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Avec Benjamin Puech

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##LE_SUPPLEMENT_MEDIA-2025-03-31##

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News
Transcription
00:00Et le Supplément Média s'intéresse avec notre invité, journaliste Ophi Garo, qui sort ce livre
00:07Pierre Bénichaud, une figure de style, c'est vous qui signez ce portrait, Benjamin Piège, bonjour.
00:12Bonjour.
00:12Vous êtes intéressé à Pierre Bénichaud qui est devenu une star de la télévision, mais on connaissait mal son passé,
00:17on connaissait mal son histoire, riche de rencontres, de filiations aussi, un passé.
00:24Pourquoi ? Parce que vous êtes plutôt jeune.
00:26Je suis plutôt jeune.
00:27Plutôt jeune.
00:27Merci.
00:28Vous intéressez à quelqu'un qui a marqué à ce point la télévision par son humour ?
00:32C'est ça.
00:33Aujourd'hui, d'ailleurs, on célèbre les cinq ans de sa disparition, puisqu'il est mort le 31 mars 2020.
00:38J'aime bien ce que vous dites sur la filiation, parce qu'à mon avis, effectivement, chez Pierre,
00:42il y avait beaucoup de filiations intellectuelles, culturelles, que j'ai essayé de faire apparaître dans le livre
00:46et qu'on connaissait effectivement mal, puisqu'on le résume à un homme de radio qu'il a été.
00:50Je pense qu'il a été un homme de radio, comme il y en a eu peu, par sa singularité, par son humour inimitable.
00:56Et de télé, on a tout essayé.
00:57De télévision, absolument, avec Laurent Ruquier qui l'a beaucoup accompagné,
01:01qui a été un peu son impresario d'une certaine manière.
01:03Mais tout ça est arrivé, alors ça a commencé avec Philippe Bouvard en 1999 dans Les Grosses Têtes.
01:08Il était copain avec Carlos, avec Jean-Yann, avec Jacques Martin.
01:12Il les connaissait tous depuis des décennies.
01:14Il a fallu beaucoup de temps à Pierre pour se convaincre qu'il avait peut-être,
01:19que ça valait le coup de se lancer dans cette carrière-là.
01:23Moi, ce que j'aime chez Pierre Benichoux, c'est qu'il est devenu comique un peu par hasard, sur le tard.
01:28Jusque-là, il avait fait de l'humour, mais c'était sa vie, c'est ce qu'il était.
01:31Mais c'était un journaliste qui n'existe plus vraiment.
01:34C'était un journaliste mondain et on pourrait dire un ragotier, quand même.
01:38Alors, un ragotier, je ne le dirais pas comme ça, je le dirais dans le côté observateur.
01:42D'ailleurs, il a été au Nouvel Obs depuis 1968 jusqu'en 2014.
01:46Je crois que ça le définit bien, il aimait tout.
01:50L'effet divers, la politique, l'histoire, jusqu'à la biologie, la littérature.
01:55Mais il les fréquentait, c'est-à-dire qu'il y avait une collusion.
01:57C'est ça la différence, c'est qu'aujourd'hui, on ne fréquenterait plus, on n'irait pas dîner chez un tel ou autre.
02:03Lui, il allait dîner chez les politiques, dîner chez les stars et il y avait cette vraie collusion.
02:08Absolument, c'est-à-dire qu'il les regardait de près, il les observait, il était ami avec certains d'entre eux, avec beaucoup d'entre eux.
02:13Parce qu'il a eu aussi cette chance de vivre à cette époque-là, de tutoyer Marguerite Diras,
02:17d'être copain avec Albert Cohen, de charrier Yves Montand.
02:21Et on le voit d'ailleurs dans son recueil de nécrologie qu'il a publié en 2017,
02:25Les absents enlevés le doigt, et que vraiment je conseille à tout le monde.
02:28C'est parce qu'il les avait si bien connus qu'il a décidé de faire ses portraits là,
02:33avec selon moi, une sensibilité rare.
02:36C'est ça qui m'a convaincu d'écrire ce livre.
02:39Et j'aimais bien justement, pour ce livre, il a été chez Laurent Ruquier, dont tout le monde en parle.
02:44Il était l'invité de Laurent Ruquier.
02:46Il a expliqué quand même qu'il n'aimait pas ce monde.
02:49Et il a un peu témoigné, on a un peu découvert sa personnalité,
02:53dans cette interview qui date des années 90, 95, 2000.
03:00Non, on n'a pas l'extrait.
03:02Ah bon, on n'a pas l'extrait.
03:04Mais je peux vous dire ce qu'il disait dans cet extrait.
03:06Il disait, il n'y a pas de grand gentil vedette.
03:10Ça, il n'y croyait pas.
03:11Ce que disait Trenet, il connaissait les ridicules de ce monde-là.
03:15Et dans ses nécros, d'ailleurs, il les identifiait.
03:18Il y allait un peu au scalpel là-dessus.
03:20Alors, on rappelle aussi que c'était...
03:22Alors, on a l'extrait.
03:26Le type qui a été le plus fort dans la dénonciation des beaufs,
03:31était beauf aussi, à 20%.
03:33Oui, mais ce n'était pas Mathion.
03:34Parce que c'est comme ça, parce que tout est dans tout.
03:37Et ce n'est pas cette société que je déteste.
03:39Cette société, j'y ai vécu et j'y ai joui.
03:42Ce que je veux dire, c'est que je n'étais pas aveuglé.
03:48Alors, on va dire ça.
03:50Je n'étais pas aveuglé par les bassesses,
03:53les petitesses et les mensonges de beaucoup de ces gens,
03:57qui pourtant, je continue dans ma mémoire.
04:01Il y avait un challenge entre Coluche et Gainsbourg.
04:04C'est ce qu'on comprend à travers le portrait de Gainsbourg.
04:07Coluche, il n'avait qu'une passion, c'était Thierry de Luron.
04:11Parce qu'il faisait plus d'entrées que lui.
04:13C'est ce dont je vous parlais dans la première partie.
04:16Il détestait à la fois ce monde de célébrités et de stars,
04:20et à la fois, il les côtoyait.
04:22Tout à fait. Je crois qu'en fait, ça a été son théâtre, sa comédie.
04:25Et sa comédie humaine, qui rejoignait quasiment chaque soir,
04:29puisque c'était un octambule,
04:31où il plaisait parce qu'il avait un talent fou, je crois.
04:33Alors, est-ce que ce talent était tellement important
04:35que c'est aussi ça qui l'a empêché de faire davantage ailleurs ?
04:37C'est possible.
04:38Est-ce qu'il était coincé lui-même dans ce théâtre-là ?
04:40Peut-être.
04:41Et je trouve qu'il y avait une phrase intéressante
04:44où il parlait de chez Lippe.
04:45Il avait son rond de serviette chez Lippe.
04:47Pour nos auditeurs, Lippe, c'est une brasserie célèbre à Paris,
04:52où se rendait le tout Paris.
04:54Le tout Paris, absolument.
04:55D'après la marque de montre aussi, qui avait été inventée par la montre.
04:58Et donc, boulevard Saint-Germain,
05:00il lui avait dit que Lippe, ce n'est que le paraître.
05:03Et il lui avait répondu que c'était vrai,
05:05mais que comme il n'avait toujours pas trouvé l'être au menu des restaurants,
05:08il continuerait de fréquenter chez Lippe.
05:10Alors, on rappelle quand même que son père était prof de philo
05:12à mi-proche de Camus.
05:13Son oncle, Paul, était un historien de littérature
05:16et qui était reconnu aussi en tant que tel.
05:20Pour ça, sa mère est la sœur de Georges Daillon,
05:22qui fut le meilleur ami de François Mitterrand.
05:24Donc, on voit qu'il baignait.
05:25Et quand il peut les critiquer,
05:26c'est parce qu'aussi il vient de ce milieu-là, peut-être ?
05:29Oui, je crois qu'il le voyait de très près,
05:31et notamment François Mitterrand,
05:33qui est un personnage...
05:34Lui, il pensait qu'il ne serait jamais président de la République.
05:36Pourquoi ? Parce qu'il le connaissait trop.
05:38Quand on connaît si bien, j'imagine, de si près ces personnages,
05:41on voit trop les travers.
05:43Oui, est-ce que c'est un fait qu'il les a critiqués
05:48et qu'en même temps, ça a limité son ambition ?
05:52Peut-être ?
05:53Quand il n'est pas né dans des draps de soie,
05:55on ne peut pas dire ça.
05:57Laurent, de cette époque-là,
05:58ce n'était pas une famille bourgeoise,
05:59c'était une famille très intellectuelle,
06:01qui aimait terriblement les livres.
06:03Il y avait une vraie passion,
06:05c'est-à-dire qu'il ne croyait pas en Dieu,
06:06mais il croyait en les livres.
06:07C'était une espèce d'amour de la culture.
06:09C'est important chez Pierre.
06:10Est-ce qu'il y a un Pierre Benichot qui existe aujourd'hui ?
06:12Est-ce que ça serait encore possible ?
06:14Je vais répondre sur vous.
06:15C'était une grande gueule, en fait.
06:17C'était une grande gueule.
06:19C'était une grande gueule
06:21qui avait des choses à dire,
06:23qui avait un avis sur tout.
06:24Mais quand je le dis, ce n'est pas une critique,
06:26c'est parce qu'il avait beaucoup lu,
06:27parce que tout l'intéressait.
06:28Et je crois que c'était ça
06:29qui le rendait singulier.
06:31Ça répond aussi à votre question
06:32sur s'il en existe un aujourd'hui.
06:34C'est que quand il s'exprimait à la radio,
06:36dont on va se gêner dans les grosses têtes,
06:38c'était de l'humour, bien sûr,
06:39mais pas seulement.
06:40C'était aussi une analyse de la société
06:42sous tous ses côtés, dans les petits détails.
06:44Ça va de...
06:46pas seulement le monde des vedettes,
06:48mais ça va au monde de la politique,
06:50à la littérature.
06:51Il essayait de comprendre les dessous
06:52une passion humaine
06:53qui puisait dans ses filiations.
06:57Je pense que c'est un homme
06:59qui a beaucoup vécu,
07:00et donc qui avait un regard
07:01et un humour singuliers.
07:03Mais qui ne pourraient plus exister
07:04à notre époque,
07:05puisque c'était quand même
07:06de l'humour très misogyne,
07:08et il avait un regard sur les femmes
07:10qui était, on va dire,
07:11très patriarcal, non ?
07:13Alors, comme pour citer Pierre Bénichoux,
07:15il disait toujours grossier, jamais vulgaire.
07:17Alors, voilà, où était la limite
07:19entre la misogynie, le dessus ?
07:21Bien sûr qu'il y en avait un petit peu,
07:23mais c'est ce qu'on me disait.
07:25Il y en avait, bien sûr,
07:27quand on regarde sur le papier,
07:28ça le faisait,
07:29mais c'est ce que me disait Philippe Geluck,
07:30il disait, c'est étonnant,
07:31à la fois, il pouvait faire des blagues,
07:33on avait honte de rire.
07:34On avait honte de rire.
07:35Et en même temps,
07:36quand il entendait quelque chose
07:37qui lui semblait désagréable
07:38ou manquait de sensibilité,
07:41il pouvait devenir tout de suite éteint,
07:43abattu.
07:44Vous avez interrogé,
07:45vous parlez de Philippe Geluck,
07:46mais d'autres personnalités,
07:47notamment François Hollande
07:48qui, au-delà de l'aspect
07:49ancien président de la République,
07:51l'homme politique,
07:52a beaucoup d'humour aussi,
07:53et qui se rejoint un peu
07:54sur certains points, je dirais.
07:56Oui, absolument.
07:57À mon avis,
07:58ils sont mieux connus
07:59qu'on pourrait l'imaginer
08:00parce que quand François Hollande
08:01commence à entrer en politique
08:02des années 80,
08:03oui, Pierre Bénichoux
08:04est un des patrons
08:05du Nouvel Observateur,
08:06donc il le rencontrait là-bas,
08:08il se permettait de lui dire,
08:09c'est ce que m'a dit François Hollande,
08:10il se permettait de faire
08:11des observations
08:12que personne d'autre
08:13n'aurait osé faire.
08:14Donc c'est bien le côté
08:15grande gueule de Pierre
08:16qu'on retrouve.
08:17Et oui, je crois,
08:18cette espèce de dérision
08:20comme mode de vie,
08:21pour ne pas dire
08:22philosophie de vie,
08:23mais au moins
08:24comme mode de vie,
08:25je crois que c'est
08:26un point commun
08:27entre les deux.
08:28Benjamin Poech,
08:29vous êtes journaliste
08:30média au Figaro,
08:31donc je vais vous poser
08:32une question média
08:33parce que vous êtes
08:34dans une mission média.
08:35C'est la petite cerise
08:36qui n'était pas prévue.
08:37Aujourd'hui et demain,
08:38France Télévisions
08:39est en grève.
08:40Pensez-vous que la fusion
08:41va aller jusqu'au bout ?
08:42Qu'est-ce que vous pouvez nous dire
08:44sur cette grève actuellement
08:45dans le service public ?
08:46On rappelle à nos auditeurs
08:47grève, fusion.
08:48Grève, ça veut dire
08:49qu'on ne travaille pas.
08:50Pourquoi il y a grève ?
08:51Le projet de loi
08:52qui va être présenté
08:53par la ministre de la Culture,
08:54de fusion entre
08:55l'audiovisuel public,
08:56la radio et la télévision,
08:57France Télévisions
08:58et Radio France.
08:59Alors, ce qu'elle va donner,
09:00je serais bien incapable...
09:01L'ORTF, en fait,
09:02on va le faire.
09:03Je serais bien incapable
09:04de vous dire
09:05où est-ce que ça va mener.
09:06Tout ce que j'imagine,
09:07c'est que ce sont
09:08des turbulences
09:09qui vont être prises en compte,
09:10qui vont marquer.
09:11La question, c'est de savoir
09:12jusqu'où vont aller
09:13ces turbulences.
09:14Et je crois que là,
09:15je viens de faire
09:16une langue de bois
09:17superbe, Gilles.
09:18Delphine Ernotte,
09:19est-ce qu'elle sera
09:20candidate à sa réélection
09:21ou pas ?
09:22Est-ce que Delphine Ernotte...
09:23Alors, ce qu'elle m'a dit
09:24ce matin...
09:25Non, elle ne m'a rien dit
09:26ce matin.
09:27Est-ce qu'elle sera
09:28candidate à ses réélections ?
09:29En tout cas, la seule chose
09:30que je sais,
09:31selon les bruits qui courent,
09:32c'est qu'il y a
09:33beaucoup de candidatures.
09:34Voilà.
09:35C'est bien,
09:36parce que tout le monde dit
09:37que personne ne veut y aller
09:38en coulisses.
09:39On veut toujours aller
09:40à des postes pareils,
09:41même à la nage.
09:42C'est du pénichou, ça.
09:43Mais ça serait
09:44de courte durée,
09:45parce que lorsque
09:46la diffusion est là,
09:47il n'y a pas de solution
09:48avant, mon ami.
09:49Et après, oui.
09:50Et après,
09:51il y aura
09:52évidemment
09:53l'élection
09:54d'une nouvelle présidente
09:55pour le nouveau groupe.
09:56Voilà.
09:57On vous recommande
09:58chaudement ce portrait
09:59signé par notre invité
10:00Benjamin Puêche,
10:01journaliste au Figaro,
10:02Pierre Bénichaud,
10:03une figure de style
10:04savoureuse.
10:05Si vous avez aimé
10:06Pierre Bénichaud,
10:07mais si vous voulez aussi
10:08connaître les coulisses
10:09de ces personnes
10:10qui ont fait
10:11l'émission,
10:12c'est le portrait
10:13de Pierre Bénichaud.
10:14C'est un portrait
10:15qui ont fait
10:16les médias, finalement.
10:17On vous recommande
10:18ce livre.
10:19Merci beaucoup,
10:20Benjamin.
10:21Dans un instant,
10:22on va retrouver
10:23nos débatteurs
10:24et on va parler,
10:25bien évidemment,
10:26de ce qui est en train
10:27de se passer
10:28du côté du tribunal
10:29de Paris,
10:30avec la lecture
10:31qui a débuté
10:32par la présidente
10:33dans le procès
10:34du Rassemblement national
10:35qui a commencé
10:36la lecture de son jugement.
10:37Elle a d'entrée annoncé
10:38que ça va être
10:39un petit peu long,
10:40a-t-elle prévenu.
10:41Donc les décisions
10:42ne seront pas connues
10:43avant midi, midi 20.
10:44Voilà.
10:45Dans un instant,
10:46on retrouve avec
10:47nos débatteurs.
10:48A tout de suite.