Aujourd'hui dans "Punchline", Thierry Cabannes et ses invités débattent des mesures présentée par Didier Migaud pour lutter contre le Narcotrafic.
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00:00Merci de nous accueillir sur CNews et sur Europe. Avec moi pour commenter cette actualité, Naïma Mfadel, essayiste. Bonsoir Naïma.
00:06Bonsoir Thierry.
00:07Louis de Reygnel, journaliste. Bonsoir Louis.
00:09Bonsoir Thierry.
00:10Véronique Jacquet, journaliste. Bonsoir Véronique.
00:13Bonsoir Thierry, bonsoir à tous.
00:14Muriel Wakin Melki, avocate, présidente de l'organisation Juive Européenne. Bonsoir Muriel.
00:20Bonsoir Thierry.
00:21Il a tenu ses promesses, chacun avec beaucoup de plaisir, David Levaux, secrétaire régional de Bretagne Unité. Soyez le bienvenu.
00:28Je vous avais lancé une invitation le week-end dernier en disant, je veux absolument vous avoir à mes côtés après la visite de Bruno Retailleau et de Didier Migaud.
00:38Et vous avez tenu vos engagements.
00:40Merci de l'invitation. Je vous souhaite aussi une bonne soirée ainsi qu'à tous les auditeurs et à tous vos invités.
00:45Je suis enchanté de venir pour un petit provincial, venir sur un plateau parisien c'est toujours un petit peu...
00:50C'est important, on est ravis de vous accueillir parce que vous parlez vrai.
00:54Je n'en ai plus d'ailleurs lorsque nous nous sommes parlé le week-end dernier, puisque j'aimerais absolument vous avoir,
01:00puisque je le disais, le ministre de l'Intérieur et le ministre de la Justice ont appelé aujourd'hui à Marseille à faire front commun et à agir vite dans la lutte contre le narcotrafic.
01:09Ils ont parlé de cause nationale.
01:11Sincèrement, je vous regarde droit dans les yeux, je le dis également pour nos auditeurs d'Europe 1,
01:17est-ce que vous avez été convaincu par le discours des deux ministres et leur prise de position ?
01:22Il est important qu'ils marchent ensemble.
01:25Je pense que ce qui est important, ce n'est pas que je sois moins convaincu,
01:28c'est que les milliers de collègues qui sont sur le terrain, mes milliers d'enquêteurs soient convaincus.
01:33Moi, je ne suis que leur voix ici, je les représente, j'essaie de les représenter au mieux.
01:37Après, il y a des annonces qui ont été faites de manière structurelle qui sont intéressantes, avec des bonnes pistes.
01:42Maintenant, nous, ce qui nous inquiète toujours, et pour nous les policiers de terrain, c'est les moyens.
01:49Aujourd'hui, on nous annonce beaucoup de choses de manière structurelle qui devraient changer,
01:53et qui sont des bonnes choses, parce qu'aujourd'hui, on voit bien que le narcotrafic...
01:56Et on dit bien, on parle de narcotrafic, donc ça veut dire qu'on parle aussi de corruption,
01:59qui pourrait être au plus haut sommet aussi.
02:01Donc voilà, je pense qu'il est vraiment temps de le faire.
02:03La justice, la police, nous, on le dit depuis toujours, on est une chaîne unie,
02:07et quand il y a un maillon qui est cassé, on ne peut pas fonctionner.
02:11Donc il faut continuer comme ça, il faut vraiment qu'il y ait une entente.
02:14J'espère sincèrement que ça ne sera pas que des paroles,
02:16parce que ça fait 33 ans que je suis policier et j'en ai entendu beaucoup.
02:18Je pense qu'il y a une vraie envie.
02:20Maintenant, je l'ai dit la dernière fois, l'envie, ça ne fait pas tout.
02:24Il faudra de l'argent, il faut des moyens.
02:26Vous savez, moi, je parle souvent...
02:28Je vais parler un petit peu, c'est vrai que je parle de Marseille,
02:30mais je parle de Rennes parce que c'est une ville où j'y suis,
02:32où il s'est passé des choses terribles, mais qui se passent depuis quelques années.
02:34Il nous manque environ une trentaine d'enquêteurs,
02:36mais c'est dans tous les commissariats comme ça.
02:38Donc on nous parle, en fait, de narcotrafic,
02:40on nous parle du haut du spectre, qui est très bien,
02:42mais quid du bas du spectre ?
02:44Quid de mes collègues abandonnés ?
02:46Vous savez, sur Rennes, aujourd'hui, on a un logiciel qui s'appelle RPPN.
02:48Pendant deux jours, il n'a pas fonctionné.
02:50C'est-à-dire qu'en une journée, mon collègue, il a réussi à faire un PV.
02:52Ça, c'est du concret.
02:54Ça, c'est du concret. Ça, c'est la vérité.
02:56Il est obligé de se mettre sur la version d'avant.
02:58C'est-à-dire qu'on nous promet un logiciel qui va arriver,
03:00mais qu'en 2026...
03:02Voilà aujourd'hui ce qu'est la réalité des policiers de terrain.
03:04Aujourd'hui, ceux qui dutent contre les stupéfiants
03:06dans l'ancienne...
03:08En tout cas, ce qui s'appelait avant
03:10la Sûreté départementale à Rennes,
03:12ils sont trois policiers.
03:14Trois. Voilà.
03:16Nous, on attend aujourd'hui
03:18les annonces, c'est bien. On attend des effectifs.
03:20Aujourd'hui, on a un renfort qui est prévu sur Rennes
03:22en effectifs en tenue, mais on n'a pas
03:24de visu sur des effectifs
03:26enquêteurs. Donc voilà.
03:28C'est la grande inquiétude. Et moi, je vous le dis aussi sincèrement,
03:30aujourd'hui, l'investigation, ça n'intéresse plus nos collègues.
03:32Parce qu'avoir 420 dossiers sur son bureau,
03:34avoir le risque, quand on est au PJ,
03:36de faire une bêtise, et moi, je le prends
03:38pour les violences intrafamiliales, etc.
03:40C'est à côté d'un dossier et on se retrouve devant la justice
03:42et on est bien seul. Voilà.
03:44Il faut balayer tout ça.
03:46Aujourd'hui, les annonces qui sont faites
03:48sont des bonnes annonces. Il va falloir les mettre
03:50en musique. Et ça, en tout cas, il faut
03:52des bons chefs d'orchestre, mais il va falloir les moyens pour le faire.
03:54Il va falloir payer les musiciens aussi.
03:56Et il n'y a pas que les deux ministres qui jouent ensemble.
03:58C'est une évidence. Je l'ai dit tout à l'heure.
04:00Si l'un joue contre l'autre, je ne vois pas comment on peut avancer.
04:02Ce n'est pas possible. On ne peut pas demander
04:04des résultats à un ministre de l'Intérieur si le ministre de la Justice
04:06met des bâtons dans les roues.
04:08Donc ça, c'est une évidence.
04:10Ça paraît évident à tout le monde, mais pas forcément qu'aux policiers.
04:12On écoutera dans quelques instants Didier Migaud
04:14qui doit s'exprimer. Vous pourrez réagir
04:16à tout moment
04:18à sa prise de parole. C'est du concret, Louis de Raguenel,
04:20ce que nous dit David Levaux.
04:22David Levaux résume bien
04:24le danger de la situation. Vous, vous donnez
04:26sa chance aux ministres de l'Intérieur
04:28et à toutes les annonces qui ont été faites.
04:30De ce point de vue-là, c'est plutôt positif. Vous n'êtes pas dégoûté.
04:32Vous n'êtes pas député. Vous êtes là.
04:34Il faut maintenant que ça avance.
04:36La difficulté à laquelle vous êtes confronté,
04:38c'est que l'enveloppe budgétaire,
04:40on le sait à l'avance, puisque le budget
04:42est en discussion et on sait
04:44que le budget du ministère de l'Intérieur va être
04:46sanctuarisé, mais ne va pas augmenter.
04:48A priori, il n'y aura pas de recrutement
04:50massif supplémentaire. Effectivement,
04:52c'est ce qu'il faudrait pour répondre
04:54à la situation à Rennes, mais comme dans
04:56toutes les villes de la taille de Rennes, et même
04:58les villes un peu plus petites.
05:00S'agissant du recrutement en police judiciaire,
05:02ce qui me fascine, c'est que
05:04il y a une quinzaine d'années encore,
05:0615-20 ans, la police judiciaire, c'était le
05:08graal de la police. Tout le monde voulait faire
05:10de la pêche.
05:12On retrouve Didier Migaud qui s'exprime tout de suite.
05:18Il faut passer par la loi.
05:20C'est un sujet
05:22qui doit encore être travaillé, qui a fait l'objet
05:24d'une proposition de loi
05:26et qui devrait
05:28être débattue d'abord
05:30au Sénat, le
05:327 janvier prochain.
05:36Ce matin, j'ai annoncé des mesures immédiates
05:38et puis des pistes
05:40qui nous obligent
05:42à passer par la voie législative.
05:50Ce que nous verrons, ce sont
05:52des personnes qui
05:54peuvent regretter,
05:56qui peuvent négocier
05:58et qui ont besoin
06:00d'un statut particulier
06:06pour pouvoir,
06:08comme ça se fait dans d'autres pays,
06:10négocier un certain nombre
06:12d'informations et de renseignements.
06:14On sait que l'information et le renseignement
06:16sont des choses qui sont essentielles
06:18si on veut lutter contre la grande criminalité
06:20organisée.
06:22Si on peut bénéficier, bien sûr,
06:24de sources d'informations,
06:26de renseignements de la part de personnes
06:28qui regrettent le comportement
06:30qu'ils ont pu avoir,
06:34eh bien, ça peut être utile
06:36pour la justice.
06:38Et quels moyens ont été mis
06:40pour le nouveau parti
06:42anti-stupéfiants ?
06:44Anti-criminalité organisée,
06:46il faut bien sûr l'élargir
06:48à la criminalité organisée.
06:52Là, j'ai annoncé des mesures immédiates
06:54dans l'attente d'une consécration
06:56législative,
06:58si je puis dire.
07:00Nous allons créer
07:02une cellule nationale
07:04avec des magistrats
07:06et avec également
07:08une équipe autour
07:10des magistrats,
07:12qui peut comprendre des policiers,
07:14des gendarmes,
07:16du personnel aussi
07:18de Percy,
07:20des spécialistes de la criminalité.
07:22C'est-à-dire,
07:24j'ai créé une cellule nationale
07:26et puis je me suis engagé aussi
07:28à renforcer les moyens
07:30des juridictions spécialisées,
07:32aussi bien au niveau national
07:34qu'au niveau local,
07:36à la fois au niveau des parquets
07:38et au niveau des sièges.
07:40Parce qu'il faut bien sûr
07:42pouvoir investiguer,
07:44pouvoir instruire,
07:46et puis il faut aussi pouvoir juger.
07:48Bien évidemment,
07:50nous allons regarder les moyens
07:52pour les renforcer,
07:54à la fois au niveau du parquet et au niveau du siège.
07:56Avec ces annonces faites
07:58avec le ministre de l'Intérieur ce midi,
08:00est-ce bien nécessaire maintenant d'avoir
08:02un parquet national ?
08:04Il faut
08:06une coordination nationale,
08:08il faut des échanges
08:10entre les différents parquets
08:12et ça, il faut que vous puissiez avoir
08:14une gestion nationale.
08:16Donc oui, c'est utile d'avoir un parquet...
08:18La coordination nationale ne suffira pas ?
08:20La coordination nationale,
08:22il faut aussi qu'elle puisse être incarnée,
08:24il faut qu'elle puisse avoir
08:26des échanges avec
08:28les autres parquets. Ensuite, nous verrons
08:30au niveau de la justice comment nous
08:32nous organisons à partir
08:34de ce parquet national.
08:36Il faut bien évidemment
08:38favoriser les échanges.
08:40On sait que sur le plan des affaires criminelles,
08:42beaucoup de choses sont imbriquées
08:44entre la criminalité organisée
08:46et la criminalité ordinaire.
08:48Donc il faut veiller à ce que
08:50le parquet national
08:52qu'on mettra en place
08:54puisse être le plus efficace
08:56possible, sans remettre en cause
08:58bien évidemment les travaux qui peuvent être conduits
09:00au niveau des parquets locaux.
09:02Vous espérez, avec une majorité fragile
09:04à l'Assemblée, pouvoir y arriver
09:06assez rapidement ? Bien sûr, parce que je crois
09:08que c'est un sujet qui doit dépasser
09:10les clivages partisans,
09:12les clivages politiques.
09:14Il ne nous a pas échappé qu'il n'y a pas un gouvernement monocolore.
09:16Déjà, nous avons des sensibilités différentes.
09:18Au niveau du gouvernement, nous essayons
09:20de travailler à des compromis
09:22dans l'intérêt général.
09:24Et nous serions irresponsables
09:26si, pour lutter
09:28contre la criminalité organisée,
09:30nous n'étions pas capables
09:32de nous mettre d'accord et d'avancer.
09:34Je suis persuadé que
09:36nous aurons un soutien
09:38très important
09:40et très consensuel
09:42au niveau du Parlement sur ces sujets-là.
09:44Est-ce que vous comprenez
09:46le projet de cité judiciaire, mademoiselle ?
09:50Je peux comprendre
09:52qu'il se heurtait
09:54à certaines résistances,
09:56mais c'est un projet
09:58qui est engagé,
10:00auquel les magistrats tiennent.
10:02Il y a un certain nombre d'engagements
10:04qui ont été pris. Pour le moment,
10:06il n'y a pas de retour en arrière
10:08prévu.
10:10Lors d'une commission sénatoriale
10:12sur le trafic de drogue,
10:14des magistrats ont dénoncé
10:16de la corruption
10:18au sein de la justice.
10:20Vous pouvez en parler ?
10:22Vous êtes au courant ?
10:24La corruption, elle peut être partout,
10:26donc il faut qu'on y soit attentif.
10:28Ces criminels, ils ont des moyens
10:30considérables. On parle de 6 milliards
10:32de chiffre d'affaires,
10:34de 3 milliards et demi, 4 milliards
10:36de bénéfices nets. Ce sont des moyens
10:38qui sont considérables, avec la possibilité
10:40de corrompre, effectivement,
10:42toute la chaîne pénale.
10:44Il faut que nous soyons attentifs à cela,
10:46que nous prenions les mesures de prévention
10:48par rapport à cela. D'ailleurs,
10:50avec le ministre chargé des Comptes publics,
10:52nous présenterons
10:54ensemble, en début d'année prochaine,
10:56le plan national de lutte
10:58contre la corruption, et bien évidemment,
11:00nous y intégrerons
11:02cette dimension.
11:04Merci beaucoup.
11:06Merci, au revoir.
11:08Merci.
11:10En vertu de ce qu'on s'est dit
11:12juste avant, sur
11:14cette volonté de marcher avec deux jambes,
11:16comme le disait Srendra Buisson,
11:18est-ce que vous êtes convaincu
11:20par les propos du ministre de la
11:22justice ?
11:24Je l'ai dit la semaine dernière, moi je suis comme Saint-Thomas,
11:26ce que je vois, et mes collègues, maintenant, aujourd'hui,
11:28ils ont tellement entendu de discours, tellement entendu de choses,
11:30ils ont tellement vu la justice
11:32faillir à sa mission,
11:34et non pas forcément, des fois,
11:36à cause des juges, il faut se dire aussi que
11:38les moyens de la justice sont en totale
11:40décrépitude. Allez interroger les magistrats,
11:42allez interroger les TGI,
11:44on n'a plus de greffier, parfois,
11:46il faut attendre. On a des individus, ils sont
11:48convoqués un an et demi après les faits,
11:50quand ils sont convoqués pour les faits, finalement, ils ont déjà
11:52dix faits derrière, ils ne savent même plus pourquoi ils sont présentés,
11:54finalement, et puis, finalement, on les relaxe.
11:56On le voit, on l'a encore vu à Rennes,
11:58dernièrement, pris avec 40 grammes de cocaïne,
12:00relâché. Voilà, nos collègues,
12:02ils ont vraiment l'habitude et l'impression
12:04de travailler dans le vide.
12:06Mais encore une fois, là,
12:08je reprends mon petit niveau
12:10régional, on ne travaille là,
12:12on ne parle que du haut du spectre. Alors, évidemment,
12:14qu'il faut y lutter, mais ce n'est pas que national,
12:16c'est international. Aujourd'hui, si on ne travaille pas sur le haut du spectre
12:18international, on n'y arrivera pas.
12:20On sait d'où ça part, on sait par où ça passe,
12:22on sait où ça arrive, on sait que les ports
12:24sont aussi corrompus,
12:26on le voit bien, il y a même des dockers, car on arrive à corrompre des dockers
12:28pour déplacer, en tout cas,
12:30la nuit,
12:32les conteneurs.
12:34Donc, on voit bien que tout ça,
12:36on voit bien des annonces.
12:38Encore une fois, on va rester très vigilants.
12:40Est-ce qu'il y a une vraie conviction
12:42de faire les choses ?
12:44D'aller vite, parce que le narcotrafic,
12:46il ne va pas disparaître demain, ça fait 25 ou 30 ans
12:48qu'on l'a fait.
12:50Bruno Rotailleux a dit qu'il fallait au moins 10 à 20 ans, on l'a rappelé avec Véronique Jaquiez
12:52tout à l'heure. Oui, c'est sûr,
12:54mais après, encore une fois, si on veut rester motivés et continuer
12:56à motiver nos collègues, il va falloir vraiment
12:58qu'on y mette les moyens et que nos collègues
13:00voient des résultats. Parce qu'encore une fois, ce qui motive,
13:02c'est quand vous interpellez,
13:04c'est votre métier. Vous êtes là pour interpeller
13:06les dealers, mais c'est aussi
13:08pour protéger les gens, c'est aussi pour protéger
13:10leurs enfants. Et quand vous faites ça tous les jours
13:12et que les gens sont relâchés,
13:14moi, franchement, quand je parle de résilience,
13:16c'est impressionnant.
13:18Je suis toujours interloqué par ça.
13:20Ils continuent à y aller, ils continuent à aller au charbon,
13:22sachant que le gars ne va pas être condamné
13:24et qu'il risque même d'être filmé
13:26et que si jamais il y a un coup qui part, ils vont être filmés,
13:28qu'ils vont se retrouver devant le tribunal et qu'encore une fois,
13:30on les montrera du doigt et que les coupables,
13:32ce ne sera pas les voyous, ce sera le policier.
13:34Parce qu'on sait bien, le policier, c'est une bête inhumaine
13:36qu'on sort d'une boîte qui est
13:38assoiffée de sang et quand il sort de sa voiture,
13:40c'est pour agresser les jeunes et pour les tabasser.
13:42Il faut arrêter un petit peu tout ça. Moi, je pense
13:44que les policiers, ils font très bien leur métier.
13:46Ils ont un profond respect, même
13:48pour les individus qu'ils interpellent.
13:50Mais encore une fois,
13:52quand il faut utiliser les moyens et la force, on le fait.
13:54Mais qu'on nous donne réellement les moyens de travailler,
13:56qu'on arrête de nous dire, on va faire,
13:58on fait, on y va. Je vous assure,
14:00mes collègues, ils sont prêts et sur tout le territoire,
14:02ils sont prêts à y aller et quand il faudra aller au charbon,
14:04ils vont y aller.
14:05Comprenez les uns et les autres pourquoi je voulais absolument
14:07que David Levaux soit avec nous ce soir.
14:09Parce qu'il parle vrai,
14:11non pas que vos confrères ne parlent pas vrai,
14:13mais c'est vrai que lorsque nous sommes partis
14:15le week-end dernier, vous m'avez beaucoup touché.
14:17En fait, on évoquait la situation
14:19à Rennais et je voulais absolument
14:21que vous soyez à nos côtés ce soir,
14:23évidemment pour commenter ces prises
14:25de position. Réaction, mais alors...
14:27Joaquin Melchi.
14:29Moi, je suis avocate pénaliste,
14:31donc les gardes à vue,
14:33les rapports avec les enquêteurs,
14:35les dossiers, tous les soucis que vous évoquez,
14:37monsieur, je les connais par cœur.
14:39On les dénonce depuis des années.
14:41Je crois que si on souhaite progresser
14:43aujourd'hui, il faut viser l'excellence, véritablement.
14:45Viser l'excellence, ça veut dire
14:47se doter aussi de moyens,
14:49de moyens humains,
14:51en essayant effectivement d'avoir
14:53des gens qui soient investis, des gens
14:55qui soient de qualité, de compétence et qui ont envie
14:57de faire bouger les choses, et puis des moyens
14:59financiers. Des moyens financiers
15:01pour notamment payer ces gens au juste
15:03prix, pour continuer à les motiver,
15:05pour qu'ils ne soient pas démotivés. Et puis
15:07des moyens matériels, parce que ce que vous décrivez
15:09tout à l'heure, le coût du logiciel
15:11obsolète, c'est une monnaie
15:13courante, vous n'avez pas idée. Les imprimantes,
15:15on en parle, les imprimantes ?
15:17Il n'y a pas d'imprimantes
15:19dans les commissariats, il n'y a pas de rames de papier.
15:21Donc on en est là, et c'est du quotidien
15:23en fait. Et donc quand je dis qu'il faut
15:25donner des moyens matériels, il faut
15:27donner des moyens matériels, quand je dis qu'il faut viser l'excellence,
15:29si on veut obtenir des résultats, que ce soit
15:31dans 5 ans, dans 10 ans, dans 15 ans ou dans 20 ans,
15:33il faut viser tout en haut. Véritablement,
15:35la création d'un pôle
15:37national pour lutter
15:39contre cette criminalité organisée, oui, c'est
15:41une très bonne chose, mais évidemment qu'il faut la coordonner
15:43au niveau international, sinon
15:45ça ne servira à rien.
15:47C'est une première bonne étape
15:49et elle est fondamentale.
15:51Il faut qu'on puisse avoir un recoupement
15:53entre toutes les procédures et il faut que ce soit plus
15:55simple aussi dans le quotidien des enquêteurs
15:57et des magistrats qui travaillent sur ces dossiers.
15:59Les avocats aussi, au demeurant.
16:01Mais ensuite, il faut arriver
16:03à inscrire cette lutte
16:05parce qu'il y a des flux financiers qui traversent
16:07le monde entier, c'est de ça dont on parle
16:09avant tout, les flux financiers, et c'est ce qu'il faut
16:11observer. Pour observer ce flux financier
16:13et pour les poursuivre et pour remonter jusqu'aux auteurs
16:15et à ceux qui en profitent, il faut forcément
16:17avoir une vision internationale de ces dossiers-là.
16:19Et cette vision internationale, elle doit
16:21aussi se concerter sur le plan européen
16:23mais à l'échelle planétaire, bien évidemment.
16:25David Leveau, vous souhaitez réagir ?
16:27Je suis tout à fait d'accord avec vous. Aujourd'hui, c'est ce que
16:29vivent nos collègues sur le terrain. On travaille
16:31avec des bouts de ficelle, avec des bouts de chandelle,
16:33avec du matériel. En fait, quand on reçoit du matériel, ça fait
16:35dix ans qu'il est obsolète et c'est tout le temps comme ça.
16:37Donc, c'est aussi la difficulté.
16:39Je vous donne un petit exemple.
16:41On a eu une réforme de la garde à vue
16:43qui a été mise en place en juillet.
16:45Mais simplement, la mise à jour, elle n'est toujours pas faite chez nous
16:47et elle ne sera pas faite avant janvier. C'est-à-dire que les enquêteurs
16:49n'ont même pas la mise à jour pour la garde à vue
16:51alors qu'elle a été faite chez les gendarmes
16:53au 1er juillet. Voilà dans quel
16:55État est notre police nationale.
16:57On a un nouveau ministre, alors évidemment
16:59qu'il faut lui laisser sa chance.
17:01Il a décidé de mettre les moyens
17:03et le ministre de la Justice,
17:05j'espère qu'il le suivra, mais on voit bien
17:07que dans les discours, ils le suivent. Mais aujourd'hui,
17:09si on ne donne pas les moyens aux policiers,
17:11je l'ai dit tout à l'heure, on n'a plus
17:13personne qui vient en investigation.
17:15Ça n'intéresse plus nos collègues.
17:17Ils ne veulent plus venir parce que ça ne les intéresse pas
17:19de venir pour se faire
17:21tout le temps mal voir, pour avoir
17:23des procédures par-dessus la tête. Parce que eux,
17:25ils vivent 24 heures sur 24. Quand vous avez une procédure
17:27qui est commencée, quand vous avez un viol d'enfant,
17:29quand vous recevez une famille
17:31où il y a des enfants qui ont été battus,
17:33vous vivez, vous dormez avec ces dossiers.
17:35Ils vivent de ça, mes collègues, chaque jour.
17:37Mais ça, personne ne le voit. Et moi aujourd'hui, je suis leur voix
17:39et je le dis sur votre plateau, il faut penser à tout ça.
17:41A tous ces collègues, à toutes ces femmes
17:43et ces hommes qui, tous les jours, se lèvent
17:45et ils vont à la maille, ils vont au charbon
17:47parce qu'ils aiment ça et ils aiment leur pays.
17:49Ce sont des policiers républicains.
17:51On aime notre pays, on aime notre drapeau.
17:53Liberté, égalité, fraternité, c'est notre devise.
17:55Et nous, en tout cas, je peux vous dire
17:57que mes collègues, ils ne lâcheront jamais le morceau
17:59et que si l'État décide de mettre les moyens,
18:01je l'ai dit tout à l'heure, on sera présent,
18:03on répondra présent, et quand il faudra aller chercher les gars,
18:05quand il faudra les mettre en prison,
18:07et quand il faudra mettre de la force
18:09pour permettre, peut-être, de se mettre en danger,
18:11ce qu'on fait tous les jours, on le fera.
18:13Oui, le Ragnel, réaction.
18:15J'aimerais aussi que vous réagissiez sur la prise de parole
18:17de M. Migaud.
18:19Sur ce qu'a dit Didier Migaud,
18:21je trouve que sur la forme, j'aurais aimé
18:23qu'il n'était pas extrêmement convaincu
18:25par le sujet qu'il portait.
18:27Et d'ailleurs, quand il parle
18:29d'un parquet spécialisé, il ne le nomme pas.
18:31Donc il dit qu'il faut agir
18:33sur le volet de la criminalité organisée.
18:35Il manque quelque chose, là.
18:37Ce qu'on appelle le parquet anti-stupéfiants,
18:39en réalité, c'est plus la criminalité organisée
18:41pour précisément lutter,
18:43vous l'évoquiez, Maître, tout à l'heure,
18:45toute la question des réseaux internationaux.
18:47Et puis, on voit bien que ce n'est pas juste un parquet
18:49contre les dealers, c'est qu'en fait, le trafic de stupéfiants
18:51s'inscrit dans le cadre
18:53de la criminalité organisée, dans lequel il y a d'autres
18:55activités délictuelles qui ne sont pas
18:57exclusivement le trafic de stupéfiants.
18:59Mais voilà, tout est lié.
19:01C'est une bonne première, Pierre.
19:03Et ça, ça va vraiment dans le bon sens.
19:05Et ensuite, ce qui est vrai, c'est qu'il y a deux écueils.
19:07Un, on n'a pas beaucoup d'argent, et ça, vous le savez.
19:09Et deuxièmement, le contexte
19:11politique fait que c'est
19:13très difficile de faire passer
19:15un certain nombre de lois, et le garde des Sceaux l'a immédiatement
19:17rappelé, ce que je trouve un tout petit peu...
19:19Moi, j'aurais aimé avoir un garde des Sceaux qui nous dit...
19:21qui nous dit, je vais aller me battre,
19:23pour essayer de convaincre
19:25les parlementaires, un par un, de l'urgence
19:27de la situation, et du fait
19:29qu'il faut absolument cette loi, quelle que soit
19:31la couleur politique. J'aurais aimé que ce soit plus explicite,
19:33plus affiché. Je le connais mal, donc
19:35ce n'est peut-être pas dans sa nature.
19:37On verra dans les prochaines semaines.
19:39Et ensuite, un message d'espoir, malgré,
19:41en dépit de ce que vous dites parfois
19:43d'un peu négatif. Non, le positif,
19:45c'est que ce qu'on entend quand même...
19:47Le positif, c'est qu'il ne veut pas lâcher, malgré les conditions.
19:49Ce qui est rassurant, je pense, pour nous
19:51tous, pour les Français, c'est qu'on a
19:53encore une police qui a le sens de la mission.
19:55C'est un métier de passion, de vocation,
19:57de mission, et ce que vous disiez sur le fait
19:59que les enquêteurs dorment avec leurs dossiers,
20:01en fait, ils ne sont pas...
20:03Ce n'est pas négatif dans ma bouche, mais vous allez comprendre ce que je veux dire.
20:05On n'assiste pas à une sorte
20:07de fonctionnarisation, entre guillemets,
20:09de la police. On n'a pas des policiers
20:11qui se disent, je fais mes horaires, je pars,
20:13c'est fait, c'est pas fait, c'est pas le sujet.
20:15On a encore une police qui est engagée, passionnée,
20:17qui n'attend qu'une chose, c'est qu'on lui
20:19fasse confiance et qu'on lui donne les moyens
20:21de faire son travail.
20:23Je pense que la balle est dans le camp
20:25du gouvernement. Et pour terminer,
20:27je pense que, moi, c'est ce que je regrette
20:29pour Au Moyen, c'est qu'encore une fois
20:31dans le budget, on a vu que le gouvernement
20:33essaie de satisfaire à peu près
20:35un peu tout le monde en faisant le...
20:37Vous voyez, on va limiter la casse sur tous les sujets.
20:39Vous savez comment ça se termine, c'est que généralement, tout le monde est insatisfait.
20:41Mais moi, quitte à faire des...
20:43En fait, vous ne pouvez pas satisfaire tout le monde.
20:45La politique, c'est faire des choix. Et je préférerais
20:47mille fois avoir un gouvernement
20:49qui vous dit... Bon, je vais vous
20:51prendre un exemple au hasard, parce que c'est celui qui me vient comme ça.
20:53L'aide au développement qui coûte l'équivalent
20:55du budget annuel du ministère de la Justice,
20:57pendant 5 ans,
20:59on gèle et l'argent qu'on mettait
21:01pour l'aide au développement, on le met
21:03en direction de la police et de la justice. Ça ne coûte pas
21:05un euro de plus aux contribuables français.
21:07Ce sont des choix politiques.
21:09Et d'autres pays ont fait ces choix politiques.
21:11Et dès lors que vous dites que c'est une priorité,
21:13que c'est quelque chose
21:15qui est essentiel, quand vous organisez
21:17votre vie, vous vous dites, moi, ma priorité,
21:19c'est mon métier, ma priorité, c'est mon équilibre,
21:21ma priorité, je ne sais pas, c'est gagner de l'argent,
21:23ça veut dire que toutes les actions
21:25que vous faites dans votre journée,
21:27que la manière d'organiser sa vie
21:29se fait autour de cette priorité.
21:31Je trouve que pour le gouvernement,
21:33ils devraient faire pareil. On se dit
21:35que la priorité, c'est la sécurité des Français.
21:37Dans ce cas, on réduit
21:39certains postes de dépense et on se dit,
21:41on met le paquet vers la police,
21:43la justice, et au moins,
21:45il y a une chose qui est réellement réussie.
21:47Le problème, c'est que quand vous diminuez
21:49de 5 % chaque budget,
21:51avec les mots, on essaye de combler,
21:53on essaie de garder la face, mais in fine,
21:55la satisfaction, elle n'est pour personne.
21:57Alors, je vous propose deux choses.
21:59Je vais vous faire réagir, Véronique Naïma aussi,
22:01mais Patrick Urbourant,
22:03qui me parle à l'oreille avec qui je construis cette émission,
22:05m'a sorti deux petites séquences
22:07où Bruno Retailleau et Didier Migaud parlent
22:09de leur collaboration. Je pense que ça peut intéresser
22:11tout le monde et évidemment les Français,
22:13puisqu'on n'arrête pas de dire que la justice
22:15est à l'intérieur de notre expérience.
22:17C'est un peu comme le franco-allemand.
22:19Mais oui, Patrick Urbourant,
22:21je t'ai préparé une petite séquence,
22:23donc j'aimerais vous la soumettre.
22:25D'abord, réaction de Véronique Jacquier,
22:27Naïma Mfadel. Ensuite, je vous propose
22:29la séquence et vous agirez aussi.
22:31Véronique.
22:33Je suis tout à fait d'accord avec Louis de Ragonel
22:35et ce qui manque effectivement à la France,
22:37c'est de passer à des priorités nationales.
22:39Depuis 2017, on voit, même avant,
22:41bien entendu, Emmanuel Macron n'est pas responsable
22:43de tout, mais enfin, on voit quand même
22:45l'hôpital qui s'effondre, on voit la police
22:47qui n'a plus aucun moyen et c'est une honte.
22:49Pareillement pour la justice,
22:51même s'il y a eu une petite
22:53augmentation du budget, mais enfin, c'est rien
22:55du tout par rapport aux enjeux.
22:57L'État est un très mauvais employeur.
22:59Il devrait effectivement prendre exemple
23:01sur d'autres pays et moi, j'ai été
23:03très déçu par les paroles de Didier Migaud parce qu'on voit
23:05qu'on a l'impression qu'il n'est pas...
23:07Non, mais c'est une guerre qu'il faut mener
23:09et il n'est pas dans la bataille.
23:11On a l'impression qu'il est en train de commenter
23:13ses propres paroles, sans aller
23:15très loin d'ailleurs.
23:17Ça manquait un peu de...
23:19de punch.
23:21Ça manque un peu de...
23:23Non, mais c'est pas ça, c'est plus grave que ça.
23:25Ça manque de punch, mais
23:27les magistrats de Marseille l'ont dit, on a une guerre à mener,
23:29on veut plus de moyens.
23:31Et on peut la perdre.
23:33Ils ont dit, on fait face à la
23:35corruption. On fait quoi ? On fait comment ?
23:37Voilà. Moi, je ne l'ai pas senti à l'aise.
23:39Très sincère. Je ne l'ai pas senti à l'aise
23:41dans les réponses. Je ne l'ai pas senti convaincant.
23:43Je trépigne d'impatience d'écouter...
23:45Naïma, faites court, parce que...
23:47Louis de Ragnell
23:49piétine d'impatience. Allez-y.
23:51Non, mais moi, je suis très, très touchée
23:53par les propos que vous avez tenus,
23:55monsieur, parce que moi, je suis
23:57très sensible à
23:59la situation que vivent nos forces de l'ordre.
24:01Et depuis
24:03des années, ils sont malmenés.
24:05Je pense qu'on a eu de cesse
24:07certains politiques notamment, mais ils n'ont
24:09pas été trop, je trouve,
24:11protégés par l'État.
24:13Certains politiques,
24:15ils ont eu de cesse de les désarmer
24:17effectivement, moralement,
24:19et vous êtes aussi désarmés, effectivement,
24:21matériellement, donc
24:23c'est très difficile, alors que
24:25vous avez en charge, dans vos
24:27missions, notre sécurité, notre protection
24:29au risque de perdre votre vie.
24:31Donc moi, je suis très sensible et je tiens
24:33à vous rendre hommage.
24:35Et je trouve qu'aujourd'hui, écoutez,
24:37moi, j'ai envie de croire à tout ce que nous
24:39dit le ministre Rotaillot, et encore
24:41une fois, on le sent engagé, etc.
24:43Mais moi,
24:45je pense qu'il y a
24:47des choses qui coûteraient
24:49beaucoup moins cher et qui seraient extrêmement
24:51efficaces. Ce dont j'ai
24:53parlé tout à l'heure, mais je vais le redire,
24:55c'est la question de la place et de la
24:57responsabilité des parents. Aujourd'hui, on a des mineurs
24:5911, 12, 13 ans
25:01qui commencent dans la délinquance.
25:03Le docteur Maurice Berger a parlé aussi
25:05des mineurs, de la
25:07violence des mineurs, et puis dans l'embrigadement
25:09des trafics de drogue, nous avons
25:11aujourd'hui des gamins qui commencent
25:13là actuellement, parce qu'on n'est plus dans 11,
25:1512, 13 ans, même des gamins
25:17qui commencent à 7, 8 ans, pour faire
25:19le chouffe, pour faire le mûlé,
25:21et c'est extrêmement grave.
25:23Et ça, c'est au-dessus de tout le monde.
25:25Donc, j'appelle encore une fois pour sauver
25:27ces gamins, parce que M. Rotaillot,
25:29le ministre de l'Intérieur, enfin, et avec
25:31le garde des Sceaux, nous annonce qu'il y aura
25:33une politique de responsabilisation
25:35des parents. Allez, comment fonctionne
25:37le couple Rotaillot-Migaud ?
25:39Écoutez cette petite séquence, et puis
25:41je vais vous faire réagir, évidemment, et les uns
25:43et les autres.
25:45On a évidemment deux parcours différents.
25:47Didier a un parcours qui vient de la
25:49gauche, et moi de la droite, avec des convictions
25:51qui sont très très fermes.
25:53Mais ce que je veux dire, c'est que
25:55on le voit aujourd'hui,
25:57les Français se divisent sur beaucoup de choses,
25:59mais aujourd'hui, une énorme majorité
26:01de Français veulent l'autorité,
26:03ils veulent la fermeté. Une énorme
26:05majorité de Français
26:07souhaitent qu'on puisse rétablir
26:09l'ordre républicain, et c'est ce qui compte.
26:11Et ce que nous avons annoncé
26:13ensemble, c'est un nouveau
26:15combat, c'est même une guerre qu'on va livrer
26:17contre le narcotrafic,
26:19contre la criminalité organisée,
26:21et il faut mettre toutes les
26:23forces de l'État en ligne,
26:25si on veut gagner, comme l'ont fait
26:27d'autres pays. C'est difficile, ce sera
26:29long, mais on est garant,
26:31justement, vis-à-vis des Français,
26:33de cette responsabilité.
26:35On travaille ensemble, nous sommes dans
26:37un gouvernement qui n'est pas monocolore,
26:39vous le savez,
26:41on serait irresponsable
26:43si on ne recherchait pas les compromis
26:45nécessaires pour travailler dans l'intérêt
26:47général, apporter des solutions,
26:49apporter des réponses aux attentes de nos concitoyens.
26:51Donc c'est
26:53ce qui me motive au sein
26:55du gouvernement, et
26:57je suis heureux qu'on puisse travailler
26:59ensemble avec
27:01le ministre de l'Intérieur,
27:03il faut qu'on puisse continuer à travailler
27:05ensemble, et apporter des solutions
27:07aux Français.
27:09On fait le rappel de l'info
27:11avec monsieur
27:13Simon Guillain, et je vais vous faire agir
27:15et les uns et les autres. Vous avez remarqué,
27:17Bruno Retailleau
27:19parle de Didier Migaud, ils ont Didier,
27:21et Didier Migaud ne dit pas Bruno.
27:23Voilà, c'est une petite lecture.
27:25Rami. Et Thierry.
27:27Cher Thierry. Cher Thierry.
27:29Allez,
27:31réaction juste après,
27:33mais tout de suite il est là. Cher Simon.
27:35Simon Guillain.