour en arrière,
24:32il l'a reprouvé hier ou avant-hier,
24:34on va remettre Astrid,
24:36et on va continuer à reconstruire.
24:38Je suis d'accord, mais moi je ne veux pas parler du passé,
24:40je veux parler de l'avenir,
24:42parce que c'est quand même mieux un Président de la République
24:44qui est au moins là pour rejoncter
24:46les choses, je rappelle qu'il l'avait déjà fait avec le discours
24:48de Belfort, il n'aurait pas eu ce discours
24:50de Belfort, on sera en train de réfléchir encore
24:52à peut-être pas reconstruire des EPR.
24:54Donc,
24:56les gens qui nous attaquent,
24:58en fait, jouent sur une seule chose.
25:00Aujourd'hui, on a...
25:02On va faire une petite pause avant.
25:04Moi, je veux bien vous parler
25:06d'Emmanuel Macron,
25:08j'ai aucun problème pour ou contre.
25:10Le problème, c'est qu'en même temps,
25:12on lance ses 300 milliards,
25:14avec l'accord d'Emmanuel Macron.
25:16Et c'est pour ça qu'il faut que l'exécutif
25:18François Bayrou se réveille dur, dur, dur,
25:20parce qu'il est temps de mettre fin
25:22à cette stratégie.
25:24Aujourd'hui, il a eu des discours, il est temps
25:26que tout le monde s'en empare et revienne dans le droit de chemin.
25:28Moi, je fais confiance à Marc Ferrucci
25:30pour dire les décrets, on va prendre deux mois de plus
25:32pour réfléchir et revoir la trajectoire.
25:34Parce qu'il y a un phénomène qui est très simple
25:36à comprendre, et vous allez comprendre.
25:38C'est qu'une centrale nucléaire, aujourd'hui, est capable de produire
25:40de l'électricité pas chère. Pourquoi ? Parce qu'elles sont
25:42amorties et EDF ne les a pas vraiment payées,
25:44c'est la puissance publique qui les a payées.
25:46Premier point. Quand vous en construisez
25:48une neuve, 50% du nucléaire de demain,
25:50ça sera les taux d'intérêt,
25:52les frais financiers. Parce que je vous rappelle quand même
25:54que les taux d'intérêt ne sont plus à 0,05%,
25:56ils sont plutôt à 2,5%
25:58pour l'État, ou à 3%.
26:00Donc, c'est plus du tout la même chanson
26:02sur les investissements. Et que
26:04le seul moyen des gens
26:06qui attaquent le nucléaire, c'est de dire à EDF
26:08vos centrales nucléaires que vous allez construire
26:10et les vieilles qui vont pouvoir durer plus longtemps,
26:12vous allez ne les utiliser qu'à 30%
26:14de taux de charge. EDF nous fait
26:16de l'électricité pas chère à 75%
26:18de taux de charge. Si c'est à 50%,
26:20parce que vous avez de l'intermittent qui vient
26:22parasiter le nucléaire, automatiquement,
26:24le coût de l'électricité, il est passé en un claquement
26:26de doigts de 50€ le mégawatt
26:28à 100€ le mégawatt. Et EDF ne fera
26:30pas de miracle si vous leur demandez de faire
26:32de couper les centrales.
26:34C'est politique, c'est toujours politique.
26:36On ne fait que ça, de la politique. On va en parler tout de suite
26:38après une petite pause, on va continuer
26:40à en parler.
26:42Sud Radio, parlons vrai.
26:44Sud Radio, parlons vrai.
26:46Sud Radio, Bercov,
26:48dans tous ses états, midi 14h.
26:50André Bercov.
26:52Alors, Vincent Louault
26:54et Fabien Mouglet, je voudrais
26:56parler au sénateur à l'horizon d'André Loire
26:58justement par rapport à
27:00cette relation
27:02étrange entre
27:04le politique et le scientifique
27:06et les décisions qui se
27:08prennent et après on revient. C'est vrai,
27:10on parlait hors antenne
27:12de France Hollande, on fait sa live,
27:14et puis on dit, bon, qu'est-ce qu'on fait
27:16après ? On rouvre, on ne rouvre pas.
27:18C'est quoi ?
27:20Est-ce qu'un nouveau président ne peut
27:22pas inverser les propositions
27:24d'un président précédent ?
27:26Ça devrait être le cas. C'est ça la politique ?
27:28Ça devrait être le cas, force est de constater
27:30qu'en France, quand un président de la
27:32République a parlé sur une pensée
27:34qu'il a eue en se rasant le matin ou sous sa douche,
27:36force est de constater que le président
27:38d'après assume la décision
27:40qui a été prise à un moment. On peut le regretter ou pas,
27:42moi je ne vais pas aller là-dessus, on ne va pas parler non plus du passé
27:44150 ans. Je dis juste qu'aujourd'hui,
27:46la différence entre
27:48aujourd'hui et hier, si on reprend un peu l'histoire,
27:50c'est que, et je ne suis pas historien,
27:52je suis plutôt agriculteur, De Gaulle,
27:54quand il monte le nucléaire, il fait un comité scientifique,
27:56le comité Péon.
27:58Les scientifiques font des choix entre la filière
28:00nucléaire graphique eau et la
28:02filière eau pressurisée qui était sous technologie
28:04américaine, mais De Gaulle fait un choix
28:06parce que les scientifiques lui disent
28:08c'est quand même mieux, c'est beaucoup plus sécure et c'est beaucoup plus performant.
28:10Et De Gaulle a lancé toute la
28:12construction des centrales nucléaires sur des choix
28:14basés sur des scientifiques. Aujourd'hui, ce qui manque
28:16dans le pays, c'est un comité Péon
28:18avec des vrais scientifiques, avec
28:20des hauts fonctionnaires, parce que bien sûr il en faut quelques-uns,
28:22et surtout un président et un premier
28:24ministre qui écoutent les scientifiques et qui
28:26arrêtent de croire.
28:28Et il faut arrêter de croire
28:30qu'un jour, les gens qui nous
28:32attaquent, qui sont cachés derrière de l'écologie,
28:34la mauvaise écologie, voteront un jour
28:36pour des gens comme moi qui sont du bloc central
28:38ou qui sont démodérés. Jamais ils voteront
28:40pour nous. Donc il faut arrêter de leur faire la danse du ventre
28:42tous les quatre matins à chaque élection
28:44en croyant que le gars avec ses 7-8%
28:46il va voter pour vous. Les gars,
28:48ils voteront jamais pour nous. Donc, il faut retrouver
28:50du pragmatisme, affirmer
28:52haut et fort l'excellence nucléaire
28:54française. On est les seuls dans le monde
28:56avec les Russes, et vous connaissez l'état des Russes
28:58en ce moment, les seuls dans le monde
29:00à avoir autant d'avance sur
29:02le bouclage du cycle. C'est Astrid qui a été
29:04arrêtée. Aujourd'hui, si on a...
29:06Et je remercie encore une fois
29:08le président Macron de l'avoir fait. On remet
29:10Astrid en route, on remet
29:12le bouclage du cycle. Pourquoi ? Parce qu'on a besoin
29:14d'uranium. On a 30 ans de stock
29:16de déchets radioactifs utilisables dans Astrid.
29:18Donc on a besoin de beaucoup moins d'uranium
29:20qu'on a pu au Niger.
29:22On a l'excellence
29:24de cette filière avec des chercheurs
29:26du CEA qui ont plutôt plus de
29:2840 ans, et si vous attendez 15 ans,
29:30ils vont tous être partis à la retraite. Ils ont plutôt plus
29:32de 50 ans. Donc si on le fait pas maintenant,
29:34on est tous foutus.
29:36On est tous foutus.
29:37L'excellence des chercheurs, mais beaucoup partent
29:39aujourd'hui aux Etats-Unis ou ailleurs, parce que
29:41il y a un problème. Vous parlez
29:43de ça. Non mais, en même temps,
29:45je vous entends, d'accord ? Et vous me dites
29:47OK, merci M. Macron, merci...
29:49Mais encore une fois, aujourd'hui,
29:51il y a 300 milliards qui vont partir dans les éoliennes,
29:53dans les renouvelables, et dans
29:55les panneaux solaires, et personne ne dit rien.
29:57Vous, vous êtes là, et heureusement,
29:59mais je suis halluciné que
30:01moi, je vais voter pour des députés
30:03ou pour des sénateurs, et il se
30:05passe quoi ? Rien.
30:07Il se passe rien. Les gens disent
30:09Ah oui, M. Macron, le président,
30:11qu'il soit de droite ou de gauche. Il ne dit pas un mot.
30:13Ah, je décide, car tel est mon
30:15beau plaisir. Voilà, tout va bien.
30:17Aujourd'hui, la PLPE est
30:19un scandale et une catastrophe pour les Français,
30:21parce que ces 300 milliards vont contribuer
30:23à l'explosion des factures des Français.
30:25C'est ça qu'il faut comprendre,
30:27puisque c'est reporté. Donc, moi, je le dis
30:29au président Macron, il a fait
30:31les annonces de Belfort en relançant le nucléaire.
30:33Il a fait les petits réacteurs
30:35modulaires, qui ont relancé
30:37cette technologie importante des réacteurs
30:39modulaires. Il relance Astrid,
30:41et j'ai fait ici des annonces
30:43suffisamment fortes pour évoquer Astrid.
30:45Eh bien, il faut que le président ait le courage
30:47de faire table rase
30:49de la politique voulue par Agnès Pannier-Runacher,
30:51qui est mortifère pour notre pays.
30:53Eh bien, il faut que le président Macron
30:55reprenne la main et dise, on arrête
30:57cette PPE, qui est un scandale
30:59pour nos concitoyens, qui va contribuer
31:01à l'explosion des factures des Français, et qui ne sert
31:03à rien. Et puis, il faut aussi qu'il arrête
31:05d'avoir dans sa gouvernance des politiques,
31:07plutôt que des ingénieurs. Moi, quand je vois
31:09la tête de RTE, M.
31:11Piechazik, citons-le, M.
31:13Piechazik, qui est un politique
31:15pur jus, qui a été
31:17au cabinet de François Hollande,
31:19le responsable de la loi
31:21de baisse de la part du nucléaire, et de
31:23la loi des éoliennes, qui est aujourd'hui
31:25le patron de l'entité
31:27des réseaux d'électricité,
31:29et qui est le marché européen de l'électricité.
31:31Comment voulez-vous que notre politique
31:33énergétique change avec des données
31:35comme ça ? Et enfin, je dirais ce dernier
31:37point important, il y a une donnée
31:39géopolitique majeure qui a changé,
31:41et qui fait que la politique énergétique
31:43de la France doit changer. Laquelle ?
31:45C'est que le 14 février, Donald Trump,
31:47le Président Trump, a créé
31:49le Conseil National de la
31:51Domination Énergétique.
31:53Le Conseil National de la Domination Énergétique.
31:55Il faut que nos gouvernants comprennent...
31:57C'est-à-dire américaine ? Domination
31:59mondiale, par les États-Unis.
32:01Quand on regarde les textes,
32:03le Président Trump veut assurer la
32:05domination énergétique, et cette donne de géopolitique
32:07doit reconfigurer complètement
32:09le plan duré annuel
32:11de l'énergie. Ce qui a changé totalement,
32:13et là, nos auditeurs vont
32:15comprendre. Avant, les entreprises
32:17a consommé de l'énergie,
32:19notamment beaucoup pétrolière et gazière,
32:21qui était sur un cours mondial. C'est-à-dire
32:23quel que soit où vous étiez dans le monde,
32:25on avait tout le monde payé le pétrole et le gaz
32:27le même prix. Ce qui change totalement,
32:29c'est que comme, à juste titre, il faut décarboner
32:31pour améliorer la planète et le climat,
32:33ça, je reviens pas là-dessus, comme il faut
32:35décarboner, l'électricité devient
32:37un fait majeur de souveraineté
32:39et que l'électricité n'a pas le même
32:41prix partout dans le monde. Donc, automatiquement,
32:43ArcelorMittal abandonne sa
32:45filière hydrogène de France,
32:47et va monter une usine 600 millions aux États-Unis
32:49parce qu'avec le gaz de schiste, ils font de l'électricité
32:51à 20 balles, 20 euros...
32:53Et nous, on n'a pas le droit de l'utiliser, le gaz de schiste,
32:55ni même de l'explorer.
32:57Vous savez, ma soeur est au Canada
32:59et je peux vous dire, vu les dégâts que font le gaz de schiste
33:01sur l'environnement,
33:03on a raison en France de pas aller
33:05sur ce sujet-là, quand même.
33:07Oui, mais en attendant, excusez-moi, on achète du gaz de schiste.
33:09Mais c'est pour ça... Non mais attendez, c'est ça l'absurdité !
33:11C'est pour ça qu'on a
33:13une excellence. André, on a une
33:15excellence, c'est le nucléaire.
33:17On arrête d'avoir honte de notre
33:19excellence. On met la gomme sur le nucléaire
33:21avec des centrales nucléaires qui marchent
33:23à 80% de taux de charge, comme aux
33:25États-Unis, ils sont plutôt à 90%,
33:27donc 75-80%,
33:29et on remet l'église au milieu
33:31du village et
33:33on se recentre sur les objectifs. Dans la
33:35guerre mondiale qui a lieu en ce moment sur
33:37les entreprises, l'énergie
33:39c'est la principale
33:41chose. Michelin, le
33:43PDG de Michelin, nous le dit au Sénat. Tous les
33:45patrons le disent très poliment aux politiques
33:47« faites très attention, on va finir par partir du paradigme
33:49que vous nous décrivez ». Donc il faut
33:51se réveiller. Nous, on a un objectif
33:53avec mes collègues sénateurs et députés
33:55qui est plutôt 50 euros le
33:57mégawatt pour les électro-intensifs.
33:59Aujourd'hui, on nous parle de plutôt
34:0180-90-100 euros le mégawatt.
34:03Mais vous n'avez plus une entreprise qui survit.
34:05Donc bien sûr, on peut faire une dérogation pour
34:07les grands industriels. Toujours une
34:09dérogation pour les grands. Mais encore une fois,
34:11la boulangère, l'artisan,
34:13toutes les petites fonderies, il ne reste plus
34:15que 50 fonderies en France. Imaginez demain
34:17s'il y a une guerre, on n'a même plus de fonderies.
34:19Il ne reste plus que 50 fonderies en France.
34:21Les petits commerçants.
34:23Le poison de l'énergie,
34:25de l'électricité, du prix de l'électricité, vous en avez
34:27dans toute votre chaîne de production
34:29sur tous les produits.
34:31Donc l'électricité, il faut qu'elle soit
34:33bon marché. Et si on en a trop, on en file
34:35aux Allemands, aux Italiens.
34:37Avec le nucléaire, il est bon marché.
34:39Je voudrais juste faire intervenir un auditeur.
34:41C'est Serge Maud.
34:43Oui, Serge qui appelle de Nîmes.
34:45Bonjour Serge.
34:47Bonjour André. Bravo pour vos émissions.
34:49Je ne vais
34:51rien rajouter
34:53sur ce qu'ont dit vos
34:55deux invités.
34:57Je les connais très bien, surtout très bien.
34:59Je vais vous dire un simple témoignage.
35:01D'abord pour vous rassurer, on ne peut pas dire
35:03qu'on ne fait rien.
35:05Je suis membre de
35:07Patrimoine nucléaire et climat,
35:09présidé par notre ancien
35:11président national.
35:13On y travaille
35:15et on a effectivement
35:17du mal à comprendre pourquoi nous autres,
35:19pauvres ingénieurs et scientifiques,
35:21on n'est pas entendus dans ce pays.
35:23Je voudrais juste vous dire que lundi dernier,
35:25il y a eu au CEDA, d'ailleurs Fabien
35:27était présent, moi aussi,
35:29un excellent
35:31débat
35:33rassemblant 150 personnes
35:35sous l'égide du CRME de PNC.
35:37Et là, si vous voulez,
35:39notre ancienne ministre Olga Giverné
35:41était à la tribune.
35:43La pauvre s'est vite rendue compte qu'elle avait
35:45150 personnes contre elle.
35:47Alors, on ne sait plus quoi faire.
35:49Très franchement, là, ça devient complètement
35:51fou dans ce pays.
35:53Moi, je suis également
35:55membre d'un groupe d'anciens directeurs
35:57d'EDF. Moi, je suis dans le nucléaire
35:59depuis 52 ans, donc je pense
36:01quand même pouvoir en parler. Et là, on ne
36:03comprend plus, on ne sait plus quoi faire.
36:05Et oui, on ne sait plus quoi faire parce que je crois
36:07que, de ce point de vue, les politiques n'ont
36:09peut-être pas choisi
36:11l'étoile polaire.
36:13Juste un mot, je crois qu'on va prendre tout de suite
36:15et après, vous répondrez aussi bien
36:17Fabien Bouglé que...
36:19Oui, mais on va... Ah, on prend la...
36:21D'accord, c'est la pause, excusez-moi.
36:23Restez avec nous.
36:25C'est absolument passionnant et je veux dire vital
36:27pour ce qui va se passer pour notre pays.
36:29Donc, à tout de suite.
36:31Sud Radio, votre avis fait la différence.
36:33J'adore vos débats. On entend des choses
36:35qui changent un peu de la doxa
36:37généraliste qu'on entend trop partout.
36:39Sud Radio, parlons vrai.
36:42Sud Radio Bercov,
36:44dans tous ses états, midi 14h.
36:46André Bercov.
36:48Alors, Vincent Louault,
36:50qu'est-ce que vous allez faire face à ça ?
36:52Je crois que vous avez choisi, vous n'avez peut-être pas choisi
36:54le 1er avril, mais je vous assure,
36:56vous allez écouter, au 8 ans,
36:58Sud Radio Résistance Résiliente, ce n'est pas un poisson d'avril.
37:00C'est quoi ? Qu'est-ce qui va se passer le 1er avril ?
37:02Le 1er avril, au Sénat,
37:04à l'invitation de
37:064 collègues sénateurs, Vincent Delahaye,
37:08Stéphane Piennoir et Christina Puché,
37:10et puis, il y aura d'autres députés.
37:12Il y a une dizaine de députés qui sont prévus.
37:14Il y a une quinzaine d'autres sénateurs qui vont nous rejoindre.
37:16Même les communistes
37:18réfléchissent au fait de nous rejoindre,
37:20parce que c'est important. Aujourd'hui, on est tous en meute
37:22et sur une volonté transpartisane.
37:24On se réunit avec des acteurs
37:26de la filière, des filières
37:28de l'énergie, de la transition,
37:30du nucléaire, beaucoup de retraités
37:32parce que la liberté de parole, tu l'as plus
37:34quand tu es jeune retraité que quand tu es
37:36dans les systèmes étatiques où tu dois
37:38vraiment respecter la volonté
37:40de l'administration. Donc, on se réunit.
37:42On lance un appel
37:44vraiment transpartisan au Sénat.
37:46Le 1er avril, on va se réunir
37:48de 8h30 à
37:509h30 avec toute la presse.
37:52On invite toute la presse pour dire
37:54maintenant, on demande une rectification de la trajectoire.
37:56On demande la création
37:58peut-être d'un nouveau comité P1
38:00sous les services du Premier ministre.
38:02Il faut assumer notre excellence. Il faut
38:04reprendre un peu de recul. On sort de l'émotion.
38:06Et vous savez, tout ça aussi, c'est pour quoi ?
38:08C'est pour éviter que la facture a double demain.
38:10C'est pour retrouver des marches financières
38:12pour aussi se payer la défense
38:14que certains veulent en ce moment parce qu'on a laissé aussi
38:16pourrir notre armée et qu'il est grand temps
38:18de remettre un peu la gomme sur la défense
38:20pour être un peu mieux et un peu plus
38:22serein. Donc, nous, on permet
38:24de faire 100 milliards d'économies demain
38:26en revoyant la trajectoire.
38:28Donc, vous savez, c'est simple aussi. C'est
38:30économiser de l'argent public.
38:32C'est ramener du bon sens et du sens
38:34avec une énergie, je l'ai dit tout à l'heure,
38:36à 50 euros le mégawatt pour tous nos industries,
38:38nos artisans, nos commerçants.
38:40Et après, on avance et on
38:42fait notre beau pays.
38:44Il faut quand même arrêter. On est dans le plus
38:46beau pays. Je viens de Chenonceau. On est quand même
38:48dans le plus beau pays du monde. On a de la technologie.
38:50On a tout. On a une excellence.
38:52Les scientifiques ont traversé le continent
38:54pour partir dans d'autres continents parce que quand vous dites
38:56aux scientifiques du nucléaire, on va
38:58démanteler, les mecs, ils se barrent.
39:00Parce que ce n'est pas la même chose de travailler sur un
39:02SMR. Et là, avec le travail qui a été
39:04fait sur les 10 sociétés
39:06sur les SMR, on a deux ou trois
39:08sociétés qui sont excellentes. Il faut en être fier.
39:10Au moins, cet appel aux start-up a marché.
39:12Mais après la start-up, il y a le temps
39:14de faire du déploiement qui n'est plus du tout
39:16la même chose. Il faut prendre le temps et payer
39:18le temps. Ça se paye, ça
39:20se monnaie. Mais juste un mot là-dessus.
39:22Est-ce que vous n'avez pas...
39:24Parce que moi, je ne suffirais pas, encore une fois,
39:26par l'impunité... Enfin, vous dénoncez
39:28les intermédiaires du spectacle.
39:30Je parle des éoliennes ou des panneaux solaires.
39:32Mais il y a des lobbies extrêmement puissants.
39:34Sinon, ça ne marcherait pas comme sur des roulettes
39:36comme ça. Donc, vous allez dénoncer
39:38ce 1er avril, mais...
39:40En fait, le 1er avril, cette conférence
39:42de presse, qui est la liaison
39:44entre les initiatives
39:46parlementaires qui ont eu lieu depuis
39:48la lettre « Nous dénonçons ». Je vous rappelle,
39:50André Bercov, vous m'aviez invité à ce sujet.
39:52Le 1er décembre
39:542024, avec dix anciens
39:56dirigeants de l'énergie
39:58française, nous avons fait
40:00publier une tribune « Nous dénonçons ».
40:02Un j'accuse énergétique
40:04pour s'insurger
40:06contre le scandale de l'explosion
40:08des factures des Français, qui est lié à cette
40:10politique des énergies intermittentes.
40:12Et depuis lors, il y a eu la lettre
40:14dans le point de Mme Pluchet,
40:16la lettre des 160 sénateurs
40:18avec M. Delahaye et M. Pied-Noir,
40:20et il y a eu l'initiative de Vincent
40:22Louot. Et donc, effectivement, moi, je partage
40:24l'organisation de
40:26cette journée
40:28et j'invite tous les anciens
40:30dirigeants d'EDF ou de la filière
40:32énergétique qui ont des choses à dire,
40:34des choses importantes à dire.
40:36Et s'il y en a qui sont encore en
40:38activité, qui peuvent le faire, qui ont courage
40:40de le faire, qui n'hésitent pas à se rapprocher
40:42de nous. Parce que, je dirais,
40:44André Bercov, ça fait des années que je
40:46viens sur votre antenne pour
40:48parler de ces sujets-là. Mais l'heure est très, très grave.
40:50La facture des Français, elle a déjà
40:52explosé. Et on veut la faire encore
40:54déployer par deux. Mais ça n'est pas possible.
40:56Derrière, ce sont des emplois. Derrière,
40:58ce sont des entreprises qui ferment. Derrière,
41:00ce sont des drames humains. On ne peut pas
41:02continuer cette politique énergétique désastreuse.
41:04Et donc, je me réjouis
41:06que les parlementaires se
41:08prennent les taureaux par les cornes.
41:10Dans une Union Nationale salutaire.
41:12Oui, mais vous n'êtes pas le seul, Fabien Bouglet.
41:14Mais je voudrais savoir concrètement comment ça peut déboucher.
41:16Je veux dire, autre chose que sur
41:18des... Non, pas des veupieux. C'est très, très
41:20bien de faire ça. Mais je veux dire, par exemple,
41:22concrètement, vous allez demander
41:24l'adoption d'un projet
41:26de loi là-dessus.
41:28Alors, on a des projets de loi,
41:30des demandes des parlementaires
41:32de pouvoir faire un projet de loi. Et l'État
41:34s'était engagé, en fait. On a déjà
41:36passé dans la loi le fait de faire des programmations
41:38pluriannuelles de l'énergie.
41:40Et théoriquement, on devrait passer au vote
41:42là-dessus. Mais force est de constater que le gouvernement
41:44pour aller plus vite veut passer par des décrets secs.
41:46Sans débat auprès des parlementaires.
41:48Donc, on redemande le débat. Mes collègues le disent
41:50matin, midi et soir. Tout le monde le dit. C'est tellement évident.
41:52Au moins qu'on ait ce débat et ce temps de parole.
41:54C'est un minima. Et moi,
41:56ce que je demande aujourd'hui, et je fais un peu confiance
41:58à Marc Ferracci pour
42:00revoir cette trajectoire et dire
42:02attendez, on se prend deux mois de plus,
42:04trois mois de plus, et on se dit, voilà,
42:06on se donne des objectifs. Quel est le prix
42:08on veut payer dans les 15-20 prochaines années ?
42:1050 euros le mégawatt.
42:12Qu'est-ce qui fait scientifiquement
42:14une butée ? C'est 30%
42:16d'intermittents
42:18dans le mix énergétique.
42:20Une fois qu'on a dit ça, le reste, c'est du nucléaire
42:22à 60%. Il reste 10% pour l'hydraulique.
42:24Donc, tout va bien.
42:26On a fait la trajectoire. Il faut juste
42:28des politiques qui tapent du poing sur la table.
42:30Et ça, je suis là aujourd'hui
42:32pour dire ça. François Bayrou,
42:34aujourd'hui, il faut prendre la mesure
42:36de l'inertie du train.
42:38Il faut incarner cette politique.
42:40Il faut incarner vos intentions.
42:42Il faut bien incarner quelque chose. Moi, j'ai besoin d'un
42:44Premier ministre qui ressemble plus à De Gaulle
42:46qu'à autre chose.
42:48Aujourd'hui, il faut incarner et reprendre
42:50les rênes de notre énergie.
42:52Il faut parfumer la moquette. Vous voulez un Premier ministre
42:54qui ressemble à De Gaulle ?
42:56Ah !
42:58Où êtes-vous ?
43:00Il y a aussi une chose importante, André Bercoff,
43:02c'est qu'il faut
43:04arrêter de prendre
43:06l'expertise
43:08des exploitants éoliens et des lobbies éoliens
43:10qui sont infiltrés à la DGEC.
43:12Il faut commencer à prendre en considération
43:14ceux qui ont fait
43:16le système énergétique français.
43:18Les dirigeants
43:20français de l'énergie qui ont
43:22construit les réacteurs nucléaires
43:24et qui ont construit le réseau.
43:26Est-ce qu'il y a un hippoglio ?
43:28Il y en a qui sera présent, évidemment.
43:30Il y a déjà André Merlin, l'ancien patron de RTE,
43:32qui sera présent pour parler
43:34des risques de blackout
43:36généralisés si on continue dans cette direction.
43:38Et il faut entendre
43:40ceux qui ont construit le réacteur
43:42nucléaire et pas des dirigeants
43:44qui sont des commissaires politiques
43:46qui ne connaissent rien à l'énergie et au réseau électrique.
43:48Vous savez, il faut arrêter avec la mythologie.
43:50Moi, j'ai
43:52entendu des choses, et là, on a auditionné
43:54la filière sur l'hydrogène, par exemple.
43:56Tout le monde a cru que l'hydrogène allait tout résoudre.
43:58Un, pour fabriquer 1 kg d'hydrogène, il faut
44:0055 kWh d'énergie électrique.
44:02Les électrolyseurs, on ne sait pas
44:04les construire pour 100 mégas, c'est-à-dire
44:06qu'ils n'arrivent déjà pas à en construire des 30 mégas
44:08de puissance. Il y a une vraie rupture technologique.
44:10Ce n'est pas du tout prêt. Et on nous a fait
44:12croire la fable des éoliens
44:14avec un surplus d'énergie à prix négatif
44:16qui va faire de l'hydrogène. Mais attendez,
44:18vous connaissez qui ? Qui va vendre de l'énergie
44:20à prix négatif ? Vous le payez toujours.
44:22C'est l'État qui paye quand l'énergie devient négative.
44:24C'est l'État qui file aux promoteurs
44:26immobiliers et éoliens
44:28les 70 balles du mégawatt qui est marqué dans le contrat.
44:30Donc tout ça, c'est une hémorragie
44:32d'argent public, une hémorragie.
44:34On a travaillé sur ces filières-là.
44:36Aujourd'hui, il est temps de sonner la fin de la récréation
44:38Il est temps de sonner.
44:40Je vais vous dire, si vous ne la sonnez pas,
44:42je pense que beaucoup de Français qui ne peuvent
44:44pas boucler leur fin de mois, la sonneront
44:46la fin de la récréation. Je ne veux pas être du tout
44:48prophète d'apocalypse, mais il faut arrêter
44:50quand même à un moment donné. En tout cas,
44:52je vous remercie. On va suivre
44:54le 1er avril. De toute façon,
44:56on en rendra compte.
44:58Merci à vous deux.
45:00Sud Radio. Parlons vrai.
45:02Sud Radio.

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