Avec Yannick Neuder, ministre chargé de la Santé et de l’Accès aux soins
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##L_INVITE_POLITIQUE-2025-02-20##
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Jean-Jacques Bourdin.
00:05Notre invité ce matin, Yannick Neder, qui est ministre de la Santé et cardiologue de profession.
00:11J'aimerais quand même le rappeler, c'est bien vrai ?
00:12Oui, c'est toujours vrai.
00:15Parce que c'est important, non même pas, ce qu'on dit toujours,
00:17on nomme ministre des hommes ou des femmes qui ne connaissent rien au sujet.
00:21Là, vous connaissez le sujet puisque vous êtes cardiologue.
00:24Yannick Neder, on va faire un tout petit peu de politique
00:27et puis on va parler santé essentiellement dans notre rendez-vous.
00:30Richard Ferrand, président du Conseil constitutionnel, grâce à Marine Le Pen.
00:34Une voix près, est-ce que c'est grâce à Marine Le Pen ?
00:39Marine Le Pen a demandé aux députés RN de s'abstenir.
00:43Qu'en pensez-vous ?
00:45J'en pense que je suis vraiment venu pour parler de santé.
00:47Ah oui, d'accord, oui, non mais d'accord, mais Yannick Neder.
00:49Et j'en pense qu'il y a des séparations de pouvoir entre l'exécutif, le législatif
00:56et avec le Conseil constitutionnel.
00:58Les assemblées Sénat et Assemblée nationale ont voté.
01:03Moi, je n'ai pas à commenter.
01:05Oui, vous n'avez pas à commenter.
01:07Ça ne vous gêne pas la nomination de Richard Ferrand ?
01:09Je n'ai pas à commenter. Moi, je suis ministre de la Santé.
01:11Quand on s'exprime, ce n'est pas à titre personnel, c'est au titre de la fonction qu'on occupe.
01:14Bon, alors, autre, là, vous allez être concerné quand même puisque c'est votre région.
01:20Et votre ami Laurent Wauquiez est en difficulté face à Bruno Retailleau.
01:24Je regardais le sondage IFOP-Fiducial pour Sud Radio, paru ce matin, que dit-il ?
01:29Auprès des sympathisants des Républicains, Retailleau 52%, Wauquiez 27%.
01:34Auprès des Français de droite, Retailleau 43%, Wauquiez 10%.
01:38Et puis, l'ensemble des Français, Retailleau 30%, Wauquiez 9%.
01:42C'est clair.
01:44Vous choisissez qui, vous ?
01:46Mais moi, il n'y a pas à choisir.
01:48J'ai la chance d'avoir dans ma famille politique plusieurs talents.
01:52Après, clairement, je ne vais pas esquisser la question.
01:55Je suis en politique, j'ai été le vice-président pendant 7 ans de Laurent Wauquiez.
01:59Donc, je suis fidèle à Laurent Wauquiez.
02:01Donc, vous soutenez Laurent Wauquiez ?
02:03Je soutiens Laurent Wauquiez, clairement.
02:05Et je m'en suis très clairement ouvert à Bruno Retailleau puisque je suis loyal avec le ministre de l'Intérieur.
02:12Nous sommes dans le même gouvernement.
02:14Nous travaillons ensemble, notamment sur des sujets comme le narcotrafic.
02:18Lui, sur le versant répression.
02:20Et moi, prochainement, sur le versant prévention.
02:22Donc, il y a plusieurs talents.
02:26Moi, je suis avec Laurent Wauquiez par fidélité depuis plusieurs années.
02:30Mais je suis loyal au ministre de l'Intérieur.
02:32Et c'est une période à passer.
02:34Mais on doit rester concentré sur les missions.
02:38Je suis avant tout le ministre de la Santé des Français.
02:40Alors, ministre de la Santé, parlons de la sécurité, justement, dans les hôpitaux.
02:44J'ai vu une nouvelle agression de personnels soignants à Châlons-sur-Saône.
02:48Mardi, une trentaine de personnes qui agressent trois personnels soignants
02:52suite au décès d'un proche de ces personnes.
02:56Tolérance zéro, dites-vous.
02:58Mais comment est-ce qu'il faut installer ?
03:00Il y en a déjà des agents de sécurité dans tous les hôpitaux ?
03:02Alors, tout d'abord, c'est dramatique quand il y a des victimes et des patients qui décèdent.
03:08Les pensées vont aux familles.
03:10Après, tout acte médical qui se passerait bien ou pas bien,
03:16ou qui nécessiterait d'action, ne peut pas légitimer des actes de violence.
03:20Donc, naturellement qu'il y a cette sécurité de proximité que vous évoquez,
03:24je ne vois pas un seul directeur d'hôpital ou de clinique, d'ailleurs,
03:28puisque ces agressions ont lieu aussi bien dans le public que dans le privé.
03:30Et aussi, n'oublions pas les libéraux qui sont aussi victimes des agressions.
03:34Bien sûr. J'ai vu le témoignage du docteur Houlemaki.
03:38Vous avez vu ça ?
03:40Exactement. Il faut protéger nos soignants dans les structures d'hospitalisation.
03:44Les libéraux avec les maires.
03:46Les maires sont fortement impliqués dans la sécurité du quotidien avec les vidéoprotections,
03:51accompagnés parfois lors de visites à domicile ou autre.
03:54Par contre, ce qu'il faut, c'est aller plus loin dans l'outil.
03:57Et là, c'est notre rôle avec le garde des Sceaux, avec le ministre de l'Intérieur,
04:01c'est de pouvoir renforcer l'arsenal législatif pour obliger que toutes ces agressions soient déclarées.
04:07Permettre l'anonymat du soignant qui se fait agresser pour qu'il n'y ait pas de représailles sur lui-même ou sa famille.
04:16Et puis surtout, il faut peut-être renforcer l'arsenal avec un délit pénal beaucoup plus important
04:22et rediscuter peut-être des peines planchées qui font partie des sujets sur lesquels on doit illustrer cette tolérance zéro.
04:28Donc, une proposition de loi du groupe Horizon avait été votée en mars.
04:34Nous avons des discussions avec le Sénat pour pouvoir l'inscrire au plus vite
04:38et pour pouvoir effectivement renforcer la protection des soignants.
04:41Mais je réaffirme bien, au nom du gouvernement, la tolérance zéro vis-à-vis des agressions en général et particulièrement des soignants.
04:48C'est insupportable quand vous portez assistance ou quand vous soignez les gens de se faire agresser.
04:53C'est le même combat aussi. On pourrait mettre des pompiers, des policiers, des gendarmes. Ce n'est pas acceptable.
04:58Yannick Noder, 20 000 médecins diplômés hors Union européenne exercent en France. 20 000, c'est énorme.
05:04Ils sont souvent sous-payés, ces médecins étrangers.
05:08Alors, il y a des statuts qui sont parfois effectivement moins attractifs que d'autres.
05:13Je crois que surtout, il faut arrêter d'opposer les différentes filières.
05:17Un danger pour les patients. Il représente un danger pour les patients, dit Marion Maréchal. Vous avez vu ça ?
05:23Pardon, mais je ne viens pas ici commenter les propos de Marion Maréchal Le Pen.
05:29Moi, ce que je crois, c'est que nous avons besoin de plus de médecins.
05:33Donc, il faut former plus, il faut former mieux.
05:35Et entendez bien les deux mots, former plus, former mieux.
05:38Donc, tous les médecins que nous pourrons former vont apporter du soin.
05:42Donc, il y a notre formation initiale déjà.
05:44Il faut supprimer le numérus, vous le savez, qui est trop restrictif.
05:49Après, il faut rapatrier nos étudiants français qui sont partis en Roumanie, en Espagne, en Belgique.
05:55Il faut les faire revenir pour qu'ils finissent leur cursus.
05:58Après, nos médecins qui ont fait leur diplôme hors Union Européenne.
06:03Je crois qu'il faut surtout faciliter, simplifier, améliorer l'évaluation de leurs connaissances et de leurs compétences.
06:10Accélérer leur naturalisation aussi.
06:13La problématique, ce n'est pas un sujet d'immigration.
06:17C'est un sujet de compétences en santé.
06:20Je crois que quand vous êtes malade, vous voulez être soigné par un médecin compétent et qui est reconnu.
06:25Donc, moi, ce que je propose, c'est que dans nos services, je suis hospitalier, j'étais hospitalier.
06:29Ils sont un compétence qui exerce dans nos services ?
06:32Naturellement, mais bien sûr que non.
06:34C'est-à-dire qu'il faut évaluer les compétences.
06:36Et nous évaluons les compétences de nos étudiants.
06:39Nous évaluons nos externes, nos internes.
06:41Donc, les padus doivent être traités, entre guillemets, comme les autres.
06:45Vous avez des padus dans vos services.
06:47Je redis que bon nombre d'hôpitaux ne fonctionneraient pas sans les médecins qui sont diplômés hors Union européenne.
06:53Donc, il ne faut pas les stigmatiser ni valider leurs connaissances en masse.
06:58Il faut faire les choses correctement.
07:00On évalue leurs connaissances, leurs compétences.
07:03Ils ont ce niveau de compétence requis pour exercer la médecine en France.
07:07Ils sont validés.
07:08Ils ne l'ont pas.
07:09Ils ont une formation supplémentaire et on réévalue.
07:12Par contre, je veux qu'on simplifie cet épisode de réévaluation
07:15qui doit se faire dans les services hospitaliers, encadré par les médecins qui sont déjà présents.
07:20Parce que c'est bien plus facile d'évaluer la compétence de quelqu'un sur un service
07:25que lors d'un examen ou d'une commission nationale.
07:28Donc, je veux simplifier les choses et ça sera fait très prochainement.
07:31– Bien, Yannick Noder, le tabac.
07:33Nouvelle campagne de lutte contre le tabagisme depuis mardi.
07:36Le prix des cigarettes a un peu baissé en Outre-mer.
07:39En métropole, augmentation de 20 à 50 centimes le paquet depuis début février.
07:44Il y aura une nouvelle augmentation en 2025 ou pas ?
07:46– Alors, il y a une trajectoire qui avait été définie.
07:49On reste sur cette trajectoire-là.
07:51Il faut trouver le bon équilibre entre, naturellement rappelé
07:55par les campagnes de prévention, et c'est ce que j'ai fait avec mon ministère lundi,
07:59de relancer les méfaits du tabac.
08:01On a tendance à oublier ces 75 000 morts par an.
08:05C'est le cancer du poumon, c'est les atteintes cardiovasculaires.
08:08Donc il faut vraiment réexpliquer que, d'ailleurs,
08:11quand on peut s'arrêter de fumer, c'est parfois au prix de plusieurs tentatives.
08:15C'est l'objet de cette campagne.
08:17Donc il faut trouver le juste équilibre entre le prix du tabac…
08:20– Il y aura une augmentation, d'autres augmentations en 2025 ?
08:22– Il y a une courbe qui est prévue.
08:24– Et en 2026, accélération de l'augmentation ?
08:26– On suit la courbe.
08:28– Bon, est-ce que sur les terrasses des bars, des cafés, des brasseries,
08:33des restaurants, il sera interdit de fumer ?
08:36Ça fait partie des discussions.
08:38– C'est favorable ou pas ?
08:40– Je dis qu'il faut mettre des mesures qui soient aussi compatibles,
08:43acceptables avec tout le monde.
08:45On peut réfléchir que dans l'espace public, en dehors,
08:49il y ait des espaces réservés aux fumeurs.
08:52Vous parlez des terrasses de café,
08:54on pourrait évoquer des sujets compliqués comme les plages.
08:57– Là, je suis très précis. Je vous dis pourquoi.
09:00Parce que beaucoup voient sur les terrasses des lycéens,
09:03parfois des collégiens, fumer.
09:05Sur les terrasses des cafés.
09:07Est-ce que vous prévoyez d'interdire de fumer sur ces terrasses ?
09:12Est-ce que vous êtes favorable ou pas à vous, à titre personnel ?
09:16– À titre personnel, il faut discuter, il faut voir.
09:21Parce qu'il y a un moment aussi,
09:23le moment de boire un café avec une cigarette
09:26fait partie aussi de la vie en général et des moyens...
09:30– Vous êtes contre l'interdiction ?
09:32– Je ne veux pas dire que je suis pour, je suis contre.
09:34Ce n'est pas aussi binaire que ça.
09:36Je pense qu'il y a des périmètres autour des établissements scolaires.
09:39Par exemple, je vous prends un exemple.
09:41Je pense que dans des périmètres autour des établissements scolaires,
09:44sur des lieux publics, des jardins publics, des choses comme ça,
09:47c'est peut-être en quelque chose à réfléchir.
09:50– Ça va être fait ?
09:51– C'est quelque chose à réfléchir.
09:53C'est essentiellement les élus locaux
09:55qui eux-mêmes prennent des arrêtés pour pouvoir gérer ça.
09:59Moi, j'ai été maire localement.
10:01– Yannick Nader, vous ne me répondez pas sur les terrasses.
10:04– Parce que sur les terrasses, quel est le niveau d'acceptabilité ?
10:08Vous savez, on a beaucoup de Français
10:10qui ont beaucoup de difficultés économiques, de travail, de pouvoir d'achat.
10:14– Donc vous dites non ?
10:15– Non, je ne dis pas non.
10:16Je dis qu'il faut aussi arrêter...
10:18– De stigmatiser ?
10:19– Non, arrêtons un peu aussi d'emmerder les Français.
10:22Je pense que mon rôle, c'est d'expliquer...
10:24– Donc vous êtes contre ?
10:25– Non, mon rôle, c'est d'expliquer que le tabac à grosse dose, tout ça,
10:29si maintenant une personne fume une cigarette,
10:33que c'est son moment de quiétude, il faut trouver la bonne mesure.
10:37– Pour l'instant, on va pouvoir continuer à fumer.
10:39– Donc je préfère expliquer les méfaits du tabac,
10:42prévoir des campagnes de dépistage sur le cancer, des choses comme ça,
10:46et que les gens prennent leur soumission.
10:48– Yannick Nader, il n'y a pas honte, aucune honte,
10:50à dire que finalement, emmerder les Français sur une terrasse de café,
10:53ce n'est pas bien. Il n'y a pas honte à le dire.
10:55– Non, ce n'est pas honte.
10:56– Par contre, on peut coupler ça avec un message en disant,
10:58attention, chaque cigarette est une cigarette qu'on trouve.
11:01– On va afficher un message sur la terrasse du café aussi.
11:04– Il y aura différentes façons de le faire.
11:06– Bon, dites-moi, la vente illégale des cigarettes augmente, évidemment.
11:11Les produits de vapotage, certains disent qu'ils sont nocifs,
11:14mais ils ne sont pas taxés, pourquoi ?
11:16– Alors, attention, les puffs sont interdits.
11:20– Enfin, on en trouve toujours.
11:22Sur internet, ce n'est pas compliqué.
11:24– Alors, on l'a interdit il y a trois semaines,
11:26donc il faut que tout ça se mette en place,
11:28pour notamment vis-à-vis des jeunes.
11:32Les puffs sont aussi très commerciales,
11:35avec des goûts qui sont particulièrement adaptés à notre jeunesse,
11:39et on sait que finalement, c'est du conditionnement,
11:42le geste qu'on conduit.
11:44Souvent, les fumeurs de demain commencent par la puff.
11:46– Mais quand les puffs seront-elles interdites ?
11:48– Là, elles sont interdites, mais pourquoi mettre un impact ?
11:50– Effectivement.
11:52Il faut mettre en place tout ça.
11:54On ne va pas mettre un gendarme, vous le savez très bien,
11:56devant chaque bureau de tabac.
11:58Donc là aussi, mais d'une façon générale,
12:00le message est d'interdire.
12:02Et puis, il y a un autre sujet que vous pourriez évoquer.
12:04– Les pouches ?
12:06– Oui, les pouches, toutes ces boules de nicotine
12:08qu'on veut faire mettre dans la bouche de nos enfants.
12:12Moi, je suis ministre de la Santé, mais je suis avant tout médecin
12:14et père de Samy, donc il faut qu'on interdise tout ça.
12:16Alors après, il y a des réglementations européennes,
12:18donc nous sommes en train de travailler ce sujet,
12:20de faire des propositions au niveau de l'Europe.
12:22Il ne s'agit pas non plus de faire du populisme,
12:24de faire des choses qui sont interdites
12:26et qui demain ne seront pas autorisées,
12:28on ne pourra pas prendre ces mesures
12:30parce que ça ne correspond pas,
12:32effectivement, à la position européenne.
12:34Donc il faut travailler les dossiers sérieusement.
12:36Donc la cigarette, les puffs, les pouches,
12:38tout ça, c'est nocif pour la santé
12:40et je suis en train de m'en occuper.
12:42Ça fait 54 jours que je suis au ministère.
12:44– Bon, Yannick Noder,
12:46le cannabis, pas de légalité,
12:48Yannick Noder, le cannabis, pas de légalisation,
12:50même encadré.
12:52– Ah non, non, alors là, c'est très clair,
12:54ma position est très claire,
12:56le cannabis, c'est presque 5 millions
12:58de Français qui ont un usage,
13:00je ne dirais pas quotidien,
13:02mais qui consomment du cannabis
13:04au moins une fois par an,
13:06donc il est hors de question de légaliser
13:08le cannabis.
13:10– Même à des fins personnelles.
13:12– Alors attendez, à des fins personnelles,
13:14bien entendu, bien entendu,
13:16mais le cannabis,
13:18pourquoi, je suis absolument contre,
13:20parce que déjà, ça trouble
13:22les messages, on est contre
13:24les drogues, d'une façon générale,
13:26le ministre de l'Intérieur mène
13:28une campagne sur le narcotrafic,
13:30nous mènerons une campagne dans le cadre
13:32notamment aussi de la santé mentale
13:34sur l'addictologie aux drogues,
13:36on sait très bien que l'utilisation du cannabis
13:38en fait a complètement changé
13:40des époques 68 et autres,
13:42et que c'est un passage maintenant pour des drogues
13:44plus dures, avec de la cocaïne, de l'héroïne,
13:46les impacts sur la santé, notamment
13:48des plus jeunes, cardiovasculaires,
13:50on voit des infarctus avec des drogues,
13:52on voit des impacts neurologiques,
13:54des démences, des troubles
13:56psychosociaux majeurs accentués,
13:58donc il est hors de question
14:00de favoriser, d'ailleurs tous les pays qui l'ont fait
14:02se mordent les doigts, puisque notamment
14:04le Canada, les Etats-Unis ont vu
14:06l'augmentation de la consommation
14:08et ont vu les impacts sur la santé
14:10particulièrement se majorer.
14:12Alors, le cannabis thérapeutique,
14:14expérimentation terminée,
14:16va-t-il être légalisé ?
14:18Alors, déjà je n'aime pas le terme légalisé,
14:20vous ne diriez pas ça d'un bêta bloquant
14:22ou d'un antibiotique, on ne légalise pas
14:24les antibiotiques, là on parle
14:26d'un médicament.
14:28Donc il y a des douleurs, je l'ai déjà dit,
14:30il y a des douleurs rebelles, les algies de la face,
14:32les contractures,
14:34souvent des séquelles post-accident vasculaire
14:36cérébraux, les algies vasculaires de la face
14:38qui ne sont sensibles
14:40qu'à ces molécules-là
14:42et qui sont souvent des huiles
14:44actuellement. Donc il faut laisser
14:46en France se développer une filière
14:48thérapeutique, on parle
14:50de médicaments qui sera évalué
14:52par la haute autorité de santé.
14:54Les patients qui étaient dans ces études
14:56n'avaient aucune raison de voir
14:58leur traitement s'arrêter au 31 décembre.
15:00Donc le 31 décembre, j'ai réaffirmé,
15:02je m'en rappelle bien, puisque
15:04j'étais en train de rentrer
15:06de Mayotte avec le Premier ministre
15:08quand j'ai pris cette décision
15:10pour qu'aucun patient
15:12patient, on parle bien de patient,
15:14n'ait d'interruption de son traitement.
15:16Donc tous les patients qui sont sous cette filière
15:18thérapeutique de cannabis
15:20vont avoir leur traitement
15:22et la haute autorité de santé va évaluer
15:24s'il y a intérêt à agir
15:26et si on voit que cette voie apporte
15:28des effets positifs
15:30à la santé et surtout la prise en charge de douleurs
15:32par rapport à d'autres thérapeutiques.
15:34Donc si c'est une filière, s'il ne s'agit pas de
15:36légaliser, vraiment je reprends ce terme-là,
15:38c'est d'autoriser une nouvelle filière
15:40de médicaments, un certain nombre d'ailleurs
15:42de laboratoires.
15:44Ça dépendra de l'évaluation de la haute
15:46autorité de santé.
15:48Si c'est une substance qui améliore
15:50la douleur des patients, à l'heure où on parle
15:52de soins palliatifs, moi je pense
15:54que notamment dans le développement des soins palliatifs
15:56et moi je suis très favorable
15:58qu'il y ait deux textes sur la fatigue
16:00puisque les soins palliatifs
16:02sont un sujet important.
16:04Il y aura deux textes, le Premier ministre
16:06a été très clair sur cette position.
16:08Je crois que c'est prévu
16:10autour du mois de mai.
16:12Deux textes, donc l'un sur les soins
16:14palliatifs et l'autre sur l'aide à mourir.
16:16Bon, ok.
16:18Très bien, au moins comme ça, c'est clair.
16:20La cocaïne, dites-moi, ça déferle.
16:22Comment ça coûte aujourd'hui
16:24un gramme de cocaïne ?
16:26Pardon, je ne peux pas vous répondre à cette question.
16:28Je ne fais pas encore les petits deals.
16:30C'est vrai que ça ne coûte rien ?
16:32Ça coûte 50 euros.
16:34Le cannabis
16:36est une des voies d'aller
16:38vers la consommation de cocaïne.
16:40C'est bien pour ça qu'il faut l'interdire.
16:42Bon, je vais vous parler
16:44des numéros d'urgence parce que ça,
16:46ça me tient à cœur.
16:48En France, nous avons le 15, le 17, le 18,
16:50112,
16:52beaucoup de numéros d'urgence.
16:54Bien souvent en Europe, dans de nombreux pays,
16:56il n'y a qu'un seul numéro d'urgence.
16:58Pourquoi est-ce que ce n'est pas le cas dans notre pays ?
17:00Je sais qu'il y a une expérimentation
17:02qui est conduite dans le département de l'Ain.
17:04C'est vrai, hein, Yannick Nader ?
17:06Est-ce qu'un jour,
17:08nous aurons un seul numéro d'appel d'urgence ?
17:10Là encore,
17:12je ne suis pas contre,
17:14je ne suis pas pour.
17:16Il faut voir quel est l'intérêt.
17:18Je crois qu'il y a quand même des passerelles.
17:20Ne caricaturons pas.
17:22Il y a des passerelles.
17:24Le 17, c'est complètement autre chose.
17:26C'est sur la force de gendarmerie ou de police.
17:28Mais sur le 15 ou le 18,
17:30c'est ça dont vous voulez parler.
17:32Pourquoi ne pas avoir le 112 ?
17:34Discutons de comment
17:36tout ça derrière...
17:38Moi, ce que je ne veux pas rentrer,
17:40c'est dans l'opposition entre
17:42la prise en charge du SAMU
17:44ou la prise en charge pompier.
17:46On a la chance d'avoir une organisation
17:48territoriale qui est bien différente
17:50de certaines régions à l'autre,
17:52de certains départements à l'autre.
17:54Je crois que tout ça,
17:56vous êtes favorable à un numéro unique ou pas ?
17:58Il faut regarder les avantages et les inconvénients.
18:00Je n'ai pas de position a priori.
18:02Qu'est-ce qu'on gagne ?
18:04Si on me montre
18:06qu'il y a des effets sur diminuer
18:08le délai de prise en charge, qu'on est plus proche
18:10et tout ça, pourquoi pas ?
18:12Si ça permet d'améliorer la santé des Français,
18:14oui. Après, changer quelque chose
18:16pour dire de le changer.
18:18S'il n'y a pas d'impact positif sur la prise en charge
18:20des patients dans les territoires,
18:22moi, je veux bien tout changer.
18:24J'ai aussi d'autres sujets à traiter plus urgentement.
18:26Alors, tramadol et codéine
18:28sur ordonnance sécurisée,
18:30on est d'accord ?
18:32Quand ? Le 1er mars ?
18:34On a un PLFSS, ça ne vous a pas échappé,
18:36un budget de responsabilité,
18:38que depuis lundi.
18:40Et ça ne fait pas 48 heures que le projet de loi
18:42a enfin été voté,
18:44qu'on me pose plein de sujets.
18:46On me posait au Sénat la question
18:48des maladies rares,
18:50et notamment de la myotrophie spinale.
18:52C'est tous des sujets
18:54sur lesquels on a trois propositions nouvelles
18:56de dépistage de maladies néonatales,
18:58dont la myotrophie spinale.
19:00Plus vite on a un budget,
19:02plus vite on peut lancer
19:04les plateformes pour la technologie,
19:06les appels d'offres pour plus vite dépister.
19:08Chaque jour qui passait dans ce pays
19:10sans budget de la Sécurité sociale
19:12est un jour de moins
19:14pour la santé des Français,
19:16et un jour qui a coûté à peu près 30 millions d'euros.
19:18Dépêchons-nous, il y a 130 enfants
19:20qui naissent chaque année
19:22avec une amyotrophie spinale,
19:24sur lesquels on peut mieux dépister,
19:26on peut mieux traiter, il y a la thérapie génique,
19:28et ça permet de faire
19:30moins de handicaps, d'améliorer
19:32la santé de nos enfants, c'est des sujets importants.
19:34Yannick Noder, à quand
19:36les ordonnances
19:38infalsifiables ?
19:40On y est dessus,
19:42tout comme les arrêts de travail infalsifiables,
19:44tout comme la sécurisation aussi
19:46de la carte vitale. Nous avons
19:48des applications qui sont en test
19:50dans un certain nombre de départements, d'ailleurs je ne sais pas
19:52si vous avez digitalisé
19:54votre carte vitale, il y a une application
19:56qui fait ça, on le fait pour nos cartes bancaires.
19:58Exactement.
20:00Quand est-ce que ce sera généralisé
20:02et imposé ?
20:04Dans ce PLFSS-là, on a mis
20:06des moyens pour pouvoir faire en sorte que la carte
20:08vitale soit digitative.
20:10Dans les mois qui viennent, les semaines
20:12qui viennent, on a déjà une vingtaine de départements
20:14qui sont au-dessus 23 je crois exactement,
20:16et j'espère qu'à la fin de l'année,
20:18tous les Français,
20:20hormis la fracture numérique,
20:22parce que tout le monde n'a pas
20:24de smartphone, et tout le monde
20:26n'a pas un usage aisé
20:28du numérique. Mais arrêtons
20:30aussi de créer des trucs
20:32très compliqués, il y a des outils du numérique,
20:34tout le monde le pratique déjà pour sa carte
20:36bancaire, donc arrêts de travail
20:38infalsifiables, ordonnances infalsifiables,
20:40cartes vitales numérisées,
20:42nous avons 13,5 milliards
20:44de fraudes au système
20:46social. Donc nous avons des marges, et
20:48chaque euro qui est utilisé,
20:50qui est mal utilisé et qui est
20:52fraudé, est un euro de moins pour la santé
20:54des Français, et ça je me battrais sans relâche
20:56avec notamment Bercy sur ce sujet.
20:58– Je voulais terminer avec l'affaire
21:00Le Squarnec,
21:02qui est
21:04une affaire terrible, le procès
21:06de ce chirurgien
21:08ouvrira lundi prochain, je vous dis ça parce que
21:10beaucoup disent qu'il y a eu
21:12un comerta du monde médical,
21:14il a été condamné en 2005
21:16pour détention d'image
21:18pédopornographique,
21:20personne n'a réagi,
21:22aucune autorité
21:24préfectorale ou autre,
21:26aucune autorité nationale,
21:28aucune autorité médicale,
21:30même pas le conseil de l'ordre,
21:32il n'a jamais été interdit d'exercer,
21:34ce qu'il n'y a pas là,
21:36un manquement
21:38absolument insupportable.
21:40– On parle,
21:42cette situation,
21:44vous l'aviez dit vous-même,
21:46est intolérable, inadmissible.
21:48Moi, je suis ministre de la santé
21:50depuis une cinquantaine de jours,
21:52je ne vais pas commenter
21:54une opération judiciaire
21:56en cours. – Non mais il peut y avoir une enquête ouverte
21:58sur le manquement. – Mais naturellement,
22:00que c'est bien à ce titre-là
22:02que j'ai relancé les campagnes,
22:04j'ai dit que je voulais être le ministre de la santé
22:06des Français, mais le ministre de la santé
22:08protège aussi les soignants, puisque je suis
22:10persuadé que les soignants sont aussi
22:12la principale richesse
22:14au système de santé. Donc, j'ai
22:16dénoncé et j'ai relancé
22:18le plan de lutte
22:20contre les violences sexuelles et sexistes
22:22pour les professionnels,
22:24également, pour les patients,
22:26pour pouvoir, effectivement,
22:28cette situation est
22:30intolérable. Donc,
22:32on prendra toutes les conséquences qu'il y a à prendre,
22:34mais ne me demandez pas, au bout de cinquante jours,
22:36à ce ministère, de commenter
22:38une affaire judiciaire en cours qui date
22:40d'il y a vingt ans. – Non, non, je ne commente pas l'affaire judiciaire.
22:42Je vous demande pourquoi.
22:44– Il ne doit pas avoir
22:46d'omerta sur ces sujets,
22:48je vous le confirme. – Pas d'omerta ?
22:50– Pas d'omerta sur ces sujets, et d'ailleurs,
22:52les étudiants en médecine,
22:54par ailleurs ou autre, se sont beaucoup saisis
22:56de cette lutte contre les violences sexistes
22:58et sexuelles, et on doit aussi
23:00libérer la parole sur ces sujets. – J'avais oublié
23:02l'alcool, parce qu'on oublie
23:04souvent l'alcool, on parle beaucoup du tabac,
23:06la drogue, le cannabis,
23:08on parle un peu de l'alcool. – On peut en parler.
23:10– On peut en parler, oui, vous avez raison. – Plus de 40 000
23:12décès par an. – Mais oui, je sais, c'est pour ça que je vous en parle.
23:14Comment protéger les jeunes des influenceurs,
23:16par exemple ? – Eh bien, c'est un sujet
23:18sur lequel j'aimerais bien que
23:20nous puissions travailler, il y a une proposition,
23:22le loi d'ailleurs, d'une députée qui veut
23:24justement supprimer la publicité
23:26sur les alcools forts,
23:28notamment par les influenceurs, je l'ai déjà dit,
23:30j'y suis favorable.
23:32Je l'ai même co-signé quand j'étais député,
23:34donc je ne vais pas me renier
23:36en tant que communiste de la Santé.
23:38Pourquoi ? Parce que c'est l'intérêt, et qu'on sait
23:40très bien, et ça je permets de le redire, merci
23:42de me reposer cette question-là, c'est qu'on sait
23:44très bien que l'alcoolisation aiguë, notamment
23:46de notre jeunesse, est
23:48surtout faite avec des alcools forts.
23:50Donc je pense qu'il faut vraiment pouvoir
23:52trouver des moyens. – Et interdire tous ces influenceurs.
23:54– Sur les influenceurs, sur les publicités,
23:56rappeler les méfaits,
23:58rappeler aussi la nécessité que quand
24:00on va en soirée de désigner un
24:02qui ne boira pas,
24:04il y a beaucoup de prévention à faire,
24:06mais arrêtons aussi d'opposer.
24:08Nous avons aussi une filière
24:10viticole, et on peut très bien faire de la prévention
24:12sur l'alcoolisation aiguë
24:14des jeunes, qui est méfait d'accident de la route,
24:16méfait de violence, méfait d'atteinte
24:18de la santé des jeunes,
24:20sans pour autant mettre en difficulté
24:22notre filière. C'est des vieux
24:24combats, on oppose
24:26des sujets qui n'ont pas à s'opposer.
24:28On peut être un pays où
24:30il y a une filière viticole,
24:32et on peut très bien avoir un programme
24:34de lutte contre l'utilisation d'alcool
24:36fort en soirée, ça n'a rien à voir.
24:38– Merci Yannick Noder
24:40d'être venu nous voir, Patrick Roger
24:42juste après les informations de 9h.