Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:00Bonsoir à tous, on commence avec un petit peu de retard, donc Gilbert Collard, vous êtes prié d'être bref.
00:06On commence par un pépin.
00:10C'est le chroniqueur mystère, donc je vous dis pas que c'est lui.
00:14La Minute Info avec la belle Maureen Vidal. Bonsoir Maureen.
00:17Bonsoir chère Christine, bonsoir à tous.
00:19A l'aigne de l'actualité, le Parlement européen demande à l'Algérie de libérer Boalem-Sensal.
00:24Les députés européens ont adopté un texte soumis par des élus de 5 des 8 groupes politiques du Parlement.
00:29Ils condamnent l'arrestation et la détention de Boalem-Sensal et réclament sa libération immédiate et inconditionnelle.
00:35Ils condamnent également les arrestations de tous les autres militants.
00:39La première prison de haute sécurité pour les narcotrafiquants sera en fonction le 31 juillet.
00:44C'est une annonce de Gérald Darmanin.
00:46Le garde des Sceaux a annoncé des mesures chocs à venir comme la création d'une police pénitentiaire en 2026,
00:51le renforcement du service de renseignement pénitentiaire ou encore le doublement d'ici 2027 des places en semi-liberté.
00:58Et la France a l'honneur aux Oscars.
01:00Parmi les films nominés pour l'Oscar du meilleur film, Emilia Perez et The Substance, deux films de réalisateurs français.
01:06Emilia Perez, réalisée par Jacques Audiard, a été nominée 13 fois.
01:09Et The Substance, réalisée par Coralie Fargeat, seule réalisatrice nominée, apparaît dans 5 catégories également.
01:15Le prix sera remis le 2 mars à Hollywood.
01:19Merci ma chère Maureen.
01:21Et au sommaire ce soir, elle s'appelle Léna.
01:25Elle a 24 ans lorsqu'un inconnu entre chez elle dans la Sarthe en juin 2022.
01:31Elle est frappée, ligotée, violée, le violeur lui disant « Demain tu auras tout oublié ».
01:38Trois jours après les faits, l'agresseur dépose un livre dans sa boîte aux lettres intitulé « Les secrets de la manipulation efficace ».
01:44Le procès du violeur s'est achevé hier. Il a été condamné à 13 ans au lieu de 20 ans de prison.
01:50Pourquoi ? Parce que l'altération du discernement a été retenue.
01:55Qu'est-ce que cela dit de notre société ? L'édito de Mathieu Bocoté.
02:00Et si la vraie menace pour l'état de droit en France, c'était de ne pas l'appliquer ?
02:05Bruno Rotailleau a déclaré « On a créé un droit à l'inexécution des peines »
02:10et les Français ne comprennent pas la différence entre les peines encourues, prononcées et exécutées.
02:15Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi les courtes peines sont-elles quasiment systématiquement aménagées ?
02:2140% des peines de prison qui sont prononcées à l'audience sont immédiatement aménagées,
02:25a déclaré la magistrate Béatrice Brugière, si enseigneuse aujourd'hui.
02:30Notre chroniqueur mystère analyse ces données.
02:34Gilbert Collard. Budget 2025. Le projet de loi de finances a été adopté en première lecture au Sénat.
02:40Les propositions du Sénat devraient-elles être reprises par le gouvernement ?
02:45On s'arrêtera ce soir sur la fin des avantages des anciens présidents et premiers ministres,
02:50proposés par la sénatrice Nathalie Goulet.
02:53Pourquoi ne pas supprimer ces avantages lorsque nous sommes passés d'un premier ministre tous les 5 ans à 4 premiers ministres par an ?
03:00Pourquoi ne pas réduire ces avantages au lieu de reculer l'âge de la retraite,
03:04au lieu de faire travailler gratuitement les Français, au lieu de s'attaquer aux retraités ?
03:08C'est le regard de Marc Meunard.
03:11C'est le journal L'Opinion qui l'a révélé.
03:13La mosquée de Paris a le monopole pour délivrer le certificat halal pour exporter en Algérie.
03:195 millions de chiffres d'affaires en 2024.
03:22Le député européen François-Xavier Bellamy a saisi la commission européenne
03:26pour qu'elle puisse mettre fin à ce système de certification halal.
03:30Un député Rennes a également saisi le procureur de la République de Paris.
03:34Que reproche-t-on exactement à la grande mosquée ?
03:37Que devient cet argent récolté par la société, hébergé par la grande mosquée ?
03:42Comment comprendre le silence de la France, le décryptage de Charlotte Dornéas ?
03:47Et puis la censure de la RTBF, télévision publique belge du discours de Donald Trump.
03:51Au nom du bien, au nom de la démocratie,
03:54la vie politique belge tout entière est soumise à la loi du cordon sanitaire.
03:59Au nom du bien, on vous cache la réalité.
04:02Au nom du bien, on vous protège de la réalité.
04:05Pour comprendre, l'édito de Mathieu Boccotti.
04:08Une heure avec nos mousquetaires dont un communiqueur mystère,
04:11pas si mystère que ça, comme dit Charlotte, pour tout se dire et sans tabou.
04:16C'est parti.
04:30On fera également un tour de table après Rima Hassan,
04:33qui a voté contre la résolution au Parlement européen,
04:36demandant la libération de Wallem Sansa.
04:39Que comprendre ? Est-ce que c'est ça, se battre pour la liberté ?
04:43On écoutera tous nos chroniqueurs sur ce sujet.
04:47Ça va Gilbert ?
04:48Moi tout va très bien, et vous ?
04:50Vous êtes prêts à endosser le rôle du chroniqueur mystère ce soir ?
04:53Oui, oui, oui.
04:54Toi, tout ce qui touche au mystère.
04:58On est ravis de vous accueillir en tout cas ce soir.
05:01C'est l'histoire de Léna.
05:04On en parle peu et elle révèle un film d'horreur.
05:09Sauf qu'elle n'a rien de fictif.
05:10C'est l'histoire d'une jeune femme séquestrée, frappée, violée,
05:14chez elle.
05:15Sa vie est complètement détruite.
05:17C'était ces derniers jours de procès, les procès de son agresseur,
05:20qui a reconnu les faits, qui a été condamnée.
05:24Mais il a plaidé la maladie mentale.
05:27Qu'est-ce que cette histoire nous révèle de notre société, Mathieu ?
05:30C'est assez particulier, parce que c'est une histoire
05:32qui serait classée normalement parmi les fameux faits divers.
05:36On les connaît, mais les faits divers sont toujours porteurs
05:39d'une signification qui les dépasse.
05:42C'est cette signification qu'on va chercher à capter.
05:44Mais d'abord, il faut raconter les événements qui sont,
05:47vous l'avez dit très justement, qui relèvent du film d'horreur.
05:50Point de départ, 19 juin 2022, une jeune femme,
05:55elle a 24 ans, Léna, et elle est réveillée en pleine nuit
05:59chez elle, réveillée en pleine nuit par un type,
06:02je crois qu'il s'appelle Guillaume, si je ne me trompe pas.
06:04Il la frappe, il lui met un baillon d'ammoniaque sur la bouche,
06:09il la frappe, il l'alligote, il l'allonge, je cite,
06:13il décide de l'allonger sur le lit avec l'intention explicite,
06:17sans mystère, de la violer.
06:20Il lui dit, je vais vous violer, je vais te violer,
06:22mais il dit, il y a trois choix, je peux te violer
06:25de trois manières distinctes, et pourquoi,
06:27et ça nous a raconté par France Bleu, c'est la source
06:29des informations, pourquoi dit-il, il y a trois manières
06:32de le violer, donc choisis.
06:34Et lorsqu'on lui pose la question, au moment du procès,
06:37il dit, j'excelle en gestion humaine, et dans ce cadre-là,
06:41il faut toujours laisser le choix aux gens.
06:44Donc c'est probablement sa manière d'être généreux.
06:46Et il ajoute, ce qui témoigne d'une conscience de ce qu'il fait,
06:49j'y reviendrai dans un instant, j'ai de la chance, mais pas toi.
06:53Et il ajoute, c'est un mauvais moment à passer,
06:55mais tu ne t'en rappelleras pas.
06:58Alors là, il fait ce qu'il croit devoir faire,
07:01et la jeune femme est évidemment martyrisée, violée, frappée,
07:05et quelques jours plus tard, il retourne chez elle
07:08déposer un livre, vous l'avez dit,
07:11Les secrets de la manipulation efficace, avec un mot,
07:14Pour vous, mademoiselle, signé Guillaume.
07:17Alors là, finalement, l'enquête est menée, et on le retrouve,
07:21et qu'est-ce qu'on apprend de lui, le procès a lieu,
07:24qu'est-ce qu'on apprend sur cette histoire absolument atroce,
07:26il faut comprendre, une jeune femme est chez elle,
07:28elle a l'impression que sa vie est tranquille,
07:30quelqu'un rentre chez elle, l'alligote, la torture,
07:33la viole, et en plus, il se permet de faire tout cela
07:37sur le mode de la caresse doucereuse,
07:40donc il y a quelque chose là-dedans qui relève
07:42de la manipulation, de la perversion intégrale.
07:44Alors que dit-elle, cette jeune femme, de ce qui lui est arrivé,
07:47est-ce qu'elle a oublié, il disait, le Guillaume en question,
07:49tu oublieras, mais elle n'a rien oublié,
07:51elle dit ma vie est absolument gâchée,
07:53désormais je ne pense qu'à cela,
07:55désormais je ne vis que dans le souvenir
07:58de cette torture, de ce viol atroce,
08:01et, vous l'avez dit, on a eu le jugement,
08:04donc c'était le 22 janvier, 13 ans de prison,
08:07il aurait pu en avoir plus, mais le jugement était altéré.
08:10Il a pu avoir 20 ans, normalement.
08:12Voilà, et c'est l'argument utilisé,
08:14c'est la maladie mentale, comme d'habitude,
08:16on nous dit qu'il n'était pas parfaitement maître de son jugement,
08:19ne sachant pas parfaitement ce qu'il faisait,
08:22il ne peut en être pleinement tenu responsable,
08:26et les gens qu'on interviewa dans le cadre du procès,
08:29les proches des témoins disent, je cite encore,
08:31il avait un fonctionnement psychique très complexe,
08:34il parle d'une enfance plutôt normale,
08:36sans mauvais souvenirs,
08:38mais pas spécialement de bons souvenirs non plus,
08:40il dit que des voies lui veulent du mal,
08:43et qu'elle se calme avec les traitements.
08:45Il a connu plusieurs cures de désintoxication
08:47parce qu'il a pris de l'alcool, il s'est drogué,
08:49faites la liste de tout ce qu'il faut.
08:51Au final, cela dit, nous sommes assurément
08:53devant un esprit dérangé,
08:55nous sommes devant un esprit troublé,
08:57je crois qu'on est ici devant le contribuable ordinaire
08:59qui s'occupe correctement de la vie de son prochain.
09:01Mais est-ce qu'on a tout dit
09:03lorsqu'on dit que c'est un esprit dérangé,
09:05est-ce qu'on a tout dit lorsque l'on a dit
09:07que le jugement était altéré, je ne crois pas.
09:09Et toute personne qui commet un crime
09:11a un esprit dérangé.
09:13On parle de la maladie, comme vous avez dit,
09:15à Mathieu Bocoté, mais est-ce que c'est le bon ongle
09:17de l'altération du discernement?
09:19C'est probablement une dimension essentielle,
09:21mais est-ce la seule?
09:23J'ai une obsession depuis longtemps
09:25avec ce que j'appelle la tentation
09:27de dissoudre la question du mal
09:29dans celle de la maladie.
09:31La dissolution d'une question métaphysique,
09:33en quelque sorte, d'une question existentielle,
09:35d'une question anthropologique,
09:37en une question strictement médicale.
09:39C'est ce que j'appelle, moi,
09:41l'oubli du mal, comme catégorie
09:43qui permet d'éclairer l'action humaine.
09:45Alors, que se passe-t-il quand on décide
09:47de dissoudre le mal dans la maladie?
09:49C'est qu'au même moment, on décide,
09:51justement, nous décidons, théoriquement,
09:53de considérer que l'individu qu'on a devant nous,
09:55parce qu'il est affecté, parce qu'il peut avoir
09:57des problèmes de santé mentale,
09:59eh bien, dès lors, il n'est plus maître
10:01aucunement de ce qu'il fait.
10:03Il est simplement l'objet manipulé
10:05par ses passions, ses affects,
10:07les voix qu'il entend,
10:09et il n'a plus aucune responsabilité là-dedans.
10:11Derrière ça, il y a quelque chose
10:13qui est une forme d'appauvrissement
10:15anthropologique de nos sociétés.
10:17J'entends par là que ça aboli
10:19la question du libre-arbitre.
10:21C'est parce que je peux le mal que je peux le bien.
10:23C'est parce que je peux le bien que je peux le mal.
10:25C'est parce que j'ai toujours la possibilité,
10:27même si mon jugement peut être altéré,
10:29troublé, modifié, c'est parce que j'ai toujours
10:31cette possibilité que je trouve ma dignité d'être humain.
10:33Sinon, si je suis simplement
10:35manipulé, si je suis simplement
10:37soumis à je ne sais quel déterminisme
10:39psychiatrique
10:41dans les circonstances, eh bien,
10:43on aboli au même moment la question de la dignité humaine.
10:45Et on nous dira, et j'entends
10:47l'argument encore une fois, que la maladie
10:49empêche justement
10:51de distinguer le bien et le mal.
10:53Il est tellement malade, il est tellement,
10:55il entend des voix, qu'il n'est pas capable,
10:57le Guillaume violeur en question,
10:59le Guillaume violeur et séquestreur,
11:01le Guillaume violeur et frappeur,
11:03eh bien, ce Guillaume est incapable de discerner
11:05le bien et le mal parce qu'il a sa maladie.
11:07Mais il faut nuancer,
11:09parce que je le disais il y a un instant, lorsqu'il dit
11:11à sa victime, ça va être
11:13un, moi c'est une bonne journée,
11:15mais toi ça n'en est pas une. Autrement dit,
11:17il sait à ce moment précis
11:19qu'il commet le mal.
11:21Il le sait, mais qu'il dit quelque chose
11:23de plus fort en moi m'en empêche probablement d'agir.
11:25Et il ajoute, si tu vas passer un mauvais
11:27moment, mais demain ce sera
11:29oublié. Autrement dit, il est conscient
11:31de blesser, et
11:33il cherche à se déresponsabiliser en disant
11:35de toute façon tu ne t'en rappelleras plus demain,
11:37donc cela ne m'engage pas.
11:39Je ne peux m'empêcher de voir dans
11:41de telles déclarations le signe d'une conscience
11:43et d'un jugement qui s'est manifesté,
11:45mais c'est aussi le signe d'un homme qui a décidé
11:47de se soumettre à ses
11:49passions les plus basses, à ses perversions
11:51les pires, et qui a laissé de côté
11:53la petite lumière de la conscience
11:55qui lui disait, mais si tu sais que tu fais le mal,
11:57pourquoi le fais-tu, cher
11:59Guillaume? Et ça va plus loin.
12:01On nous dit la question de la maladie est là,
12:03mais on ne doit pas sous-estimer la maladie mentale.
12:05On ne doit pas sous-estimer qu'il existe
12:07des sociétés qui rendent fou.
12:09Et ça je pense que c'est l'hypothèse qu'on laisse de côté
12:11aujourd'hui, traitant strictement la question
12:13psychiatrique comme une question de molécules,
12:15ce qui se passe dans le cerveau d'une manière ou de l'autre,
12:17on oublie que selon les époques,
12:19selon les milieux, selon les cultures,
12:21ce ne sont pas toujours les mêmes maladies
12:23qui circulent, ce ne sont pas toujours
12:25les mêmes folies qui sont présentes,
12:27et dès lors il y a une forme de conditionnement
12:29social de telle folie
12:31ou de telle autre.
12:33Et de ce point de vue, on pourrait dire qu'une société,
12:35la nôtre, les nôtres,
12:37qui excite certains fantasmes
12:39dans l'âme humaine,
12:41la part la plus basse de l'âme humaine,
12:43le fantasme de la torture, le fantasme du viol,
12:45le fantasme de la dégradation,
12:47le fantasme de l'humiliation de l'autre,
12:49une société qui cultive cela,
12:51contribue à activer cette part de folie
12:53potentielle chez les uns, chez les autres.
12:55Parce qu'on a trouvé dans son ordinateur,
12:57surprise, du Guillaume Violeur,
12:59qu'est-ce qu'on a trouvé?
13:01Des vidéos de viols
13:03et des vidéos de pornographie violente
13:05dans son ordinateur.
13:07Alors on se comprend, je ne parle pas ici
13:09d'une vidéo qui rentre dans le cadre de la loi
13:11avec les gens qui ont leurs mœurs, qui sont les leurs.
13:13On parle ici d'un homme qui s'excite
13:15à l'idée de voir violer.
13:17Qui s'excite, regarde son ordinateur,
13:19le viol, la torture l'excite.
13:21Et qu'est-ce qu'il y a? Quel est le propre de notre société
13:23en cette matière? C'est qu'on a démocratisé
13:25l'accès à de telles images
13:27qui sont plus accessibles qu'elles ne l'ont jamais été.
13:29Donc notre société rend...
13:31Je dirais que toute société, toute civilisation bien construite
13:33cherche à refouler,
13:35créer des tabous, créer des digues
13:37pour faire en sorte que cette part mauvaise
13:39qui habite le cœur de chaque homme,
13:41ensuite dans différentes proportions,
13:43cette part mauvaise soit refoulée,
13:45cette part mauvaise soit transcendée,
13:47cette part mauvaise, cette part diabolique
13:49quelquefois, elle soit
13:51étouffée, détournée. Mais là on est
13:53dans une société qui depuis 60 ans,
13:55pour différentes raisons, au nom de la déconstruction
13:57des différents référents culturels
13:59qui étaient jugés trop oppressifs, trop oppressants.
14:01Qu'est-ce qu'on a vu? On a ouvert
14:03en quelque sorte les valves. On a fait tomber
14:05les digues qui contenaient
14:07cette part atroce
14:09de l'esprit humain.
14:11De ce point de vue, c'est ce qu'on pourrait appeler
14:13une forme de libération
14:15paradoxale de la part luciférienne
14:17de l'âme humaine, je le dis sur le mode métaphorique
14:19bien évidemment. Et
14:21pensez aussi à l'affaire Pélico, qui était
14:23indissociable de la pornographie aussi.
14:25Alors encore une fois, on voit qu'une certaine pornographie
14:27dans nos sociétés a trouvé le moyen
14:29de réveiller quelque chose
14:31qui, je ne dis pas en d'autres temps, n'existe pas,
14:33en se plaçant au cœur du désir
14:35qui existe dans nos sociétés, et ça peut frapper
14:37l'homme le plus ordinaire comme l'homme le plus troublé.
14:39L'homme le plus ordinaire, une consommation abusive
14:41de pornographie, ça va le transformer très probablement
14:43en impuissant. Eh bien, l'homme
14:45déjà troublé, l'homme déjà traversé par de tels fantasmes
14:47de torture, de persécution, trouvera
14:49là probablement un accélérateur
14:51du passage à l'acte.
14:53Et je rajouterais une chose, ces choses,
14:55le désir de torture, le désir de tuer,
14:57le désir de blesser, le désir de violer,
14:59ça existe. Mais normalement, ça se révélait
15:01dans la guerre. Ça se révélait dans la guerre.
15:03Quand il y avait une guerre, on pourrait dire que le soldat
15:05était poussé quelquefois dans des jeux de massacre
15:07à toucher sa part, sa part la plus sombre,
15:09la plus noire, au moment où je parle
15:11dans la guerre civile plus encore, au moment,
15:13imaginons quelque part en Europe de l'Est
15:15en 1943-1944, c'était
15:17ces affects-là qui étaient mobilisés.
15:19Le drame étant que dans nos sociétés, il n'est pas
15:21interdit de faire l'hypothèse, de poser l'hypothèse suivante,
15:23cette part
15:25sombre, effrayante de l'âme humaine,
15:27eh bien, elle a été normalisée.
15:29Donc, comme si nous vivions finalement
15:31avec des affects de guerre normalisés
15:33dans les sociétés qui sont les nôtres,
15:35et on en arrive à ce paradoxe, on a plus depuis
15:3750 ans devoir déconstruire
15:39l'ensemble des interdits moraux,
15:41mais qu'est-ce qu'on constate? Ce qu'on a libéré,
15:43c'est les pulsions les plus mauvaises, et ce qui nous reste
15:45pour les calmer, eh bien, c'est la répression
15:47autoritaire classique, parce que quand on n'a plus
15:49les mœurs, la civilisation, la culture pour contenir
15:51la plus mauvaise part de l'âme humaine, tout ce qui reste,
15:53c'est le gendarme et le policier.
15:55Alors, en quelques secondes, cette histoire ne symbolise-t-elle pas
15:57l'extension du domaine de l'insécurité?
15:59On demandera à Gilbert Collard de réagir dans un instant.
16:01J'aime bien ce que vous dites lorsque vous dites
16:03qu'on a toujours la possibilité de faire
16:05le bien ou le mal, sinon on perd la dignité
16:07d'être être humain. Pardon.
16:09Il y a certainement des exceptions, mais
16:11aujourd'hui, je crois qu'on a étendu le domaine
16:13de l'irresponsabilité psychique
16:15et ce que j'appelle le déterminisme psychiatrique.
16:17Alors, en quelques secondes, oui, je pense que ce qu'on constate
16:19aujourd'hui, et ça, c'est le constat souvent fait,
16:21c'est que l'insécurité a non seulement gagné
16:23la cité, a non seulement gagné les transports en commun,
16:25a non seulement gagné qu'il faut des transports
16:27qu'on peut se payer pour vouloir contourner les transports
16:29en commun, mais l'insécurité nous y frappe aussi.
16:31Ce qu'on constate, c'est que même chez soi,
16:33dans sa maison, le dernier lieu où on devrait
16:35se sentir chez soi, protégé,
16:37même là peut surgir
16:39la bête, en quelque sorte.
16:41Nos existences, pour être tranquilles, sont condamnées
16:43à une forme de boumkérisation
16:45où, et on a inévitablement une part
16:47de nostalgie, il était tout d'une fois
16:49une société où on ne fermait pas les portes automatiquement,
16:51où il existait une telle chose que le voisinage,
16:53où on comptait sur son voisin pour se protéger,
16:55où on comptait sur le voisin pour être
16:57capable de nous protéger et de le protéger lui-même.
16:59Cette société est à reconstruire
17:01et ça ne se fera pas en une génération.
17:03Merci pour votre regard
17:05dans Gilbert Collard.
17:07Vous êtes notre chroniqueur mystère
17:09ce soir, vous êtes un grand avocat
17:11pénaliste. Je rappelle votre livre
17:13Indéfendable mémoire,
17:15chez Mareuil Éditions, avant d'aller
17:17plus loin déjà. Qu'est-ce que,
17:19j'ai vu que vous preniez des notes, j'ai vu que vous réagissiez
17:21par rapport à cette histoire.
17:23Qu'est-ce que ça vous évoque de la société
17:25et de l'altération du discernement
17:27qui a été prise en compte ?
17:29L'altération du discernement
17:31c'est une prise en compte due à une loi
17:33nouvelle, ancienne mais nouvelle.
17:35Avant il n'y avait qu'un seul texte, c'était l'article 64
17:37de procédure pénale
17:39qui disait il n'y a ni crime ni délit lorsque
17:41le criminel est en état de démence
17:43au moment des faits.
17:45Et puis on a introduit la théorie de l'altération.
17:47Il y a la folie et il y a
17:49l'abolition et l'altération.
17:51Mais ça veut dire quoi ce verdict ?
17:53Cela veut dire que
17:55parce qu'il est
17:57mentalement atteint
17:59il doit être libéré
18:01plus tôt.
18:03CQFD.
18:05Le message effrayant
18:07qui n'est pas décodé, je vous ferai remarquer
18:09que la justice
18:11envoie,
18:13c'est, on a un violeur
18:15dont on sait que les facultés
18:17mentales sont altérées
18:19qui est donc dangereux
18:21mais parce que ces facultés mentales sont altérées
18:23mais parce qu'il est dangereux
18:25on va en faire en sorte de le libérer
18:27plus tôt. Chapeau !
18:29Qu'est-ce que je voulais que je vous dise ?
18:31Alors que tout le monde attend l'inverse.
18:33Alors que son altération
18:35du discernement n'aurait pas été reconnue,
18:37il aurait été condamné à 20 ans de prison.
18:39Alors vous dans votre livre ?
18:41Il aurait fait 10 ans. De toute manière
18:43la peine à laquelle il a été condamné
18:45il faut en enlever la moitié.
18:47Sauf s'il étrangle un gardien de prison
18:49dans une maison d'arrêt,
18:51il ne purgera pas la totalité de sa peine,
18:53c'est une évidence. Donc il n'y a
18:55si vous voulez aucune prise en compte
18:57et ça c'est un vieux débat pour les criminologues
18:59qui remontent à des années et des années
19:01de ce qu'on appelle en science criminelle
19:03la dangerosité.
19:05Apparemment on s'en fout
19:07de la dangerosité de l'individu.
19:09On constate...
19:11Alors si on fait l'histoire
19:13judiciaire de la folie,
19:15on se dit que la justice est folle.
19:17Parce que vous avez des fous furieux
19:19qui ne sont pas reconnus comme fous.
19:21Moitoiré par exemple dans l'assassinat du petit Valentin
19:23qui l'a tué de 40 coups de couteau
19:25parce qu'il entendait des voix
19:27qui lui donnaient des ordres.
19:29Il avait sa boîte à outils et sa boîte à outils
19:31lui commandait de tuer.
19:33Lui, après une bataille d'experts,
19:358 ou 9 experts, il a été déclaré
19:37saint d'esprit. Et puis un autre
19:39qui apparemment souffre d'une altération bénigne
19:41il est déclaré comme devant bénéficier
19:43d'une atténuation de peine
19:45parce que mentalement atteint.
19:47Il n'y a pas de... Comment pourrait-je dire ?
19:49Il n'y a pas de rigueur psychiatrique quand même.
19:51Il faut bien le reconnaître.
19:53On n'a pas de critères.
19:55Et puis il n'y a aucune approche psychanalytique.
19:57Donc on laisse
19:59en liberté
20:01des gens
20:03qui recommenceront.
20:05La vérité c'est que
20:07nous avons, sur le plan pénal
20:09et sur le plan criminologique,
20:11facilement 70 ans
20:13de retard.
20:15Lorsque Bruno Rotailleau déclare
20:17on a créé un droit à l'inexécution
20:19des peines et les Français
20:21ne comprennent pas les différences
20:23entre les peines encore eues, prononcées
20:25et exécutées, qu'est-ce que cela vous évoque ?
20:27C'est vrai. C'est la loi.
20:29La loi de 2023.
20:31Comment on en est arrivé là ?
20:33La loi de 2023 a fait un progrès.
20:35Parce qu'avant, les diminutions
20:37de peine étaient automatiques.
20:39Maintenant elles ne sont plus automatiques.
20:41C'est-à-dire que si le délinquant étrangle un gardien de prison,
20:43on ne va quand même pas lui faire
20:45des diminutions de peine.
20:47Mais maintenant,
20:49depuis la loi,
20:51selon que les peines sont de 1 an ou de plus d'un an,
20:53il y a des diminutions systématiques
20:55de la durée de la peine.
20:57En réalité, la plupart des condamnés
20:59font la moitié de la peine,
21:01s'ils se comportent bien. Donc c'est la loi.
21:03C'est la loi. Par exemple,
21:05un individu qui est condamné à une peine
21:07de réclusion criminelle
21:09à perpétuité incompressible,
21:11puisque c'est le terme employé,
21:13au bout de 30 ans,
21:15il peut demander sa libération.
21:17Parce que la Cour Européenne des Droits de l'Homme
21:19l'exige. Un individu qui est condamné
21:21à la perpétuité, au bout de 20 ans,
21:23il peut sortir. Donc c'est l'état
21:25de la loi. Il faut s'en prendre
21:27à la loi.
21:29Et vous racontez dans votre livre, notamment, dans l'affaire
21:31Pourriol.
21:33Depuis cette histoire,
21:35la loi a évolué.
21:37Mais racontez-nous qu'en plus je viens vous dire.
21:39Marina Macier était
21:41la sœur
21:43de l'inspecteur qui a été assassinée
21:45dans l'affaire Pourriol.
21:47En 1981.
21:49Lui avec un enfant,
21:51les beaux-parents.
21:53La maman, les grands-parents, le beau-frère.
21:55Il y a eu 6 victimes.
21:57Et l'assassin de l'enfant, Fino Chieti,
21:59il a tué l'enfant
22:01à coup de barre de fer,
22:03pour abréger ses souffrances, dit-il.
22:05Il a été condamné à 20 ans de prison.
22:0720 ans de prison.
22:09Un jour, Marina Macier,
22:11la tante de l'enfant décérébré,
22:13qui a échappé de justesse, d'ailleurs,
22:15à l'assassinat aussi.
22:17Elle se promène dans la rue,
22:19dans un quartier de Marseille,
22:21La Pomme, le nom du quartier,
22:23et à un moment donné, elle croit faire un cauchemar.
22:25Elle voit en face
22:27d'elle, le Fino Chieti,
22:29l'assassin.
22:31Elle lui dit, mais qu'est-ce que vous faites là ?
22:33Alors lui, évidemment,
22:35il y a une scène que je raconte, mais je ne vais pas occuper
22:37l'émission à vous la raconter.
22:39Il lui explique qu'il a été libéré,
22:41qu'il a fait la moitié de sa peine, 8 ans,
22:43avec les remises de peine.
22:45Sur 20 ans, 8 ans, il a décérébré
22:47un enfant. Et alors, à partir de là,
22:49évidemment, il y a eu des articles de presse,
22:51une polémique patatie et horreur.
22:53Et donc, maintenant, les victimes
22:55sont informées
22:57quand l'assassin est libéré.
22:59Ce qui fait que Récaud,
23:01Tony Récaud, qui a
23:03tué quand même 7 personnes en tout dans sa vie,
23:05et qui a maintenant 85 ans,
23:07est toujours en prison,
23:09et je me flatte de lui avoir envoyé du reste,
23:11parce que l'un des...
23:13l'époux
23:15de l'une des victimes, M. Morel,
23:17a dit, s'il sort, je le tue.
23:19Alors, chaque fois
23:21qu'il est informé qu'il va y avoir une libération
23:23conditionnelle, il réagit.
23:25Et ça bloque un peu le système, bon.
23:27Mais sinon, avant, les victimes n'étaient
23:29même pas informées, et elles croisaient
23:31dans la rue l'assassin. – Et d'un côté, donc,
23:33on a une victime libérée plus tôt,
23:35un coupable, un reconnu coupable libéré
23:37plus tôt, et de l'autre côté, comme disait
23:39Mathieu Bocoté, une victime
23:41victime à vie.
23:43On marque une pause, on revient dans un instant.
23:45Je vais vous demander de réagir peut-être à cette prison
23:47haute sécurité de Gérald Darmanin.
23:49Ne faudrait-il pas peut-être l'étendre
23:51à tous, au lieu que les narcotrafiquants ?
23:53On marque une pause, tout de suite.
23:59– Retour sur le plateau de Face à l'Info, dans un instant,
24:01on fera une table avec nos chroniqueurs
24:03sur Ima Hassan, à propos de
24:05Moalem Sansa, qui n'a pas voté.
24:07On en parle dans un instant.
24:09D'abord avec vous, on termine avec
24:11Gilbert Collat, notre chroniqueur mystère.
24:13Monsieur Gérald Darmanin, qui s'attaque
24:15au défi des prisons,
24:17et la création d'une prison haute sécurité,
24:19ça sera pour
24:21juillet 2025, il était temps ?
24:23– Oui, de toute façon, il est trop tard
24:25pour tout, alors il sera temps pour tout.
24:27Mais je trouve
24:29extraordinaire de nous vendre
24:31cette idée
24:33réalisée, peut-être,
24:35de prison de haute sécurité.
24:37Moi j'ai connu
24:39les quartiers de haute sécurité,
24:41à l'intérieur des prisons.
24:43Et je me rappelle très bien que je suis allé
24:45y rencontrer, avec un certain
24:47effroi je dois dire,
24:49le dernier parrain, Gaëtan Zampa,
24:51dit Tani,
24:53qui régnait sur le milieu
24:55marseillais d'une manière effrayante,
24:57on lui attribue quand même l'assassinat du juge Michel.
24:59Ce n'est pas rien.
25:01Comme je l'avais trouvé très
25:03agité, très dangereux,
25:05je n'ai pas voulu m'occuper de lui. Mais je suis allé le voir
25:07pour la première fois dans les quartiers de haute sécurité.
25:09Alors, pour un avocat
25:11qui est souvent en prison, comme je suis claustrophobe,
25:13je ne vais pas vous dire que j'ai eu une carrière pénible.
25:15Les quartiers de haute sécurité
25:17c'était quoi ? C'était des
25:19quartiers qui étaient situés dans
25:21une aile particulière de la
25:23prison, et pour y accéder,
25:25il y avait une,
25:27deux, trois,
25:29quatre, cinq portes.
25:31Donc, il y avait un principe
25:33d'isolation du détenu.
25:35Mais qui vivait sinon ?
25:37Dans un espace carcéral
25:39libre.
25:41Libre, mais séparé
25:43des autres. Quand la gauche
25:45est arrivée au pouvoir, quand Robert
25:47Badinter a été ministre de la justice,
25:49il a considéré que
25:51sous la pression de toute une intelligence
25:53qui évidemment fait le malheur de
25:55l'humanité quand elle s'arrête de penser,
25:57il a considéré que c'était une
25:59atteinte aux droits de l'homme. Et on a
26:01supprimé les quartiers de haute sécurité
26:03où les narcotrafiquants
26:05auraient parfaitement dû
26:07être enfermés.
26:09Et voilà que maintenant, on crée
26:11des prisons de haute sécurité.
26:13Alors, ça montre à quel point, si vous voulez,
26:15il y a une perversion d'une
26:17certaine réflexion intellectuelle
26:19qui, au nom du bien,
26:21fait le mal. Parce que si on avait
26:23gardé ces quartiers de haute sécurité,
26:25on n'en serait pas à se dire, mais les narcotrafiquants
26:27font ce qu'ils veulent, ils téléphonent
26:29comme ils veulent, on parachute ce qu'on veut dans
26:31les prisons, les gardiens sont terrorisés.
26:33Non. Au nom du bien,
26:35de la morale, il faut voir les discussions,
26:37au nom de la morale, on a supprimé
26:39les quartiers de haute sécurité. Voilà.
26:41Alors, c'est intéressant de voir, effectivement,
26:43que Gérald Darmanin
26:46fait quand même quelque chose.
26:48Par rapport au précédent
26:50ministre de la Justice, on va dire qu'il fait quelque chose.
26:52Est-ce que c'est une bonne chose de regrouper
26:54tous les... de faire une espèce d'académie
26:56française du crime ?
26:58Française, entre guillemets.
27:00Beaucoup de guillemets.
27:02Bien sûr.
27:04Mais c'est vrai qu'on se demande, est-ce que toute la définition
27:06de cette prison de haute sécurité, on croyait
27:08que c'était la définition de la prison,
27:11En tout cas, vous pouvez réagir aujourd'hui
27:13sur le sujet avec grand plaisir.
27:15On parle de Rima Hassan, vous voulez bien ?
27:17Alors, Rima Hassan, un tour de table avant
27:19votre chronique, mon cher Marc. Très attendue,
27:21votre chronique. Ah bon ? Ah oui.
27:23Très attendue. Est-ce qu'il faut encore payer
27:25les retraites des anciens présidents
27:27et des anciens premiers ministres ?
27:29Rima Hassan vote contre la résolution
27:31du Parlement européen demandant la libération
27:33de Boilem Sansal.
27:35Manon Aubry s'est abstenue.
27:37Réaction, Charlotte Dornelas.
27:40Rima Hassan a expliqué
27:42qu'en effet, il n'était pas en prison.
27:44Elle passe outre
27:46la situation diplomatique entre la France
27:48et l'Algérie, le moment où Boilem Sansal
27:50est arrêté, alors qu'elle
27:52explique que ce n'est pas parce qu'il est écrivain, mais en raison
27:54de la violation d'un article de la loi
27:56algérienne qui interdit de remettre
27:58en cause la territorialité
28:00de l'Algérie, comme il avait pris
28:02le parti de la France sur la question du Sahara
28:04occidental, et elle fait fi
28:06absolument du moment où
28:08Boilem Sansal est arrêté
28:10alors que ça fait des années qu'il dit la même chose
28:12et de l'otage qu'il est
28:14de cette relation-là.
28:16Il a été fait français
28:18quelques jours avant que la France
28:20reconnaisse le Sahara occidental
28:22et elle fait mine de ne pas comprendre ça.
28:24Et par ailleurs, elle donne raison
28:26évidemment à l'Algérie contre la France. C'est surtout ça
28:28qu'elle fait dans une stratégie
28:30désormais assez lisible.
28:32Je vous donne la parole.
28:34Je pense que ce tweet de Rima Hassan
28:36résume tout. Ne pas voter ce texte
28:38ce n'est pas s'opposer à la libération de
28:40Boilem Sansal. Ne pas voter ce texte
28:42est s'opposer à l'instrumentalisation
28:44qui est faite de son cas.
28:46Nous restons bien entendu attentifs
28:48au sujet des droits humains en Algérie
28:50comme dans le reste du monde et j'invite
28:52les défenseurs de Sansal à déployer autant
28:54d'énergie à défendre les droits des humains
28:56des palestiniens.
28:58J'invite les gens préoccupés
29:02par les droits humains des palestiniens à se préoccuper
29:04de Boilem Sansal de manière sérieuse.
29:06Ce qui est incroyable
29:08c'est qu'elle dit
29:10il a tenu des propos qui sont
29:12intolérables pour le gouvernement algérien.
29:14C'est-à-dire que
29:16Monsieur, avant de prendre ma plume
29:18il me faut obtenir
29:20votre autorisation. C'est ça le concept
29:22de liberté de cette dame ?
29:24C'est ça le concept de
29:26Monsieur Mélenchon
29:28et de tous ces sbires qui veulent
29:30représenter une humanité
29:32conquérante où tout à chacun
29:34est dans la puissance
29:36de la responsabilité, de la dignité.
29:38C'est infâme. C'est-à-dire qu'il
29:40condamne
29:42le fondement même
29:44de la liberté. C'est-à-dire que
29:46dans le pays de Molière, dans le pays
29:48de Voltaire, de Diderot,
29:50on n'a pas le droit d'écrire ce que l'on veut.
29:52Il faudrait contrôle initial
29:54pour savoir où on tremble sa plume.
29:56Et quand elle parle des droits
29:58en Algérie, essayons
30:00de comprendre quel est l'avis
30:02des détenus en Algérie.
30:04C'est infâme de voir
30:06une telle écriture. C'est indigne.
30:08C'est méprisable. J'aimerais
30:10bien voir
30:12la réaction de tous
30:14ceux qui travaillent avec elle.
30:16Je dirais que plus la France sera
30:18le pays de Rima Hassan et moins ce sera le pays
30:20de Diderot, de Voltaire et d'autres.
30:22La Rima Hassanisation de la France
30:24correspond à la dévolterisation
30:26de la France.
30:28Elle s'exprime, je crois,
30:30avec un esprit de conquête. Elle dit
30:32« Ce que vous croyez sacré chez vous,
30:34ce ne l'est pas. »
30:36Je reconnais la légitimité
30:38d'un gouvernement d'emprisonner des écrivains
30:40par ailleurs franco-algériens, il faut-il le rappeler.
30:42Je leur donne le droit d'emprisonner un Algérien
30:44parce qu'il a contesté, en France,
30:46dans ses œuvres, la vision que ce pays
30:48se fait de son intégrité territoriale.
30:50Mais ce n'est pas surprenant.
30:52Le grand malaise de la gauche avec Bouadame Sanssane
30:54est visible depuis son arrestation.
30:56Rima Hassan, de ce point de vue,
30:58est moins une exception
31:00qu'un élément révélateur.
31:02La lecture de son message,
31:04de son tweet est
31:06très révélateur. C'est un agent
31:08du gouvernement algérien.
31:10Ni plus ni moins.
31:12Elle fait la police
31:14politique de la pensée
31:16au service
31:18du gouvernement algérien.
31:20Ni plus ni moins. Relisons ce qu'elle dit.
31:22Voilà.
31:24Ce texte n'est pas à s'opposer à la libération
31:26de M. Sanssane, c'est s'opposer
31:28à l'instrumentalisation qui en est faite de son cas.
31:30Nous restons attentifs au sujet
31:32des droits humains en Algérie,
31:34comme dans le reste du monde, et j'invite les défenseurs
31:36de Sanssane à déployer autant d'énergie
31:38à défendre les droits humains et palestiniens.
31:40Elle est députée au nom de la France.
31:42Je veux dire,
31:44de quel droit
31:46elle s'investit
31:48du pouvoir de défendre
31:50un pays étranger
31:52qui en plus, en ce moment, nous botte le cul
31:54du matin au soir.
31:56C'est quand même effrayant de voir
31:58qu'on a des députés qui font
32:00qu'on a au moins un député, soyons prudents,
32:02qui fait un acte de trahison.
32:04Sanssane est poignardé
32:06dans le dos de sa vieillesse,
32:08de sa maladie,
32:10de son incarcération
32:12par un député français.
32:16Merci en tout cas pour votre regard
32:18sur ce sujet.
32:20Dans un instant,
32:22on va parler de la Grande Mosquée de Paris
32:24avec vous, Charles O'Donnellas.
32:26Personne n'en parle.
32:28Et de la certification halale
32:30et de l'argent qui est récolté.
32:32Où va l'argent ?
32:34Là aussi, on va en parler.
32:36Récolté de force.
32:38Il faut bien préciser tout ça.
32:40Je tease un peu, si vous permettez l'expression,
32:42votre chronique.
32:44Mon cher Marc,
32:46on va s'arrêter ce soir
32:48sur ces avantages des anciens présidents
32:50et premiers ministres proposés
32:52par la sénatrice Nathalie Goulet,
32:54qui a été votée dans le budget 2025
32:56au Sénat en première lecture.
32:58Pourquoi ne pas supprimer ces avantages
33:00lorsque nous sommes passés, par exemple,
33:02de 2 premiers ministres tous les 5 ans
33:04à 4 premiers ministres par an ?
33:06Lorsqu'on a des premiers ministres très jeunes,
33:08comme Gabriel Attal, grand bien lui fasse,
33:10mais on va le payer encore plus longtemps.
33:12Lorsqu'on est en train
33:14de demander aux Français
33:16de travailler 7 heures de plus,
33:18lorsqu'on est en train
33:20de demander aux Français
33:22toutes sortes de privations,
33:24on se demande pourquoi
33:26il ne faudrait pas supprimer ces avantages
33:28des anciens présidents et premiers ministres.
33:30Pour aller épouser votre propos,
33:32on avait quand même hier
33:34une ministre qui disait
33:36quand on a la richesse
33:38d'un retraité qui gagne
33:402000 euros par mois,
33:42on ne peut pas quand même laisser
33:44l'abondance, une telle prospérité
33:46sans que cette personne ait la dignité
33:48de donner un petit quelque chose
33:50pour les autres.
33:52C'est ce que je vous dis.
33:54L'abondance, 2000 euros par mois,
33:56c'est l'abondance. Alors combien gagne-t-elle ?
33:58En tant que ministre,
34:00ça gagne pratiquement
34:0210 000 euros. Combien gagne
34:04un député ?
34:06Un député gagne 7 493 euros
34:08et 30 centimes.
34:10Voilà les chiffres en tant que tel.
34:12Les présidents de la République,
34:14ce qui est intéressant, c'est qu'ils gagnent
34:16moins. Enfin, ils gagnaient
34:18moins. Ils gagnaient
34:206 700 euros par mois.
34:22Mais il reste
34:24qu'à la limite, ça c'est
34:26à vie. Le président
34:28Macron a déterminé
34:30quand il est arrivé au pouvoir,
34:32il s'est tourné vers
34:34les personnes qui
34:36avaient la responsabilité
34:38de ces émoluments et a dit
34:40au fait, mon prédécesseur,
34:42combien gagnait-il ?
34:44Alors on lui dit, il gagnait
34:466 700 euros.
34:48Dans un premier temps, on avait parlé d'une sorte
34:50de budget. Non, non, mais qu'est-ce qu'il gagne ?
34:52Parce qu'on avait fait référence
34:54à Mitterrand
34:56et à Chirac qui, en plus
34:58de leur salaire de président,
35:00avaient le cumul dans leur retraite.
35:02Ils faisaient valoir leur retraite. Ce qui fait que
35:04Chirac gagnait plus de 20 000 euros par mois,
35:06Mitterrand aussi, etc.
35:08L'ensemble,
35:10ça faisait ce budget quand ils étaient
35:12en place. Alors il dit, non mais combien ?
35:14Il dit, c'est inadmissible,
35:16vous me donnerez
35:1819 900 et quelques euros
35:20par mois. Il s'est donc
35:22fixé son salaire et
35:24après ces gens vous demandent
35:26de penser à gagner
35:28un tout petit peu moins parce que
35:30quand même, cette opulence
35:32avec 2 000 euros par mois,
35:34c'est intolérable,
35:36c'est une offense pour ceux
35:38qui sont dans la rue
35:40ou qui gagnent si peu
35:42en se levant tous les matins
35:44à 3 heures. Donc,
35:46n'oublions pas non plus que
35:48le président de la République,
35:50une fois qu'il perd ses fonctions,
35:52il gardera
35:54un secrétariat pendant
35:565 ans, 7 personnes.
35:58Au bout de 5 ans, c'est 3 personnes.
36:00À vie, ça sera un chauffeur,
36:02une voiture, il aura
36:04également un appartement
36:06d'au moins 80 mètres carrés
36:08et de façon
36:12organique ou logique
36:14d'entraînement, il devient
36:16membre du conseil constitutionnel
36:18à 13 500 euros
36:20par mois. Alors, il n'est pas
36:22obligé de siéger et à ce moment-là,
36:24il ne le touche pas. Mais vous vous rendez compte
36:26de tous ces avantages. Alors, les
36:28premiers ministres, on est dans cette logique-là.
36:30Les premiers ministres, pendant
36:32des années, continuent
36:34à avoir toute une organisation,
36:36un secrétariat,
36:38un agent qui les accompagne
36:40et à vie.
36:42Jusqu'à 67 ans.
36:44À partir de 67 ans, ils n'ont plus
36:46ces avantages-là. En revanche,
36:48passé 67 ans, on garde
36:50la voiture, on vous paye
36:52le carburant, on vous paye l'assurance,
36:54on vous paye l'entretien
36:56et le chauffeur.
36:58Mais il n'y a pas que les premiers
37:00ministres. Vous avez également
37:02les ministres de la Défense,
37:04le ministre de l'Intérieur et
37:06le ministre des Affaires étrangères.
37:08Pourquoi ont-ils ce privilège ? Parce qu'on estime,
37:10et on peut l'admettre, qu'ils se
37:12sont retrouvés avec des dossiers extrêmement
37:14délicats et que ça peut
37:16les exposer.
37:18On achète leur silence. Non. C'est pas
37:20acheter leur silence.
37:22On évite les conflits d'intérêt.
37:24On protège nos secrets et
37:26on peut également les mettre
37:28à l'abri de la menace
37:30que pèseraient sur eux
37:32ceux qui voudraient se venger
37:34des attitudes qu'ils ont eues
37:36durant l'exercice
37:38de leurs fonctions. Donc, tout ça,
37:40c'est relativement normal.
37:42Mais quand même. Alors, n'oublions pas non plus
37:44que, par exemple,
37:46M. Barnier.
37:48Alors,
37:50théoriquement, il n'y a pas
37:52de temps à faire. Du moment que vous avez un mandat,
37:54si ce mandat, il dure
37:56deux mois, comme c'est son
37:58cas, néanmoins, il peut faire
38:00valoir la
38:02continuité pendant
38:04un certain
38:06temps. Reste que, lui,
38:08il est à la retraite.
38:10Donc, il ne peut pas faire valoir ça.
38:12Et s'il n'était pas dans le cas
38:14de la retraite, il
38:16devrait, à ce
38:18moment-là, présenter
38:20ses
38:22biens personnels.
38:24Parce que, si vous avez
38:26trop de biens et une rentabilité
38:28financière,
38:30c'est l'histoire Cahuzac, etc.,
38:32que vous avez des intérêts personnels,
38:34à ce moment-là, vous ne
38:36pourrez plus toucher. Et M. Attal,
38:38comme il a été élu tout de suite
38:40député, là, il est dans
38:42une continuité de rétribution.
38:44Alors, il perd ses
38:46avantages. En revanche, il continue
38:48à bénéficier, en tant
38:50qu'ancien Premier ministre, des
38:52avantages d'un secrétariat,
38:54de la voiture à vie,
38:56du chauffeur, etc., etc.
38:58Vous vous rendez compte
39:00de cette folie qui consiste
39:02parce que, pendant un certain temps,
39:04soit vous êtes engagé
39:06pour le pays, soit
39:08vous avez dépensé une énergie
39:10fabuleuse, mais néanmoins,
39:12vous jouissez d'avantages
39:14colossaux. Et le dernier
39:16point, M. Cazeneuve, l'année dernière,
39:18entre
39:202020 et 2023, il a
39:22coûté, à l'État,
39:24201 387 euros.
39:26M. De Villepin,
39:28197 540 euros.
39:30M. Raffarin,
39:32160 576 euros.
39:34Et alors,
39:36Mme Edith Cresson,
39:38elle continue toujours à avoir
39:40des avantages de ses fonctions,
39:42alors qu'elle n'a pas été Premier ministre
39:44très longtemps.
39:46J'ai le plaisir d'avoir votre regard.
39:48C'est gênant
39:50de se poser cette question.
39:52Est-ce qu'elle est justifiée
39:54au regard des efforts
39:56qu'on demande aux Français, au regard de cette
39:58vie qui change ?
40:00Effectivement, Edith Cresson, c'était il y a plus de 30 ans.
40:02Et on demande aux Français...
40:04On ne le savait pas en temps réel.
40:06On ne le savait pas à l'époque.
40:08Mais qui pourrait vouloir enlever Raffarin ?
40:10Je ne sais pas, un collectionneur peut-être ?
40:12Un
40:14Cazeneuve, je ne sais pas, un marchand de parapluies ?
40:16Ce qu'on appelle le parapluie de charbon.
40:18Pour faire des économies,
40:20vous êtes pour aussi cet amendement du Sénat.
40:22Moi, je suis un disciple de Rousseau.
40:24Quand on sert la République,
40:26il faut avoir les moyens
40:28de la servir, rien de plus.
40:30C'est absolument scandaleux.
40:32Et je suis pour une abrogation
40:34de tous ces amendements. Je me rappelle lorsque j'étais à
40:36Quiberon, pas pour le débarquement,
40:38mais à Quiberon, dans un centre
40:40de thalassothérapie, j'ai croisé
40:42Pasqua, dont j'étais aussi
40:44l'avocat, à l'époque.
40:46Et il était flanqué de son garde du corps, en peignoir.
40:48C'est pas une blague ?
40:50Alors, je lui dis,
40:52je lui dis,
40:54monsieur le ministre, ou Charles,
40:56il a une arme sous le peignoir ?
40:58Il me dit, non, non, non, mais je dis,
41:00c'est nous qui payons ?
41:02Il me dit, bon, vous plaisantez
41:04quand même.
41:06Intéressant.
41:08Je ne sais pas si je plaisantais.
41:10Intéressant, et puis beaucoup de personnes
41:12se demandent, beaucoup de Français se demandent, est-ce que c'est uniquement
41:14les anciens présidents, les anciens premiers ministres,
41:16mais les parlementaires aussi.
41:18Il avait notamment la présidence du Parlement.
41:20Oui, on passe à un autre sujet, parce qu'on a
41:22beaucoup de sujets ce soir, et celui de
41:24Charlotte de Lanas, personne n'en parle et l'interpelle
41:26beaucoup. Encore une histoire d'argent.
41:28Encore une histoire d'argent.
41:30Justement, quand on demande à tous les Français de faire
41:32des efforts, il y a un moment aussi, on se pose des
41:34bonnes questions. Le député
41:36européen, François-Xavier Bellamy,
41:38vient de saisir la commission européenne
41:40pour qu'elle puisse mettre fin
41:42à un système de certification
41:44halal délivré par la Grande Mosquée
41:46de Paris, tandis qu'un député
41:48RN a saisi le procureur de la République
41:50de Paris à la suite des révélations du journal
41:52L'Opinion. Que reproche-t-on
41:54concrètement à la Grande
41:56Mosquée, Charlotte ?
41:58Pour faire simple, parce que le système est un peu
42:00compliqué, il est reproché
42:02à une société au sein de la Grande
42:04Mosquée de Paris d'avoir le monopole
42:06d'une certification halal qui a
42:08étendu ses droits ces dernières années
42:10sur simple décision
42:12des autorités algériennes
42:14à toutes les exportations en
42:16Europe à destination de l'Algérie.
42:18En simple, c'est
42:20tout ce qui sort
42:22d'Europe pour aller en Algérie
42:24et par ailleurs,
42:26on verra pourquoi, sans certification
42:28réelle. C'est la petite
42:30cerise sur le gâteau.
42:32En gros, fin 2022, la Grande Mosquée de Paris
42:34aurait mis,
42:36ce que révèle le journal, un système
42:38assez opaque en place
42:40qui assure d'importants
42:42revenus à la société
42:44qui est au cœur de l'association
42:46qui gère la mosquée.
42:48Vous allez voir, elles ne sont pas régies par les mêmes codes
42:50ce qui rend les fonds
42:52opaques l'un pour l'autre
42:54et ce qui empêche l'association
42:56d'avoir un regard sur l'utilisation
42:58de ces fonds gérés par la société
43:00en question, dont le patron
43:02est quand même le recteur de la Grande Mosquée
43:04de Paris. Il n'y a pas de lien, mais il y en a quand même un
43:06en l'occurrence.
43:08Une convention est signée le 20 décembre
43:102022 entre cette société
43:12et le
43:14ministre du commerce algérien
43:16sous le haut patronage du président
43:18Théboune. C'est fait
43:20entre cette société et le gouvernement
43:22algérien. Il y a trois salariés,
43:24un siège social qui est à la Grande Mosquée
43:26et le recteur, dont je vous le disais, en est
43:28le patron. Et la société est
43:30chargée, très directement par les autorités
43:32algériennes, de délivrer
43:34cette certification halale.
43:36Mais il ne s'agit pas simplement d'une
43:38question de lycéité religieuse
43:40comme on voit sur la viande
43:42ou sur des produits qui auraient
43:44éventuellement des traces d'alcool. Il y a
43:46beaucoup de pays qui le font sur cette seule
43:48question religieuse. C'est donc
43:50en l'occurrence un certificat qui est délivré
43:52pour adéquation religieuse
43:54pour permettre l'exportation.
43:56Là, on a une liste extrêmement
43:58large de quasiment tous les
44:00produits qui est dictée par le ministère algérien
44:02de l'industrie et de la production
44:04pharmaceutique. On n'est pas exactement
44:06sur l'imam, en l'occurrence,
44:08qui donne. Donc on a la viande, le lait,
44:10les biscuits, le chocolat, l'huile, la nourriture
44:12pour bébé, les cosmétiques, soit
44:14à peu près tout. Donc c'est
44:16évidemment bien plus qu'une certification
44:18religieuse. Et
44:20aucun industriel européen
44:22ne peut donc passer la douane algérienne
44:24sans ce label.
44:26Donc, des pouvoirs
44:28douaniers, en l'occurrence, sont accordés à une société
44:30dont le patron est le recteur de la
44:32Grande Mosquée de Paris. Pour résumer
44:34la situation. Et le
44:36papier révèle que le conseiller
44:38culte et immigration au
44:40ministère de l'Intérieur, sous Gérald Darmanin,
44:42a découvert cette situation
44:44et l'existence de cette société
44:46en revenant au ministère de l'Intérieur avec Bruno
44:48Retailleau en septembre 2024.
44:50La certification est de finir
44:52en décembre 2022.
44:54Il vient de le découvrir, en l'occurrence,
44:56et l'enquête
44:58de l'opinion du journal révèle que
45:00cette société impose,
45:02donc à sa discrétion, des taux
45:04qui vont de 2 à 10 centimes
45:06selon les produits. Alors,
45:08elle déclare un chiffre d'affaires qui était
45:10de 1,7 millions en 2023
45:12et qui serait de 5 millions en 2024.
45:14Vous allez voir, c'est assez peu crédible. Pourquoi ?
45:16Il faut évidemment regarder
45:18par rapport à l'ampleur des échanges
45:20commerciaux entre la France et l'Algérie.
45:22Sur les seuls yaourts et produits laitiers, c'est
45:2455 000 tonnes. L'opinion a fait
45:26le calcul pour moi, je les remercie.
45:28Ça fait 2 millions d'euros,
45:30rien que pour ça. En effet,
45:32cette année-là, ils avaient déclaré un chiffre d'affaires
45:34de 1,7 millions d'euros.
45:36Pour 2024, ils annoncent 5 millions d'euros.
45:38C'est difficile à croire à l'échelle
45:40de l'Union européenne. Pourquoi ? Parce que
45:42l'Algérie importait 14%
45:44du total de son alimentation
45:46en France.
45:48Imaginez, évidemment, à l'échelle de l'Union
45:50européenne, ce que ça représente.
45:52Et cerise sur le gâteau, je vous le disais,
45:54l'institution,
45:56donc la société au sein de cette mosquée de Paris,
45:58a confirmé au journal qu'elle
46:00travaille avec un laboratoire
46:02pour établir ses certificats,
46:04mais de nombreux industriels témoignent
46:06auprès du journal que, il y en a un
46:08qui l'explique très bien, il dit qu'on demande la certification,
46:10on la paye et on l'obtient sans
46:12jamais avoir vu un contrôleur de
46:14notre vie, sans le début du commencement
46:16d'un contrôle. Il s'agit donc d'une taxe
46:18informelle à destination d'une entreprise
46:20privée et, par ailleurs,
46:22obligatoire pour exporter.
46:24Intéressant, parce qu'on vient d'apprendre que
46:26le recteur de la mosquée de Paris s'est expliqué
46:28ce soir au nord de
46:30ses voeux, mais on va vous écouter
46:32ça dans un instant.
46:34On avance
46:36et il s'explique là-dessus.
46:38Est-ce qu'on sait, Charlotte Dornelas,
46:40que devient cet argent récolté par la
46:42société hébergée par la
46:44grande mosquée ? Ensuite, on écoutera le
46:46recteur là-dessus. C'est évidemment l'autre question qui a été
46:48posée par François-Xavier Bellamy
46:50pour une raison simple. La société, je vous le disais,
46:52elle est au sein hébergée
46:54par la grande mosquée, mais elle est régie par
46:56les dispositions du code du commerce.
46:58Et l'association gestionnaire de
47:00la mosquée de Paris, c'est évidemment
47:02une association de loi de 1901. Donc, c'est
47:04pas la même. Le président et son
47:06bras droit, qui gèrent donc la société en question,
47:08peuvent gérer les fonds de manière
47:10autonome et sans
47:12obligation de transparence vis-à-vis
47:14de l'association gestionnaire de la
47:16grande mosquée. Donc, le recteur a déjà
47:18répondu dans le papier, je le précise, il a été
47:20appelé, il a répondu dans le papier, et
47:22il dit, personne ne touche l'argent,
47:24simplement, cet argent sert
47:26à financer le culte musulman, et il y a un
47:28autre imam lyonnais, me semble-t-il,
47:30qui explique que ça compense finalement
47:32les financements étrangers qui ont été
47:34interdits par la dernière loi
47:36contre le séparatisme. Mais c'est une
47:38question qui, malgré ses explications,
47:40avait attiré l'attention de l'ancien commissaire
47:42européen au commerce, qui avait été
47:44alerté par des entreprises agroalimentaires
47:46européennes qui ne comprenaient pas le système
47:48qui avait été mis en place. Et
47:50le recteur avait répondu déjà à l'époque
47:52par communiqué, en disant
47:54à ce jour, aucune entreprise
47:56européenne bénéficiant de la certification
47:58de la grande mosquée ne s'est plainte
48:00des prestations réalisées en temps,
48:02en heure et en qualité. Bon, d'abord
48:04c'est faux, parce que l'opinion a recueilli beaucoup
48:06de témoignages d'entreprises qui précisément se plaignaient,
48:08entreprises qui se sont plaintes à la commission,
48:10commission qui a engagé une procédure de
48:12règlement des différents à la demande
48:14de la Direction Générale des Trésors
48:16en France. Donc il y a quand même apparemment des gens
48:18un peu mécontents, et le 11 décembre
48:20dernier, on l'a pris dans le papier,
48:22une réunion a eu lieu à la Grande Mosquée
48:24de Paris avec des exportateurs
48:26français, des membres de la commission
48:28européenne et des membres de la
48:30Grande Mosquée de Paris.
48:32Alors, on va écouter
48:34le recteur de la Grande Mosquée qui s'explique
48:36et ensuite je vous poserai la question
48:38comment comprendre le silence
48:40de la France sur cette question.
48:42C'est le recteur, ce soir, lors de la
48:44cérémonie des...
48:46Je tiens
48:48devant vous à rétablir
48:50certaines vérités.
48:52D'abord,
48:54on a dit que j'avais créé
48:56une société commerciale
48:58pour peut-être toucher de l'argent
49:00de je ne sais où.
49:02Et pourtant,
49:04nous n'avons fait qu'appliquer
49:06le droit.
49:08L'association, la société des
49:10abous qui est propriétaire de la Grande Mosquée de Paris
49:12est une personne morale.
49:14Et donc, elle est
49:16propriétaire
49:18en intégralité
49:20des
49:22actions
49:24de la société commerciale
49:26et en étant recteur de la
49:28Mosquée de Paris, je suis son représentant
49:30légal avec mon directeur général.
49:32Réaction Charlotte.
49:34Ça ne change pas grand chose. Il explique en effet le montage
49:36mais ça ne change rien au fait que cette taxe
49:38est imposée et à destination
49:40d'une société dont on ne sait pas ce que deviennent les fonds.
49:42Il nous dit que ce sont des dons pour
49:44des constructions de mosquées ici et là.
49:46On est prié de le croire en l'occurrence.
49:48Et par ailleurs, on est prié d'être d'accord par principe.
49:50C'est deux choses très différentes de ce qu'il
49:52explique et que je ne conteste pas par ailleurs.
49:54Alors, non seulement on l'a découvert tardivement,
49:56mais en plus, comment expliquons
49:58le silence de la France ? Et personne ne parle
50:00de ce sujet-là à part évidemment...
50:02A part l'opinion qui a développé une enquête.
50:04Ils expliquent que certaines personnes leur ont dit
50:06que c'est une libéralité qui a été accordée
50:08à certaines mosquées, dont la mosquée de Paris,
50:10pour financer l'islam de France
50:12et que ça se fasse en France.
50:14En lui accordant des pouvoirs douaniers
50:16signés avec les autorités algériennes au passage.
50:18Financer l'islam de France,
50:20c'est un peu une manière de dire que ça ne vient pas de l'étranger
50:22mais en fait c'est l'argent
50:24qui vient de chez nous mais avec l'autorisation de l'étranger.
50:26Je ne sais pas si c'est beaucoup plus...
50:28Et alors,
50:30la justification que vous attendiez tous,
50:32j'ai très plaisir à Mathieu je pense,
50:34les pouvoirs publics et notamment l'Elysée
50:36précisent, les journalistes
50:38de l'opinion, ont une réponse absolument
50:40exceptionnelle puisqu'ils expliquent que
50:42il y a une discrétion de la France
50:44notamment au regard du développement
50:46astronomique de la filière halal en France
50:48et de son augmentation
50:50considérable ces dernières années.
50:52Ouvrez les guillemets, si on faisait
50:54la vérité des chiffres sur la part du halal en France,
50:56on servait un argument de campagne
50:58à Marine Le Pen.
51:00Donc, le rapport à la vérité
51:02et à la réalité est toujours le même.
51:04Personne ne se soucie
51:06de savoir si ça existe ou non.
51:08Tout le monde se soucie de savoir si ça fait le jeu
51:10de Marine Le Pen ou pas.
51:12C'est intéressant quand même dans le rapport à la vérité
51:14de manière générale. Déjà, on ne sait plus si elle existe
51:16mais alors là, c'est carrément...
51:18On se fiche de savoir si elle existe.
51:20Et, précisons, les services secrets
51:22français ont été alertés.
51:24Ils sont donc au courant mais
51:26la Grande Mosquée est protégée par son...
51:28C'est pareil, ce sont des personnes qui expliquent
51:30que l'histoire diplomatique, en gros,
51:32protège la Grande Mosquée de Paris par un statut
51:34extraterritorial.
51:36Elle est donc gérée par le ministère de l'Intérieur
51:38et Bercy ne met jamais son nez dedans.
51:40Très bien. Et on nous dit
51:42d'autant qu'elle sert, c'est une courroie
51:44de discussion avec l'Algérie
51:46et que nous avons évidemment des dossiers
51:48migratoires, sécuritaires
51:50à gérer avec l'Algérie. Les canaux
51:52sont de plus en plus rares et donc
51:54on ne veut pas se priver de la Grande Mosquée de Paris.
51:56Et, dernière citation
51:58qui est également dans l'article,
52:00tant que les rapports avec l'Algérie
52:02étaient relativement apaisés, ces zones
52:04d'ombre étaient tolérées.
52:06Donc, François-Xavier Ballamy a raison
52:08en l'occurrence de se dire qu'il y a un enjeu clair
52:10de sécurité et de chantage
52:12potentiel vis-à-vis de la France sur des sujets
52:14extrêmement importants.
52:16En tout cas, cela alimente, je pense,
52:18un sentiment qui devient extrêmement
52:20tenace et sur beaucoup de sujets,
52:22nous ne nous appartenons plus.
52:24Voilà.
52:26Tant que les rapports avec l'Algérie étaient relativement
52:28apaisés, ces zones d'ombre étaient tolérées,
52:30explique l'article et comme,
52:32par exemple, on en a parlé aujourd'hui
52:34sur CNews, la dette de l'Algérie pour les hôpitaux
52:36français qui atteint 45 millions
52:38d'euros.
52:40Mathieu Bocoté, dernier sujet, les Français
52:42qui connaissent un peu la Belgique francophone le savent,
52:44la vie politique est soumise à la loi
52:46du cordon sanitaire sur place
52:48mais plusieurs considèrent
52:50que la Belgique vient de faire
52:52un pas de trop de ce système
52:54dans son traitement du discours
52:56de l'inauguration de Donald Trump.
52:58De quoi s'agit-il?
53:00Là, vous parlez de la République socialiste
53:02soviétique de Belgique francophone.
53:04Alors, nous connaissons, bien évidemment,
53:06la loi du cordon sanitaire
53:08en Belgique francophone, qu'on doit
53:10distinguer de la Belgique néerlandophone.
53:12La flamme, en fait.
53:14L'idée est la suivante,
53:16il ne faut pas
53:18admettre dans l'espace public
53:20des invités, des discours
53:22qui seraient associés à
53:24l'extrême droite, dit-on.
53:26On connaît ça par cœur. Mais,
53:28on ne doit pas les permettre dans le discours,
53:30dans la vie publique, parce qu'ils auront un effet de contamination
53:32sur les autres. On doit protéger
53:34les citoyens belges francophones
53:36contre ce discours
53:38inquiétant d'extrême droite
53:40qui n'est jamais particulièrement caractérisé,
53:42cela dit. Maintenant, on a franchi
53:44une étape. Normalement, ça sert à gérer,
53:46en fait, dans l'espace public, l'équivalent
53:48que serait le RN en France, mais aussi,
53:50soyons très honnêtes, ce que serait la droite DLR
53:52qui n'a pas vraiment accès à l'espace public
53:54en Belgique francophone. Mais,
53:56un pas a été franchi dans cette petite
53:58Moldavie qui est à côté de nous.
54:00Et qu'est-ce qu'on voit? C'est Aurélie Didier.
54:02La vidéo a tourné beaucoup sur les réseaux
54:04sociaux, il faut la voir. Elle est
54:06directrice éditoriale adjointe
54:08de la RTBF. Et,
54:10elle explique le discours de Donald Trump
54:12de l'inauguration, il n'était
54:14pas possible de le diffuser
54:16en direct. Pourquoi? Parce
54:18que Donald Trump est à l'extérieur
54:20du cordon sanitaire.
54:22Pourquoi? Parce qu'il a tenu
54:24des propos, dit-on,
54:26racistes, discriminatoires,
54:28misogynes et tout le tralala.
54:30Et, on lui pose la question, mais comment peut-on
54:32décider si Donald Trump est d'extrême-droite?
54:34Eh bien, que dit Aurélie
54:36Didier? On s'est tourné vers
54:38des experts qui nous ont dit, au
54:40terme de leur analyse, qu'il était
54:42d'extrême-droite. Alors,
54:44on voit, encore une fois, le rôle absolument central des séances
54:46sociales dans la censure des temps présents.
54:48Alors, elle dit,
54:50et là, je cite, c'est génial, c'est mon passage préféré,
54:52« Il ne s'agit certainement
54:54pas de censure,
54:56mais nous ne diffusons pas ce type de propos
54:58en direct. » Alors, c'est quoi, si c'est pas de la censure?
55:00Alors, elle nous explique, par ailleurs,
55:02on peut accepter de diffuser ce discours,
55:04il y a eu quelques minutes, d'ailleurs, de différer,
55:06mais à condition, toujours, de le mettre
55:08en contexte et de l'expliquer
55:10pour s'assurer que le citoyen
55:12qui regarde ça n'ait
55:14pas un accès immédiat au discours
55:16d'extrême-droite supposé, accessoirement
55:18du président de la plus grande puissance
55:20de la planète. Donc,
55:22on est vraiment... Et pourquoi c'est intéressant?
55:24Parce qu'on pourrait se dire, effectivement, la portée
55:26historique de la Belgique francophone
55:28est un peu limitée. Ce sont des gens fort
55:30honorables, mais c'est quand même, objectivement, le laboratoire
55:32de l'autoritarisme progressiste
55:34en Europe occidentale. C'est pour ça que je l'appelle, c'est notre
55:36petite Moldavie à nous. Bon.
55:38Le problème de cette république socialiste
55:40soviétique, c'est qu'elle représente, en quelque sorte,
55:42l'inconscient de l'européisme
55:44dominant. Aujourd'hui, qu'est-ce qu'on veut?
55:46On veut fermer Twitter. Aujourd'hui, qu'est-ce qu'on veut?
55:48On multiplie les délits d'opinion.
55:50Aujourd'hui, qu'est-ce qu'on veut? On rêverait, en fait,
55:52d'appliquer, en France, la loi du cordon
55:54sanitaire belge. Parce que,
55:56rappelez-vous, dans les rédactions, on l'entend
55:58souvent. Si, au moins, on pouvait appliquer
56:00en France la loi belge,
56:02on n'aurait pas ce problème de R.N.
56:04Donc, la Belgique francophone est obligée
56:06de désir par les progressistes européens
56:08et français, notamment.
56:10Alors, ça a été contesté, cela dit.
56:14Oui, Bouchès,
56:16Bouchès Kedij, qui est le chef du
56:18parti de droite, là-bas, le mouvement réformateur,
56:20si je ne me trompe pas, a dit,
56:22il a qualifié, donc, une forme de petite révolte interne.
56:24L'ARTBF, c'est le ministère
56:26de la censure et de la propagande,
56:28et il dit qu'on ne doit plus tolérer ça.
56:30Eh bien, la société
56:32des journalistes de l'ARTBF
56:34a décidé de réagir, et voilà
56:36une citation de son communiqué.
56:38« L'ARTBF a bien diffusé
56:40les propos de Donald Trump en intégralité
56:42en l'analysant de façon journalistique,
56:44en le décodant, mais pas en direct,
56:46en se basant sur des mots,
56:48nombreux propos déjà tenus par le président américain.
56:50L'analyse juridique
56:52effectuée par l'ARTBF a conclu qu'il y avait
56:54un risque que Donald Trump
56:56tienne des discours contenant des incitations
56:58à la discrimination, à la haine,
57:00à la violence, basé sur de nombreux discours
57:02déjà tenus par le président américain. »
57:04Puisqu'on suppose que vous allez peut-être tenir
57:06des discours infréquentables, dès lors,
57:08on vous censurera à l'avance, on va encadrer votre propos,
57:10on va le limiter, on va le formater,
57:12et dès lors, on le donnera à manger à ceux qui ne sont pas
57:14capables de se nourrir intellectuellement par eux-mêmes.
57:16Cette histoire n'est-elle pas à mettre en lien
57:18avec une récente tribune du patron de l'AFP
57:20qui s'inquiète de la fin
57:22du programme des fact-checkers
57:24sur Meta.
57:26Ça, c'est fondamental.
57:28Parce que qu'est-ce qu'on voit ici?
57:30Il y a cette peur terrible chez les fact-checkers.
57:32Ils ne sont plus alimentés, justement, par Meta.
57:34Donc là, ils paniquent parce qu'ils perdent de l'argent
57:36et ils trouvent des raisons morales de justifier leur travail.
57:38On connaît ça. Mais, alors là, il a publié,
57:40Fabrice Frise, j'espère ne pas mal prononcer son nom,
57:42a publié dans Le Monde,
57:44hier, une tribune inquiète, où il explique
57:46le rôle des fact-checkers dans nos sociétés.
57:48Et que dit-il? C'est ma citation
57:50préférée de l'année.
57:52« L'écosystème de la désinformation
57:54est sorti grand vainqueur du cycle d'élections
57:56de 2024, contribuant
57:58à faire élire populistes et dirigeants autoritaires.
58:00Dans ce contexte,
58:02baisser la garde est irresponsable. »
58:04Fin de la citation. On nous explique ici,
58:06le patron de l'AFP, nous explique que son rôle
58:08est d'empêcher l'élection de ce qu'il appelle
58:10des populistes et des dirigeants autoritaires.
58:12On comprend que par là,
58:14il rentre là-dedans Donald Trump, il rentre probablement
58:16les partis dits de droite populiste ou de droite nationale
58:18en Europe. Donc, on comprend que dans
58:20son esprit, l'AFP a pour fonction
58:22aussi d'empêcher l'élection
58:24et la percée de certains
58:26courants politiques et idéologiques.
58:28Voilà pourquoi, sous le signe de la blague
58:30évidemment, je surnomme l'AFP
58:32l'Agence Française de Propagande.
58:34– Merci pour votre regard. Un dernier mot
58:36peut-être très rapidement, Gilles Mercola ?
58:38– Vous connaissez le Malleus Malleficarum ?
58:40C'était le
58:42document dont se servaient les inquisiteurs
58:44pour envoyer les gens au bûcher.
58:46Mais ils avaient auparavant
58:48défini tout ce qui justifiait le bûcher.
58:50– En tout cas,
58:52moi j'ai bien vécu le cordon sanitaire
58:54ici, sur CNews, personne
58:56n'en parle, mais je l'ai vécu.
58:58C'était pour l'art com.
59:00La pornographie, rappelons que c'est
59:02accessible en deux clics et rappelons que
59:04nous avons un député qui se drogue.
59:06Excellente suite de parole. Vive la France !
59:08Et la Belgique !