[Mid Morning Show] : Gynaecologie Pamela Patten reçoit Sweety Bissessur, "Sage Femme", ce jeudi 2 mai à partir de 10h sur Top FM Mauritius et Top TV Mauritius. Pour vos questions, apellez au 213 7777
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00:00 [Musique]
00:11 Merci de votre fidélité. Alors aujourd'hui, on a le plaisir de recevoir Sweety Bissessar, un sage-femme. Bonjour Sweety.
00:19 Bonjour Pamela. Bonjour les auditeurs et bonjour les internet de Top FM.
00:24 Alors c'est vraiment un plaisir parce que depuis quelques temps déjà, tu peux en vie recevoir un sage-femme et ça tombe bien
00:30 puisque le 5 dimanche, c'est pour la journée mondiale des sages-femmes. Moi, je pensais que le métier de sage-femme n'est pas très, très connu.
00:39 C'est pour ça que je suis là, au Azodie, avec moi, pour donner un petit peu plus d'importance au travail qu'ils veulent faire.
00:48 Et où, puisque c'est la première fois que vous venez dans mon émission, mais j'ai l'impression que vous êtes un petit peu plus là où même.
00:54 Depuis quand vous décidez d'être sage-femme? Alors moi, c'est Sweety Bissessar et mariée.
01:02 Je suis une petite fille. Tu as l'âge? 18 ans. 18 ans déjà? Déjà. Jeune maman. Jeune maman.
01:09 Je m'habite à Florial et je suis sage-femme à la clinique Siké de Dornay. Ça fait 24 ans déjà que je travaille à la clinique Dornay.
01:19 Et jusqu'ici. Alors, qu'est-ce qui vous a ouvert à ce métier-là?
01:24 Alors, au début, c'est que la clinique Dornay, je m'habite près de la clinique Dornay déjà.
01:30 Et ma maman, tu peux travailler à la clinique Dornay. Ma soeur, tu peux travailler à la clinique Dornay.
01:35 Et à chaque fois qu'on est venu chez moi, j'ai fait attention. J'ai fait des choses pour lire, pour fonder.
01:42 Moi aussi, je me suis dit que j'ai envie de toutes sortes d'affaires. J'ai dit de faire piquer, etc.
01:46 Et après, moi aussi, depuis tout petit, en fait, ça m'a parti dans la tête que j'ai envie d'être infirmière.
01:53 Mais au fil des temps, quand je me suis dit ça, je me suis dit que j'ai envie de prendre attention.
01:58 J'ai envie de connaître comment faire piquer. J'ai envie de connaître comment occuper les gens.
02:02 J'ai beaucoup de grands-parents dans la maison de chez moi. J'ai déjà piqué des œufs.
02:06 Mais quand je me trouve ma soeur qui peut faire ça déjà, je me suis dit que j'ai envie de bien savoir le goût qui me lance dedans.
02:16 Donc, il y avait dans la famille.
02:17 Dans la famille. Et de là, j'ai une application. J'ai fait l'application quand j'avais 18 ans.
02:23 J'étais tout jeune. J'ai fait mon application. J'ai commencé à travailler à l'âge de 18 ans.
02:30 Alors, tu commences comme infirmière.
02:32 Alors, je commence comme aide-soignante. Je pratique tout le temps. Je prends tout à la clinique.
02:38 Et je commence à prendre attention à zéro. Je me suis sortie de l'école.
02:43 Et puis, de là, je me suis rendue grande. J'ai arrivé en 2003.
02:48 Et c'est grâce à Dieu que j'ai pu me dire que chaque fois que je suis allée à la maternité, je me posais des questions.
02:54 Je me demandais comment ça passait. Ils m'ont dit qu'ils ne parlaient pas tout le temps. Ils ne se pressaient pas.
03:01 Et effectivement, en 2003, la clinique de Nantin sponsorise moi pour que je fasse mon cours de sage-femme à l'école de soignants de Condus.
03:13 Donc, il y a une formation.
03:14 Et là, j'ai eu la formation.
03:16 Et ça a duré combien de temps?
03:17 Ça a duré deux ans, deux ans et demi.
03:20 Est-ce que c'est difficile?
03:22 Alors, au début, je suis tellement contente, je suis déterminée.
03:25 Je me suis donné tout de moi-même. J'ai bien reçu de la famille, de mon bonhomme. Et voilà.
03:33 Et aujourd'hui, vous êtes sage-femme depuis déjà 24 ans.
03:36 24 ans, ça passe hyper vite.
03:38 Alors, qu'est-ce qui fait que vous êtes sage-femme?
03:41 Alors, sage-femme, déjà, le mot sage-femme, c'est la personne qui donne la sagesse aux femmes.
03:51 Et qui aide eux à devenir meilleures.
03:54 Moi, je pense que c'est ça, le mot sage-femme. Sage-femme vient de là.
03:58 Alors, vous vous rappelez le premier accouchement que vous avez fait?
04:03 Ah oui, oui, oui. C'était à l'hôpital de Condus.
04:06 Nous avons fait au moins un nombre d'accouchements.
04:12 Et là, nous étions à plusieurs à cette époque.
04:15 Parce que la clinique de l'Ontario a déjà 10 sages-femmes, 10 sages-femmes à l'hôpital.
04:23 Et plus de ça, nous étions avec les autres aussi, les autres cliniques qui étaient ensemble avec nous.
04:28 Alors, quand nous rentrons dans les boîtes, c'est qui nous reconnaît, parce que nous voulons voir les meilleurs cas qu'il y a.
04:35 Et nous pouvons choisir.
04:37 Alors, qui vous dit qu'il y a pas de meilleurs cas?
04:40 Alors, le meilleur cas, c'est qu'il me peut dire là, c'est que nous pouvons mettre ça dans nos corners, dans nos cahiers.
04:48 Là, nous trouvons qu'il peut signer, il peut dire qu'il y a des cas qui sont désormais,
04:53 peut-être qu'il y a des gens qui ont des problèmes de santé.
04:56 Moi, je me suis retrouvée, parfois, avec des ténèbres, je suis pregnante aussi.
05:00 Donc, nous avons retrouvé des cas spéciaux.
05:04 Parfois, une madame venait, elle pouvait accoucher tout normal.
05:08 Comme c'est du sort de l'ordinaire.
05:10 Oui. Donc là, nous avons choisi. Parfois, il y en a, mais parfois, il n'y en a pas.
05:14 Alors, nous avons choisi patient pour me dire, choisir, mais nous avons choisi un cas pour qu'on le savoure dans nos cahiers.
05:21 Et puis, nous prenons un projet pour nous faire après, pendant nos cours.
05:26 Alors, là, nous avons choisi, nous avons passé, nous avons tout.
05:29 Donc, c'est OK. Nous prenons parfois un cas difficile aussi dedans.
05:34 Nous avons besoin de travail, de rôler.
05:37 Qui nous veut donner dedans?
05:39 Et là, moi, je suis une petite fille, tranquille, bien tranquille, dans le lit.
05:46 Je ne dis pas que j'ai eu du mal.
05:48 Je suis tranquille. Je me dis, bonjour madame, comme ça, moi, c'est suiti.
05:52 Nous avons toujours eu cette façon de se présenter.
05:56 Quand nous avons commencé dans la clinique privée, et à donner, nous avons bien la base, bien sûr.
06:01 Mais quand nous sommes à l'hôpital, nous nous servons même à faire ça.
06:04 C'est personnellement ça. C'est à moi. C'est ma façon de faire.
06:08 Donc, l'approche, ça joue un grand rôle à la personne.
06:12 Et là, je me dis, bonjour, et je m'occupe aujourd'hui.
06:17 Ils disent, regarde-moi, mais pas de faire aucune signe.
06:20 Mais quand même, ça me dit, OK, je veux gagner sur l'assurance, mon pouvoir pour qu'ils croient.
06:24 - Tu es rassurée. - Exact.
06:26 Et pendant toute la journée, et dans mon langue de ce langage, je me suis un petit peu choquée.
06:31 Je me suis un petit peu choquée, mais arrivée, arrivée, ça va de l'âge-là.
06:34 Et elle avait que 10 ans.
06:36 - 10 ans? - Elle avait que 10 ans.
06:38 Et bien sûr, il y a des gynécologues qui passent et qui regardent lui.
06:42 Il y a des filles aussi, mais on veut connaître.
06:45 On ne veut pas trop... Dans ce moment-là, on va travailler pour les aider.
06:50 On va voir comment on peut les soutenir dans ce moment de douleur.
06:55 On l'a avec un but, pour qu'elle puisse coucher.
06:59 Et c'est un plaisir qu'elle gagne une maman en bonne santé, un bébé en bonne santé.
07:03 C'est ça, notre but. C'était notre but.
07:06 Oui, mais là, justement, tu dis, alors, rôle sage, femme.
07:09 Est-ce qu'elle va suivre sa future maman pendant cette grossesse?
07:13 Définitivement. C'est ça, ce que nous travaillons, au fait.
07:16 Au fait, notre travail, c'est prendre soin, c'est conseiller, c'est accompagner.
07:23 Et puis, soutenir les futurs parents pendant la grossesse,
07:29 durant l'accouchement et après l'accouchement.
07:32 - Alors, pour revenir à sa cas de sa jeune fille de 10 ans-là,
07:37 les temps-là, à coucher, tu vois, accouchement normal, comment ça va passer pour vous personnellement?
07:41 - Oui, super. En tous les cas, je me suis merveillée ce jour-là,
07:45 parce que tous les dames, on peut dire, quand on accouche, c'est la douleur, au fait.
07:50 C'est ça qui fait la preuve. Au fait, nous, nous sommes contents en tant que sage-femme.
07:54 Si une madame, elle accouche, elle gagne de la douleur, ça veut dire que c'est tout à fait normal.
07:58 Mais quand elle n'a pas de douleur, là, on doit aider, on doit trouver des moyens pour faire,
08:02 pour qu'elle puisse accoucher. Et elle était tranquille.
08:06 Elle a eu de la douleur, mais elle a pu respirer tranquille.
08:09 - Elle était toute seule? - Elle était toute seule dans les boites.
08:12 On ne pouvait pas voir aucun parent qui pouvait venir. C'était à l'hôpital à cette époque.
08:15 - Oui, c'était pas un droit, oui. - Et là, on a dû soutenir-lui le maximum.
08:18 On lui a dit, "M'encourage, vous pouvez gagner de la douleur.
08:21 OK, là, nous pouvons examiner, nous, docteur, nous pouvons examiner.
08:24 Nous écoutons ceux qui ont un bébé." Et là, elle accouche très, très bien, comme une fleur.
08:29 Et c'était merveilleux. - Un garçon ou une petite fille?
08:32 - Ah, là, là, avec 24 ans d'expérience, je ne me souviens pas trop,
08:37 si c'était une fille ou un garçon, mais en tout cas, c'était une merveille, je vous dis.
08:43 - Oui. Et après qu'est arrivé, vous avez perdu contact?
08:46 - Et après, j'ai fait un suivi. J'ai fait un suivi parce qu'il nous a coûté d'abandonner, pour moi.
08:51 Et c'est la Sécurité sociale qui prend en charge de la personne, de la dame et du bébé.
08:58 Et puis j'ai fait un suivi, bien sûr, parce que c'est pour ça qu'ils m'ont pris ce cas-là.
09:02 C'est pour un case study après. Là, ce case study, là, ça me dit...
09:06 - C'est pour les jeunes mineurs? - Exact.
09:08 Et study, là, de là, là, nous disons qu'il nous faut aider, qu'il nous faut faire pour qu'il puisse grandir cet enfant,
09:14 et d'ici, déjà mineur, la Sécurité sociale rentre en jeu.
09:17 - Oui. Alors, d'après vous expliquer, vous faites un métier avec passion.
09:21 Est-ce que vous pensez que le métier de sage-femme est assez reconnu à Maurice?
09:26 - Ah, pour être franche avec vous, moi, moi, je ressens, je veux dire, personnellement,
09:31 je ne me trouve pas... nous, être valorisé, pas trop nous, être valorisé, je ne le dis pas pour tout le monde.
09:38 - Oui, bien sûr, oui.
09:39 - Il y a des gynécos qui ont besoin de nous, qui acceptent, qui disent que voilà,
09:46 ils ont besoin de sage-femme, c'est sûr, besoin de sage-femme.
09:49 Mais en général, je me dis, nous ne parlons pas.
09:52 - Oui. Et là, justement, il y a à peu près deux semaines, Dr. Anderson, gynécologue,
09:56 qui est là, là, au place, et qui peut causer, justement, il peut valoriser une sage-femme,
10:01 il peut dire comme ça, il n'est pas capable, imagine un accouchement sans sage-femme à ses côtés.
10:06 Et là, là, moi, je me disais, justement, je serais tellement contente de recevoir une sage-femme,
10:09 et ça tombe bien, et où là, aujourd'hui.
10:12 Donc, il y a certains docteurs qui vraiment valorisent eux.
10:18 Et quand on nous dit sage-femme, vous pensez qu'il y a suffisamment de sage-femmes à Maurice?
10:23 - Oui, déjà, je remercie le Dr. Anderson, moi, j'écoute sa émission la dernière fois,
10:27 qui me fait tellement plaisir, et qui valorise nous.
10:30 Et là, quand je peux écouter ça, là, là, bien sûr, moi, je me dis,
10:35 écoute, Dr. Anderson, on peut valoriser les sage-femmes sur la radio.
10:39 Et j'ai eu l'occasion de dire à Dr. Anderson, merci, je remercie lui encore,
10:43 qu'il valorise nous, c'est vrai qu'on travaille ensemble.
10:46 - Parce que c'est toute une équipe, ça. - Une équipe.
10:49 Une équipe, maternité, nous ne sommes pas capables de travailler tout seuls.
10:52 Nous devons travailler en équipe, chacun avec ses camarades.
10:55 Si on existe tout seul, nous ne sommes pas capables, nous devons tout faire chacun.
10:58 Qu'il soit plus petit, qu'il soit plus grand, c'est-à-dire ce manager jusqu'à son auxiliaire,
11:03 ce pédiatre, ce gynécologue, ce health care assistant, tout le monde, c'est un team work.
11:08 - Oui, alors, vous pensez qu'il y a suffisamment de sage-femmes?
11:10 - Alors, de nos jours, je me trouve que moi, après 24 mois,
11:13 parce que pour moi, personnellement, depuis l'année 2005,
11:17 quand je termine mon cours, malheureusement,
11:22 je ne retrouve pas un autre groupe de sage-femmes qui me relève.
11:26 - Oui, vous ne pouvez pas en équiper. - Je ne suis pas capable d'équiper.
11:29 - Oui, alors, vous avez quand même du métier, 24 ans,
11:32 avec justement le doctorat en médecine, parce que votre accouchement,
11:36 à l'époque, à domicile, vous pensez qu'il y a toute une évolution,
11:41 depuis où l'expérience, depuis que vous avez commencé et maintenant?
11:44 - Définitivement, définitivement que ça a évolué,
11:48 parce qu'auparavant, on ne pouvait pas faire la... enfin, les sage-femmes,
11:52 comme le docteur Ambrosing disait, qui était plus qu'un gynécologue,
11:56 qui travaillait très, très bien. Je ne veux pas dire aujourd'hui
11:59 que je ne suis pas comme le travail, mais comme le travail,
12:01 mais simplement, c'est que je suis dans un établissement,
12:04 un établissement qui est préparé, qui est bien préparé,
12:08 et que nous avons toutes les choses à faire, par exemple,
12:11 la salle stérile, les produits, les instruments,
12:14 les instruments stériles, et bien, on a tous les instruments,
12:20 la salle bien équipée, et confort pour la patiente,
12:25 donc pour accueillir le nouveau-né, toute une préparation,
12:28 et déjà, 9 mois, la maman, elle tenait ce bébé dans ce ventre,
12:32 et c'est sûr qu'il aurait la meilleure place pour lui accoucher.
12:36 Et le bon soin, le bon soin, le personnel de soignant
12:40 qui est bien, comment dire, comment nous, expérience.
12:47 - Expérience, oui. Mais suite, nous avons justement
12:51 différents types d'accouchement. Là, pour une sage-femme,
12:55 disons, qui n'a pas fait un accouchement normal,
12:58 nous prenons une 16 ans, est-ce que ces sages-femmes-là
13:01 sont toujours présentes?
13:03 - Ah oui, oui. Au fait, nous, personnellement, les sages-femmes,
13:07 nous assistons à l'accouchement normal. Au fait, quand on est
13:10 sur l'hôpital, on peut faire l'accouchement, même dans le privé,
13:14 si toutefois il y a une urgence, et qu'il arrive,
13:17 que la patiente arrive, et qu'elle est en douleur,
13:21 elle peut pousser, donc nous, là, parce que nous nous traînons
13:24 pour ça, nous nous traînons pour faire cet accouchement-là,
13:27 donc nous, là, nous pour rassurer la patiente,
13:29 et nous pour faire l'accouchement. Et aussi, du côté de 16 ans,
13:32 c'est que si toutefois la dame 16 ans, elle a sa réopération,
13:35 nous, nous nous préparons, nous, nous nous préparons,
13:38 pour nous accompagner, cette dame-là, pour ce 16 ans,
13:41 et nous recevoir ce bébé, nous l'accompagner,
13:44 pendant son épidural, son spinal, nous disons ça, son anesthésie,
13:48 et puis là, là, nous prenons le bébé, nous occupons le bébé
13:51 ensemble avec le pédiatre, et puis n'importe, il y a l'anesthésie.
13:54 - Est-ce qu'il y a déjà, arrive-t-il, vous,
13:56 assisté à un accouchement hors d'un milieu hospitalier?
13:59 Parce qu'il y a longtemps à domicile, ou bien, parfois,
14:02 nous tendons d'un taxi?
14:04 - Ah oui, au fait, ce qui est déjà arrivé, c'est que dans la voiture,
14:07 donc, madame-là est arrivée dans la voiture, en bas,
14:10 et ce bébé est sorti, donc là, là, nous, nous, nous speed up,
14:13 ça veut dire nous, nous, nous, nous, parce que nous,
14:16 qu'il est cinquième, cinquième vitesse, nous, allez, nous prenons
14:19 nos bains de trait, et puis, nous, allez, nous, aide madame-là
14:22 à définitivement pouvoir coucher, si ça arrive nous, ça.
14:25 Bon, c'est plus qu'une fois.
14:27 - C'est vrai? - Oui, oui.
14:29 - Il y a une expérience de vacances liées.
14:31 - Ah oui, il y a une expérience qui nous va qu'à oublier.
14:34 - Alors, si tu laisses nous faire une pause, si tu as des questions,
14:37 je suis capable déjà de commencer à téléphoner, nous,
14:40 l'ordre 213 77 77.
14:42 - DOPE FM, Mid-Morning Show.
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16:51 - Avec Sweetie, business owner, sage femme,
16:54 nous connaissons un peu plus son métier.
16:59 Avec la passion qu'elle raconte,
17:01 sa profession, ça peut encourager beaucoup de jeunes.
17:05 On dit que parfois, il y a un manque de sages-femmes amoureuses.
17:11 Peut-être que nous révélons un peu le rôle d'une sage-femme,
17:15 des soins qu'elle donne à une future maman.
17:20 - D'accord.
17:21 En tant que sage-femme,
17:23 nous accompagnons les futurs parents pendant la grossesse.
17:27 Pendant la grossesse,
17:29 nous les guidons, nous préparons à notre rôle.
17:34 Je ne connais pas les parents,
17:37 ni les parents qui sont plus grands que les parents.
17:40 Donc, les deux, la première fois,
17:42 je leur explique que nous avons un rôle.
17:45 Nous devons connaître comment faire une couche,
17:47 comment mettre la biberon.
17:48 - Donc, tous les deux, la vigne. - Oui.
17:51 Et on encourage les parents aussi,
17:53 car ils sont importants pour soutenir la maman,
17:56 la future maman.
17:57 Et nous apprenons tous les deux ensemble,
17:59 car si c'est une âne, ça peut être un coup de main.
18:02 Si c'est un bébé qui veut pleurer,
18:04 on apprend le langage du bébé.
18:06 Le langage du bébé, c'est le pleur.
18:08 Quand le bébé veut pleurer, il y a les histoires,
18:10 il peut y avoir une fête à terre, un café à pipi,
18:13 il peut y avoir une étiquette Pépiclé dans les deux.
18:16 Donc, tout ça, c'est important pour le papa.
18:18 Il sait qu'il a besoin de connaître son rôle à la fin.
18:21 Et la maman, bien sûr, pendant la grossesse,
18:23 c'est un moment qui nous trouve joli tous les jours.
18:27 Alors, maman, nous nous encourageons,
18:30 nous donnons des cours pour le conseil de santé physique,
18:37 psychologique aussi,
18:39 parce qu'une année, je vais vomir.
18:41 Je vais vomir depuis la première semaine
18:44 jusqu'à la dernière journée de l'accouchement.
18:47 On ne peut pas vomir, on ne peut pas vomir.
18:49 Et on a des moules de soin.
18:51 Donc, le papa, il fait tout ça, malheureusement et heureusement.
18:54 Donc, pour les mamans, nous disons tous les jours
18:57 quand vous vous levez, vous êtes jolies.
18:59 Quand vous regardez dans votre miroir,
19:01 vous vous trouvez jolies, vous dites "Bon Dieu, merci".
19:03 Parce que c'est une grâce que vous faites pour être enceinte,
19:05 pour porter un enfant.
19:08 C'est un cadeau du ciel.
19:10 Donc, là, nous mettons l'ampleur dessus
19:12 pour prendre soin de la santé de la femme.
19:14 Et puis, nous conseillons l'alimentation.
19:16 Qui a besoin de manger?
19:19 Quand on est enceinte, on ne mange pas aux deux.
19:21 Je veux manger une alimentation saine
19:23 et je veux boire beaucoup d'eau.
19:25 Et puis, je veux faire de l'activité physique normale,
19:28 bien sûr.
19:30 Et puis aussi, nous causons le changement du corps.
19:32 Par exemple, le corps, ça va changer.
19:34 Il va falloir que le nez grosse un petit peu.
19:36 Il va falloir que le teint change.
19:38 Nous, on change de couleur.
19:41 Nous, c'est un grossi.
19:43 Et là, nous essayons de mettre du linge,
19:45 des vêtements adaptés à tous les corps.
19:47 Et puis, quand je peux manger, bien sûr,
19:49 quand nous mettons un linge qui nous fait bien sentir à l'aise,
19:52 confortable, nos chaussures aussi, pas au talon.
19:54 Nous mettons un petit savate-plat.
19:56 Et puis, nous faisons des émotions quand nous pouvons manger,
19:58 quand nous pouvons monter les escaliers.
20:00 Donc là, nous valorisons la femme enceinte.
20:03 Nous donnons la valeur qui est due pour elle.
20:05 Donc, c'est ça.
20:07 C'est ça qui nous met à disposition
20:09 et nous fournit tout cet éventail
20:11 d'informations aux futurs parents.
20:14 - Une de ces petites évolutions, tu as les haleines.
20:16 Il y en a plusieurs types, justement,
20:18 qui ont développé entre-temps.
20:20 - Ah oui, définitif, comme chez nous.
20:22 Alors, si quelqu'un a des haleines,
20:25 chez nous, alors, ce qui est donné,
20:27 nous faisons une course d'anténatal gratuit,
20:29 on va dire bien gratuit,
20:31 pour chaque mois.
20:33 Alors, comment faire?
20:36 C'est que les futurs mamans ou papas,
20:38 je t'appelais, nous, directement à la maternité.
20:40 Je prends ce rendez-vous
20:42 et nous nous disons qui date.
20:44 C'est-à-dire, nous nous fixons une date.
20:47 Là-delà, ça date.
20:49 Nous prenons un nombre de patients.
20:51 Si je peux accoucher, disons, mois, mois prochain,
20:53 disons, là, nous, en mai, et mois prochain,
20:55 nous allons nous guetter sur cette date qui est la plus près.
20:58 Et nous accommodons tout le monde.
21:00 Nous donnons ça gratuit.
21:02 C'est un briefing, parce que c'est une heure de temps.
21:04 Nous avons beaucoup de choses à dire,
21:06 comme les grossesses sont différentes.
21:09 Tout le monde est différent.
21:11 Donc, là, nous expliquons, en gros,
21:13 qui peut attendre pour l'accouchement.
21:15 Ça, c'est l'anténatal clause, free,
21:17 gratuit, par la clinique d'année, si c'est clair.
21:20 - Est-ce qu'il peut enfin arriver et il a toujours sa frayeur,
21:22 là, de l'accouchement?
21:24 - Ah, définitivement. Il y a quelque chose à l'intérieur.
21:26 Il y a une petite anxiété.
21:28 Nous essayons de rassurer la patiente.
21:31 Nous disons, nous, en tant que professionnels de santé,
21:33 nous allons être là pour vous soutenir.
21:35 Au bonheur de la poule, bien sûr, nous, là, nous dirigeons.
21:37 Et ça, c'est primordial,
21:39 qui informe le patient, là, quand nous faisons le kit.
21:42 Nous ne pouvons pas venir et nous dire,
21:44 Madame, donne-moi la main, nous mettons un sérum.
21:46 Non, ce n'est pas comme ça.
21:48 C'est informer la patient, d'abord, qui nous peut faire,
21:51 exactement ce que le médecin nous a dit.
21:53 Par rapport à ce qui est au tchipédia mental, là,
21:55 est-ce qu'il y a une évolution du côté de l'accouchement?
21:57 Oui.
21:59 Et là, on a le plaisir, par exemple,
22:01 qui a si qu'à donner, on a le water buff.
22:04 - Oui, la dernière fois, justement,
22:06 j'ai des coticose dans ça, oui.
22:08 Alors, comment ça passe?
22:10 - Ah, c'est super, super, je vous dis, parce que
22:12 on trouve, alors, déjà, le gynécologue, il est là,
22:15 présent.
22:17 Il est présent avec la patiente, il reste là.
22:19 Et moi aussi, moi, ce côté,
22:21 la dame, elle permet, elle est dans sa baignoire,
22:23 de le là, elle a ce douleur,
22:26 elle est capable de gérer,
22:28 on trouve, elle prend cette position qu'elle a envie,
22:30 elle respire, elle peut faire un petit massage.
22:32 C'est une water therapy,
22:34 comme on l'appelle.
22:37 Et puis, quand il arrive l'hiver,
22:39 la patiente accouchée,
22:41 waouh, c'est un...
22:43 Je ne peux pas dire un mot à décrire,
22:45 - Ne m'imaginez pas!
22:48 - Je ne peux pas décrire, c'est du fond du cœur
22:50 qu'il va quand la tête du bébé, elle est sortie.
22:52 - Toujours de l'eau, là!
22:54 - Et on trouve le gynécologue,
22:56 il dit "respirez madame, ne pas toucher la tête du bébé,
22:59 laisse-le venir tranquillement".
23:01 Waouh, c'est un chef-d'oeuvre, je vous dis,
23:03 c'est extraordinaire.
23:05 Et de ce qui nous a ouvert,
23:07 c'était en février,
23:10 comment c'était?
23:12 Oui, en février, fin janvier, février,
23:14 nous avons fini à assister trois, moi, je m'en ai assisté trois,
23:16 trois couchements dans de l'eau avec le gynécologue.
23:18 - Et c'est le choix de la future maman?
23:21 - C'est le choix de la future maman, bien sûr,
23:23 le gynécologue, là, il dit "c'est un high risk,
23:25 c'est un low risk, il faut être dépendant".
23:27 Comment était-il connu la patiente?
23:29 Là, là, là, je lui ai dit "ok, d'accord,
23:32 je vais te faire un arrangement,
23:34 je vais vous regarder".
23:36 - Maintenant, pendant Oukouye, est-ce qu'il vous arrive,
23:38 par exemple, rencontre une future maman
23:40 qui est désespérée, qui est seule,
23:43 qui n'a personne à ses côtés?
23:45 - Oui, oui, là, là, double foi,
23:47 moi, je prends double courage,
23:49 double courage, moi, je donne tout à fond,
23:51 parce que souvent, on a ça,
23:54 mais c'est célibataire ou désespérée,
23:56 ou qu'elle n'a pas envie de dire "ouh",
23:58 parce que c'est pour elle-même,
24:00 elle est déjà dans un état,
24:02 un état qui n'est pas normal.
24:05 Là, là, nous, nous ne parlons pas en profondeur
24:07 de ce problème,
24:09 mais seulement,
24:11 nous donnons le maximum de soutien
24:14 qu'ils nous capables.
24:16 Donc, là, là, il paraît qu'on est une cote,
24:18 nous, et là, nous accueillons les bras ouverts,
24:20 nous suivons ce grossesse,
24:22 nous suivons l'accouchement,
24:24 et ça donne nous une "self-satisfaction"
24:27 quand on finit d'accoucher
24:29 et on donne ce bébé dans les bras.
24:31 - Et là, là, après, qu'est-ce qui arrive?
24:33 Est-ce qu'ils te contient, suivent-ils?
24:35 - Ah oui, nous téléphonons après
24:38 et nous demandons si l'allaitement,
24:40 ça se passe bien, si les pédales vont allaiter,
24:42 si les pieds gagnent douleur,
24:44 si ils sont-ils OK,
24:46 s'ils nous ont un support moral,
24:49 et là, nous les dirigeons,
24:51 nous dirigeons, nous disons qu'il n'y a pas besoin de faire.
24:53 - Vous pensez, est-ce que vous arrivez à faire
24:55 un accouchement la nuit?
24:57 - Ah oui, définitivement, c'est souvent.
25:00 C'est souvent, on a des accouchements la nuit.
25:02 - Oui. Est-ce qu'il y a de plus en plus, en 2024,
25:04 il y en a, un accouchement?
25:06 - Et cette année-ci, pour être franche avec vous,
25:08 je trouve ça, enfin, diminué un petit peu,
25:11 mais moi, j'espérais que ça va reaugmenter
25:13 et qu'il nous fasse un bon accouchement,
25:15 bien, et que tout le monde...
25:17 nous donne le goût, nous y est-on, nous l'avons,
25:19 nous pétons-nous,
25:22 et qu'on nous a fait prendre soin.
25:24 - Est-ce qu'il y en a d'autres qui en manquent?
25:26 - Il y en a beaucoup, donc seulement,
25:28 mon cas, c'est un des plus récents.
25:30 Alors, c'était un matin,
25:33 moi, je préfère la nuit,
25:35 un matin, nous commençons les soins-bonheur
25:37 parce que nous donnons un bon accouchement.
25:39 Nous donnons un bon soin
25:41 et quand nous quittons la chambre,
25:44 nous sommes fraîches,
25:46 quand nos parents viennent nous voir, nous sommes bien.
25:48 Donc, on peut faire les soins dans les couloirs,
25:50 mais nous, on est en teamwork, nous avons des collègues qui travaillent,
25:52 et nous avons une patiente qui est venue
25:55 sur la chaise roulante, qui rentre directement
25:57 dans le laboratoire.
25:59 Et moi, moi, je peux faire mes soins,
26:01 je donne un cri,
26:03 qui est un "t'es appelle-moi",
26:06 et ce cri-là, c'était un cri qui se faisait
26:08 et je me disais "Vinnie, j'ai besoin de toi".
26:10 Moi, je ressentais ça.
26:12 Tout de suite, la patiente qui me faisait déjà
26:14 être préoccupée, j'ai presque terminé avec elle,
26:17 je lui ai dit "Madame, je peux aller, je peux revenir,
26:19 je vais aller voir la personne qui a crié-là".
26:21 Je suis allée, je suis rentrée dans le laboratoire,
26:23 je suis vue la madame,
26:25 elle était sur la chaise roulante,
26:28 je me disais "elle a tellement eu de douleur,
26:30 elle a eu un cri, je me suis dit "je vais aller chez elle,
26:32 elle peut paniquer".
26:34 Et là, je lui ai dit "Madame, bonjour, je suis une sage-femme,
26:37 je ne vais pas la traquer,
26:39 vous avez eu de la douleur, si vous ne pouvez pas pousser,
26:41 poussez, si le bébé ne peut pas venir,
26:43 moi, je ne peux pas accueillir-lui".
26:45 Vraiment, elle a viré, elle a monté sur la salle,
26:47 elle a pu pousser et la tête du bébé est là,
26:50 une grosse tête parmi là.
26:52 Elle m'a dit "bon Dieu, aide-moi".
26:54 Ça, je l'ai ressentie dans ma bouche.
26:56 Et c'est dur.
26:58 Et c'est là que mon collègue qui tient avec moi,
27:01 vous savez, il y a des fois, même les gants,
27:03 on ne peut pas les mettre parce que le bébé l'a ressenti,
27:05 donc moi, c'est le bien-être de l'enfant
27:07 et le bien-être de la maman.
27:09 Je lui ai dit "Madame, poussez".
27:12 Je trouve sa grosse tête là, elle a une sortie,
27:14 je me dis "elle a un gros baba ça".
27:16 Elle a une sortie, waouh, c'était super,
27:18 4,5 kilos, un petit fifi.
27:20 - Exactement.
27:23 - Un petit fifi.
27:25 Et après, le médecin est venu et tout,
27:27 mais Patine a une déchirure.
27:29 Ce jour-là, c'est que,
27:31 parmi les fins de la nuit, on est tous fatigués.
27:34 On est tellement contents,
27:36 on est débordés de joie.
27:38 C'est ce qui fait la joie des sages-femmes, au fait.
27:40 On partage la joie de la famille.
27:42 Quand je suis paniquée,
27:45 je dis "Monsieur, je suis une sage-femme".
27:47 Patrice Arcassé nous fait le travail.
27:49 - Vous faites de la confiance.
27:51 - C'est ce qui nous crée la confiance.
27:53 - Alors, nous, sage-femme, est-ce qu'il y en a un monsieur
27:56 qui fait ce travail-là?
27:58 - À mon risque, je vais en trouver,
28:00 mais seulement mon collègue.
28:02 Il est venu nous visiter.
28:04 - Là, comment on dit "sage-homme"?
28:07 - Non, on ne dit pas "sage-homme".
28:09 On dit "accoucheur".
28:11 - OK.
28:13 - Si je vous pose une question,
28:15 on dit "accoucheur".
28:18 Alors, on est venus nous visiter à la clinique.
28:20 Là, il a fait ce...
28:22 il a fait ce...
28:24 ce apprentissage, au fait.
28:26 Il a fait un cours
28:29 qu'il a fait en France, déjà.
28:31 Il est venu en Mauritie,
28:33 parce qu'il est de Mauritie,
28:35 mais il a fait ce cours-là en France.
28:37 Il était en vacances, mais il a envie quand même
28:40 de venir à la clinique pour gagner un petit peu plus
28:42 d'expérience, de voir comment nous, nous travaillons
28:44 à la maternité et tout.
28:46 Là, il est venu, mais il nous a demandé, bien sûr,
28:48 la permission au gynécologue,
28:51 à la patiente,
28:53 à la famille, bien sûr,
28:55 avant qu'ils n'y interagissent.
28:57 - Assister. - Assister.
29:00 Ça nous passe bien, très, très bien.
29:02 Il est bien content.
29:04 Et voilà, nous, on est restés.
29:06 Jeune s'accouchait, là.
29:08 C'est l'accoucheur qui nous a restés, Joanne.
29:10 - Donc, à Maurice Pénin. - Maudit bonjour à personne.
29:13 - D'accord. Alors, on fait une pause, après,
29:15 nous parlons de la dernière partie de l'émission.
29:17 Sous-titrage Société Radio-Canada
29:19 ...
29:21 ...
29:23 ...
29:25 ...
29:27 ...
29:29 ...
29:31 ...
29:33 ...
29:35 ...
29:37 ...
29:39 ...
29:41 ...
29:43 ...
29:45 ...
29:47 ...
29:49 ...
29:52 ...
29:54 la
30:21 ♪ ♪ ♪
30:30 - Alors, je suis-tu avec tous ce que vous pouvez raconter,
30:32 tout comme si vous pouviez assister en direct
30:35 à un accouchement.
30:36 Mais parfois, il y a des gens, arrivez-vous,
30:39 qui malheureusement, l'accouchement n'a pas bien passé?
30:43 - Ah oui, certainement.
30:45 C'est pas toujours des fleurs.
30:47 Il y a des fois, malheureusement,
30:50 il y a des patients qui viennent et qui m'ont demandé
30:52 quel est le personnel soignant même, de la santé même,
30:55 qui a vraiment un problème.
30:57 Et quand je devine, je devine qu'ils nous mettent l'appareil,
31:01 ça veut dire qu'au radiothocographe,
31:03 nous pouvons aller devant, nous pouvons voir
31:05 lequel bébé bat.
31:07 Là, là, nous devons connaître comment pour rassurer
31:11 la patiente qu'il peut y aller.
31:13 - Comment prononcer ça?
31:14 - Comment prononcer, il peut y être déjà là.
31:16 - Ça veut dire bébé là, sur lequel...
31:18 - Il est arrêté.
31:19 - Il est arrêté.
31:20 - Il est arrêté.
31:21 Et là, le médecin, les spécialistes,
31:23 ils peuvent écouler, ils peuvent double-check, bien sûr.
31:25 Et là, là, on annonce la patiente aussi.
31:28 Et ce que je trouvais, c'est que bien souvent, des fois,
31:33 comment on pourrait dire, c'est le personnel de santé
31:36 qui ramasse un problème pareil, qui n'arrive pas.
31:40 Mais c'est malheureux.
31:41 Mais là, nous, ensemble avec les autres,
31:43 nous soutenions les autres dans un moment là, moralement,
31:46 le papa, la famille, comme si nous faisions ensemble,
31:51 nous soutenions les autres dans cette deuille-là.
31:53 - Oui, ce n'est pas toujours facile.
31:55 - Ce n'est pas toujours facile.
31:56 - Oui. Alors peut-être là, le rôle d'une sage-femme,
32:00 donc on explique-toi un petit peu, vous faites suivi,
32:02 même après, donc pendant l'accouchement même.
32:05 - Alors, pendant l'accouchement, là, c'est le moment
32:07 extraordinaire, crucial, comment nous dire, nous disons...
32:11 Nous, là, c'est que dès que la maman,
32:14 quand elle vient à la clinique, déjà,
32:17 c'est qu'il nous faut un bon observateur.
32:19 Nous faisons là pour détecter tout le temps des affaires,
32:22 pour les "detections", comment dire,
32:24 toutes les affaires qui passent, nous faisons mettre
32:26 le gynécologue là au courant et il est en permanent contact
32:29 avec nous, il nous donne nos nouvelles, nos patients.
32:31 C'est nous qui sommes avec la patiente, là.
32:33 Tout ce qu'il nous peut dire, c'est qu'il contrôle nous,
32:36 qui permet aux patients, là. C'est la confiance, déjà, là.
32:39 - Donc, c'est un rôle important.
32:40 - Important, important.
32:42 Si le patient est avec moi, tout ce qu'il peut faire,
32:46 il peut donner l'histoire, bien sûr, de son passé,
32:50 s'il a eu un problème allergique, etc.
32:53 Et là, au plus, pendant l'accouchement, la patiente,
32:55 elle est dans la salle d'accouchement,
32:57 elle peut aller accoucher, là, c'est le moment que...
33:00 Elle peut avoir une inquiétude, bien sûr, une anxiété.
33:02 Là, nous essayons de mettre l'environnement calme,
33:05 de mettre la musique, nous mettons le confortable,
33:08 nous donnons la position qu'il a envie, respirer,
33:11 essayer de faire les choses naturelles, nous donner le temps,
33:14 nous montrer comment on peut faire ça,
33:16 malgré les douleurs qui sont là.
33:18 Nous laissons-les, nous soutenons-les.
33:20 Parfois, je pèse la main fort,
33:22 parfois, vous pouvez trouver un petit t-shirt,
33:25 monsieur, là aussi, mais ça, là, c'est que vous vous exprimez comme ça.
33:29 Vous vous exprimez.
33:30 Et là, ce qui peut arriver, là, c'est qu'il nous montre, bien sûr,
33:34 c'est ça, pendant la grossesse,
33:36 nous montre déjà comment pousser.
33:38 C'est ce qu'il nous fait, bien, de la santé natale,
33:41 comme on dit, c'est gratuit.
33:43 - Et c'est très important.
33:45 - Exactement, c'est très, très important.
33:47 Et nous avons le One to One qui nous fait ça.
33:49 C'est qu'on est un petit peu plus en profondeur.
33:51 Nous explique-t-on comment on peut pousser.
33:53 Parce que pousser, là, vous pouvez pousser comme ça, même ça.
33:56 Il y a une procédure qui vous inspire, comment on peut pousser, etc.
34:00 Donc là, nous mettons-nous dans un rythme, là,
34:03 qui, quand il y a une contraction,
34:05 comment on peut s'inspirer, comment on peut pousser.
34:08 Et là, quand vous pouvez pousser, quand la tête du bébé peut apparaître,
34:11 là, je connais que, voilà, le bébé est presque fini.
34:14 Je trouve que papa-là, s'il peut pousser ensemble,
34:16 qu'il a une bargonnaie, il peut pousser ensemble.
34:19 Donc, ça, c'est extraordinaire.
34:21 Et quand le bébé est né, ça, c'est wow!
34:23 Donc, moi, je me dis au point, mais là,
34:25 chaque fois qu'il y a un bébé né, pour moi, c'est extraordinaire.
34:28 Même les parents, c'est l'élan de joie.
34:30 Nous aussi, parfois, nous sentons
34:32 parce qu'ils nous partagent la joie de la famille.
34:34 - Est-ce qu'il est déjà arrivé,
34:36 lui, attendez, que papa-là tombe sur connaissance?
34:38 - Oui, là, nous leissions en bas,
34:40 mais non, nous nous occupions de papa-là,
34:42 oui, maman, et puis papa-là remontait.
34:44 Nous lui donnait une chaise, nous lui donnait un petit peu de glucose, etc.
34:47 Ça arrive, vous ne connaissez pas habitué dans ce milieu-là.
34:50 Mais nous parliez-lui aussi,
34:52 nous guéririons, nous ne parlierions-lui,
34:54 comme on dit, mais seulement ça arrive.
34:56 Et qui...
34:58 Mais là, nous, avec le bébé, avec maman, là,
35:00 comme on dit, il y a une team-work.
35:02 Et la team-work, là, là, les autres aussi,
35:04 qu'est-ce que papa-là a donné?
35:06 Un petit peu de glucose, référalisé,
35:08 il prend un petit peu de lait, il a des eaux,
35:10 après, on revient.
35:12 - Oui. Alors, est-ce qu'après, ça arrive,
35:14 vous trouvez que ça va être un bébé
35:16 que vous mettez au monde-là, grandit,
35:18 vous le rejoignez quelques-uns?
35:20 - Ah oui, bien souvent, les mamans reviennent à la clinique.
35:22 On nous remercie, ça nous...
35:24 Je les remercie, nous, on nous remercie les autres.
35:26 Et aussi, vous connaissez, quand ça nous trouve,
35:28 vous n'êtes pas mais là, dans le supermarché,
35:30 on me dit, "Bonjour, madame, est-ce qu'il y a aucun moi?"
35:32 Mais... je me disais,
35:34 "Vous ne pouvez pas déplaire la personne?"
35:36 Je dis, "Oui, peut-être, parce que c'est tellement qu'on voit des gens."
35:38 Et là, les gens me disent,
35:40 "Non, maman, il y a un enfant qui est venu te voir,
35:42 qui est venu t'aider pour l'accouchement."
35:44 - Donc, c'est moins sale bébé.
35:46 - C'est le bébé, c'était lui.
35:48 Et là, je me dis, "Mais quel âge tu as?"
35:50 Je lui dis, "Moi, j'ai 18 ans."
35:52 - Wow! Extraordinaire!
35:54 - Oui, oui, oui, extraordinaire.
35:56 Et le gosse, on me dit, "Bonjour."
35:58 Je lui dis, "Trouve-le."
36:00 Il n'est pas content. Il me dit, "Moi, j'ai extra content."
36:02 Il me dit, "Jeune, moi."
36:04 - Alors, peut-être, là, avant de nous terminer,
36:06 vous êtes un petit peu si bonne jeune,
36:08 justement, si content,
36:10 une sage femme.
36:12 Quelles sont les conditions que vous avez?
36:14 - Ah, déjà, vous devez être passionnée.
36:16 Vous devez être contente de ce que vous faites.
36:18 Vous devez être dans ça.
36:20 Vous devez être dans le tout,
36:22 le tout de vous-même.
36:24 Quand on est là, c'est que...
36:26 - Vous devez prendre un sourire aux lèvres, OK?
36:28 Même si vous avez des soucis,
36:30 des tracas, mais seulement,
36:32 vous devez avoir la tête sur les épaules.
36:34 Là, on peut dire avec deux vies, Pamela.
36:36 Ça veut dire la maman et le bébé.
36:38 Et bien sûr, on doit avoir le papa là aussi.
36:40 Donc, on doit bien savoir ce qu'on peut faire.
36:42 On doit avoir un bon observateur,
36:44 comme on dit.
36:46 On doit savoir qu'on doit
36:48 avoir la santé de la maman,
36:50 le bien-être du bébé et du papa.
36:52 Et comme ça, c'est que quand on peut quitter la clinique,
36:54 c'est qu'il y a des parents qui ont une bonne santé,
36:56 la famille, tout en bonne santé,
36:58 ils vont se sentir avec la joie de chez nous.
37:00 - Alors, chaque accouchement,
37:02 un seul sage-femme?
37:04 - Chaque accouchement, un seul sage-femme, oui.
37:06 Là, nous gagnons de l'aide, bien sûr,
37:08 mais nous, comment on dit, nous, entre aidés,
37:10 jamais tout le monde tout seul.
37:12 Tout le temps, nous pouvons gagner de l'aide,
37:14 nous manières, puis on avoue de l'aide.
37:16 Et je dis merci pour ça.
37:18 Et c'est grâce à lui-même qu'on est reçus là aujourd'hui.
37:20 Je lui dis un petit coucou, Mme Anshé.
37:22 Et que...
37:24 Lui aide-nous, lui envoie nous des...
37:26 nous des aides, des mains fortes,
37:28 comment on dit,
37:30 il nous donne des mains fortes.
37:32 Et là, le travail, ça se fait comme ça en équipe.
37:34 - Alors, comment vous trouvez l'avenir,
37:36 justement, du métier de sage-femme?
37:38 - Alors, moi, j'adore,
37:40 donc, je pense qu'il y a une PSC devant,
37:42 qui est jeune,
37:44 pour venir avec pareil,
37:46 un seul enfant comme moi,
37:48 et qu'il y en a plusieurs, nous, là,
37:50 à notre disposition.
37:52 Et nous, nous pouvons persévérer.
37:54 - Alors, nous avons beaucoup de gynécologues,
37:56 hommes. Est-ce que vous, personnellement,
37:58 vous pensez
38:00 que le métier d'accoucheur,
38:02 donc, c'est-à-dire, un... un messieur
38:04 qui fait accoucher une madame,
38:06 ça vous permettra de venir bientôt à Maurice?
38:08 - Bien sûr, pourquoi pas?
38:10 Nous nous attendons, nous attendons qu'il soit venu.
38:12 Mais aussi, nous avons une gynécologue-madame
38:14 aussi, chez nous, qui fait très, très bien.
38:16 Très, très bien aussi.
38:18 Donc, les...
38:20 Bien oui, si les accoucheurs viennent,
38:22 on va les accueillir.
38:24 - Alors, si l'OMS, il décrète
38:26 le 5 mai la Journée mondiale des sages-femmes,
38:28 donc, il montrait l'importance
38:30 de ce métier. - Bien sûr.
38:32 Et ça, c'est nos jours.
38:34 Donc, nous enjoyons ces jours-là,
38:36 et...
38:38 le 5 mai, nous fêter, parce que c'est
38:40 un jour à nous, en tant que sages-femmes,
38:42 c'est un métier noble,
38:44 et qu'il nous fait,
38:46 nous mettons à disposition des autres,
38:48 nous essayons de comprendre les autres,
38:50 nous mettons nous-mêmes dans leur peau,
38:52 et qui nous dit comme ça,
38:54 moi, ma requête, c'est que
38:56 nous valorisons les sages-femmes,
38:58 nous donnons notre valeur dans la société,
39:00 c'est qu'ils reconnaissent les autres.
39:02 Pas juste le jour
39:04 5 mai, après, fini, non.
39:06 Mais nous donnons la valeur qu'ils ont dû.
39:08 Moi, c'est le message
39:10 qui m'a envie de passer, en tant que
39:12 25 ans de carrière, c'est
39:14 qu'ils nous ont vite reconnus
39:16 pour le travail, qu'ils nous fassent de tout cœur,
39:18 et c'est passionnant, moi, je ne me dirais pas, mais là,
39:20 et qu'ils nous pourront continuer à faire mieux.
39:22 Oui, alors, valorisez votre métier,
39:24 justement, d'où vos présences
39:26 ici, alors, avant de terminer,
39:28 qui vous t'a content à ajouter?
39:30 Alors, moi, m'encourage les jeunes
39:32 de
39:34 penser,
39:36 et c'est un métier extraordinaire
39:38 que tu as dans la vie,
39:40 donc, comme on me disait tout le temps,
39:42 nous ne sommes pas capables,
39:44 nous ne sommes pas droits aux erreurs,
39:46 nous ne sommes pas capables, nous ne travaillons pas
39:48 avec gomme et crayon,
39:50 pour que nous ne fassions pas d'erreurs,
39:52 parce qu'on peut travailler dans la vie, donc, nous encourage
39:54 les jeunes, finis,
39:56 et foncez, apprenez,
39:58 faites ce métier-là,
40:00 c'est un métier passionnant,
40:02 et faites-le de tout cœur,
40:04 vous allez vous trouver, vous vous sentirez vous-même
40:06 le bien-être.
40:08 Moi, comme je me sens, moi, il me reste à
40:10 dire, comme je le dis tous les jours, quand je sors du travail,
40:12 c'est que je veux une satisfaction,
40:14 je veux que je puisse m'aider,
40:16 que je puisse amener un soulagement
40:18 à la personne qui est un peu bizarre,
40:20 pour qu'elle puisse délivrer,
40:22 pour qu'elle puisse tenir toute cette douleur,
40:24 et pour qu'elle puisse apporter des fruits,
40:26 des jolis fruits
40:28 pour la famille, ça, c'est la joie.
40:30 Oui, parce que vous devez donner la vie, justement,
40:32 à quelqu'un.
40:34 Vous avez déjà fait l'accouchement jumeaux-jumelles?
40:36 Ah oui, certainement,
40:38 beaucoup de fois.
40:40 Je me rappelle, nous étions ensemble
40:42 avec le Dr Ramdos, ça, c'était à l'hôpital,
40:44 il était à 4 rue Pley.
40:46 Oui, et nous avons assisté,
40:48 et puis bien sûr. Il y a tant ça!
40:50 Oui, 4, 4.
40:52 Et puis, à la clinique,
40:54 bien souvent, nous avons beaucoup
40:56 des jumeaux-jumelles,
40:58 si je ne me trompe pas, aujourd'hui, il y en a une.
41:00 C'est vrai? Ah oui, oui.
41:02 Donc là, vous pouvez aller au travail? Oui, nous pouvons aller au travail, tout à l'heure.
41:04 Alors, rapidement, est-ce qu'il y a aussi
41:06 des femmes de
41:08 un certain âge qui
41:10 accouchent? Ah oui,
41:12 en fait, de nos jours,
41:14 vous trouvez tout le monde jeune,
41:16 vous voulez former votre famille,
41:18 ça veut dire que vous avez envie de faire votre projet avant.
41:20 Projet avant, exactement.
41:22 La vie professionnelle avant. Professionnel,
41:24 projet, vous voulez construire,
41:26 vous avez envie de vous, etc.
41:28 Et après, vous pensez à
41:30 former la famille. Donc, moi,
41:32 je m'encourage, vous êtes plus jeune,
41:34 c'est pas moi, c'est à l'âge de 24 ans
41:36 que ma couche me modifie.
41:38 Donc là, on arrive à 18 ans,
41:40 et nous sentons-nous bien,
41:42 confort, nous sommes capables,
41:44 bien occupés,
41:46 et puis, il y a des problèmes
41:48 qui surgissent, bien sûr, avec l'âge,
41:50 qui, plus on tarde,
41:52 plus des problèmes peuvent
41:54 surgir. Nous termines l'année de l'espoir.
41:56 M. Conta, je souhaite
41:58 justement à toutes les sages-femmes
42:00 de Maurice, ou même,
42:02 de tous les sages-femmes, de vous dire
42:04 que c'est une très bonne fête.
42:06 - Merci bien, Pamela. Et je vous remercie
42:08 de m'avoir accueillie.
42:10 - Avec plaisir.
42:12 - Aux six dieux, et on se voit la prochaine.
42:14 - Bien sûr, avec plaisir.
42:16 - Merci.