Mettez vous d'accord avec Remi Branco, Vice président du département du Lot et auteur de "Loin des villes loin du coeur" (Editions de l'Aube), Marie Eve Malouines, Journaliste politique, François Momboisse, Président de la FEVAD (Fédération du Ecommerce et de la Vente A Distance) et Sophie De Menthon, chef d'entreprise, présidente du mouvement ETHIC
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00:00SUD RADIO, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:06Alors on va pas tout de suite se mettre d'accord parce que nos invités ont du retard.
00:10Gilles, heureusement que vous êtes resté en studio.
00:13Sophie de Monton est là à l'heure.
00:15Oui, je me mets d'accord toute seule.
00:17Voilà, vous êtes d'accord avec vous-même.
00:19Mais on a des petites infomédias à vous donner avant de commencer les débats.
00:23Peut-être commençons...
00:24Déjà sur la raie de C8, il y a William Limergie qui s'est exprimé, qui a 78 ans.
00:29Et on lui a demandé si du coup il en profitait pour prendre sa retraite.
00:34Et il a dit jamais de la vie et qu'il continuerait à faire de la radio et de la télé.
00:39Ah bon, vous trouvez ça bien ?
00:41Oui, ça suffit de parler de retraite.
00:43D'abord, il y a des gens qui ont envie de continuer à bosser, il y en a bien plus qu'on le dit.
00:46Et là c'est le cas.
00:47Mais on pourrait pas dire place aux jeunes ?
00:49Place aux jeunes, c'est exactement le contraire.
00:51Plus les gens travaillent longtemps, plus il y a de boulot, plus la masse de travail est importante.
00:57Et plus les jeunes trouvent du boulot.
00:59C'est une fausse idée de dire laisser la place aux jeunes.
01:02Mais vous avez surtout Philippe Labreau, 88 ans, qui a hier mis fin à un terme à son émission
01:10du fait de l'arrêt de la chaîne à 88 ans.
01:13Et il a bon pied et bon oeil, donc pourquoi pas continuer ?
01:16On peut signaler que ce week-end, il y a aussi les enfoirés.
01:19On n'en a pas parlé parce qu'on a parlé de beaucoup de choses.
01:22Mais vendredi, il y a les enfoirés.
01:25Cette année, il y a 56 personnalités qui vont composer la troupe.
01:28C'est diffusé le 7 mars.
01:30Et Mimi Maty, contrairement à ce que vous savez, elle est souffrante.
01:35Elle va être sur une petite moto.
01:37Elle en joue.
01:38Il y a des petits sketchs qui ont été faits autour.
01:40Et il a expliqué qu'il y avait une bonne ambiance en disant qu'on se tombe chaque année dans les bras
01:46parce qu'il y avait eu des rumeurs.
01:49Et donc ce vendredi, de nouveau, les enfoirés.
01:55Et puis demain, c'est les Césars.
01:57Et c'est aussi pour ça, ce que j'ai entendu, c'est la raison pour laquelle
02:00Cyril Hanouna a décidé de faire sa dernière ce soir
02:03pour ne pas parasiter l'émission des Césars qui est diffusée sur Canal+.
02:08Pour réaliser la sienne d'émission.
02:10Césars.
02:11Et puis ensuite, sur Disney+, il y aura dimanche les Oscars.
02:15Vous savez que ça s'enchaîne souvent, les Césars et les Oscars.
02:18Et vous savez, puisque vous me parlez des Césars,
02:21qui va être sur le tapis rouge de l'avant d'émission sur les Césars ?
02:26Eh bien, évidemment, la spécialiste du cinéma qu'on connaît bien, qu'on a reçue ici.
02:33Elle sera accompagnée de Lena Situation.
02:36Qui c'est, Sophie ?
02:38Non, vous ne connaissez pas Lena Situation ?
02:40C'est une influenceuse.
02:43Oui, enfin, une influenceuse top de chez top.
02:46C'est une influenceuse ?
02:48Oui, mais elle gagne beaucoup d'argent.
02:50Vous ne les aimez pas, ces gens-là ?
02:51Non, je ne les aime pas.
02:52Non, vous ne les aimez pas ?
02:53Non, mais je ne vois pas top de chez top.
02:54Ça veut dire quoi ? Parce qu'elle a beaucoup d'abonnés ?
02:56Non, parce qu'elle rapporte beaucoup d'argent,
02:58qu'elle influence beaucoup, qu'elle a fait la une.
03:01Et ça lui donne une légitimité pour être sur le tapis des Oscars ?
03:03Je trouve que c'est un jeu de coups.
03:05C'est un coup.
03:06Arrêtez de parler de coups et de buzz.
03:08Il y en aura le bol.
03:09Ah ben oui, mais c'est comme ça que ça fonctionne en ce moment.
03:11C'est un jeu de coups ? C-O-U-T ?
03:13La prochaine fois que vous n'aurez pas d'invité, je ne resterai pas.
03:17C'est pour m'accueillir de cette façon-là.
03:19Est-ce que c'est un jeu de coups ? C-O-U-T ?
03:21Ou C-O-U-P ?
03:22Ou C-O-U.
03:24Bref, donc l'énergie, la situation.
03:27Mais ce n'est pas vous qui êtes responsable de ça ?
03:29Non, mais je trouve que ça...
03:32Mais la vie ne se résume pas à des buzz, Gilles Lervine.
03:34Il faut qu'il y ait du sens.
03:36Je prends mon sac, je vais partir.
03:38Il faut qu'il y ait du sens.
03:41Alors, on continue ?
03:42Je n'ai plus grand-chose.
03:44Bon, on va écouter.
03:45Moi, j'ai quelque chose dans votre registre.
03:47Il y a eu quand même les lauriers de l'audiovisuel.
03:49Ah ben oui, je peux dire des gagnants, des lauriers.
03:51Mais oui, donc personne n'en a parlé.
03:52Mais si, parce que ça va être diffusé demain, en fait, sur TV3.
03:54Ah super.
03:55Invité au laurier de l'audiovisuel.
03:57D'accord.
03:58C'est toujours dans les endroits chics.
04:00Oui.
04:01Vous aimez ça.
04:02Est-ce que c'était chic ?
04:03Ah, ça j'ai en mode...
04:05Je ne suis pas sûre.
04:06Et donc, est-ce que vous en avez...
04:08J'étais quand même un peu surprise.
04:09D'abord, à un moment donné, il y en a un qui a dit
04:11« Ah oui, c'est vrai que la gauche va peut-être passer. »
04:13Donc là, on n'était pas déstabilisés.
04:15C'est comme d'habitude.
04:17Ensuite, j'ai trouvé que ça donnait quand même une image de l'audiovisuel
04:22qui mériterait d'être un petit peu remise à jour.
04:26C'est quand même un peu les mêmes.
04:29C'était bien.
04:30Il y a des gens de grande qualité.
04:31On a récompensé Mireille Dumas.
04:32Qu'on reçoit demain avec Hugo Fray.
04:34Super.
04:35Oui.
04:3695 ans.
04:3795 ans.
04:38On les reçoit tous les deux.
04:39Elle ?
04:40Non, pas Mireille Dumas.
04:41Elle n'a jamais un malaise.
04:42Non, Mireille Dumas.
04:43Elle est vraiment bien, Mireille Dumas.
04:44Oui, c'est Hugo Fray qui a 95 ans.
04:46Moi, je trouve ça assez sympathique.
04:48C'est plus de 70 ans qu'il soit partout.
04:50On veut arrêter de bosser.
04:51Pas du tout.
04:52Les gens les adorent.
04:53Il y a eu deux prix d'honneur.
04:54Un prix d'honneur pour Guillaume Durand et un autre pour Mireille Dumas.
04:56Qui a expliqué qu'il avait son tibia à la place de la mâchoire.
04:58Donc ça, on était un peu impressionnés.
05:00Voilà.
05:02Et Laurent-Éric Lelay ont reçu un laurier pour les Jeux Olympiques et la couverture des Jeux Olympiques.
05:07Ça, ça le mérite.
05:08C'est bien la seule chose qui pourrait mériter un laurier pour Delphine Ernotte.
05:12Non, parce qu'il y a eu aussi la fiction « Dans l'ombre » qui a été récompensée,
05:16qui était une vraie belle fiction.
05:17Comme Samuel Lebihan pour « Être seul ».
05:19On avait reçu Samuel Lebihan.
05:21Et puis sinon, dans les autres prix, sur le laurier du civisme et des grandes causes,
05:27on les avait nous aussi reçus.
05:29Ici, Théo Curin et Bruno Solow et Clémentine Sellerier pour les aidants.
05:33Il est temps de les aider.
05:35Et je vous encourage à aller sur le site de France 5.
05:38Regardez, Bruno Solow est assez étonnant.
05:41Et un coup de cœur pour Patrick Bézier qui fait ça avec des bénévoles depuis des années.
05:46Ici, le Sud Radio sera partenaire de la cérémonie.
05:49Je sais, d'ailleurs, le grand chef était là.
05:52Patrick Roger.
05:54Mais quand même, il fait ça.
05:57Et c'est un vrai, vrai boulot.
05:59Oui, bien sûr.
06:00Écoutez, merci beaucoup, Gilles.
06:02J'étais content.
06:03La prochaine fois, vous m'appelez.
06:05Je demanderai une photo dédiquissée de l'ENA pour vous.
06:09De l'ENA, comment ? L'ENA Situation.
06:11L'ENA Situation.
06:12Et demain, belle mission.
06:14Et puis on parlera de l'arrêt de C8 et d'Energie 12 également.
06:19Alors, ils sont là, ils sont arrivés.
06:22Vous êtes là, chef d'entreprise, présidente du Mouvement Éthique.
06:25François Monboise, bonjour.
06:26Bonjour.
06:27Président de la FEVAD, Fédération du E-commerce et de la Vente à Distance.
06:29Marie-Ève Malouine, bonjour.
06:30Bonjour.
06:31Journaliste politique, éditorialiste à la Revue politique et parlementaire.
06:35Et Rémi Branco, bonjour.
06:36Bonjour.
06:37Vice-président du département du Lot.
06:39Je rappelle votre dernier livre, Loin des villes, loin du cœur,
06:42qui est paru aux éditions de l'Aube.
06:45François Bayrou.
06:46L'actualité, c'est évidemment les déclarations de François Bayrou
06:50qui menacent de dénoncer les accords de 1968 avec l'Algérie.
06:53Donald Trump qui annonce que les produits européens seront prochainement taxés.
06:57Bref, on va revenir sur tous ces sujets avec vous.
07:00On parlera également de Reema Hassan, qui était l'invité de Jean-Jacques Bourdin ce matin.
07:04Interview tendue, interview complexe,
07:07parce qu'interviewer Reema Hassan n'est pas une chose simple.
07:11Mais on va commencer avec vos coups de cœur et vos coups de gueule.
07:14François Monboise, vous étiez limite en retard.
07:18Expliquez, ça rejoint votre coup de gueule.
07:21Oui, ce n'est pas un coup de gueule.
07:23C'est un constat.
07:24J'ai vu une statistique disant que Paris est la sixième ville avec le plus d'embouteillages au monde
07:28et la deuxième d'Europe.
07:31Donc ça confirme un peu ce qu'on ressent quand, comme moi, on se promène dans Paris
07:35ou on travaille dans Paris en voiture.
07:37Parce que moi, je ne peux pas prendre les transports en commun.
07:39Je suis en fauteuil roulant, je ne peux pas faire de vélo.
07:41Et en voiture, c'est vrai que c'est un cauchemar et c'est un cauchemar qui augmente.
07:44Mais c'est peut-être l'objectif.
07:46Comment ? Parce que Paris est vide.
07:48Là, en ce moment, prendre les vacances scolaires, ça va mieux.
07:51Ça dépend des endroits.
07:53Globalement, quand j'allais à Bercy pour un rendez-vous en 40 minutes,
07:56maintenant, c'est 1h20.
07:581h20 aller, 1h20 retour pour une demi-heure de réunion, ça commence à faire beaucoup.
08:01Si vous passez par la rue de Rivoli, là, vous oubliez.
08:03Non, mais on ne peut pas. Elle est fermée, la rue de Rivoli.
08:06Mais en fait, c'est peut-être l'objectif.
08:08Puisque la mairie de Paris avait dit, je me souviens, David Béliard avait dit
08:10qu'il fallait enquiquiner les automobilistes pour qu'ils arrêtent de prendre leur voiture.
08:14Et il y a moins en moins de voitures, c'est vrai.
08:16Mais celles qui sont là, ils passent de plus en plus de temps.
08:19Alors qu'ils arrêtent de prendre leur voiture ou qu'ils arrêtent d'aller dans Paris.
08:21Ce qui est mon cas. Moi, j'ai changé mes habitudes.
08:23Parce que je ne veux plus aller dans Paris.
08:25Alors ça, les commerçants, qu'ont-ils fait ?
08:27Eh bien, j'ai changé de coiffeur.
08:29Ah, ça, c'est très important sur la circulation dans Paris.
08:31Que Valérie a changé de coiffeur.
08:33Non, mais c'est un exemple.
08:35Je vais changer de médecin.
08:37J'avais une médecin qui était à République.
08:39Pour moi, c'est changer de radio.
08:41Si c'était à l'autre bout de Paris, je me poserais la question.
08:44Non, mais on en présente.
08:46Et c'est pour ça que beaucoup de petits commerces ont des problèmes.
08:48Mais bien sûr, c'est dramatique.
08:50Parce qu'ils avaient une grosse partie de leurs chiffres avec le week-end, les banlieusards.
08:52Les banlieusards, ils ne viennent plus le week-end.
08:54On constate ça tous les jours.
08:56Et on les a à Éthique, le mouvement patronal que je dirige.
08:58Mais c'est terrifiant.
09:00On n'en parle pas.
09:02Les commerces ferment.
09:04Il y en a un par jour en ce moment.
09:06A la décharge de la mairie de Paris, ce qui est vrai,
09:08c'est qu'il y a des flus de piétons dans Paris.
09:11Qui sont énormes de touristes.
09:13Quand la mairie a mis le trocadéro piétons,
09:15il y a eu beaucoup de riverains qui se plaignaient.
09:17C'est noir de monde tout le temps.
09:19C'est une ville où il y a...
09:21Non, mais c'est dur à gérer.
09:23Si vous travaillez à la voie de l'Amérique de Paris,
09:25c'est très dur à gérer.
09:27Parce qu'il y a des vélos, des piétons, mais par milliers.
09:29Ils ne les gèrent pas. On ne peut pas se rassurer.
09:31C'est compliqué.
09:33Et puis on parle de Paris.
09:35Mais c'est ce qui va concerner aussi de plus en plus de villes.
09:38Oui, surtout des villes qui attirent des touristes internationaux.
09:40Les centres-villes piétonniers.
09:42Je ne sais pas où vous avez un avis.
09:44Oui, c'est vrai que la politique de la mairie a été
09:46de dégoûter les automobilistes parisiens.
09:48Puisque les parisiens ont des moyens alternatifs.
09:50Sauf quand ils sont obligés d'avoir une voiture.
09:52Pour les banlieusards, il faut voir.
09:54Les trains sont plus lents.
09:56Moi, j'habitais en banlieue quand j'étais jeune.
09:58Et le train qui mettait 35 minutes, grand maximum,
10:00maintenant est à 40-45 minutes.
10:02Parce que les trains sont plus longs.
10:05Et on peut dire qu'il faut moins de voitures.
10:07Mais il faut que celles qui sont obligées de rouler.
10:09Et puis il faut des solutions alternatives.
10:11Que ce soit le réseau.
10:13Là, nous, on est venus en métro.
10:15Donc on est en retard.
10:17Parce qu'il y a eu un incident.
10:19Vous avez des bus.
10:21Quand il y a des travaux.
10:23Vous regardez l'application.
10:25Et là, on vous propose de marcher pendant une heure.
10:27Pour faire votre connexion entre deux bus.
10:29Donc tout ça, c'est très compliqué.
10:31C'est très compliqué.
10:34Il faut que les deux fonctionnent.
10:36Et il faut un plan global et coordonné.
10:38C'est vrai que c'est quand même plus agréable.
10:40D'avoir moins de voitures.
10:42On respire mieux.
10:44Les maladies respiratoires sont nombreuses.
10:46Mais il faut aussi qu'il y ait des alternatives.
10:48Vous avez raison.
10:50Sauf que quand il y a des encombrements effroyables,
10:52c'est très mauvais pour l'air.
10:54Oui, mais les embouteillages,
10:56c'est pas bon pour circuler.
10:58Et beaucoup de voitures dans Paris,
11:00ce n'est pas bon pour la population.
11:03Exactement.
11:05C'est les embouteillages.
11:07Et c'est les voitures qui circulent.
11:09Même quand il n'y a pas d'embouteillage.
11:11Vu de mon village, on est moins concerné
11:13par les embouteillages et la pollution.
11:15A Puy-les-Vecs, on n'a pas ces problèmes-là.
11:17Mais c'est vrai que je suis frappé par...
11:19On est en fait à mi-chemin.
11:21On a à la fois les moyens de transport qui se sont développés
11:23à Paris depuis très longtemps.
11:25Un début de changement d'usage.
11:27Mais on en a plein qui se créent à nouveau.
11:29Je suis frappé à chaque fois.
11:32Allez à Rome un week-end,
11:34vous voyez le bazar complet de ces trottinettes.
11:36Il y a quand même eu des progrès dans la régulation.
11:38Après, il faut un service de transport en commun
11:40qui soit encore plus efficace.
11:42Et puis, il faut que nous tous,
11:44je parle surtout des Parisiens,
11:46de ceux qui empruntent le métro,
11:48soient aussi des comportements plus civiques.
11:50Là, j'ai été bloqué dans le métro par un colis oublié.
11:52Ça vaut dans les trains entre Lotte et Paris.
11:54Ça vaut dans le métro.
11:56Ça crée des retards pas possibles.
11:58Pour que le transport en commun soit une vraie alternative,
12:01mais que nous-mêmes, on soit exemplaires.
12:03Ils suppliquent pour les deux roues.
12:05Moi, je roule à vélo.
12:07Il faut arrêter de foncer sur les vélos et les détester.
12:09Et puis, le métro,
12:11me dit une auditrice,
12:13vu les incivilités qui y sont,
12:15les rames surbondées, etc.,
12:17ça ne donne pas très envie non plus de prendre le métro.
12:23On continue avec vos coups de cœur,
12:25vos coups de gueule.
12:27Avec vous, Marie-Eve...
12:30Marie-Eve Malouine.
12:32Un coup de chapeau.
12:34Oui, c'est un coup de chapeau.
12:36Ce n'est pas un coup de cœur, mais je trouvais que
12:38Gérald Darmanin se débrouille pas mal.
12:40Il a fait une communication habile.
12:42Il a une approche habile du problème des prisons.
12:44Jusqu'à présent, on avait la gauche
12:46qui disait que les prisons sont surpeuplées.
12:48C'est scandaleux.
12:50On ne respecte pas le droit des prisonniers.
12:52Et dans le contexte actuel,
12:54avec les enjeux autour de la sécurité,
12:56ça ne touche pas la population.
12:59Il a trouvé un bon biais pour l'approcher,
13:01qui est une réalité.
13:03C'est que des prisons surpeuplées,
13:05où on mélange toutes sortes de détenus
13:07des plus dangereux
13:09aux gens qui ont fait une erreur
13:11et qui peuvent s'améliorer,
13:13se retrouvent ensemble.
13:15C'est mauvais pour la société,
13:17pour la sécurité de la société.
13:19Je trouve que cette approche
13:21qui fonctionne auprès de l'opinion
13:23permet aussi de comprendre
13:25qu'il faut construire des prisons,
13:27qu'il vaut mieux avoir des prisons pleines
13:29de prisons de petite taille
13:31un peu partout dans le territoire
13:33que des prisons...
13:35Personne n'en veut.
13:37Peut-être que ça va finir par changer
13:39parce que l'état d'esprit peut évoluer.
13:41Et ça, je trouve que Gérald Darmanin
13:43a trouvé un bon biais pour mener cette approche.
13:45C'est formidable ce que vous dites,
13:47juste pour dire que je n'en peux plus
13:49des intentions.
13:51Rien ne se passe. Vous avez raison.
13:53C'est bien ce qu'il fait.
13:55Il a fixé des délais.
13:57Comme Gérald Darmanin,
13:59on peut supposer qu'il a envie de se présenter
14:01à la présidentielle. Sa première prison haute sécurité,
14:03il la date
14:05à l'été.
14:07Et les autres qu'il veut construire,
14:09c'est en 2027.
14:11Ce sont deux dates où on lui demandera des comptes après.
14:13Il s'est lui-même fixé
14:15une échéance. Pour agir, c'est aussi
14:17ce qui se passe dans ce gouvernement.
14:19Il voit l'échéance approcher. Les gens attendent des actes.
14:21On en reparlera peut-être plus tard.
14:23Bruno Rotaillot fait partie des gens aussi
14:25qui essaient d'avancer.
14:27– Vous pourrez réagir. On peut parler de la prison
14:29avec Mohamed Hamra aussi. Dans un instant,
14:31on y revient, vous aurez la parole.
14:33Mais c'est l'heure des infos. A tout de suite sur Sud Radio.
14:35– Sud Radio, parlons vrai.
14:37– Parlons vrai.
14:39Parle sur sa place.
14:41– Un mot, lisez le rapport d'inspection.
14:43Alors, ça peut paraître
14:45ardu, mais l'inspection de fonctionnement
14:47suite à l'attaque du convoi pénitentiaire.
14:49C'est un rapport qui a été rendu public en juillet
14:51au niveau de l'évasion de Mohamed Hamra.
14:53Et ce qu'on y lit est proprement vertigineux
14:55sur la prison, sur les dysfonctionnements.
14:57C'est-à-dire que des gens savaient à Marseille
14:59qu'il était dangereux, mais ne l'ont pas rapporté
15:01dans la prison dans laquelle il était
15:03incarcéré. On y lit
15:05des verbatimes
15:07de discussions
15:09qu'il a pu avoir.
15:11Enfin, si on peut appeler ça des discussions
15:13avec des gardiens de prison. Je vais t'éclater la gueule.
15:15Je vais… ta mère la pute et autres.
15:17On a retrouvé des scies dans sa prison.
15:19Il insultait, il menaçait.
15:21On savait qu'il était dangereux.
15:23Tout le monde avait des informations.
15:25Ce truc, ce rapport,
15:27il est public. Donc vous tapez
15:29inspection du fonctionnement.
15:31La prison de la santé qui a été
15:33refaite à neuf, il n'y a pas de brouilleur
15:35parce que ça perturbe aussi les riverains.
15:37Il n'y a plus de…
15:39Non, non, il n'y a plus de brouilleur.
15:41Il y a quand même des dysfonctionnements
15:43terrifiants. – Mais c'est parce qu'il n'y a pas de chef.
15:45Le problème… – Moi je l'ai vu hier, le patron de la pénitentiaire,
15:47il est plutôt…
15:49Il est plutôt bon. – Oui, mais a-t-il le pouvoir ?
15:51Je résonne en chef d'entreprise.
15:53Il y a un moment, quand on est chef,
15:55il faut cheffer. C'est pas possible.
15:57Et il y a tellement de rouages,
15:59de complexités, de fonctionnaires.
16:01La division du pouvoir
16:03est terrible. Et donc même s'il y a
16:05un type qui débarque et qui est plein
16:07de bonne volonté, il y a des filets
16:09qui empêchent d'agir. Et en France,
16:11on a complètement…
16:13Il y a un maillage du pays qui empêche
16:15de diriger. C'est-à-dire que vous ne pouvez pas…
16:17Il y a toujours
16:19un maintenant, mais là c'est pas permis. Là il y a un tel,
16:21il faut demander un tel…
16:23Il faut trois signatures pour faire ça.
16:25C'est un vrai problème. Il faut s'attaquer à ça.
16:27– Vous voyez, ça dit Mohamed Amra, il semble avoir
16:29parfaitement conscience de cette faiblesse.
16:31La note sonorisation de sa cellule
16:33laisse ainsi apparaître qu'il a recours à des équipes
16:35de jeteurs prêts à lui livrer de la marchandise
16:37les plus diverses, viande, alcool, tabac,
16:39produits stupéfiants, en les projetant
16:41par-dessus le mur d'enceinte.
16:43On peut s'étonner de la présence d'un tel
16:45nombre de téléphones portables, je crois qu'il en avait huit.
16:47Il y a quand même des trucs
16:49qui fonctionnent pas. – Il y a des choses qui fonctionnent
16:51pas et il y a des choses qui fonctionnent pas
16:53dont on ne veut pas savoir. Souvenez-vous
16:55à une époque, on a parlé quand le
16:57président de la République actuelle est arrivé de la construction
16:59de prisons. Il y avait un programme qui avait
17:01été lancé par son prédécesseur, François Hollande,
17:03et puis ça s'est arrêté.
17:05Donc les prisons construites étaient celles
17:07dont la construction
17:09avait été entamée par François Hollande parce que c'est très long.
17:11Il faut trouver les communes, les terrains,
17:13c'est très compliqué. Et donc ça s'était
17:15arrêté. Et de fait, c'est un sujet
17:17sur lequel il n'y a pas d'enjeu
17:19parce que ce n'est pas un sujet qui intéresse
17:21l'opinion publique et ce que je disais sur Gérald
17:23Damarnin, c'est qu'il a rendu ce sujet intéressant.
17:25Il y a des choses, par exemple, sur l'affaire
17:27AMRA. Il doit se déplacer
17:29pour aller voir le magistrat
17:31qui suit son dossier.
17:33Si le déplacement est dangereux,
17:35maintenant, est-ce qu'on peut se poser la question
17:37est-ce qu'on ne peut pas faire ça en visio ?
17:39Ou faire déplacer le magistrat aussi ?
17:41Mais les magistrats, vu ce qu'ils ont
17:43suffisamment à faire, vu les dossiers
17:45qui s'accumulent, je pense que faire des
17:47visios, tout le monde l'a compris après le Covid,
17:49que faire une visio, ça fait gagner du temps, il n'y a pas
17:51le temps du déplacement. On est efficace et ça fonctionne.
17:53Pourquoi on n'a pas trouvé cette
17:55solution ? Parce qu'on ne s'est pas posé le problème ?
17:57Parce qu'on ne s'est pas posé la question.
17:59Et donc, ça veut dire que ce sujet-là
18:01n'était pas apparu comme prioritaire. Maintenant,
18:03il l'est. Et encore une fois, les prisons
18:05intéressent toute la société
18:07parce que c'est la sécurité de la société,
18:09c'est aussi la capacité des gens qui vont en prison
18:11à en sortir et à se réintégrer
18:13ou pas.
18:15J'ajoute qu'il y a quelques années, l'installation
18:17d'une prison pouvait être, je parle dans un
18:19département rural comme le Lot,
18:21à motif de friction, de tension, de contestation.
18:23Aujourd'hui, je peux vous dire qu'un projet
18:25qui était prévu il y a 10 ans, dans le Lot
18:27aujourd'hui, on m'en parle en me disant, on a été débile,
18:29on aurait dû y aller. Parce qu'aujourd'hui, on a besoin
18:31d'activité, il y a des entreprises qui sont parties,
18:33il y a une question d'aménagement du territoire
18:35et quand ils voient comment ça peut bien se passer ailleurs,
18:37ils se disent, finalement, on est stupide d'avoir
18:39refusé, on aurait dû l'accepter. Aujourd'hui, on aurait
18:41du personnel qui ferait marcher nos commerces, nos villages,
18:43etc. Donc le regard aussi sur la prison
18:45change à ce niveau-là.
18:47Il y a quelque chose que vous ne spécifiez pas, mais moi,
18:49je suis encore plus accrochée à ça,
18:51c'est de faire des prisons pour jeunes,
18:53parce qu'ils sont de plus en plus jeunes
18:55les trafiquants, etc.
18:57Il faut des maisons de correction,
18:59ça s'appelait comme ça.
19:01Ce n'est pas des prisons.
19:03Ça peut l'être.
19:05Les centres fermés
19:07sont des formes de...
19:09Mais c'est la loi
19:11sur les mineurs qu'il faut peut-être revoir.
19:13Il faut tout revoir, il faut absolument
19:15être capable de mettre les moins de 25 ans
19:17dans des établissements spécialisés
19:19avec dehors du sport de rééducation.
19:21Et si possible, pas en contact avec...
19:23Et si possible, pas en contact avec
19:25ceux qui pourraient les entraîner.
19:27Il faut une vraie rééducation.
19:29– Sophie, votre coup de cœur, c'est pour vous ?
19:31– Oui, parce que finalement,
19:33personne ne m'en fait énormément.
19:35Non, ce n'est pas ça.
19:37C'est que coup de cœur pour le journal
19:39L'Opinion qu'il a publié ce matin,
19:41coup de cœur pour Opinion Way qui a accepté
19:43l'idée du sondage que j'ai proposé à Éthique.
19:45Et j'ai fait faire un sondage
19:47sur la perception des Français
19:49sur la capacité
19:51à réformer le pays, en gros.
19:53Et on posait des questions simples.
19:55Pour que la France se porte mieux,
19:57comment, selon vous, écoutez et appliquez
19:59les propositions des chefs d'entreprise ?
20:01Bon, question simple.
20:03Eh bien, il y en a 64% qui disent oui.
20:05Or, les chefs d'entreprise ne sont jamais
20:07consultés ou pratiquement pas.
20:09Donc ça, c'est quelque chose de très important.
20:11Il y en a peu qui disent...
20:13Il y en a 7% qui disent pas du tout
20:15et 28% non, plutôt pas.
20:17Donc, ils ont confiance dans les chefs d'entreprise.
20:19Ils ont compris que c'était eux qui pouvaient faire quelque chose.
20:21Important.
20:23Les acteurs inspirent en confiance pour la mise en œuvre
20:25de la direction des démarches.
20:27On a dit un chef d'entreprise, un haut fonctionnaire,
20:29un homme politique ou une femme,
20:31aucun.
20:33Chefs d'entreprise, 36%.
20:35Hommes et femmes politiques, 9%.
20:37Aucun, 42%.
20:39C'est-à-dire que ça, c'est très intéressant.
20:41Les Français ont perdu
20:43totalement confiance dans la capacité...
20:45Oui, oui, mais ça, on le sait.
20:47Sondage après sondage.
20:49Ben, vraiment, ils y croient pas.
20:51Donc, en gros,
20:53en résumé, le sondage, c'est
20:55les chefs d'entreprise au pouvoir.
20:57Alors, non pas au pouvoir.
20:59Moi, ce qui m'étonne, et on posera la question à Frédéric Dhabi,
21:01c'est qu'à chaque fois
21:03qu'un organisme
21:05commande un sondage, ça va toujours dans son sens.
21:07C'est une perfidie.
21:09C'est l'art de la question.
21:11Non, non, c'est vrai.
21:13Il est vrai que j'ai posé des questions.
21:15Est-ce qu'on préfère un homme politique
21:17à un chef d'entreprise pour réformer ?
21:19On répond à la question. Alors là, vous allez être très étonnés.
21:21C'est que quels sont, parmi
21:23les hommes politiques les plus connus,
21:25celui qui est le plus à même
21:27de créer des conditions favorables
21:29pour les entreprises ? Je vous le donne en mille.
21:31Leclerc.
21:33Leclerc. Politique.
21:35Politique ?
21:3717% Marine Le Pen.
21:39En compétences politiques, 2%
21:41Wauquiez.
21:432% Édouard
21:45Philippe.
21:47Ça prouve aussi un truc intéressant,
21:49c'est que quand les Français
21:51aiment ou sont derrière
21:53un personnage politique, ils lui attribuent
21:55les compétences
21:57qu'ils veulent le voir exercer.
21:59Enfin, c'est intéressant. Il serait
22:01temps, messieurs les politiques,
22:03que, oui ou non,
22:05vous acceptiez d'écouter
22:07les chefs d'entreprise. On envoie des propositions.
22:09Donc, du coup, Donald Trump,
22:11qui est un chef d'entreprise à la tête des Etats-Unis,
22:13vous semble adopter
22:15les bonnes mesures.
22:17J'ai l'occasion de dire quelque chose de très intéressant.
22:19Vous avez vu qu'il a
22:21demandé, qu'il offre
22:23une gold card,
22:25à raison de, si vous avez 8 millions
22:27de dollars,
22:29vous vous pointez aux Etats-Unis, vous avez une gold card,
22:31vous avez droit à la nationalité, etc.
22:33Figurez-vous que ça a lieu
22:35dans je ne sais pas combien de pays d'Europe.
22:37Tout ça a lieu en Suisse et autres.
22:39Et le Portugal, vous achetez
22:41un appartement.
22:43Ça ne vous garantit pas forcément des profils.
22:45Vous avez les Russes qui voulaient se barrer.
22:47Ils achetaient un appartement au Portugal
22:49et ils avaient la nationalité portugaise.
22:51Excusez-moi, mais attirez les milliardaires
22:53et les gens. Tous les pays l'ont fait.
22:55Allez, on marque une pause et on se retrouve
22:57dans un instant avec vous et on va parler de Donald Trump
22:59qui annonce que les produits européens seront
23:01prochainement taxés à 25%.
23:03Rémi Branco, vous vouliez revenir,
23:05vous, sur les conséquences
23:07que ça pourrait occasionner, en particulier
23:09sur l'agriculture française. Tout de suite.
23:11Sud Radio.
23:13Le 10h midi. Mettez-vous d'accord.
23:15Valérie Expert.
23:17On est ensemble pour commenter l'actualité
23:19avec vous et Rémi Branco.
23:21L'actualité, c'est cette annonce
23:23faite par Donald Trump
23:25de taxer, il veut taxer
23:27les produits européens
23:29à plus de 25%. Il a aussi dit que l'Union Européenne
23:31avait été créée pour emmerder les Etats-Unis.
23:33Je reprends ses propres termes.
23:35Ça vous inquiète ? J'entendais ce matin
23:37qu'il pouvait y avoir des variations
23:39dans les taxes, qu'on pourrait avoir
23:41des variations dans les taxes, qu'on pourrait
23:43taxer le cognac à 25%, mais les voitures
23:45allemandes un peu moins parce qu'ils en commandent quand même pas mal.
23:47Oui, ça m'inquiète
23:49et ça m'exaspère en réalité à plusieurs titres.
23:51On découvre rien avec Donald Trump.
23:53Il avait déjà fait ça il y a quelques années, souvenez-vous.
23:55C'était les produits laitiers, c'était nos vins,
23:57nos spiritueux, qui avaient été victimes
23:59de ces décisions de Trump.
24:01Ça m'énerve parce que j'ai l'impression que l'Europe
24:03se réveille.
24:05Enfin, se réveille à moitié, découvre la vie,
24:07se dit qu'il va falloir prendre des mesures,
24:09être plus dur, etc. On le sait depuis 5 ans,
24:11on peut l'attendre, on peut l'anticiper.
24:13Stéphane Sijournet avait dit qu'un plan était déjà
24:15prévu pour répondre progressivement à la menace
24:17et aujourd'hui on attend encore. Donc il serait temps
24:19que l'Europe se réveille sur sa politique commerciale.
24:21Deuxièmement, sur la politique agricole commune,
24:23il serait temps d'avoir une politique agricole
24:25commune qui change de braquet,
24:27qui se dit que finalement le tout pour l'export,
24:29c'est peut-être pas l'avenir de notre modèle et qu'il faut
24:31d'abord penser en priorité à faire en sorte
24:33que l'Union Européenne puisse s'alimenter,
24:35que les Européens puissent s'alimenter tous seuls avant de
24:37partir à l'export. Et puis dernièrement, moi j'ai
24:39un coup de gueule particulier parce que je suis au
24:41Salon de l'Agriculture depuis plusieurs jours et je vois
24:43défiler Jordan Bardella, Sarah Knafo, Eric Zemmour
24:47qui prennent des selfies et des selfies
24:49les mêmes iront prendre des selfies
24:51avec Donald Trump, avec Musk
24:53et avec les autres. Donc les mêmes qui font
24:55des déclarations d'amour aux agriculteurs
24:57font des déclarations d'amour à ceux qui
24:59là maintenant vont les mettre en grande difficulté.
25:01Donc moi si j'ai un mois passé, si je peux terminer,
25:03je le dirai à Marine Le Pen, à Jordan Bardella,
25:05à Sarah Knafo et à tous ceux qui défendent Trump
25:07de revenir au Salon de l'Agriculture pour s'excuser
25:09auprès des agriculteurs d'arrêter de prendre
25:11des selfies en défendant ceux qui maintenant
25:13vont les ramener à leur perte. Moi je suis dans
25:15l'AOP Cahors, je peux vous dire que j'ai
25:17un paquet de vignerons qui sont déjà suffisamment
25:19en difficulté et pour qui les Etats-Unis
25:21sont un débouché extrêmement important. Parce qu'on
25:23voit beaucoup de Malbec aux Etats-Unis. Imaginez
25:25leur situation si on leur rajoute en plus 25
25:27et en plus c'est vrai que ça peut être plus
25:29% de plus de droits de douane, ceux-là ils vont mourir.
25:31Derrière les mêmes politiques
25:33ils iront les voir en disant c'est terrible, on vous défend
25:35pas, vous êtes tous morts. Mais à un moment donné
25:37il faut être responsable et cohérent. Moi je comprends
25:39qu'on partage d'autres idées que les miennes, mais on va
25:41pas en même temps dire merci Trump
25:43et je vous fais des mamours et en même temps
25:45je vais voir des agriculteurs et je vous soutiens.
25:47C'est pas possible. Il faut être cohérent.
25:49Je comprends mais vous confondez deux choses. D'abord, premièrement
25:51personne ne peut savoir ce
25:53que va faire Trump.
25:55Attendez, ça change de renneur
25:57etc. Ensuite, je vous signale
25:59que la clientèle de Marine Le Pen, que vous le vouliez
26:01ou non et qui soutient les agriculteurs
26:03ce sont les agriculteurs. Ils l'adorent.
26:05Bah si, ils l'adorent. Regardez les sondages.
26:07Et oui. Mais si c'est vrai.
26:09Et donc elle y va
26:11et je crois qu'ils ont envie de les soutenir, ça fait partie
26:13d'une cible qu'ils ont. Donc il est
26:15normal, un peu, au salon de l'agriculture
26:17moi je les ai tous vus
26:19aller embrasser
26:21et dire qu'ils soutenaient les agriculteurs. C'est une règle du jeu.
26:23Et ensuite, la deuxième chose,
26:25vous avez partiellement raison si ça se passe comme
26:27ça se passe avec Trump, mais
26:29je pense que ça change
26:31de renneur, il sera
26:33obligé de revenir en arrière, il va
26:35appauvrir son peuple. C'est très
26:37compliqué parce que
26:39toutes les déclarations sont contradictoires.
26:41Mais il est constant. Le premier mandat, le deuxième mandat, il fait pareil.
26:43Oui. François. François Monbois.
26:45Je suis d'accord que ça va être la catastrophe parce que
26:47on ne sait pas sur quel produit
26:49ça va être et je pense, Trump fait
26:51exprès de ne pas être précis parce qu'il
26:53exploite le fait que les Français
26:55souhaitent que ça soit les voitures et les Allemands
26:57souhaitent que ça soit le vin. Bien sûr.
26:59Et il exploite les divisions européennes
27:01mais ça va être compliqué. Enfin, toutes les entreprises
27:03qui ont des contrats d'achat de produits américains
27:05ou de vente, c'est le bazar.
27:07Comment voulez-vous faire un budget
27:09quand vous êtes chef d'entreprise avec des imports et exports
27:11avec les États-Unis ? Vous ne pouvez pas ? Oui, mais il faut le faire.
27:13C'est hyper compliqué.
27:15Et vous pensez qu'à l'arrivée, il va faire ça ?
27:17C'est bien de diviser, de dire 25%
27:19pour le vin, 20% ? Je pense que pour l'économie,
27:21c'est pas bon. Pour les entreprises, c'est pas bon.
27:23Comment voulez-vous investir sur une filiale de
27:25développement des affaires aux États-Unis ?
27:27Embaucher un commercial ?
27:29Je suis d'accord, mais si l'Europe se maniait un petit peu
27:31et arrivait à faire immédiatement
27:33parce qu'on se donne un mois quand il y a une procédure d'urgence.
27:35Non, mais ça ne change pas rien.
27:37Ok, on va mettre
27:3925% sur les produits américains, mais ça va être le bazar aussi.
27:41Vous savez qu'ils peuvent...
27:43Marie-Ève peut réagir.
27:45Oui, je suis tout à fait d'accord avec
27:47Rémi, mais je pense
27:49que l'Europe a une réaction à avoir.
27:51Elle ne peut pas rester à dire que ce n'est pas possible.
27:53L'Europe, c'est un très grand marché.
27:55On l'oublie souvent, c'est un très grand marché
27:57international. Et Trump, qu'est-ce qu'il fait là ?
27:59Il teste. Il voit si les Européens
28:01restent unis ou s'ils commencent à se diviser.
28:03S'il y en a quelques-uns qui vont essayer
28:05de négocier avec lui des choses un petit peu
28:07différentes pour lui. Donc, c'est aussi un test.
28:09Et donc, la réponse au test, c'est que l'Europe
28:11répond d'une seule voix.
28:13Ce n'était pas le cas ces derniers temps.
28:15Là, peut-être que nécessiter
28:17fait loi, et comme on dit, mieux vaut tard que
28:19jamais, parce que là, effectivement, il y a
28:21une urgence, mais il faut que l'Europe prenne
28:23en considération le poids qu'elle
28:25peut avoir dans un pays.
28:27Diviser pour mieux régner.
28:29Oui, mais l'Europe aussi, elle se divise
28:31toute seule, face à Trump,
28:33pour se mettre d'accord. Ce n'est pas possible. On est en
28:35guerre économique.
28:37Il y a quelqu'un qui faisait
28:39remarquer, et c'est très juste, je ne sais plus, cette
28:41semaine, qu'au Salon de l'Agriculture, ils restent
28:43tous dans le hall 1. Ils vont
28:45assez rarement dans les autres halls,
28:47en tout cas avec les caméras.
28:49Si vous voulez une géographie précise.
28:51Ce matin, on a Sarah Knafo qui fait du pain.
28:53On aime nos boulangers.
28:55Ils vont quand même surtout
28:57voir très peu d'agriculteurs, au final.
28:59Vous les verrez plus avec
29:01des gens qui viennent leur servir du vin,
29:03mais qui ne sont pas souvent des agriculteurs.
29:05Vous les verrez dans le hall 3, le hall des régions,
29:07qui est en fait le hall du commerce, et pardon,
29:09un peu de la beuverie, plus que le hall
29:11des discussions agricoles. Il y a
29:13un hall 4, le hall institutionnel, où là, il y a vraiment
29:15des discussions sérieuses, à la fois avec les syndicats,
29:17à la fois avec tous les acteurs de l'agriculture.
29:19Vous les verrez moins, parce qu'il y a moins de grands publics.
29:21Ce que cherchent en fait beaucoup de politiques,
29:23c'est le bain de foule, non pas avec des agriculteurs.
29:25Ce sont des franciliens, ce sont des provinciaux qui viennent
29:27et qui prennent des photos avec des célébrités.
29:29Et au final, ils voient plus de caméras et de touristes
29:31et de visiteurs que d'agriculteurs.
29:33Et c'est ce que je reproche à certains politiques, pas tous
29:35heureusement, c'est qu'ils passent plus de temps finalement
29:37à prendre des selfies devant du grand public qu'à discuter
29:39réellement avec les agriculteurs. Je peux vous dire qu'aujourd'hui,
29:41si Sarah Knafo s'amuse à aller discuter
29:43des 25% de Trump avec les agriculteurs,
29:45il me tarde d'avoir la réponse.
29:47Elle ne le fera peut-être pas.
29:49Le salon de l'agriculture, c'est aussi créer des images.
29:51Toute la presse, les photographes,
29:53les caméras, suivent
29:55les images dans le salon,
29:57dans le hall, où il y a les éleveurs.
29:59C'est pour ça qu'ils y vont, pour avoir
30:01une image de convivialité.
30:03Je bois un coup, j'ai un petit
30:05agneau dans les bras.
30:07Mais c'est vrai que c'est ailleurs que ça se passe.
30:09Et là, c'est plus compliqué.
30:11Ils n'y vont pas. Mais c'est de la communication.
30:13Tout le monde le sait. Je crois que
30:15les exposants du salon en sont tout à fait
30:17élus. Cette année, ça a été un petit peu différent.
30:19Est-ce qu'on prend des vraies décisions dans un salon ?
30:21Vous prenez des contacts ?
30:23Il y a des tables rondes ?
30:25Il y a eu des tables rondes avec les distributeurs ?
30:27Je prends des contacts qui vont être utiles
30:29pendant toute l'année pour l'agriculture lotoise.
30:31Parce que j'aurais vu tel syndicat,
30:33tel groupe alimentaire, telle filière.
30:35C'est des contacts qu'on rentabilise
30:37toute l'année.
30:39Les agriculteurs rejoignent un mouvement patronal.
30:41Première année.
30:43J'ai d'ailleurs un message d'un agriculteur
30:45formidable qui s'appelle Ricardo qui a dit
30:47aimez-nous, on fera le reste.
30:49Il a dit de le dire à la radio.
30:51Je souligne que c'est intéressant d'aller voir les autres halls,
30:53et notamment les machines agricoles.
30:55Parce qu'on touche la réalité du monde agricole.
30:57Quand on voit les machines avec les écrans
30:59qui sont au-dessus, on se rend compte
31:01que c'est un investissement énorme.
31:03Un agriculteur qui gère son entreprise
31:05agricole, qui investit pour une machine,
31:07il faut qu'il rembourse après.
31:09C'est ça aussi leur problème de trésorerie.
31:11Les prix ont explosé, j'entendais, sur les machines agricoles.
31:13Ils ne peuvent plus être propriétaires
31:15de leurs tracteurs.
31:17Ils sont obligés de les acheter en commun,
31:19en coopérative, parce que les prix ont explosé.
31:21Et n'oubliez pas qu'au Salon de l'Agriculture,
31:23il n'y a pas que des vaches, des brebis, etc.
31:25Il y a aussi un magnifique hall, le hall équin.
31:27C'est une amie qui adore le cheval
31:29sur le marché de Florès. C'est ça ce qu'il m'a dit.
31:31Parlez-en, parce qu'au Salon de l'Agriculture, les gens vont voir les vaches,
31:33les agneaux, les brebis, alors qu'il y a un magnifique hall équin
31:35avec des démonstrations sur la carrière
31:37qui sont extraordinaires.
31:39Avec des chevaux, des races incroyables.
31:41Avec des races incroyables qu'on ne voit jamais.
31:43C'est vrai que le hall est un tout petit peu excentré,
31:45mais il faut y aller, ça vaut le coup.
31:47J'insiste beaucoup sur le dressage des chiens.
31:49Il reste quelques jours,
31:51le Salon de l'Agriculture se termine dimanche,
31:53mais il est toujours temps d'y aller.
31:55On marque une pause et on va revenir
31:57sur l'Algérie,
31:59les déclarations de François Bayrou,
32:01et d'hier, à tout de suite.
32:13Alors hier,
32:15je vous signale, à propos du Salon de l'Agriculture,
32:17que les vraies voix seront ce soir en direct.
32:19Donc si vous voulez les voir en vrai,
32:21Cécile Dominibus
32:23et notre ami Philippe David.
32:25Et puis demain matin, c'est la matinale
32:27de Jean-Jacques Bourdin
32:29qui sera en direct du Salon de l'Agriculture
32:31avec la ministre de l'Agriculture
32:33comme invité politique
32:35à 8h30.
32:37L'Algérie, les questions
32:39comment punir l'Algérie,
32:41comment répondre
32:43à l'humiliation qui est faite à la France.
32:45Hier,
32:47vous avez entendu François Bayrou
32:49qui a annoncé vouloir
32:51revenir sur les accords
32:53de 68.
32:55Il a affirmé qu'il ne voulait pas
32:57d'escalade, mais néanmoins
32:59c'est une... Peut-être François Momboise
33:01comment vous avez compris
33:03ce discours de fermeté
33:05pour une fois. On a envie de dire pour une fois
33:07il y a une amorce
33:09d'actes concrets.
33:11Je crois qu'il a eu raison parce qu'il
33:13est complètement poussé par l'opinion publique.
33:15Il y a un besoin de fermeté parce que les gens
33:17ont l'impression que l'Algérie
33:19pousse le bouchon de plus en plus loin et que la France
33:21ne réagit absolument pas après avoir dit
33:23si on négocie en sous-main mais il ne se passe rien
33:25et Sansal est toujours en prison.
33:27Je pense qu'il a eu raison. Il faut qu'il y ait des choses qui se passent.
33:29J'entends bien l'argument
33:31qu'on est dans deux batailles d'orgueil
33:33donc ce n'est pas du tout certain que les Algériens
33:35adoucissent les conditions de détention
33:37de Sansal, mais pour l'opinion
33:39publique française, je pense que Bayrou devait le faire.
33:41Marie-Eve, Malouine,
33:43politiquement...
33:45Moi je...
33:47Ce n'est pas une bataille d'orgueil.
33:49C'est deux pays qui défendent
33:51leur point de vue.
33:53Les autorités algériennes
33:55manipulent leur population
33:57et prétendent que tous leurs mots
33:59viennent de la colonisation française.
34:01Or, leurs mots viennent
34:03aussi des responsables et des
34:05autorités algériennes. C'est comme ça que ça se passe
34:07dans n'importe quel pays
34:09et donc c'est un moyen
34:11utilisé depuis des dizaines et des dizaines
34:13d'années par les Algériens,
34:15les autorités algériennes encore une fois, par la population
34:17pour maintenir leur population
34:19dans l'état dans lequel elle se trouve.
34:21Les OQTF
34:23on en parle régulièrement
34:25en disant qu'elles ne sont pas exécutées.
34:27On a tout un tas de gens en France
34:29qui nous disent que ce n'est pas possible,
34:31que ce n'est pas efficace et qu'il n'y a pas
34:33de solution, en gros. Donc là, l'opinion
34:35petit à petit, parce que
34:37Bruno Retailleau a pointé la difficulté
34:39et s'est retrouvé dans l'incapacité
34:41de faire expulser un influenceur,
34:43l'opinion dit que ce n'est pas possible,
34:45il faut faire quelque chose. Et entre Jean-Noël Barraud
34:47et Bruno Retailleau,
34:49finalement, Jean-Noël Barraud qui disait
34:51que ce n'est pas comme ça qu'il faut faire,
34:53il a commencé lui aussi à trouver des solutions,
34:55il propose qu'on le fasse au niveau européen,
34:57ce qui en soit aussi une bonne idée.
34:59Et donc il y a un début de réaction
35:01de la France pour dire aussi
35:03que les accords de 68 ne sont pas respectés
35:05par l'Algérie. Parce que dans les accords de 68,
35:07il y a le fait qu'un ressortissant algérien
35:09avec un passeport, à l'époque
35:11ce n'était pas biométrique, mais qui prouve son identité,
35:13il n'y a pas besoin de lui demander
35:15un laisser-passer consulaire.
35:17C'est pas une question d'orgueil,
35:19c'est une question aussi de respect.
35:21C'est l'orgueil du gouvernement algérien,
35:23je vois bien le gouvernement algérien
35:25qui dit oui, vous avez raison,
35:27Boulayne-Sensal devrait voir son avocat.
35:29C'est pas par orgueil, c'est sous système entier
35:31qui repose là-dessus.
35:33Boulayne-Sensal,
35:35ce n'est pas l'opinion algérienne
35:37qui demandait qu'on l'arrête.
35:39C'est un moyen de pression sur la France
35:41utilisé par le gouvernement algérien.
35:43Et j'ai peur qu'au-delà de ça,
35:45que ce sont les rapports de force
35:47maintenant qui gèrent
35:49ce type de situation.
35:51On a dépassé le moment où on pouvait
35:53négocier la diplomatie,
35:55on est dans le rapport de force.
35:57Et tant que la France n'aura pas montré
35:59un rapport de force, il ne se passera rien.
36:01Je suis très inquiet parce qu'on sent
36:03quand même une utilisation politique
36:05des affaires internationales du côté algérien
36:07à des fins intérieures.
36:09C'est toujours gagnant
36:11de flatter l'opinion avec un ennemi,
36:13un bouc émissaire qui est la France,
36:15pays colonisateur par ailleurs.
36:17Et puis également en France,
36:19le risque serait de répondre uniquement
36:21sur ces questions-là et d'oublier
36:23qu'entre la France et l'Algérie,
36:25au-delà de ces relations diplomatiques,
36:27il y a aussi des relations culturelles,
36:29des relations économiques.
36:31Nos entreprises exportent de l'ordre
36:33de 5 milliards d'euros en Algérie par an.
36:35On a des centaines d'entreprises
36:37qui travaillent ensemble,
36:39qui travaillent très bien.
36:41C'est déjà le cas.
36:43On a besoin de l'Algérie.
36:45L'Algérie a besoin de la France.
36:47Il serait temps qu'on se mette autour de la table.
36:49Emmanuel Macron avait signé un accord en 2022.
36:51Il faut repartir sur cette base-là.
36:53Il faut changer de méthode.
36:55Nos entreprises qui travaillent en Algérie
36:57nous disent « Vous ne vous rendez pas compte
36:59de ce que le climat a changé.
37:01Ça ne se passe pas bien. »
37:03Il y a la question du Sahara occidental
37:05qui a mis le feu aux poudres en juillet dernier.
37:07Il n'aurait pas dû soutenir le Maroc
37:09qui se pose derrière.
37:11Pour négocier, il ne faut pas arriver
37:13en position de totale faiblesse.
37:15On ne négocie pas en disant...
37:17La France a une histoire avec l'Algérie,
37:19une histoire économique et culturelle.
37:21On a besoin de l'Algérie.
37:23L'Algérie, contrairement à ce qu'elle dit,
37:25a aussi besoin de la France.
37:27Elle a besoin de négocier aussi.
37:29Mais on ne peut pas négocier
37:31en position de faiblesse
37:33avec ce régime-là
37:35qui ne respecte pas
37:37les accords.
37:39Il est bon de dire
37:41« Vous ne respectez pas les accords.
37:43On vous laisse quelques temps pour les respecter.
37:45Sinon, on va tout renégocier
37:47et vous ne serez pas en position de force
37:49comme ça l'était encore il y a quelques mois
37:51quand la France allait en Algérie
37:53pour dire « On bat notre coulpe. »
37:55Et l'Algérie n'a pas fait
37:57ce qu'elle faisait.
37:59– La repentance est reparlée encore.
38:01– Que la France reconnaisse
38:03les exactions qui ont été commises
38:05qui sont tout à fait condamnables,
38:07insupportables.
38:09Mais de l'autre côté, il y en a eu aussi.
38:11Il faut que l'Algérie se reconnaisse.
38:13C'est comme ça qu'on tire un trait sur le passé.
38:15– Mais reconnaître ou pas, c'est la différence entre eux et nous.
38:17Nous, on est capables de repentance, pas eux.
38:19– Je pense qu'il y a des Algériens,
38:21des intellectuels algériens.
38:23Il y a dans la population algérienne
38:25des gens tout à fait capables de le faire.
38:27C'est les autorités algériennes
38:29qui ont intérêt à ne pas le faire
38:31parce que c'est un moyen de dire à leur population
38:33c'est pas nous qu'il faut accuser
38:35si vous vivez mal en Algérie.
38:37C'est la France.
38:39– Mais vous pensez que quand Bruno Retailleau
38:41dit on va revoir les accords de 68,
38:43ils peuvent le faire tout seuls ?
38:45Il faut être deux pour négocier.
38:47– Je crois qu'on peut dénoncer.
38:49Je ne sais pas juridiquement ce qui s'applique
38:51si on dénonce les accords.
38:53– Mais qu'est-ce qu'on fait après ?
38:55Comment on gère cette crise ?
38:57– Le vrai problème c'est l'otage
38:59parce qu'on ne supportera jamais
39:01un homme en prison.
39:03S'il meurt, pas soigné, c'est très grave.
39:05C'est un ressortissant,
39:07il est connu, etc.
39:09Et ça je pense que c'est pas supportable.
39:11– En tout cas, il a l'air,
39:13François Bayrou a prononcé le nom de Boilem Samsal
39:15donc ça veut dire aussi
39:17ça dénote de l'importance
39:19que ça représente
39:21au sein pour le gouvernement français.
39:23– C'est un ressortissant français,
39:25un écrivain qui vit à moitié en France
39:27et qui vit jusque là, retourné régulièrement
39:29d'Algérie aussi, qui a toujours usé
39:31de sa liberté de parole
39:33et que l'état algérien
39:35a arrêté,
39:37ne prend pas possible de visite consulaire
39:39comme tout ressortissant
39:41français ou étranger
39:43aurait le droit,
39:45qui lui a demandé de changer d'avocat
39:47parce que son avocat est juif
39:49et donc tout ça la France ne peut pas l'admettre
39:51non plus et François Bayrou
39:53l'a dit, la France ne veut pas admettre ça.
39:55– Contrairement à ce que disait
39:57Rima Hassan ce matin,
39:59qui affirmait au micro de Jean-Jacques Bourdin
40:01qu'il était soigné,
40:03donc elle avait visiblement plus d'informations
40:05que nous sur le sujet.
40:07Peut-être dire quelques mots
40:09de cette interview
40:11de Rima Hassan ce matin,
40:13interview qui évidemment fait
40:15beaucoup réagir,
40:17écouter ce qu'elle répondait
40:19à la question de Jean-Jacques Bourdin
40:21à propos de la famille Bibas
40:23et de leur assassinat.
40:25C'est-à-dire de Chirik,
40:27Fir et Ariel.
40:29– Oui. – Assassinés ?
40:31– Non. – Non, pas assassinés ?
40:33– Non. – Tués ?
40:35– Non, là aussi la famille…
40:37– Ni tués, ni assassinés, ni…
40:39– Franchement je regrette qu'on n'ait pas
40:41à minima fait une revue de presse sur le sujet
40:43avant d'ouvrir ce sujet.
40:45– Vous croyez que j'ai pas travaillé Rima Hassan ?
40:47– Non mais encore une fois je ne sais pas
40:49qui prépare les fichiers ici mais il faut peut-être
40:51revoir un peu la méthode.
40:53– Pour finir sur cette affaire,
40:55figurez-vous que la famille Bibas
40:57elle-même a demandé
40:59aux autorités israéliennes d'arrêter
41:01notamment de commenter les circonstances
41:03de la mort des membres
41:05de sa famille, précisément parce qu'elle-même
41:07n'a pas reçu des informations
41:09officielles et claires sur les comptes
41:11rendus qui ont été notamment communiqués
41:13par l'armée israélienne.
41:15– Rémi Branco ça…
41:17– C'est épouvantable.
41:19C'est épouvantable d'entendre ça.
41:21Moi j'ai connu, il y a 20 ans
41:23je participais à des manifestations
41:25de soutien de la cause palestinienne.
41:27On pouvait à la fois être pour la cause palestinienne
41:29pour une politique de deux états
41:31sans partir sur les discours
41:33aujourd'hui où on a basculé dans complètement autre chose.
41:35Non seulement là on a basculé sur la défense du Hamas
41:37dont on nie le caractère terroriste
41:39qui est quand même épouvantable
41:41et on part sur des fake news.
41:43Maintenant on joue sur des drames familiaux,
41:45on nie des drames familiaux.
41:47Là il semblerait qu'il y ait une autopsie assez claire.
41:49Ce n'est vraiment pas un éclat d'obus qui est arrivé.
41:51C'est évidemment un étranglement
41:53et c'est un assassinat.
41:55Il faut employer les mots, il faut dire les choses.
41:57Ce type d'intervention dessert à la fois
41:59celles qui les prononcent mais toute une cause
42:01qui est parfaitement légitime qui est celle d'un peuple palestinien
42:03qui veut son autonomie et son indépendance
42:05et moi ça me rend extrêmement triste
42:07et ça me met en colère parce que ces gens-là sont députés
42:09sont élus par nous, c'est-à-dire par des citoyens
42:11ils ont une responsabilité quand même.
42:13Elle a été élue il y a 6 mois
42:15et partir maintenant sur des fake news pareils
42:17jouer sur des drames terribles, épouvantables aux humains
42:19je trouve ça affreux.
42:21Oui parce que même si on prend le raisonnement
42:23s'ils ont été tués par un éclat d'obus
42:25ce que je ne crois pas
42:27c'est que l'autopsie a démontré
42:29qu'ils avaient été étouffés.
42:31Est-ce que ce serait acceptable ?
42:33Ce sont des enfants qui ont été enlevés
42:35et qui au lieu de dire
42:37quand il y a une prise d'otage
42:39les plus jeunes on les rend ?
42:41Non, ils ont été gardés
42:43c'est pour ça qu'ils sont morts
42:45ils ont été tués par des palestiniens
42:47et étouffés
42:49mais quand bien même si Mme Hassan pense
42:51que ce serait mieux s'ils étaient tués d'un éclat d'obus
42:53c'est quand même des enfants
42:55qui ont été enlevés parce que juifs
42:57sont des bébés.
42:59Il pose la question
43:01en lui disant
43:03il poursuit en lui disant
43:05s'il n'avait pas été enlevé le 7 octobre
43:07il ne serait pas mort et elle répond
43:09oui mais si la Palestine n'était pas occupée
43:11il n'y aurait pas eu le 7 octobre.
43:13Donc on justifie le témorisme.
43:15Ecoutez ce deuxième extrait
43:17puis vous pourrez réagir Sophie
43:19à propos du Hamas.
43:21Moi je parle à l'angle du droit international
43:23le Hamas a une action légitime du point de vue du droit international.
43:25Bon c'est un mouvement de résistance.
43:27Non parce que la résistance ça peut donner
43:29justement au sujet d'interprétation
43:31de vous être pour ou contre.
43:33La question du droit international c'est une boussole
43:35tout le monde doit se soutenir
43:37à cette boussole.
43:39La légitimité de la lutte armée dans un contexte de colonisation
43:41elle est extrêmement claire.
43:43Et c'est ma position.
43:45Voilà donc
43:47il n'y a pas de colonisation à Gaza.
43:49A Gaza il n'y a pas de colonisation.
43:51Il n'y a plus d'israéliens depuis 10 ans.
43:53Oui il n'y a pas de colonisation à Gaza.
43:55Le Hamas est à Gaza.
43:57Très compliqué à interviewer Rima Hassan
43:59vous qui avez interrogé pas mal de politiques
44:01elle répond à des questions précises
44:03par des généralités
44:05avec des éléments d'information
44:07vrais mais qui sont toujours tordus
44:09Elle joue toujours
44:11et elle prépare très bien
44:13ses interviews quand elle parle de droit international
44:15le droit international
44:17n'a jamais justifié
44:19l'enlèvement des populations civiles.
44:21Et donc elle est toujours
44:23à côté de la bonne question
44:25en caricaturant
44:27en schématisant, en amalgamant
44:29et en continuant
44:31à alimenter
44:33une situation qui n'aura jamais de solution
44:35si on en reste là.
44:37Si on dit que c'est scandaleux que les enfants
44:39des otages civils
44:41aient été pris par le Hamas
44:43on ne peut pas dire dans le même temps
44:45que la guerre
44:47contre les populations palestiniennes
44:49n'est pas acceptable.
44:51Si on ne peut pas dire les deux on n'arrivera jamais à une solution.
44:53Or le principe c'est celui-là et on veut aboutir
44:55à deux états. Les palestiniens
44:57ont droit à un état.
44:59Les palestiniens, pas le Hamas qui est un mouvement
45:01terroriste qui enlève et qui tue
45:03des civils et des enfants.
45:05Christian Estrosi qui était sur CNews a dit
45:07Rima Hassan n'est plus digne d'exercer
45:09un mandat public. Elle devrait être poursuivie pour
45:11apologie du terrorisme.
45:13Et David Lissnard a lui déposé
45:15auprès du procureur un signalement
45:17de l'article 40.
45:19J'allais justement vous dire que j'avais même pas
45:21envie de commenter.
45:23Je pense que actuellement
45:25c'est une parole qui n'est pas audible.
45:27Quand on parle d'un enfant
45:29étouffé c'est plus possible.
45:31On ne peut pas accepter
45:33qu'ils ont été élus à un moment
45:35quelconque, qu'on dise n'importe quoi.
45:37Et moi je suis sidérée de voir la
45:39différence qu'il peut y avoir entre
45:41je mélange deux sujets qui
45:43n'ont rien à voir mais quand même, entre l'ARCOM
45:45qui va interdire et supprimer une chaîne de télévision
45:47et le fait qu'on
45:49reçoive sur tous les plateaux
45:51des gens qui font l'apogéologie
45:53du terrorisme. Je suis désolée.
45:55Elle a un contradicteur en face.
45:57L'ARCOM n'est pas là non plus pour censurer...
45:59Oui, il y a un contradicteur. Tout le monde a des contradicteurs
46:01si on va par là. Non, je pense que...
46:03L'ARCOM est là pour voir si vous avez
46:05une maîtrise de l'antenne.
46:07À partir du moment où vous répondez, vous connaissez bien
46:09le sujet aussi Marème. Oui, à partir du moment où
46:11il y a clairement
46:13des émissions de télévision ou de radio
46:15en dehors de cette interview-là
46:17où on laisse exprimer
46:19largement
46:21des populations qui émettent
46:23des personnalités
46:25qui émettent ce type d'opinion
46:27c'est pas supportable.
46:29Donc là, moi
46:31j'ai un problème. Des gens comme ça,
46:33j'en veux plus. En même temps, il faut l'interroger
46:35et la mettre face à ces contradictions.
46:37Mais non, je n'ai pas envie qu'on l'interroge.
46:39C'est de la liberté, oui.
46:41Dire qu'il n'y a pas de problème parce qu'on
46:43ne l'interrogerait pas sur certaines
46:45antennes. Je n'ai pas dit ça. J'ai dit qu'on la met en avant tout le temps
46:47et que ça conforte des gens. Non, il y a une différence
46:49entre le fait de l'interroger,
46:51de lui apporter la contradiction et de...
46:53Contradiction, elle était faible.
46:55Oh non, je ne pense pas qu'on puisse dire ça.
46:57Non, non, non.
46:59Je pense que Jean-Jacques Bourdin...
47:01Ce sont des termes qui vont bien
47:03ensemble et un plateau
47:05où on encourage les gens
47:07à tenir des propos condamnables.
47:09C'est pas du tout la même chose.
47:11C'est pas du tout comparable.
47:13Mais je pense qu'il n'y aura aucune suite judiciaire
47:15à ses propos. Il y a une indignation
47:17parce qu'elle est là pour ça.
47:19Aussi, elle le sait très bien.
47:21Elle sait très bien ce qu'elle fait et ce qu'elle dit.
47:23Elle est dans la provocation permanente. C'est sa marque
47:25de fabrique et c'est comme ça
47:27qu'elle existe.
47:29On peut se s'étonner de sa volonté d'y aller.
47:31Oui, on peut s'étonner de sa volonté d'y aller.
47:33Absolument. Et quand elle dit
47:35qu'il n'y a pas d'aéroport
47:37à Gaza, elle aurait pu passer par l'Égypte
47:39ou par la Jordanie, non ?
47:41Elle n'a pas dit ça ?
47:43Ben oui,
47:45mais si on ne veut pas aller en Israël, on n'y va pas.
47:47Je trouve ces gens-là dangereux.
47:49On les écoute, on en parle.
47:51Je trouve que c'est vraiment dangereux.
47:53Le bout de leur raisonnement,
47:55je crois que c'est...
47:57Le député El-Effi, il l'a dit,
47:59c'est que c'est 48.
48:01Tout va mal depuis 48. Vous parliez des solutions.
48:03La solution pour Ima Hassan, c'est
48:05« From the river to the sea ».
48:07C'est un seul pays du Jordan à la mer.
48:09Absolument. Pourquoi elle va ?
48:11Ils ne vont pas jusqu'à le dire,
48:13mais parfois, je crois que c'est
48:15le député du 18e,
48:17Ébric Caron, qui l'a écrit
48:19dans un tweet hier.
48:21Il y a du bazar depuis 48.
48:23Oui, mais c'est parce que sa volonté, c'est de rayer Israël de la carte.
48:25C'est sa volonté.
48:27C'est celle de la base.
48:29C'est indécis, donc elle ne va pas jusqu'à le dire.
48:31Elle considère qu'il faut rayer Israël de la carte.
48:33On n'est pas tout à fait d'accord.
48:35On n'est pas d'accord avec ça.
48:37Elle n'est pas invitée partout. Elle n'a pas fait d'interview
48:39je crois depuis un an.
48:41J'ai l'impression de ne pas en entendre parler
48:43tous les jours.
48:45Oui, on en entend parler, mais c'était intéressant
48:47aussi de l'entendre.
48:49De dire un certain nombre de choses
48:51sur son comportement.
48:53Mais la clé, c'est la contradiction.
48:55Effectivement, moi je suis un peu plus pessimiste
48:57que Sophie. Je pense qu'elle a entendu
48:59d'une certaine partie de la population
49:01qui croit ce qu'elle dit.
49:03C'est là qu'il faut être...
49:05C'est inaudible. En réalité, pour nous tous,
49:07c'est inaudible. Pour beaucoup de personnes.
49:09Avec un objectif politique.
49:11Qui est tout simplement d'aller faire mobiliser
49:13des abstentionnistes des quartiers populaires.
49:15C'est d'un cynisme.
49:17Incroyable. Et là, il faut une contradiction
49:19claire et nette.
49:21Qui est compliquée. Parce que je rejoins Marie-Eve Malouine,
49:23elle est très fine.
49:25C'est redoutable. Sa prestation de ce matin,
49:27je savais qu'on allait réagir dessus.
49:29J'ai regardé deux fois, trois fois.
49:31On s'abrite toujours derrière un droit international
49:33qu'on précise jamais vraiment.
49:35On est plus sur le sujet de la famille,
49:37mais là on est sur la qualification du Hamas.
49:39A chaque fois, on déplace le débat.
49:41Et on s'en sort par des pirouettes
49:43qui s'adossent en plus sur le droit.
49:45Qui font une contradiction politique.
49:47Y compris à gauche.
49:49C'est pour ça que je disais que la contradiction ce matin
49:51m'avait pas semblé à la hauteur.
49:53Je critique pas.
49:55On remarque une pause et on se retrouve dans un instant
49:57avec vous sur Sud Radio.
50:09Et nous sommes ensemble.
50:11Jusqu'à midi, je voudrais qu'on dise
50:13plus que quelques mots
50:15qu'on parle de cette affaire Betaram.
50:1740 nouvelles plaintes déposées
50:19avant une rencontre des victimes
50:21avec le procureur.
50:23Et cette femme enseignante qui était hier
50:25sur le plateau de cet avou.
50:27Ecoutez ce qu'elle disait.
50:29L'élève de 14 ans qui avait été giflé
50:31était d'ailleurs dans la même classe que l'un des fils
50:33de François Bayrou. Vous l'avez personnellement
50:35alerté, lui qui était ministre
50:37de l'éducation à l'époque.
50:39Mais aussi député des Pyrénées-Orientales.
50:41Le président du conseil régional a deux reprises
50:43dont une fois en tête-à-tête.
50:45De vive voix.
50:47Sa réponse vous a désarmé.
50:51C'était une tentative.
50:53J'avais espéré peut-être qu'il réagisse
50:55autrement. Mais je pense que je n'y croyais
50:57pas vraiment. Donc j'ai fait
50:59ce que je pensais devoir faire.
51:01Remettre la chose
51:03sur la place.
51:05Et vous avez dit que tout était dramatisé.
51:07Oui, il m'a dit.
51:09C'est...
51:11On dramatise, on dramatise.
51:17C'est compliqué ces paroles-contre-paroles.
51:19Il était visiblement
51:21au courant de faits...
51:23Je n'arrive pas à le croire.
51:25Comment êtes-vous
51:27au courant aussi ?
51:29Est-ce qu'on a dit qu'il s'est passé des petits trucs ?
51:31C'est tellement monstrueux.
51:33Je ne peux pas penser...
51:35Je trouve que c'est insupportable d'entendre ça.
51:37Il y a une hypocrisie qui, moi,
51:39me donne envie de vomir, franchement.
51:41Quand il écoute pendant trois heures une conférence de presse
51:43de victime qui parle
51:45et qui dit la vérité éclate,
51:47je le découvre.
51:49C'est insupportable. Il le savait.
51:51Pourquoi, dès le départ, il ne dit pas oui, c'est vrai ?
51:53Ces faits étaient remontés.
51:55A l'époque, on avait trop d'indifférences.
51:57Le ministre, d'ailleurs, il peut dire,
51:59le gouvernement Jospin aussi était au courant, etc.
52:01Et c'est une faute collective des politiques
52:03d'avoir mis tant d'années à réagir à ces faits.
52:05De ne pas avoir...
52:07Et aujourd'hui, il faut être implacable sur ces questions-là.
52:09Et qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui dans les établissements,
52:11privés comme publics ?
52:13À un moment donné, en politique, ça va reconnaître ses erreurs.
52:15Là, il ment. Moi, je ne supporte pas
52:17qu'un Premier ministre mente à l'évidence.
52:19On n'a pas les preuves.
52:21On n'a pas les preuves, quand même.
52:23C'est impossible qu'il ne sache pas.
52:25Ça dépend du niveau d'information
52:27de tout jeune homme.
52:29Si c'est le cas,
52:31il dégage à la seconde.
52:33Ces enfants étaient dans cet établissement.
52:35Si ces enfants étaient dans cette école,
52:37peut-être que c'était banalisé.
52:39Ce qui est terrible.
52:41Je sais, moi, au collège, quel enseignant était connu
52:43pour être parfois brutal et parfois mettre une torgnole.
52:45On le sait tous.
52:47Et ce n'était pas systémique.
52:49C'était un enseignant dont on savait qu'il était particulier.
52:51Vous imaginez un établissement comme ça.
52:53Comment pouvez-vous ne pas le savoir ?
52:55Avec autant de faits qui remontent.
52:57Il y a 120 plaintes.
52:59Les enfants ne l'ont pas forcément dit.
53:01C'est ce que je veux dire.
53:03Il y avait un microclimat, encore une fois,
53:05qui n'est pas de doute.
53:07Je trouve que c'est horrible et qu'ils devraient tous
53:09être terriblement punis.
53:11C'est pas le sujet.
53:13Je pense que le fait que les enfants
53:15ou les parents qui n'aient pas réagi,
53:17les profs qui n'aient pas réagi...
53:19C'est compliqué.
53:21Vous êtes dans un environnement
53:23où tout le monde se connaît.
53:25C'est une époque où, effectivement,
53:27on n'allait pas dire que son enfant avait été violé.
53:29Peut-être qu'on s'en est ouvert
53:31aux autorités
53:33dont faisait partie François Bayrou.
53:35Je pense que dire
53:37comment pouvait-on ne pas savoir,
53:39c'est tellement large
53:41que ça n'est pas démontrable.
53:43Il y a une enquête en cours.
53:45J'ai entendu M. Esquerre,
53:47qui est celui qui a fait créer un groupe Facebook
53:49et qui fait que beaucoup de victimes
53:51se sont manifestées.
53:53Il y avait eu un papier dans Le Monde
53:55en mars 2024.
53:57Je me souviens de ce papier
53:59parce qu'il était très marquant
54:01puisqu'il racontait les sévices que subissaient les enfants
54:03dans cet établissement.
54:05À l'époque, il y avait une trentaine de victimes
54:07qui avaient parlé.
54:09L'enquête a été ouverte cette année-là
54:11et Le Monde en faisait état.
54:13Ce sont des faits qui remontent à plusieurs dizaines d'années.
54:15La libération de la parole des enfants,
54:17chaque enfant, chaque victime,
54:19que ce soit dans ce cas d'abus
54:21par des adultes extérieurs,
54:23que ce soit dans la famille,
54:25l'enfant, c'est difficile qu'il parle
54:27parce qu'il pense qu'il est tout seul
54:29et qu'on ne le croira pas.
54:31Donc, libérer la parole des enfants sur cette affaire,
54:33c'est à mon avis la priorité.
54:35Que ce soit dans cette affaire et dans d'autres.
54:37On le voit avec le procès Squarnec.
54:39Après, les responsabilités
54:41politiques, elles viendront.
54:43Mais dans un premier temps,
54:45je pense que ce qu'on doit savoir et faire
54:47et encourager, c'est que les enfants
54:49puissent parler. Rendez-vous compte
54:51que les victimes de Bétaram ont demandé,
54:53à François Bayrou, si elle a mis en place
54:55un numéro vert. Ce numéro vert existe
54:57déjà. Il ne le savait pas.
54:59Donc, c'est ça qu'il faut travailler.
55:01Après, la responsabilité de qui savait quoi,
55:03comment c'était organisé,
55:05est-ce que dans l'institution, ça visait
55:07forcément, ça j'en suis sûre, c'est une intuition,
55:09j'ai pas de fait, mais des enfants
55:11particulièrement vulnérables,
55:13dont les parents
55:15ne pouvaient pas savoir, n'osaient pas
55:17poursuivre la plainte.
55:19En 1996, il y a eu une plainte, factuellement.
55:21François Bayrou a demandé une inspection.
55:23L'inspecteur, aujourd'hui,
55:25de l'éducation nationale, dit, effectivement,
55:27j'ai pas cherché à le savoir. C'est ce système-là
55:29qui est en cause. Ils ont fait partie
55:31François Bayrou.
55:33Et tous les autres...
55:35J'avais eu des informations, mais
55:37je ne les ai pas crues et c'était une erreur.
55:39Il a eu des informations,
55:41et il a réagi
55:43en demandant une inspection.
55:45Faire de toute cette affaire
55:47le fait qu'il a mal communiqué,
55:49je trouve que c'est pas le sujet.
55:51Il a menti, c'est pas une question de communication.
55:53C'est un procès politique, on est d'accord.
55:55Le sujet, c'est les maltraitances,
55:57que ce soit physiques, sexuelles, vis-à-vis des enfants.
55:59Et c'est là-dessus qu'il faut travailler.
56:01C'est là-dessus qu'on attend les politiques.
56:03Pas sur leur mode d'expression,
56:05qui est plus ou moins bon.
56:07Il y a une question,
56:09honnêtement, politique.
56:11La réalité, c'est que les politiques,
56:13que tous les responsables, que ce soit aussi les fonctionnaires,
56:15se saisissent de cette affaire
56:17pour mener des contrôles,
56:19ce qui va être fait dans tous les établissements,
56:21des vrais contrôles, pas un contrôle du demi-journée
56:23où on cherche pas, alors qu'il y a une plainte déjà existante.
56:25C'est ça le sujet.
56:27Ces enfants dans l'école, et sa femme prof de catéchisme,
56:29ça prouve quand même que...
56:31Mais n'importe quoi.
56:33Comment n'importe quoi ?
56:35Quand vous êtes enseignant, vous savez exactement
56:37ce qui se passe dans les...
56:39Non, mais non, c'est les derniers avertis.
56:41Je pense qu'il y avait une tolérance au siècle dernier
56:43à la violence vis-à-vis des enfants, qui était commune.
56:45Moi, j'ai eu, dans les années 60,
56:47on m'a tapé sur les doigts,
56:49avec soit la règle en bois quand c'était pas grave,
56:51soit la règle en fer quand c'était grave, en CE1,
56:53l'école publique,
56:55mes parents le savaient, mes parents enseignants,
56:57ils me protestaient pas.
56:59Tout le monde considérait que les violences physiques
57:01sur les enfants, c'était acceptable.
57:03Oui, c'était pas bien méchant.
57:05Et de ça, on est passé
57:07aux violences sexuelles, etc.
57:09Et ça, on le dit pas trop. C'est-à-dire qu'on regarde avec nos yeux
57:11maintenant, à trouver ça scandaleux,
57:13des choses qui, apparemment, dans ces établissements, étaient foissants.
57:15Oui, absolument.
57:17Bon, je crois qu'on a fini.
57:19On a fait le tour de nos...
57:21Une qualité heureuse, peut-être.
57:23Le roi du Maroc
57:25qui a demandé qu'à l'occasion de l'haït,
57:27on égorge moins de moutons
57:29à cause de la sécheresse et des cheptels
57:31qui sont en diminution.
57:33C'est pas à cause des gentils moutons.
57:35Non, c'est pas à cause des gentils moutons.
57:37Donc, j'ai vu passer cette information ce matin.
57:39Et voilà.
57:41Merci à vous. Merci à tous les quatre.
57:43Dans un instant, c'est Alexis Poulin qui sera avec vous.
57:45Et nous, on se retrouve demain.
57:47Très bonne journée sur Sud Radio.