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Regardez Les auditeurs ont la parole avec Eric Brunet et Agnès Bonfillon du 27 février 2025.

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00:0030% de l'immigration illégale de toute l'Europe se retrouvent sur la côte du nord de la France,
00:09indique Bruno Retailleau, le ministre de l'Intérieur.
00:12On va en parler avec Olivier.
00:14Bonjour Olivier, vous êtes dans le nord de la France, vous Olivier, bonjour.
00:17Oui, bonjour Eric, bonjour à tous.
00:20Vous êtes dans le nord ?
00:22Oui, j'habite Calais, justement.
00:25C'est toujours un gros problème, rien n'a changé ?
00:28Non, on va dire que pratiquement rien n'a changé, on a toujours des migrants.
00:36Bon, attention, il n'y a pas de racisme dans ça, mais c'est une catastrophe ici pour la ville.
00:47C'est une catastrophe pour l'immobilier.
00:49Cet après-midi, vous le savez, Bruno Retailleau sera reçu par Natacha Bouchard, la maire de Calais.
00:56Justement, on a eu un Bruno Retailleau qui semblait un peu optimiste, qui disait
01:00tout est fait, tout est bien fait par les Britanniques, par les Français.
01:04Je ne sais pas s'il va pouvoir tenir le même discours devant la maire de Calais.
01:08Vous nous direz, vous Olivier, dans un instant.
01:09En tout cas, à 13h01, en attendant de retrouver Olivier, Martin et ceux qui ont fait le 30 de 10,
01:14je me tourne vers vous Agnès Bonfillon, c'est l'heure du rappel des titres.
01:17Et d'abord, cette information que l'on a apprise il y a quelques instants,
01:20le tribunal administratif de Toulouse annule l'arrêté préfectoral
01:25qui autorisait le chantier de l'autoroute A69 entre Toulouse et Castres.
01:31C'est une décision évidemment qui satisfait les opposants, Patrick Huisson.
01:35Oui, cette décision est bien sûr une victoire pour les opposants à l'A69 et surtout un coup très dur
01:41pour Atosca, le concessionnaire et surtout l'Etat, qui si le projet est définitivement abandonné,
01:46va devoir dépenser des sommes considérables.
01:49Il va falloir dédommager Atosca, qui a déjà dépensé 300 millions d'euros.
01:52Il va falloir aussi sécuriser, puis démolir, réaménager un chantier où 200 ouvrages d'art ont déjà été construits,
01:59un chantier où l'essentiel des terrassements a été réalisé,
02:02qui va payer, dans quelles conditions, à quelle hauteur, la question va rapidement se poser.
02:06Puis l'arrêt des travaux, c'est aussi 1000 personnes menacées,
02:101000 salariés actuellement employés sur le chantier entre Toulouse et Castres.
02:14Reste désormais des voies de recours pour l'Etat qui a d'ores et déjà décidé de faire appel.
02:20C'est complètement dingue vos passages, parce qu'arrêter le chantier, très bien, pourquoi pas,
02:25mais 200 ouvrages d'art ont déjà été réalisés.
02:29C'est des ponts, donc c'est absurde d'arrêter maintenant.
02:33Absurde ou pas, les opposants, peut-être que les opposants nous écoutent et ont envie de nous appeler.
02:38Qu'est-ce qu'on va faire des ponts ? On a construit la France, la République, avec nos impôts,
02:41on a construit 200 ponts et divers équipements.
02:44Oui, ça c'est absurde de les avoir construits dans ce cas.
02:46RTL vous révélait une autre information ce matin, le braqueur multirécidiviste Antonio Ferrara,
02:51très connu également pour ses évasions spectaculaires, a été interpellé avant-hier en Belgique.
02:57Il est suspecté d'avoir préparé un nouveau braquage.
03:01Sept autres personnes ont été arrêtées.
03:04Et puis French Connection, Bonnie and Clyde ou encore Mississippi Burning,
03:08Gene Hackman fait partie des géants du cinéma.
03:11On a appris sa mort ce matin à l'âge de 95 ans.
03:15L'acteur américain et son épouse ont été retrouvées sans vie à leur domicile de Santa Fe, au Nouveau-Mexique.
03:21La cause du décès n'a pas encore été révélée, mais il pourrait s'agir d'un suicide.
03:26On y reviendra évidemment dans nos prochaines éditions.
03:29La météo, c'est avec vous, Peggy Broch.
03:31Vous nous le disiez, c'est pas du grand bleu, mais c'est quand même beaucoup mieux.
03:34Oui, parce qu'on va retrouver des éclats.
03:36Alors pas partout, parce que c'est vrai que cet après-midi ça reste nuageux,
03:39avec encore des averses sur les frontières du Nord, entre le Nord Pas-de-Calais et l'Alsace.
03:44Averses parfois orageuses, voire un peu de grésil, de la neige sur les Vosges.
03:48Un peu plus de nuages également entre le Nord de l'Aquitaine et les Alpes,
03:51avec de très faibles pluies, vraiment très éparses, très localisées.
03:54Et de la neige sur les reliefs des Alpes du Nord à partir de 1200 mètres.
03:59Et puis sur une bonne moitié Nord, on a un ciel variable entre nuages et éclaircies.
04:02Des éclaircies parfois plus franches.
04:04Et dans le Sud, sur l'extrême sud, entre les Pyrénées et la Méditerranée,
04:07c'est un ciel plus ou moins voilé, plus ensoleillé entre les Alpes-Maritimes et la Corse.
04:11Les températures sont en baisse au Nord, 7 à 12 degrés, 12 à 15 dans le Sud,
04:15et jusqu'à 17 près de la Méditerranée.
04:17Merci Peggy !
04:19Midi, 14h.
04:21Les auditeurs ont la parole.
04:23Avec Agnès Bonfillon et Éric Brunet.
04:26On est avec Olivier, on réagit bien évidemment à ce chiffre.
04:3030% de tous les passages illégaux de migrants en Europe.
04:3630% se jouent dans le Nord de la France, juste dans le Nord de la France.
04:39Un tiers de ce qui est absolument considérable.
04:42Martin a fait aussi le 32-10.
04:44On est avec Olivier, mais je salue également l'arrivée de Martin.
04:48Bonjour Martin !
04:49Bonjour tout le monde !
04:50Bonjour Martin !
04:51Vous considérez que ça ne s'est pas arrangé ces dernières semaines ni ces derniers mois, vous Martin ?
04:55Depuis des années, on voit la progression fulgurante des passages des migrants.
05:01Il y en a de plus en plus, ils sont de mieux en mieux équipés.
05:05Qu'est-ce que vous faites comme métier, vous ?
05:08Maintenant je suis en reconversion, mais avant j'étais sauveteur en mer,
05:12donc j'allais m'occuper de ça.
05:15Je travaille pour une entité de l'État.
05:17Vous preniez parfois une embarcation ou bien un hélicoptère pour aller sauver ?
05:23On allait sur des bateaux qui faisaient entre 10 et 30 mètres.
05:28On les escortait jusqu'à la frontière anglaise.
05:34Et après, s'il y avait une panne ou autre chose comme ça,
05:39on les récupérait sur le bateau et on les ramenait à terre.
05:42Quand on vous écoute, Martin, vous comme Olivier d'ailleurs,
05:46on a l'impression que vous êtes complètement découragé.
05:49On a l'impression qu'il n'y a pas de solution à cette problématique.
05:54Si, il y a des solutions.
05:55Déjà, il faut savoir pourquoi ils vont là-bas, il faut commencer par ça.
05:58Avec tous les avantages qu'ils ont en Angleterre,
06:00si déjà on commençait par leur enlever les avantages, ils arrêteraient d'y aller.
06:03Mais tout le monde nous dit que l'État le plus social d'Europe, c'est la France.
06:07Quels sont ces avantages qu'ils ont donc en Angleterre ?
06:10Ils ont le droit du sol, donc ils peuvent demander la nationalité anglaise de suite.
06:13S'ils arrivent à trouver un cousin germain ou quelqu'un de leur famille,
06:17ils ont la nationalité anglaise.
06:19Pendant un an, ils sont nourris, logés, blanchis par l'État.
06:22Et ils ont le droit de faire du travail au black pendant un an.
06:27Et après, soit ils ont la nationalité anglaise, ils peuvent rester, soit ils repartent chez eux.
06:32L'État anglais autorise le travail non légal, donc au black, pendant un an.
06:37C'est pour ça que quand vous allez à Londres, vous allez dans un restaurant,
06:42vous allez voir à la plonge, c'est des migrants la plupart du temps.
06:46En France aussi, mais la différence c'est qu'en France, ils sont en situation irrégulière,
06:50alors que les Anglais reconnaissent pendant un an la possibilité à ces migrants de travailler.
06:56Et vous pensez que lorsque Bruno Retailleau, comme c'est en ce moment même,
07:00reçoit son homologue britannique, il en parle de ça ?
07:04Il met ce sujet sur la table en disant que vos avantages sont bien trop grands en Angleterre
07:10pour les personnes qui arrivent chez vous ?
07:13Non, reprenez les accords du Touquet, vous allez voir les accords du Touquet,
07:16c'est quoi en grosso modo, c'est les Anglais qui payent la France pour faire ce travail-là.
07:22Pas très cher au passage, quand on voit ce que c'est que le travail réalisé sur nos frontières,
07:28c'est pas très cher, quelques dizaines de millions d'euros me semble-t-il.
07:32Moi j'avais une notion de 80 millions d'euros l'année dernière,
07:35donc je pense que plutôt ils doivent discuter,
07:37ce serait bien d'avoir 10 ou 20 millions de plus pour faire ci, pour faire ça.
07:41Mais pas des problèmes de fond, c'est ce que vous nous dites.
07:44Non, pas des problèmes de fond, parce que si c'était des problèmes de fond, le souci serait déjà réglé.
07:49C'est désespérant quand même Martin, parce que c'est épouvantable pour ces migrants,
07:54le statut de la vie qu'ils ont quand ils vivent dans le nord de la France, dans le Pas-de-Calais,
08:00c'est des moments épouvantables, et deux, c'est également épouvantable pour les riverains, Martin.
08:06Oui, c'est épouvantable pour les riverains, c'est épouvantable aussi pour les secours,
08:10vous n'imaginez pas les risques qu'on prend pour les escorter, pour les secourir.
08:15Vous avez déjà risqué votre peau, vous vous êtes déjà retrouvé en mer dans des situations difficiles
08:21pour secourir des migrants sur leur bateau ?
08:24Ah oui, quand vous vous retrouvez avec un petit zodiac qui fait 7 mètres et qu'il y a mer 4 voire mer 5, vous n'êtes pas serein.
08:33Après, on a ramassé beaucoup de corps et tout ça, donc c'est malheureux.
08:37À un moment donné, je pense que la France, ils ont des moyens de pression à faire jouer sur l'Angleterre,
08:43on bloque le tunnel sous la Manche, on bloque tous les ferries à Calais qui vont en Angleterre,
08:48mais maintenant, les migrants, vous les récupérez, vous faites le tri chez vous.
08:52Combien passe une journée normale de migrants en bateau qui vont vers l'Angleterre ?
08:57Combien parviennent en vie sur les côtes britanniques, Martin ?
09:01Alors, de mon expérience personnelle, le maximum qu'on a fait, c'était 300 en une nuit.
09:07300 en une nuit, qui parvenaient à leur fin, c'est-à-dire qui arrivaient en Angleterre.
09:11C'est ça, et c'est ceux qu'on voit, il y en a d'autres sûrement qu'on ne voit pas.
09:16Et pour vous, c'est pas prêt de s'arrêter ?
09:18Non, mais ça ne s'est jamais arrêté, ça va continuer, ça va s'empirer.
09:22Quand Bruno Retailleau, ce ministre de l'Intérieur, qui est admiré par beaucoup de Français,
09:29on trouve beaucoup de gens qui disent qu'il a un ton nouveau, qu'il n'est plus comme ses prédécesseurs,
09:34finalement, qu'est-ce qu'il va dire cet après-midi à la maire de Calais, Natacha Bouchard, qu'il rencontre ?
09:39Il ne peut pas lui dire que ça va mieux ?
09:41Non, il va lui dire ce qu'il a envie d'entendre, comme ça, lui, il va garder sa place,
09:45et derrière, ça va être les petits soldats, les petits hommes qui sont tout en bas, qui vont encore ramasser.
09:51Qu'en pense Olivier, qui est à Calais, justement, Olivier ?
09:55Oui, donc, moi, j'en pense, il a tout à fait raison, notre...
10:00Martin ?
10:01Martin, il a tout à fait raison, et moi, j'habite Calais, ça fait 25 ans qu'on subit ça, 25 ans, 25 ans,
10:13et attention, les Calaisiens ne sont pas méchants, il n'y a jamais eu de...
10:18je vais dire, entre guillemets, de ratonnades, ou de quoi que ce soit,
10:22mais les migrants viennent ici, les migrants viennent ici,
10:29jusqu'à... on a eu même la jungle, ce qu'on appelle, 11 000 migrants, dans une ville de 70 000 habitants,
10:3811 000 migrants qui étaient ici.
10:42On parle toujours de l'enfer, que c'est pour les migrants eux-mêmes,
10:47qu'est-ce que ça change, j'ai du mal à me représenter ce que ça change pour un Calaisien,
10:51qui a sa routine, son travail, ses enfants scolarisés, sa maison, son appartement, que sais-je,
10:56ça change le quotidien ?
10:59Ben, ça change un peu le quotidien, bon, ma foi, on s'habitue,
11:04mais il y a, moi, je ne vous cache pas qu'il y a des endroits, le soir, je ne sors pas, parce que...
11:12Il y a plus d'insécurité ?
11:14Oui, plus d'insécurité, oui, tout à fait, tout à fait, tout à fait, tout à fait, tout à fait,
11:20et puis, je voudrais mettre un point d'honneur là-dessus,
11:28parce que mon frère est marié avec une Italienne, mon frère qui est Français,
11:34et sa femme qui est Italienne, qui est douanière en Italie,
11:43et ben, tout comme en Espagne, quand les migrants arrivent,
11:48bon, c'est vrai qu'ils les mettent dans des trucs de rétention, tout ça,
11:53et puis après, il est passé, hop, démerdez-vous, allez-vous dans le Nord, allez, hop, vous vous démerdez.
11:59En France, c'est ça ? En France, il est passé en France, c'est ce que vous dites ?
12:03Ah ben, tout à fait, tout à fait.
12:05Bon, Olivier, merci pour ce témoignage, je voudrais faire tourner la parole, j'ai bien compris ce que vous disiez,
12:11on va saluer Gilles également sur ce sujet, mon cher Gilles, bonjour.
12:15Bonjour, vous êtes dans le Nord de la France, vous, ou pas ?
12:18Je suis pas loin, je suis à côté de Reims, dans le 51, et moi, ce que j'ai remarqué,
12:23c'est que les fameux immigrants qui transitent via l'Italie ou l'Espagne,
12:28avant, ils faisaient Paris, direct Calais, par l'autoroute du Nord, et ensuite, ou par le TGV,
12:35mais aujourd'hui, ils transitent par Reims, parce que c'est moins contrôlé,
12:39et on les retrouve par la 26, directement à Calais.
12:42Ça, c'est une chose que j'ai constatée à titre de citoyen.
12:46Bon, moi, la question que je me pose, M. Rotaillot, c'est un garçon de base que j'estime,
12:52voilà, sauf que je pense que depuis qu'il est élu, c'est beaucoup de les ouf,
12:56et c'est le roi de la com', il cause beaucoup, il explique beaucoup de choses,
13:00où tout le monde est d'accord, parce qu'on peut pas être contre ce qu'il dit,
13:03par contre, y'a pas d'effet derrière.
13:05Et moi, la base du problème des gens qui sont à Calais, et ça a été évoqué par l'auditeur précédent,
13:11quand ils arrivent, entre guillemets, en Europe, donc en Italie, c'est là qu'il faudrait les bloquer,
13:18c'est-à-dire qu'il faudrait même pas qu'ils puissent accéder au territoire français,
13:22ou s'ils accèdent au territoire français, on revient sur la problématique numéro un,
13:26retour à l'expéditeur, parce qu'on ne peut pas se permettre de recevoir par an,
13:33alors, le chiffre officiel, c'était 500 000, j'ai entendu parler de ça,
13:37mais depuis le temps qu'on les accumule, on est peut-être à un million de gens qui n'ont rien à faire sur notre territoire.
13:41Et ça, c'est pu, les français en ont ras-le-bol !
13:44La problématique est là.
13:46C'est certain que les français en ont ras-le-bol, mais c'est techniquement difficilement soluble,
13:53ce problème est difficilement soluble.
13:55Bruno Retailleau est très populaire, mais que va-t-il faire de sa popularité ?
13:59J'ai croisé, ici, dans un studio, l'ancien ministre de l'Intérieur,
14:03Manuel Valls, qui est désormais ministre des DOM-TOM, pour résumer,
14:07et ils me disent, il est très populaire, et il me répond,
14:10non, c'est la fonction de ministre de l'Intérieur qui vous rend populaire.
14:15Manuel Valls m'a même dit, moi, je suis devenu populaire en quelques semaines,
14:19à l'époque où j'étais ministre de l'Intérieur.
14:21Bon, attention, méfions-nous de cela, Bruno Retailleau n'est pas un magicien,
14:26il va se trouver confronté au même sujet, aux mêmes problématiques,
14:30et Sangatte et Calais en est une, que ses prédécesseurs.
14:34Voilà, merci Gilles, merci Martin, merci Olivier.
14:36Dans un instant, on va parler retraite, les amis,
14:38François Bayrou veut un retour à l'équilibre, oui, seulement, voilà,
14:41il y a une réunion cet après-midi, et au programme de cette réunion,
14:44beaucoup de choses sur les retraites, mais entre autres,
14:46et si on faisait payer davantage les retraités ?
14:50Voilà une question que se pose, et que pose le gouvernement.
14:54A tout de suite.
14:55Contactez-nous gratuitement via l'appli RTL ou au 3210.
14:59Agnès Bonfillon, Eric Brunet, les auditeurs ont la parole sur RTL.
15:07Vous avez la parole, mesdames, messieurs,
15:09Agnès Bonfillon et Eric Brunet vous attendent dans le studio,
15:12et puis si vous faites le 3210, vous allez tomber sur qui, Victor ?
15:15Bonjour Victor.
15:16Bonjour Eric, bonjour Agnès, bonjour à tous.
15:18Si vous faites le 3210, vous pouvez tomber sur Christina, Enzo, Alexion, Imad et Cerise.
15:23J'aimerais qu'on salue Florence, bonjour ma chère Florence.
15:27Florence est là ?
15:28Oui, bonjour Eric, bonjour Agnès, bonjour Florence.
15:31Alors Florence, si le Standard vous a passé un petit coup de fil tout à l'heure,
15:36c'est parce que vous avez laissé ce message, et ce message, on s'est dit, on s'est regardé,
15:41quand on l'a diffusé tout à l'heure vers midi et demi avec Agnès Bonfillon dans RTL midi,
15:46on s'est regardé et on s'est dit, ouh là là, après le message de Florence,
15:50il va y avoir beaucoup de réactions au 3210,
15:53juste pour la bonne bouche, comme on dit, je voudrais vous faire réécouter, mesdames, messieurs,
15:57le message que nous avons diffusé il y a à peu près une heure sur RTL,
16:01c'est Florence qui est avec nous, qui en est l'autrice, écoutez.
16:05Je suis tout à fait d'accord pour faire participer les retraités qui ont des retraites indécentes,
16:12je connais des gens qui ont 6, 7, 8 000 euros de retraite,
16:17certains pays du Nord ont des retraites qui sont figées, qui ne dépassent pas un certain montant,
16:23et je trouve qu'en France, les retraites sont indécentes pour des gens qui ne travaillent plus, voilà.
16:29Ben voilà, Florence, vous n'y allez pas de main morte.
16:31Indécentes, le mot est fort.
16:34Non, je ne trouve pas, je pense que le mot est même faible, je trouve,
16:39je trouve aussi, parce que bon, avoir des retraites aussi élevées,
16:43par rapport à des gens qui travaillent et qui ne touchent vraiment pas ces montants-là,
16:48non, non, je trouve que c'est indécent de toucher ces montants-là.
16:51Mais ça dépend de qui, parce qu'on parle aussi des petites retraites, Florence,
16:54j'imagine que vous faites quand même la part des choses.
16:57Oui, bien sûr, moi j'ai une retraite de 1 750 euros par mois,
17:00qui est une retraite moyenne,
17:03mais j'ai des gens autour de moi qui ont 6 000 euros de retraite,
17:07sachant qu'il y a des majorations pour un troisième enfant,
17:10une majoration pour un quatrième enfant,
17:13et je pense qu'effectivement, ces retraités peuvent payer davantage.
17:18Moi, je suis toujours, comment dire, circonspect,
17:22parce que c'est un peu comme l'assurance chômage,
17:24tout le monde ne perçoit pas 1 000 euros,
17:26il y a des gens qui, voilà, il y a une dimension un peu assurancielle,
17:29on souscrit, mais je me souviens d'une chose, Florence,
17:33c'est que mon papa, qui a fait une carrière à EDF toute sa vie,
17:37qui était cadre, quand il est parti à la retraite,
17:40il m'a quand même dit, il ne m'a pas dit c'est indécent,
17:43mais il m'a dit quand même, on a des retraites très élevées,
17:46on est très avantageux à EDF, je sentais un certain malaise chez lui,
17:49alors qu'il en était, il les percevait, voilà.
17:52Oui, j'ai écouté Françoise Laborde qui déclarait chez Jordan Deluxe
17:57avoir une retraite trop élevée par rapport au salaire de ses enfants.
18:02Oui.
18:03Et non, non, non, il faut absolument que les grosses retraites,
18:08je parle des grosses retraites, et je pense qu'une retraite à partir de 3 000...
18:11Oui, Florence, on se l'a fait, par exemple, moi je suis un actif,
18:14mais je souscris à une retraite complémentaire,
18:17parce que quand on est journaliste, on a eu plein d'employeurs,
18:20parfois on est pigiste, parfois j'ai été chômeur, etc.
18:23Donc je me suis fait une petite retraite complémentaire
18:26qui me permettra peut-être d'avoir 400 euros de plus par mois,
18:29mais enfin, en même temps, je souscris, je paye tous les mois,
18:31vous voyez ce que je veux dire, Florence ?
18:33Oui, je comprends bien, mais les retraites qu'on touche
18:36ne sont pas à la hauteur des cotisations que l'on donne.
18:38Oui.
18:39Bien évidemment, sinon on ne pourrait pas vivre.
18:42Donc je pense que des retraites à 3 500 euros, 4 000 euros,
18:46c'est quand même indécent par rapport à des gens qui travaillent.
18:49Oui.
18:50Florence, vous allez rester avec nous,
18:52parce que peut-être que les journiteurs vont vouloir réagir à ce que vous venez de dire.
18:55Bien sûr.
18:56On accueille Maryse, notamment. Bonjour Maryse.
18:58Bonjour Agnès, bonjour Éric.
19:00Bonjour.
19:01Bonjour à vous, vous venez d'entendre Florence.
19:03Vous en pensez quoi ?
19:05Alors, je vais être un peu mitigée, en fait, dans les propos de Florence.
19:09Je tiens quand même, Maryse, pardon, je vous repasse le micro tout de suite,
19:12je tiens à dire que ce débat sur les retraites,
19:15ne vous dites pas, oh, voilà, encore un nouveau débat,
19:17il ne vient pas de nulle part, justement.
19:19Si on en parle, c'est parce qu'on est là maintenant,
19:21à quelques heures de l'ouverture des négociations entre partenaires sociaux,
19:25c'est le souhait, la volonté de notre Premier ministre François Bayrou,
19:29et que le ministre de l'Économie, M. Lombard,
19:33a carrément dit, il y a quelques jours,
19:36sur RTL, qu'il fallait désormais, peut-être penser,
19:41il ne l'a pas exprimé comme ça, moi ça voulait dire ça,
19:44taper dans la poche des retraités, voilà,
19:46pour équilibrer le système des retraites.
19:48Pardon, je vous rends le micro tout de suite, maintenant, Maryse.
19:50Merci.
19:51Oui, donc moi je suis chef d'entreprise,
19:54et j'ai une société de service à la personne,
19:56donc je travaille avec des personnes âgées, des personnes retraitées.
19:59Donc on est confrontés, en fait, à des personnes
20:03qui sont aujourd'hui dans l'impossibilité, par exemple,
20:07de faire leur ménage, de faire leur toilet, leur repas, etc.
20:10Et je peux vous dire que les factures sont vraiment très élevées,
20:13et que même une retraite à 2 000 euros, 2 500, 3 000 euros,
20:17et bien des fois, ce n'est pas suffisant.
20:19Et il faut savoir aussi qu'une maison de Roissy-Voulet,
20:21on n'en est pas d'un, 3 000 euros, c'est le minimum.
20:24Donc moi j'estime que ça, ce n'est pas avoir une grosse retraite.
20:27Après, effectivement, les retraites de 6 000, voire plus,
20:31là, pourquoi pas les taxer, effectivement ?
20:33Maintenant, je ne pense pas que M. Lombard ou M. Bayrou
20:36aient ce genre de problème,
20:38soit maintenant, s'ils ont besoin, effectivement, d'aide
20:41pour aller en État, enfin, ils ne vont pas en État d'encore,
20:43mais je veux dire, dans leur famille,
20:45ou si un jour, ils ont besoin d'aide, d'auxiliaire de vie, etc.,
20:48ils ne seront pas confrontés à ces problématiques
20:50parce qu'ils ont de quoi payer.
20:51Mais moi, je peux vous dire que je vois des personnes âgées en souffrance
20:54qui auraient besoin de beaucoup d'aide,
20:56mais malheureusement que leur retraite ne suffit pas,
20:59qu'éventuellement, ce sont peut-être parfois les enfants
21:02qui doivent survenir à ça.
21:03Ce qu'il faut savoir aussi, c'est qu'un retraité aujourd'hui,
21:06qu'est-ce qu'il fait ?
21:07Il va déjà payer la maison,
21:09ceux qui ont une maison, la maison est payée,
21:11mais par contre, il y a des réparations.
21:12Moi, je peux vous dire qu'on intervient dans des maisons
21:14parfois insalubres, par manque de moyens.
21:16Oui, mais alors, Maryse, j'entends ce que vous dites.
21:19Finalement, vous avez un discours assez,
21:21je ne dirais pas égalitaire,
21:23mais vous souhaiteriez que les écarts
21:25ne soient pas autant élevés dans les retraites
21:27entre les plus modestes et les plus aisés.
21:29Mais franchement, ce système inégalitaire,
21:33il correspond aussi à la réalité des salaires en France.
21:36Il y a des gens qui gagnent 30 000 euros
21:38et des gens qui gagnent le SMIC,
21:39donc aller jusqu'au bout dans ce cas.
21:41Je suis d'accord.
21:42Dans ce cas, vous dites, pardon d'être un peu caricatural,
21:45mais vous dites comme à l'époque soviétique,
21:48il ne faudrait pas plus d'un rapport de 1 à 3.
21:52C'est-à-dire que si une personne gagne 1 500 euros,
21:55je ne vois pas pourquoi une autre personne
21:56gagnerait 10 000 euros.
21:58Donc, il faudrait plafonner.
21:591 500 jusqu'à 5 000, c'est acceptable.
22:02Au-delà de 5 000, personne n'a le droit
22:04de percevoir de salaire supplémentaire.
22:06Allez jusqu'au bout.
22:07Moi, je suis pour la liberté.
22:09Alors, laissez-moi aller jusqu'au bout,
22:11effectivement, de mes propos.
22:12Donc voilà, ça, c'est un constat.
22:14Maintenant, ce que je constate aussi
22:15en tant que chef d'entreprise,
22:16et j'ai écouté aussi sur votre radio,
22:18que le chômage a augmenté de 6 %,
22:21ce qui est tout juste énorme.
22:226,8 % pour la catégorie des personnes
22:25qui n'ont aucune activité.
22:27Voilà.
22:28Eh bien, peut-être, les économies,
22:29il faudrait peut-être aller voir
22:30un petit peu de ce côté-là.
22:31Parce que nous, en tant que chef d'entreprise,
22:33je parle aussi de certains de mes confrères,
22:36je pense, et d'autres chefs d'entreprise.
22:38Nous, on est des secteurs
22:40où on recrute énormément.
22:41Quand on voit des personnes
22:43qui nous sont envoyées par France Travail,
22:45parce que ça fait très longtemps
22:47qu'ils ne sont plus en activité,
22:48qu'il faudrait peut-être remettre
22:49le pied à l'étrier.
22:50Quand on leur propose...
22:51Effectivement, les salaires en France sont bas.
22:53Surtout, nous, dans nos métiers,
22:54parce qu'on est énormément taxés.
22:56Et déjà, ça, il faudrait peut-être
22:57faire déjà un petit ménage là-dedans.
22:59Parce qu'on prend, dans les pays étrangers,
23:01tout ce qui convient en France,
23:03mais pas le reste.
23:04Mais Maryse, je vous entends, je vous entends.
23:05Attendez, laissez-moi terminer, s'il vous plaît.
23:06On ne va pas refaire la France.
23:07Oui, mais Maryse...
23:08Non, mais je suis d'accord.
23:09On ne va pas refaire la France maintenant.
23:10Non, mais je suis d'accord.
23:11Mais remettez au travail
23:13une partie de cette population
23:15qui en est capable.
23:16Enlevez un peu d'aides.
23:18Mettez moitié-moitié.
23:19OK, vous reprenez une activité.
23:21On va changer vos aides.
23:22Vous n'allez pas tout perdre.
23:23Comment on l'armée au travail ?
23:24On durcit les règles ?
23:25On durcit les règles ?
23:26Bien évidemment.
23:27Quand il y a des déficits,
23:29quand il y a des déficits phénoménales
23:31au niveau de la sécurité sociale,
23:33mais qu'on donne quand même,
23:34que la sécurité sociale octroie quand même
23:36des indemnités à des gens
23:38qui vous font des faux arrêts maladie,
23:40qui vous font des faux accidents de travail,
23:42faisons du ménage là-dedans.
23:43Arrêtons de taxer les personnes âgées.
23:45J'en rêve.
23:46Mais les médecins, c'est compliqué.
23:47Parce que j'ai eu ce débat avec des tas de médecins.
23:49Je suis d'accord avec vous,
23:50c'est un scandale,
23:51les faux arrêts maladie.
23:52Mais les médecins vous disent
23:53qu'on n'a pas été formés.
23:54Nous, on a été formés pour guérir,
23:55pour soigner,
23:56pas pour détecter les mythomanes
23:57et les menteurs.
23:58C'est un peu vrai aussi.
23:59Mais bon, elle est bonne, Maryse.
24:02On a des bons auditeurs,
24:03Florence et Maryse, aujourd'hui.
24:04Même si des accords parfois,
24:06je trouve que c'est puissant.
24:08Et cette musique annonce
24:10un grand, grand monsieur.
24:12Il vient de rentrer dans le studio.
24:14Pas grand ?
24:151,78 m.
24:16J'étais sûre qu'il allait me faire la blague.
24:17Oui, en fait, 1,78 m.
24:18Jean-Alphonse Richard, bonjour à vous.
24:19Bonjour, Jean-Alphonse.
24:20Bonjour à tous les deux.
24:21De quoi parle-t-on dans l'heure du crime, aujourd'hui ?
24:23Écoutez, on va revenir sur une histoire
24:24que vous connaissez,
24:25c'est la disparition de Philippe de Dieuleveux.
24:27C'était le 6 août 1985.
24:29Présentateur de la chasse au trésor, évidemment.
24:32Il disparaissait avec six camarades
24:34dans les flots déchaînés du Zaïre.
24:37Alors, c'est une histoire étonnante,
24:38l'affaire de Dieuleveux.
24:42On s'interroge encore, on se dit,
24:43est-ce que c'est un accident ?
24:44Est-ce que c'est une bavure militaire,
24:46donc un crime ?
24:48Toujours des nouvelles déclarations,
24:49toujours des versions différentes qui apparaissent,
24:52même si la justice française,
24:53il faut bien le préciser,
24:54il y avait eu une très longue enquête
24:56de la brigade criminelle à l'époque.
24:57La justice française a conclu à un accident.
25:00Alors, aujourd'hui, Alexis de Dieuleveux,
25:02c'est le neveu de Philippe de Dieuleveux,
25:03il publie un nouveau livre,
25:05Vérité sur une omerta.
25:07Lui, on l'a compris,
25:08il défend la thèse de l'assassinat.
25:10Eh bien, on va en parler avec lui
25:12dans l'heure du crime, c'est à 14h,
25:14la mort de Philippe de Dieuleveux.
25:16Rendez-vous tout à l'heure, mes amis.
25:18À tout à l'heure, Jean-Alphonse.
25:20À tout à l'heure.
25:21On continue d'échanger,
25:22de débattre même sur les retraites,
25:24car en ce moment même,
25:25ou dans les prochaines minutes,
25:26il va y avoir une réunion sur les retraites,
25:28les partenaires sociaux vont se rencontrer,
25:30et il est question d'évoquer la possibilité
25:32pour les retraités de payer,
25:34pour revenir à l'équilibre du système des retraites,
25:36à tout de suite.
25:38Agnès Bonfille en Éric Brunet
25:40Les auditeurs ont la parole sur RTL
25:43Agnès Bonfille en Éric Brunet
25:45Les auditeurs ont la parole sur RTL
25:49Ah, les amis, je voulais vous dire
25:50qu'aujourd'hui, c'est la sortie
25:51d'un nouvel épisode de mon podcast
25:53Les Salauds de l'Histoire.
25:55Cette semaine, d'ailleurs,
25:56je vous raconte l'histoire d'Edward Teach.
25:58Alors, vous ne connaissez pas Edward Teach,
26:00c'est normal,
26:01mais je vais vous donner un indice,
26:03c'est le pirate le plus redouté de l'histoire
26:06de l'humanité.
26:09Sa légende hante les récits.
26:11Barbe noire, vous voulez dire ?
26:12Oui, bravo, barbe noire.
26:14Il est connu pour sa cruauté,
26:16pour son charisme.
26:17Il a semé la terreur dans les mers des Caraïbes,
26:19de l'Atlantique,
26:21au début du 18ème siècle.
26:23Son histoire est faite de batailles navales,
26:25et il n'hésitait pas
26:27à s'opposer aux flottes régulières
26:29du roi d'Espagne, du roi de France.
26:32Voilà, il a pillé.
26:34Évidemment, il a fasciné les historiens
26:36toute sa vie.
26:37C'est un vrai salaud de l'histoire,
26:38parce que ce n'était pas un humaniste.
26:40Et vous pouvez, dès à présent,
26:42écouter ce podcast
26:44sur barbe noire,
26:45sur le site d'RTL, rtl.fr.
26:47Un podcast qui cartonne,
26:49pas le modeste.
26:50Ça a passé un million d'écoutes,
26:52c'est pas mal.
26:53Du tout, du tout, du tout.
26:54Je suis tellement fier,
26:55ça veut dire qu'un français sur 68,
26:57ça va coûter des stats.
27:00Non, c'est chouette,
27:01j'adore faire cette émission,
27:02et si vous l'écoutez,
27:03on serait fou de joie.
27:04Les amis, il est 13h32,
27:05on continue à parler des retraites.
27:15Oui, bonjour l'équipe de RTL.
27:17Moi, j'aurais une petite proposition
27:18à faire pour les retraites.
27:19Pourquoi on ne limiterait pas
27:21le montant des retraites ?
27:23Je pense qu'une personne
27:24qui gagne 3 000, 5 000,
27:254 000 euros par mois en retraite
27:27peut vivre avec ça.
27:28Et vu ses taux de retraite,
27:30ça veut dire que pendant toute sa vie,
27:31il a bien gagné sa vie.
27:32Donc la possibilité aussi
27:33de mettre de l'argent de côté,
27:34c'est une solution comme une autre.
27:37Je viens d'entendre
27:38qu'on va encore taper
27:39sur les retraités.
27:40Mais c'est pas possible,
27:41ils font n'importe quoi.
27:43Il y en a marre les retraités,
27:44on va se retrouver dans la rue,
27:45c'est pas possible.
27:46C'est pas possible de laisser faire ça.
27:48Enfin bref, je suis très mécontent.
28:00Vous êtes très très nombreux
28:01à réagir à ce sujet des retraites,
28:04et notamment,
28:05pourquoi pas cette piste
28:07de demander un peu plus
28:08de contributions aux retraités ?
28:10Je n'ai pas l'impression
28:11que les gens soient chauds.
28:12Quoique non,
28:13il y en a qui disent
28:14à partir de 3 000, 5 000,
28:15oui, pourquoi pas.
28:16Colette a fait le 32-10,
28:17ma chère Colette,
28:18je vous salue bien bas.
28:19Merci, je suis là.
28:22Vous êtes vous-même retraitée ?
28:24Oui, je suis retraitée.
28:26Bon, alors il faut aller
28:27taxer les retraités pour vous ?
28:29Pas du tout.
28:30Expliquez.
28:32Voilà, moi je suis infirmière,
28:35j'ai sacrifié mon travail
28:37d'infirmière pour suivre mon mari
28:40dans les pays de l'Est.
28:43Donc tous les deux ans et demi,
28:45nous avons plié bagages,
28:46nous avons vêtis dans les cartons
28:49et nous avons fait 10 déménagements.
28:52À ce jour, nous sommes
28:55de nouveau en France,
28:57nous avons économisé,
28:59nous avons galéré,
29:00nous avons fait les lycées français,
29:02etc.
29:05Et à ce jour,
29:07maintenant que j'ai une retraite
29:08un peu correcte,
29:09que je peux en profiter,
29:11je n'ai pas envie de partager.
29:13Oui, vous dites qu'on a assez galéré,
29:14finalement ce qu'on a,
29:16on l'a bien gagné ?
29:17Oui, on l'a galéré,
29:19on ne l'a pas gagné,
29:20on l'a galéré.
29:21On n'a pas passé des Nouvelles ans,
29:24on a passé des Noëls seuls,
29:26loin des familles, etc.
29:29Les enfants n'avaient pas d'amis,
29:30parce que dès que les amis se formaient,
29:32il fallait replier bagages
29:34et repartir, etc.
29:36C'est le cœur, Colette,
29:37j'adore ce que vous dites,
29:38parce que c'est le cœur
29:39de l'injustice française.
29:40Oui.
29:41Au fond, souvent la France,
29:43en matière de fiscalité d'ailleurs,
29:45on dit, regardez,
29:47vous gagnez plus que votre voisin,
29:49c'est normal qu'on vous taxe.
29:51Mais pardon,
29:53si vous avez galéré,
29:55si vous avez travaillé
29:56à la sueur de votre front,
29:58si vous avez gaspillé
29:59une partie de votre vie,
30:00de vos temps libres,
30:01parce que vous êtes quelqu'un
30:03d'ambitieux,
30:04dans le bon sens du terme,
30:05et que votre voisin a glandé,
30:07c'est tellement injuste de dire
30:09que c'est Colette qu'il faut taxer,
30:11parce qu'elle a du fric
30:12et pas son voisin.
30:13Ça c'est le cœur
30:14de l'équation fiscale française.
30:15Les voisins et la famille.
30:17Parce que la famille disait,
30:19mais arrêtez, regardez,
30:21nous on est peinards,
30:22on est bien en famille,
30:23regardez ce que vous faites.
30:25Mais on a pensé quand même
30:27à ces moments-là,
30:29maintenant,
30:30où on peut en profiter.
30:32– Florence, justement,
30:33vous êtes toujours avec nous ?
30:35– Florence est là,
30:36oui, oui, elle est toujours là,
30:37je crois, Florence.
30:38– Oui, je suis toujours là,
30:39merci, merci.
30:40– Qu'est-ce que vous dites ?
30:41Non, non, pas du tout.
30:42On voudrait savoir
30:43ce que vous pensez
30:44de ce que dit Colette
30:45quand elle dit,
30:46finalement,
30:47ce qu'on gagne aujourd'hui,
30:48on l'a mérité.
30:49On l'a mérité dans le sens
30:50où on a galéré,
30:51on s'est donné les moyens
30:53d'arriver à cette somme
30:55que l'on gagne aujourd'hui
30:56pour pouvoir, enfin,
30:57en profiter
30:58durant notre retraite.
30:59– Alors, bien évidemment,
31:01je comprends ce que dit cette dame,
31:03parce qu'ils ont certainement galéré,
31:04la famille en a pâti,
31:06mais je me mets aussi
31:08à la place des gens
31:09qui ont des petites retraites
31:10qui ont galéré également.
31:12– Ah oui, peut-être.
31:14– Attention, attention,
31:15parce que quelle est votre retraite ?
31:17Qu'est-ce que vous gagnez
31:19aujourd'hui comme retraite ?
31:21– Ça c'est Florence
31:23qui pose la question à Colette,
31:24je ne sais pas si vous souhaitez
31:25répondre, Colette.
31:26– Qu'est-ce que vous avez
31:27comme retraite ?
31:28– Alors moi, en tant qu'infirmière,
31:29j'ai travaillé avant
31:30de connaître mon mari,
31:31j'ai 900 euros par mois,
31:33et sans mon mari,
31:35je ne pourrais pas vivre.
31:37Donc c'est grâce à ce…
31:39on a à peu près 5000 euros,
31:41à deux.
31:42– À deux, oui.
31:434000 et 900, d'accord.
31:45– Voilà, et je trouve
31:47que malgré tout,
31:49il faut que la solidarité
31:50ait lieu,
31:51il faut absolument
31:52que les grosses retraites
31:53contribuent,
31:54comme refaire des réformes
31:56sur beaucoup de choses,
31:57mais là, la France,
31:58il y a beaucoup de travail
31:59sur ce sujet.
32:00– Mais oui, mais quand vous dites ça,
32:01Florence, on ne devrait pas
32:02raisonner comme ça,
32:03on devrait dire,
32:04il faut mettre en place
32:05un système de retraite
32:06qui fonctionne
32:07et cesser de dire,
32:08ben il prend l'autre
32:09toute part,
32:10alors on va taxer,
32:11on va taxer.
32:12C'est comme le budget
32:13de la France
32:14qui prend l'autre
32:15toute part,
32:16alors on dit, ben oui,
32:17il faut faire payer
32:18les riches ou je ne sais qui.
32:19D'abord, faisons des budgets
32:20équilibrés,
32:21avant de penser
32:22dans le pays
32:23où on paie le plus
32:24d'impôts au monde,
32:25avant de penser
32:26à lever un nouvel impôt.
32:27Essayons de trouver des...
32:28Moi, j'entends
32:29ce que dit Colette,
32:30j'entends ce que disent
32:31les gens,
32:32elle n'est pas
32:33milliardaire,
32:34Colette,
32:35elle n'est pas
32:36milliardaire,
32:37elle a travaillé
32:38toute sa vie avec son mari.
32:39– Et en plus,
32:40dès que mes enfants
32:41étaient dans
32:42les lycées français
32:43et en plus,
32:44dès qu'ils ont pu
32:45intégrer des prépas
32:46et des,
32:47j'ai une fille médecin,
32:48etc.,
32:49j'ai laissé
32:50mon mari seul
32:51dans les pays
32:52et je suis revenue
32:53en France
32:54pour qu'ils aient
32:55les bonnes écoles.
32:56Donc,
32:57on a quand même galéré,
32:58zut alors,
32:59on a galéré.
33:00– Je respecte
33:01tout à fait
33:02votre position,
33:03bien évidemment.
33:04– Cela dit,
33:05là où vous avez raison,
33:06Florence,
33:07c'est qu'il y a aussi
33:08des hommes et des femmes
33:09qui nous écoutent,
33:10qui ont galéré
33:11toute leur vie,
33:12eux aussi,
33:13avec des petits boulots
33:14qui ont changé de travail,
33:15etc.,
33:16et qui ont vraiment travaillé,
33:17qui n'ont pas essayé
33:18de financer,
33:19de jouer les plus malins
33:20d'institutions françaises
33:21en fichant rien,
33:22et qui ont vraiment galéré,
33:23qui ont travaillé
33:24toute leur vie
33:25et qui ont des retraites
33:26indécentes.
33:27Il y a aussi
33:28cette réalité,
33:29Florence,
33:30c'est vrai.
33:31– Moi,
33:32autour de moi,
33:33je connais quelqu'un,
33:34ils ont 7000 euros
33:35de retraite.
33:36Je me dis qu'à aujourd'hui,
33:37ils ont un patrimoine,
33:38ils ont ce qu'il faut,
33:39ils ont 7000 euros
33:40de retraite
33:41et je trouve
33:42que c'est énorme.
33:43– Ce n'est pas la majorité.
33:44– A deux.
33:45– Ce n'est pas la majorité.
33:46– Oui,
33:47à deux.
33:48– A deux,
33:49évidemment,
33:50à deux.
33:51– Si ça divorce,
33:52enfin,
33:53oui,
33:54c'est à deux,
33:55ça veut dire
33:563000 et 3000.
33:57– A deux,
33:58à deux.
33:59– Et ils vivent mieux
34:00que des salariés,
34:01c'est ça qui vous gêne,
34:02c'est ce que vous dites.
34:03– Les gens se lèvent
34:04le matin à 6h
34:05pour aller travailler,
34:06pour gagner,
34:07on va dire,
34:081500 euros.
34:09Non,
34:10non,
34:11non,
34:12non.
34:13Moi,
34:14j'ai une retraite
34:15de 1750 euros.
34:16– On vous entend mal,
34:17Florence,
34:181750.
34:19– Oui,
34:20c'est ça.
34:21– Et je me trouve chanceuse,
34:22je me trouve chanceuse.
34:23– Eh bien,
34:24restez avec nous,
34:25Florence,
34:26on vous reprend dans un instant
34:27juste après une petite pause,
34:28on continue sur ce sujet des retraites
34:30qui vous fait beaucoup,
34:31beaucoup réagir au 3210.
34:32Envoyez-nous vos messages
34:33sur l'application RTL
34:34ou appelez-nous au 3210.
34:35– 50 centimes la minute.
34:36– Bonjour,
34:37c'est l'heure,
34:38c'est l'heure,
34:39c'est l'heure,
34:40c'est l'heure,
34:41c'est l'heure,
34:42c'est l'heure,
34:43c'est l'heure,
34:44c'est l'heure,
34:45c'est l'heure,
34:48c'est l'heure,
34:49c'est l'heure,
34:50c'est l'heure,
34:51c'est l'heure,
34:52c'est l'heure,
34:53c'est l'heure,
34:54c'est l'heure,
34:55c'est l'heure,
34:56c'est l'heure,
34:57c'est l'heure,
34:58c'est l'heure,
34:59c'est l'heure,
35:00c'est l'heure,
35:01c'est l'heure,
35:02c'est l'heure,
35:03c'est l'heure,
35:04c'est l'heure,
35:05c'est l'heure,
35:06c'est l'heure,
35:07c'est l'heure,
35:08c'est l'heure,
35:09c'est l'heure,
35:10c'est l'heure,
35:11c'est l'heure,
35:12et puis Catherine nous dit « Pensez-vous aux retraités qui aident leurs enfants pour
35:20s'installer, pour garde les petits enfants ? L'économie est circulaire. »
35:23Merci.
35:24Victor Isabel embarque sur le 3210.
35:27Bonjour ma chère Isabelle.
35:28Bonjour M.
35:29Question.
35:30Qui est Isabelle ?
35:31Je suis retraité.
35:33D'accord.
35:34Vous êtes dans quel coin de France ?
35:35En Seine-et-Marne.
35:36En Seine-et-Marne.
35:37Vous avez souhaité réagir, nous vous écoutons !
35:39Oui, parce que franchement, on en a ras le bol, nous les retraités. Quand il y a un problème, on tape sur les retraités.
35:48Je crois que depuis un moment, on se fait rasser la ceinture comme ça. On a bossé toute notre vie, toute notre vie, toute notre vie, on a cotisé.
35:56Alors, je trouve qu'aujourd'hui, ça serait bien qu'on remette les gens au boulot, et quand les gens sont au boulot, il y a des cotisations qui rentrent dans les caisses.
36:07Et à un moment donné, la France n'a plus les moyens de payer ceux qui ne foutent rien. Donc, on arrête d'aider les gens, on les met au boulot.
36:17Comme je l'ai dit tout à l'heure, les cotisations rentrent, ça fait de l'argent dans les caisses de retraite. Et là, on se remet au moins à flot.
36:26Mais arrêtez, arrêtez de nous taper dessus. On a bossé toute notre vie. La santé est fragilisée. On aide aussi nos enfants.
36:38Parce que voilà, si on n'était pas là, qu'est-ce qui deviendrait de nos enfants ? Alors que l'on arrête un peu de nous taper dessus, parce qu'on en a marre.
36:47Isabelle, qu'est-ce que vous répondez à Florence, qui est toujours avec nous, qui dit, d'accord, moi je suis tout à fait d'accord quand il s'agit de petites retraites.
36:56En revanche, à un certain niveau de pension, là oui, les retraités peuvent aussi être mis à contribution.
37:04Je suis d'accord avec elle. Moi, je touche beaucoup, beaucoup moins que 2000 euros. Beaucoup moins. Et il faut qu'on fasse avec.
37:15Et on fait selon. Je suis d'accord avec elle. Mais le problème qui se pose aujourd'hui, c'est que quand ils parlent de prendre sur les retraites,
37:23ils vont prendre sur les grosses retraites. Mais il ne faut pas se faire d'illusions. Ils vont prendre aussi sur les petites retraites.
37:29Bien sûr, parce que c'est une assiette très large qui va faire rentrer. De prendre un peu sur les grandes retraites, sur les grosses retraites,
37:37ça ne va pas leur faire gagner beaucoup d'argent. Ce qu'ils veulent, c'est prendre un tout petit peu sur tout le monde.
37:43Alors là, ça va leur faire gagner beaucoup d'argent.
37:45Oui, mais comme j'ai dit tout à l'heure, remettons le boulot en premier. Et que l'on arrête d'aider les gens qui ne veulent rien faire.
37:55Parce que là, il y en a de l'argent à rentrer. Il y a des solutions, mais seulement ils ne veulent pas taper.
38:01Et là, vous voyez, on a ras-le-bol.
38:07Florence, vous entendez ce ras-le-bol d'Isabelle ?
38:11J'entends bien le ras-le-bol d'Isabelle. J'entends bien le ras-le-bol de tout le monde. J'entends bien le ras-le-bol de toute la France.
38:17Il y a beaucoup, beaucoup de gens qui ne font rien. Moi, j'en connais autour de moi, qui touchent des allocations, qui ne font rien.
38:23J'ai travaillé dans le monde H&M, des gens qui ne travaillaient pas, qui avaient des APL.
38:27Je connais bien le monde social, bien évidemment, mais aujourd'hui, on parle des retraites, que des retraites,
38:35puisque c'est un débat qui va avoir lieu cette semaine. Malheureusement, on ne parle pas d'un autre débat.
38:39Le débat d'aujourd'hui, c'est la retraite, pas les espéciales.
38:45Donc moi, je vous appelle pour les retraites. J'ai trouvé qu'en 2024, les retraites avaient augmenté de 5,3 %.
38:53J'ai trouvé ça super pour tout le monde. Mais pourquoi augmenter des retraites de 5,3 % à des gens qui ont plus de 4 000, 5 000 euros de retraite ?
39:02N'aurait-il pas fallu déjà bloquer le montant de la retraite ?
39:09Voilà, avec un plafond, 5 % pour une retraite de 3 000 euros, vous imaginez ? Ça fait 150 euros.
39:16Pour une retraite de 1 200, ça en fait la moitié. Donc je pense qu'il y a beaucoup à faire.
39:23Mais 5 %, celui qui a 4 000 ou 5 000 euros de retraite, il n'en a pas besoin. Mais il les a eus. Mais il les a eus comme tout le monde.
39:30Oui, mais si on suit ce que disait Colette tout à l'heure, si on commence à rentrer, à être les arbitres des élégances, comme ça,
39:38et dire toi tu as besoin de ta retraite, toi tu en as moins besoin, toi tu en as plus besoin à partir de 4 000 euros, je considère que tu n'en as pas besoin.
39:45Si on rentre là-dedans, ça va être très compliqué. Le système de calcul des retraites, il est basé sur les dernières années, les derniers salaires.
39:54Ça veut dire qu'on rentre dans une logique égalitaire. Et puis un jour, la logique égalitaire, on dira mais pourquoi tout le monde ne gagne pas 1 000 de 1 500 ?
40:01Enfin, vous voyez, on touche quand même à un principe de la Colette.
40:07Pourquoi ne pas les plafonner ces retraites ?
40:10Personne ne touche 7 000 euros de retraite en Allemagne. Ça n'existe pas en Allemagne.
40:15Bien sûr que non. Mais pourquoi ne pas les plafonner pour un coup plus qu'à 5, 6, 7 000 euros ?
40:23Tant mieux pour eux, bien évidemment. Moi si je les avais, je ne cracherais pas dans la soupe. Mais voilà, je trouve que c'est indécent.
40:32Si vous perceviez 6 000 euros de retraite, Florence, est-ce que vous auriez fait le 30 de 10 pour dire c'est pas normal ?
40:39Je pense, je pense, je pense, je pense, je pense, je pense.
40:43Il y a quelqu'un qui se marre à côté de vous ?
40:45Oui, il y a quelqu'un qui se marre. Je pense que j'aurais appelé. Je pense que j'aurais appelé.
40:51Parce que bon, moi j'ai 1 750 euros, je m'estime chanceuse. Et pourtant, ce n'est pas une grosse retraite.
40:57C'est vrai.
40:58Mais je m'estime chanceuse.
41:00Pourquoi vous vous marrez Isabelle ?
41:02Parce que c'est facile de dire, comment je dirais, à la place des autres.
41:07Non, non, non, ce n'est pas à la place des autres. Non, je ne comprends pas votre message.
41:15Parce que je pense que si vous les aviez, si aujourd'hui vous les aviez, vous ne diriez pas la même chose.
41:21C'est mon point de vue maintenant, ça m'engage pour moi.
41:24Peut-être que je formulerai la question ou la réponse différemment.
41:28Oui, je pense.
41:29Mais peut-être que j'interviendrai malgré tout. Voilà.
41:35On accueille Didier. Didier, vous êtes avec nous ?
41:38Oui, bonjour Agnès, bonjour Éric, bonjour mesdames.
41:40Bonjour vous aussi. Comme de très très nombreuses personnes, c'est l'un des sujets qui fait le plus réagir.
41:45En 3210, on doit vous le dire.
41:47Didier, vous voulez intervenir ? Je vous propose de rester en ligne.
41:51On fait une petite pause et on vous retrouve immédiatement sur l'Internet de RTL.
41:56Jusqu'à 14h, les auditeurs ont la parole sur RTL.
42:00Agnès Bonfillon, Éric Brunet.
42:02Chaque mois.
42:04Midi, 14h.
42:06Les auditeurs ont la parole.
42:08Avec Agnès Bonfillon et Éric Brunet.
42:11Je ne me considère pas comme une retraitée nantie.
42:14J'ai cotisé pendant 43 annuités.
42:16J'ai travaillé jusqu'à 62 ans, j'ai 70 ans.
42:19Je ne pense pas que je bénéficie d'un assistana.
42:22Ah bon ? Une retraite, c'est d'être assistée ?
42:24Alors si c'est ça, être nantie, effectivement, il faut qu'on m'explique pourquoi je suis nantie.
42:28J'en ai ras-le-bol de toutes ces âneries.
42:31À quelques heures de l'ouverture des négociations entre partenaires sociaux.
42:34Elle est à quelle heure la réunion ? Vous le savez, vous allez cet après-midi probablement regarder.
42:37L'est après-midi, ça c'est sûr.
42:38L'est après-midi, on vous dira l'heure.
42:39De toute façon, sur cette réforme des retraites avec les partenaires sociaux.
42:43Donc je vous pose la question, on vous pose la question avec Agnès Bonfillon.
42:46Faut-il faire payer davantage les retraités en France ?
42:49C'est une piste que n'écarte pas le gouvernement.
42:51Didier Affel, 3210, mon cher Didier, nous vous saluons.
42:54Oui, oh bonjour.
42:55Qui est Didier ?
42:57Alors je suis Didier, j'ai bientôt 60 ans.
42:59Je suis directement concerné par la prochaine retraite.
43:02J'ai fait essentiellement ma carrière dans le privé.
43:05Je suis toujours, je relève toujours du régime du privé.
43:07Même si je suis enseignant en tant que contractuel.
43:09D'accord.
43:11Vous avez déjà calculé un petit peu le montant de la retraite que vous percevrez ?
43:15Oui, je pense être entre 4000 et 5000 euros.
43:18C'est beaucoup trop ?
43:20Alors, par rapport à ce que j'ai entendu.
43:22Alors, déjà je voulais juste clarifier quelques sujets.
43:25Parce que je pense qu'il faut bien poser le débat pour en parler.
43:28Je pense que quand on parle de retraite 4000, 5000, voire 8000 euros.
43:32Je pense qu'on mélange la retraite de sécurité sociale et la complémentaire.
43:36Donc ce sont deux régimes totalement différents.
43:38Et celui qui est déficitaire aujourd'hui, c'est celui de la sécurité sociale.
43:41Donc je vous rassure, je n'ai pas touché 5000 euros de retraite de sécurité sociale.
43:45Et je suis curieux de connaître les personnes qui toucheraient 8000 euros de retraite de sécurité sociale.
43:50Et la retraite complémentaire, c'est comme faire des économies.
43:53C'est un système par points.
43:54Donc c'est de l'argent qu'on met de côté pour sa retraite.
43:57Donc moi je veux bien à la limite que ma retraite complémentaire soit...
44:01Ben oui, je suis content de clarifier ça.
44:03Parce qu'il y a des tas de gens qui auraient peut-être fait le choix,
44:07auraient pu faire le choix d'aller en vacances, d'aller au cinéma ou au théâtre,
44:11ou que sais-je, de faire des tas de choses.
44:13Et qui ont plutôt que d'acheter des beaux téléphones portables chers,
44:17qui ont préféré cotiser tous les mois sur une complémentaire retraite.
44:21C'est vrai, Didier.
44:22Exactement. Donc ça c'est la première chose.
44:24La deuxième chose, le déficit dont on parle, c'est celui de la sécurité sociale.
44:29Et ce régime de la sécurité sociale, pour une bonne part du déficit,
44:33c'est essentiellement, voire en totalité, une dette d'État
44:36par rapport aux retraites des fonctionnaires
44:38ou des dispenses de cotisation pour les bas salaires.
44:40Et je ne juge ni la retraite des fonctionnaires, ni les bas salaires.
44:43C'était probablement des mesures qui avaient du sens,
44:46faites par l'État pour encourager l'emploi ou pour différer des dépenses sociales.
44:52La troisième chose, c'est que cette dette-là, c'est donc une dette d'État.
44:54Et pour ma part, je considère que ce n'est pas aux salariés du privé
44:58de venir combler ce déficit, c'est à tous les Français.
45:01C'est dommage parce que vous avez vu qu'ils ont écarté,
45:06chez François Bayrou, la prorogité entre les deux systèmes.
45:09Ils ont dit non, non, non.
45:11On ne va pas parler du public, on ne parle pas du public.
45:13Non, non, non, on va se concentrer que sur le privé, disent-ils.
45:16Voilà, donc on mélange tout et on essaye de se polier les retraites du privé
45:19pour venir combler un déficit.
45:21Donc ça, c'est ce qu'on fait depuis quelques années,
45:23depuis que Macron est au pouvoir.
45:25Un grand classique chez ceux qui nous gouvernent.
45:28Si dans le privé, ils font bien les choses,
45:32on va piquer le pognon dans leur poche, tant pis pour eux.
45:36Ça, c'est un grand classique.
45:37Et dans le privé, je tiens à dire que ce régime du privé,
45:40il est co-géré par les partenaires sociaux.
45:41Donc moi, j'ai plutôt une bonne estime, une bonne reconnaissance
45:44aussi bien aux représentants de salariés que aux représentants du patronat
45:47parce qu'eux, ils savent bien gérer l'argent qu'on met dans les caisses
45:50et le régime, il n'est pas du tout déficitaire.
45:52Donc voilà, tout ça, je trouve que ça nécessite de reposer bien le débat,
45:57de ne pas opposer les différentes catégories, les riches et les pauvres,
46:00parce que déjà, il va falloir définir qui est riche et qui est pauvre,
46:03les retraités, les salariés.
46:05Pour moi, c'est une dette d'État.
46:06Elle doit être financée par l'impôt et tous les Français doivent y participer,
46:10y compris, notamment, vous aurez la réponse à votre question, les retraités.
46:13Parce que les retraités d'aujourd'hui, ils ont bénéficié des services publics d'hier,
46:18des retraités fonctionnaires d'aujourd'hui.
46:21Donc, désolé, il faut payer cette dette.
46:24Rapidement, Jean-Jacques, vous êtes avec nous,
46:27vous vouliez répondre à Florence, qui est toujours avec nous également.
46:31Bonjour Jean-Jacques.
46:32Florence qui disait qu'il y a des retraites dont le montant est indécent,
46:35qui est pourtant chef d'entreprise et qui perçoit 1750 euros par mois de retraite.
46:40Pour autant, elle voulait rogner sur les plus élevés.
46:45Qu'est-ce que vous lui répondez, Jean-Jacques ?
46:47Bien écoutez, de ma profession, je suis conseiller en gestion de patrimoine.
46:52Je passe mes journées quand je croise des clients qui me demandent
46:55et qui me posent la question comment je peux faire pour préparer ma retraite de demain.
46:59Il y a deux semaines de cela, j'ai un client qui est en face de moi.
47:02On a préparé une retraite.
47:04Dans 15 ans, on a évalué sa retraite qui devrait être à peu près entre 7 et 8 000 euros par mois.
47:13Cette retraite est composée du régime général classique.
47:17Il va toucher une retraite à 2 000, 5 000, 3 000 euros.
47:20Le comptément, ce sont des placements qu'on a mis en place,
47:24des actions qu'on a mises en place pour que dans 15 ans,
47:27il puisse effectivement toucher sa retraite.
47:29Quel genre de produit financier avez-vous choisi ?
47:32On a fait de l'ingénierie patrimoniale.
47:35On est passé par des montages de structures de société
47:38avec des placements qui sont faits via les structures de société
47:41qui rapportent du 5 à 5,5 % par an.
47:44Sur la durée, avec le calcul des intérêts composés, on arrive à des sommes.
47:49C'est quoi ? Des actions, des obligations achetées ?
47:52Pas forcément.
47:54Cela peut s'orienter vers de l'ASCPI.
47:56Cela peut s'orienter vers des actions, des obligations, des ECM.
47:59Il existe plein de supports à la disposition
48:03que l'on peut mettre en place pour se faire sa retraite.
48:06Par rapport à Florence, j'aurais tendance à dire
48:08que le débat des retraites, ça fait maintenant des années que ça dure.
48:11J'ai 63 ans.
48:13Vous avez 50 secondes pour conclure, Jean-Jacques.
48:16Je suis désolé.
48:18Je vais faire rapide.
48:20La problématique des retraites, c'est quelque chose qui dure depuis des années.
48:23Je pense que le régime par répartition manifestement ne fonctionne plus.
48:27Dans ce cas-là, on va faire un régime direct.
48:29Chacun cotise pour sa retraite et puis point barre. Terminé.
48:32Vous savez qu'on a reçu le patron de la CPME l'autre jour,
48:37le syndicat des petites entreprises,
48:40qui était favorable à un peu plus de capitalisation en France.
48:44Ce sujet vous a fait beaucoup réagir à tel point
48:47qu'on devait prendre encore pas mal d'auditeurs, notamment Alain.

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