Michel Onfray passe en revue l’actualité de la semaine dans #FaceAMichelOnfray. Présenté par Laurence Ferrari.
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00:00Générique
00:11Bonjour à tous et bonjour à toutes, bienvenue d'en face à Michel Onfray sur CNews et sur Europe 1. Bonjour Michel.
00:16Bonjour Laurence.
00:17On va évoquer aujourd'hui bien sûr les multiples rebondissements autour de la condamnation de Marine Le Pen dans l'affaire des emplois fictifs du Parlement européen.
00:25Avec une peine de prison de 4 ans dont 2 fermes, le tout a sorti d'une inéligibilité de 5 ans pour détournement de fonds publics.
00:33On va y revenir car cela crée un véritable séisme dans la vie politique française.
00:37On entendra Marine Le Pen affirmer qu'elle va se battre, qu'elle pourra se présenter à l'élection présidentielle malgré les juges.
00:44Gérald Darmanin, le garde des Sceaux, a évoqué un procès rapide en appel pour la triple candidate a priori à l'été 2026.
00:51Pourra-t-elle faire campagne dans ces conditions ? Qui pour représenter le RN en cas d'empêchement ?
00:57Les regards se tournent bien sûr vers Jordane Bardella. On va évoquer tous les scénarios.
01:02Quant au président de la République, Michel, il a évoqué en Conseil des ministres le fait que tous les justiciables ont droit au recours,
01:09tout en rappelant bien sûr que la justice est indépendante.
01:12J'ai hâte de vous entendre à ce sujet, Michel, car cela pose des véritables questions sur le fonctionnement de notre démocratie.
01:18On évoquera aussi, et c'est très important, les motivations du tribunal qui vous ont surpris, Michel, concernant cette condamnation.
01:25Il est question de l'Europe, bien sûr, mais pas pour évoquer le travail des assistants parlementaires, qui est le cœur du sujet,
01:30mais le fait que Marine Le Pen serait anti-Union européenne, serait-ce devenu un délit ?
01:35Ainsi que les notions de trouble à l'ordre public ont été invoquées.
01:39Autre grand sujet dans l'actualité, la reprise du dialogue avec l'Algérie.
01:44Les présidents Macron et Théboune ont échangé au téléphone dans le but de relancer le dialogue bilatéral.
01:49Après que l'on ait frôlé la rupture diplomatique, on ignore ce que ces discussions recouvrent exactement.
01:54Pour les dossiers brûlants, ce sont la reprise par l'Algérie de ses ressortissants sous OQTF et la gestion de l'immigration.
02:00Et on évoquera bien sûr le cas de Boalem-Sensal, qui a été évidemment évoqué lors de cette conversation entre les deux chefs d'État.
02:06On a appris que l'écrivain franco-algérien, toujours emprisonné, a fait appel de sa condamnation à 5 ans de prison ferme.
02:13Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrault, se rend demain en Algérie.
02:17Enfin, Donald Trump lance la bataille commerciale avec le monde entier,
02:21enterrinant de nouveaux droits de douane censés inaugurer un âge dehors de l'Amérique,
02:26avec un taux de 20% pour l'Union Européenne.
02:29Quel impact va-t-il provoquer sur l'économie mondiale ?
02:32Cela signifie aussi pour vous le retour de l'impérialisme américain face aux impérialismes chinois et russes ?
02:38Le retour de la guerre froide ? Pourquoi pas, on va en débattre aujourd'hui.
02:41Est-ce que le menu vous convient, Michel ?
02:43On commence par Marine Le Pen, qui a exprimé évidemment cette semaine son courroux
02:47après la condamnation dont elle a fait l'objet.
02:50Le système a sorti la bombe nucléaire, a-t-elle dit,
02:54après cette condamnation dans le procès des emplois fictifs du Parlement européen.
02:58On écoute tout de suite la présidente du groupe RN à l'Assemblée.
03:02Le système a sorti la bombe nucléaire.
03:06Et s'il utilise une arme aussi puissante contre nous,
03:11c'est évidemment parce que nous sommes sur le point de gagner les élections.
03:16Et qu'ils se disent que tout ce qu'ils ont mis en œuvre n'a pas servi
03:21et que donc peut-être faut-il passer à la vitesse supérieure.
03:25Et on ne se laissera pas faire, non pas tant pour nous défendre seulement nous-mêmes,
03:28mais pour défendre les Français, qui ont le droit de voter pour qui ils le souhaitent,
03:34et puis pour défendre le pays, parce qu'aujourd'hui, le pays est en train de vaciller.
03:39Il vacille sur ses principes, il vacille sur ses valeurs.
03:43Ils nous ont volé les législatives par des manœuvres scandaleuses.
03:48Que les choses soient très claires,
03:49on ne laissera pas les Français se faire voler l'élection présidentielle.
03:52Voilà pour Marine Le Pen, Michel Onfray.
03:54Est-ce que vous êtes d'accord avec le constat que, d'abord,
03:57le système fait tout pour l'empêcher d'être candidate à l'élection présidentielle ?
04:00Ou est-ce qu'il y a eu une condamnation pour des faits qui ont été à priori prouvés par le tribunal ?
04:04Non, je pense que tout est fait depuis au moins 1992,
04:08au moins depuis Maastricht, et puis au moins depuis Mitterrand,
04:10quand Mitterrand fait monter Jean-Marie Le Pen en disant
04:13« La gauche s'est effondrée, la gauche ne s'est pas gouvernée »,
04:16enfin en 1983, on pourrait même imaginer que dès 1983,
04:18quand la gauche dit « Bon, on n'y parvient pas »,
04:20en 1981, 1982, 1983, les caisses sont vidées,
04:23les gens qui créent la richesse, les riches sont partis,
04:26ils sont partis placer leur argent en Suisse, dans les paradis fiscaux, je ne sais quoi.
04:29Et d'un seul coup, Mitterrand se tourne vers le giscardisme,
04:33et se convertit finalement au giscardisme.
04:35Donc il se dit « Nous ne pourrons pas être forts,
04:38nous, la gauche, de notre programme,
04:39mais nous serons forts de la faiblesse de la droite qu'il faut casser en deux.
04:42Pour casser la droite en deux, il faut mettre en scène un Jean-Marie Le Pen méchant. »
04:46Et là, pour le coup, Jean-Marie Le Pen dit « Moi, j'ai un congrès,
04:49on n'en parle pas à la télévision, ce n'est pas normal. »
04:50Et Mitterrand dit « J'entends bien, je demande à Georges Filliou,
04:53qui dit « J'avale mon chapeau, mais finalement, on l'invite,
04:56et c'est l'heure de vérité, et c'est la montée en puissance d'Elle Pen. »
04:59Et il y a donc une instrumentalisation d'Elle Pen depuis des années.
05:02– Et là, ça continue pour vous ? – Ça n'est que ça, ça n'est que ça.
05:05Vous savez que vous et moi, on a inscrit les choses dans la longue durée,
05:07que philosopher, c'est inscrire les choses dans la longue durée,
05:09et ne pas se contenter du quotidien le plus immédiat.
05:11Et là, vous faites un peu d'histoire, et vous dites « Depuis très longtemps,
05:15le nom de Le Pen, ou les Le Pen, c'est l'assurance-vie
05:17pour les mastrichiens d'être réélus. »
05:19C'est-à-dire que depuis qu'on instrumentalise le nom de Le Pen,
05:22et on pouvait l'instrumentaliser, celui de Jean-Marie Le Pen.
05:24Il y avait effectivement, dans la pensée de Jean-Marie Le Pen,
05:28un véritable antisémitisme, une fascination pour l'extrême droite,
05:31enfin, une orientation à l'extrême droite.
05:33Je n'ai pas créé mon université populaire en 2002, par hasard,
05:36je voulais lutter contre ce genre d'idées.
05:38Et puis, ça a permis à Mitterrand d'être élu deux fois,
05:41ça a permis à Chirac d'être élu deux fois.
05:43Et puis ensuite, on a eu Nicolas Sarkozy, on a eu François Hollande,
05:45on a eu Macron, deux fois.
05:47C'est-à-dire qu'à chaque fois, ce sont des candidats mastrichiens
05:49qui agitent un peu l'épouvantail.
05:51Marine Le Pen, pendant cinq ans, pendant la durée d'un mandat,
05:56elle est fort sympathique, elle est gentille, on l'invite,
05:58personne ne lui reproche d'être nazi,
06:00enfin, un peu vaguement, comme ça, pour l'ambiance.
06:03Et puis une fois qu'elle est au second tour, alors c'est formidable,
06:05on a gagné les élections au premier tour,
06:07pas besoin d'un second tour, et donc, Macron s'en va
06:09à Horadour-sur-Glane, au musée de la Shoah,
06:11en disant, attention, Le Pen, c'est le nazisme, etc.
06:14Sauf qu'ils ont instrumentalisé, vous savez, c'est l'apprenti sorcier,
06:17c'est-à-dire que d'un seul coup, le balai, il va tout seul,
06:19et puis on n'arrive plus à l'arrêter, et puis l'apprenti sorcier,
06:22il découvre que Marine Le Pen est au marge du pouvoir.
06:24On ne peut plus s'en servir comme on s'en servait précédemment,
06:27c'est-à-dire, c'est la moule étape, et après, on rentre la chose,
06:29et on a été réélus, formidable.
06:31Là, ils se disent, vous avez vu le journal du dimanche,
06:3337%, je crois, c'est le chiffre, c'est ça ?
06:35– Entre 34 et 37% en intention de vote au premier tour.
06:38– Voilà, et là, on se dit, il faut arrêter ça, quoi.
06:41Exactement de la même manière que Carpentra a été l'occasion
06:43d'arrêter Jean-Marie Le Pen sous prétexte qu'il aurait été nazi, etc.
06:48On sait par la suite que le Front National n'avait rien à voir
06:50avec la tragédie du cimetière de Carpentra.
06:53Là, il faut l'arrêter, par tous les moyens.
06:55Alors moi, je suis pour le fait que la condamnation ait pu se faire
06:58sur des histoires de transfert d'argent, de fléchage d'argent.
07:00– Exactement, parce qu'il y a le jugement au fond
07:02pour détournement d'argent public.
07:04– Absolument, et ça, c'est défendable, il y a un procès,
07:06il n'y a aucun problème, ça ne se fait pas point à la ligne,
07:09il y a une justice, elle dit le droit sur ce sujet.
07:11– Mais ce qui pose problème, c'est ?
07:13– C'est le fait qu'on puisse ajouter, comme ça en passant, l'inégibilité.
07:16Et on se dit, ça arrive comme ça, mais pas du tout.
07:19Le fond du problème, c'est ça.
07:21D'autant qu'après, on lui reproche, vous l'avez dit tout à l'heure,
07:23et je pense qu'on en parlera donc,
07:25mais on lui reproche de ne pas être europhile,
07:27de ne pas être eurobéate, de ne pas être mastrichienne,
07:30en disant, vous êtes une ennemie, vous êtes une amie des nations,
07:33donc vous êtes nationaliste, si vous êtes nationaliste,
07:35vous êtes une fasciste d'extrême droite,
07:37comme le maréchal Pétain, etc.
07:39Et là, d'un seul coup, ils s'aperçoivent que ça ne marche plus,
07:41qu'elle est aux portes du pouvoir, et qu'il y a des gens
07:43qui n'auraient jamais voté pour le nom de Le Pen,
07:45et qui se disent, Marine, ce n'est pas Jean-Marie,
07:47ce qui est vrai, d'ailleurs, Israël nous l'a dit,
07:49Arnaud Klarsfeld nous le redit,
07:51son père Serge le dit également,
07:53et ce sont des gens d'une moralité impeccable sur ce sujet-là,
07:57il n'y a aucun doute possible, il n'y a pas de compromission
07:59chez le père et le fils.
08:01Ces choses-là sont clairement dites,
08:03maintenant, il faut absolument l'abattre.
08:05Alors là, quand on parle de la possibilité de faire appel,
08:07c'est juste pour calmer le jeu.
08:09Pendant ce temps-là, peut-être qu'ils vont faire leur manifestation,
08:12peut-être qu'ils vont être mécontents,
08:14mais on s'est reculé pour mieux sauter.
08:16Et puis quand on sera vraiment au bout du bout,
08:18et qu'on redira exactement la même chose,
08:20ce sera trop tard pour eux,
08:22et on les prendra,
08:24c'est un dispositif de destruction massive, oui.
08:27On va revenir tout de suite sur le fait que vous avez évoqué
08:30dans les motivations de la Présidente du Tribunal,
08:32le fait qu'il est question de l'Europe,
08:34mais pas du tout sur les assistants parlementaires européens,
08:38sur le fait que Marine Le Pen serait anti-européenne.
08:41On va écouter Maître Rodolphe Bosselu,
08:43qui est son avocat, l'avocat de Marine Le Pen.
08:45Le motif de ce jugement, me semble,
08:47contrevenir à ce qu'on attend d'un jugement,
08:50c'est-à-dire du recul,
08:52et qu'il y a évidemment des considérations de nature politique.
08:56Je cite le jugement.
08:58L'atteinte aux intérêts de l'Union européenne
09:00revêt une gravité particulière,
09:02dans la mesure où elle est portée,
09:04non sans un certain cynisme,
09:06mais avec détermination,
09:08par un parti politique
09:10qui revendique son opposition
09:12aux institutions européennes.
09:14Qu'est-ce que ça veut dire ?
09:16Que le tribunal nous dit que si le parti
09:18avait eu un positionnement,
09:20que je qualifie rapidement, fédéraliste,
09:22les faits auraient été moins graves.
09:24Voilà où nous sommes, aujourd'hui, rendus.
09:28Voilà pour Maître Bosselu, l'avocat de Marine Le Pen.
09:30Pour vous, c'est le cœur du problème ?
09:32Oui, c'est pourquoi je vous avais demandé
09:34qu'on puisse revoir cet archive, parce que c'est formidable,
09:36que ça puisse être dit aussi clairement et aussi nettement.
09:38Elle dit qu'elle n'aime pas l'Europe.
09:40C'est-à-dire que quand elle veut se dédiaboliser,
09:42qu'elle nous dit « je ne touche pas à l'euro, je ne touche pas à l'Europe,
09:44je ne touche pas à Schengen »,
09:46on ne peut pas faire plus que ça.
09:48On ne peut pas vraiment dire les choses plus clairement,
09:50en disant « je me soumettrai, et puis on verra ».
09:52Et là, c'est « vous ne vous soumettez pas assez,
09:54puis même si vous vous soumettez, finalement,
09:56on ne vous croit pas, vous êtes une espèce de nationaliste,
09:58vous êtes dangereuse ».
10:00Je trouvais formidable ce moment,
10:02qui est pour moi un moment d'anthologie,
10:04et un moment d'archive.
10:06La justice, c'est un procès politique.
10:08Quand j'entends des gens dire « mais non,
10:10ce n'est pas un procès politique,
10:12la justice, le président d'un public,
10:14la justice est impartiale, etc. »
10:16Oui, impartiale, indépendante,
10:18la justice est juste, mais bien sûr que non.
10:20J'entends aussi parfois sur les plateaux dire « ah ben oui,
10:22mais quand Lafontaine disait, suivant que vous serez puissant
10:24ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir,
10:26et ça, ça ne marche plus ».
10:28Mais bien sûr que si, ça marche.
10:30C'est simplement que les puissants,
10:32ce n'est pas tout bêtement ce qu'on imagine.
10:34Les puissants de cette idéologie européiste,
10:36ce sont ceux-là, les puissants,
10:38qui ont effectivement ce que le philosophe Althusser
10:40appelait les appareils idéologiques d'État.
10:42Ils ont l'université, ils ont le Collège de France
10:44avec Boucheron, ils ont les médias,
10:46la plupart, sauf CNews et quelques autres,
10:48ils ont le monde de l'édition,
10:50on interdit des livres,
10:52ils ont la jeunesse avec eux, etc.
10:54Donc ce sont ceux-là, les puissants.
10:56Et bien sûr que là, pour le coup,
10:58Marine Le Pen, c'est une misérable par rapport à ça.
11:00Elle n'est pas dans cette logique,
11:02elle ne l'est pas depuis des années.
11:04Donc oui, c'est toujours La Fontaine qui a raison,
11:06c'est un jugement de cour qui a été rendu
11:08contre les misérables du jour
11:10par les puissants d'aujourd'hui, qui sont les wokistes, etc.
11:12En tout cas, il va y avoir un procès en appel
11:14pour Marine Le Pen. On va écouter Gérald Darmanin,
11:16le garde des Sceaux, qui est à l'Assemblée nationale,
11:18souhaiter un appel dans un délai raisonnable possible,
11:20ce sera l'été 2026.
11:22Écoutons Gérald Darmanin.
11:24Et je souhaite,
11:26personnellement,
11:28que si Mme Le Pen interjette recours,
11:30ce délai de jugement
11:32nouveau à la Cour d'appel de Paris
11:34puisse être organisé
11:36dans un délai le plus raisonnable possible
11:38avec l'esprit dans lequel
11:40Mme Le Pen va interjeter appel.
11:44Il appartiendra à la Cour d'appel de Paris,
11:46parfaitement
11:48indépendante dans son organisation
11:50de fixer
11:52la date
11:54de cet appel.
11:56On est sur CNews et sur Europe 1. En face à Michel Onfray,
11:58visiblement, appel entendu
12:00puisque la Cour d'appel a décidé de se réunir,
12:02pas dans l'urgence, mais à l'été 2026,
12:04ce qui est plutôt rapide comme délai.
12:06Oui, un bon point pour Gérald Darmanin, je trouve.
12:08C'est bien qu'il puisse dire
12:10une chose pareille. Il sait qu'il va avoir des ennemis
12:12en le disant. Il avait beaucoup dit qu'il s'appelait
12:14Gérald Moussa, etc. Donc il est peu suspect
12:16de rouler pour Marine Le Pen. Simplement,
12:18il roule pour des principes et je trouve ça bien.
12:20J'ai dit des choses désagréables sur lui,
12:22je peux dire des choses agréables sur lui quand il me semble
12:24qu'il dit des choses justes et bienvenues
12:26et c'est très bien qu'il ait dit ça.
12:28Maintenant, qui pense quoi ? Par exemple,
12:30Bruno Rotailleau, il pense quoi ? François Bayrou, il pense quoi ?
12:32On va écouter si vous voulez François Bayrou.
12:34Macron, il pense quoi ? Parce qu'il y a tout ça quand même, le dispositif.
12:36Cette idée d'une justice impartiale qui reçoit quand même
12:38des coups de fil et qui a quelques textos.
12:40On peut les intercepter d'ailleurs, on le sait aujourd'hui.
12:42Je ne sais pas
12:44qui a dit quoi, mais
12:46les gens qui l'ont condamné ne vont pas changer d'avis.
12:48Donc je pense que cet appel, il est
12:50rapide juste pour calmer le jeu.
12:52Je suis un peu cynique parce que ces gens-là le sont.
12:54C'est pas forcément parce qu'ils défendent des principes.
12:56S'ils les défendent, c'est bien,
12:58mais ça peut être aussi pour dire, calmons le jeu.
13:00Si elle a le droit à un appel assez rapidement,
13:02elle va elle-même se calmer,
13:04elle va toujours croire que peut-être c'est possible
13:06de différer, que peut-être
13:08on va pouvoir sursouire à cette interdiction
13:10et puis on obtient
13:12dix mois de tranquillité, on obtient un an de tranquillité
13:14et puis les élections arriveront là
13:16et on va les prendre de court. Je pense qu'il y a aussi du cynisme
13:18chez tous ces gens-là.
13:20On va écouter François Bayrou, le Premier ministre,
13:22qui a ouvert la voie, Michel, à une révision
13:24de la loi, parce que cette loi
13:26qu'ont appliqué les juges, elle a été votée par des parlementaires,
13:28donc par le politique lui-même. On écoute le Premier ministre.
13:30Pardonnez-moi de le dire,
13:32c'est vous qui faites la loi.
13:34C'est le Parlement
13:36qui fait la loi. J'ai lu
13:38les déclarations des Insoumis
13:40sur cette question.
13:42J'ai lu
13:44avec une
13:46très grande clarté.
13:48Ils ont indiqué que,
13:50selon leur idée du droit,
13:52il devrait y avoir...
13:54Eh bien, je considère
13:56que pour vous, la réflexion
13:58doit être conduite
14:00et je n'ai pas l'intention
14:02de mélanger les discussions
14:04sur un jugement
14:06que je soutiens,
14:08que je ne commente pas
14:10et que je soutiens,
14:12avec la réflexion
14:14sur l'état de la loi
14:16qui appartient au Parlement et qui mérite
14:18cette réflexion sur l'état de la loi
14:20d'être constamment
14:22réfléchi et pris en compte.
14:24Est-ce qu'il faut réviser cette loi ou pas, selon vous ?
14:26Mais moi, je n'ai pas le culte de la loi.
14:28Je pense que la loi, c'est effectivement la volonté
14:30populaire et que le peuple a le droit de changer
14:32d'avis parce que l'histoire bouge et change.
14:34Il y a une époque où il était interdit
14:36d'avorter. Il y a une époque, aujourd'hui,
14:38depuis la loi Veil, eh bien, on a la possibilité
14:40de le faire. Donc, il y a une époque
14:42où on décapitait les gens, puis il y a une époque où c'est
14:44interdit et c'était, dans un premier temps,
14:46la loi qui le disait. Dans un second temps,
14:48c'était la loi qui disait aussi le contraire.
14:50Donc, je pense que la loi, elle est plastique. C'est pas un truc
14:52qu'on grave dans le marbre pour l'éternité. Il se passe des choses
14:54dans l'histoire. Et puis, parfois, on voit la viabilité
14:56ou la faisabilité d'une loi.
14:58Puis on se dit, non, ça ne marche pas bien. On avait
15:00pensé la loi, pardon, de façon très théorique,
15:02voire théorétique. C'est-à-dire, on avait fait une espèce de théorie
15:04et puis là, pratiquement, on voit que ça ne marche pas.
15:06Ben, on se met au peuple.
15:08Moi, je suis un démocrate
15:10radical. Je suis un gaulliste radical sur ce sujet-là.
15:12On sollicite le peuple.
15:16Parce qu'après, vous avez des gens qui se réclament du Général de Gaulle
15:18et qui, quand je dis radical, c'est-à-dire, Marx disait
15:20qu'il prend les choses à la racine.
15:22Le radicalisme, c'est ça. Et pas du tout
15:24des néo-chiraciens qui ont fait tout dire
15:26et le contraire de tout au Général de Gaulle.
15:28Général de Gaulle, il aurait appuyé sur le bouton référendaire.
15:30Il aurait appuyé sur le bouton de la loi en disant
15:32vous voulez refaire la loi ? On la refait. Et heureusement
15:34qu'on refait des lois. Heureusement qu'on n'a pas
15:36les lois de l'époque de Cro-Magnon
15:38en disant, à l'époque, on mettait un coup de massue à sa femme
15:40et c'était très bien de régler le problème.
15:42Heureusement que le droit a évolué et qu'il va dans le sens
15:44d'un peu plus d'humanisme, d'humanité
15:46et même éventuellement qu'il est plus républicain
15:48et peut-être un peu moins monarchiste.
15:50Un tout petit mot de la position des Insoumis.
15:52Très intéressant d'écouter Jean-Luc Mélenchon
15:54qui, sur le fond, dit
15:56c'est le peuple qui peut destituer un candidat
15:58et qui dit qu'il n'est d'accord
16:00évidemment avec le jugement sur le fond,
16:02sur le détournement de fonds publics
16:04mais pas avec l'exécution provisoire
16:06de cette peine d'inéligibilité.
16:08On écoute M. Mélenchon.
16:10Si tu n'es pas content, tu fais appel
16:12et puis la justice va
16:14faire valoir ton droit d'appel.
16:16C'est comme ça que ça se passe dans
16:18toutes les sociétés civilisées.
16:20C'est la raison pour laquelle nous ne sommes pas
16:22d'accord avec les mesures exécutoires
16:24c'est-à-dire tu es rendu
16:26inéligible maintenant et sans aucun
16:28droit d'appel. Parce que nous sommes
16:30pour la justice à qui que ce soit
16:32qu'elle s'applique.
16:34Pas seulement la justice quand elle s'applique
16:36à nos amis et l'idée qu'on s'en fait
16:38et quand c'est l'ennemi, tant mieux, on débarrasse
16:40qu'il s'en aille.
16:42Je suis pour le même
16:44genre d'affaires. Il y a un moment donné
16:46où vous êtes obligé de vous dire qu'il faut faire attention
16:48vous êtes en train de parler devant des caméras
16:50tout ça est enregistré et qu'on peut vous ressortir
16:52à la chose en disant vous disiez à une époque
16:54donc là il prend acte
16:56il prend date aussi en disant
16:58quand ça m'arrivera moi je serai bien content
17:00qu'on puisse aussi sursoir faire appel
17:02ou ce genre de choses. Donc que la classe politique
17:04ou la classe des politiciens
17:06puisse penser ce genre de choses
17:08je n'y vois pas un grand geste souverainiste
17:10j'y vois simplement une espèce de petite
17:12politique politicienne en disant
17:14aujourd'hui c'est elle, demain c'est moi
17:16après demain ce sera lui et ce serait peut-être bien
17:18qu'on ménage nos arrières.
17:20Michel Onfray, on est sur CNews et sur Europe 1
17:22évoquons maintenant Jordan Bardella puisqu'évidemment
17:24c'est le tandem qu'il forme avec Marine Le Pen
17:26qui pourrait être remis en cause si cet appel
17:28qui aura lieu à l'été 2026
17:30condamne à nouveau Marine Le Pen à être inéligible
17:32on va écouter ce qu'il dit
17:34notamment sur sa loyauté envers Marine Le Pen
17:36il dit ma loyauté envers elle
17:38est totale, il l'a dit sur nos antennes cette semaine
17:42Ma loyauté à Marine
17:44elle est totale et je pense que
17:46les français qui nous regardent
17:48connaissent non seulement ma loyauté
17:50à son égard mais ils savent aussi
17:52que j'ai une dette envers elle. Je remercie
17:54mes parents qui doivent nous écouter ce matin
17:56mais l'éducation qu'ils m'ont donnée
17:58les valeurs qu'ils m'ont inculquées
18:00ce que vous avez vu et les spectacles lamentables
18:02que vous avez pu voir dans d'autres familles politiques
18:04je vous fais une promesse ce matin
18:06je peux vous dire redresser le pays ça sera très difficile
18:08et je dis aux français ça sera pas un chemin de croix
18:10et ça sera pas un long fleuve tranquille
18:12mais ne doutez pas
18:14de cette loyauté
18:16et si je peux vous faire une promesse
18:18c'est que nous avons
18:20commencé ce travail à deux
18:22et nous le finirons à deux. Jordan Bardella
18:24qui évoque sa loyauté à l'égard de Marine Le Pen
18:26c'est un tandem
18:28ça existe en politique
18:30les tandems comme ça à la vie à la mort
18:32il y en a peu qui ont résisté
18:34à l'usure du temps en politique. Aucun.
18:36Donc moi je ne mets pas en cause
18:38sa loyauté
18:40je sais que vous aimez le Bordeaux
18:42mais vous savez il y a des grands crus de Bordeaux
18:44puis il y a des grands crus qui font un second vin
18:46c'est un second choix quoi qu'il fasse
18:48ce sera un second choix. Donc il ne peut pas dire
18:50notre ticket ce sera la cohabitation avant même
18:52que ça commence. C'est à dire qu'elle cohabitera
18:54avec moi, Bardella sera la reine d'Angleterre
18:56et puis Marine Le Pen
18:58Ce n'est pas ce qu'il dit. Il ne peut pas dire ça.
19:00C'est ce qu'il pense. Et elle serait
19:02Première Ministre puisque Première Ministre c'est moi qui la nommerai
19:04et j'en aurai la possibilité
19:06puis en gros elle aurait un pouvoir
19:08de Président de la République en étant
19:10Premier Ministre. On ne peut pas défendre ça
19:12sauf si on continue à défendre de la politique politicienne
19:14le chef de l'État c'est le chef de l'État
19:16le chef de l'État ce n'est pas quelqu'un qui demande
19:18à son Premier Ministre s'il a le droit d'eux, s'il peut faire ceci
19:20ou s'il peut faire cela. C'est
19:22Allo Marine, je dois
19:24appuyer sur le bouton nucléaire, qu'est-ce que je fais ?
19:26Le Premier Ministre dit non, tu ne fais pas. Tu fais ou tu ne fais pas. Non
19:28La souveraineté du chef de l'État c'est le peuple
19:30entier. Le peuple entier est incarné dans un homme
19:32ou dans une femme. Personne
19:34je veux dire. Et donc c'est l'un
19:36ou c'est l'autre. Mais ça ne peut pas être un tandem
19:38comme ça. Je pense qu'il a la loyauté
19:40Il n'a pas eu le temps d'être déloyal, il n'a pas 30 ans
19:42donc il faut laisser le temps aux gens pour savoir s'ils sont loyaux
19:44Là c'est un problème en politique ou pas ?
19:46Non ce n'est pas un problème. Le problème c'est que
19:48quand vous êtes tout neuf
19:50vous êtes tout propre. Ça me paraît évident. Simplement
19:52quand vous avez 40 ans de vie politique derrière vous, on voit
19:54qui vous êtes. Il y a des gens pour lesquels, et c'est souvent
19:56le cas, le passé est un passif. Et donc
19:58on n'a pas, moi je n'ai jamais cru une seule seconde
20:00à Jacques Chirac. Il suffisait de regarder ce qu'il avait été
20:02pour se dire qu'il ne serait que ce qu'il avait
20:04été et pas plus, pas mieux, voire peut-être pire
20:06Donc il est jeune, il est brillant, il est
20:08intelligent. Mais simplement
20:10une élection présidentielle, le Général Gaulleau l'a voulu
20:12pour ça. Il l'a voulu pour une logique
20:14historique. Il faut que vous incarniez quelque chose
20:16Mitterrand il incarnait la gauche socialiste
20:18social-démocrate anticommuniste
20:20C'était un homme et il incarnait ça
20:22Giscard il incarnait une espèce de
20:24nouveauté post-gaulliste. Il y en avait assez
20:26du général. Pompidou n'avait pas eu le temps de dire
20:28débarrassons-nous de tout ça. Mais finalement
20:30il faut autre chose. C'était la modernité
20:32Enfin chacun a pu
20:34incarner. Sarkozy c'était
20:36je débarrasse le roi fainéant qui n'a rien
20:38fait, ce qui était vrai. Et puis j'arrive et puis
20:40il faut que vous incarniez ça. Il incarne quoi lui ?
20:42Il incarne le fait que Marine Le Pen
20:44étant empêchée, c'est lui qui en a pris la place
20:46C'est pas suffisant pour entrer dans l'histoire
20:48Il y a de la psychologie
20:50dans la politique et la psychologie c'est aussi ça
20:52Après vous avez des gens qui disent de toute façon
20:54n'importe qui, je voterai Rassemblement National
20:56et puis voilà. C'est pas comme ça que ça se passe
20:58Et puis de toute façon un chef de l'Etat dans l'esprit de la 5ème
21:00ne peut pas après faire l'éloge du général de Gaulle
21:02et puis dire qu'il y a une reine d'Angleterre
21:04qui s'appelle le Président de la République
21:06et puis après il y a un Premier Ministre qui lui fait
21:08vraiment la politique en disant au chef de l'Etat
21:10ce qu'il doit faire. Alors ça c'est le pire de la 4ème République
21:12Allez on fait une petite pause Michel Onfray
21:14On se retrouve dans un instant sur CNews et sur Europe 1
21:16On évoquera la manifestation prévue demain
21:18par le Rassemblement National à Paris
21:20S'agit-il d'un coup de force comme le dénoncent les oppositions ?
21:22On en débat dans un instant, à tout de suite
21:38On se retrouve face à Michel Onfray sur CNews et sur Europe 1
21:40Michel encore un mot du Rassemblement National
21:42qui organise demain dimanche
21:44une manifestation pacifique place Vauban
21:46juste derrière les Invalides à Paris
21:48pour protester contre la condamnation de Marine Le Pen
21:50On va écouter Jordan Bardella qui estime
21:52que ce n'est pas un coup de force
21:54contrairement à ce que disent les oppositions
21:56Ce n'est pas un coup de force, c'est au contraire une défense
21:58très claire et très profonde de l'état de droit
22:00et de la démocratie française. C'est une mobilisation en réalité
22:02non pas contre mais pour la démocratie française
22:04Il faut bien que les Français
22:06aient conscience de ce qui est en train de se passer
22:08aujourd'hui dans le pays
22:10et donc ça nous semblait nécessaire
22:12en tout cas pour Marine, pour moi
22:14pour ses soutiens. Éric Ciotti
22:16je crois sera présent également à nos côtés
22:18que nous puissions nous exprimer
22:20directement aux Français
22:22par l'intermédiaire de ces discours
22:24qui seront prononcés dimanche
22:26avec l'ensemble de nos cadres, de nos parlementaires
22:28et de nos militants
22:30Voilà pour ce que dit Jordan Bardella
22:32On va tout de suite écouter, si vous le voulez bien, Jean-Luc Mélenchon
22:34qui lui, voilà un risque séditieux
22:36dans cette manifestation, écoutez-le
22:40C'est sérieux le fait que le rassemblement
22:42national a décidé d'une
22:44manifestation nationale
22:46contre la décision de justice
22:48qui s'applique à son
22:50premier responsable. Par conséquent
22:52il y a en quelque sorte
22:54du fait même de ceux qui convoquent
22:56un risque séditieux
22:58qui est déjà apparu dans l'histoire
23:00un risque de violence
23:02et comme nous ne sommes pas de ces gens qui
23:04attendent pour voir
23:06si vraiment un facho est un facho
23:08est-ce que le type
23:10qui arrive là-bas avec un gourdin
23:12il va me frapper moi ou le voisin ?
23:14Voilà pour Jean-Luc Mélenchon, il y a deux choses
23:16d'abord le risque séditieux, puis est-ce qu'au fond
23:18la gauche est propriétaire des manifestations ?
23:20Est-ce que c'est la seule à pouvoir descendre dans la rue ?
23:22Mélenchon est propriétaire de la vertu
23:24de la vérité, de la justice, de la justesse, de l'histoire
23:26il est propriétaire de tout. De la République aussi ?
23:28Oui, bien sûr, la République c'est moi, il l'a même dit clairement
23:30C'est quand même sidérant
23:32ce type qui tolère des manifestations
23:34peut-être même qui les encourage, des manifestations
23:36dans lesquelles on met le feu à des banques
23:38des voitures, on détruit des poubelles
23:40on crée un balai juif, bien sûr, vous avez raison
23:42ça c'est pas de la sédition
23:44ça c'est de l'exercice de la République
23:46mais quand le Front National, le Rassemblement National
23:48fait une manifestation, alors là
23:50on est dans la sédition, on a même un certain
23:52Xavier Bertrand
23:54qui s'en vient nous expliquer que c'est la marche sur le Capitole
23:56un coup de force, oui c'est ça, le Capitole
23:58donc on rêve
24:00avec des gens comme ça, moi je pense que
24:02le Rassemblement National prend un risque
24:04en faisant une manifestation
24:06parce que, moi je vois bien des gens
24:08qui me disent
24:10ils tergiversent un petit peu, que je rencontre dans la rue
24:12ils me disent pas tout de suite qu'ils votent pour Marine Le Pen
24:14ils ont un peu honte, ils ont un peu peur
24:16la stigmatisation elle est ancienne
24:18et on ne le dit pas, on se cache
24:20on dit qu'on a voté blanc, on dit qu'on n'a pas voté
24:22on a voté nul ou on donne un nom de candidat
24:24mais on le dit pas, là il va falloir
24:26descendre dans la rue devant les caméras
24:28il va falloir descendre dans la rue avec des gens qui vont filmer
24:30et là on se dit mais il y a des gens qui vont regarder
24:32la télévision et qui vont me voir
24:34donc des gens qui disent moi je ne vote plus depuis des années
24:36et qui votent quand même le Rassemblement National
24:38et qui éventuellement se retrouveront là pour défendre un principe
24:40et qui pourraient même
24:42dans un monde idéal, on peut ne pas voter pour Marine Le Pen
24:44mais descendre dans la rue pour défendre un principe
24:46et les gens se cachent encore aujourd'hui
24:48vous savez très bien qu'aujourd'hui
24:50quelqu'un qui dirait qu'il vote pour le Rassemblement National
24:52carrière universitaire fichue, carrière
24:54médiatique fichue, carrière dans les
24:56beaux-arts fichue, carrière dans
24:58le cinéma, dans le théâtre etc
25:00donc là il va y avoir des caméras
25:02la caméra est une espèce
25:04d'œil de Big Brother
25:06et on va voir des gens qui vont passer
25:08et on va se dire à la télévision ah mais machin
25:10t'étais à la manifestation etc
25:12c'est risqué parce qu'on peut avoir peu de gens
25:14après on dira regardez ça ne marche pas
25:16c'est pas le général de Gaulle et son million de personnes
25:18ça ne marche pas, c'est donc bien la preuve
25:20que etc, vous voyez bien les commentaires
25:22c'est pas la culture
25:24de la droite de descendre dans la rue
25:26c'est rarement dans la rue
25:28c'est pour le général de Gaulle
25:30et c'est Malraux qui organise ça
25:32avec Debray, avec des personnages qui
25:34après sur l'école libre aussi
25:36bien sûr, mais pas beaucoup dans la vie
25:38de la 5ème république
25:40la droite est
25:42polico-choise
25:44ça fait partie de son ADN de descendre dans la rue
25:46de casser des abribus, de détruire
25:48d'avoir le mégaphone
25:50et puis voilà d'ailleurs quand
25:52les communistes révolutionnaires sont devenus le nouveau parti
25:54anticapitaliste, ils ont fait sauter la faucille et le marteau
25:56pour mettre un mégaphone, ils ne veulent plus la révolution
25:58ils veulent le mégaphone
26:00donc il n'est pas dans la culture de la droite
26:02fut-elle une droite
26:04non libérale
26:06d'appeler à descendre dans la rue
26:08et à manifester avec des banderoles
26:10quel type de banderole, avec des
26:12porte-voix, avec toujours le risque d'avoir
26:142 ou 3 types qui arriveraient avec un béret pétiniste
26:16et puis une photo du maréchal
26:18ou quelques perturbateurs évidemment
26:20ou des gens qui effectivement seraient là
26:22juste pour dire, mais absolument
26:24qui seraient mandatés par quelques-uns
26:26qui auraient intérêt à ce que ça se passe comme ça.
26:28Michel Lenfray, on est sur CNews et sur Europe 1
26:30avançons un tout petit peu pour évoquer l'antisémitisme
26:32il y a eu cette semaine la remise à l'Elysée du prix
26:34Jean-Pierre Bloch qui récompense la lutte contre
26:36l'antisémitisme, prix remis à Arthur
26:38et à Sophia Aram qui sont tous les deux admirables
26:40à cette occasion le président Macron
26:42a parlé de l'antisémitisme, on va l'écouter
26:44puis je vous demande votre avis ensuite
26:46Le poison antisémite
26:48n'est constitué que d'un seul ingrédient
26:50la haine
26:52et quelle que soit l'expression
26:54que prend l'antisémitisme, religieuse
26:56sociale ou raciale
26:58elle n'est que le produit de la haine
27:00une haine née à l'extrême droite
27:02qui a prospéré à l'extrême droite
27:04et qui a su
27:06s'aimer au delà de l'extrême droite
27:08et aujourd'hui
27:10malheureusement jusqu'à certains rangs de l'extrême gauche
27:12et de la gauche pour qui l'antisionisme
27:14fait office d'alibi à l'expression
27:16de l'antisémitisme. Voilà pour Emmanuel
27:18Macron qui effectivement dit
27:20qu'il y a quand même aussi
27:22une nature à gauche de l'antisémitisme
27:24Il dit que
27:26l'antisémitisme est né à l'extrême droite
27:28Et là vous n'êtes pas d'accord
27:30C'est une mauvaise copie de brevet des collèges
27:32On peut pas dire ça
27:34C'est pas né avec l'extrême droite
27:36C'est né avec le Christ
27:38Qui était d'extrême droite à l'époque ? Les Sadducéens ?
27:40Les pharisiens ? Les juifs intégristes ?
27:42Les premiers chrétiens ?
27:44Les romains ?
27:46Les romains bien sûr, c'est plutôt de ce côté là qu'il faut aller voir
27:48Mais les premières traces d'antisémitisme
27:50elles sont antiques
27:52Et donc il y a tout un antisémitisme
27:54pendant les dix siècles de ce qu'on appelle la patristique
27:56c'est-à-dire les pères de l'église
27:58et puis après la scolastique, et puis après des philosophes
28:00L'antisémitisme ne naît pas à l'extrême droite
28:02Il y a une obsession chez ce monsieur
28:04dans la bande des mastrichiens
28:06de voir de l'extrême droite partout
28:08et donc ça naît très à l'extrême droite
28:10Non, ça naît chez les...
28:12On va pas rentrer dans le détail
28:14Non, parce qu'on l'a déjà fait
28:16L'autre collaboration est tellement bien faite
28:18qu'on le recommande à nos amis lecteurs
28:20et téléspectateurs
28:22C'est plutôt l'islamo-gauchisme qui a des racines à gauche
28:24C'est pas l'antisémitisme
28:26Mais bon, il dit tout et n'importe quoi
28:28L'extrême droite, l'extrême gauche
28:30Et puis il y avait des gens qui étaient d'extrême gauche
28:32et qui sont passés à l'extrême droite aussi
28:34C'est-à-dire que le pétinisme, il est rempli de gens de gauche
28:36On oublie de le dire, mais il y a un tas de gens
28:38qui défendaient des idées de gauche
28:40L'idéal, les dorios, qui ont été des socialistes
28:42SFIO, communistes, etc.
28:44qui sont devenus des fascistes
28:46et des pro-nazis
28:48ou des collaborationnistes
28:50Donc l'histoire est beaucoup plus compliquée que ce qu'il veut bien dire
28:52Et je ne suis pas très sûr qu'il soit très doué en histoire
28:54ni même en géographie, je crois qu'à une époque il faisait de la Guyane une île
28:56Donc tout ça n'est pas terrible
28:58Donc il faut faire attention quand on manie l'histoire
29:00ou alors qu'il demande à ses plumes
29:02d'être un peu plus cultivés
29:04Non, mais de l'entendre dire que l'antisémitisme
29:06existe à l'extrême gauche et à la gauche
29:08c'est quand même assez nouveau
29:10Oui, mais rendez-vous dans 8 jours
29:12Il aura dit quelque chose ailleurs
29:14qui sera très exactement le contraire, c'est lui
29:16Donc on ne peut jamais se fixer sur Emmanuel Macron
29:18C'est-à-dire que dès qu'il dit quelque chose
29:20il y a un contre-discours qui arrive quelques jours plus tard
29:22Un peu comme s'excuser d'avoir dit quelque chose
29:24Pas en avant, pas en arrière, pas en avant, pas en arrière
29:26Ce type qui était en marche, il est immobile finalement
29:28C'est ça qu'il caractérise sur ce sujet
29:30Très bien, bravo, mais peut-être que ça renvoie
29:32à l'époque où il refusait d'aller à la manifestation
29:34luttant contre l'antisémitisme
29:36Là c'était un pas en arrière ou un pas en avant
29:38Là ce sera un avant, un arrière, etc. Moi je ne le crois plus
29:42Là on a le pouvoir souverain
29:44On a le pouvoir que le peuple nous a donné
29:46Et on agit, on arrête de parler
29:48Avec le ton qui est le sien, qui est vraiment un ton
29:50de déclamation, là encore, de collégien
29:52qui a bien appris son rôle et qui montre
29:54qu'il a appris, moi j'avais appris
29:56un rôle dans La Biche et le voyage de M. Périchon
29:58On me donne l'impression à chaque fois que je l'entends
30:00qu'il raconte une tirade du voyage de M. Périchon
30:02Mais qu'il agisse, qu'il parle moins
30:04et qu'il agisse contre
30:06l'antisémitisme réel
30:08Le discours d'Arthur pour le coup est formidable
30:10C'est un vrai discours porté, vécu
30:12incarné. Je n'ai pas entendu Sophia Aram
30:14mais il fallait dire la même chose
30:16Et je salue ces deux-là et je les félicite
30:18d'avoir obtenu ce prix
30:20On est là évidemment à leur dire bravo
30:22Michel Enfroy, on est sur CNews et sur Europe 1
30:24Parlons maintenant de l'Algérie puisque la reprise du dialogue
30:26s'est effectuée cette semaine
30:28à la faveur d'une conversation téléphonique
30:30entre les présidents Macron et Théboune
30:32On se rappelle que le président algérien avait dit à l'époque
30:34que seul Emmanuel Macron était son interlocuteur
30:36On était arrivé à un point de quasi-rupture
30:38des relations
30:40Il y aura demain la visite de Jean-Noël Barrault
30:42en Algérie, extrêmement importante
30:44première étape dans ce processus
30:46de reprise du dialogue bilatéral
30:48On écoute la ministre des Affaires étrangères
30:50à l'Assemblée nationale
30:52L'appel qui a eu lieu entre
30:54les deux présidents lundi dernier
30:56a ouvert un espace diplomatique
30:58en vue de cette résolution
31:00Cet espace, nous allons nous en saisir
31:02parce que c'est l'intérêt de la France
31:04et des Français que de pouvoir obtenir des résultats
31:06des résultats en matière
31:08de coopération migratoire
31:10de coopération judiciaire
31:12de coopération sécuritaire
31:14de coopération économique
31:16Des principes ont été posés sur chacun
31:18de ces sujets
31:20à chacun de ces chapitres
31:22par les deux présidents
31:24Il nous appartient désormais de les mettre en oeuvre
31:26Evidemment, il a évoqué, juste après le cas
31:28de Boalem-Sensal, en disant que
31:30c'était au coeur des discussions
31:32Ça va dans le bon sens pour vous, Michel Onfray ?
31:34C'est le chef de l'État qui décide tout seul
31:36On a une image, là d'ailleurs, assez terrible
31:38pour Bruno Retailleau
31:40C'est très exactement le contraire de ce qu'il pense
31:42Et il est obligé, c'est vraiment un festin de couleuvres
31:44On est obligé d'avaler des choses en disant
31:46Je pense ceci, Bayrou aussi pense des choses, semble-t-il
31:48Ce ministre pense autre chose
31:50Il pense d'ailleurs, semble-t-il, comme le chef de l'État
31:52Qui pense quoi dans cette aventure ?
31:54Qu'est-ce qu'on va encore donner
31:56pour obtenir la libération de Boalem ?
31:58La question se pose
32:00Là encore, la diplomatie
32:02C'est bien sûr quelqu'un qui doit l'apporter
32:04Ça doit être le chef de l'État
32:06Mais le chef de l'État, il doit faire des choses qui sont bonnes pour la France
32:08On ne sait pas ce qu'il fait
32:10Le général de Gaulle, il nous a expliqué pourquoi
32:12Et comment, ce qu'il faisait, pourquoi il allait ici, là ou ailleurs
32:14Pourquoi il reconnaissait un État
32:16On savait tout ça
32:18Il y avait une explication, là c'est du bricolage
32:20Quand on nous dit, ah la diplomatie a repris ses droits
32:22Mais Bruno Retailleau ne faisait pas de diplomatie
32:24Bruno Retailleau, il est ministre
32:26d'un gouvernement qui est celui
32:28du chef de l'État
32:30Ça devrait avoir une cohérence
32:32Il n'y a pas de cohérence
32:34Et l'absence de cohérence, c'est la signature de Macron
32:36Comme tout a été dit, tout peut être entendu
32:38Alors lui, il dit, moi ma position c'est
32:40J'appelle le chef de l'État, parce qu'on est des grands
32:42Nous, on est des gens importants
32:44Et puis on règle le problème ensemble
32:46Comment va-t-il le régler ? Il n'a pas élevé le ton
32:48Il a juste dit, nous allons régler ça
32:50Que veux-tu Amiteboun, dis-moi ce que tu souhaites
32:52pour libérer Boalem, puisque Boalem est un otage
32:54Je le rappelle, son statut à Boalem-Sensal
32:56c'est d'être un otage
32:58Et on prend ça un peu à la légère, ça fait combien de mois ?
33:00Cinq ? Quelque chose comme ça ?
33:02Que Boalem est en prison
33:04Et là, on est en train de dire, on va faire de la diplomatie
33:06C'est vraiment formidable la diplomatie
33:08Je suis désolé, mais on n'a pas fait beaucoup de diplomatie
33:10pour les franco-israéliens qui étaient retenus
33:12par le Hamas et dont certains sont revenus
33:14en cercueil, donc on n'a pas envie
33:16d'un chef de l'État qui parle, on a envie d'un chef de l'État
33:18qui agisse et obtienne des résultats
33:20Dernier mot sur Boalem-Sensal, on écoute Bruno Retailleau
33:22justement à ce sujet, qui s'est mobilisé
33:24on le sait véritablement, très fortement
33:26pour cette libération qui, on l'espère,
33:28pourrait survenir dans les prochaines semaines
33:32Je ne vais pas raconter
33:34cette réunion qui a eu lieu à l'Elysée
33:36L'espoir que
33:38Boalem-Sensal puisse revenir
33:40Je ne sais pas
33:42à quelle échéance, mais
33:44c'est vraiment un espoir
33:46et l'espoir surtout que l'accord
33:48qui nous lie nos deux pays, l'Algérie
33:50et la France, l'accord de 94, soit
33:52appliqué strictement
33:54J'ai souvent parlé de l'attentat de Mulhouse
33:56demain, je ne veux pas que ça se reproduise
33:58et je souhaite que
34:00cet accord soit vraiment respecté, c'est-à-dire que
34:02l'Algérie puisse admettre
34:04sur son sol
34:06les ressortissants qui sont les siens
34:08ses propres nationaux, qui sont donc algériens
34:10Voilà, pour ce que
34:12dit Bruno Retailleau, espérons que
34:14tout ça aille dans le bon sens
34:16Oui, vous savez, il y a une jurisprudence de Jean-Pierre Chevènement
34:18un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne
34:20Je pense qu'aujourd'hui, on pourrait dire
34:22que ça parle, et ça parle beaucoup
34:24Là encore, on a une république
34:26bavarde
34:28On peut dire, il y a eu une réunion, je ne vous dirai pas ce qui s'est passé
34:30dans la réunion, mais nous pouvons espérer
34:32On n'a pas besoin d'espoir, on a besoin
34:34d'action. Oui, on peut toujours espérer
34:36ça ne coûte rien, mais simplement quand on est
34:38ministre de l'Intérieur, l'espoir
34:40ce n'est pas suffisant
34:42Et moi, je pense qu'il y avait des possibilités
34:44d'avoir, je pense toujours d'ailleurs, qu'il y a une possibilité
34:46d'avoir une diplomatie ferme
34:48La diplomatie, ce n'est pas une fin en soi
34:50Si la diplomatie consiste à aller
34:52à quatre notes ça, en allant à quatre pattes
34:54en disant qu'est-ce que je peux faire pour vous, ce n'est pas de la diplomatie
34:56La diplomatie, ce n'est pas non plus de dire
34:58faites-moi la liste de vos désirs
35:00vous, chef d'État
35:02Ce n'est pas ce qu'a dit M.Barraud non plus, il dit voilà, on se referme
35:04sur certaines demandes
35:06sur les OQTF, sur la RUE
35:08et sur les contrats
35:10Ça fait un demi-siècle que tous ces gens-là nous disent qu'ils seront fermes
35:12et ça fait un demi-siècle qu'ils sont mous
35:14On va évoquer, je sais que vous voulez en parler
35:16Donald Trump, Michel Onfray, on est sur CNews
35:18et sur Europe 1, le président américain a décidé
35:20de fixer de nouveaux droits de douane
35:22pour tous ses partenaires commerciaux dans le monde entier
35:2420% de taxes
35:26pour les marchandises de l'Union Européenne
35:28écoutons le président américain
35:32Avant, on ne taxait rien
35:34mais maintenant, on va commencer à le faire
35:36Regardez l'Union Européenne, ils sont vraiment très coriaces
35:38en matière de commerce
35:40Quand on pense à l'Union Européenne, qui est notre alliée
35:42ils nous arnaquent depuis si longtemps
35:44Eux, ils nous prennent 39%, on va les taxer
35:46à hauteur de 20%
35:50Voilà pour Donald Trump
35:5220% de droits de douane pour les Européens
35:54si c'est une façon de traiter
35:56ses alliés, c'est assez surprenant
35:58Mais l'Amérique n'a pas d'alliés
36:00elle vassalise
36:02et elle appelle ça avoir des alliés
36:04C'est John Wayne, c'est vraiment John Wayne
36:06On ne sait pas ce qu'il y a dans le barillet
36:08s'il y a des balles à blanc, s'il y a des balles réelles ou s'il n'y a rien du tout
36:10Donc on ne sait pas ce qu'il a vraiment dans la tête
36:12Je ne pense pas qu'il sache d'ailleurs lui-même ce qu'il a dans la tête
36:14Il fait une proposition puis il dit
36:16on verra bien
36:18Le retour des impérialismes est beaucoup plus manifeste
36:20que ce qu'on voulait bien voir. Moi je le dis depuis longtemps
36:22qu'il y a un retour des impérialismes, ce n'est pas un retour des nations
36:24Et là on voit bien quels sont les blocs
36:26Il y a la Russie
36:28Il y a le bloc européiste
36:30Et puis il y a les Américains. Et les Américains, ils n'en ont pas d'amis
36:32Et puis il y a les Chinois bien sûr
36:34Et on n'a pas d'amis dans cette aventure. Donc on va voir qui est le moins ennemi
36:36Et dans cette aventure
36:38d'abord il pulvérise cette idée
36:40des libéraux
36:42des libéraux empruntés d'ailleurs à Montesquieu
36:44en disant que le commerce
36:46c'est tout ce qui permet aux nations de se frotter
36:48les unes les autres
36:50et c'est la beauté, la bonté, l'intelligence, la vertu
36:52le commerce, tout ça c'est formidable. Ce n'est pas vrai du tout
36:54Le commerce c'est la guerre par d'autres moyens
36:56Lui, il est en train
36:58de faire également la démonstration que
37:00l'Europe n'est pas une puissance
37:02Elle n'est pas une puissance
37:04En tout cas, il nous taxe sévèrement
37:06Oui mais justement, on n'a rien à répondre. Qu'est-ce que les comptes disent ?
37:08Ah bah si, Ursula von der Leyen
37:10dit que nous allons riposter
37:12Elle a dit que nous allons faire une réunion
37:14au cours de laquelle nous allons examiner
37:16les possibilités d'une riposte qui elle-même
37:18permettra de répondre
37:20à Donald Trump que ce serait peut-être bien
37:22qu'il ne soit pas si méchant. Donc c'est ça
37:24Non, une Europe puissante, s'il n'y a pas de problème
37:26nous allons faire ceci, nous allons faire cela
37:28et là il va y avoir des problèmes
37:30Est-ce qu'on va faire quelque chose sur les GAFAM par exemple ?
37:32On pourrait, parce qu'on se dit, bon effectivement
37:34ils vont flinguer notre cognac, ils vont flinguer notre champagne
37:36entre autres
37:38et qu'est-ce qu'on va flinguer nous ?
37:40Ça s'appelle la politique
37:42et quand le commerce, c'est la guerre continuée
37:44par d'autres moyens, je reprends la formule
37:46de Clausewitz
37:48qui parle de la politique, et bien on doit pouvoir dire
37:50nous allons faire ceci, là on va se
37:52réunir pour savoir ce qu'on fait
37:54Il y en a marre des réunions, on a la possibilité
37:56d'agir là où ça fait mal, c'est là qu'il faut faire
37:58Lui il tape, et nous on doit pouvoir taper
38:00où ça fera mal aussi. Moi je suis souverainiste
38:02et protectionniste, donc il fait très bien, lui il défend
38:04son peuple, il fait son boulot. Nous on défend jamais nos peuples
38:06Si nous défendons nos peuples, on dit
38:08et bien il n'y a aucun problème, donc nous avons nous
38:10une liste, on va voir par exemple avec les GAFAM
38:12mais on va voir quoi là ? On va voir Thierry Breton
38:14arriver en disant, j'ai appelé Hélène et je lui ai dit
38:16Hélène, tu sais, etc, etc
38:18Il n'est plus commissaire européen. Oui, mais ça ne suffit pas
38:20Il faut juste dire, bon bah sur les GAFAM
38:22nous avons décidé, nous allons, nous avons
38:24je ne sais pas, décider ceci ou cela
38:26ça va devenir difficile pour vous, et puis sur
38:28un certain nombre d'autres, après je ne suis pas économiste
38:30c'est pas ce qu'on vend, ce qu'on achète, etc, il faudrait voir
38:32et puis intervenir, et puis si l'Europe était
38:34une puissance, elle dirait quelque chose
38:36aussi qui porterait lourd, mais elle n'est pas
38:38une puissance, quand il s'agit d'acheter des avions, l'Allemagne
38:40va acheter des avions aux Etats-Unis, donc
38:42Est-ce que ça va changer ? Ça, c'est
38:44la vraie question. Non, ça ne changera pas
38:46On ne fabrique pas une puissance en 15 jours
38:48Quand vous dites, on va faire
38:50la guerre en Ukraine et on va faire
38:52un emprunt pour avoir de l'argent, mais il faut
38:5410 ans pour fabriquer une armée digne de ce nom
38:56puisqu'on prétend aujourd'hui que pour faire un simple bâtiment
38:58qui est une prison, il faut 7 ans, donc on n'est
39:00pas à la hauteur, Trump aura eu le temps de mourir
39:02peut-être une troisième fois, ou de
39:04mourir dans un attentat
39:06Tout ça est envisageable
39:08Affaire à suivre en tout cas, Michel, dernier thème que je voulais
39:10aborder avec vous, c'est ce cas
39:12que je trouve extrêmement emblématique, et ça
39:14concerne cette fois-ci la sécurité en France
39:16Une école maternelle à Saint-Ouen
39:18qui va peut-être déménager temporairement
39:20tant elle est cernée par des dealers
39:22La ministre de l'éducation
39:24promet de réinstaller
39:26cette école, mais on va écouter ce qu'en pensent
39:28les parents qui ont leur petit, leur tout petit
39:30dans cette école, écoutez-les
39:34Ça fait un moment que nous
39:36on vit au quotidien les problèmes liés
39:38à l'école, donc
39:40les sachets de drogue
39:42que les enfants retrouvent, moi ma petite
39:44m'en a en soi attendu un un jour
39:46à la sortie de l'école, donc il n'y avait pas de drogue dedans
39:48mais c'était les sachets qu'on trouve autour
39:50donc en fait c'est très concret
39:52quand on se retrouve à faire
39:54de la prévention auprès de nos enfants, en leur disant
39:56de ne rien ramasser, etc.
39:58La configuration de l'école aussi
40:00fait qu'il y a eu des vitres cassées
40:02parce qu'il y a des objets qui peuvent être jetés
40:04c'est un cadre qui n'est pas sécurisant
40:06Des bonbonnes de gaz hilarants
40:08des sachets de stupéfiants, je pense que ça
40:10ça a été suffisamment relayé
40:12donc pour beaucoup de parents, c'est très grave
40:14et ça peut mettre en danger des enfants
40:16Malheureusement, on se trouve face
40:18à une impasse, moi c'est la première fois
40:20que je mets ma fille à l'école, c'est la première fois
40:22que je suis confrontée à ça, et c'est vrai que
40:24c'est déconcertant
40:26Il y a beaucoup d'élèves qui sont
40:28véritablement désespérés, l'école va donc déménager
40:30temporairement, c'est une capitulation
40:32de l'Etat pour vous ?
40:33Complètement !
40:34Et quand on est à Emmanuel Macron
40:36et qu'on vient faire le fier à bras en disant
40:38qu'on va attaquer
40:40la Russie par Ukraine interposée
40:42et qu'on dit nous allons refaire ceci, nous allons
40:44refaire cela, une armée qui ceci, qui cela, etc
40:46on n'est pas capable d'en finir avec
40:48un point de deal, c'est quoi un point de deal ? Entre 5 et 10 personnes
40:50On n'est pas capable avec l'armée que nous avons
40:52quand on voit la publicité pour l'armée
40:54C'est formidable, vous avez de la pub
40:56L'armée n'est pas faite pour la sécurisation
40:58L'armée est faite pour la guerre, mais les policiers
41:00Vous avez des policiers à qui on dit
41:02vous n'avez pas le droit de tirer
41:04Qu'est-ce que vous faites quand il s'agit d'aller
41:06démanteler un point de deal et que vous avez des gens
41:08qui ont des armes de guerre, vous envoyez la police
41:10au casse-pipe avec des armes déchargées en disant
41:12il faut demander trois fois, etc
41:14Il y a un moment donné où quand on se dit sur un point
41:16comme ça, je ne dis pas envoyons l'armée
41:18sur la totalité des points de deal, encore que
41:20ça se négocie, quels sont les moyens pour
41:22terminer ça aujourd'hui, la police est en accusation
41:24en permanence, quoi qu'elle fasse, quoi qu'elle dise
41:26si elle dérape un peu, c'est tout de suite
41:28le policier qui est en prison
41:30C'est pas le dealer, le dealer lui porte plainte
41:32en disant, etc, on connait la logique
41:34Si vraiment on veut en finir, c'est facile
41:36d'en finir, on s'en donne les moyens
41:38Et il faut des gens armés, c'est pas compliqué
41:40Vous pouvez pas envoyer notre police
41:42au contact avec des gens qui sont armés
41:44alors qu'eux ils sont moyennement armés, pas armés
41:46ou qu'ils tirent assez peu, ou ce genre de choses
41:48Simplement, il n'y a pas de volonté
41:50Juste pas de volonté, parce que de toute façon
41:52c'est comme ça que ça va se passer, un clou chasse l'autre
41:54et puis ils avancent
41:56Si les territoires perdus de la République existent, c'est parce que
41:58ils tombent les uns après les autres
42:00et tant qu'on les laisse tomber, les gens savent qu'il y a
42:02une espèce de jurisprudence, enfin les gens qui sont
42:04dans le narcotrafic, puisque de toute façon
42:06il y a une partie de la France qui ne veut pas lutter contre
42:08les narcotrafics, la France insoumise
42:10a refusé de lutter contre les narcotrafics
42:12Qu'est-ce que vous voulez faire ? Donc à ce moment-là
42:14les écoles déménagent et le maire dit
42:16ça s'appelle la solution Saint-Ouen, ou je ne sais quoi
42:18le jurisprudent Saint-Ouen, il devra avoir honte
42:20ou démissionner. – Et c'est cette semaine en plus que la loi
42:22sur le narcotrafic a été adoptée à l'Assemblée
42:24et donc on n'est même pas capable de sécuriser une école
42:27– C'est-à-dire l'État français n'est pas capable
42:29de faire sauter un point de deal
42:31en sachant très bien en plus de ça que si on le fait sauter ici
42:33il se réinstalle ailleurs, il n'est pas question
42:35d'en finir avec tout ça, juste dire ici il y a une école
42:37et bien vous allez vous déplacer
42:39si vous le faites de trois kilomètres, vous le faites de trois kilomètres
42:41– Pour arrêter les trafics
42:43– Oui, mais là pour le coup, ce qu'on n'est pas capable
42:45de faire dans un endroit, il faudrait qu'on soit capable
42:47de le faire dans tous les endroits de France
42:49il y a même dans les villages aujourd'hui des trafics
42:51d'un village de 500 habitants, il y a des trafics de drogue
42:53il faut se donner les moyens
42:55pas seulement dire ça ne durera pas
42:57nous serons extrêmement sévères, etc.
42:59et puis de dire, dès qu'il y a un policier qui dit
43:01bon ben moi j'y vais, on lui dit prison
43:03t'as pas demandé pardon, t'as pas donné l'autorisation
43:05tu as tutoyé alors qu'il aurait fallu vous voyer
43:07la police elle est courageuse
43:09elle est disciplinée
43:11elle est mal payée
43:13elle met sa peau en danger tout le temps, en permanence
43:15et elle n'a pas l'état derrière elle
43:17l'état est même contre elle
43:19et puis vous avez des gens qui descendent dans la rue en disant
43:21à mort les flics, etc. et on laisse faire
43:23il n'y a pas d'interpellation, on peut aujourd'hui avoir des gens
43:25qui ont pignon sur rue d'un point de vue de la classe politique
43:27et qui s'en viennent à inviter la police à disparaître
43:29c'est pas comme ça qu'on va démanteler les points de deal
43:31– Michel, on ferait toujours aussi percutant
43:33merci beaucoup pour cette heure
43:35passez en votre compagnie sur CNews et sur Europe 1
43:37à la semaine prochaine