Mettez vous d'accord avec Gilbert Azoulay, Directeur Général de News Tank Education, Jean Pierre Denis, Journaliste, écrivain, chroniqueur à La Croix, Matthieu Baccialone, Communicant, président de M2B Conseil et Arnaud Stéphan, Fondateur de l'agence La Note de com
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NewsTranscription
00:00SUD RADIO, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Christine Bouillaud.
00:06Allez, on est parti jusqu'à midi, on va tenter de se mettre d'accord en ce vendredi 4 avril 2025
00:12où il s'est passé beaucoup de choses cette semaine, c'est un peu, on va dire, la synthèse de tout ce qui s'est passé
00:16mais on est un peu sur les mêmes sujets, quoique...
00:18Autour de cette table, je salue Gilbert Azoulay, bonjour, comment ça va ?
00:23Bonjour Gilbert, toujours ravi d'être là et une première pour moi avec vous.
00:27Pareil, c'est la même chose, directeur général de Newstank Education, on dit Education ?
00:34Education, parce qu'on m'a reproché de dire Newstank, donc Newstank Education,
00:37mais l'économie de la connaissance étant mondiale, un peu d'anglais, c'est pas mal.
00:41Jean-Pierre Denis, bonjour, journaliste, écrivain, Mathieu Bachalon, bonjour, ça va bien,
00:48communicant, président de M2B Conseil, Arnaud Stéphan, bonjour à vous Arnaud,
00:52fondateur de l'agence La Note de Com, alors aujourd'hui et au menu,
00:58on va revenir sur évidemment les derniers rebondissements concernant les droits de douane
01:04qui ont été avancés hier par Donald Trump, comment on sort de ça ?
01:08Est-ce qu'il faut une riposte brutale ? Comment mettre la bonne jauge ?
01:14Tout est dans la nuance sans doute, le monde entier retient son souffle, ça c'est une certitude,
01:19puisqu'en écoutant ce matin l'interview de Jean-Jacques Bourdin, son invité de 8h30,
01:26économiste, qui était là avec nous ce matin, c'était Nicolas Gutsmann,
01:33chef économiste financier de la Cité, je vous le recommande parce qu'il met vraiment en perspective
01:38tout ce qui peut se passer et visiblement c'est la Chine qui va donner le tempo à tout ça,
01:43mais on va en parler avec vous quatre.
01:45Free Marine Le Pen, c'est ce que dit Donald Trump sur son réseau social,
01:49qu'est-ce que ça veut dire derrière dans cette stratégie ?
01:53Et puis on est à la veille aussi d'un week-end et d'un dimanche où on va battre le pavé
01:58du côté du RN, du côté de la gauche et du centre aussi.
02:03Et puis enfin, après David Linard qui était notre invité cette semaine sur Sud Radio,
02:08Bruno Retailleau hier soir s'est attaqué au syndicat de la magistrature,
02:12est-ce le retour des juges rouges comme le dit le ministre de l'Intérieur
02:15et est-ce un ministre de prendre position sur la fonction de magistrat ?
02:21Voilà pour le menu assez copieux, donc on va commencer par les coups de coeur
02:26et les coups de gueule concernant l'actualité.
02:30On va commencer avec Arnaud, un coup de gueule ?
02:34Oui, un coup de gueule, dans un article paru dans le Canard Enchaîné cette semaine
02:38qui nous apprend qu'on a recruté des étrangers dans la préfecture des Hauts-de-Seine
02:46pour remettre les titres d'identité des Français.
02:52C'est extraordinaire, c'est-à-dire que tout est inversé dans cette société.
02:56C'est-à-dire qu'on a recruté des gens qui ne sont pas français pour remettre des titres d'identité.
03:01Mais de quelle nationalité ?
03:02De toute nationalité, le problème il n'est pas.
03:04Je ne savais pas que fonctionnaire territorial ou éventuellement de travailler dans une préfecture,
03:09c'était un métier en tension et on est obligé de faire venir des gens de l'étranger
03:12pour remettre les titres d'identité à des Français.
03:15Je trouve que c'est à la fois complètement débile,
03:17je trouve que c'est très maladroit de la part de la préfecture au minimum.
03:22D'ailleurs le ministère de l'Intérieur essaye de trouver une parade un peu pathétique,
03:28mais le Canard Enchaîné a sorti l'article.
03:30D'ailleurs ce qui est intéressant c'est que le ministère fait allusion à une loi
03:34et le Canard Enchaîné a cherché cette loi, cette loi n'existe pas.
03:37C'est un décret de 1955 et en plus ils se sont trompés,
03:42ils ont dit oui c'est au sous-préfet et dans le décret c'est au préfet.
03:45Donc tout est faux, tout est raté et ce qui en dit beaucoup sur tout ça par a volo
03:52et on se retrouve dans des situations absurdes
03:54où les Français se font remettre leurs titres d'identité par des étrangers.
03:59Je trouve ça bravo une fois de plus.
04:02Il y a 5 millions de chômeurs.
04:05Si ce sont des ressortissants européens c'est...
04:09Non mais on s'en fout.
04:11Non parce que moi j'ai des copains qui bossent dans des administrations en Espagne.
04:14Ce n'est pas un métier en tension de travailler à la préfecture des Hauts-de-Seine.
04:19Je ne connais pas l'histoire.
04:21Je ne vois pas ce qui choque Arnaud là-dedans.
04:23Pour le coup je ne le connais pas.
04:24Moi non plus je ne l'ai pas lu.
04:25Il est facilement choqué Arnaud, attention, il faut le savoir.
04:28Je n'ai pas l'idée.
04:30Je trouve que dans une société et particulièrement sur l'île de France
04:35où il y a quand même un paquet de gens qui sont au chômage
04:38ou qui sont en fin d'activité,
04:39on nous dit qu'il y a le travail des seigneurs,
04:41ils n'arrivent pas à trouver un job.
04:42Je pense que ça serait compatible avec un statut de seigneur.
04:47Ce que je comprends pas c'est que c'est les prestataires extérieurs,
04:50c'est les gens qui sont...
04:51C'est pas les prestataires extérieurs.
04:52Quel est le format ?
04:53Parce que c'est effectivement assez curieux.
04:55Moi je découvre Starfo,
04:57mais je voudrais savoir.
04:59Je pensais que vous alliez nous parler de le trafic de faux-papiers
05:03sur des migrants dans la préfecture de Béziers.
05:05Non, non, je vous parle du fait qu'on a recruté des gens,
05:10encore une fois, comme s'il n'y avait pas de...
05:12Moi ce qui me choque le plus,
05:13c'est pas que des étrangers me remettent mon titre de transport,
05:16mon titre de séjour, ou me remettent mes papiers.
05:19Titre de séjour, j'espère.
05:22Ce qui est plus choquant, à mon avis,
05:24c'est pas tant la question qu'ils soient étrangers ou pas,
05:26c'est la question de savoir comment sont gérées les préfectures,
05:28et effectivement de savoir si les missions de services publics
05:31sont bien gérées par des fonctionnaires ou pas,
05:35étant donné qu'il y a quand même un certain nombre de personnels.
05:37Après, qu'ils soient étrangers ou pas, je pense pas que ce soit...
05:39Mais non, mais c'est des accès à des documents.
05:41Je veux dire, à des documents administratifs.
05:42Donc, on s'en fout, j'ai bien compris.
05:44Non, mais j'imagine que c'est...
05:45Non, non, mais on n'a pas l'info, donc...
05:47On n'a pas l'arrêt, comme on dit.
05:50C'était sorti il y a deux jours, quand même.
05:51Mais oui, j'ai dit pas mal de choses.
05:52Il se trouve que c'est comme l'histoire de...
05:54Oui, vous comprenez, il y a mis en tension,
05:56on a besoin d'immigrés pour aller travailler dans les cuisines.
05:59Alors donc, on n'a plus besoin de passer le CAP cuisine,
06:02c'est pas la peine,
06:03parce que le moindre mec qui arrive de Péchawar
06:05arrive à vous faire une double à la Provençale aussi bien.
06:07Non, je pense qu'il faut être sérieux.
06:09Il faut y aller, il faut y aller, il faut y aller.
06:11Non, non, c'est moi qui décide.
06:14Et je vous dis que là, on fait la pause, les infos,
06:17on va s'intéresser aux courses et on se retrouve juste après, tout de suite.
06:30Ils sont très en forme.
06:31On voit que c'est vendredi.
06:32Gilbert Razou, le directeur général du Stank Education.
06:35Jean-Pierre Denis, écrivain et journaliste.
06:37Mathieu Bachelon, communicant, président de M2B Conseil.
06:41Et Arnaud Stéphane, fondateur de l'agence delanote.com.
06:44Alors, on était avec les coups de cœur et les coups de gueule.
06:46Dans un instant, on va revenir sur la petite phrase de Donald Trump,
06:49hier soir, son message sur son réseau social.
06:52Free Marine Le Pen, voilà, il faut la libérer, dit-il, le président des Etats-Unis.
06:56Qu'est-ce que vous en pensez ? On va voir ça tous ensemble.
06:59On continue avec le coup de cœur et les coups de gueule.
07:01Jean-Pierre, vous voulez revenir sur cette proposition de loi,
07:05parlé hier de régulisation de l'installation des médecins.
07:09Ça vous interpelle ?
07:11Oui, alors je ne sais pas si c'est franchement un coup de cœur,
07:13parce que c'est une méthode contestable pour régler un problème réel.
07:18Mais au moins, c'est une méthode pour régler un problème.
07:20On sait tous qu'il y a des déserts médicaux.
07:22Tous les syndicats de médecins, d'interns, tout le monde est contre.
07:25Oui, oui, tous les syndicats sont contre.
07:29Et beaucoup d'élus, enfin la plupart des élus qui sont médecins à l'Assemblée nationale sont contre aussi.
07:34Mais on va quand même peut-être d'abord expliquer de quoi il s'agit.
07:37C'est une proposition de loi déposée par un député socialiste,
07:41mais qui a suscité un consensus assez large à l'exclusion du Rassemblement national.
07:46Dans tous les autres groupes, apparemment, il y a des soutiens pour cette proposition de loi.
07:49Ils s'occupent d'autre chose.
07:51Voilà, certainement.
07:53Mais pour résoudre, pour apporter une réponse aux problèmes des déserts médicaux.
07:57Les collectivités locales font tout ce qu'elles peuvent.
07:59On installe des maisons de santé, on donne des primes, on s'occupe de tout.
08:04On fournit des appartements.
08:06Et ça ne suffit pas à régler le problème.
08:08Parce que le problème demeure.
08:09Là, l'idée est assez simple.
08:11C'est de dire que dans les zones où il y a déjà suffisamment de médecins,
08:15l'offre médicale est assurée,
08:17on ne pourra s'installer que lorsque un médecin part à la retraite.
08:20Partout ailleurs, on peut s'installer librement.
08:22Donc c'est relativement peu coercitif, mais c'est coercitif.
08:26Et donc effectivement, ça heurte les syndicats de médecins
08:29qui sont attachés à tout ce qui relève effectivement des principes de la médecine libérale.
08:33Donc on peut les comprendre.
08:35Et enfin, ça fait des décennies qu'on essaie de régler ce problème qui ne cesse de s'aggraver.
08:39Donc je trouve que c'est plutôt intéressant de tenter ça.
08:42C'est une mesure effectivement qui a un caractère bureaucratique
08:45puisque c'est les agences régionales de santé qui vont définir les zones en tension
08:49et les zones pas en tension.
08:51Mais c'est quand même assez simple.
08:52C'est-à-dire que si vous voulez vous installer dans une zone en tension,
08:56vous attendez qu'il y ait un médecin qui parte à la retraite.
08:59Donc ce n'est pas non plus si contraignant que ça.
09:01Donc je trouve qu'à la réflexion, c'est une bonne idée.
09:04Qu'est-ce que vous en pensez ?
09:06Certains disent qu'il suffira d'attendre et de se positionner juste à la limite de la frontière
09:11pour pouvoir s'installer.
09:13Je suis d'accord avec vous.
09:15C'est une réponse au moins.
09:16Parce qu'on apporte une réponse à un vrai problème.
09:17Ce qui est étonnant, c'est souvent par la contrainte.
09:19Si vous n'y allez pas, vous n'avez pas droit.
09:21En revanche, on pourrait faire des bonus.
09:23Un trimestre en plus pour sa retraite.
09:25Si vous vous installez trois ans comme on fait pour le service militaire.
09:27Après tout, quand on fait le service militaire, vous savez,
09:29quand vous avez servi l'État, vous avez droit à des retraites, des trimestres en plus.
09:34Là, il faudrait incentiver, comme on dit dans les entreprises,
09:37et motiver les gens.
09:38En bon français.
09:39En bon français, merci Arnaud.
09:41Je compte sur toi pour me rappeler les vraies valeurs.
09:43Je n'y manquerai pas.
09:45Ça y est, le match est lancé.
09:47Je pense qu'il faudrait motiver les gens pour leur dire,
09:50si vous y allez, vous avez un bonus.
09:52Toutes ces mesures incitatives pour l'installation des médecins,
09:56elles existent, les collectivités locales.
09:58Oui, c'est les collectivités.
09:59Il n'y a pas de fiscalité, par exemple.
10:01Ça existe déjà pour les pharmaciens, les parcs médicaux.
10:04Les pharmaciens n'ont pas une liberté d'installation.
10:05Les cliniques, les infirmiers, ils attendent d'avoir l'agrément de la sécurité sociale pour s'installer.
10:10Les pharmaciens, il faut qu'ils soient dans...
10:14C'est délimité par les zones d'habitation et par le nombre d'habitants.
10:18À Paris, nous avons beaucoup de pharmacies,
10:19mais parce que nous avons des arrondissements où il y a beaucoup de personnes,
10:21notamment des personnes âgées.
10:23Mais vous n'avez pas de liberté d'installation.
10:25Mais ce que l'on dit dans les zones en tension,
10:28Paris est un désert médical.
10:30Alors, c'est vrai qu'aujourd'hui, même dans les grandes villes,
10:33il n'est pas si facile de trouver...
10:35Mais il est même impossible.
10:36En tout cas, c'est difficile de trouver un nouveau médecin.
10:38Avec d'autres médecins, c'est quand même fluidifié.
10:39Il ne faut pas...
10:40Les plateformes, il faut fluidifier le système.
10:42C'est vrai qu'il y a un manque global,
10:44mais enfin, on sait tous que dans...
10:45Si vous payez, vous y arrivez.
10:46C'est un peu ça le sujet aussi.
10:48Dans des zones rurales, où il y a d'ailleurs souvent beaucoup de personnes âgées,
10:51il est très difficile.
10:52On connaît tous dans notre entourage des personnes âgées
10:55qui ont du mal à se faire soigner, tout simplement.
10:57Donc, c'est un réel problème.
10:59À un moment donné, il faut bien essayer d'ajouter des mesures
11:01à celles qui sont déjà prises et qui étaient des mesures positives.
11:04La contrainte, encore une fois, n'est quand même pas très forte.
11:06Et en effet, elle est beaucoup moins forte que celle qui pèse sur les pharmaciens.
11:09Étant donné que, juste pour...
11:11Si on parlait sur les situations en zone urbaine,
11:13les déserts médicaux font aussi qu'il y a après des tensions énormes
11:17sur l'ensemble de la chaîne.
11:18Et ça finit aux urgences.
11:19L'hôpital public est en mauvaise santé.
11:22Il y a effectivement les problèmes d'effectifs.
11:24Mais il y a aussi le problème d'afflux de personnes qui vont aux urgences.
11:27On le sait tous, qui ne devraient pas être aux urgences
11:29parce qu'en fait, elles n'ont pas réussi à avoir accès à un généraliste
11:32pour des questions d'horaire, de fermeture de cabinets, ce genre de choses.
11:36Et effectivement, pouvoir réguler un petit peu cette installation des généralistes
11:40pourrait aussi avoir un aspect, je pense, bénéfique sur les urgences.
11:43Il y a des quartiers de Paris où il y a des médecins qui arrivent à faire
11:45400-500 arrêts de travail par mois.
11:49Visiblement, ils ont des horaires d'ouverture assez fortes.
11:53Et on parle des médecins généralistes.
11:55On rappelle quand même qu'ils ont rajouté une année supplémentaire
11:57aux études de médecine générale.
11:59C'est un bac plus 10 maintenant, puisqu'il y a une dixième année.
12:02Un médecin généraliste ?
12:03Non, ce n'est pas 10 ans.
12:05C'est 10 ans.
12:07Pour être interne, il faut 10 ans.
12:09Pour pouvoir avoir votre diplôme et pouvoir s'installer derrière,
12:11vous êtes à bac plus 10.
12:12En tout cas, il y a un autre problème aussi.
12:14C'est-à-dire qu'on n'a pas assez de médecins de toute façon.
12:17C'est le problème de l'entrée dans la profession.
12:20On ne forme pas assez de médecins.
12:22Coup de projecteur, Gilbert, puisque vous êtes là sur l'orientation
12:25de nos étudiants.
12:27Le MEDEF s'en mêle.
12:28Ça ne vous a pas échappé que je parle beaucoup d'éducation,
12:30d'orientation, d'économie, de la connaissance.
12:32Alors, le MEDEF, les patrons, les patrons des patrons,
12:35d'ailleurs Patrick Martin, se sont lancés dans le débat
12:37car on se rend compte que ça ne fonctionne pas.
12:39Ça ne fonctionne pas du tout.
12:40Dans le rapport intitulé Un jeune...
12:42Je l'ai ramené parce que je sais que ça vous intéresse, Arnaud.
12:45Un jeune bien orienté, un succès pour tous,
12:47publié sous l'égide du recteur Olivier Faron.
12:49Quelqu'un dans le mercato du MEDEF.
12:51C'était important puisqu'il est passé du rectorat,
12:53personnalité de l'éducation, au MEDEF.
12:55Et on découvre que, attendez, crochez-vous,
12:5883% des élèves sont angoissés au moment de formuler les voeux
13:01sur Parcoursup.
13:02Je ne sais pas si vous avez dans votre entourage des enfants.
13:0417% des jeunes âgés de 20 à 24 ans
13:06ne sont ni en études ni en emploi.
13:08Et que seulement la moitié des bacs plus 1
13:10sont satisfaits de la filière ou de l'établissement
13:12dans lequel ils se sont engagés.
13:13Un chiffre encore.
13:14Selon le Trésor, le coût d'une mauvaise orientation,
13:17combien par an ?
13:183 à 4 milliards.
13:20Entre les réorientations, les redoublements,
13:22les sorties de diplômes.
13:23Alors, que viennent faire les patrons
13:25sur le thème de l'orientation ?
13:26Parce qu'on les attendait sur plein de thèmes,
13:28sauf celui-là.
13:29Eh bien, ils en ont marre, ras-le-bol,
13:31de ne pas trouver les compétences dont ils ont besoin
13:33chaque année, chaque mois, chaque jour,
13:34et sur des métiers en tension.
13:36Le MEDEF prend très au sérieux ce sujet.
13:38Je rappelle que le coupable y est,
13:40c'est Parcoursup, évidemment,
13:42mais ça reste un outil.
13:43Il arrive en bout de chaîne,
13:44sachant que le problème, il est bien en amont,
13:46et il faut commencer très très tôt.
13:48Alors, 14 propositions dans ce rapport simple,
13:50rapide, opérationnel,
13:51entre l'IA, le rapprochement des acteurs,
13:53parce qu'il y a plein de gens qui font de l'orientation,
13:54sauf que chacun le fait dans son coin.
13:56Mettre en place des bilans d'orientation,
13:58revoir la carte d'information.
13:59Et moi, j'ai retenu une proposition sur les 14,
14:02tellement simple.
14:03Rendre effectives les heures prévues
14:05pour l'orientation dans le cursus,
14:07au collège et au lycée,
14:08des heures qui ne sont malheureusement,
14:10aujourd'hui, ni budgétées,
14:12ni programmées.
14:13Donc, orientons nos enfants très tôt,
14:15pour qu'ils réussissent,
14:16et qu'ils ne se plantent plus.
14:17Voilà, c'était...
14:18Vous saviez tout ce que vous vouliez faire à 15 ans ?
14:20Ben non, justement, c'est ce que je voulais dire.
14:21Orientons le plus tôt, ça peut être...
14:23Enfin, je me fais le vocabulaire,
14:24mais ça peut être un peu dangereux aussi,
14:25parce que, quand on a...
14:27Christine a raison,
14:28quand on a, je sais pas,
14:2913, 14, 15 ans, 16 ans,
14:30on ne sait pas trop ce qu'on veut faire,
14:31on peut...
14:32Déjà qu'en France,
14:33on a tendance à mettre les gamins dans une file,
14:36et dire que parce qu'on a choisi tel truc,
14:38et qu'on a fait tel diplôme à tel âge,
14:39on est obligé toute sa vie
14:40de rester dans son couloir de nage.
14:42Je me dis que c'est pas mal aussi.
14:43Je ne dis pas qu'il faut les envoyer
14:44complètement désorientés.
14:45Moi, je parle d'information.
14:46Je parle plus d'information que d'orientation.
14:47D'information, je suis tout à fait d'accord.
14:48Par contre, d'information,
14:49je peux commencer aujourd'hui,
14:50parce que les enfants sont trop jeunes pour...
14:52Vous verrez.
14:53Mais à mon époque...
14:54Vous m'appelez, je renseigne tous les potes.
14:55C'est vrai qu'à mon époque,
14:56je me souviens de dire que l'orientation
14:58n'était pas quelque chose
14:59d'extraordinairement efficient et valorisé.
15:03Et qu'il y avait...
15:06Disons que le lycée,
15:08pour parler du lycée par exemple,
15:09était un peu un environnement
15:11dans lequel le monde extérieur,
15:13notamment professionnel,
15:14ne rentrait pas trop.
15:15Les gens flippés sur toute l'orientation
15:16vous disent
15:17« ça serait bien que tu ailles faire
15:18un métier manuel au lieu de faire
15:19un truc intellectuel. »
15:20C'était très français.
15:21Ça aussi, très français.
15:22De mon temps.
15:23C'était très français,
15:24la dévalorisation des métiers manuels.
15:25C'était dans les années 80.
15:26Dans les années 80, c'était ça.
15:28Tu serais orienté.
15:29Tout le monde tremblait en se disant
15:30« ils vont me demander d'aller faire
15:31tourneur-fraiseur ou d'aller faire
15:34de la soudure. »
15:35Mais c'est génial.
15:36C'est génial.
15:37Pourquoi pendant si longtemps...
15:38D'ailleurs, il y a un très bon bouquin
15:40de David Goodhart.
15:41C'est marrant parce que David Goodhart,
15:42tout le monde a parlé de
15:44« Road to Somewhere »
15:45avec les Anywhere et les Somewhere.
15:46Il en a sorti un autre
15:47qui s'appelle
15:48« La tête, le cœur et la main ».
15:50Curieusement,
15:51personne n'en a parlé de celui-là.
15:52Où justement, il dit
15:53« on a surintellectualisé les diplômes,
15:56on a surintellectualisé le travail
15:58et on n'a pas suffisamment
16:00mis en avant le travail manuel,
16:03l'intelligence de la main, etc. »
16:05Et ces gens, en plus,
16:06non seulement,
16:07ils se sentent un peu refoulés...
16:09Mais ça n'a pas trop changé,
16:10franchement Arnaud.
16:11Si, parce que...
16:12Aujourd'hui...
16:13Vous étiez à l'étranger
16:14dans un centre de France
16:15pendant le Covid,
16:16mais il se trouve que pendant le Covid,
16:18on nous a expliqué
16:19que tous ces gens
16:20qui faisaient le travail de la main...
16:21C'était la première ligne.
16:22C'était la première ligne.
16:23Ils étaient merveilleux.
16:24C'est ce qu'on avait voulu dire.
16:25C'était génial.
16:26On est revenu en arrière
16:27et en plus, aujourd'hui,
16:28il y a beaucoup de gens
16:29qui plaisantent
16:30en disant
16:31« Finalement, si j'avais su,
16:32j'aurais fait plombier. »
16:33Oui, mais c'est des gens souvent...
16:34Plombier, ça vit très très bien.
16:35Electricien, ça vit très très bien.
16:36C'est souvent des gens
16:37qui ont obtenu...
16:38On va refaire ce débat derrière
16:39parce que je trouve que c'est intéressant.
16:41C'est derrière la pause.
16:42Merci beaucoup.
16:43C'est passionnant.
16:44Mais souvent,
16:45c'est des gens qui ont...
16:46Comme je disais,
16:47c'est une réorientation.
16:48Mais en orientation initiale,
16:49aller vers les métiers manuels,
16:51ça reste quand même...
16:52Oui, je pense que c'est une erreur.
16:54C'est une erreur,
16:55mais on est complètement d'accord.
16:56Il y a des gamins
16:57qui s'ennuient.
16:58On peut très bien gagner sa vie
16:59avec des travaux manuels.
17:00On peut s'éclater
17:01et faire plein d'autres choses.
17:02Surtout avec les progrès
17:03de l'intelligence artificielle,
17:04beaucoup de métiers dits intellectuels
17:06à tous les niveaux,
17:07y compris des métiers
17:08de chercheurs extrêmement pointus
17:09vont disparaître.
17:10S'il y a une chose
17:11qui ne pourra pas être
17:12si facilement remplacée,
17:13même s'il y aura aussi des robots,
17:14ce sont des métiers manuels.
17:15C'est plombier.
17:16Allez, on y va.
17:17Dans un instant,
17:18on va continuer ce débat
17:19avec vous quatre.
17:21Vous ne bougez pas,
17:22on est sur Sud Radio.
17:23Sud Radio.
17:24Parlons vrai.
17:25Parlons vrai.
17:26Sud Radio.
17:27Parlons vrai.
17:28Sud Radio.
17:29Le 10h midi.
17:30Mettez-vous d'accord.
17:31Christine Bouillaud.
17:32Allez, on continue
17:33avec Gilbert Razou,
17:34les gens.
17:35Pierre Denis,
17:36Mathieu Bachelon,
17:37Arnaud Stéphan.
17:38Un mot sur ces orientations.
17:39Parce que rappelons,
17:40si vous avez des enfants
17:41qui sont sur Parcoursup,
17:42j'espère pour vous
17:43que vous avez bien validé le dossier.
17:44J'espère.
17:45C'était mardi soir,
17:46le 2 octobre.
17:47J'espère.
17:48J'espère.
17:49Le 2 octobre.
17:50Non, mercredi soir.
17:51Et mon master aussi
17:52pour ceux qui font des études.
17:53Ils veulent faire
17:54des études supérieures,
17:55Christine.
17:56Ça s'en est vécu.
17:57Ça s'en est vécu,
17:58mon cher ami.
17:59Parce qu'il n'y a pas beaucoup
18:00de gens qui connaissent
18:01toutes ces processus.
18:02On critique beaucoup Parcoursup
18:03mais je vous renvoie
18:04à ce qu'il y avait avant.
18:05C'était APB,
18:06Administration de post-bac.
18:07C'était la fête.
18:08C'était à pile ou face.
18:09Moi, c'était 36-14 Ravel.
18:10Oui, Ravel !
18:11Oh, Ravel !
18:12C'était dans l'histoire d'un homme.
18:13La question c'était par rapport effectivement à ces orientations, en tous les cas ces préconisations
18:21faites par le MEDEF, par rapport à leurs difficultés de recrutement qui se disent
18:24mais au bout du tunnel on va prendre les choses en main, mais cette revalorisation des métiers
18:30par exemple manuels où il y a de très belles carrières, les gens gagnent très bien leur
18:33vie etc.
18:34Il y a des très jolis profils, on n'a pas amélioré les choses ?
18:40J'ai de la chance parce qu'à 10 ans je voulais être journaliste et à 13 ans j'ai commencé
18:45à pratiquer ce sport en amateur, donc je savais très bien ce que je voulais faire.
18:48Je ne suis peut-être pas un cas particulier, mais j'ai un peu envie de renvoyer la balle
18:53dans le camp des patrons sur cette affaire-là, parce que pour recruter les gens, vous avez
18:57parlé de compétences, évidemment quand on recrute des gens on cherche une compétence
19:02mais on cherche aussi un potentiel et moi j'aimerais qu'on parle un peu plus de potentiel.
19:07Vous avez parlé de parcours sup et de l'angoisse des parents, mais on connaît aussi tous des
19:13jeunes qui essaient de rentrer sur le marché du travail et à qui on dit « ah ben non
19:17il faut deux ans d'expérience ».
19:18L'apprentissage c'est un million de personnes aujourd'hui, c'est pas mal, ça prend un
19:23sérieux coup là avec la baisse, c'est un million de personnes quand même.
19:28L'apprentissage c'est très bien, mais on dit aux jeunes « ah ben non t'as pas deux
19:32ans d'expérience ». L'expérience, je suis désolé, c'est le seul défaut, le manque
19:36d'expérience qui se corrige tout seul.
19:37On prend deux ans, on a acquis l'expérience.
19:39Si vous allez de l'autre côté de la Manche, vous allez en Angleterre, vous pouvez avoir
19:43fait à peu près n'importe quelle étude, y compris on peut dire « ça sert à rien
19:47de faire des études de psycho parce qu'il n'y a pas de boulot dans la psycho ou de
19:50sociologie », bon peut-être, mais en Angleterre vous pouvez avoir fait ce que vous voulez,
19:55mais au moment du recrutement on va dire « quel est votre potentiel ? » et à ce moment-là
19:58on va vous donner votre chance.
20:00Donc ça joue dans les deux sens et peut-être que les recruteurs, les patrons pourraient
20:04aussi balayer devant leurs portes à ce sujet.
20:06Peut-être qu'il manque ce critère-là, mais je voudrais que Arnaud réagisse aussi.
20:09On parlait tout à l'heure de médecine, mais ça vaut pour d'autres métiers.
20:12Ce qui se passe aujourd'hui, c'est qu'il y a des débouchés qui se créent pour justement
20:16contourner Parcoursup et les choix des parents pour faire de bonnes études.
20:21Il y a des universités à l'étranger qui font des cours en français.
20:25En Roumanie ? En Roumanie, en Espagne et d'autres pays.
20:29Au Portugal.
20:30On peut faire des études de médecine, on peut faire des études de kinésithérapeute
20:35en français.
20:36Elles sont diplômées, il y a un diplôme européen et après vous avez votre poste
20:40en France.
20:41Ce qui pose problème, ce qui veut dire qu'il y a déjà des stratégies de contournement
20:45et elles sont organisées, c'est-à-dire qu'il y a un besoin, il y a un business
20:48qui s'est créé, il y a des écoles qui sont à l'étranger et qui se sont créées.
20:52Donc il est possible aujourd'hui, même si vous avez raté Parcoursup et que vous avez
20:56vraiment envie de faire ça et que vous êtes très pauvre, vous pouvez faire vos études.
21:00Je souris parce qu'on dit si t'as raté Parcoursup, on dit plus t'as raté ton bac, t'as raté
21:04Parcoursup.
21:05Mais c'est un peu ça.
21:06C'est un peu ça.
21:07Donc voilà, écoutez, on va continuer avec tout ça.
21:10Mathieu, on termine avec un coup de gueule.
21:12Oui.
21:13On parle de foot.
21:14On va parler un peu de foot.
21:15Oh les pauvres, qu'est-ce qui leur arrive ?
21:16Tu parles du Paris FC, j'espère.
21:18Pas particulièrement.
21:19En fait, je voulais parler de...
21:21Vous savez que je suis toujours essayé de défendre les associations de supporters parce
21:25que en France...
21:26Le supporterisme.
21:27J'ai découvert ce mot.
21:28Bien sûr, il y a une association qui s'appelle l'Association Nationale du Supporterisme qui
21:31fait un très bon boulot en France, mais le ministère de l'Intérieur et le ministère
21:35des Sports n'ont encore une fois, comme seule réponse, que de faire de la répression purement
21:39et bêtement parce qu'en France, supporters égale forcément Brutaziné, Groupeau, Houdinigane...
21:43Est-ce que ce n'est pas supporter de foot ? Parce que pour être très bien dans les
21:47terrains de sport...
21:48Au Waterpolo, il y a peu de Houdinigane.
21:53Alors là, vous essayez de faire...
21:57Vous voulez m'emmener Christine, mais c'est votre tropisme de l'Ovalie, du Sud-Ouest.
22:01Tropisme du Sud-Ouest, peut-être, mais d'autres sports aussi, où on n'a pas le moins en tous
22:05les cas.
22:06Ceci dit, ce que je veux dire, c'est que moi, ce que je ne supporte plus, c'est qu'on assimile
22:10tous les supporters de foot en disant que tous les supporters de foot sont forcément
22:13des voyous, des personnes dangereuses.
22:15Et même, j'irai plus loin, les ultras ne sont pas des Houdiniganes.
22:18Parce qu'il y a une paresse intellectuelle qui est en France de dire que les ultras sont
22:22des Houdiniganes.
22:23Ce n'est pas vrai.
22:24Les ultras, qu'est-ce que c'est ?
22:25Ce sont des supporters qui sont réunis souvent en association en 1901, qui sont les interlocuteurs
22:29du club et qui ne comptent pas leurs heures pour animer les tribunes, pour faire des
22:34déplacements, pour supporter leurs équipes, pour faire des superbes, des tifos, des idées.
22:37Alors, ça donne des images superbes.
22:38Toutes les chaînes de télé, toutes les chaînes de télé adorent dans leurs reportages
22:47mettre des images où on voit des tifos, des drapeaux, des fumigènes et en même temps,
22:51je vous invite à aller voir un match pendant la période Covid où on entendait les mouches
22:54voler.
22:55Le foot sans spectateurs, sans supporters, ce n'est pas du foot.
22:59Et là, je voulais juste faire un petit clin d'œil pour les supporters stéphanois qui
23:03sont vraiment dans la tourmente, notamment les deux associations historiques qui sont
23:07les Magic Fans et les Green Angels, qui sont dans le collimateur du ministère de l'Intérieur,
23:11en mettant un peu tout le monde dans le même panier, en disant oui, il y a des dérives.
23:14Donc du coup, au lieu de faire des sanctions individuelles, on va faire des sanctions collectives,
23:16on va dissoudre ça.
23:17Rappelez que, justement, c'est généralement quand il n'y a plus d'association qu'il y
23:21a des problèmes de violence, parce que les associations, qu'on le veut ou non, ce sont
23:24des interlocuteurs avec des personnes qui sont identifiées et qui tiennent un peu leur
23:29tribune et qui essaient de réguler les choses.
23:30Dès lors, à partir du moment où il n'y a plus personne, c'est l'anarchie, c'est la
23:35chienlit.
23:36Et Bruno Retailleau qui fait, comme souvent les ministres de l'Intérieur, c'est facile
23:41de faire un petit excès, de faire des coups de menton avec les supporters de foot.
23:47Je trouve que c'est un peu facile et qu'on pourrait plutôt essayer de trouver des solutions.
23:52Il y a justement cette instance nationale des supporters qui fait du bon boulot.
23:55Il y a plusieurs.
23:56Il y a des propositions qui sont faites, c'est sûr.
23:57Il y a le maître Barthelemy, le maître Dubois, qui sont des experts, qui essayent de donner
24:01une bonne image et essayent d'être interlocuteurs des pouvoirs publics.
24:03Je sais que le précédent ministre, alors il ne restait pas très longtemps, c'était
24:07Gilles Laverousse.
24:08Lui avait compris qu'il fallait dialoguer avec les supporters.
24:11Là, on est revenu avec Madame Barsac et Monsieur Retailleau sur le...
24:16Je ne pense pas que ce soit Madame Barsac, je la connais, ce n'est pas elle.
24:20En tout cas, elle a fait des déclarations dans le sillage du ministère de l'Intérieur
24:29pour dire que les associations, les ultras, ce n'était pas bien, qu'il fallait apporter
24:34une réponse ferme.
24:35Mais elle est passée de l'héritage des JO au ministre et elle a découvert le truc.
24:40Elle suit son ministre de l'Intérieur.
24:41Tout ça pour vous dire que les supporters de foot ne sont pas tous dévoués ou loin
24:44de là et qu'il faut arrêter de criminaliser leurs actions et que sans eux, les stands
24:51ne vivraient pas et que l'ambiance que les chaînes de télé et que les spectateurs
24:54lambda viennent chercher, c'est aussi grâce aux associations ultras.
24:57Alors, moi, je voulais juste rappeler, parce qu'il nous reste moins d'une minute, rappeler
25:02quand même qu'à Saint-Ouen, la maternelle qui était cernée par les dealers va être
25:05obligée de déménager.
25:06Ça va être un gros dilemme chez les parents.
25:07Moi, je me mets à leur place.
25:08De devoir dire, est-ce que j'enlève mes enfants ? Est-ce qu'on déplace l'école ? Je pense
25:11que le problème est pris à l'envers.
25:13Et puis, un ministre n'est venu voir ses pauvres parents, la ministre de l'Education
25:18nationale, le ministre de l'Intérieur, etc. pour leur dire que leurs enfants pourront
25:22continuer à aller à l'école, surtout des tout-petits, en toute sécurité et très
25:26rapidement.
25:27Surtout le maire est quelqu'un de très actif, qui est dans l'actualité, qui comprend tout
25:32et je trouve qu'il a cédé sur ce coup-là.
25:35Après, ça doit être très compliqué, je ne suis pas à Saint-Ouen, mais je trouve
25:40que c'est demander aux parents ce qu'ils veulent, rester au milieu des dealers ou partir.
25:45Déjà, le vote a été très serré dans cette école hier soir et le message qui est envoyé
25:49aujourd'hui, c'est quand même qu'on laisse la place, c'est un peu ça que l'on retient.
25:54Malheureusement, voilà mon coup de gueule ce matin.
25:56Allez, on s'arrête un court instant.
25:57Vous voulez commencer par quoi ? Par Free Marine Le Pen, messieurs ?
26:01Oui ? Allez, on y va, dans un instant sur Sud Radio.
26:15Et en compagnie de Gilbert Azoulay, Jean-Pierre Donny, Mathieu Bachelon, Arnaud Stéphan,
26:19en ce vendredi 4 avril, on va revenir avec vous quatre sur ce message posté cette nuit
26:26par Donald Trump sur son réseau social.
26:28Il appelle à la libération de Marine Le Pen, dit-il, je ne la connais pas, mais je
26:33suis sensible au fait qu'elle travaille dur depuis tant d'années et qu'elle a essayé
26:37des échecs.
26:38Alors, qu'est-ce qu'elle dit exactement ? Et maintenant, juste avant que ce serait
26:42une grande victoire, il s'en prenne à elle, dit-il, sur une accusation mineure dont elle
26:46ne savait probablement rien.
26:49Ça, c'est D.J.
26:50Vance, le vice-président américain, qui a donné une interview cette nuit également
26:54et dans la foulée, Donald Trump, qui appelle à la libération de Marine Le Pen.
26:59Ça vous fait rire ou pas ?
27:01Je pense que c'est le soutien qui ne sert à rien et qui ne va pas le rendre service.
27:04Franchement, être soutenu par Donald Trump, pour ce moment, ce n'est pas bon cable, de
27:08mon point de vue.
27:09Président français sur deux souhaite que Le Pen soit candidate à l'Elysée selon
27:11un sondage fiduciel.
27:12Oui, c'est un sujet, c'est franco-français, je n'ai pas à me prononcer là-dessus, sauf
27:19que le soutien de Donald Trump, d'ailleurs comme le soutien de Poutine éventuellement
27:23ou le soutien de quelqu'un d'autre, ne serait pas le bienvenu, surtout pour un sujet
27:28comme celui-là, où d'ailleurs, même Le Pen appelle à un peu de calme et de prise
27:34de hauteur parce que sinon, tout le monde va s'énerver.
27:36Moi, je pense que cette prise de parole était de trop, mais Trump nous habitue à ça.
27:40En plus, Free, elle n'est pas en prison, à ma connaissance, à l'heure actuelle.
27:44Déjà, il ne connaît pas exactement la situation, mais je pense qu'effectivement, quand on regarde,
27:50elle a pris une peine de prison, mais ce n'est pas la même chose, on n'est pas exactement
27:54dans les mots en tant que sens.
27:55Après, effectivement, quand on regarde, vous avez évoqué le souhait que les Français
27:59ont de pouvoir librement choisir leur candidat à l'élection présidentielle, c'est une
28:04chose, mais quand on regarde la façon dont Donald Trump était perçu jusqu'à présent
28:09en France, elle est quand même négative et je ne suis pas sûr, avec tout ce qui se
28:13passe, la guerre des tarifs qui commence, que sa popularité augmente dans notre pays.
28:20J'ai même tendance à penser que ce qui se passe aux Etats-Unis avec Donald Trump,
28:25globalement, au-delà de l'affaire, desserre plutôt Marine Le Pen et serre plutôt ses adversaires.
28:32Qu'est-ce que vous en dites, Arnaud ?
28:34Il paraît-il qu'en interne, en tous les cas, les premières déclarations, je prends Jean-Philippe Tanguy,
28:40qui minuit sa portée de ce message du président américain à la présidence du RN.
28:44C'est un peu le baiser de la mort, quand même.
28:47Vous connaissez bien les arcanes de tout ça, comment on peut analyser ça ?
28:53Je pense qu'en vérité, Marine Le Pen est au milieu d'un enjeu idéologique et de politique
28:58bien plus large que son propre cas personnel.
29:00Donald Trump est entré en guerre contre un certain nombre de factions idéologiques.
29:08Il les combat à sa manière, c'est une manière qui nous surprend, mais qui n'est pas très
29:12surprenante du point de vue américain.
29:14Il est l'héritier, il ne faut pas oublier, d'un personnage qu'on a oublié en France,
29:19qu'on ne connaît pas bien, qui s'appelait Pat Buckanen.
29:21Pat Buckanen était un célèbre intervenant à la télévision, qui était dans une émission
29:25Crossfire sur CNN.
29:26Il n'était pas candidat, d'ailleurs.
29:27Il a été candidat à la primaire des Républicains.
29:30C'est celui qui a lancé en premier ce courant idéologique très dur chez les Républicains
29:36et qui a l'assentiment du peuple républicain américain.
29:41Ce sont des gens qui sont très attachés à leur valeur chrétienne, ils sont très
29:45attachés à beaucoup de choses et ils pensent, en effet, qu'ils ont des adversaires très
29:50puissants qu'ils nomment, c'est le wokeisme, c'est la société libérale, parce que je
29:55vous rappelle que libérale n'a pas le même terme chez nos amis anglo-saxons que chez
29:58nous.
29:59Libéral, ce sont les gens qui sont de gauche progressiste chez nos amis anglo-saxons.
30:04Quand ils disent libéral, il ne faut pas le comprendre avec la même acceptation que la
30:09nôtre en Europe.
30:10Quand ils disent illibéral, c'est qu'ils sont contre les libéraux au sens anglo-saxon
30:15du terme, c'est-à-dire gauche progressiste.
30:18Les électeurs, vous les perdez là.
30:20Non mais ça tombe bien parce qu'il y a plus d'électeurs anglo-saxons, ça ne vous a pas
30:25échappé, que d'électeurs français.
30:27Et nos amis journalistes, parfois commentateurs politiques, ne font pas la distinction entre
30:33les deux.
30:34Il y a ça, et puis bien évidemment, il y a aussi une question de s'affirmer par rapport
30:41à des leaders européens qui sont de plus en plus méfiants vis-à-vis de l'Amérique,
30:48et donc ils essayent de remettre un certain nombre au pas en poussant certains de leurs
30:53alliés, surtout que dans certains pays, il y a des basculements qui sont en train de
30:57se passer.
30:58Bien que sur la totalité des pays européens, sur les 27, l'Italie c'est plutôt pro-américain.
31:06Georgia Melanie était chez Trump à de nombreuses reprises, on ne va pas dire que pour l'instant
31:10elle n'est pas au pouvoir.
31:11Elle a même un record de longévité.
31:12Elle s'est quand même dite très surprise et choquée par les taxes douanières.
31:16Oui, mais évidemment, elle a une industrie, etc., mais je vous parle du point de vue
31:21idéologique.
31:22Les Hollandais ne sont pas très éloignés, vous avez d'autres pays en Europe, ils sont
31:27intervenus aussi sur l'histoire des élections, dont on n'a toujours pas d'ailleurs d'explication
31:32de la Cour constitutionnelle en Roumanie, donc tout ça est quelque chose de beaucoup
31:36plus profond.
31:37Et je pense que si on le met juste sur une incartade politique, sur juste une toute petite
31:42séquence, on ne se trompe pas en réalité, c'est quelque chose de beaucoup plus large
31:45et de beaucoup plus profond, idéologique même.
31:47Oui, mais encore une fois, je ne suis pas sûr que ça serve les intéressés, parce
31:51que je pense, on est très loin encore, il faut toujours le rappeler, on est encore très
31:55très loin de l'élection présidentielle, et une élection n'est jamais jouée d'avance.
32:01Et ce qui va se passer avec Donald Trump, entre Donald Trump et l'Europe, et en particulier
32:06la France, va avoir, j'en suis persuadé, un impact assez fort sur le jeu politique
32:11en France.
32:12Parce que si on se prend ce choc-là, et que les Américains, globalement, Donald Trump
32:17sont responsables d'un choc, parce qu'il faut rappeler une chose quand on va parler
32:21des tarifs, c'est que tout le monde est favorable à des frontières pour préserver
32:27les emplois.
32:28Simplement, le consommateur a un intérêt inverse à celui du salarié, il veut que
32:33les prix soient le plus bas possible.
32:35Donc quand il va y avoir de l'inflation un petit peu partout, et que ça va se traduire
32:38par un ralentissement économique, à ce moment-là, on va changer peut-être de regard, et on
32:43va avoir besoin de gens qui sont capables de tenir cette crise.
32:46Donc je ne dis pas que ça va changer complètement la donne, mais je m'attends à des surprises.
32:51Pour Trump aussi, ça va poser problème, parce que cette hausse douanière qui fait
32:58sur une méthode complètement abracadabrantesque et un peu freestyle, elle va provoquer de
33:02l'inflation, une croissance en berne, et je pense que l'UE aura des problèmes très
33:08rapidement.
33:09On va revenir sur la politique franco-française, puisque dimanche on va assister à la bataille
33:12de meetings dans les rues de Paris, en tous les cas la bataille de rendez-vous dits politiques.
33:17Le rassemblement national qui appelle à une manifestation Place Vauban, c'est derrière
33:22le Trocadéro.
33:23Le Trocadéro c'est le cimetière indien, c'est la place qui porte la poisse.
33:28Il y aura cet rassemblement en tous les cas qui va être sur le thème de sauver la République,
33:42la gauche organise aussi un rendez-vous, mais ça sera sans le Parti Socialiste qui
33:48dit qu'on ne veut pas participer dimanche au rassemblement pour ne pas donner l'impression
33:52que la condamnation de Marine Le Pen est une décision politique.
33:54C'est ce qu'a dit Nicolas Maillard-Rossignol, le premier secrétaire délégué du Parti,
33:58donc il y aura aussi cette frange-là de la population qui va pouvoir s'exprimer, et
34:03également le rendez-vous et un meeting, cette fois c'est plutôt dans un lieu couvert avec
34:07le Bloc Central et Gabriel Attal.
34:09Cette séquence politique, c'est de l'agitation pour les Français, comment vous les percevez ?
34:14Tout à l'heure on a parlé des supporters, il me semble que c'est un peu ça, c'est-à-dire
34:17que c'est une façon de mobiliser gentiment les militants, je pense que ça va faire pchit
34:23de toute façon.
34:24Je ne m'attends pas à ce que ce dimanche soir on soit dans une situation politique
34:28modifiée par cette promenade de printemps que les uns et les autres vont faire.
34:32Mais ils ont raison en même temps, je veux dire il n'y a pas d'élection, il n'y a pas
34:35de choix.
34:36On ne peut pas faire l'économie d'avoir une réaction, c'est impossible.
34:39Même par rapport à Jordan Bardella, il faut qu'il montre qu'il est complètement derrière
34:43Marine Le Pen, même si on peut supposer que...
34:46Il est temps qu'il le montre.
34:47À l'applaudimètre on verra qui...
34:49Comme ils n'ont pas invité Marion, on sera tranquille, il n'y aura pas de problème
34:53de l'applaudimètre entre qui que ce soit.
34:54Marion ne fera finalement pas partie des intervenants.
34:59Est-ce qu'il y a finalement un déni pour l'instant affiché ?
35:03Je pense que le Parti Socialiste a eu raison de ne pas participer à cette mascarade.
35:08Alors je vois bien le côté La France Insoumise et Europécologie qui essaient de...
35:13Oui mais je trouve que c'est plus responsable dans le sens où là les autres vont faire
35:17leur propre manif, donc en fait ils courent derrière le Rassemblement National qui dit
35:20qu'une fois de plus ils ont le timing.
35:22Et alors le plus savoureux c'est quand même Gabriel Attal qui avait son meeting prévu.
35:26Alors vous dites qu'il ne batte pas le pavé, ça ne m'étonne pas de la part de Renaissance.
35:29Ils sont bien au chaud dans une salle.
35:32Ce meeting était prévu depuis très longtemps et donc du coup ils se sont dit
35:35« Ah zut, ça tombe ». Donc ils essaient de se raccorder au moment où ils ont changé
35:39leurs affiches et ils ont changé le mode ordre du meeting pour en faire un meeting
35:43en lien avec l'actualité.
35:44Moi je trouve qu'il valait mieux ne pas réagir, le Parti Socialiste a eu raison là-dessus,
35:48de ne pas réagir sur ce sujet, de dire qu'on n'a pas à courir après l'ERN et de ne pas
35:51donner l'impression qu'il y a eu que tout ceci est une séquence politique.
35:56C'est-à-dire que quand on veut faire de la politique, il faut faire de l'action politique.
35:58Et si vous interdisez de faire des meetings, de coller des affiches et de tracter,
36:03que reste-t-il dans l'action politique ?
36:04Pas grand-chose.
36:05L'action politique c'est aussi de l'associabilité, c'est de se réunir en meeting, etc.
36:09Je ne parle pas de l'ERN, qui de son point de vue, je comprends qu'il fasse effectivement
36:12cette manifestation, mais je trouve que dans le camp de la gauche, c'était assez responsable
36:17de ne pas participer à la manif, qui en plus va sûrement dégénérer comme toujours
36:20puisque ça va être pris par les Black Blocs et par ce genre de choses.
36:24Et donc du coup je pense que c'était plus responsable de ne pas y aller et de se dire
36:26qu'on laissait cette séquence et qu'on ne courait pas derrière parce que l'ORN pour
36:31le coup peut être très fort, et ils le font depuis souvent, de donner le tempo de l'agenda
36:37politique.
36:38Et là au moins le Parti Socialiste s'en est extrait et je pense qu'ils ont eu raison.
36:40Alors j'aimerais qu'on s'intéresse aussi à ce qui se passe à droite, chez les Républicains
36:44notamment.
36:45On va écouter ce que disait David Dider, le maire de Cannes, président de l'Association
36:48des maires de France.
36:49Il était mercredi avec Jean-Jacques Bourdin, voilà ce qu'il disait sur le syndicat de
36:51la magistrature.
36:52Et on parlera de la petite phrase aussi de Bruno Retailleau hier soir.
36:55Il y a d'autres syndicats de la magistrature, eux, qui restent dans leur rôle, c'est-à-dire
36:58de se battre pour des moyens pour la justice.
37:00Quand j'entends Béatrice Brugère pour FO, je le trouve très respectable, il y en a
37:04d'autres, si vous voulez le dire.
37:05Mais quand vous avez un tiers des magistrats qui remettent en cause ce qui est la base
37:09de la justice, c'est-à-dire l'impartialité dans une démocratie, et bien à un moment
37:12donné, moi c'est pour ça que je propose l'interdiction du syndicat de la magistrature.
37:16Parce que ce syndicat fait de la politique.
37:18Oui, et que je suis pour le droit syndical des magistrats pour défendre les moyens, pour
37:23parler de doctrine mais pas pour faire de la politique.
37:25Voilà, et donc Bruno Retailleau, ça c'était David Zinard mercredi sur Sud Radio, et vous
37:29avez, si vous le souhaitez, un interview en intégralité sur notre site également.
37:32Et Bruno Retailleau, ministre de l'Intérieur, qui a jugé objectif qu'il y ait des juges
37:36rouges, et là aussi il s'en est pris au syndicat de la magistrature.
37:39Donc cette rengaine de revenir dans cette affaire des emplois fictifs au sein du rassemblement
37:46du Front National, et de s'en prendre à la couleur politique supposée des magistrats,
37:52ça permet d'éviter de parler du fond ?
37:53Écoutez, moi je suis surpris que David Zinard aille sur ce terrain-là.
37:57Jean-Pierre Denis, allez-y.
37:58Je trouve que ça ne lui ressemble pas tellement.
38:00J'ai l'impression qu'il y a un côté panique à bord, parce qu'il faut que je reste dans
38:04la course de l'investiture possible des Républicains.
38:07Il a été laissé de côté dans la répartition des Marocains dans l'alliance électorale,
38:14et j'ai l'impression qu'il n'est pas vraiment dans le rôle pour lequel il a trouvé un public
38:19et une audience.
38:20Je suis un peu étonné.
38:21C'est-à-dire évidemment que le syndicat de la magistrature est politisé.
38:24Ce n'est pas ce que dit Bruno Retailleau.
38:26Bruno Retailleau dit qu'il y a des juges rouges à l'intérieur.
38:28Que le syndicat de la magistrature soit un syndicat politisé, évidemment tout le monde
38:32le sait.
38:33On va écouter exactement ce que dit Bruno Retailleau, comme ça on va avoir les idées
38:34bien au clair.
38:35On l'écoute.
38:36Il faut renforcer ces conditions, non pas d'indépendance, mais de neutralité.
38:41Je pense que les magistrats ne sont pas au-dessus des règles.
38:43Monsieur le ministre, c'est quand même une façon de sous-entendre qu'il y a une justice
38:47politique.
38:49Le mur des cons.
38:50C'est acceptable ce mur des cons ?
38:52Quand des hommes politiques, mais aussi des pères de victimes, se retrouvent épinglés
38:57sur un mur de ce syndicat de la magistrature ?
38:59Non, ce n'est pas acceptable.
39:01Alors, on va commencer sur cette table.
39:04Mathieu.
39:05Alors, si on parle du syndicat de la magistrature, parlons du syndicat Allianz.
39:09Allianz de la police.
39:11Ils sont policiers.
39:12Et alors ?
39:13D'accord.
39:14Ils sont agents publics.
39:15Dans ces cas-là, si on dit que les magistrats indépendants et le syndicat de la magistrature
39:19posent problème, on fait pareil avec Allianz.
39:21Surtout que Monsieur Retailleau est ministre de l'Intérieur.
39:23Donc en plus, je trouve ça d'ailleurs un peu limite qu'un ministre de l'Intérieur
39:27se permette de juger des magistrats.
39:29A priori, la séparation des pouvoirs en France existe surtout entre l'Intérieur et la justice.
39:33Première chose.
39:34Deuxièmement, on revient sur Allianz.
39:37Monsieur Retailleau est allé se faire applaudir et soutenir par le syndicat Allianz qui,
39:41pour le coup, lui aussi fait de la politique dans ces cas-là.
39:44Ni plus ni moins que le syndicat de la magistrature.
39:46Donc soit on est cohérent et on dit qu'il faut que tout le monde soit aligné.
39:51Dans ces cas-là, il y a une indépendance totale.
39:53Aucun fonctionnaire sur des missions égaliennes ne peut se prévaloir d'un engagement syndical.
40:01Mais dans ces cas-là, ça vaut pour tout le monde.
40:03Soit, dans ces cas-là, on ne fait pas du deux poids deux mesures.
40:05Et moi, je pense qu'on peut quand même très bien se dire qu'on peut être syndiqué,
40:10on peut avoir une opinion politique tout en étant fonctionnaire et tout en mettant une distance entre eux.
40:18Je voudrais juste finir là-dessus.
40:20Pardon, mais ça, c'est quand même un petit peu de l'enfumage.
40:22Jusqu'à preuve du contraire, je reviens quand même à ce qui était le cœur de ce sujet,
40:26qui est le jugement qui a été rendu.
40:28Le jugement a été rendu.
40:29Il n'a pas été rendu par un juge rouge tout seul au fond d'un local syndical du syndicat de la magistrature.
40:33Il y a 150 pages de rendu.
40:35Le jugement a été motivé.
40:37Il y a eu trois magistrats.
40:38Il y a eu une enquête.
40:40Il y a des faits.
40:41Il y a des faits.
40:42Je veux bien qu'on dise que ce sont les juges rouges qui ont rendu ça.
40:44C'est un jugement politique.
40:46Mais quand même, revenons sur le fait.
40:48Ne rentrons pas sur le saut pas berné par le narratif du racisme national.
40:51Le sujet, c'est qu'elle ne peut pas se présenter.
40:53Le sujet, c'est qu'elle ne peut pas se présenter.
40:55C'est que ce soit applicable tout de suite.
40:57Moi, je discute avec des amis magistrats.
40:59Ils me disent que la loi, c'est la loi.
41:01Et franchement, à chaque fois, on les accuse d'être rouges ou jaunes.
41:03D'ailleurs, on sort souvent ce mur des cons.
41:05Ça a 20 ans quand même.
41:06Il faut juste le dire.
41:07Non, ça n'a pas 20 ans.
41:09Ça fait un petit moment.
41:11Et tu vas dans les salles des médecins.
41:13Il y a des choses qui sont choquantes.
41:15Tu vas dans les salles de rédaction chez les journalistes.
41:17Tu as des choses choquantes aussi.
41:19Tu peux toujours trouver un mur des cons un peu partout.
41:21Mais la loi, c'est la loi.
41:23Et c'est ça le problème.
41:24C'est qu'on avait retaillé le sujet de l'OQTF
41:26qui avait voté une loi qui permettait justement
41:28de ne pas ramener des gens à l'extérieur qui étaient sous OQTF.
41:30Donc, il faut balier devant sa porte
41:32et faire des lois qui soient applicables par les magistrats.
41:34Parce que les magistrats, ils ne font qu'appliquer la loi.
41:37Et la majorité d'entre eux, c'est ça.
41:39Je pense qu'il faut faire la distinction
41:41entre les syndicats et les agents publics
41:43qui peuvent être syndiqués.
41:45Ce n'est pas du tout la même chose.
41:46Que les syndicats soient politisés, c'est une évidence.
41:48Et je pense que c'est bien de prendre,
41:50comme vous l'avez fait à l'instant, un exemple
41:52à droite et à gauche, dans la police et la magistrature.
41:55Que les syndicats soient politisés, tout le monde le sait.
41:57Que les syndicats fassent de la politique,
41:59à la limite, c'est la base du dialogue social aussi.
42:01Ça en fait partie.
42:02C'est une chose.
42:03Mais que les agents publics prennent des décisions
42:05motivées par leur conviction politique,
42:07c'en est une autre.
42:08Mais là, il va falloir le démontrer.
42:09Parce que c'est une accusation qui est grave.
42:12Et donc, si elle est objectivable,
42:14dans ce cas-là, il faut prendre des sanctions
42:16contre l'agent public concerné.
42:18Mélangeons pas tout.
42:19Il reste un quart d'heure d'émission.
42:21Vous allez répondre, évidemment.
42:23On va continuer sur ce sujet-là
42:25pour être très précis.
42:27Parce que c'est effectivement une séquence politique
42:29extrêmement importante.
42:30On s'arrête un court instant
42:31et on se retrouve juste après avec vous quatre.
42:33Et Arnaud, vous avez la parole.
42:35Sud Radio,
42:36votre attention est notre plus belle récompense.
42:40Sud Radio,
42:41le 10h midi,
42:42mettez-vous d'accord,
42:43Christine Bouillaud.
42:44Avec Gilbert Azoul et Jean-Pierre Denis.
42:46Mathieu Bachelon et Arnaud Sépant,
42:48revenez.
42:49Et Arnaud, vous vouliez,
42:50puisque vous ne vous êtes pas exprimé
42:52sur cette sortie hier soir
42:55de Bruno Retailleau,
42:57qui s'en prend à des juges rouges
42:58au syndicat de la magistrature,
43:01L'expression date des années 70.
43:03C'est ça, oui.
43:04L'expression date des années 70.
43:05Et c'est un marqueur pour les gens de droite.
43:07C'est-à-dire que le juge rouge,
43:09c'était l'ennemi dans les années 70
43:12et début des années 80.
43:13Il y avait cette grande vague
43:15de gens post-mai 68
43:16qui avaient décidé d'aller dans l'éducation nationale
43:19et dans la justice.
43:21Il y avait les petits juges et les juges rouges.
43:23C'était la grande mode.
43:25Il y en a eu des célèbres.
43:27Il y en a même qui ont été assassinés.
43:30Donc oui, c'est un marqueur.
43:33Et quand on dit ça,
43:34on vise évidemment le syndicat de la magistrature.
43:36Mais le syndicat de la magistrature,
43:37pour l'ensemble de son œuvre...
43:39Mais elle n'est pas syndiquée.
43:40Les trois juges ne sont pas syndiqués.
43:42Est-ce qu'on peut dérouler un raisonnement ?
43:46Allez-y, allez-y.
43:47On sait où tu vas, toi.
43:49Il se trouve tout de même
43:51qu'au-delà de ça,
43:53il y a quand même des phrases un peu curieuses
43:54dans le jugement,
43:55puisque vous l'avez lu,
43:56mais il y a des choses un peu curieuses.
43:58Le fait qu'on soit contre l'Union européenne,
44:00déjà, c'est quelque chose qui est un facteur aggravant.
44:02Il va falloir m'expliquer, quand même.
44:04Le fait qu'elle soit candidate à l'élection présidentielle
44:06et éventuellement élue
44:08est un trouble à l'ordre public.
44:09Il faudra quand même m'expliquer deux, trois trucs.
44:12Bref, au-delà de ça,
44:13c'est un jugement, c'est un jugement.
44:14De toute façon, il y a appel,
44:15donc balle neuve,
44:16on est reparti à zéro
44:17et elle est présumée innocente,
44:19sauf qu'elle est sous le coup
44:20de s'exécution provisoire,
44:21donc elle est inéligible.
44:23Très bien.
44:24Il n'empêche que nous sommes,
44:26quand même, en France,
44:27liés à l'affaire Cahuzac
44:29dans un système
44:31qui est un système quasiment d'exception.
44:33C'est-à-dire que ces affaires-là
44:35dépendent du PNF
44:36qui est un parquet d'exceptions.
44:38C'est un parquet qui peut s'autosaisir,
44:41qui a fait des choses
44:42qui, dans n'importe quelle démocratie,
44:44poseraient un problème.
44:45Écouter sur l'affaire Sarkozy,
44:47écouter les conversations
44:49entre un avocat et son client,
44:50moi, ça me pose un problème.
44:52De faire ce qu'on appelle le filet dérivant,
44:54c'est-à-dire d'écouter des gens
44:55sur un an ou deux,
44:57en se disant qu'on arrivera peut-être
44:58à récupérer autre chose.
44:59Prouver le filet dérivant,
45:01prouver une autre enquête,
45:03ça pose problème.
45:04Je suis d'accord sur la question
45:05du respect des libertés publiques
45:06et individuelles,
45:07ça c'est un vrai sujet.
45:08Que vous ayez un procureur
45:09qui, lors de certains procès,
45:11dit, je ne peux pas
45:14prôner la Rolex
45:16parce que ça me ferait trop mal.
45:18Pardon ?
45:20Ça, ça pose problème.
45:22Sur l'affaire Sarkozy
45:23ou sur les affaires Sarkozy,
45:24on sait qu'il y a eu d'autres choses
45:26qui sont assez choquantes.
45:28Après, le rapprochement
45:30entre un syndicat de juges
45:32où, encore une fois,
45:33ils ont la liberté d'attaquer,
45:36ils peuvent faire des...
45:37Encore une fois, en France,
45:38on est encore sous le système
45:39de la lettre de cachet,
45:40je ne veux pas faire trop technique,
45:41mais une enquête préliminaire,
45:43vous êtes au Moyen-Âge,
45:44c'est l'Inquisition,
45:45c'est-à-dire qu'enquête préliminaire,
45:47ce n'est pas à charge
45:48et ce n'est pas à décharge,
45:49il n'y a pas un juge d'instruction,
45:50vous ne pouvez pas avoir accès aux pièces,
45:51vous n'avez pas accès aux dossiers
45:52ni quoi que ce soit.
45:53Et sur certaines enquêtes,
45:54cinq ans d'enquête préliminaire
45:56et pas de nomination
45:57d'un juge d'instruction,
45:58vous êtes renvoyé directement
45:59en correctionnel...
46:00Arnaud,
46:01l'Assemblée nationale a soutenu
46:03toutes ces dispositions-là.
46:04Oui, c'est ça, oui.
46:05Non, non, mais...
46:06Alors, non...
46:07Justement, non...
46:08Généralement, si,
46:09sur tous les textes répressifs...
46:11Si tu me permets...
46:12D'ailleurs,
46:13si tu m'appelles à réformer la loi
46:15pour permettre à le faire...
46:16Il se trouve que la loi,
46:17de toute façon,
46:18ne couvre pas l'affaire
46:19de Marine Le Pen,
46:20elle ne la couvre pas
46:21et ce n'est pas la loi 1.2
46:22qui touche la loi Marine Le Pen,
46:23c'est la loi d'avant.
46:24Et concernant la loi 1.2...
46:25Il y a une partie des faits
46:26qui sont dans la loi.
46:27Non, non plus,
46:28ça a été écarté,
46:29l'avocat de Marine Le Pen
46:30l'a expliqué sur tous les plateaux
46:31tous les soirs,
46:32ce n'est absolument pas le cas.
46:33Il se trouve, en revanche,
46:34qu'on a vérifié
46:35de manière assez facile,
46:36c'est-à-dire qu'à l'époque
46:37où la loi 1.2 a été votée,
46:38Marine Le Pen n'était pas députée
46:39et c'était Marion Maréchal
46:40qui l'était
46:41et on a vérifié ses votes,
46:42c'est en accès sur le site
46:43de l'Assemblée nationale
46:44à voter contre.
46:45Vous savez quoi ?
46:46Il reste 2 minutes 25
46:47pour parler des droits de douane.
46:48Mais c'est cher !
46:49Ça va être beaucoup plus cher !
46:50Vous craignez !
46:51Mais je pense que c'est
46:52celui qui va en souffrir
46:53plus que les eurocrédits.
46:54Vous craignez !
46:55La riposte doit-elle être massive
46:56ou doit-on faire graduer
46:57rapidement ?
46:58Il faut arrêter
46:59cette question-là.
47:00Il faut arrêter
47:01cette question-là.
47:02Il faut arrêter
47:03cette question-là.
47:04Il faut arrêter
47:05cette question-là.
47:06Il faut arrêter
47:07cette question-là.
47:08Il faut arrêter
47:09cette question-là.
47:10Il faut arrêter
47:12Il faudrait déjà
47:13avoir une réponse européenne
47:14et une réponse européenne
47:15cohérente
47:16et pas faire preuve
47:17de naïveté
47:18et avoir
47:19l'Union Européenne
47:20et avoir l'Union Européenne
47:21L'invité ce matin
47:228 heures et demi
47:23qui était un économiste
47:24tout soupçon
47:25qui était un économiste
47:26tout soupçon
47:27disait qu'effectivement
47:28les choses
47:29étaient en traine
47:30de se mettre en place
47:31Il est syndiqué ou pas ?
47:32Est-ce qu'il est syndiqué ?
47:33Je ne sais pas !
47:34Ça dépend où
47:35de quel côté !
47:36Je n'ai aucune confiance
47:37en Ursula von der Leyen
47:38pour défendre
47:39l'Union Européenne
47:40des pays européens face à la concorde.
47:42On voit ce qui est fait avec le Mercosur, le pas de biais qu'il y a eu.
47:45Donc moi je pense qu'effectivement, pourtant, il y a une vraie réponse à la réponse,
47:48ça doit être européenne.
47:49Du côté des filières américaines, le Mercosur leur permettra d'écouler quelques...
47:52Non, alors le Mercosur attend pour avoir travaillé...
47:54Pour les italiens, les polonais, oui, mais pour les français, je ne suis pas sûr que ce soit très bien.
47:58C'est la complexité de l'Europe.
47:59C'est-à-dire que le Mercosur, moi j'ai rencontré les céréaliers, ils étaient plutôt pour.
48:03On est un des 6e exportateurs mondial, donc ça veut dire que ce n'est pas si simple.
48:07Mais vous savez, on est le 9e partenaire des américains.
48:11Le Mexique, la Chine et le Canada, quand ils vont réagir,
48:15je pense que ça donnera aussi des billets à l'Europe.
48:17Parce qu'eux, ils sont très très loin devant nous en termes d'échanges avec les...
48:20Est-ce que le diapason va être donné par la Chine ?
48:22Ils prennent 100% et pour l'instant ils n'en parlent pas.
48:24Sur les petits paquets.
48:25Sur les petits colis.
48:26Petits colis.
48:27Ce qui fait que ça va taper sur Tému et ça va taper sur Shine.
48:29Et ça, ça va faire un grand prix.
48:31Le consommateur américain va s'apercevoir que ses produits,
48:36fabriqués en Chine, sont plus chers.
48:38Et on va voir ce qui va se passer dans 2 ans aux élections de demi-terme.
48:42Parce que si l'inflation part, démarre et que le consommateur américain
48:48s'aperçoit que finalement cette politique est contre-productive,
48:51ça sera le désaveu pour Trump.
48:54A l'inverse, on peut imaginer qu'en mettant ces tarifs,
48:58il s'assure qu'à long terme, il y a la renaissance d'une industrie américaine,
49:03voire que des industriels, et peut-être des industriels français,
49:07décident de délocaliser une partie de leur production aux Etats-Unis.
49:11Ce qui manquerait de patriotisme certainement,
49:14mais qui serait certainement étudié par des grands groupes.
49:17C'est le grand chambardement.
49:19L'LVMH a installé ses usines déjà.
49:21Une partie, Airbus aussi.
49:23C'est trop tôt pour tirer des conclusions.
49:27C'est le grand chambardement qui va nous occuper certainement.
49:30Je vous renvoie aussi l'invité, je vous le disais,
49:32Économique, qui était là à 8h30 avec Jean-Jacques Bourdin,
49:34qui était très clair et qui racontait les différentes hypothèses derrière.
49:37Merci à tous les quatre.
49:39C'était un excellent week-end dans un instant.
49:41C'est Alexis Poulin.
49:42Lundi, vous retrouvez Valérie Expert.
49:44Belle journée, à bientôt.