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Avec Alex Darmon (journaliste politique, chaine Youtube Les Indécis) et Erik Tegner (journaliste politique, chaine Youtube Les Indécis)

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##LA_VERITE_EN_FACE-2025-04-04##

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News
Transcription
00:009h-10h, Sud Radio, La Vérité en face, Patrick Roger.
00:05La Vérité en face sur Sud Radio, évidemment jusqu'à 10h,
00:09donc avec notre débat comme chaque vendredi,
00:13Alex Darmon de la chaîne YouTube Les Indécis,
00:16Eric Tegner du Média Frontière, bonjour à tous les deux.
00:19Bonjour Patrick.
00:20On va parler de Donald Trump, de Marine Le Pen,
00:24deux personnages pour le moins controversés qui font beaucoup causer,
00:28évidemment, qu'on aime ou qu'on n'aime pas, bien sûr, on va voir ça.
00:31Ce qui est assez étonnant, enfin étonnant, pas pour tout le monde,
00:34c'est que finalement il y a eu un message de soutien
00:37venant de Donald Trump à Marine Le Pen,
00:39qui dit au passage qu'il ne les connaît pas très bien,
00:41mais enfin, il estime que ce n'est pas trop juste ce qui se passe,
00:44Maxime, trop long, racontez-nous,
00:46parce qu'il a partagé sur ses réseaux sociaux ce message,
00:52Free Marine Le Pen.
00:54Oui, c'était cette nuit en France libérée Marine Le Pen,
00:56Donald Trump, qui dénonce même une chasse aux sorcières,
00:59et pointe du doigt, je cite,
01:01les gauchistes européens utilisant la juridiction politique
01:05pour faire taire la liberté d'expression.
01:07Ce sont ses mots, effectivement, Patrick, vous le disiez,
01:09il ne connaît pas personnellement Marine Le Pen,
01:11Donald Trump, mais je cite là aussi,
01:13il apprécie combien elle a travaillé dur pendant des années,
01:16il la coince sur une accusation mineure
01:19dont elle ne savait probablement rien.
01:21Une erreur comptable, il y a même.
01:23Absolument.
01:24En tout cas, ce n'est pas la première fois, Patrick,
01:26que Donald Trump évoque le cas de Marine Le Pen,
01:28c'était en début de semaine, écoutez.
01:34Voilà, il a été interrogé sur la condamnation,
01:36donc en première instance lundi,
01:38Trump avait évoqué alors « a very big deal »,
01:40une grosse affaire,
01:41elle est interdite de se présenter pendant 5 ans,
01:43alors qu'elle était favorite,
01:45ça ressemble à ce pays,
01:47ce pays, c'est son pays, les Etats-Unis,
01:49il fait évidemment référence à ses propres affaires judiciaires,
01:52en tout cas, Marine Le Pen, pour le moment,
01:54en tout cas, elle n'a pas réagi à ce dernier message de Trump.
01:56La chef de file des députés RN à l'Assemblée,
01:59s'est tout de même réjouie à remercier les soutiens des Français.
02:021,2 millions de signataires à la pétition
02:04et 20 000 adhésions à Rennes depuis lundi,
02:06c'est énorme.
02:07Un rassemblement de soutien qui doit se tenir,
02:09d'ailleurs, dimanche à Paris.
02:11Oui, tiens, d'ailleurs, à ce propos,
02:13tout à l'heure on commentera un sondage,
02:15IFOP Fiducial, pour Suisse Radio,
02:17comme chaque semaine, notre balise,
02:19concernant les traits de caractère de Marine Le Pen,
02:22et l'adhésion, ou pas, à Marine Le Pen,
02:24et on voit que, finalement,
02:26il y a un peu plus de Français qui voudraient
02:28qu'elle se présente.
02:30Mais, beaucoup pensent qu'elle ne pourra pas se présenter.
02:32C'est ce qu'on verra avec Frédéric Dhabi.
02:34Sur ce soutien,
02:36donc, de Donald Trump
02:38à Marine Le Pen,
02:40comment vous l'interprétez,
02:42Alex Darmon et Eric Tegner ?
02:44Alex ?
02:45Moi, il me semble cohérent ce soutien,
02:47quand on connaît Donald Trump
02:49et quand on connaît Marine Le Pen,
02:51ils ont un peu subi la même chose,
02:53enfin, si on peut employer le terme subi,
02:55la même chose, et vécu la même chose.
02:57Après, voilà, vous avez, j'ai envie de dire,
02:59les soutiens que vous méritez pour Marine Le Pen.
03:01Voilà, sur le soutien.
03:03Après, on pourra parler de l'affaire, du fond de l'affaire,
03:05de comment elle s'est déroulée, mais c'est quand même un message aussi
03:07hyper important, et hyper fort de la part
03:09de Marine Le Pen, et je trouve qu'il installe
03:11un clivage aussi,
03:13Donald Trump en faisant ça, quoi.
03:15Ah ouais, il installe un clivage dans la politique mondiale.
03:17C'est un service, ou pas ?
03:19Pour ceux qui soutiennent Marine Le Pen, oui, pour les autres, non.
03:21Ouais, c'est ça.
03:23Il creuse le fossé, quoi.
03:25Marine Le Pen n'a pas le droit de se défendre,
03:27elle n'a pas le droit de manifester,
03:29elle n'a pas le droit d'avoir le soutien de personne.
03:31Voilà, donc c'est aussi simple que ça.
03:33C'est parce qu'elle a le soutien de Poutine.
03:35Mais elle n'en a pas le droit,
03:37et donc elle a juste le droit d'attendre,
03:39très gentiment, qu'un jour la gauche la soutienne,
03:41ce qui n'arrivera jamais, parce qu'aujourd'hui,
03:43elle se satisfait quand même que leur plus
03:45l'adversaire soit complètement mis de côté.
03:47Je tiens à rappeler que Donald Trump
03:49n'avait pas voulu recevoir Marine Le Pen
03:51en 2017 lorsqu'elle était venue
03:53à la Trump Tower, elle s'était fait humilier.
03:55C'est très vrai, Donald Trump
03:57ne connaît pas Marine Le Pen aujourd'hui.
03:59Donald Trump est beaucoup plus proche de
04:01entre guillemets, de reconquête Sarah Knafo
04:03que de Marine Le Pen,
04:05qui aux Etats-Unis, pour le coup,
04:07considère que Marine Le Pen est de gauche.
04:09Oui, c'est ça.
04:11Mais malgré tout, il se dit, c'est un peu le même schéma
04:13que moi avec la justice.
04:15On veut l'empêcher de se présenter.
04:17Oui, mais vous savez, je vois qu'Eric
04:19ce matin est un peu
04:21entre guillemets énervé.
04:23On se parle en rentaine,
04:25on s'apprécie beaucoup.
04:27Moi, je comprends
04:29ce matin, depuis le début de la semaine,
04:31que quand vous êtes électeur du RN,
04:33que quand vous êtes sympathisant de Marine Le Pen,
04:35un, vous ne comprenez pas la décision
04:37qui a été donnée lundi,
04:39et que deux,
04:41vous voulez manifester votre mécontentement.
04:43Mais ça, c'est logique. C'est aussi ça une démocratie.
04:45C'est de pouvoir le faire et de dire, on n'est pas d'accord
04:47avec la décision de justice, et on va aller le dire,
04:49on va aller signer une pétition et aller manifester.
04:51Maintenant, il ne faut pas oublier
04:53non plus le fond de l'affaire.
04:55Il ne faut pas oublier le fond de l'affaire.
04:57On pourra parler de la forme et du rendu,
04:59on peut s'étonner de la sévérité
05:01de la peine, notamment sur l'exécution provisoire.
05:03Mais sur la condamnation en tant que
05:05telle, il ne faut pas s'en étonner.
05:07Vous l'avez dit, il y a quand même eu des tournements de fonds,
05:094 millions d'euros, et un prix juste
05:11de 4 millions d'euros.
05:13Vous savez pourquoi je suis en colère aujourd'hui ?
05:15Parce que si je ne suis pas en colère
05:17aujourd'hui quand on prive une candidate d'être
05:19candidate à la présidentielle, je ne vois pas quand est-ce que
05:21je le saurai. Mais si les Français
05:23sont complètement lucides là-dessus.
05:25Je vais vous dire, moi je suis allé dans des pays autoritaires,
05:27on pense à la Russie. A chaque fois,
05:29Vladimir Poutine, il ne se lève pas un matin en disant
05:31« Navalny en prison ».
05:33Il se cache derrière des affaires. Ce sont des juges
05:35qui décident. Regardez le cas de Buellems en salle.
05:37Ce n'est pas Théboune qui l'a mis en prison.
05:39Théboune n'a jamais assumé de l'avoir mis en prison.
05:41Ils sont allés chercher une loi. Et quand vous regardez
05:43la loi, effectivement elle existe. Et effectivement
05:45Buellems en salle n'a pas respecté
05:47la loi Algérie L.
05:49Est-ce qu'on y est rentré chez Sud Radio ?
05:51Non. Moi je vais vous dire, ce qui me choque, c'est que
05:53cette semaine, les médias,
05:55les intellectuels, etc., selon moi,
05:57on n'a pas été à la hauteur de ce qui se passe.
05:59On n'a pas été à la hauteur.
06:01Et ça ne dérange pas parce que c'est Marine Le Pen.
06:03Imaginez un jour
06:05quelqu'un jugé d'extrême droite
06:07au pouvoir. Et qu'il y aurait ce type de décision.
06:09Qu'il y aurait la fermeture d'un média.
06:11On crierait à la dictature.
06:13Et aujourd'hui on crie à quoi ? Est-ce qu'elle n'est pas le droit
06:15pacifiquement d'aller manifester
06:17dimanche prochain ?
06:19J'ai dit le contraire.
06:21Les gens ont le droit d'aller manifester.
06:23L'état de droit, je suis désolé, c'est aussi
06:25faire confiance à une justice. Encore une fois, je le répète,
06:27on peut s'étonner. On peut s'étonner
06:29de l'exécution provisoire. Par contre,
06:31inéligibilité, c'est arrivé à plein de monde.
06:33À l'INJUPÉ en 2004, il a été empêché de se présenter
06:35en 2007.
06:372004.
06:39Eric, ce n'est pas la première fois.
06:41À l'INJUPÉ 2004,
06:43il est empêché de se présenter en 2007 alors qu'il
06:45est favori de la droite à cette époque-là.
06:47Je vais vous dire, c'est le problème.
06:49C'est quelque chose d'éminemment politique et d'éminemment
06:51historique. Et vous essayez
06:53de noyer le poisson
06:55sur cette affaire.
06:57Moi, je suis désolé.
06:59Cette affaire, à aucun moment, on ne va pas
07:01revenir sur le fond. Je pense que les Français, ils ne comprennent pas.
07:03C'est pas ça le sujet.
07:05Les Français, c'est ce qu'ils se disent.
07:07Ils se disent qu'à chaque fois qu'il faut sauver des gens,
07:09c'est jamais les mêmes.
07:11Je ne comprends pas. Jérôme Cahuzac, il était de gauche
07:13quand il a été condamné.
07:15D'accord, Jérôme Cahuzac. Ne mettez pas sur
07:17le même plan Marine Le Pen et Jérôme C. Cahuzac.
07:19En attendant, on est au sein du gouvernement.
07:21Je suis désolé. On a Emmanuel Macron.
07:23Ça fait 8 ans qu'il est au pouvoir. Bizarrement, il n'a rien fait.
07:25François Hollande, bizarrement, il n'a rien fait.
07:27Cette juge,
07:29on avait relaxé quand même Olivier Dussopt
07:31qui était condamné en appel.
07:33On a Éric Dupond-Moretti convoqué devant la CGR
07:35à relaxer. On a
07:37Richard Ferrand également mis dans
07:39une affaire, non seulement relaxé
07:41par une juge qui a fini au Conseil Constitutionnel
07:43mais lui aussi, il est devenu président
07:45du Conseil Constitutionnel. Ça, ça dérange
07:47personne et d'un coup, on essaie de le faire croire.
07:49Cette histoire est extrêmement grave.
07:51Mais on en parle. Depuis lundi,
07:53on en parle et on ne dit pas que...
07:55La vérité, c'est que vous me prenez qu'on complotisse quand j'explique
07:57que c'est une décision éminemment politique.
07:59Mais est-ce que vraiment, honnêtement,
08:01vous vous attendiez à ce que la juge
08:03donne autant de justifications politiques que ça ?
08:05Elle a été éminemment politique dans son rendu.
08:07Elle a même expliqué que parce que
08:09elle critiquait l'Union Européenne, Marine Le Pen,
08:11elle devait doublement être sanctionnée.
08:13Elle a dit qu'elle prenait en compte le fait
08:15qu'elle était candidate à la présidentielle.
08:17Des semaines avant ce jugement, on disait
08:19que ça n'arriverait pas.
08:21Pour eux, lutter contre
08:23l'extrême droite, de toute façon, ce n'est pas une opinion politique.
08:25Voilà, ça fait partie.
08:27Liberté, égalité, fraternité, lutte contre l'extrême droite.
08:29C'est la quatrième devise de la République pour eux.
08:31Pas tous les juges, quand même.
08:33Non mais, encore une fois,
08:35pas tous les juges.
08:37Après, on pourrait se pencher sur le cas
08:39de cette juge, de savoir d'où elle vient.
08:41Elle sait de quoi elle parle, sur le fond de l'affaire.
08:43Elle vient d'Eva Jolie.
08:45Encore une fois, elle a été experte comptable.
08:47Elle est au second tour, elle fait l'ENM.
08:49C'est une fan d'Eva Jolie.
08:51Ils auraient pu trouver plus neutre avant qu'il n'y en ait pas.
08:53En tout cas, ce que je veux dire par là,
08:55c'est qu'on ne va pas parler du fond de l'affaire.
08:57Pour moi, c'est quand même la base, le fond de l'affaire.
08:59Et je vais même te dire autre chose. Le fait qu'ils avancent
09:01le deuxième jugement à fin 2026,
09:03tu dis que c'est en été 2026.
09:05Oui, en été 2026. Ce qui permettra d'avoir
09:07de clarifier la situation. Et qu'est-ce qu'on dira
09:09à ce moment-là si elle est condamnée ?
09:11On dira qu'elle est condamnée, mais en fait
09:13qu'elle n'est pas coupable, alors qu'on a
09:15à priori, il y a 10 ans
09:17d'enquête, il y a 10 ans de procédure,
09:19et il y a les preuves qui prouvent
09:21qu'elle savait, qu'elle était coupable.
09:23Donc qu'est-ce qu'on fait ? Ça veut dire que là, la justice,
09:25je le dis clairement, moi je pense
09:27que dans cette décision
09:29qui a été rendue lundi,
09:31la justice a fait une erreur, elle a assumé une décision politique
09:33alors qu'elle n'est pas la responsable.
09:35Avec l'exécution, quoi.
09:37Provisoire immédiate. En laissant
09:39la procureure parler, effectivement, lors du procès,
09:41elle a assumé une décision politique. Là où vous avez raison,
09:43c'est que si j'étais taquin, je dirais
09:45qu'il faudrait dire à tous vos amis
09:47que la prochaine fois qu'ils prennent une décision politique,
09:49qu'ils fassent en sorte de faire comme toutes ces dernières années,
09:51de mentir et de faire croire que ça ne l'est pas.
09:53Et que cette fois-ci...
09:55Là, c'est globaliser la chose.
09:57Moi je suis content que...
09:59Par contre, quand on dit qu'on avance la deuxième instance
10:01en 2026,
10:03si elle est condamnée, parce que si elle est coupable,
10:05elle est coupable, si elle est condamnée
10:07et condamnée à l'éligibilité, vous direz quoi ?
10:09Moi je suis la même chose depuis le début, je pense qu'elle va être condamnée,
10:11je pense qu'ils vont la rendre inéligible,
10:13je pense que vous êtes en train d'expliquer que c'est pas politique,
10:15et d'un coup, Gérald Darmanin,
10:17il y a quand même une séparation des pouvoirs devant l'Assemblée nationale,
10:19il dit, j'aimerais qu'il y ait une accélération de l'appel.
10:21Et trois heures après, c'est bon,
10:23l'appel est accéléré.
10:25Oui, mais ça montre que c'est politique. Assumons-le.
10:27Allez, dans un instant, on va voir
10:29justement ce que vous en pensez.
10:31Vous pouvez réagir 0 826 300 300
10:33et ce que vous en pensez aussi à travers un sondage
10:35que nous avons mené cette semaine,
10:37juste après cette décision,
10:39avec l'IFOP, notre partenaire
10:41Frédéric Dhabi, que vous connaissez bien,
10:43sera en ligne avec nous dans un instant
10:45et nous verrons cela ensemble dans La Vérité en Face
10:47sur Sud Radio, jusqu'à 10h.
10:499h10, Sud Radio,
10:51La Vérité en Face,
10:53Patrick Roger.
10:55La Vérité en Face, évidemment, jusqu'à 10h,
10:57autour de Marine Le Pen.
10:59On a parlé de Donald Trump-Marine Le Pen
11:01tout à l'heure, sur le soutien,
11:03et sur Marine Le Pen,
11:05parce que c'est l'autre grosse information, évidemment,
11:07de la semaine.
11:09C'était lundi, mais il y a déjà eu du temps
11:11qui est passé depuis,
11:13et ça va vite parfois dans l'actualité,
11:15mais tout de même, il y aura d'ailleurs aussi le rassemblement
11:17dimanche pour Marine Le Pen
11:19à Paris. Je ne sais pas d'ailleurs s'il y a
11:21des appels aussi au rassemblement en région
11:23dans certaines villes.
11:25Je n'ai pas vu ça.
11:27Nous avons voulu voir avec l'IFOP,
11:29Frédéric Dhabi est avec nous,
11:31le patron de l'IFOP.
11:33Opinion, bien sûr. Bonjour Frédéric.
11:35Bonjour Patrick, bonjour à tous.
11:37Bon, à travers un sondage
11:39qu'on a fait cette semaine,
11:41sur les Français,
11:43les traits de caractère de Marine Le Pen,
11:45et la position des Français
11:47après cette décision, en fait,
11:49de justice, et sur le souhait de candidature
11:51de Marine Le Pen à l'élection
11:53présidentielle ou pas,
11:55et là, il y a 49%,
11:57c'est ça, 49%
11:59des Français qui disent
12:01oui, qui souhaitent la voir
12:03se présenter, et 51%
12:05non.
12:07Par rapport aux enquêtes précédentes,
12:09ça donne quoi, Frédéric ?
12:11Oui, alors, Patrick, c'est intéressant de voir
12:13comme ce qui s'est passé lundi, ce coup de tonnerre,
12:15impacte la projection des Français
12:17sur Marine Le Pen à la présidentielle,
12:19pour une quadruple candidature,
12:21vous le disiez, un Français sur deux
12:23souhaite que Marine Le Pen soit candidate.
12:25Ce qui est intéressant, c'est que ce n'était que 42%
12:27fin février, pour l'enquête IFOP
12:29judiciaire pour le Figaro et celui de Radio,
12:3149% plus 7,
12:33ce qui est très notable, c'est à quel point
12:35les sympathisants, les électeurs
12:37erraides, serrent les rangs autour
12:39de Marine Le Pen. Chez les sympathisants
12:41erraides, ça monte à 97%,
12:43et on en a même, tenez-vous bien,
12:4583 qui le souhaitent de
12:47manière catégorique. Donc, en termes de
12:49souhaits, on voit que la condamnation de
12:51Marine Le Pen fait que
12:53plus que jamais, son écosystème
12:55électoral veut la voir
12:57sur la ligne de départ en 2027.
12:59Mais pas que,
13:01puisque c'est 49%, ce n'est pas
13:0349% des français qui votent
13:05Marine Le Pen. On est vraiment
13:07bien d'accord, dans l'enquête IFOP,
13:09le délai c'est plutôt entre 34 et 36,
13:11ce qui est déjà beaucoup, mais ce qui est intéressant de voir,
13:13si le souhait progresse très
13:15fortement, on voit à quel point
13:17cette décision de justice
13:19impacte ce qu'on appelle le pronostic.
13:21Un souhait, c'est est-ce que je souhaite
13:23qu'une personne soit candidate, le pronostic
13:25c'est est-ce que finalement, cette personne
13:27ira au bout et pourrait être candidate.
13:29On était dans l'enquête Figaro-Sud-Radio de fin
13:31février à 74% pour
13:33Marine Le Pen. Tenez-vous bien.
13:35La question très précise, c'est
13:37pensez-vous que Marine Le Pen pourra finalement être candidate ?
13:39C'est la question. La deuxième question.
13:41Et là, on se retrouve à...
13:43C'est un effondrement. On passe de 74
13:45à 37, vous vous rendez compte ? En à peine
13:474 semaines, on voit très bien l'impact du
13:49procès sur la ligne de départ
13:51présidentielle. D'abord, une des
13:53critiques très fortes des électeurs
13:55RN, c'est que la justice a
13:57interféré sur l'offre présidentielle.
13:59Et, tenez-vous bien, même auprès
14:01des sympathisants RN, même s'ils sont
14:03une majorité à penser que finalement,
14:05elle va s'en tirer, on en a 3 sur 10
14:07qui se disent, non, non, elle ne pourra pas
14:09être candidate. Donc, on voit très bien
14:11et c'est 35%,
14:13pardon, c'est 39%,
14:1539% dans l'électorat
14:17Marine Le Pen 2022. Donc, on voit
14:19que, dans cette balise, il faut finir ça pour
14:21Sud-Radio, l'image de Marine Le Pen
14:23ne bouge pas plus que ça. Les traits d'image
14:25sont plutôt stables avec des éléments
14:27forts, la proximité,
14:29la compétence, la capacité
14:31à avoir un projet, des éléments de
14:33faiblesse. Est-ce qu'elle est honnête ? On passe
14:35de 43 à 40. Ah oui, ça baisse un peu.
14:37Ça baisse un peu.
14:39Je l'ai noté. C'est quand même
14:41l'effet. Oui, mais par exemple,
14:43est-ce qu'elle est capable de réformer le pays ?
14:45Une majorité de oui. Est-ce qu'elle est compétente ?
14:47On est loin des doutes liés à
14:492017. Une majorité dit oui
14:51également. Est-ce qu'elle est d'extrême droite ?
14:5379 disent oui. Donc, c'est
14:55toujours attaché à Marine Le Pen.
14:57Mais le fait majeur, c'est à quel point les Français
14:59y aient un temps de digestion
15:01de cette décision. C'est pour ça
15:03qu'IFOP et Sud-Radio n'ont pas voulu sonder
15:05à chaud. C'est toujours assez dangereux
15:07de le faire. On a attendu deux jours.
15:09Et c'est vrai que, sur le souhait,
15:11l'électorat RN sert les rangs.
15:13Mais sur le pronostic,
15:15même si Marine Le Pen a parlé d'un chemin de crête,
15:17on sait qu'il y a un appel
15:19l'année prochaine,
15:21il y a beaucoup d'électeurs RN qui se disent
15:23qu'il ne doit pas y arriver. Là aussi, Patrick,
15:25ça change la donne.
15:27Merci Frédéric pour toutes ces indications.
15:29C'est particulièrement intéressant.
15:31Et quand on suit ce sondage,
15:33je ne sais pas ce que vous en pensez, Eric Tegner
15:35et Alex Larmont,
15:37comme chaque vendredi, vous êtes avec nous,
15:39c'est qu'ils sont assez pragmatiques, les Français.
15:41Ils disent qu'ils voudraient
15:43qu'elle se présente, mais ils disent
15:45que ce ne sera pas possible.
15:47Comme chaque année, quand ils doivent payer leurs impôts,
15:49ils savent qu'ils vont payer plus.
15:51Ils râlent un peu, mais ils passent à la caisse.
15:53C'est quelque chose
15:55d'absolument dramatique.
15:57La seule chose
15:59qu'ils peuvent espérer, et le sondage est passionnant,
16:01c'est espérer.
16:03Ils savent qu'à un moment, on va prendre en compte,
16:05on va les écouter, on va dire
16:07que l'électeur RN aimerait bien que Marine Le Pen
16:09soit candidate, et c'est tout.
16:11Il n'y a pas que eux d'ailleurs, puisque 49%, ça va au-delà.
16:13Bien sûr, mais je trouve ça
16:15dramatique.
16:17Je trouve que le pays est totalement
16:19apathique.
16:21Ce qui se passe, c'est...
16:23En fait, il n'y a pas
16:25de conscience qu'un jour, il y aura peut-être
16:27vraiment une radicalisation de certaines personnes,
16:29à l'extrême gauche ou alors à l'extrême droite,
16:31parce qu'à un moment, vous laissez
16:33passer ça. Vous le disiez
16:35très bien au début, Patrick. On est au bout de quatre jours,
16:37ça commence à passer. Dans deux semaines,
16:39c'est fini tôt, et on passera à autre chose.
16:41Alex Zarbon, tu te crois sur Netflix ?
16:43Pas tout à fait la même vision des choses.
16:45Non, je n'ai pas la même vision des choses,
16:47j'ai quand même dix ans d'enquête.
16:49Je veux bien qu'on dise qu'on est apathique,
16:51qu'on l'empêche de se présenter.
16:53Mon enquête s'est présentée en 2017,
16:55elle s'est présentée en 2022.
16:57Elle n'a pas été empêchée deux fois de se présenter.
16:59Il y a un moment, tous les Français sont injusticiables
17:01comme les autres. Si vous faites une erreur,
17:03si vous faites une faute, vous êtes condamnés
17:05et vous êtes jugés.
17:07Ça, c'est le premier point. Et le deuxième point,
17:09on n'interdit pas le RN de présenter un candidat.
17:11On n'interdit pas les électeurs du RN
17:13de pouvoir voter pour leurs idées.
17:15Oui, c'est vrai.
17:17Bien sûr, encore heureux.
17:19Je ne suis pas...
17:21Il y a déjà eu une enquête sur Jordan Bardello.
17:23Il y a aussi une enquête de l'autre côté sur Jean-Luc Mélenchon qui est en train d'arriver.
17:25Oui, mais ça n'arrive pas.
17:27Sur François Bayrou,
17:29qui va être jugé en deuxième instance.
17:31C'est intéressant, Mélenchon,
17:33ça prend beaucoup plus de temps.
17:35Parce que ça démarre plus tard.
17:37Parce que qui a commencé chez Marine Le Pen, c'est à rien de politique.
17:39Martin Schulz, Parti socialiste
17:41et Christophe Nobira qui ont fait sincèrement...
17:43Qui a dénoncé ?
17:45Qui a dénoncé chez Marine Le Pen ?
17:47Qui a dénoncé chez Marine Le Pen
17:49les manifestations ?
17:51C'est une députée européenne, RN,
17:53c'est à l'intérieur même du parti.
17:55C'est un règlement de quoi ?
17:57C'est un signalement de Martin Schulz.
17:59Elle a alimenté.
18:01C'est un signalement de Martin Schulz
18:03qui est un socialiste et de Christiane Nobira.
18:05L'enquête a été lancée.
18:07Aujourd'hui, il faut comprendre
18:09que ça va être Bardello ensuite.
18:11Sur les histoires de partis,
18:13je suis désolé.
18:15Les Français vont se dire
18:17qu'ils ont détourné.
18:19Il n'y a pas d'enrichissement personnel.
18:21Pourquoi aucune banque française n'a jamais fait de prêts
18:23au RN ?
18:25Pourquoi ils ont été obligés d'aller faire un prêt
18:27à un moment parce qu'ils ne pouvaient même pas être candidats
18:29chez les Russes ?
18:31C'est ça une démocratie ?
18:33Jamais ils vont interdire un parti.
18:35Ils vont faire en sorte de lui couper les comptes bancaires,
18:37de lui couper les fonds.
18:39C'est un scandale aujourd'hui.
18:41Et ça, ça ne révolte personne.
18:43C'est encore une autre question.
18:45C'est la même.
18:47Quand on essaie d'expliquer pourquoi elle a fait ça,
18:49je ne vais pas la défendre.
18:51Pourquoi elle a fait ça ?
18:53Allez-y.
18:55Pourquoi elle a fait ça ?
18:57Elle n'avait pas le choix.
18:59Vous voulez faire comment ?
19:01Pour faire fonctionner le Front National.
19:03En fait, ce n'est pas l'Europe
19:05qui défend les Français.
19:07Ils sont minoritaires.
19:09Ils sont minoritaires en gros.
19:11Ils sont minoritaires au niveau du groupe.
19:13Donc en fait, ils ont fait quoi les collaborateurs ?
19:15Ils ont bossé pour le parti. Le parti, c'est les députés européens.
19:17Et donc, ils ont bossé pour leurs électeurs.
19:19Ce n'était pas des emplois fictifs.
19:21Ils ne sont pas partis en vacances avec.
19:23Il faut arrêter.
19:25Ils n'ont pas de moyens.
19:27Ils ont des services de sécurité, oui,
19:29parce qu'ils sont menacés de mort en permanence.
19:31Et ça, on ne va pas en parler.
19:33Ce n'est pas pour le plaisir que vous avez un mec de la Sécu tous les jours
19:35avec ça, bien sûr.
19:37Et d'ailleurs, ça, c'est une vraie réflexion à avoir sur le long terme
19:39de savoir si les agents de sécurité, quand ils sont menacés de mort,
19:41ne devraient pas être payés, d'une certaine manière,
19:43par les institutions politiques.
19:45Franchement, ça, c'est une vraie réflexion à avoir.
19:47Ça, c'est le premier point. Le deuxième point, encore une fois,
19:49je suis désolé, je reviens sur le fond de l'affaire.
19:51Moi, je pense qu'en plus, le RN a fait une erreur de défense,
19:53mais après, il y a une deuxième instance.
19:55On va voir ça dans un instant.
19:57Vous, vous auriez...
19:59En fait, eux, leur défense, c'est de dire
20:01qu'on ne savait pas.
20:03Si tu ne sais pas, tu le dis.
20:05Et tu dis que tu as peut-être fait une faute à ce moment-là.
20:07Et qu'il faut redéfinir la vie politique.
20:09Mais on ne peut pas, en permanence, et y compris au RN,
20:11dire qu'il faut être plus ferme,
20:13qu'il faut plus de justice, qu'il faut être plus dur.
20:15Et quand ça tombe sur soi, dire qu'on n'a rien fait.
20:17Je trouve ça juste fort de café,
20:19que sur les 50 dernières années,
20:21on ait quand même eu des ministres corrompus,
20:23qu'on ait eu des assassinats,
20:25qu'on ait eu plein de choses,
20:27et que la personne sur qui on tombe la première fois,
20:29parce qu'encore une fois, c'est inédit,
20:31qu'il y ait une présidentielle qui peut gagner et être bloquée.
20:33On pourrait en parler de François Fillon.
20:35C'est un scandale.
20:37Sans problème pour en parler.
20:39Mais bien sûr que ça a commencé sur l'accélération.
20:41Mais ça ne veut pas dire que sur le fond,
20:43ils ne sont pas compatibles.
20:45Les Français ne sont pas dupes.
20:47S'il faut mettre quelqu'un au pilori,
20:49parce qu'en ce moment, c'est ça, on est en train de la mettre au pilori.
20:51Moi, je me crois, le 21 janvier 1793,
20:53il y a besoin de crucifier quelqu'un.
20:55Et donc, ils sont allés chercher Marine Le Pen.
20:57L'état de droit n'existe pas.
20:59Donc, l'objectif numéro un, à chaque fois,
21:01ce n'est pas de défendre les bourgeois et les riches,
21:03c'est de défendre les classes populaires.
21:05Mais quand tu fais une enquête de 10 ans,
21:07et que tu apportes des preuves matérielles pour dire
21:09que cette personne en face de toi est coupable,
21:11ce n'est pas amener quelqu'un au pilori.
21:13Ce n'est pas lui couper la tête.
21:15Qu'en pensez-vous de l'autre côté ?
21:170,826, 300, 300, nous sommes ensemble jusqu'à 10 heures.
21:19Donc, vous pouvez continuer de réagir, bien sûr.
21:21Est-ce que vous souhaitez
21:23que Marine Le Pen, quand même aussi,
21:25soit candidate à l'élection présidentielle ?
21:27Est-ce que vous pensez aussi
21:29qu'elle ne pourra pas y être ?
21:31Comme on l'a dit tout à l'heure.
21:33Est-ce que la défense a été bien menée
21:35dans ce procès ?
21:37C'est le moment, d'ailleurs,
21:39vous pouvez aussi regarder, je ne sais pas si vous l'avez vu,
21:41vous allez peut-être pouvoir le faire ce week-end,
21:43il y a eu quand même 150 pages
21:45des conclusions,
21:47150 pages du tribunal.
21:49C'est assez intéressant d'aller
21:51lire un petit peu en détail.
21:53J'ai regardé ça hier soir, je passais un peu de temps,
21:55donc encore quelques pages, mais ça va venir.
21:570826-300-300, évidemment, sur Sud Radio,
21:59la vérité en face.
22:019h10, Sud Radio,
22:03la vérité en face, Patrick Roger.
22:05La vérité en face, vous avez encore un peu de temps
22:07pour réagir, 0826-300-300.
22:09Est-ce que vous souhaitez
22:11la candidature de Marine Le Pen à l'élection présidentielle,
22:13coûte que coûte ? Ou alors, est-ce que vous n'en voulez pas ?
22:15Ou est-ce que vous pensez qu'elle ne se présentera pas ?
22:17J'aimerais bien encore
22:19vous entendre, il reste quelques minutes,
22:21dans ce débat, Eric Tegner et Alex Darmon.
22:23Alex Darmon, vous disiez, en fait, tout à l'heure,
22:27la décision de la justice
22:29est compréhensible,
22:31peut-être sur l'exécution provisoire,
22:33et vous dites, finalement,
22:35si Marine Le Pen a eu
22:37cette peine-là, c'est aussi parce que
22:39la défense n'a pas été bien menée.
22:41Moi, c'est mon sentiment.
22:43C'est-à-dire, pourquoi ?
22:45C'est une analyse, sans doute que je me trompe,
22:47quand vous faites une faute et qu'il y a des preuves
22:49que vous avez fait cette faute,
22:51vous n'êtes pas d'accord sur l'interprétation.
22:53Au moins, vous dites ça.
22:55On n'a pas la même interprétation, on s'est trompé.
22:57Au moins, on essaye de trouver un accord
22:59et de montrer la bonne foi.
23:01Là, ils sont encore en train de dire qu'en un instant,
23:03ils ne sont pas coupables et qu'ils ne vont pas être condamnés.
23:05Je pense que ça doit encore plus brusquer les juges.
23:07Quand vous avez des preuves matérielles
23:09devant vous, si on veut trouver un accord...
23:11C'est d'ailleurs comme ça
23:13qu'elle justifie, la juge,
23:15l'exécution immédiate.
23:17Provisoire.
23:19Parce que c'est motivé comme ça.
23:21Regardez précisément le jugement.
23:23Comme il n'y a pas
23:25la volonté de reconnaissance,
23:27il y a une volonté manifeste de ne pas
23:29reconnaître ça, donc de pouvoir
23:31mener un trouble à l'ordre public.
23:33Sauf qu'il n'y a pas de récidive possible.
23:35Encore une fois, c'est n'importe quoi cette décision.
23:37Normalement, vous faites en place
23:39à 48% des gens
23:41condamnés qui ont ce type
23:43d'exécution provisoire, mais c'est
23:45parce que quelqu'un peut récidiver.
23:47Là, elle n'est plus députée européenne.
23:49Elle ne peut pas récidiver.
23:51Elle n'est pas présidente.
23:53Si elle se présente à la présidentielle...
23:55Dans ce cas, vous interdisez de compte bancaire.
23:57Vous la mettez en prison pendant 40 ans.
23:59Dans ce cas, ça s'appelle de prison.
24:01Pourquoi elle lui a fait un aménagement de peine
24:03et un bracelet électronique ?
24:05Sur ce que dit Alex Darmon,
24:07est-ce que vous trouvez que
24:09finalement, ça n'a pas été bien mené, cette défense ?
24:11Moi, j'ai beaucoup d'affaires.
24:13À chaque fois, les avocats se disent toujours
24:15que les autres...
24:17Dans le fond, la meilleure défense, pas la meilleure défense,
24:19elle allait être condamnée
24:21et elle va être à nouveau condamnée.
24:23C'est la seule chose
24:25que le RN aurait dû prendre en compte.
24:27Le matin même, les responsables politiques
24:29du RN étaient choqués par ça.
24:31Ça veut dire quoi ?
24:33Même d'un point de vue politique,
24:35on nous parle non pas de dédiabolisation,
24:37parce que c'est normal de se dédiaboliser,
24:39mais cette conviction intime
24:41qu'un jour, le système va vous valider.
24:43Il ne vous validera jamais.
24:45Ils sont en train de faire croire que c'est une gangster.
24:47Donc ça, c'est intéressant,
24:49politiquement, d'en avoir conscience.
24:51Si nos alliés, ce sont des gens qui nous lâchent
24:53du jour au lendemain, ce n'est pas bon.
24:55Aujourd'hui, c'est une guerre à mort.
24:57Ça veut dire quoi ?
24:59Politiquement, si un jour
25:01la droite nationale arrive au pouvoir,
25:03elle devra faire un grand reset
25:05à Fouera.
25:07C'est pour ça que Donald Trump est aussi
25:09« violent », parce qu'ils ont quand même essayé
25:11de mettre en prison un moment.
25:13Mais s'il n'est pas en prison, il faut être cohérent.
25:15Il y a quand même eu une attaque du Capitole
25:17à sa réponse.
25:19Est-ce que c'est une démocratie
25:21les Etats-Unis ?
25:23Il a été réélu.
25:25Ils ont élu quelqu'un
25:27qui, selon toi, aurait dû être mis en prison.
25:29Mais ce n'est pas le problème.
25:31Si tu poses cette question,
25:33je ne suis pas juge. Je dis simplement
25:35qu'il a appelé à soulever un pays,
25:37qu'il y a eu des gens qui sont rentrés dans le Capitole.
25:39Il faut quand même se rendre compte de quelque chose.
25:41Dans ce cas, si je me mets à ta place, je dirais que la justice
25:43l'a blanchie, mon cher ami.
25:45Pourquoi la justice ne l'a pas blanchie ?
25:47Bien sûr, parce qu'ils ont décidé
25:49de ne pas aller au bout. Il a été relaxé,
25:51Donald Trump.
25:53Pourquoi on n'a pas fait des émissions spéciales
25:55en disant « Donald Trump innocent » ?
25:57Je ne les ai pas vues, moi, tous ces partisans qui disent
25:59à chaque fois « la justice, il ne faut pas la critiquer ».
26:01Bizarrement, quand la justice blanchit
26:03Donald Trump, ça ne fait pas la une
26:05des journées françaises.
26:07Il y a beaucoup d'émissions.
26:09Il y a beaucoup de radio parlant sur Marine Le Pen.
26:11Et en fait,
26:13là où ça me gêne dans ton discours, Eric, je suis désolé,
26:15c'est que tu ne peux pas dire que
26:17tout est blanc ou tout est noir.
26:19Il faut faire preuve d'un peu de nuance.
26:21Depuis le début, je reconnais que peut-être que la décision
26:23est sans doute un peu politique.
26:25On en a parlé plein de fois sur ce plateau,
26:27toi et moi, sur les propos du procureur
26:29à l'époque, d'Eric Ivitois,
26:31qui n'était pas normal dans un tribunal.
26:33Maintenant, ça ne peut pas balayer
26:35d'un coup, comme ça, les fautes
26:37et les condamnations.
26:39Mais là, aujourd'hui, Marine Le Pen, je suis désolé,
26:41elle est condamnée. Elle est politiquement
26:43dans le couloir de la mort.
26:45On n'est pas sur un moment
26:47néoxydatique.
26:49Je l'ai dit politiquement, j'ai précisé.
26:51D'ailleurs, cette histoire d'appel,
26:53ça permet de faire passer le truc tranquille.
26:55Vous connaissez très bien Eric Dupond-Moretti
26:57puisque vous avez fait un doc sur lui.
26:59Est-ce que finalement,
27:01il n'aurait pas dû prendre...
27:03Il a obtenu beaucoup
27:05de relax.
27:07Il faudrait lui demander.
27:09Je ne pense pas que ça aurait matché entre les deux.
27:11Je ne pense pas qu'elle y ait pensé. Je ne pense pas qu'elle aurait
27:13accepté.
27:15Il est toujours
27:17sur les planches, lui.
27:19Il sera au mois de juin de retour à Paris, je crois.
27:21Eric ira le voir.
27:23Vous êtes allé le voir, non ?
27:25Moi, je vis une comédie en direct. Je n'ai pas besoin
27:27d'aller au théâtre.
27:29Vous avez raison. Il y en a
27:31toujours des comédies. Dans un instant,
27:33les médias. Merci Eric
27:35Tegner, du Média Frontière.
27:37Alex Darmon, de la chaîne YouTube
27:39Les Indécis. Vous pouvez retrouver
27:41ce débat comme à chaque fois
27:43ou sur notre chaîne YouTube. Dans un instant,
27:45les médias avec Gilles Gansman
27:47et Christine Bouillot.
27:49Jean-Marc Généreux,
27:51invité dans un premier temps. Vous savez,
27:53danseur et juge dansent avec les stars.
27:55Moi, j'aime bien danser. On va peut-être danser
27:57ce week-end. Et puis, évidemment, tous les programmes.
27:59Ce week-end, encore beaucoup de rugby sur Sud Radio
28:01et toutes les émissions. Allez, je vous embrasse.

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