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Jean-Marc Morandini et ses chroniqueurs décryptent l'actualité des médias dans #MorandiniLive

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00:00:00Jeudi 3 avril 2025, vous rendez lieu à 1629 sur CNews, première chaîne Info de France.
00:00:10Bonjour et bienvenue en direct à la Une, la gauche et l'extrême-gauche qui s'étouffent
00:00:15en imaginant une forte mobilisation de soutien à Marine Le Pen dimanche à Paris.
00:00:20Depuis hier, certains médias et certains politiques ne cessent d'agiter le spectre de dérapage
00:00:25et de nous remémorer la prise du capitole par les partisans de Donald Trump
00:00:30sans que l'on ne comprenne bien leur apport.
00:00:32Et en tête de ceux qui veulent faire peur, on trouve bien sûr Jean-Luc Mélenchon.
00:00:36Les Insoumis auraient le droit de manifester mais pas le Rassemblement national.
00:00:40Hier soir, Jean-Luc Mélenchon parlait même de manif de fachos et de risque de sédition.
00:00:46Il y a dans l'appel que vient de faire l'extrême droite à une manifestation dimanche,
00:00:53dont le lieu, l'heure et la date est répétée à peu près toutes les heures
00:00:58sur toutes les chaînes d'information en continu, ce qui assure une bonne information du public.
00:01:06Et donc, l'extrême droite n'a aucune raison de ne pas en être très satisfaite.
00:01:11Mais il y a un contenu que nous considérons comme séditieux.
00:01:15Et comme nous ne sommes pas de ces gens qui attendent pour voir si vraiment un facho est un facho,
00:01:23est-ce que le type qui arrive là-bas avec un gourdin, il va me frapper moi ou le voisin ?
00:01:28Nous sommes des gens qui comprennent leur temps, qui comprennent leur époque,
00:01:32qui comprennent la gravité de la situation et qui essayent de la renverser avant qu'elle ne soit plus inversable.
00:01:39Voilà, il est formidable.
00:01:40Et ce matin, Robert Ménard était lui sur CNews.
00:01:43Le maire de Béziers estime que l'on devrait interdire aux magistrats de se syndiquer
00:01:47car pour Robert Ménard, ce sont des syndicats politiques plus que des syndicats corporatistes.
00:01:53Je ne comprends pas qu'on autorise les magistrats à se syndiquer.
00:01:57Pas plus que je pense que les policiers doivent se syndiquer.
00:02:00Je pense que ce n'est pas bien parce que le syndicat de la magistration, c'est une caricature.
00:02:06Ça politise un certain nombre de choses.
00:02:08Et ce n'est pas vrai que les syndicats chez les magistrats sont des syndicats que sur des histoires corporatives.
00:02:14Vous avez vu des histoires d'engagement.
00:02:16On le voit bien.
00:02:17Attendez, ils appellent...
00:02:18Je ne sais pas quelle année, ils avaient un stand à la fête de l'humanité.
00:02:21Mais en fait, ça ne va pas bien la tête.
00:02:23Comment tu peux faire ça ?
00:02:24Et moi, je ne les crois plus et je pense qu'ils jouent contre la justice.
00:02:28C'est eux qui mettent en cause la justice.
00:02:31C'est eux, parce que tu te dis, tu vois ça, tu te dis, attends, c'est eux qui vont nous juger.
00:02:36La justice est impartiale.
00:02:37Vous dites que si une grande partie des Français a du mal, plus que ça d'ailleurs,
00:02:41voit un lien qui est distendu par rapport à la démocratie et la justice,
00:02:44c'est du fait, justement, de ces magistrats syndiqués qui font du mal eux-mêmes à leur propre...
00:02:50Ils décrédibilisent leur profession.
00:02:53Vous pouvez, quand ils disent on ne fait pas de politique,
00:02:55et quand tu vois leur prise de position politique systématiquement,
00:02:58tu te dis, il se fout de ma gueule ce type-là.
00:03:00Il se moque du monde.
00:03:02Et je pense que le plus grand service qu'on puisse rendre à la justice et au juge même,
00:03:08c'est de dire il n'y a plus de syndicats dans la magistrature.
00:03:12Voilà, nous allons y revenir longuement, bien évidemment, dans cette émission.
00:03:15Dans l'actualité également, ce jeune homme violé en pleine rue à Paris par un OQTF libyen.
00:03:20Ce jeune homme réfléchi aujourd'hui à attaquer l'État,
00:03:23car cet OQTF était en liberté au lieu d'avoir été renvoyé chez lui.
00:03:27L'État a-t-il une responsabilité dans le fait de laisser des OQTF dans nos rues ?
00:03:32Les faits révélés par nos confrères de Valeurs Actuelles remontent en effet à juin 2023, au petit matin,
00:03:37alors que le jeune homme vient de fêter son 28e anniversaire dans un bar du 6e arrondissement de la capitale.
00:03:43Il décide alors de rentrer chez lui à pied.
00:03:45C'est à ce moment-là qu'il croise la route de cet OQTF libyen qu'il va le violer en pleine rue et lui voler son téléphone.
00:03:52La police parvient à récupérer l'ADN de l'agresseur qui est identifié car bien connu des services de police.
00:03:58Mais l'homme sous OQTF ne sera finalement arrêté que la semaine dernière.
00:04:02Nous allons y revenir dans un instant et nous interroger sur la responsabilité de l'État.
00:04:07Hier, je vous ai longuement parlé de ce double meurtre terrible dans les Vosges
00:04:11où un prêtre et une dame âgées ont été tuées en pleine rue à coups de pierre dans une petite ville de 3500 habitants à Xertini.
00:04:18Et bien hier après-midi, le procureur a tenu une conférence de presse et a donné des informations sur l'avancée de l'enquête.
00:04:24Située au cœur d'une cité, l'établissement sert souvent de base arrière aux trafiquants.
00:04:28À plusieurs reprises, de la drogue a été retrouvée dans l'enceinte de l'école.
00:04:32Ce qui est inquiétant, non pas que les parents soient consultés, évidemment,
00:04:36mais qu'il y ait cette possibilité de transférer les élèves ailleurs parce qu'il y a un point de deal.
00:04:45Cette situation, à mon sens, est inédite.
00:04:49Une pétition de parents d'élèves avait été lancée en janvier dernier pour demander la relocalisation de cette antenne de l'école.
00:04:55Mais la décision inquiète les élus de l'opposition.
00:04:58Je suis opposé à l'abandon d'un quartier.
00:05:00Délocaliser l'école maternelle Zola, c'est laisser la place au deal et permettre au trafic de se développer.
00:05:04La mairie assure que la situation restera temporaire et affirme que ce transfert relève de plusieurs facteurs,
00:05:09notamment le jet d'une bonbonne de protoxyde d'azote ayant endommagé une fenêtre de l'établissement.
00:05:14Suite à ce jet de bonbonne de protoxyde d'azote,
00:05:17on a trouvé que c'était nécessaire de pouvoir aller plus loin dans cette réflexion collégiale.
00:05:22L'objectif n'est pas d'opposer la sécurité et l'éducation.
00:05:25Cette solution temporaire sera mise en place assez rapidement,
00:05:28au retour des vacances de printemps et ce jusqu'à la fin de l'année scolaire, donc jusqu'à la fin juin.
00:05:33Ce sujet n'avait rien à voir avec ce que je vous ai annoncé, il s'agissait de Saint-Ouen.
00:05:36Nous serons d'ailleurs en direct de Saint-Ouen sur cette école maternelle où un vote est organisé.
00:05:41Nous serons en direct tout à l'heure à 11h.
00:05:43On revient donc sur cette affaire à Gétigny avec ce double meurtre et le procureur qui s'est exprimé hier.
00:05:50Les deux corps avaient le crâne fracassé.
00:05:53La femme étant en position recroquevillée à proximité d'un muret,
00:05:59l'homme se situant au milieu de la chaussée.
00:06:03Les deux amis étaient de passage dans les Vosges.
00:06:05La femme de 76 ans gardait la maison de son frère parti en vacances.
00:06:09L'autre victime, un homme du même âge l'accompagnait,
00:06:12un prêtre à la retraite originaire de Meurthe-et-Moselle.
00:06:15Cette qualité n'était pas apparente
00:06:18et aucun élément ne permet d'établir un lien entre cette qualité, ses fonctions et le passage à l'acte.
00:06:26Après s'être réfugié dans la maison gardée par la victime,
00:06:29le principal suspect, un maorais décrit comme grand corpulent et à la force importante,
00:06:34a été interpellé et interné en psychiatrie.
00:06:37Une bonne nouvelle pour les habitants même si ce double meurtre alimente les craintes.
00:06:41Ça fait peur, il y a des enfants, on n'est pas à l'abri.
00:06:44Mes deux gosses sont traumatisés.
00:06:46Quand on entend ça à la télé, c'est toujours un peu différent
00:06:50mais quand ça se passe près de chez nous, c'est vrai que c'est un peu inquiétant aussi.
00:06:52Des policiers à nouveau menacés et insultés.
00:06:55Là, c'est devenu quasiment habituel pour nombre d'entre eux.
00:06:58Nouvel exemple en images, cette fois c'est à Roubaix
00:07:00et ce sont plusieurs dizaines d'individus qui s'en sont pris aux forces de l'ordre.
00:07:04Insultés et menacés.
00:07:06F*** la, mec !
00:07:10Dans le quartier de l'Épel à Roubaix, ce mardi après-midi,
00:07:13une centaine d'individus s'en prennent à des policiers.
00:07:16L'équipe de forces de l'ordre est en train de procéder à l'interpellation d'un jeune en scooter
00:07:20après son refus d'obtempérerie, quand le groupe menaçant s'interpose.
00:07:24Ferme le tête à tête, lui !
00:07:26Il n'y a pas de couille !
00:07:28Il n'y a que des couilles et son uniforme !
00:07:30Ouais, ouais, tiens !
00:07:31Filme-le, filme-le !
00:07:33Fils de...
00:07:34Tiens, laisse ton uniforme !
00:07:36Ce syndicat de police raconte.
00:07:37Un attroupement d'une centaine d'individus hostiles aux forces de l'ordre
00:07:41s'en prennent violemment à des collègues avec toutes les insultes qui vont bien,
00:07:46qu'on essuie quotidiennement dans tous les quartiers de France.
00:07:49On voit très bien sur la vidéo que les jeunes ne sont pas là pour discuter
00:07:54ou pour savoir ce qui se passe, mais pas là pour en découdre.
00:07:57Pour disperser le groupe, les policiers ont dû faire usage de gaz lacrymogène.
00:08:01Les forces de l'ordre se disent découragées face à ces situations qui se répètent et s'empirent.
00:08:06Disperse ! Il n'y a pas de couille !
00:08:09Et puis cette affaire qui s'est déroulée à la prison de Condé-sur-Sarthe dans l'Orne.
00:08:13Un drone a été intercepté à la dernière minute alors qu'il était en train
00:08:16de livrer un couteau et un téléphone à un détenu.
00:08:18Seul problème, normalement la prison est hyper protégée car elle est dotée d'un système anti-drone
00:08:23qui, selon les surveillants eux-mêmes, n'est pas très efficace.
00:08:27Il est 4h30 du matin dans la nuit du 26 au 27 mars
00:08:31quand un agent pénitentiaire de la prison de Beauvais prend son poste au Mirador.
00:08:36Il aperçoit alors un détenu en train de tenter de récupérer un colis livré par drone.
00:08:41A l'intérieur, un couteau de cuisine avec une lame de 20 cm et un smartphone dernière génération.
00:08:47Pourtant, la prison est censée être protégée par une antenne anti-drone installée depuis plusieurs mois.
00:08:52Jugée inefficace selon les syndicats, ils alertent sur des survols nocturnes récurrents.
00:08:57Parfois, il y a même plusieurs passages du même drone sur le même service de nuit.
00:09:04Il y a énormément de livraisons.
00:09:06Le détenu en question, Abdelaziz Fad, est considéré comme l'un des plus dangereux de la prison de Beauvais.
00:09:12Il doit comparaître cet été pour complicité dans l'attaque de deux surveillants à la prison de Condé-sur-Sarthe en 2019.
00:09:19Mais après sa garde à vue le 29 mars et malgré son profil à haut risque,
00:09:24l'homme a été réintégré dans la prison de Beauvais, dans une cellule voisine.
00:09:28Allez, les top téléphones de l'idiot hier soir, c'est avec Mister Audience.
00:09:31À l'escriville, va-t'en.
00:09:35Hier en prime time, personne n'a dépassé les 3 millions.
00:09:38C'est donc une petite soirée et c'est France 2 qui a décroché la première place avec le film « Tout le monde ment 3 »,
00:09:44battant ainsi de 800 000 téléspectateurs top chef sur M6 et Grey's Anatomy sur TF1 qui sont au coude à coude.
00:09:50France 3 a été boudée par les téléspectateurs.
00:09:53Son doc « La France de l'épuration entre vengeance et justice » n'a fédéré qu'un million et demi de personnes.
00:09:59De son côté, Arte a plutôt bien résisté en dépassant le million avec son film « Alice et le maire »
00:10:04en diffusant « Larmes fatales 4 » TF1 série film à quand elle battut le magazine de W9 enquête criminelle.
00:10:11Mister Audience vous dit à demain.
00:10:14Je vous présente mes invités qui vont m'accompagner en direct jusqu'à midi.
00:10:17Laurent Giacomelli, bonjour.
00:10:18Bonjour Jean-Marc Mandini.
00:10:19Merci d'être avec nous, député de Moselle, porte-parole du Rassemblement National.
00:10:21Christine Kelly, bonjour.
00:10:22Bonjour.
00:10:23Merci d'être là également, journaliste et présentatrice de Face à l'info sur CNews tous les soirs.
00:10:27Ressa Carton, Nabil Haïtakhaj, bonjour.
00:10:29Merci également d'être avec nous, conseiller Renaissance de Seine-Saint-Denis.
00:10:32Et puis Muriel Ouagnin-Melki, bonjour.
00:10:33Bonjour.
00:10:34Merci d'être là.
00:10:35Et vous êtes avocate bien évidemment.
00:10:37Je voulais qu'on commence avec cette histoire qui m'a interpellé.
00:10:39C'est une histoire qui s'est déroulée à Paris.
00:10:41C'est un jeune homme qui a été violé en pleine rue à Paris par un OQTF libyen.
00:10:46Et bien ce jeune homme réfléchit aujourd'hui à attaquer l'État car cet OQTF était en liberté au lieu d'avoir été renvoyé chez lui.
00:10:55Alors l'État a-t-il une responsabilité dans le fait de laisser des OQTF dans nos rues ?
00:10:59C'est la question qui se pose.
00:11:01Les faits ont été révélés par nos confrères de Valeurs Actuelles.
00:11:04Il remonte à juin 2023 au petit matin.
00:11:07Alors que le jeune homme vient de fêter son 28e anniversaire dans un bar du 6e arrondissement de la capitale,
00:11:12il décide de rentrer chez lui à pied.
00:11:14C'est à ce moment-là qu'il croise la route de cet OQTF libyen.
00:11:18La police est parvenue à récupérer l'ADN de l'homme qui l'a violé.
00:11:23C'est un homme qui est bien connu des services de police.
00:11:25Mais cet OQTF ne sera finalement arrêté que la semaine dernière.
00:11:29On va y revenir dans un instant pour s'interroger justement sur la responsabilité de l'État
00:11:33puisqu'aujourd'hui la victime veut donc attaquer l'État.
00:11:36On est en direct avec Maître François-Xavier Causand.
00:11:38Bonjour Maître, merci d'être en direct avec nous.
00:11:40Est-ce que c'est possible d'attaquer la responsabilité de l'État dans un cas comme celui-là
00:11:44puisque finalement ce jeune homme, victime qui a été violé, estime que l'État n'a pas fait son travail ?
00:11:51Bonjour Jean-Marc, bonjour à tous.
00:11:53Alors c'est évidemment moralement évident mais juridiquement un peu plus complexe.
00:11:59Je vais essayer d'être clair dans mon explication.
00:12:01En réalité, vous avez deux volets possibles sous le contrôle de ma consœur qui est d'ailleurs à vos côtés.
00:12:07Le volet pénal, l'État est irresponsable pénalement, 121-2 du code pénal,
00:12:12de telle sorte que sauf à isoler la faute d'un agent,
00:12:16faute susceptible de prendre une coloration pénale,
00:12:19ce volet me paraît un peu bancal.
00:12:21On a d'ailleurs un arrêt de mars 2024 qui exclut l'hypothèse de la responsabilité pénale d'un préfet
00:12:28qui avait été poursuivi et qui a été mur de cause
00:12:33parce que la Cour de cassation, à la faveur d'une démonstration aussi alambiquée que détaillée,
00:12:38a évacué le problème.
00:12:40Sur le plan administratif, c'est vraiment, je pense, du cas par cas.
00:12:44Les règles sont claires.
00:12:46Vous avez une responsabilité pour faute, une responsabilité sans faute.
00:12:51À mon sens, quand je vous dis que c'est du cas par cas, j'essaie de glisser sur une hypothèse.
00:12:57Je pars du principe que le droit, par définition, est une matière mouvante,
00:13:00de telle sorte qu'il faut savoir parfois la bousculer.
00:13:03Alors pas de manière délirante, mais on peut créer la discussion pour essayer de faire bouger les choses.
00:13:10Vous avez par exemple une responsabilité du fait des lois.
00:13:15Et en réalité, aujourd'hui, il faut véritablement se poser la question de savoir
00:13:20est-ce que l'État, en l'état des lois qui sont votées et applicables,
00:13:25ou en l'état des lois qui mériteraient d'être redessinées ou votées, a fait le nécessaire ?
00:13:32Et plutôt que de se poser la question stricto sensu de l'expulsion,
00:13:36moi je me poserais plutôt la question de savoir, dans l'hypothèse où effectivement
00:13:40il y a un individu frappé par une OQTF, mais indépendamment de cette OQTF, dangereux,
00:13:45est-ce que le préfet, l'État, a fait diligence pour isoler cet individu
00:13:51et accorder aux citoyens, aux personnes présentes sur le territoire national,
00:13:56la protection qu'ils sont en droit d'attendre et même d'exiger ?
00:14:01Parce que maître, dans la logique... Maître, je comprends ce que vous dites,
00:14:04mais hormis la loi, dans la logique, on comprend très bien la réflexion de ce garçon.
00:14:07Ce garçon a 28 ans, il rentre de son anniversaire, il est en train de marcher,
00:14:11il se fait attaquer par cette personne qui est un OQTF libyen, qui est déjà fiché,
00:14:15puisqu'en fait la police l'identifie tout de suite à partir de son ADN,
00:14:19même si ensuite elle va mettre deux ans pour l'interpeller.
00:14:21Cet homme n'aurait pas dû être en France, et en fait c'est hélas un cas qu'on retrouve souvent.
00:14:26Il est violé par un homme qui n'aurait pas dû être en France puisqu'il était sous OQTF,
00:14:30donc à un moment donné, est-ce que personne n'est responsable de ça ?
00:14:34C'est pour ça que je vous dis que c'est véritablement du cas par cas,
00:14:37parce qu'en réalité, si on ouvre la discussion, on va vous répondre que l'OQTF a été délivré,
00:14:42que tout a été fait, et que certainement si cet individu n'a pas été expulsé,
00:14:46c'est parce qu'on n'a pas mis l'État français en mesure, par la délivrance du laissé-passer consulaire,
00:14:52on n'a pas mis l'État français en mesure d'aller au bout de la procédure.
00:14:56Donc en réalité, on tourne en rond, et c'est toujours la même discussion.
00:15:01C'est pour cette raison que je pense sincèrement, mais ça reste, je réfléchis à haute voix,
00:15:05parce que c'est loin d'être évident, et pourtant j'ai essayé de creuser mes recherches.
00:15:09Je pense véritablement qu'à partir du moment où on a cette espèce de cercle vicieux
00:15:14qui concerne les OQTF et leur application, puisqu'elle est tributaire,
00:15:18cette application est tributaire de la réaction d'un État tiers,
00:15:22ma question est de savoir, je pense que ce serait peut-être intelligent
00:15:26d'essayer de réfléchir à la responsabilité de l'État,
00:15:29dans le temps où cet individu effectivement présent en France n'aurait pas été isolé,
00:15:35notamment s'il est frappé par des troubles psychiatriques ou autres,
00:15:38et laissé libre dans les rues, avec le risque effectivement
00:15:43que des citoyens soient attaqués, blessés, ou même parfois trop souvent tués.
00:15:50Ça veut dire que ça va être compliqué pour cette victime finalement d'attaquer l'État,
00:15:54si je comprends bien ce que vous dites, parce qu'il n'y a pas d'antécédent par rapport à ça,
00:15:59et ce qui est compliqué aussi honnêtement, c'est que c'est compliqué à entendre pour lui,
00:16:02et ce n'est pas la première fois qu'on a un OQTF qui provoque un drame,
00:16:07ça arrive régulièrement, donc là on est sur un cas particulier,
00:16:10puisque lui, la victime, dit moi j'ai envie d'attaquer l'État,
00:16:13donc il a envie de passer à l'acte, mais c'est vrai que c'est assez inaudible au fond
00:16:17de se dire que personne n'est responsable dans l'absolu.
00:16:21Je suis complètement d'accord avec vous, et c'est un vrai sujet,
00:16:24et d'ailleurs en essayant de faire quelques recherches,
00:16:27j'avais trouvé une question qui a été posée il y a un peu plus d'un an, en février 2024,
00:16:33par un sénateur qui posait la question de savoir quel était le régime juridique
00:16:39applicable à ce genre de situation.
00:16:41La question est intitulée, je ne trahis rien, responsabilité de l'État envers les victimes
00:16:45de personnes faisant l'objet d'une décision d'éloignement
00:16:48ou d'une obligation de quitter le territoire français.
00:16:50La question était parfaitement rédigée,
00:16:53elle était dépourvue de toute ambition politique ou idéologique,
00:16:57et en farfouillant dans le journal officiel et même sur le site du Sénat,
00:17:02j'ai lu réponse transmise au ministère de l'Intérieur,
00:17:06question caduque.
00:17:09– Voilà, tout est résumé je crois, tout est résumé,
00:17:11c'est-à-dire que personne ne veut se mouiller,
00:17:13au fond personne ne veut se mouiller et personne ne veut être responsable,
00:17:15et encore une fois je le dis, pour les victimes c'est assez inaudible.
00:17:18Merci beaucoup Maître pour ces explications,
00:17:20Laurent Jacobelli sur le plan politique,
00:17:22on imagine encore une fois, mettez-vous à la place de ce garçon de 28 ans,
00:17:26violé en pleine rue par un occultef libyen,
00:17:28et on lui dit, non, personne n'est responsable,
00:17:30il n'aurait pas dû être là mais bon, il était là.
00:17:32– C'est révoltant, quel autre moyen d'action a ce jeune homme ?
00:17:35Il a besoin de réagir, il a besoin d'exprimer à la fois sa douleur,
00:17:38son incompréhension par rapport à un État qui ne l'a pas protégé,
00:17:41or dans nos démocraties l'État doit protéger nos concitoyens,
00:17:45il est là pour qu'on vive en paix et en sécurité.
00:17:48Mais imaginez l'inverse Jean-Marc Morodini,
00:17:50c'est toutes les personnes qui ont été agressées, violées,
00:17:53ou les familles des gens qui ont été tuées par des occultefs,
00:17:56attaquaient l'État, mais l'État passerait sa vie au tribunal.
00:18:00Parce qu'il y a aujourd'hui un taux d'exécution des obligations
00:18:03de quitter le territoire français qui est en dessous de 10%,
00:18:06parce qu'il y a un taux de récidive des occultefs
00:18:08qui ont déjà commis des crimes et des délits qui est impressionnant.
00:18:12Le problème c'est le manque de volonté,
00:18:14aujourd'hui la loi existe pour envoyer les gens chez eux,
00:18:16mais c'est le problème de la négociation avec les pays,
00:18:19c'est le problème d'une volonté farouche de protéger les gens.
00:18:22Vous savez, le jugement suprême, les gens l'ont, c'est le bulletin de vote.
00:18:26Si on n'est pas content de l'action d'un gouvernement
00:18:29ou d'un président de la République, on en change.
00:18:31Et si les Français veulent dire qu'on en a marre
00:18:34de se faire agresser par des gens qui n'ont rien à faire
00:18:36sur le territoire national, qu'ils le disent.
00:18:39Il y a deux problèmes là-dedans, il y a la récidive,
00:18:41il y a quelqu'un qui était connu comme dangereux
00:18:43et qui se balade librement, qu'il soit d'ailleurs étranger ou français,
00:18:48ça pose un problème, et le deuxième problème
00:18:51qui est l'exécution des obligations de quitter le territoire français
00:18:54qui sont aujourd'hui l'exception, alors que ça devrait être la règle.
00:18:57Nabil Haïtaka, c'est vrai que c'est très compliqué
00:18:59pour la victime d'entendre ce genre de discours,
00:19:01on lui dit mais oui, effectivement, cette personne n'aurait pas dû être là,
00:19:04mais bon, elle était là et c'est tombé sur vous.
00:19:07Oui, les faits sont gravissimes et tout le monde peut se mettre à sa place.
00:19:12En revanche, moi je ne vois pas, ça n'existe dans aucune démocratie du monde
00:19:17de pouvoir attaquer l'Etat.
00:19:19Imaginez-vous sur chaque...
00:19:21Attaquer l'Etat sur des...
00:19:24Une responsabilité.
00:19:25Une responsabilité de l'Etat sur des...
00:19:26Imaginez-vous tous les crimes dans la société.
00:19:29Oui, bien évidemment que l'Etat se doit de créer les conditions de la sécurité
00:19:33pour chacun de ses citoyens.
00:19:35Et donc personne n'est responsable ?
00:19:37C'est évident, mais ce n'est pas sur ce terrain la responsabilité.
00:19:39Oui, mais c'est ce que voudrait la victime.
00:19:42La victime se demande qui est responsable du fait que cette OQTF soit toujours là
00:19:46et que si l'OQTF avait...
00:19:48Avant tout la personne qui a commis ce crime
00:19:52et c'est la justice qui doit aussi là prononcer les peines nécessaires pour réparer.
00:19:57C'est la justice qui répare en fait.
00:19:59Mais vous savez très bien ce qui va se passer.
00:20:01Vous ne savez pas.
00:20:02Ben si, parce qu'on a beaucoup d'exemples.
00:20:04Il va peut-être être condamné, il va peut-être aller en prison
00:20:08et puis il sera libéré plutôt que prévu
00:20:10et puis il ne sera pas renvoyé chez lui.
00:20:12Comme dans quasiment 100% des cas.
00:20:14Vous dénoncez très souvent au Rassemblement National
00:20:18que les prisons françaises sont peuplées d'étrangers.
00:20:2225% oui.
00:20:24Donc il sera en prison pour des faits tels que c'est.
00:20:28Mais il n'aurait pas dû être en France.
00:20:30En même temps, s'il n'avait pas été en France, ce garçon n'aurait pas été violé.
00:20:33Moi, sur ce terrain là, je ne le dis pas.
00:20:35Si les choses avaient été respectées.
00:20:36Oui, mais bien évidemment.
00:20:38Qui est responsable de ça ?
00:20:40Vous me dites que c'est personne en fait.
00:20:42L'un de l'intervenant qui est passé vous expliquait que
00:20:47derrière il y a tout un système pour pouvoir mettre en œuvre
00:20:52l'exécution des OQTF.
00:20:55Et il y a un moment aussi, il y a une responsabilité de l'État
00:20:58qu'on ne peut pas engager si l'État qui respecte le droit, les procédures...
00:21:02Donc personne n'est responsable, c'est ce que vous me dites.
00:21:04En l'état du droit.
00:21:06En l'état du droit, donc vous ne pouvez pas faire ça.
00:21:08Donc ce n'est pas une question de, est-ce que l'État est responsable ou pas ?
00:21:11Oui, c'est la question que pose ce jeune homme en disant
00:21:13moi j'aurais envie d'attaquer l'État là-dessus.
00:21:15Ça ne se pose pas comme ça et ça ne doit pas se poser comme ça.
00:21:18Vous répondez à ce jeune homme, il y a eu une OQTF,
00:21:20cette personne ne devait pas être là, mais personne n'est responsable.
00:21:22Merci, au revoir, passez à autre chose.
00:21:24Je ne vous dis pas qu'il n'y a personne de responsable.
00:21:28Mais ça ne peut pas se poser sur le terrain de la responsabilité de l'État.
00:21:32En l'état du droit, il va y avoir un problème de responsabilité à établir.
00:21:37C'est ça, c'est toute la difficulté en fait.
00:21:39Maintenant, ce jeune homme, moi je l'invite à réfléchir avec un avocat,
00:21:43à se munir d'un conseil en droit public qui soit spécialisé
00:21:47et à essayer d'attraire la responsabilité de l'État
00:21:50et à faire un précédent.
00:21:52Vous qui êtes avocate, votre sentiment, est-ce que l'État est responsable ?
00:21:55Mon sentiment, c'est qu'à un moment donné,
00:21:57quand on est confronté à une récurrence d'une problématique sociétale,
00:22:01il faut que la loi accompagne.
00:22:02Donc si on veut que la loi accompagne et si on veut qu'il y ait un changement,
00:22:05il faut bien qu'on saisisse la justice,
00:22:07pour qu'on force à un moment donné nos sénateurs, nos parlementaires,
00:22:11à porter un regard différent sur la loi qui existe,
00:22:14voir si cette loi ne répond plus aux exigences.
00:22:17Et s'il faut désormais élargir la responsabilité de l'État,
00:22:20ça doit passer forcément par une évolution législative.
00:22:24Faisons évoluer le droit et permettons par la suite,
00:22:27et je pense que malheureusement les mêmes causes produisant les mêmes effets,
00:22:30tant qu'on n'aura pas réglé le problème des OQTF,
00:22:32nous aurons de manière récurrente des agressions, des crimes qui seront commis.
00:22:35Donc il faut véritablement faire évoluer notre arsenal législatif.
00:22:39Pour l'instant, en l'état du droit,
00:22:41il ne nous permet pas d'attraire les responsabilités des uns ou des autres.
00:22:45Je ne dis pas que l'État français est responsable dans ce cas précis,
00:22:51je dis qu'il y a une responsabilité à venir analyser, à venir rechercher,
00:22:55qu'il faut s'interroger, qu'il faut se poser la question.
00:22:57Mais est-ce que quelqu'un est responsable ?
00:22:59Quand je dis quelqu'un, c'est au sens large, c'est une institution.
00:23:02Est-ce qu'une institution est responsable ?
00:23:04Il y a bien une institution de responsable du fait que les OQTF ne soient pas appliquées.
00:23:08Il y a bien une responsabilité quelque part.
00:23:10On voit bien, Jean-Marc, depuis toutes ces années,
00:23:13on voit bien qu'on a une problématique majeure à faire respecter notre droit.
00:23:17Non mais ça je comprends bien, mais une fois qu'on a dit ça,
00:23:19on dit que personne n'est responsable ?
00:23:21Non, personne n'est responsable.
00:23:23Mais la notion de responsabilité,
00:23:25vous pouvez condamner moralement,
00:23:27vous pouvez dire que la situation est intolérable,
00:23:29qu'évidemment que l'État français aurait dû protéger,
00:23:31qu'on devrait avoir des lois qui soient plus protectrices.
00:23:33Une fois que vous avez dit ça et que vous réfléchissez sur le plan du droit,
00:23:36puisque c'est de cela qu'on parle,
00:23:38ce jeune homme veut saisir la justice.
00:23:41À partir du moment où la personne est toujours là.
00:23:43Donc c'est qu'il y a un problème.
00:23:44Mais on le sait qu'il y a un problème.
00:23:45Oui, mais alors qui est responsable de ce problème ?
00:23:47Personne.
00:23:48Non, pourquoi personne ?
00:23:49On a une politique migratoire en France qui est problématique, on le sait.
00:23:53Maintenant, la question qui était posée par ce jeune homme,
00:23:56c'était de savoir s'il fallait ou non saisir la justice.
00:23:58Il s'interroge de cela.
00:23:59C'est l'objet de notre débat.
00:24:00Et je vous dis, pour saisir la justice, il faut avoir des textes.
00:24:03Si on n'a pas les textes, on va les chercher, on va les provoquer.
00:24:06Et il faut les créer.
00:24:07Christine Kelly là-dessus.
00:24:08Il faut créer un précédent.
00:24:10Il faut absolument créer un précédent,
00:24:12puisqu'on voit que c'est récurrent,
00:24:14ces OQTF qui, évidemment, pas tous les OQTF violent,
00:24:19mais beaucoup d'OQTF violent et ne sont pas renvoyés chez eux.
00:24:23J'aurais aimé que cet homme,
00:24:25qui a le courage de se dire que je vais attaquer l'État,
00:24:28l'État a un devoir de sécurité envers ses concitoyens.
00:24:33Donc, je suis absolument d'accord avec le fait d'attaquer l'État.
00:24:36Et puisse ce jeune homme être la voix de Lola,
00:24:39qui a été tuée par une OQTF.
00:24:42Puisse ce jeune homme être la voix de Philippine,
00:24:45violée, tuée par une OQTF,
00:24:48qui avait déjà violé.
00:24:50Puisse ce jeune homme être la voix de Claire Gironimi,
00:24:53qui a été violée par une OQTF,
00:24:56qui avait déjà aussi violé.
00:24:57Puisse ce jeune homme être la voix de toutes ces victimes
00:25:01qui n'ont peut-être aujourd'hui plus de voix.
00:25:03Et donnons-leur les moyens,
00:25:05puisque vous avez cité beaucoup de victimes,
00:25:07donnons-leur les moyens de trouver une responsabilité.
00:25:10Je comprends à quel point ça doit être frustrant de se dire
00:25:12personne n'est responsable.
00:25:14Cette personne ne devait pas être sur le territoire.
00:25:16Il y a eu un texte qui a été fait pour dire
00:25:19cette personne doit quitter le territoire,
00:25:20la personne est toujours là.
00:25:21Donc à un moment donné, il y a un responsable.
00:25:23Il faut mettre l'État devant ses responsabilités.
00:25:25L'État doit garantir la sécurité de ses concitoyens.
00:25:29On va faire le CNews Info,
00:25:31et puis dans un instant on partira à Saint-Ouen
00:25:33sur cette école maternelle,
00:25:34puisque les parents sont en train de voter
00:25:36dans une école maternelle,
00:25:37pour décider si oui ou non,
00:25:39cette école doit fermer ou pas.
00:25:41On va vous raconter ça dans un instant.
00:25:42Le CNews Info, Barbara de Lyon.
00:25:47Donald Trump remet de l'huile sur le feu.
00:25:49Le président américain a lancé hier soir
00:25:51une charge commerciale massive
00:25:53sous la forme de droits de douane très lourds,
00:25:55en particulier contre l'Asie et l'Union européenne.
00:25:58L'UE, dont il souhaite taxer les produits
00:26:00à hauteur de 20%, n'entend pas se laisser faire.
00:26:03Une réunion de crise est prévue cet après-midi à l'Élysée.
00:26:07Des policiers intimidés et insultés
00:26:09par une centaine d'individus à Roubaix.
00:26:11Les faits ont eu lieu mardi,
00:26:13après un refus d'obtempérer
00:26:15pour disperser le groupe.
00:26:17Les policiers ont dû faire usage de gaz lacrymogènes
00:26:20face à ces situations qui se répètent.
00:26:22Et sans pire, les forces de l'ordre se disent découragées.
00:26:26Et puis un gymnase du 16e arrondissement de Paris
00:26:28réquisitionné pour la deuxième fois par la mairie.
00:26:31200 migrants y sont à nouveau logés.
00:26:34Les écoles qui avaient des cours de sport dans ce complexe
00:26:36ne peuvent plus y accéder.
00:26:38Les associations et le personnel scolaire
00:26:40qui l'utilise ont été prévenus hier.
00:26:46Merci d'être en direct avec nous.
00:26:48L'école maternelle de Saint-Ouen-sur-Seine
00:26:50va-t-elle déménager en raison de la présence de points d'île ?
00:26:53Depuis ce matin, figurez-vous que les parents d'élèves
00:26:55votent pour savoir si, oui ou non,
00:26:57l'école doit déménager dès la fin du mois.
00:27:00Et pourquoi cette école doit déménager ?
00:27:02Parce qu'elle est située au cœur du trafic de drogue
00:27:05dans cette commune limitrophe de Paris
00:27:07organisée par la municipalité.
00:27:09La votation citoyenne intervient, après loger en décembre dernier,
00:27:12d'une bonbonne de protoxyde d'azote
00:27:14dans la fenêtre de l'école,
00:27:16alors que des sachets de stupéfiants
00:27:18avaient été retrouvés dans la cour de récréation.
00:27:20On part tout de suite en direct sur place.
00:27:22On rejoint l'un des envoyés spéciaux de CNews,
00:27:24Corentin Briou, qui est avec les images d'Olivier Gangloff.
00:27:26Bonjour Corentin.
00:27:28Est-ce qu'il y a du monde qui vient voter
00:27:30puisque les parents s'en plaient à voter depuis ce matin ?
00:27:36Oui, des parents qui sont forcément venus en ombre ce matin
00:27:39et des parents qui se disaient tout de même satisfaits
00:27:42puisque la ville tente de trouver des solutions
00:27:45pour ces élèves de cette école maternelle
00:27:48puisque le trafic de drogue est très présent dans la zone.
00:27:55Pour vous donner un ordre d'idée,
00:27:57il y a quelques mois, des stupéfiants
00:27:59avaient été trouvés dans la cour de récréation.
00:28:01Elle est trouvée par des élèves eux-mêmes.
00:28:03Quel est l'objectif de ce vote
00:28:05qui se déroule toute la journée aujourd'hui ?
00:28:08C'est de faire le choix entre deux hypothèses,
00:28:10deux scénarios possibles.
00:28:12Le premier, c'est de savoir si les élèves
00:28:14peuvent déménager après les vacances de Pâques
00:28:16dans une école située à quelques minutes d'ici
00:28:18dans une rue voisine
00:28:20ou alors de choisir le deuxième scénario,
00:28:22c'est-à-dire un déménagement à la rentrée de septembre
00:28:25pour une solution jugée plus pérenne.
00:28:28On a pu rencontrer des parents ce matin
00:28:30qui se disaient divisés
00:28:32puisqu'ils sont satisfaits de savoir
00:28:34que la ville se préoccupe de la sécurité des enfants
00:28:37et des habitants de la zone.
00:28:39Mais ils sont aussi divisés puisqu'ils ne savent pas
00:28:41dans quelles conditions vont être accueillis les enfants
00:28:43s'ils sont amenés à déménager
00:28:45dans les autres écoles.
00:28:47Ils ont peur, par exemple, de classes surchargées.
00:28:49On a pu également rencontrer
00:28:51le maire de la ville ce matin
00:28:53qui disait que, qu'importe le scénario choisi
00:28:55à la fin de la journée,
00:28:57le dispositif de sécurité serait renforcé
00:28:59dans les jours à venir autour de cette école maternelle.
00:29:01Le vote, comme je le disais,
00:29:03va donc se poursuivre
00:29:05jusqu'à 18h aujourd'hui.
00:29:07On devrait avoir le verdict et la décision vers 19h.
00:29:09Et on le vivra en direct sur CNews, bien évidemment.
00:29:11Merci beaucoup Corentin,
00:29:13avec les images d'Olivier Gangloff sur place.
00:29:15Je vous propose d'écouter le maire PS de Saint-Ouen,
00:29:17Karine Bouamrane,
00:29:19qui s'expliquait à votre micro.
00:29:21Tant qu'on n'aura pas la certitude
00:29:23que le site,
00:29:25en termes de trafic, sera totalement démantelé
00:29:27et le ministre de l'Intérieur,
00:29:29madame la présidente de la région
00:29:31se sont exprimés en ce sens,
00:29:33mon boulot, c'est à court terme assurer la sécurité
00:29:35et à long terme réaménager le quartier.
00:29:37Le reste, je fais confiance aux autorités compétentes
00:29:39pour pouvoir poursuivre le travail
00:29:41qu'ils ont déjà bien entamé depuis 5 ans.
00:29:43Parce que, comme vous le savez,
00:29:45dès que j'ai pris mes responsabilités,
00:29:47il y avait 7 points de deal, il n'en reste plus que 2 à Saint-Ouen.
00:29:49Et la méthode Saint-Ouen est connue et reconnue désormais,
00:29:51vantée par les sénateurs.
00:29:53Donc l'objectif, c'est de continuer cette démarche.
00:29:55Laurent Jacobilli, quel aveu d'échec ?
00:29:57Quel aveu d'échec d'être obligé de demander à des parents
00:29:59à ce que l'école doit déménager pour la sécurité ?
00:30:01Il y a quelques jours, nous votions une loi
00:30:03contre le narcotrafic pour éviter
00:30:05que les dealers et les trafiquants
00:30:07prennent le pouvoir en France.
00:30:09Mais aujourd'hui, ils s'insèrent dans le jeu électoral quasiment.
00:30:11C'est-à-dire qu'on est en train
00:30:13de demander, on fait une votation
00:30:15pour savoir qui gagne finalement.
00:30:17L'éducation nationale ou les dealers.
00:30:19Et on va peut-être décider qu'on déménage des enfants
00:30:21parce que finalement, les dealers sont là.
00:30:23Moi, je vais vous dire la vérité, c'est que moi,
00:30:25si je suis parent, à la place des parents, je dis on déménage.
00:30:27Moi, je leur dis tout de suite
00:30:29on déménage pour la sécurité des enfants.
00:30:31C'est la priorité.
00:30:33Je comprends le maire qui veut protéger les enfants.
00:30:35Moi, le maire, on envoie de la police municipale, on fait quelque chose.
00:30:37Le maire n'est pas ministre de l'intérieur.
00:30:39Oui, mais il a la police municipale.
00:30:41Moi, je comprends les parents, mais je ne comprends pas le maire.
00:30:43Je comprends les parents, mais dans une démocratie
00:30:45apaisée, dans une république,
00:30:47la seule décision qu'on devrait
00:30:49sous-peser, c'est
00:30:51à quelle heure arrivent les forces de l'ordre.
00:30:53C'est la seule.
00:30:55Clairement, nous étions au pouvoir.
00:30:57Ce que nous mettrions en place en ce moment,
00:30:59c'est l'arrivée massive de forces de l'ordre
00:31:01pour nettoyer la place et permettre
00:31:03aux enfants d'aller librement, tranquillement,
00:31:05sereinement à l'école. C'est quoi la prochaine étape ?
00:31:07C'est quoi la prochaine étape ?
00:31:09Sauf qu'on sait, je vois très bien
00:31:11effectivement que le rôle
00:31:13du maire, c'est de faire venir effectivement
00:31:15les forces de l'ordre. On sait très bien
00:31:17que les dealers vont revenir. Alors, quelle est la solution ?
00:31:19Et là aussi, je vois par exemple
00:31:21ce qui m'interpelle dans ce sujet,
00:31:23par rapport au sujet précédent, c'est que ce sont les parents
00:31:25d'élèves qui ont souligné ce problème.
00:31:27Ce n'est pas l'éducation nationale.
00:31:29Ce ne sont pas les enseignants.
00:31:31Ce n'est pas le maire.
00:31:33Ce sont les parents d'élèves qui ont dit
00:31:35attention, il faut trouver une solution
00:31:37pour montrer à quel point
00:31:39aujourd'hui, si ce ne sont pas nous
00:31:41qui mettons
00:31:43les dossiers sur la table, ça passe
00:31:45crème, si vous permettez l'impression.
00:31:47Et malheureusement, le rapport de force est
00:31:49complètement intéressant
00:31:51à analyser aujourd'hui
00:31:53dans la société, puisqu'on voit
00:31:55que c'est le rapport de force, c'est celui qui gueule
00:31:57le plus fort, c'est celui qui est le plus méchant,
00:31:59c'est celui qui est le plus odieux, qui gagne
00:32:01aujourd'hui. Ça se voit dans le dossier algérien
00:32:03avec Boalem Sansal, ça se voit
00:32:05avec la drogue, ça se voit dans
00:32:07quasiment tous les dossiers. Celui qui gueule
00:32:09le plus fort, si vous permettez l'expression,
00:32:11est celui qui gagne. Ce qui peut
00:32:13entraîner comme conséquence
00:32:15une certaine violence dans nos démocraties.
00:32:17Si la force gagne,
00:32:19la violence va régner.
00:32:21Christine Kelly, moi je m'interroge
00:32:23sur le fait de demander aux parents de choisir.
00:32:25Parce que je me dis quoi ? Si les parents
00:32:27décident que l'école reste. Demain, il y a un gamin
00:32:29qui est blessé, qui est touché
00:32:31par une rafale de Kalachnikov, on va dire quoi ?
00:32:33Ah ben c'est votre faute, vous avez voulu que l'école reste.
00:32:35Si l'école s'en va,
00:32:37c'est pas un refus de l'Etat, c'est les parents
00:32:39qui ont décidé. En fait, dans tous les cas, je trouve
00:32:41que le maire s'enlève les mains.
00:32:43Le maire, l'Etat, l'autorité politique
00:32:45refusent.
00:32:47C'est exactement la même affaire que juste avant
00:32:49le CNews Info.
00:32:51En fait, tout le monde se lave les mains. Là, c'est aux parents
00:32:53de décider. Et se couchent.
00:32:55On se couche et on laisse les autres décider.
00:32:57Maître WalkingMalky.
00:32:59À la place des parents, je prends les enfants et je les change d'école.
00:33:01Je ne réfléchis pas une demi-seconde.
00:33:03C'est une évidence.
00:33:05On a eu des cas d'ingestion de
00:33:07cocaïne sur des enfants
00:33:09ces derniers temps qui se sont très mal terminés.
00:33:11On sait exactement les conséquences
00:33:13dramatiques que cela peut avoir.
00:33:15À la place des parents, je prends mon gamin
00:33:17et je le change d'école.
00:33:19J'exige un changement d'école.
00:33:21C'est certain. C'est vrai.
00:33:23Est-ce que vous êtes d'accord sur le fait que tout le monde s'enlève les mains ?
00:33:25Le fait de demander aux parents de voter, c'est s'en laver les mains ?
00:33:27C'est déplacer dans une situation
00:33:29qui est extrêmement compliquée.
00:33:31C'est déporter et faire porter sur leurs épaules
00:33:33le poids de la responsabilité
00:33:35de l'avenir de cette école,
00:33:37de l'avenir des enfants.
00:33:39Si jamais il décide,
00:33:41peut-être que
00:33:43la décision sera toute autre,
00:33:45si jamais il est décidé de maintenir les enfants
00:33:47dans cette école et de maintenir l'école en place,
00:33:49moi je suis d'avis,
00:33:51quand c'est comme ça, à prendre les moyens nécessaires.
00:33:53Vous maintenez l'école, il y a un enfant qui est blessé.
00:33:55C'est la faute des parents ?
00:33:57Bien sûr. C'est ce que je vous explique.
00:33:59C'est une responsabilité très lourde
00:34:01qu'on leur fait porter sur leurs épaules,
00:34:03sur l'avenir, sur ce qui peut se produire
00:34:05et en même temps, quels sont les moyens qu'on a
00:34:07aujourd'hui ? La police municipale,
00:34:09est-ce qu'elle a les moyens d'assurer la sécurité ?
00:34:11Non, elle n'a pas les moyens. L'armée, c'est un choix.
00:34:13Est-ce qu'on met l'armée en place ?
00:34:15Et pour l'instant, c'est non.
00:34:17Je le redis de manière très pragmatique,
00:34:19parce que je suis quelqu'un de très pragmatique.
00:34:21Quel constat d'échec ?
00:34:23Il faut véritablement sortir les enfants au plus vite.
00:34:25Sur le
00:34:27narcotrafic, moi je suis pour la solution
00:34:29très très dure, c'est-à-dire que
00:34:31vous avez vu dans les pays d'Amérique latine,
00:34:33parfois l'armée a intervenu.
00:34:35Moi aussi.
00:34:37C'est une question politique
00:34:39qui doit être décidée et tranchée
00:34:41parce que ce n'est pas possible
00:34:43que des habitants soient pris en otage.
00:34:45Cela étant,
00:34:47cette votation, oui,
00:34:49vous avez des parents qui doivent aussi
00:34:51participer au débat.
00:34:53Le maire de Saint-Ouen a des résultats
00:34:55là-dessus et on ne peut pas
00:34:57accabler tout le temps
00:34:59les élus. Ils ne prennent pas en otage
00:35:01cette école.
00:35:03Je vous ai donné
00:35:05les deux cas possibles.
00:35:07L'école reste, un enfant est blessé, c'est la faute à qui ?
00:35:09Non, je ne pense pas que les choses se poseraient de cette façon-là.
00:35:11Moi, je le pense.
00:35:13Non, je ne crois pas. Sur le narcotrafic,
00:35:15c'est un cancer dans ces quartiers.
00:35:17Oui, d'accord.
00:35:19Une fois qu'on a sorti toutes les tartes à la crème,
00:35:21excusez-moi, c'est un cancer, ce n'est pas bien.
00:35:23Est-ce que je peux terminer mon propos ?
00:35:25C'est-à-dire qu'un cancer, quand il y a une tumeur,
00:35:27vous n'allez pas simplement l'enlever et vous dire
00:35:29c'est fini, ce n'est pas comme ça. Et Christine, vous l'avez
00:35:31très bien rappelé, ils reviendront.
00:35:33Ces problèmes de narcotrafic,
00:35:35c'est comme une tumeur, vous n'allez pas simplement l'enlever
00:35:39C'est un problème,
00:35:41ce que je veux dire, c'est que c'est un problème qui prend du temps.
00:35:43Vous aviez 7 points de deal à Saint-Ouen,
00:35:45il y en a 5 qui ont été démantelés,
00:35:47et il faut poursuivre les efforts.
00:35:49Et en attendant, les enfants, malheureusement, se retrouvent avec des sachets.
00:35:51Imaginez un enfant de maternelle.
00:35:53Bien sûr, mais c'est terrible.
00:35:55Mais moi, je suis le premier à vous le dire
00:35:57que je suis
00:35:59scandalisé
00:36:01que des enfants soient pris en otage
00:36:03par des points de deal.
00:36:05Le fait que nous ayons ce débat est surréaliste.
00:36:07On est en train
00:36:09de se demander, on choisit qui en fait ?
00:36:11Les enfants ou les narcotrafiquants ?
00:36:13C'est-à-dire qu'aujourd'hui, l'éducation...
00:36:15Je ne suis pas d'accord avec vous.
00:36:17L'éducation recule
00:36:19par rapport à la voyoucratie, mais c'est
00:36:21inacceptable. Jamais dans une République
00:36:23mature, on ne peut accepter ça.
00:36:25Aujourd'hui, en France,
00:36:27parce qu'il y a des actes
00:36:29antisémites dans certains quartiers, nos compatriotes
00:36:31de confession juive quittent
00:36:33certains quartiers, notamment en Seine-Saint-Denis.
00:36:35Aujourd'hui, en France, parce qu'il y a des dealers,
00:36:37des enfants vont devoir quitter le quartier
00:36:39parce qu'il y a risque de drogue.
00:36:41Donc les voyous sont en train de gagner. Jamais
00:36:43nous ne devons accepter cela.
00:36:45Il n'y a pas un signe égal entre un dealer
00:36:47et un enfant.
00:36:49Une fois que vous avez dit ça, qu'est-ce que vous proposez comme solution ?
00:36:51Je ne comprends pas. Eux ont respecté la loi.
00:36:53Comme pour le cas du violeur.
00:36:55J'aimerais vous entendre dire,
00:36:57Jean-Marc, que...
00:36:59Demain, il doit y avoir
00:37:01vos secrets Tartage-Krem,
00:37:03parce qu'il n'y a pas assez de dealers
00:37:05qui les envoient devant la justice.
00:37:07Donc on est là-dessus, en fait.
00:37:09La solution que vous proposez, monsieur Jacobelli,
00:37:11aujourd'hui, c'est d'envoyer
00:37:1315 quarts
00:37:15de gendarmes ?
00:37:17De CRS.
00:37:1920, 30, 40, 50, 60.
00:37:21Vous les envoyez combien de temps ?
00:37:23Ça s'appelle la CRS 8,
00:37:25c'est fait, il y a trois jours.
00:37:27Ils doivent ensuite passer devant la justice
00:37:29et ensuite être condamnés.
00:37:31Je veux poursuivre votre raisonnement.
00:37:41Moi, je suis très fan de l'ordre.
00:37:45Et je suis pour nos forces de l'ordre, à 100%.
00:37:47Maintenant, je vous dis de manière très simple.
00:37:49Très, très simple. Vous allez les mettre
00:37:51en place trois jours. Vous allez les mettre en place
00:37:53une semaine. Soyons larges,
00:37:55soyons ambitieux. Trois semaines, un mois.
00:37:57Qu'est-ce qui se passe le mois d'après ? Comment vous faites ?
00:37:59Ils repartent. Vous faites comment ? Les dealers reviennent.
00:38:01Avec un raisonnement comme ça, je vais vous dire...
00:38:03Non, non, non, c'est pas avec un raisonnement. Je veux vous entendre là-dessus.
00:38:05Je veux vous entendre là-dessus.
00:38:07Qu'est-ce que vous proposez à l'issue de ce mois-là
00:38:09comme solution ?
00:38:11Il y a des lois
00:38:13dans ce pays. Moi, je passe mes journées à voter
00:38:15des lois. Il faut les expliquer. Il faut donner
00:38:17aux moyens de ceux qui doivent les faire appliquer
00:38:19les moyens d'agir.
00:38:21Donc, à la fin du mois, vous faites quoi ?
00:38:23Mais ils doivent croupir en
00:38:25tôle pendant des décennies.
00:38:27Très bien.
00:38:29Mais vous avez compris qu'ils étaient quand même
00:38:31assez nombreux.
00:38:33Non, non, non, mais moi, je veux une réponse
00:38:35pragmatique. Vous nous indiquez que vous avez
00:38:37la solution.
00:38:39Au bout d'un mois, vous feriez quoi ?
00:38:41Vous ne serez pas...
00:38:43Au bout d'un mois, ils ne seraient pas
00:38:45relâchés par des juges laxistes. Au bout d'un mois,
00:38:47ils ne seraient pas relâchés...
00:38:49Il n'y en aurait pas d'autres. Non, non, si, si, madame.
00:38:51Alors, avec votre raisonnement, on accepte
00:38:53le viol d'un jeune homme par un objectif ? Non, certainement pas,
00:38:55monsieur, certainement pas. Mais moi,
00:38:57j'aimerais, en fait,
00:38:59j'aimerais que vous...
00:39:01J'aimerais simplement entendre
00:39:03une projection
00:39:05sur l'avenir. Non, vous me faites une projection
00:39:07à trois semaines, un mois, bien sûr que je l'entends.
00:39:09Mais vous faites des vœux pieux.
00:39:11C'est incontournable.
00:39:13Et si tout à l'heure, Jean-Marc,
00:39:15vous parliez de tarte à la crème,
00:39:17je suis désolée, mais quand vous me dites qu'en un mois, vous
00:39:19réglez la solution, que vous mettez tous les dealers
00:39:21en prison et que grâce à votre intervention,
00:39:23les magistrats ne seront plus jamais laxistes
00:39:25et que pas un seul n'en libère un seul,
00:39:27monsieur, je vous trouve très, très ambitieux.
00:39:29Avant d'ouvrir une pâtisserie,
00:39:31on va écouter la ministre de l'Éducation, Elisabeth Borne,
00:39:33qui était sur 11 nœuds ce matin.
00:39:35Écoutez, écoutez, Elisabeth Borne,
00:39:37ce matin, elle a été interrogée sur ce sujet, justement,
00:39:39en disant que fait la ministre de l'Éducation
00:39:41là-dessus, sur ce cas particulier. Écoutez, ça reste.
00:39:43Je doute fort que les narcotrafiquants...
00:39:45L'école ne reculera jamais
00:39:47face à la violence. On en a parlé
00:39:49avec Bruno Retailleau.
00:39:51Évidemment, le gouvernement est déterminé
00:39:53à rétablir un environnement
00:39:55sûr pour cette école.
00:39:57Donc, si les classes peuvent déménager
00:39:59provisoirement, notre objectif,
00:40:01c'est que l'école puisse se réinstaller,
00:40:03le cas échéant, avec
00:40:05des travaux de sécurisation, mais surtout
00:40:07avec un travail pour rétablir un
00:40:09environnement sûr et que l'école puisse
00:40:11revenir là où elle est aujourd'hui. Donc, déménagement
00:40:13provisoire, c'est ça que vous appelez...
00:40:15Enfin, si le maire, si finalement
00:40:17les décisions qui sont prises
00:40:19aujourd'hui sont de bouger
00:40:21les classes, notre détermination,
00:40:23avec Bruno Retailleau,
00:40:25c'est de rétablir un environnement
00:40:27sûr que l'école puisse se réinstaller là où elle est aujourd'hui.
00:40:29Voilà. L'école ne reculera jamais,
00:40:31sauf là où elle recule, mais c'est provisoire,
00:40:33c'est ce qu'a dit Christine Kelly. Oui, on entend
00:40:35reculera jamais, on entend
00:40:37détermination et on entend
00:40:39déconnexion, en réalité.
00:40:41Déconnexion par rapport à la réalité
00:40:43d'une maman qui va
00:40:45emmener son enfant à l'école aujourd'hui
00:40:47et qui se dit, mais qui est
00:40:49ce gouvernement ? Qui est cette ministre de l'éducation
00:40:51nationale qui ne comprend pas que
00:40:53chaque instant, chaque heure, chaque minute qui passe,
00:40:55mon enfant peut avaler un sachet de drogue
00:40:57à la cour de récréation ? Et là,
00:40:59justement, on aurait aimé entendre
00:41:01au-delà des mots recul,
00:41:03au-delà des mots détermination, de la
00:41:05connexion avec les Français, une
00:41:07réalité, et que l'éducation nationale,
00:41:09au-delà des mots, puisse se lier avec le
00:41:11ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, qu'elle a cité.
00:41:13Mais va-t-elle effectivement prendre une décision
00:41:15avec le ministre de l'Intérieur pour dire, aujourd'hui,
00:41:17nous allons régler ce cas
00:41:19et faire en sorte que ça ne puisse pas se reproduire ?
00:41:21Là est la question.
00:41:22Mais ce que je trouve dingue, c'est de dire, on ne recule pas,
00:41:24au moment précis, on est en train de reculer.
00:41:26En fait, c'est la méthode Coué, c'est dire,
00:41:28ah non, on ne recule pas, mais bon, enfin, malgré tout,
00:41:30on va fermer l'école provisoirement.
00:41:31C'est la méthode du blabla politique, du blabla
00:41:33dont marrent les Français.
00:41:35Il y a une hypothèse que la ministre n'a pas évoquée.
00:41:37Que les narcotrafiquants soient arrêtés.
00:41:39Dans son analyse, il n'y a pas.
00:41:41Il y a, les enfants
00:41:43vont être déménagés.
00:41:45Mais on sait que c'est impossible, c'est intéressant ce constat.
00:41:47Donc, ils ont baissé les bras,
00:41:49excusez-moi si j'étais vulgaire, ça s'appelle
00:41:51baisser sa culotte.
00:41:53Ça s'appelle abandonner, lâcher les Français.
00:41:55La réaction d'un ministre, elle est surréaliste.
00:41:57On ne reculera pas, l'état de droit,
00:41:59on est là et on fait le contraire sur le terrain.
00:42:01On est d'accord. On est d'accord, Jean-Marc.
00:42:03On est d'accord.
00:42:05Encore une fois, je le dis, moi, je suis très pragmatique.
00:42:07Donc, j'attends des mesures qui soient posées,
00:42:09j'attends des actes qui soient posés.
00:42:11Elle passe à côté. Elle passe manifestement à côté.
00:42:13Et encore une fois, je le redis, la situation
00:42:15est particulièrement dangereuse.
00:42:17Elle est inquiétante. Elle est grave pour les enfants.
00:42:19Elle est grave pour les parents. Elle est grave pour les familles.
00:42:21Vous n'avez pas idée de la situation
00:42:23dans laquelle toutes ces familles sont plongées.
00:42:25D'envoyer votre gamin à l'école le matin et de se dire
00:42:27que vous n'allez peut-être pas le récupérer en un seul morceau
00:42:29à la fin de la journée. C'est extrêmement, extrêmement inquiétant.
00:42:31Allez, on change de sujet. On va parler de Marine Le Pen
00:42:33et de cette mobilisation qui fait beaucoup parler.
00:42:35Mobilisation qui s'annonce pour dimanche.
00:42:37La gauche et l'extrême-gauche qui sont en train de s'étouffer
00:42:39face à cette forte mobilisation annoncée
00:42:41autour de Marine Le Pen dimanche à Paris.
00:42:43Depuis hier, certains médias et certaines politiques
00:42:45agitent même le spectre de dérapage
00:42:47et nous remémorent
00:42:49la prise du Capitole. Écoutez Maude Bréjean
00:42:51par exemple ce matin sur Sud Radio.
00:42:53Maude Bréjean, pourtant députée Ensemble.
00:42:55Ça ressemble évidemment
00:42:57à du Trump. Il y a une forme de Trumpisation
00:42:59du Rassemblement National
00:43:01qui pourtant depuis plusieurs années avait
00:43:03tenté de
00:43:05dissimuler ces relents-là
00:43:07au sein de son discours.
00:43:09Au fond, ils en reviennent à ce qui est probablement
00:43:11leur première nature.
00:43:13Et moi, je suis extrêmement
00:43:15encore une fois, extrêmement choquée
00:43:17de tel propos, extrêmement choquée
00:43:19qu'on puisse ainsi remettre en cause
00:43:21ce pilier qu'est l'état de droit.
00:43:23Extrêmement choquée qu'on place une cible
00:43:25dans le dos des magistrats
00:43:27comme ils sont en train de le faire
00:43:29depuis lundi, sans avoir
00:43:31aucun mot de soutien face à
00:43:33ceux qui sont
00:43:35qui sont, pardonnez-moi,
00:43:37qui sont en danger
00:43:39sous protection policière.
00:43:41Et donc on assiste là.
00:43:43On assiste là.
00:43:45On assiste là, pas de la part du Rassemblement National.
00:43:47On assiste là.
00:43:49On assiste à une dérive.
00:43:51Il y a eu des attaques et puis des mots de soutien.
00:43:53Oui, vous voyez, vous placez
00:43:55une cible dans le dos de quelqu'un, puis après vous le soutenez.
00:43:57C'est un peu la corde qui soutient le pendu, vous voyez.
00:43:59La corde qui soutient le pendu,
00:44:01le comportement du Rassemblement National,
00:44:03est-ce que vous n'auriez pas le droit de manifester
00:44:05pour le cas de Modréjon ?
00:44:07Moi, je suis très inquiet.
00:44:09Je suis très inquiet
00:44:11que dans notre pays, le principal parti
00:44:13n'aurait pas le droit de manifester.
00:44:15Pourquoi ? Pourquoi Jean-Luc Mélenchon
00:44:17aurait le droit de manifester ?
00:44:19Pourquoi nous, nous n'aurions pas le droit ?
00:44:21Les mots de Modréjon sont très graves
00:44:23pour la démocratie.
00:44:25Qu'est-ce qu'il y a de séditieux ou de factieux
00:44:27dans l'idée de se rassembler ?
00:44:29Je rappelle que dimanche à 15h, Place Vauban,
00:44:31Vous avez réussi à le glisser dans votre phrase, c'est bien.
00:44:33Nous avons déposé à la préfecture la demande, nous avons été autorisés, c'est pas quelque chose de sauvage.
00:44:40Nous, j'allais dire que c'est un rassemblement optimiste.
00:44:44D'abord, soutenir Marine Le Pen, et on a le droit de le faire, excusez-moi, elle est la personnalité politique préférée des Français.
00:44:50Et vous vous Trumpiez, c'est ce que dit Maude Bréjon.
00:44:52Mais enfin, il y a des manifestations tous les jours dans ce pays, ça veut dire qu'il y a 65 millions de Trump en France.
00:44:58Le droit de manifester est un droit essentiel, pourquoi ne s'appliquerait-il pas à nous ?
00:45:03Moi, par contre, je prends une garantie, ici, chez vous, Jean-Marc Morandini, il n'y aura pas de drapeau palestinien.
00:45:07Il n'y aura pas de propos contre Israël ou contre les Juifs.
00:45:10Il n'y aura pas de Black Bloc amené par nous, en tout cas.
00:45:14Et il n'y aura pas des gens qui viennent soutenir les islamistes devant le Bataclan.
00:45:21C'est clair, la seule personne qui a fait un appel à la sédition dans notre pays, c'est Adrien Quatennens.
00:45:26Quant au mécontent du résultat des élections, il a appelé les Français à marcher sur Matignon, comme l'avait fait Mussolini à Rome.
00:45:32Alors, avant que Nabil Haïtaka, je réponde, puisque vous parlez de sédition, on va écouter Jean-Luc Mélenchon, parce que lui parle de risque de sédition.
00:45:38Écoutez, c'était hier soir.
00:45:40Il y a dans l'appel que vient de faire l'extrême droite à une manifestation dimanche,
00:45:48dont le lieu, l'heure et la date est répétée à peu près toutes les heures sur toutes les chaînes d'information en continu.
00:45:56Ce qui assure une bonne information du public.
00:46:00Et donc, l'extrême droite n'a aucune raison de ne pas en être très satisfaite.
00:46:06Mais il y a un contenu que nous considérons comme séditieux.
00:46:10Et comme nous ne sommes pas de ces gens qui attendent pour voir si vraiment un facho est un facho,
00:46:18est-ce que le type qui arrive là-bas avec un gourdin, il va me frapper moi ou le voisin ?
00:46:23Nous sommes des gens qui comprennent leur temps, qui comprennent leur époque, qui comprennent la gravité de la situation,
00:46:30et qui essayent de la renverser avant qu'elle ne soit plus inversable.
00:46:34Thomas Bonnet, bonjour. Journaliste politique à CNews.
00:46:37On entend bien évidemment Jean-Luc Mélenchon, ce n'est pas une surprise qu'il est contre cette mobilisation.
00:46:41Mais on entend également quelques voix plus centrales, j'ai envie de dire, du côté du parti d'Emmanuel Macron,
00:46:48qui s'élèvent aussi contre cette manifestation.
00:46:51C'est absolument fabuleux d'entendre Jean-Luc Mélenchon parler de sédition,
00:46:56saufusquer qu'il y ait une manifestation organisée dimanche alors que la gauche manifeste pour tout et pour rien.
00:47:02On a entendu le rappel, vous l'avez rappelé, Adrien Quatennens qui avait appelé à marcher vers Matignon.
00:47:07Donc voilà, il y a quand même quelque chose d'assez savoureux d'entendre aujourd'hui la gauche nous donner des leçons de bonne tenue en matière de manifestation.
00:47:13J'ai même entendu Sandrine Rousseau faire le parallèle avec Donald Trump,
00:47:16elle qui a aussi participé à des manifestations qui pour le coup étaient interdites par la justice.
00:47:21Mais c'est vrai, là aussi un peu plus particulier, c'est que même au sein du Bloc central,
00:47:24on voit qu'il y a ce procès en trumpisation qui est instruit.
00:47:29Gabriel Attal va organiser dimanche un meeting qui était prévu de longue date.
00:47:34Et là, il est en train de le transformer en miroir avec le Rassemblement national en disant
00:47:39d'un côté vous aurez ceux qui se trumpisent en quelque sorte et puis vous aurez ceux qui refusent ça, ce sera nous.
00:47:45Attention parce que la comparaison peut aller jusqu'à certains se trumpisent,
00:47:49il ne faudrait pas que certains se baïdenisent parce qu'on sait là où ça l'a mené.
00:47:53Voilà pour la parenthèse refermée.
00:47:55Moi je crois quand même, et j'ai entendu Laurent Giacobelli sur votre plateau à l'instant,
00:47:59je crois quand même qu'il y a un grand piège pour le Rassemblement national.
00:48:01Je crois que ce n'est pas forcément une très bonne idée ce rassemblement dimanche
00:48:05parce que s'il y a le moindre dérapage lors de ce rassemblement, on l'a bien compris,
00:48:09toutes les oppositions vont tomber à bras raccourcis contre le Rassemblement national
00:48:13et ça peut avoir des effets assez désastreux dans l'opinion, dans l'espace médiatique.
00:48:17Donc je pense, et vous ne pourrez pas, les représentants du RN ne pourront pas contrôler
00:48:21tous les participants à ce rassemblement.
00:48:23On peut imaginer même des militants d'ultra droite, d'ultra gauche, que sais-je,
00:48:27qui viennent perturber ce rassemblement.
00:48:29Donc c'est un piège qui est véritablement en train d'être dressé au RN.
00:48:32Entièrement d'accord avec vous Thomas.
00:48:33Merci beaucoup Laurent Giacobelli, c'est vrai qu'il y a un piège.
00:48:35Il y a un piège parce qu'il peut y avoir des provocations, y compris,
00:48:38ce n'est pas forcément dans votre camp, il peut y avoir des provocations,
00:48:41il peut y avoir des incidents, il peut y avoir des choses qui tournent mal,
00:48:44et ce sera votre faute.
00:48:45Je l'entends Jean-Marc Morandini, mais dès qu'il y a une manifestation d'extrême gauche,
00:48:49arrivent ensuite les Black Blocs qui cassent des vitrines et qui attaquent des gens,
00:48:52je n'entends pas dire que ce sont des dangers pour la République.
00:48:56Il y a un risque pour vous.
00:48:57Mais attendez, si on écoute tout ça, on n'a plus le droit de se présenter aux élections,
00:49:01on n'a plus le droit de manifester.
00:49:03J'ai bien compris aussi qu'on n'avait plus le droit d'aller sur les chaînes de télévision,
00:49:06sinon celle-ci était coupable et se faisait fermer par l'ARCOM.
00:49:09Mais pourquoi vous n'avez pas le droit de manifester ?
00:49:11Mais il y a un moment, soit on est dans une démocratie,
00:49:14soit on est dans un gouvernement autocrate.
00:49:19Pour vous opposer un petit peu et vous ramener à vos arguments.
00:49:22Donc moi ce que je ne comprends pas, vous dites que vous ne pouvez pas manifester.
00:49:25Ne faites pas de confusion et ne semez pas la confusion dans l'esprit des gens
00:49:29entre des propos politiques et ce que l'État vous permet ou pas.
00:49:33Vous pouvez manifester, vous allez manifester dimanche, vous avez été autorisé.
00:49:37Ce n'est pas la question.
00:49:38Moi ce qui me pose problème, c'est la victimisation que vous êtes en train d'organiser.
00:49:42Votre manifestation qui est une manifestation de soutien à Marine Le Pen,
00:49:44qu'est-ce qu'elle dit derrière en fait ?
00:49:46C'est ça moi qui me pose problème, c'est ça qui m'inquiète.
00:49:48Vous êtes simplement en train de transformer les choses.
00:49:51Vous faites le procès en fait de la justice,
00:49:54parce que quand vous soutenez Marine Le Pen derrière,
00:49:56vous faites le procès de la justice.
00:49:58Derrière ce que vous ne supportez pas, c'est que les faits accablants qui vous ont été reprochés,
00:50:02il ne faut pas vraiment maintenant se victimiser.
00:50:05Vous êtes à votre ordre ?
00:50:06Rappelez-vous, rappelez-vous, non mais allez lire la décision de la justice.
00:50:09Marine Le Pen est plutôt mise innocente au moment où on se parle.
00:50:11Très bien, elle a fait appel.
00:50:13C'est vous qui ne respecteriez pas la justice si vous disiez l'inverse.
00:50:15Elle a fait appel et on verra ce que ça va donner.
00:50:17Moi en tant que citoyen, je vous dis, il faudrait qu'elle se présente.
00:50:20J'espère que la justice pourra, dans les délais qu'elle vient d'exprimer,
00:50:26pouvoir rendre une décision.
00:50:28Soit de confirmer la peine, soit de la quitter pour qu'elle puisse relever l'exécution provisoire.
00:50:35Est-ce qu'il y a une trompisation ?
00:50:37J'ai parlé dans votre séance, c'est pour préciser ce que vous dites.
00:50:39Est-ce qu'il y a une trompisation du RN pour vous ?
00:50:40Il y a clairement une trompisation du RN pour une raison.
00:50:46C'est que Trump a agi exactement de la même façon.
00:50:48Pendant des années, vous avez dit « tous pourris ».
00:50:51Ça vous revient à la figure comme un boomerang.
00:50:54Regardez simplement les faits.
00:50:56C'est la justice qui tranche.
00:51:01Mais derrière, oui, vous vous trompisez.
00:51:05Trump hier, qui sont vos soutiens d'ailleurs ?
00:51:07Orban, Poutine, Trump hier à la Maison Blanche disait
00:51:10« Ce pays ressemble à peu près à ce qui s'est passé dans notre pays, visiblement. »
00:51:14Donc voilà, même ceux que vous imitez vous encensent.
00:51:18Donc vous êtes en train de vous trompiser.
00:51:20Christine Kelly, vous n'êtes pas d'accord visiblement.
00:51:22Je vous refais un nom.
00:51:23Non, je ne suis pas d'accord parce qu'une fois qu'on a mis l'étiquette Trump,
00:51:25ça y est, on est content, on s'est lavé les mains, on a mis la bonne étiquette, c'est fini.
00:51:29Roulez jeunesse, comme disait mon grand-père.
00:51:31Mais derrière l'étiquette Trump, qu'est-ce qu'il avait fait Donald Trump ?
00:51:35Il avait critiqué le résultat d'un vote démocratique.
00:51:38Et il avait en plus appelé à marcher, à entrer, à rentrer au Capitole.
00:51:43Ça n'est pas du tout le cas.
00:51:45Je ne défends pas du tout le Rassemblement National, je défends la démocratie.
00:51:49Je m'interpelle et je m'interroge lorsque Maude Bréjon dit qu'au nom de la démocratie,
00:51:55quelque part, il ne devrait pas y avoir de manifestation.
00:51:57Au contraire, au nom de la démocratie, il doit y avoir une manifestation.
00:52:01Pourquoi le 22 mars, nous, sur toutes les chaînes d'info,
00:52:05on a annoncé la manifestation contre l'extrême droite ?
00:52:08On en a parlé.
00:52:10La manifestation de l'extrême gauche contre l'extrême droite.
00:52:13On appelait les antifas.
00:52:15L'extrême gauche a le droit de manifester.
00:52:17Les antifas ont le droit de manifester.
00:52:19Les black blocs ont le droit de manifester.
00:52:21Comme soulignait Monsieur, par contre, le Rassemblement National a aussi le droit de manifester.
00:52:27L'État leur donne le droit de manifester.
00:52:30En revanche, entendre des politiques et cette petite musique dire qu'il y a de la sédition,
00:52:35c'est un mensonge par rapport à la réalité des faits.
00:52:38On met le mot Trump et on oublie la réalité des faits.
00:52:41La démocratie veut que tout le monde ait le droit de manifester.
00:52:44On sait très bien que lorsqu'il y a des casses, lorsqu'il y a de la violence,
00:52:50c'est lorsqu'il y a l'extrême gauche.
00:52:51Rappelons les faits.
00:52:52L'extrême gauche, c'est elle qui met la violence systématiquement.
00:52:55Je termine en un mot.
00:52:57Combien de fois on a vu un meeting d'Éric Zemmour, par exemple,
00:53:01une conférence d'Éric Zemmour, par exemple,
00:53:03ou bien de Marine Le Pen, ou bien de la droite nationale,
00:53:05ou bien même de Florence Berge au placard.
00:53:07Et puis quelqu'un qui vient juste créer, comme vous l'avez souligné,
00:53:11le bazar, si vous permettez l'expression.
00:53:13On ne voit jamais l'attaque originale et la réponse, la riposte est filmée.
00:53:17Voilà le piège dans lequel...
00:53:18Réponse de Nabila Ittaka chez Laurent Jacquemus.
00:53:20Moi aussi, je suis attaché à la démocratie.
00:53:23Et voilà, l'état de droit, encore une fois, vous permet de manifester.
00:53:27Mais encore une fois, je vous dis, moi aussi je suis attaché à la démocratie.
00:53:31Mais derrière, je suis attaché à la démocratie
00:53:33parce que la justice, qui est un des piliers de la démocratie,
00:53:36a rendu une décision qui vous accable,
00:53:38qui accable votre leader,
00:53:41ainsi qu'un certain nombre de cadres du Rassemblement national.
00:53:45Donc la démocratie n'est pas exécutée par la démocratie.
00:53:50Attendez, attendez, si je peux me permettre, juste Nabila Ittaka,
00:53:54je crois que ce qui est contesté, c'est l'exécution provisoire.
00:53:57Ce n'est même pas le jugement, même s'ils continuent à dire qu'ils sont innocents.
00:54:01Non, non, mais attendez.
00:54:03La défense de Marine Le Pen n'est pas capable.
00:54:05Non, mais d'accord, d'accord.
00:54:06Elle a tout dit.
00:54:07Ce qui a choqué pour l'opinion publique, c'est l'exécution provisoire.
00:54:11Après, eux, c'est leur rôle.
00:54:13Ils continuent à dire qu'ils sont innocents et la justice rangera.
00:54:15Mais ce qui choque aujourd'hui, c'est l'exécution provisoire, c'est tout.
00:54:17Très bien, d'accord.
00:54:18Le débat, il est là, il n'est pas du tout sur le reste du verdict.
00:54:21C'est une question qui doit être discutée à la fois dans le débat public,
00:54:24parce qu'en effet, je rappelle que l'état de la loi aujourd'hui,
00:54:27le droit de la probité,
00:54:29s'est organisé en fonction des scandales qu'il y a eu ces dernières années.
00:54:33Donc, cette loi, elle a été votée par vous.
00:54:36Et je crois que d'ailleurs, le rassemblement national...
00:54:38Mais le problème, c'est peut-être de faire un changement de loi.
00:54:39Réponse de Laurent Jacobilli, on a une minute.
00:54:41D'abord, pour être très précis et ne pas laisser diffuser des mentions,
00:54:44il y avait à l'époque deux députés Front National.
00:54:46Ces deux députés Front National ont voté contre la loi Sapin 2.
00:54:50Vous savez, la fameuse loi Sapin...
00:54:52Oui, mais je pars de vos positions.
00:54:53Par contre, laissez-moi terminer.
00:54:54Allez-y parce qu'on a une minute et on a la parole.
00:54:56Justement, cette technique de couper la parole pour ne pas laisser parler,
00:54:58c'est aussi très peu démocratique.
00:55:00Michel Sapin, qui a écrit cette loi, a dit, il a dit,
00:55:05pudiquement, je dirais que la juge aurait pu faire un autre choix.
00:55:10Le rédacteur de la loi sur l'exécution provisoire de l'inégibilité.
00:55:15Tous les commentateurs, beaucoup de commentateurs, je ne vais pas mentir,
00:55:19beaucoup de commentateurs, beaucoup d'opposants politiques
00:55:21sont choqués par l'utilisation de la loi Sapin dans ce cas-là.
00:55:25Marine Le Pen...
00:55:26Oui, pas tous, parce qu'à quotidien, ils trouvent ça formidable.
00:55:28Oui, l'humanité, bien sûr.
00:55:30Marine Le Pen n'est plus députée européenne.
00:55:33Marine Le Pen n'est plus présidente du Rassemblement National.
00:55:36Il n'y a aucun risque de récidive.
00:55:38Et je dirais même plus, depuis dix ans, nous avons acté
00:55:40que la définition par le Parlement européen
00:55:42de ce qu'était un assistant parlementaire et la nôtre n'était pas la même.
00:55:46Et nous n'avons plus jamais utilisé ce type de contrat de la même manière.
00:55:50Donc, vous voyez, c'est un peu de mauvaise foi.
00:55:53Et donc, face à cette mauvaise foi, nous, on a envie de dire,
00:55:55ne touchez pas à la démocratie française.
00:55:57N'empêchez pas le leader de l'opposition de se présenter
00:55:59parce que ce serait très grave pour nos principes.
00:56:01Je vous ai donné mon avis de citoyen.
00:56:03Je vous ai dit que...
00:56:04Oui, oui, un peu...
00:56:05Voilà, donc, ne me dites pas ce que...
00:56:07Il a dit qu'il souhaitait que Marine Le Pen puisse se présenter.
00:56:09Voilà, il faudrait qu'elle se présente parce qu'elle,
00:56:11c'est le leader du parti d'extrême droite, etc.
00:56:13Tout ce que vous voulez.
00:56:14Oui, si, si.
00:56:15On ne va pas refaire le débat sur l'extrême droite.
00:56:16On ne va pas faire le débat là-dessus.
00:56:17Mais derrière, c'est un débat qui doit être fait sur elle.
00:56:20On va faire une pause.
00:56:21Ensuite, on va faire le CNews Info.
00:56:23Et puis, on va partir en direct au gymnase Mont-Herland
00:56:25dans le 16e arrondissement de Paris
00:56:26puisqu'on a remis des migrants encore une fois dans ce gymnase.
00:56:29On sera en direct devant.
00:56:30Et puis ensuite, je voudrais vous faire écouter le discours d'Arthur.
00:56:32Hier soir, Arthur, qui a reçu le prix Jean-Pierre Bloch
00:56:36en compensant son engagement contre le racisme et l'antisémitisme
00:56:39des mains d'Emmanuel Macron,
00:56:40il a fait un discours qui dure 4 minutes 20,
00:56:43qui est formidable.
00:56:44Et j'ai décidé de vous le passer en entier tout à l'heure
00:56:46parce que je trouve que son discours est formidable.
00:56:47Alors, ça ne se fait pas passer 4 minutes 20 à la télé,
00:56:49sauf ici, parce qu'on fait ce qu'on veut.
00:56:50A tout de suite, en direct.
00:56:56La hausse des droits de douane annoncée par le président américain
00:56:59est une immense difficulté pour l'Europe,
00:57:02une catastrophe pour les États-Unis.
00:57:04La déclaration ce matin du Premier ministre français, François Bayrou.
00:57:07Hier soir, le président Trump a signé un décret généralisant
00:57:11des droits de douane très lourd.
00:57:13Une réunion de crise est prévue cet après-midi à l'Elysée.
00:57:16Et au lendemain de l'offensive commerciale américaine,
00:57:19les bourses mondiales voient rouge en Asie.
00:57:22La bourse de Tokyo a fortement reculé,
00:57:24cédant 2,77% à la clôture.
00:57:27Chute libre également du côté des bourses européennes.
00:57:31La bourse de Paris perdait 1,79%.
00:57:34Francfort, plus de 2%.
00:57:36Et Londres, 1,07%.
00:57:39Enfin, un couteau livré par un drone à un détenu dangereux.
00:57:42Les faits ont eu lieu au centre pénitentiaire de Beauvais.
00:57:45Ce même détenu est déjà mis en examen
00:57:47pour complicité dans l'attaque de deux surveillants
00:57:49à la prison de Condé-sur-Sate en 2019.
00:57:51Le parquet national antiterroriste s'est saisi de l'affaire.
00:57:5611h37 sur CNews.
00:57:58Merci d'être en direct avec nous.
00:58:00Il y a à nouveau un gymnase qui a réquisitionné à Paris,
00:58:03en plus dans le 16e arrondissement,
00:58:05pour accueillir des migrants.
00:58:07C'est le cas depuis hier.
00:58:08On part tout de suite en direct sur place.
00:58:10On va retrouver Régine Delcour,
00:58:11qui est avec Charles Cousseau à la caméra.
00:58:13Bonjour Régine.
00:58:14Comment ces migrants se retrouvent-ils là ?
00:58:18Oui, bonjour Jean-Marc.
00:58:20Écoutez, vous l'avez dit, c'est la deuxième fois
00:58:22qu'il y a à nouveau des migrants.
00:58:24La dernière fois, c'était fin janvier.
00:58:26Ils avaient été évacués mi-mars.
00:58:28Et là, depuis hier, il y aurait à peu près 150 migrants
00:58:31qui seraient donc dans ce gymnase.
00:58:33Il y a plusieurs structures sportives ici,
00:58:37dans ce gymnase Henri-de-Monterland.
00:58:39Il y a une piscine.
00:58:40Cette piscine est toujours accessible aux écoles.
00:58:43Ce matin, il y avait des usagers qui venaient.
00:58:45Il n'y a pas de problème.
00:58:46Mais il y a un gymnase où des jeunes lycéens
00:58:49qui s'entraînent notamment pour des épreuves de bac
00:58:51au niveau du badminton,
00:58:53ils savaient qu'ils ne pouvaient pas l'utiliser.
00:58:55Ce n'est pas la première fois que ça arrive.
00:58:57On a vu aussi des migrants qui attendaient
00:58:59puisqu'ils voulaient pouvoir être dans ce gymnase.
00:59:02En fait, il semblerait que le gymnase soit complet.
00:59:05Alors, on a vu des migrants qui avaient
00:59:07une sorte de petit bracelet bleu autour du poignet.
00:59:10Ça leur permet de rentrer dans ce gymnase.
00:59:14On n'a pas pu parler avec les personnes
00:59:17qui sont dans ce gymnase
00:59:19puisque ce sont des fonctionnaires.
00:59:21Ils font partie de la municipalité de Paris.
00:59:23Par contre, on sait que le maire du 16e arrondissement
00:59:26regrette une fois plus d'être mis devant le fait accompli
00:59:29puisqu'il n'a pas été concerté.
00:59:32Il y a des habitants qui sont assez partagés.
00:59:36Il faut le dire, Jean-Marc,
00:59:37beaucoup nous disent qu'ils craignent des débordements.
00:59:39D'autres nous disent qu'il faut quand même les accueillir.
00:59:42Mais que ce serait bien de les accueillir ailleurs
00:59:44puisque ça ne fait que déplacer le problème
00:59:46puisque dans quelques semaines peut-être,
00:59:48ils vont être à nouveau évacués.
00:59:50Régine, est-ce que le maire, vous nous l'avez dit,
00:59:53n'a pas été prévenu ?
00:59:54C'est-à-dire que tout à coup, c'est la mairie de Paris
00:59:57qui toute seule décide de réquisitionner ce bâtiment
00:59:59et envoie les migrants ?
01:00:00C'est comme ça que ça se passe ?
01:00:02Oui, Jean-Marc.
01:00:04Ça s'était passé au mois de janvier.
01:00:06Il avait déjà été mis devant le fait accompli.
01:00:09La mairie de Paris ne concerte pas
01:00:12les différents élus des mairies.
01:00:16Il a appris par aussi des riverains
01:00:19qu'il y avait à nouveau des migrants
01:00:21qui avaient été installés dans ce gymnase.
01:00:23Et non, il n'a pas été prévenu.
01:00:25Et on sait d'où viennent ces migrants ?
01:00:27Est-ce que ce sont ceux qui étaient sur les quais,
01:00:29qui ont été sortis des quais lundi ?
01:00:31Est-ce que ce sont eux qu'on retrouve là ?
01:00:33Ou alors c'est d'autres migrants venus d'ailleurs ?
01:00:37Ecoutez, c'est d'autres migrants
01:00:38parce que j'ai pu m'entretenir avec des migrants
01:00:40qui attendent de pouvoir venir,
01:00:42d'être hébergés en fait,
01:00:44qui me disaient qu'ils étaient dans le 20e arrondissement
01:00:46au niveau de Gambetta,
01:00:48que par des associations,
01:00:50on lui avait indiqué ce gymnase,
01:00:52mais qu'il s'avérait que ce gymnase était complet.
01:00:55Donc ce n'est pas forcément les migrants
01:00:57qui étaient à la Gaie-Ténérique
01:00:59ou qui étaient sur les quais de Seine dernièrement.
01:01:02Non, ce sont des migrants qui sont
01:01:04dans différentes structures dans Paris,
01:01:07où en fait, au fur et à mesure,
01:01:09ils changent les structures,
01:01:10ils les accueillent quelques semaines,
01:01:12et après il faut les redéménager
01:01:14pour les installer à un autre endroit dans la capitale.
01:01:17Merci beaucoup Régine Delfort,
01:01:18avec Charles Pousseau sur place, Laurent Jacobelli.
01:01:20On ne sait plus quoi faire en fait.
01:01:22Finalement, on se rend compte qu'on ne sait plus quoi faire.
01:01:24On les laisse à la Gaie-Ténérique,
01:01:25puis on les enlève de la Gaie-Ténérique
01:01:26et on en retrouve sur les quais.
01:01:27Là maintenant, il y en a d'autres,
01:01:29visiblement, qui arrivent,
01:01:30qui sont placés dans ce gymnase.
01:01:32On ne sait pas combien de temps ils vont rester.
01:01:33La mairie du 16e n'est même pas au courant.
01:01:35On a le sentiment qu'on tâtonne dans tous les sens.
01:01:38On a le sentiment surtout qu'on autorise tout.
01:01:40Est-ce qu'il va y avoir, comme pour l'école tout à l'heure,
01:01:42qui était soumise au dealer,
01:01:48face aux incivilités qui inexorablement auront lieu ?
01:01:50Ou si on expulse à nouveau ces migrants ?
01:01:52Je ne sais pas, puisqu'on accepte tout dans ce pays.
01:01:54On leur met même apparemment des bracelets,
01:01:55comme au Club Med,
01:01:56parce qu'ils ont droit à un logement.
01:01:58Mais ce pays doit maintenant se ressaisir.
01:02:00Soit ces migrants sont en situation irrégulière
01:02:03et ils doivent partir immédiatement.
01:02:05Soit ils sont en situation irrégulière
01:02:07et il faut se poser une question.
01:02:08Comment a-t-on pu autoriser un étranger à arriver en France
01:02:11alors qu'il ne pouvait pas faire la preuve
01:02:13qu'il avait un travail et un logement qu'il attendait ?
01:02:15Donc il y a maintenant une politique d'immigration
01:02:17qu'il faut revoir de A à Z.
01:02:19Et les discours, ça ne suffit plus.
01:02:21M. Retailleau, M. Darmanin
01:02:23se succèdent pour dire qu'ils vont agir.
01:02:25Ça fait 30 ans qu'on nous dit qu'on va agir
01:02:27et qu'on ne fait rien.
01:02:29Est-ce que c'est des mineurs isolés de 45 ans ?
01:02:31Non, c'est des familles.
01:02:33J'ai à l'instant un message de la mairie du 16ème
01:02:35qui nous dit que ce sont des familles, a priori,
01:02:37qui sont dans ce gymnase,
01:02:38mais qui regrettent que les écoles du quartier
01:02:40qui avaient cours de sport dans le gymnase
01:02:42ne peuvent plus les donner.
01:02:43Les épreuves de bac de sport sont impactées
01:02:45et la date de départ des migrants
01:02:47n'a pas été communiquée par la mairie de Paris
01:02:49à la mairie du 16ème.
01:02:50Donc voilà, chacun fait son coup de son côté.
01:02:52On dit aux élèves, faites la place en fait.
01:02:54Mettre de la place, comme on l'a fait avec les dealers tout à l'heure.
01:02:56On ne s'en sort plus en fait.
01:02:58Non, on ne s'en sort plus.
01:02:59Et tout à l'heure, vous passiez un extrait
01:03:01de la prise de position de Mme la ministre
01:03:03de l'Éducation nationale.
01:03:05C'est pas possible d'être autant déconnecté
01:03:07de la réalité.
01:03:08Vous savez ce que c'est un enfant qui passe le bac ?
01:03:10Un état de stress dans lequel nos enfants sont.
01:03:13A ce moment, parce que le bac reste une période
01:03:15qui est difficile à passer.
01:03:17Parce que c'est une étape majeure
01:03:19dans le parcours de nos enfants.
01:03:21Dans l'éducation qu'on leur délivre.
01:03:23Et il y a là en fait
01:03:25un choix
01:03:27de politique
01:03:29qui ne convient ni à la société française
01:03:31dans son ensemble, vis-à-vis des problèmes migratoires
01:03:33qui malheureusement
01:03:35ne sont toujours pas solutionnés.
01:03:37Et en même temps, vis-à-vis de notre système éducatif.
01:03:40Qu'est-ce que ça signifie de placer
01:03:42autant de familles
01:03:44en difficulté, en situation extrêmement précaire
01:03:46dans un gymnase
01:03:48dont on sait pertinemment qu'il sert
01:03:50aux jeunes de la ville,
01:03:52aux épreuves du baccalauréat ?
01:03:54C'est quoi le message qui passe ?
01:03:56Moi je souscris complètement à ce qu'a dit Mme.
01:03:58C'est-à-dire que je me rappelle
01:04:00de la gaieté lyrique par exemple dans le gymnase.
01:04:02Où sont les toilettes ?
01:04:04Où sont les commodités ?
01:04:06Comment ils peuvent dormir ?
01:04:08Le respect pour l'humanité,
01:04:10pour les migrants, on ne les place pas
01:04:12déjà dans un gymnase.
01:04:14Je pense à la gaieté lyrique qui a dû plier
01:04:16face aux migrants,
01:04:18aux mineurs isolés qui n'étaient pas mineurs,
01:04:20dé-isolés.
01:04:22Encore une fois, je reviens à ce rapport de force
01:04:24dont je faisais état
01:04:26au début de l'émission.
01:04:28Et comment on plie à chaque fois ?
01:04:30La gaieté lyrique espace de culture
01:04:32a dû plier face aux migrants.
01:04:34Ce n'est pas la première fois
01:04:36que le gymnase est libéré
01:04:38sur le champ pour laisser place
01:04:40aux migrants. Le problème,
01:04:42c'est qu'il n'y a plus de place
01:04:44pour installer les migrants dans un endroit
01:04:46décent. S'il n'y a plus de place pour
01:04:48installer les migrants dans un endroit décent,
01:04:50il faut remonter à la source
01:04:52et dire aux migrants,
01:04:54faire comprendre aux migrants,
01:04:56empêcher aux migrants d'arriver parce qu'il n'y a plus
01:04:58d'endroit décent.
01:05:00Juste sur la gaieté lyrique, parce que c'est important de préciser
01:05:02quand même, parce que pendant, la mairie de Paris
01:05:04a essayé de nous dire, oui mais attention, ce sont des mineurs isolés
01:05:06ce sont des mineurs isolés pendant trois mois
01:05:08et au moment où ils ont été sortis, la mairie a dit, non mais finalement
01:05:10il n'y a aucun mineur parmi eux,
01:05:12ils sont tous majeurs. Donc à un moment, on nous prend un peu
01:05:14pour des... Voilà.
01:05:16Très vite, parce que je voudrais qu'on ait le temps d'écouter Arthur.
01:05:18Je voudrais quand même avoir un
01:05:20échange avec ces associations qui les aident.
01:05:22Ça ne leur fait rien, finalement, de placer ces familles
01:05:24dans cette situation de précarité terrible.
01:05:26Ils s'en servent. Ils s'en servent.
01:05:28Ils se servent de tout ça.
01:05:30Je crois que c'est ce qu'il faut véritablement
01:05:32dénoncer et organiser le maximum
01:05:34de plateaux pour qu'on puisse échanger avec eux et qu'on voie
01:05:36le vrai visage de ces associations.
01:05:38Moi je les accueillerais volontiers ici pour parler avec eux, mais ils ne veulent pas venir.
01:05:40C'était la utopia 56.
01:05:42Je préfère rester dans le 56.
01:05:44On va parler
01:05:46d'antisémitisme maintenant et je voulais vraiment prendre le temps,
01:05:48ça dure, je vous l'ai dit, 4 minutes 20
01:05:50d'écouter en intégralité le discours
01:05:52d'Arthur hier soir. Arthur, qui a reçu des mains
01:05:54d'Emmanuel Macron avec Sophia Aram,
01:05:56le prix Jean-Pierre Bloch récompensant
01:05:58son engagement contre le racisme
01:06:00et l'antisémitisme. Arthur a pris
01:06:02la parole avec un discours très fort dénonçant
01:06:04en particulier ceux qui se taisent
01:06:06face aux actes antisémites depuis
01:06:08le 7 octobre, y compris ceux qu'il pensait
01:06:10être ses amis. Et ça fait partie des moments
01:06:12forts de ce discours. Écoutez.
01:06:14Chers amis,
01:06:16je vais être honnête,
01:06:18je ne sais pas comment recevoir ce prix.
01:06:20Je suis là devant vous et
01:06:22au lieu d'être heureux, je ressens quelque chose
01:06:24de plus profond qui me bouleverse,
01:06:26qui me glace. Parce que
01:06:28je me dis qu'en France, en 2025,
01:06:30on remet une récompense à quelqu'un
01:06:32juste parce qu'il a dit que l'antisémitisme
01:06:34était inacceptable.
01:06:36Et ça, ça ne me rend
01:06:38pas fier. Pour moi, c'est
01:06:40un signal d'alarme, une alarme qui nous dit
01:06:42que quelque chose s'est cassé, que quelque chose
01:06:44ne tourne plus rond.
01:06:46Alors oui, c'est vrai, depuis le 7 octobre,
01:06:48j'ai parlé.
01:06:50Fort.
01:06:52Parfois avec maladresse.
01:06:54Souvent en colère. Mais j'ai parlé pour rester debout,
01:06:56pour ne pas tomber, pour ne pas devenir fou.
01:06:58Parce que,
01:07:00comme tous
01:07:02les juges de France, Monsieur le Président,
01:07:04je vis désormais avec une peur qui ne me quitte
01:07:06plus. Pas une peur
01:07:08abstraite,
01:07:10une peur intime, une peur qui nous réveille
01:07:12la nuit, une peur qu'on n'avoue
01:07:14qu'à demi-mot, même à ses proches.
01:07:16Alors je parle.
01:07:18Je parle pour ne pas m'éteindre.
01:07:20Je parle, comme vous le disiez,
01:07:22pour mes parents qui changent leur nom
01:07:24quand ils commandent un taxi.
01:07:26Je parle pour ces femmes qui cachent leur étoile de David
01:07:28comme on cache une cicatrice.
01:07:30Pour ces étudiants qui baissent les yeux
01:07:32dans les couloirs de la fac.
01:07:34Pour ces commerçants dont les vitrines sont taguées.
01:07:36Pour ces rabbins frappés
01:07:38en pleine rue.
01:07:40Et je parle aussi parce que je n'en peux plus
01:07:42du silence.
01:07:44Où sont-ils ?
01:07:46Où sont-ils, ceux qu'on admirait, ceux qui se
01:07:48levaient pour toutes les causes,
01:07:50ceux qui avaient toujours le mot juste ?
01:07:52Les artistes, les penseurs,
01:07:54les humanistes, les féministes,
01:07:56les grandes voix.
01:07:58Les amis d'hier, aujourd'hui, si silencieux,
01:08:00ou pire, flous, tiède,
01:08:02ambigu.
01:08:04Ce silence, ce n'est pas de la douleur.
01:08:06C'est pire que de la douleur.
01:08:08C'est un abandon.
01:08:10Et croyez-moi,
01:08:12il blesse plus que toutes les insultes.
01:08:14Monsieur le Président,
01:08:16cher Emmanuel,
01:08:18chers amis,
01:08:20je ne vous demande pas de ressentir ce que nous
01:08:22ressentons. Je ne vous demande pas
01:08:24de vivre nos peurs. Je ne vous demande
01:08:26pas de vous mettre à notre place.
01:08:28Je vous demande de prendre la vôtre.
01:08:30Votre place.
01:08:32Celle qui engage, celle qui protège
01:08:34pour que l'histoire ne se répète pas.
01:08:36Votre place, debout,
01:08:38claire, ferme.
01:08:40Tenez la ligne.
01:08:42Tenez la ligne
01:08:44avant que les dernières digues
01:08:46ne cessent. Tenez-la
01:08:48comme on tient la main d'un enfant.
01:08:50Tenez-la comme on tient une promesse
01:08:52qu'on ne peut pas trahir. Parce que
01:08:54ça commence toujours par les Juifs.
01:08:56Et puis ça déborde.
01:08:58Ça engloutit. Ça emporte tout.
01:09:02Et pendant que, parfois, la République
01:09:04hésite, la haine, elle,
01:09:06elle avance. Elle s'installe.
01:09:08Elle prend ses aises.
01:09:10Elle ne rase plus les murs. Elle les peint.
01:09:12Elle les signe.
01:09:14Avec son nouveau cheval de Troie, l'antisionisme.
01:09:16Celui qui dit
01:09:18Israël, mais pense juif.
01:09:20Celui qui prétend
01:09:22critiquer une politique,
01:09:24mais qui déteste, en fait, une identité.
01:09:26Cet antisionisme
01:09:28qui tente de rendre la haine du Juif
01:09:30acceptable. Alors ce prix,
01:09:32je ne peux pas le garder pour moi.
01:09:34Je le tends.
01:09:36Je le tends à tous ceux qui, même dans cette période
01:09:38trouble, restent dignes, loyaux,
01:09:40debout. Je le tends à Sophia,
01:09:42mon amie, toi qui n'avais que des
01:09:44coups à prendre. Tu t'es levée, sans calcul,
01:09:46sans rien attendre, courageuse.
01:09:48Je le tends à mes amis,
01:09:50mes amis du maquis,
01:09:52à mes bastards,
01:09:54à mes justes, ceux qui ne parlent pas
01:09:56mais qui agissent dans l'ombre, dans la
01:09:58poussière, dans le vrai.
01:10:00Je le tends, bien entendu, à Claude
01:10:02et à la famille Pierre Bloch, à Mario
01:10:04et ses équipes de La Clicquera qui tiennent bon
01:10:06et s'en relâchent. Je le tends
01:10:08à Maréva, ma femme,
01:10:10qui encaisse tout
01:10:12sans jamais se plaindre.
01:10:14Alors croyez-moi,
01:10:16je ne suis pas du tout un héros.
01:10:18Je suis juste un homme,
01:10:20un père, un citoyen,
01:10:22un français,
01:10:24un juif
01:10:26et tant qu'il me restera une voix,
01:10:28je ne me tairai pas,
01:10:30je ne m'excuserai pas,
01:10:32je ne reculerai pas.
01:10:34Merci à tous.
01:10:36Voilà, Arthur, hier soir, je crois que vous avez
01:10:38compris pourquoi j'avais envie de vous le passer en entier,
01:10:40je ne sais pas si on a quelque chose à ajouter.
01:10:42C'est un discours très émouvant,
01:10:44très fort et
01:10:46je salue ici
01:10:48l'intelligence et la sensibilité
01:10:50et l'humanité d'Arthur qui
01:10:52n'a pas cessé depuis le 7 octobre
01:10:542023 de
01:10:56soutenir ce combat contre
01:10:58l'antisémitisme que nous menons depuis
01:11:00si longtemps.
01:11:02Merci beaucoup. Merci à tous les quatre
01:11:04d'avoir été avec nous. On se retrouve demain en direct
01:11:06bien évidemment à partir de 10h35 dans un instant.
01:11:08C'est Sonia Mabrouk, à demain.
01:11:10Et d'ici là, soyez prudents.

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