• avant-hier
Les Vraies Voix avec Alain Jakubowicz, avocat et président d’honneur de la Licra.

Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————

☀️ Et pour plus de vidéos des Vraies Voix : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRB7z8JrbG9LyNtTmhxaU-a

##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2025-03-31##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00La Voix Sud Radio, le grand débat du jour.
00:03Coup de tonnerre dans la vie politique française.
00:05Marine Le Pen condamnée pour détournement de fonds publics
00:08et cop de 5 ans d'inéligibilité.
00:10C'est ma mort politique qui est réclamée.
00:13L'ancienne présidente du RN est aussi condamnée à 4 ans de prison
00:16dont 2 ans fermes et aménagées sous bracelet électronique
00:19et à 100 000 euros d'amende.
00:20A partir de combien dans les sondages on estime qu'on est au-dessus des lois ?
00:24Les juges en toute indépendance ont décidé d'appliquer la loi.
00:28Ce n'est pas le législateur que je suis qui va venir commenter,
00:34discréditer une décision de justice.
00:36L'élu RN a quitté le tribunal en fin de matinée
00:38sans même attendre la fin de la lecture du jugement.
00:42Dans l'affaire des emplois fictifs, des assistants d'heureux députés,
00:46FN, Marine Le Pen va donc faire appel de sa condamnation
00:495 ans d'inéligibilité et 4 ans de prison dont 2 fermes sous bracelet électronique.
00:54Alors parlons vrai, est-ce que ce jugement fera date dans l'histoire de la 5ème République ?
00:58Et à la question, inéligibilité de Marine Le Pen, est-ce un jugement politique ?
01:02Vous dites oui à 89%, vous voulez réagir ?
01:05Le 0826 300 300.
01:08Et notre invité pour débattre avec nous, Alain Ju,
01:10Jacques Hubovitch qui est avocat et président d'honneur de l'ALICRA.
01:13Merci d'avoir accepté notre invitation Maître.
01:15Philippe Bilger.
01:16Je risque d'être un peu long mes chers animateurs
01:19mais j'accepte volontiers de ne pas poser de questions après.
01:23Non mais sérieusement.
01:25C'est-à-dire que je trouve que ce jugement tel que je l'ai entendu,
01:30je ne l'ai pas lu intégralement,
01:32me paraît partisan et ne me paraît pas intelligemment politique.
01:37Sur le plan juridique, je trouve qu'il passe vite sur le fait que
01:42les prévenus avaient une autre conception du rôle de l'assistant
01:47et qui n'était pas complètement absurde
01:49puisque certains pays considèrent que l'assistant est lié aux députés
01:54et non pas au Parlement européen.
01:57Et apparemment le tribunal ne le discute même pas.
02:01Deuxième anomalie, je la dirais judiciaire,
02:05l'exécution provisoire qui est mise en oeuvre
02:08ne correspond à aucun des critères qui sont fixés.
02:13Et j'ajoute que ni l'exécution de la peine,
02:17ni en définitive la prévention de la récidive,
02:21qui est une absurdité.
02:23Et troisième élément qui est plus subjectif,
02:26au fond aux reproches au Rassemblement national
02:30d'avoir eu une thèse qui n'était pas celle
02:33qu'a validée le tribunal en disant
02:35ils n'ont pas pu prendre conscience des infractions.
02:38Dernier élément, le désastre démocratique
02:41puisque le Conseil constitutionnel
02:44avait émis deux petites pistes fondamentales.
02:48Proportionalité et deuxième élément,
02:52pardon, liberté de l'électeur.
02:56Et aucun de ces éléments n'a été pris en compte
03:00par le tribunal.
03:02Je ne dis plus rien.
03:04Si, il a été pris en compte pour Louis Alliot.
03:06Il y a la différence entre Louis Alliot et Marine Le Pen.
03:10Je veux dire, nous ne sommes pas dans une démocratie sondagière,
03:13parce que Marine Le Pen est à 37% dans un sondage,
03:16alors qu'Alliot, lui, exerce son mandat.
03:20Je ne suis pas du tout d'accord avec vous
03:23sur l'exécution provisoire.
03:26Pourquoi ? Parce que vous oubliez de dire
03:29pourquoi la présidente du tribunal fonde,
03:31elle dit le risque de récidive,
03:33parce qu'ils n'ont pas pris conscience de la gravité.
03:35Je ne voudrais quand même pas que cette affaire
03:37d'exécution provisoire oublie de rappeler
03:40qu'il y a 4,2 millions qui sont détournés
03:43pendant des années sur un système.
03:46D'ailleurs, Jean-Luc Mélenchon va peut-être y passer prochainement.
03:49Ce ne sont pas les seuls.
03:51Pourquoi est-ce que François Bayrou passe entre les gouttes ?
03:55Parce qu'il n'est pas député à l'époque.
03:57Alors que Jean-Luc Mélenchon l'est,
03:58et que Marine Le Pen l'est également.
04:00Donc, ils sont bénéficiaires de ce détournement.
04:02Le deuxième point sur l'exécution provisoire.
04:04Que dit la présidente ?
04:06Elle dit que l'exécution provisoire
04:08permet justement de lever l'épée de Damoclès
04:10sur la période présidentielle.
04:12C'est-à-dire, il faut raisonner à l'envers.
04:14Si nous ne mettons pas d'exécution provisoire,
04:17il y a un appel qui est suspensif,
04:20un appel, un contre-appel,
04:21et on se retrouve avec une candidate à la présidentielle
04:24qui risque d'être inéligible avant son élection.
04:27C'est-à-dire qu'elle ne peut pas purger son inéligibilité
04:31puisqu'elle devient présidente,
04:32et donc qu'elle n'est pas poursuivable.
04:34Donc, excusez-moi de vous le dire,
04:35vous qui êtes un esprit subtil en droit,
04:37moi je vous dis, il n'y a rien de politique.
04:39C'est un jugement basé sur une loi votée en 2016,
04:42la loi Sapin 2, par tous les députés.
04:45Franchement.
04:46Jean-Christophe Couville.
04:47Et j'allais dire à cela,
04:48et en plus, il y a une autre loi qui vient superposer en 2017,
04:51et justement, c'était pour, à l'époque,
04:53pouvoir, j'allais dire, redorer la pilule des politiques
04:56et se rapprocher du peuple.
04:57Bah oui, parce que nous, on a eu Cahuzac,
04:58alors je ne peux pas me moquer de Marine Le Pen.
05:00C'est le caractère automatique,
05:01mais en même temps, le magistrat, effectivement,
05:03la charge s'inverse.
05:04C'est-à-dire que c'est lui qui doit être motivé
05:06pourquoi il ne fait pas l'automaticité de l'exécution provisoire.
05:09Et donc, il ne l'a pas justifié.
05:12Oui, il a justifié.
05:13Oui, enfin, il a justifié pourquoi il l'a laissé,
05:15mais en fait, effectivement,
05:16il a toujours ce critère de la personnalité.
05:19Il aurait pu, effectivement,
05:21le magistrat aurait pu ne pas la mettre en œuvre,
05:24cette exécution provisoire,
05:25et ils ne l'ont pas fait.
05:26Donc derrière, effectivement, ça interroge,
05:27et beaucoup de personnes sont interrogées là-dessus.
05:30Et après, en fait, ce qu'il faut comparer,
05:32c'est que c'est une loi très dure,
05:33mais nous, quand on voit, effectivement,
05:35des dealers, etc.,
05:37qui, eux, passent à travers les mailles du filet,
05:40ça interroge là-dessus.
05:41Et en fait, c'est souvent ce que demandent les citoyens,
05:43c'est l'équité.
05:44Voilà, c'est ça.
05:45Alain Jakubowicz, vous êtes avocat
05:47et président de l'Ordre de la LICRA.
05:48La question des vrais voies,
05:50c'est est-ce un jugement politique ?
05:52Quand on voit dans le réquisitoire
05:54qu'il est dit, je cite,
05:56que je n'ai pas d'éléments contre monsieur X,
05:58je crois que c'était Jean-François Jalc,
06:00mais grosso modo, ça me ferait trop mal
06:02de demander la relax.
06:03Est-ce que ça ne pose pas de questions
06:05pour vous qui êtes un éminent avocat ?
06:07Ça fait pire que poser la question,
06:09ça apporte une réponse.
06:11C'est absolument scandaleux,
06:13c'est absolument inacceptable.
06:15De la même façon que la façon
06:17dont le parquet semble avoir motivé
06:19la demande d'exécution provisoire
06:20dans le dossier de madame Le Pen,
06:22je trouve qu'il y a beaucoup de choses à dire.
06:24Mais ça, ce n'est pas le point de vue de la justice,
06:26c'est le point de vue du parquet.
06:27Ce n'est pas la même chose.
06:28Et je pense qu'il faut se passer,
06:30aujourd'hui, non pas au niveau des réquisitions,
06:32mais de la décision qui a été rendue.
06:34Sur cette décision, moi, je vais simplement
06:36vous donner un avis de praticien du droit
06:38depuis plusieurs décennies.
06:40Sur la condamnation, je n'ai rien à dire.
06:42Je n'étais pas au procès,
06:43je ne connais pas les pièces du dossier.
06:44Apparemment, tout le monde est d'accord
06:46pour dire que les faits seraient constitués.
06:48Sur la sanction, je n'ai rien à dire non plus.
06:50Il y a une personnalisation de la peine,
06:52c'est un peu en deçà des réquisitions,
06:54aucun commentaire.
06:56Sur l'inégibilité, pas de commentaire non plus,
06:58puisqu'elle est de droit,
07:00et à partir du moment où elle est condamnée
07:02pour détournement de fonds publics,
07:04il y a l'inégibilité.
07:06En revanche, effectivement,
07:08je suis très dubitatif
07:10sur la motivation telle qu'elle est annoncée
07:12relativement à l'exécution provisoire.
07:15Honnêtement, selon moi,
07:17ça ne serait pas Marine Le Pen dans ce dossier,
07:20l'exécution provisoire n'est pas ordonnée.
07:22La question de la récidive,
07:24pour moi,
07:26c'est une pantalonnade.
07:28Je suis désolé, pour pouvoir récidiver,
07:30il faut se retrouver dans les conditions de la récidive.
07:33Il faut avoir la possibilité de récidiver.
07:36À partir du moment où elle n'est plus en poste
07:38à Bruxelles,
07:40où elle n'a plus de fonction à ce titre,
07:42je vois difficilement comment elle peut récidiver.
07:44J'ajoute d'ailleurs que Marine Le Pen
07:46est tout ce que l'on veut,
07:48sauf une imbécile.
07:50La leçon, je pense qu'elle l'a un peu comprise,
07:52et dans un dossier de droit commun,
07:54jamais on ne met en avant,
07:56dans ce dossier-là, la récidive.
07:58Et puis il y a quelque chose qui me choque,
08:00et là je rejoins mon confrère Bosselus,
08:02sur les droits de la défense.
08:04Voilà une personne injusticiable,
08:06fut-elle Mme Marine Le Pen,
08:08qui est sanctionnée parce qu'elle ne dit pas
08:10« oui, c'est ma faute, c'est ma très grande faute,
08:12je reconnais que j'ai fauté ».
08:14En fait, on retrouve un petit peu
08:16dans ces affaires de droit commun,
08:18on dit que le délinquant sexuel
08:20n'a pas compris que c'était
08:22une délinquance sexuelle, et par conséquent,
08:24il y a donc un risque de récidive.
08:26Appliquer à Mme Le Pen dans ce cas-là,
08:28franchement, moi je trouve que c'est
08:30une attaque directe contre la défense,
08:32et d'ailleurs je crois que ça a été dit sur votre plateau,
08:34où à un moment on dit,
08:36c'est la défense qui n'aurait pas utilisé
08:38la bonne stratégie.
08:40Ben non, je ne suis pas d'accord,
08:42et ça n'est pas conforme au droit selon moi.
08:44Ça réagit énormément au 0826-300-300,
08:46direction Toulouse.
08:48Bonsoir Pierre.
08:50Bonsoir, alors je viens d'écouter
08:52votre dernier intervenant,
08:54je ne suis pas d'accord avec lui,
08:56parce qu'au fond, c'est pas le parti,
08:58c'est le parti qui est condamné,
09:00qui peut récidiver aussi, c'est pas Mme Le Pen
09:02en tant que telle, c'est Mme Le Pen en tant que
09:04présidente, et en effet, le parti,
09:06après tout, si demain c'est pas Mme Le Pen,
09:08c'est une autre, on pourra
09:10éventuellement considérer que,
09:12on pourrait imaginer une récidive.
09:14Par contre, là, j'ai écouté aujourd'hui
09:16pas mal de journalistes qui expliquaient
09:18que Marine Le Pen, quelque part,
09:20n'avait pas fait d'enrichissement personnel.
09:22Et je ne suis pas de cet avis, sachant
09:24que lorsque, justement, vous détournez des fonds
09:26à des femmes pour un parti politique,
09:28vous vous retrouvez avec de l'argent supplémentaire
09:30qui vous permet de prendre des jets privés,
09:32qui vous permet d'avoir une garde
09:34rapprochée, des restaurants
09:36à tire larigot, on va dire,
09:38des secrétaires privés.
09:40Bref, résultat, vous avez des avantages
09:42qui ne sont pas donnés
09:44aux autres partis, parce que, justement,
09:46vous avez détourné des fonds qui auraient
09:48dû, normalement, me permettre
09:52pour d'autres partis politiques, éventuellement,
09:54au sein de l'Assemblée Européenne.
09:56Eh bien, la présidente
09:58du tribunal, c'est pour ça que je suis étonné
10:00que Maître Jakubowicz n'entende pas ça,
10:02la présidente du tribunal
10:04également le dit, ça, elle dit pas d'enrichissement
10:06personnel, mais le confort
10:08supplémentaire des dirigeants. Ce sont
10:10les mots, le confort supplémentaire.
10:12Quant à la récidive, moi, je veux bien
10:14qu'on dise que ça ne peut jamais arriver.
10:16L'ERN est encore
10:18un parti qui siège très largement
10:20et très puissamment à l'Europe.
10:22Alors, je ne comprends pas du tout ces arguments.
10:24Alain Jakubowicz, vous voulez répondre ?
10:26Pour répondre à Pierre de Toulouse, parce qu'après on va prendre
10:28Pierre de Paris.
10:30La question de l'enrichissement personnel est exclusive
10:32de l'exécution provisoire, ça n'a rien à voir.
10:34Non, non, on répondait sur les deux.
10:36On répondait sur les deux, Maître.
10:38Donc, répondez sur la récidive,
10:40l'exécution provisoire.
10:42Moi, je maintiens ce que j'ai dit tout à l'heure.
10:44Très bien. Allez, Pierre de Paris.
10:46Bonsoir, Pierre.
10:48Bonsoir. Voilà, j'ai
10:50deux questions faites.
10:52Vous m'entendez normalement ?
10:54Oui, oui, allez-y.
10:56J'ai deux questions pour les magistrats et avocats.
10:58Est-ce que Marine Le Pen
11:00pourrait
11:02saisir le Conseil constitutionnel ?
11:04Parce qu'après tout, certes,
11:06il y a eu la décision de vendredi
11:08par rapport au député,
11:10enfin, au l'élu local maorais.
11:12Mais là, comme c'est un mandat national,
11:14est-ce que Marine Le Pen
11:16pourrait saisir le Conseil constitutionnel,
11:18le QPC, bien sûr, en disant
11:20là, manifestement, c'est disproportionné ?
11:22Ça, c'est la première question.
11:24Attendez, on va faire répondre.
11:26Et après, la deuxième.
11:28Alain Jakubowicz.
11:30Qui vous fait une consultation gratuite pour un avocat.
11:32C'est quand même sympa.
11:34Jakubowicz.
11:36Moi, il y a déjà eu le QPC sur la question.
11:38Le Conseil constitutionnel a répondu.
11:40Voilà. Alors que ça ne s'applique pas
11:42stricto sensu, mais moi,
11:44je considère que là, la voie de la QPC
11:46n'est plus ouverte.
11:48Deuxième question qui est assez
11:50connexe. Le Conseil constitutionnel
11:52est de plein droit juge de l'élection
11:54présidentielle. À partir
11:56du moment où on dit,
11:58peu importe la raison, que
12:00la personne est empêchée
12:02de se présenter,
12:04ça peut quand même poser question par rapport
12:06à la sincérité de l'élection
12:08à la tenue du scrutin.
12:10Qu'est-ce qu'on peut en penser ?
12:12Maître Jakubowicz.
12:14Ça ne relève pas du tout
12:16de la compétence du Conseil constitutionnel.
12:18Il n'y a encore moins du tribunal.
12:20Il n'a pas compétence
12:22dans ce domaine.
12:24Philippe Billiger voulait dire un mot.
12:26Non, j'aurais voulu demander à
12:28Maître Jakubowicz.
12:30Vous aviez promis de ne plus reparler pourtant.
12:32Pourtant, je ne suis pas
12:34d'impolité.
12:36Maître, qu'est-ce que vous
12:38pensez du problème général
12:40de la justice
12:42et du peuple, de l'élection ?
12:44On entend beaucoup dire
12:46que la justice
12:48n'a pas à se mêler de ce qui
12:50relève du suffrage.
12:52C'est vrai.
12:54Ce qui me chagrine dans cette décision,
12:56c'est qu'elle conduit effectivement
12:58un très grand nombre de nos concitoyens
13:00à se poser la question sur le caractère
13:02politique de cette décision.
13:04Et ça, ça me chagrine, parce que pour moi,
13:06c'est un coup de canif et même un coup de couteau
13:08à l'État de droit.
13:10Et ça, ça me chagrine énormément,
13:12parce que ça fait le lit
13:14des extrémismes et des extrémistes.
13:16Je pense que
13:18rien que pour cela,
13:20le tribunal n'aurait pas dû ordonner l'exécution provisoire.
13:22Pour ne pas semer ce doute
13:24et ce trouble dans l'esprit de nos concitoyens
13:26sur l'impartialité de la justice.
13:28Eh bien, je crois que, maître,
13:30j'aime beaucoup ce que vous dites, mais je crois que vous vous trompez.
13:32Et je pense que si
13:34le tribunal... Je pense que vous
13:36vous trompez complètement d'abord sur la perception d'opinion.
13:38Vous devez être très étonné par les sondages
13:40qui vont arriver, parce que l'opinion,
13:42elle a déjà fait la substitution, en réalité.
13:44J'ai le souvenir d'un sondage qui est sorti
13:46il y a un mois, où l'opinion
13:48très largement, enfin, les électeurs du RN
13:50faisaient déjà la substitution Marine Le Pen
13:52et Jordane Bardella. Et c'était
13:54très dur à encaisser, même pour Marine Le Pen.
13:56Je pense que, au contraire,
13:58le tribunal n'a pas tremblé.
14:00Quelle que soit la pression,
14:02quelles que soient, comment dirais-je,
14:04tous les prolégomènes
14:06pataco-politico,
14:08ils sont restés dans leurs bottes.
14:10Écoutez, ils jugent le droit.
14:12On y retourne aux standards.
14:14C'est pas le droit.
14:16Ecoutez, vous ne pouvez pas dire que c'est pas le droit
14:18à l'exécution provisoire et les 5 ans.
14:20Il y a 4 millions...
14:22Il y a 4 200 000 euros
14:24qui ont été détournés.
14:26Mais c'est délirant quand même.
14:28Mais quel rapport avec l'exécution provisoire ?
14:30Je vous l'ai déjà expliqué, vous n'avez pas écouté tout à l'heure.
14:32Qu'a dit la Présidente ?
14:34Quelqu'un
14:36qui est reconnu coupable de détournement
14:38de fonds ne peut pas avoir
14:40la possibilité de faire appel
14:42et de ne pas purger son illégitimité ?
14:44J'ai quelque chose
14:46d'important à dire là-dessus.
14:48En fait, c'est une question
14:50calendrier uniquement.
14:52Il suffisait simplement de dire
14:54qu'il y a une urgence démocratique
14:56et par conséquent la cour d'appel va se statuer
14:58dans un délai extrêmement rapide
15:00et ça laisse même le temps
15:02de la situation exceptionnelle, réponse exceptionnelle
15:04d'une réponse de la Cour de cassation.
15:06Mais ça peut...
15:08C'est bon.
15:10Allez, Pascal, un petit mot vite fait
15:12parce que malheureusement on est très en retard.
15:14Oui, bonjour.
15:16Je voulais intervenir.
15:18J'entends beaucoup de choses autour
15:20de la démocratie et tout ça.
15:22Moi je pense que le Trésor a fait une mauvaise image
15:24de l'absorption
15:26donc ça va le mettre en victime.
15:28Moi je pense que
15:30si on est contre la démocratie
15:32c'est le parti qu'il faut lever.
15:34Jordan Bardella, si c'est pas
15:36aujourd'hui tous les électeurs du Front National
15:38du Rassemblement National,
15:40ils votent le parti, ils ne votent pas spécialement le candidat.
15:42Ils peuvent mettre n'importe qui au bout
15:44et ce sera Jordan Bardella
15:46qui a aussi ses chances d'être élu.
15:48C'est ça, c'est-à-dire qu'il doit être justiciable
15:50comme les autres et être condamnable
15:52comme les autres.
15:54Merci beaucoup, Pascal.
15:56Écoute de Aliot.
15:58Non mais c'est très intéressant
16:00parce qu'il y a vraiment de la subtilité.
16:02Louis Aliot, dans l'exercice de son mandat,
16:04le tribunal l'a statué
16:06sur le fait que justement
16:08on ne peut pas bouleverser
16:10le scrutin. Et moi je trouve ça
16:12vachement bien, c'est la balance en fait.
16:14Pareil pour Marine Le Pen.
16:16Merci beaucoup.
16:18Merci beaucoup
16:20d'avoir accepté notre invitation,
16:22avocat et président d'honneur de la LICRAV.
16:24Restez avec nous. Dans un instant,
16:26le Qui-C'est-Qui qu'il a dit, ils en ont dit des choses aujourd'hui.
16:28Je peux vous dire, c'est assuré que c'est à parler.
16:30Et celui qui perd prend une inéligibilité
16:32au Qui-C'est-Qui qu'il a dit
16:34le 3e émission.
16:36Exécution provisoire.
16:38Et pas d'appel.
16:40On est tout de suite en cassation.
16:42Sud Radio, votre avis
16:44fait la différence. J'adore vos débats.
16:46On entend des choses qui changent un peu
16:48de la doxa généraliste
16:50qu'on entend trop partout.
16:52Sud Radio, parlons vrai.

Recommandations