Retrouvez Bercoff dans tous ses états avec André Bercoff du lundi au vendredi de 12h à 14h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?...
▪️ Instagram : / sudradioofficiel
▪️ Twitter : / sudradio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos de Bercoff dans tous ses états : • 😤 Bercoff dans tous ses états
##BERCOFF_DANS_TOUS_SES_ETATS-2025-03-26##
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?...
▪️ Instagram : / sudradioofficiel
▪️ Twitter : / sudradio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos de Bercoff dans tous ses états : • 😤 Bercoff dans tous ses états
##BERCOFF_DANS_TOUS_SES_ETATS-2025-03-26##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:31Le gouvernement va reculer pour mieux taxer. Il va tenir son projet.
00:00:34Au revoir, monsieur Anderson.
00:00:36Nous sommes en guerre.
00:00:37Et oui, oui, aujourd'hui, on est en guerre, mais plus que jamais.
00:00:40Alors, qu'est-ce qui se passe sur tous les fronts ?
00:00:42D'abord, les auto-entrepreneurs. Ils sont près de 3 millions.
00:00:46Et certains d'entre eux vont être touchés par la limitation de leur chiffre d'affaires
00:00:53par rapport à ce qu'ils auront payé comme TVA.
00:00:55Les auto-entrepreneurs, c'est ceux qui veulent encore, à petite base, entreprendre.
00:00:59Et oui, le mot entreprendre, en France, on en parle beaucoup.
00:01:02Mais est-ce qu'on les aide vraiment beaucoup ? Est-ce qu'on les appuie ?
00:01:07Eh bien, on va en parler avec Fabien Puge.
00:01:11Et ça va être très intéressant.
00:01:13La guerre ? Eh bien, la guerre aussi.
00:01:16Réunion de sécurité, demain, autour du président Macron,
00:01:22qui reçoit aujourd'hui Volodymyr Zelensky.
00:01:24Alors, où on en est ?
00:01:26Eh bien, l'Union Européenne aussi se mobilise.
00:01:29La Commission Européenne se mobilise autour du Livre Blanc.
00:01:32Oui, Livre Blanc, pour vraiment nous préparer à toute éventualité,
00:01:38y compris les plus, je ne dirais pas les plus terribles, mais les plus dangereuses.
00:01:44Voilà, on est là. Qu'est-ce que ça veut dire cette mobilisation ?
00:01:46On va en parler avec Virginie Geron, députée européenne.
00:01:50Alors, qu'est-ce qui se prépare ?
00:01:51Et puis, on va peut-être parler des augmentations des salaires,
00:01:54par exemple, d'une certaine oursoula von der Leyen.
00:01:56C'est toujours intéressant de savoir combien on paye, nous, pour tout ça.
00:02:00Et puis, évidemment, les perles, les huées, les bravos.
00:02:03Racisme anti-blanc ou pas racisme anti-blanc ?
00:02:07Et puis, voile. Et voile, de quoi le voile est-il le nom ?
00:02:11Et qu'est-ce que le voile couvre ?
00:02:13On va en parler également.
00:02:15Et puis, dans la seconde partie de Bercov dans tous ses états,
00:02:19Laurence de Miller, qui est professeure en intelligence artificielle
00:02:24à Sorbonne Université.
00:02:26Alors, l'intelligence artificielle, tout le monde en parle.
00:02:30Mais est-ce qu'on en parle précisément ?
00:02:33Qu'est-ce que ça veut dire ?
00:02:34Et surtout, est-ce que c'est pour le meilleur ou pour le pire ?
00:02:38A tout de suite.
00:02:39Sud Radio.
00:02:43Les Français parlent au français.
00:02:46Je n'aime pas la blanquette de veau.
00:02:49Je n'aime pas la blanquette de veau.
00:02:52Sud Radio Bercov dans tous ses états.
00:02:55Alors, l'entreprise, les entrepreneurs, tout le monde en parle.
00:02:59De là, il faut glorifier les entrepreneurs.
00:03:02Mais dans la réalité, est-ce qu'on les aide vraiment, ces entrepreneurs ?
00:03:08Il ne faut pas oublier que l'emploi aux trois quarts, ce sont les entreprises.
00:03:12Malheureusement, on dit oui, mais ce sont les grosses entreprises.
00:03:14Et les petits et les auto-entrepreneurs.
00:03:17Il se passe quoi avec eux ?
00:03:19On en parle tout de suite.
00:03:21Sud Radio Bercov dans tous ses états.
00:03:24Le fait du jour.
00:03:34Oui, oui, Alain Bachung, oui, oui.
00:03:37Et qu'est-ce qu'on regrette Alain Bachung ?
00:03:39Paix à son âme.
00:03:41Alors, ma petite entreprise ne connaît pas la crise.
00:03:43Mais ce n'est pas vraiment le cas.
00:03:45Parce que si c'était le cas, il n'aurait pas eu hier des manifestations dans plusieurs villes de France
00:03:49contre la réforme du régime de franchise de TVA pour les micro-entrepreneurs.
00:03:54Et ça a été un peu partout, et notamment à Bordeaux.
00:03:57Il y avait Flavien Puge, bonjour Flavien Puge.
00:04:00Bonjour Monsieur Bercov, merci de m'accueillir dans votre hémicycle.
00:04:04Écoutez, c'est la moindre des choses, parce que justement,
00:04:07on voudrait savoir ce qui se passe pour les entrepreneurs.
00:04:09Donc on rappelle quand même, rapidement, que ce auto-entrepreneur ou micro-entrepreneur,
00:04:16ça correspond à un régime français de travailleurs indépendants créé en 2008
00:04:20pour simplifier la gestion administrative en remplaçant l'ensemble des cotisations sociales,
00:04:25des impôts et des taxes, par un versement unique et proportionnel au chiffre d'affaires.
00:04:29Formidable ! On simplifie, enfin en France on simplifie.
00:04:32Mais pas longtemps.
00:04:33A partir de 2011, les taux augmentent et le principe de cotisation unique est abandonné.
00:04:38Et évidemment, c'était trop simple.
00:04:40Pour assujettir les auto-entrepreneurs à la cotisation foncière des entreprises,
00:04:44à la contribution formation,
00:04:46et puis en 2015, à la taxe pour les frais de chambre de commerce et d'industrie,
00:04:50etc., etc., chambre de métier et de l'artisanat, etc.
00:04:53Alors, Flavien Puge, pourquoi vous, et beaucoup d'autres,
00:04:57je le rappelle, ça concerne au moins 200 000 auto-entrepreneurs,
00:05:00alors qu'ils sont quand même près de 3 millions, les micro-entrepreneurs.
00:05:03Pourquoi vous avez manifesté ? Pourquoi ? Qu'est-ce qui se passe exactement ?
00:05:08En fait, c'est une mise à mort.
00:05:10Des petits qui essaient de s'en sortir.
00:05:13Pourquoi on manifeste ?
00:05:15Je vais rappeler déjà qu'il existe, depuis pas mal de temps déjà,
00:05:19quatre seuils, en fait, suivant les secteurs d'activité.
00:05:22Donc quatre seuils d'exemption de TVA.
00:05:24Oui.
00:05:25Un à 85 000, un à 50 000, un à 37 500 et un à 35 000.
00:05:33On n'en peut plus parler des 85 000 et 37 500,
00:05:36parce que ce sont les plus connus.
00:05:38Mais voilà, je tenais à préciser qu'effectivement,
00:05:40pour certains secteurs, c'est en vigueur.
00:05:42Vous voulez dire que certains secteurs,
00:05:44si le chiffre d'affaires est jusqu'à 85 000,
00:05:46ils ne payent pas de TVA, c'est ça ?
00:05:49Exactement.
00:05:50Et c'est en fonction des activités, parce qu'à 85 000,
00:05:54c'est effectivement de l'achat-revente et de la location de logement.
00:06:00Donc effectivement, tout ça, ça rentre dans le chiffre d'affaires.
00:06:03Donc c'est pour ça que justement, ils sont plus élevés.
00:06:05D'accord.
00:06:06Parce qu'effectivement, le chiffre d'affaires,
00:06:08ce n'est pas la rémunération nette.
00:06:09Bien sûr, bien sûr.
00:06:11Et les 35 000, même chose.
00:06:1435 000, c'est quoi les 35 000 ?
00:06:18Alors 35 000, ça concerne les avocats et artistes, en gros.
00:06:23Donc 35 000, c'est un seuil réglementé.
00:06:27Et il y en a un autre, justement, un seuil non réglementé à 50 000.
00:06:30Donc c'est vrai que c'est des seuils dont on ne parle pas beaucoup,
00:06:32mais il ne faut pas les oublier quand même.
00:06:34D'accord.
00:06:35Et vous-même, vous vous faites quelle profession, vous-même, Flavien ?
00:06:41Oui, je suis dans l'événementiel, je suis DJ.
00:06:44Donc moi, je suis à 37 500 au niveau du seuil.
00:06:47D'accord.
00:06:48Et donc vous, à 37 500 aujourd'hui, alors on parle,
00:06:52vous ne payez pas la TVA.
00:06:55En revanche, on a annoncé ça, et je sais que ça a fait beaucoup de bruit,
00:06:59et à juste titre, c'est qu'un projet de loi proposait
00:07:03de baisser la TVA à 25 000 euros de chiffre d'affaires.
00:07:07C'est-à-dire qu'à 25 000 euros de chiffre d'affaires par an,
00:07:09vous deviez payer la TVA, c'est ça ?
00:07:12C'est ça.
00:07:14Et où on en est là-dessus ?
00:07:17On en est qu'on est en sursis.
00:07:19Effectivement, jusque-là, on n'a pas de nouvelles plus que ça.
00:07:23Il aurait dû rentrer en vigueur cet abaissement au 1er mars de cette année.
00:07:29Oui.
00:07:31Et ça a été reporté au 1er juin.
00:07:33Au 1er juin, c'est-à-dire d'ici...
00:07:35Oui, ça n'a pas été du tout ni suspendu ni annulé,
00:07:38mais ça a été reporté.
00:07:39Donc c'est-à-dire, c'est dans deux mois que vous connaîtrez de ce point de vue votre sort.
00:07:44Et quand vous dites, ça signifie...
00:07:46Pour vous, vous dites que ça signifie la mort des autres entrepreneurs ?
00:07:49Écoutez, en fait, ces quatre seuils, ils n'ont pas été créés par hasard.
00:07:55En fait, ces seuils, en gros, avec ces seuils-là,
00:07:57on se dégage à peine un SMIC ou légèrement plus.
00:08:00Vraiment.
00:08:01En couplant toutes les dépenses pour notre entreprise,
00:08:04les cotisations, les impôts et tout ça.
00:08:07Donc, effectivement, le fait d'abaisser ce seuil-là
00:08:10et en plus, justement, de nous impacter ces 20 %,
00:08:14parce qu'en fait, on a trois manières de répercuter la TVA.
00:08:19Tout en la répercutant directement sur le client.
00:08:22Donc, laisser nos prix tels quels, mais plus 1 % pour le client.
00:08:27Par rapport aux coûts économiques et sociaux dans le pays,
00:08:30je peux vous dire que ça sera très compliqué pour beaucoup.
00:08:32Bien sûr.
00:08:33Donc, une perte de clients massives,
00:08:34soit répercuter sur les entreprises et sur les clients.
00:08:39Grosso modo, je vais dire 10 % pour l'un, 10 % pour l'autre.
00:08:42Donc, ça va professionnel être une perte de 10 %.
00:08:46On va très certainement aussi perdre une partie de la clientèle
00:08:50et eux vont se retrouver une augmentation de 10 % légèrement.
00:08:54Et la troisième, ça serait justement de répercuter les 20 % pour nous,
00:08:59petits entrepreneurs, petits indépendants.
00:09:02Et effectivement, nous, ça serait une diminution de 20 %
00:09:08de notre rémunération.
00:09:12Donc, M. Bercoff, je vous mets au défi
00:09:16de baisser le salaire de 20 % à un travailleur au SMIC
00:09:20et le persuader, justement, que c'est tout à fait normal.
00:09:23C'est parce qu'il fait de la concurrence déloyale.
00:09:25Ah oui, attendez, attendez, ça c'est intéressant.
00:09:28Oui, d'abord, effectivement, on travaille au SMIC et à 20 % en moins.
00:09:32Mais vous dites concurrence déloyale.
00:09:34Qu'est-ce que ça vient faire ?
00:09:35Qu'est-ce que ça vient faire ? Pourquoi concurrence déloyale ?
00:09:38Eh bien, tout simplement parce que la Fédération française du bâtiment
00:09:42a mis un petit peu son grain de sel dans tout ça.
00:09:45Effectivement, ils appuient justement sur le gouvernement
00:09:48comme quoi il y a une concurrence déloyale
00:09:51des micro-entreprises dans le bâtiment
00:09:54par rapport aux grosses entreprises, aux grosses structures
00:09:56qui, elles, payent de la TVA.
00:09:58Ah, d'accord.
00:09:59Franchement, c'est un peu gonflé de dire ça
00:10:03parce que les petites entreprises, les petits entrepreneurs
00:10:06eux vont faire des petites réparations
00:10:08que les grosses structures ne voudraient pas faire
00:10:10parce que ça leur coûterait trop d'argent.
00:10:11Bien sûr.
00:10:12C'est ce qu'ils font.
00:10:13Il y a une complémentarité, il n'y a aucune concurrence déloyale.
00:10:16Donc ça, il faut arrêter avec ça.
00:10:17Et alors ça, oui, c'est-à-dire, en fait,
00:10:19vous savez dire que c'est ça, c'est que
00:10:21quand les gros maigrissent, les maigres meurent
00:10:23et eux, ils disent, non, non, il ne faut pas de maigres.
00:10:25C'est nous, attention.
00:10:26C'est quand même assez hallucinant.
00:10:28Et à votre avis, ça risque de, effectivement,
00:10:31de tuer l'auto-entreprise si on applique cette TVA
00:10:35comme il est prévu qu'on l'applique.
00:10:36C'est-à-dire que les gens vont être découragés.
00:10:38Et c'est vrai que si vous dites que la moitié des gens
00:10:42se payent le SMIC, ça n'encourage pas, évidemment,
00:10:45à avancer, à se développer.
00:10:47C'est ça.
00:10:49Écoutez, ça, c'est certain.
00:10:50Et au-delà de ça, ça va favoriser le travail noir.
00:10:54Oui.
00:10:56C'est certain aussi, ça va favoriser le travail noir.
00:10:59Mais après, le gouvernement n'a pas été bête.
00:11:01C'est vrai qu'il y a quelque temps, je ne sais pas
00:11:03si vous en avez entendu parler, mais ils ont renforcé
00:11:06le contrôle sur les petites entreprises,
00:11:07sur les micro-entreprises, justement, les contrôles fiscaux.
00:11:10Donc, je pense qu'ils ont tout mis en place petit à petit.
00:11:14Et effectivement, ça va encourager ce travail-là
00:11:16et permettre justement, malheureusement,
00:11:18à des gens de vivre, de pouvoir vivre.
00:11:21Parce que comme je disais, beaucoup de futurs clients,
00:11:24plus 1%, ça sera très compliqué.
00:11:26L'absorption aussi, voilà.
00:11:29Donc, je pense, à mon avis, que tout ça a été fait consciemment.
00:11:33Oui.
00:11:34Vous voulez dire, vous pensez que c'est un plan concerté,
00:11:37augmenter les impôts, tuer les petits,
00:11:39enfin, tuer en tout cas, en guillemets,
00:11:41effectivement, les réduire pratiquement,
00:11:44je dirais, au silence ou à l'impuissance.
00:11:46Mais dites-moi, Flavien Buche, vous avez contacté,
00:11:49il y a des politiques que vous avez contactées,
00:11:51que ce soit au niveau de la ville,
00:11:53chez vous à Bordeaux ou ailleurs.
00:11:55Est-ce que les gens réagissent à ça ?
00:11:57Est-ce que les responsables, vous en avez rencontré ?
00:12:00Est-ce qu'il y a une opposition ?
00:12:02Ou est-ce que ça risque de passer crème en juin, juillet ?
00:12:08Eh bien, écoutez, jusque-là, en fait,
00:12:10on a fait beaucoup d'actions au niveau du numérique,
00:12:14dont une pétition au Sénat,
00:12:16qui a été recueillie.
00:12:18Plus de 100 000 signatures.
00:12:20Donc, c'est pas mal,
00:12:22en un temps de record de 4-5 jours.
00:12:24Donc, c'est vraiment super.
00:12:26Effectivement, il y a eu beaucoup aussi,
00:12:29dans notre groupe Facebook, dans lequel je fais partie,
00:12:32il y a eu beaucoup de personnes
00:12:34qui ont contacté les élus locaux,
00:12:37sénateurs, députés.
00:12:39Lors de notre première manifestation,
00:12:42hier, dans les 15 grandes villes de France,
00:12:45dont moi, à Bordeaux,
00:12:47j'ai parlé de Bordeaux,
00:12:48j'ai eu de la chance d'avoir,
00:12:50même s'il n'est pas resté longtemps,
00:12:52l'adjoint au maire de la mairie de Bordeaux.
00:12:54Pour Lyon, il y a eu la maire de Lyon.
00:12:57À Paris, si je viens de comprendre,
00:13:00il y a à peu près une quinzaine de députés
00:13:02qui se sont déplacés.
00:13:04Donc, effectivement, la première mobilisation,
00:13:07c'est pour se montrer,
00:13:09c'est pour dire qu'on est là,
00:13:11et c'était pour aussi faire venir
00:13:14des élus locaux.
00:13:16Alors, est-ce que vous allez continuer,
00:13:19bien sûr, et à manifester,
00:13:21et à pétitionner, etc.
00:13:23Mais est-ce qu'au-delà de ça,
00:13:25pour vous, vous êtes jeune,
00:13:28vous êtes DJ,
00:13:30il y a des centaines de milliers
00:13:32de jeunes en France,
00:13:34hommes, femmes, etc.,
00:13:35qui essayent de s'en sortir
00:13:37par l'auto-entreprise,
00:13:38qui est effectivement une très bonne chose au départ.
00:13:40Mais est-ce que vous avez l'impression, déjà,
00:13:42qu'on essaie de vous faire boxer
00:13:44avec les deux bras en écharpe,
00:13:46ou les deux mains liées ?
00:13:48Est-ce que c'est ça,
00:13:50le sentiment qui se dégage ?
00:13:52Ce n'est pas un sentiment,
00:13:54c'est une réalité.
00:13:56C'est une réalité,
00:13:58et cet amendement, justement,
00:14:00visant à baisser le seuil à 25 000,
00:14:02ça en démontre clairement.
00:14:04Voilà.
00:14:06Effectivement, vous parlez de
00:14:08futures exactions,
00:14:10futures mobilisations.
00:14:12Je ne vais pas parler, justement, d'une future mobilisation.
00:14:14Oui, le 3 mai.
00:14:16Le 3 mai, oui.
00:14:18Le 3 mai prochain, et j'appelle à une mobilisation générale,
00:14:20des citoyens,
00:14:22en général, d'accord,
00:14:24parce que tout le monde est concerné
00:14:26par cette mesure.
00:14:28Tout le monde est impacté, la petite coiffeuse, justement,
00:14:30qui faisait payer 20 euros,
00:14:32en particulier, qui va devoir faire payer 25 euros.
00:14:34Voilà.
00:14:36Également, justement,
00:14:38j'en appelle aussi généralement
00:14:42à tous les citoyens français
00:14:44qui en ont marre
00:14:46de se piétiner par ce gouvernement,
00:14:48parce que ces gens là-haut,
00:14:50ces gens là-haut, ils ne veulent pas de notre bien.
00:14:52Et effectivement, tout le monde en a marre
00:14:54dans ce pays.
00:14:56C'est vrai que c'est un coup de gueule que je passe.
00:14:58Tout le monde en a marre dans ce pays.
00:15:00On en a marre de se faire piétiner par ce gouvernement.
00:15:02À chaque fois, il y a une mesure qui, justement,
00:15:04nous asphyxie de plus en plus.
00:15:06Effectivement, je pense
00:15:08qu'il est temps de leur tordre
00:15:10la jambe. Vraiment.
00:15:12Autant tigurer.
00:15:14Il est temps de leur tordre la jambe
00:15:16parce que ce n'est plus possible de vivre comme ça.
00:15:18Tout le monde s'asphyxie.
00:15:20Tout le monde s'asphyxie.
00:15:22Voilà. Il est temps de comprendre
00:15:24que vous n'avez pas envie de mourir, non pas enchaînés,
00:15:26mais asphyxiés.
00:15:30On a beaucoup d'éditeurs à Sud Radio
00:15:32qui sont évidemment intéressés, qui seront intéressés.
00:15:34Comment on peut joindre ? Parce que
00:15:36ceux qui veulent, par exemple, contacter, ils ne savent pas.
00:15:38Il y a un site, il y a
00:15:40une plateforme, il y a une adresse
00:15:42où on peut vous joindre.
00:15:44Est-ce que vous avez une plateforme auto-entrepreneur,
00:15:46je veux dire, ou pas pour le moment ?
00:15:48Alors, oui.
00:15:50Nous avons un groupe Facebook
00:15:52qui s'appelle Manifestant Ensemble.
00:15:54Qui s'appelle, pardon, redites-le.
00:15:56Pardon, Manifestant Ensemble.
00:16:04Manifestant Ensemble.
00:16:08Manifestant Tous Ensemble.
00:16:10Oui, Manifestant Tous Ensemble.
00:16:12Des auto-entrepreneurs indépendants
00:16:14et libéraux. C'est un groupe privé, Facebook.
00:16:16Et nous avons régulièrement
00:16:18de plus en plus de gens qui viennent.
00:16:20Nous sommes en collaboration directe avec la FNAE,
00:16:22dont M. Grégoire Leclerc,
00:16:24vous avez eu à l'antenne il y a quelque temps de cela,
00:16:26qui permet
00:16:28justement d'avoir
00:16:30une plus grande force.
00:16:32Et j'appelle également à toutes les personnes
00:16:34qui ne sont pas encore adhérentes à la FNAE,
00:16:36je ne le suis pas encore. Effectivement,
00:16:38j'attendais qu'il y ait du concret, parce que je ne suis pas
00:16:40très syndicat à la base, parce que je trouve
00:16:42qu'il y a beaucoup de blabla.
00:16:44Et effectivement,
00:16:46on est très contents parce qu'il y a quand même
00:16:48de l'action de leur part à eux.
00:16:50Donc j'appelle à tous les micro-entrepreneurs
00:16:52indépendants à adhérer à la FNAE,
00:16:54c'est très important.
00:16:56Et comme vous dites, en fait, tout va se dépendre, effectivement,
00:16:58des gens qui vont se manifester au Sénat
00:17:00ou à l'Assemblée Nationale, parce que c'est là que ça se décide
00:17:02aussi, par rapport à effectivement,
00:17:04parce que quand on dit que vous allez
00:17:06payer la TVA à partir de 25 000 euros
00:17:08de chiffre d'affaires, et attention, ça n'a rien
00:17:10à voir avec le bénéfice, le chiffre d'affaires,
00:17:12je le rappelle, c'est quand même
00:17:14effectivement un peu beaucoup. Et puis, il faut se poser
00:17:16la question, c'est vrai,
00:17:18Flavien Puge, est-ce qu'on a
00:17:20envie que la France se développe, que les entreprises
00:17:22en France se développent ?
00:17:24Et moi, c'est pour ça qu'on
00:17:26vous a appelés et qu'on est contents de vous entendre,
00:17:28c'est que cette espèce
00:17:30d'extraordinaire, je ne sais pas si c'est de la tartufferie ou pas,
00:17:32de dire, oui, les entrepreneurs,
00:17:34la start-up nation, etc.,
00:17:36sauf que les start-upeurs, on commence
00:17:38à les cisailler
00:17:40pratiquement au départ, ce n'est peut-être
00:17:42pas la meilleure des choses à faire.
00:17:44Merci Flavien Puge.
00:17:46Sud Radio
00:17:48Les Français
00:17:50parlent au français
00:17:52Les carottes sont cuites
00:17:54Les carottes sont cuites
00:17:56Les carottes sont cuites
00:17:58Sud Radio Bercoff dans tous ses états
00:18:00Alors, c'est la guerre ?
00:18:02C'est la guerre, ou pas,
00:18:04en tout cas, l'Union Européenne
00:18:06et la Commission Européenne
00:18:08se préparent. Écoutez.
00:18:10Sud Radio André Bercoff
00:18:12Ça balance pas mal
00:18:14Bercoff dans tous ses états
00:18:16Ça balance pas mal sur Sud Radio
00:18:18Monsieur le Président
00:18:20Je vous fais
00:18:22une lettre
00:18:24que vous lirez peut-être
00:18:26si vous avez le temps
00:18:28Je viens
00:18:30de recevoir
00:18:32mes papiers militaires
00:18:34pour partir à la
00:18:36guerre avant
00:18:38mercredi soir
00:18:40Monsieur le Président
00:18:42je ne vous fais l'affaire
00:18:44je ne suis pas
00:18:46sur terre
00:18:48Et oui, vous avez reconnu la voix,
00:18:50la merveilleuse voix de John Baez qui chante
00:18:52la cappella Le Déserteur de Boris Vian
00:18:54une chanson qui date de
00:18:561954, je rappelle
00:18:58Eh bien
00:19:00est-ce qu'on se prépare vraiment à ça ?
00:19:02Et apparemment, si on écoute
00:19:04la Commission Européenne, oui, oui, ça se prépare
00:19:06D'abord, vous avez entendu parler,
00:19:08on en a parlé nous-mêmes, du kit de survie
00:19:10L'Union Européenne souhaite que les habitants
00:19:12des 27 pays membres aient chez eux
00:19:14un sac contenant de quoi être autonome
00:19:16pendant 72 heures en cas de situation
00:19:18de crise ou de conflit
00:19:2072 heures et après, qu'est-ce qu'on fait ?
00:19:22C'est une chose, mais surtout
00:19:24il y a quelques jours, la Commission Européenne
00:19:26a dévoilé, dans le cadre
00:19:28d'une préparation à l'horizon 2030
00:19:30le livre blanc pour une défense
00:19:32européenne et a précisé
00:19:34les grandes lignes du plan Rearm Europe
00:19:36Réarmer l'Europe, permettant
00:19:38de dépenser plus de 800 milliards d'euros
00:19:40le livre blanc et le plan Rearm
00:19:42forment le paquet défense
00:19:44Bonjour Virginie Jauron
00:19:46Oui, bonjour
00:19:48Virginie Jauron, vous êtes députée européenne
00:19:50on vous connaît, on vous accueille toujours avec plaisir
00:19:52parce que vous, vous ne vous contentez pas
00:19:54de parler, vous informer
00:19:56aussi, et c'est quand même important
00:19:58alors, on va parler
00:20:00de beaucoup de choses concernant effectivement
00:20:02cette Commission Européenne
00:20:04cette Union Européenne
00:20:06qui est à un carrefour aujourd'hui
00:20:08où d'un côté on voit se profiler
00:20:10la guerre, mais aussi pour parler de paix
00:20:12notamment entre
00:20:14Trump et Poutine, enfin qu'est-ce qu'il va se passer
00:20:16avec Zelensky au milieu, et puis on va parler
00:20:18du reste sur la Commission Européenne, il y a d'autres choses
00:20:20mais là-dessus déjà Virginie Jauron
00:20:22je voudrais savoir, alors les 800 milliards
00:20:24ils vont être là, qu'est-ce qui se passe
00:20:26qu'est-ce que c'est que ce plan-là
00:20:28ce livre blanc de la défense ?
00:20:30Il est aussi
00:20:32à, comment dire
00:20:34à coller au rapport Draghi
00:20:36vous savez, c'est un rapport qui est sorti cet été
00:20:38pour dire que pour relancer l'économie et l'industrie
00:20:40en Europe, il fallait mettre sur la table
00:20:42800 milliards d'euros, et de hasard
00:20:44il y a aussi cette guerre
00:20:46en Ukraine et en Russie
00:20:48qui fait qu'on se colle
00:20:50aussi à cette situation pour
00:20:52finalement imposer
00:20:54aux Européens de mettre sur la table
00:20:56ces 800 milliards d'euros
00:20:58donc en fait
00:21:00on suit la stratégie
00:21:02qui a été établie
00:21:04par M. Draghi, c'est-à-dire que pour relancer
00:21:06l'Union Européenne, on a besoin de mettre
00:21:08tout cet argent sur la table, et donc on utilise
00:21:10cette crise pour faire accepter
00:21:12l'inacceptable, puisque c'est vrai, vous l'avez dit
00:21:14d'un autre côté, côté de
00:21:16l'Ouest, on parle de paix, mais encore
00:21:18aujourd'hui à Bruxelles, on ne parle pas du tout de paix
00:21:20et d'ailleurs, moi je suis encore sur un autre dossier
00:21:22qui s'appelle EDIP, c'est aussi le marché intérieur
00:21:24pour l'Union Européenne
00:21:26d'un marché de la défense
00:21:28c'est un dossier qui est sur la table dans différentes commissions
00:21:30où en fait il y a des pourparlers autour de comment
00:21:32mettre
00:21:34sur la table aussi
00:21:361,5 milliard d'euros pour
00:21:38relancer l'industrie en Europe, alors
00:21:40je ne suis pas contre l'industrie européenne, au contraire
00:21:42mais on voit bien qu'il y a
00:21:44des tensions autour de qui va bénéficier
00:21:46encore une fois de cette grosse part du gâteau
00:21:48et là, pour le coup
00:21:50je viens de voir ce matin une réunion technique
00:21:52sur ce dossier, parce que
00:21:54les enjeux sont importants, le marché de la défense
00:21:56est quand même un marché très important
00:21:58surtout pour nous Français
00:22:00et on voit bien qu'il y a
00:22:02une très très forte influence
00:22:04de la part des Polonais
00:22:06je le dis parce qu'en ce moment
00:22:08ils ont la présidence du conseil
00:22:10ils essayent d'imposer aussi leur agenda
00:22:12pour défendre leurs intérêts
00:22:14et donc ce matin
00:22:16des pourparlers où on voit bien qu'il n'y a
00:22:18pas de solidarité autour de ce marché
00:22:20donc c'est pour ça que l'on
00:22:22est contre ce plan de défense
00:22:24parce que 1, déjà ce n'est pas pour
00:22:26favoriser le marché français
00:22:28et encore moins européen
00:22:30puisque là il y a quelques pays qui veulent sortir du loup
00:22:32qui veulent bénéficier de la plus grosse part du gâteau
00:22:34et puis en plus on a envie de dire
00:22:36attendez, on est en train de mettre la charrue avant les bœufs
00:22:38on est en train de parler de 800 milliards d'euros
00:22:40sur la table et en plus on engage encore
00:22:42les contributeurs français et aussi européens
00:22:44dans de l'endettement
00:22:46puisque ça va encore créer de l'endettement
00:22:48et
00:22:50et en même temps
00:22:52on n'essaye pas de négocier
00:22:54avec
00:22:56nos autres grands ex-partenaires
00:22:58notamment les USA
00:23:00pour parler de la paix
00:23:02Oui, parce que dans Virginie Geron c'est ça qui est tout à fait paradoxal
00:23:04au même moment où effectivement
00:23:06les USA, alors certains leur reprochent
00:23:08de ça, oui vous avez tout cédé à Poutine
00:23:10etc, c'est un autre problème politique
00:23:12mais enfin au moment où il y a des
00:23:14pour parler de paix qui ont l'air
00:23:16en tout cas d'avancer
00:23:18on dit voilà, il faut combler la cune
00:23:20très bien, soutenir l'industrie
00:23:22de défense européenne, soutenir l'Ukraine
00:23:24par une assistance militaire accrue
00:23:26intégration, améliorer les industries européennes
00:23:28et ukrainiennes, je parle de
00:23:30ce que dit le livre blanc, les stocks etc
00:23:32et je rappelle quand même Virginie Geron
00:23:34que demain matin
00:23:36Emmanuel Macron organise
00:23:38à Paris un nouveau sommet sur la paix et la sécurité
00:23:40pour l'Ukraine
00:23:42dans la lignée des réunions ces dernières semaines
00:23:54pour mettre en place des garanties
00:23:56de sécurité pour Kiev
00:23:58dans le cadre d'un éventuel futur accord
00:24:00de paix avec la Russie que tentent
00:24:02d'arracher les Etats-Unis de Trump
00:24:04on a l'impression qu'il y a
00:24:06des forces centrifuges et des chemins
00:24:08très divergents, en tout cas entre l'Europe et les Etats-Unis
00:24:10on le voit, mais le rôle
00:24:12de l'Union Européenne et de la Commission Européenne
00:24:14là-dedans c'est de quoi ? C'est de pousser à l'accélérateur ?
00:24:16C'est quoi ?
00:24:18En fait ils sont en train de voir qu'ils se font
00:24:20avoir j'ai envie de dire, parce que
00:24:22pour vendre ce plan
00:24:24de 800 milliards, je rappelle qu'il y en a eu déjà
00:24:26un autre avec le plan Covid
00:24:28ils veulent vendre aux Européens ce plan de 800 milliards
00:24:30s'il n'y a plus de guerre
00:24:32c'est un peu ça le problème, donc il y a une course à l'échalote
00:24:34il y a une course à l'échalote
00:24:36et d'ailleurs on le voit nous
00:24:38dans les dossiers, c'est-à-dire que normalement
00:24:40pour rédiger un rapport, on a un peu de temps
00:24:42devant nous, on doit élaborer des amendements
00:24:44après il y a des compromis d'amendements
00:24:46il y a des réunions techniques, donc en général
00:24:48un dossier on le ficelle
00:24:50en 6 mois, là on nous impose
00:24:52un calendrier beaucoup plus strict et court
00:24:54parce qu'effectivement il y a cette course
00:24:56à l'échalote, parce qu'encore une fois
00:24:58comment on va communiquer aux Européens
00:25:00qu'on va encore les endetter de plus de 800 milliards d'euros
00:25:02donc pour éviter
00:25:04que les gens ne s'insurgent
00:25:06contre cet endettement
00:25:08eh bien on essaye d'anticiper
00:25:10parce qu'on est
00:25:12encore en guerre
00:25:14avant de dire qu'on est en paix
00:25:16c'est un peu ça la problématique
00:25:18d'où aussi cet autre sujet
00:25:20peut-être que mes collègues en ont déjà parlé
00:25:22du Réformement National
00:25:24comme il y a urgence
00:25:26comme je vous l'ai dit, d'un côté on parle de paix
00:25:28on parle encore de guerre
00:25:30donc pour éviter
00:25:32un double discours, en tout cas
00:25:34une incompréhension de la part des Européens
00:25:36ils utilisent là une autre arme
00:25:38c'est-à-dire l'urgence