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Avec Kevin Fafournoux

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##SUD_RADIO_MEDIA-2025-03-19##

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Transcription
00:00Bonjour à toutes et à tous, et bonjour Gilles.
00:02Bonjour Valérie.
00:03Heureusement que vous vous appelez Gilles et pas Kévin, parce que c'est...
00:07Ah bah le Kévin il est en retard.
00:08Le Kévin il est en retard.
00:09Après il va nous dire qu'il voudrait que les Kévin aient une bonne réputation.
00:14Un doc sur Paris 1ère, Sauvons les Kévin, c'est un document qui, sous couvert d'humour,
00:20montre la véritable discrimination qu'il y a à l'égard de ceux qui portent ce prénom.
00:26C'est à la fois drôle et à la fois glaçant.
00:29C'est très très bien fait, on va en parler avec Kévin Fafournoux qui est le réalisateur
00:33de ce document et il va nous raconter un petit peu le poids que représente ce prénom.
00:40Vous avez une image...
00:41Si je vous dis Kévin, vous me dites quoi ?
00:42Ah bah c'est compliqué pour moi.
00:44Pourquoi ? Parce que vous avez un petit copain qui s'appelle Kévin ?
00:46Bah allez-y, mais on dirait que pendant que vous y êtes, il y a une petite copine qui
00:50s'appelle Kévin.
00:51C'est-à-dire qu'elle a un peu de moustache.
00:53Vous avez un ami qui s'appelle Kévin.
00:56J'ai un ami qui s'appelle Kévin, on va dire ça.
00:59Un ami de 5 ans.
01:02De 5 ans ?
01:03Bah ça a duré 5 ans, puisque vous me l'avez outé en direct.
01:06Non, non, mais c'est vous qui me dites, c'est difficile pour moi, donc on comprend, bref,
01:10bon, on va pas...
01:12Ah, voilà, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
01:14Mais l'image du Kévin est compliquée.
01:18Nous avons Kévin qui arrive en retard, mais tous les Kévins arrivent en retard.
01:22Les Kévins ont cette réputation d'être en retard.
01:24Bonjour, Kévin.
01:25Qu'est-ce que vous avez raté ? Un métro ?
01:28Non, le trafic très compliqué ce matin, sur le métro, l'île Neuf, waouh.
01:31J'étais en train de dire combien votre doc était fascinant, vraiment à la fois sous
01:37couvert d'humour, je disais, c'est vraiment réalisé de façon très dynamique et assez
01:43humoristique, mais en même temps, ça dit quelque chose de terrifiant sur une discrimination
01:48au prénom.
01:49Et effectivement, vous avez des Kévins qui témoignent, c'est vertigineux ce qu'ils racontent.
01:53Oui, complètement.
01:54On va en parler, mais je suis d'accord, je connais quelqu'un qui sort il y a très longtemps
02:02avec un Kévin, je me suis dit, mais c'est quoi ce plouc ? Voilà, c'est un peu l'image.
02:07Ah oui, c'est pas le même, rassurez nos auditeurs, c'est pas le mien, c'est pas mon Kévin.
02:11Non, bien sûr que non.
02:12Donc, on va en reparler avec vous, c'est une enquête très fouillée, très intéressante
02:17qui, au-delà, encore une fois, du côté qui peut paraître humoristique, pose de réels
02:24problèmes.
02:25Et vous, Valérie, vous avez toujours accepté, il n'y a pas eu de soucis.
02:27La maison de Valérie.
02:28Non, non, non, non, mais on va en parler avec vous des prénoms.
02:32Mais Kévin est particulièrement emblématique et stigmatisé, il y a des Brian aussi un
02:38petit peu.
02:39Il y a eu Régis avec les nuls, c'était dur au moment de l'époque des nuls de s'appeler
02:43Régis.
02:44C'est un con.
02:45Mais Kévin, il y a eu un pic de Kévin en 91, j'ai découvert ça et effectivement,
02:50on est sur un sujet important.
02:54On va passer tout de suite au zapping, Gilles, vous avez regardé la télévision hier soir
02:58et vous nous dites ce qui s'est passé.
02:59La trêve que l'on tente et la trêve qui s'arrête.
03:07La trêve qui s'arrête, c'est en Israël avec une attaque massive à Gaza après la
03:12rupture des négociations entre Hamas et Israël et le fait qu'ils ont refusé de
03:19libérer des prisonniers, des otages, qui sont aussi prisonniers du coup.
03:27Point sur la situation dans le 20h de France 2.
03:30Dans les décombres de cet immeuble détruit cette nuit, ils cherchent encore des victimes
03:35avec des moyens de fortune et en trouvent.
03:39Les hôpitaux sont débordés, plus de 500 blessés et les morgues pleines, plus de 400
03:44morts selon le Hamas.
03:45La nuit dernière a été une des plus meurtrières à Gaza depuis le début de la guerre.
03:50Je dormais près de mes enfants, maintenant ils sont morts et mon mari aussi.
03:54Il est 2h du matin, ces avions de chasse et hélicoptères de combat israéliens décollent
03:59pour des frappes sans précédent depuis la trêve en Tamé le 19 janvier dernier.
04:0480 cibles terroristes selon Israël en différents lieux de l'enclave.
04:08Quatre membres de la branche politique du Hamas sont tués, dont Essam Eldahalis, le
04:14chef du gouvernement de Gaza.
04:16C'était évidemment dans le 20h de France 2.
04:19Une trêve que l'on tente, Valérie, Nicole Croisi avait pu dire, grande philosophe,
04:24téléphone-moi et dis-moi que tu m'aimes.
04:26Bon ben on espère que le téléphone ne pleure pas pour les Ukrainiens, oui j'ai un peu de
04:30culture de chanson française.
04:32Un appel de deux heures et demie entre le président russe et américain qui nous rappelle
04:38l'époque du téléphone rouge, reportage hier dans le JT.
04:42Plus aucune frappe sur des infrastructures énergétiques pendant 30 jours, côté russe
04:47comme côté ukrainien.
04:48C'est la concession faite ce soir par Vladimir Poutine.
04:50Mais c'est un premier pas vers la paix.
04:52Les deux présidents, américains et russes, se sont parlés pendant 2h28.
04:57Aucune image n'a filtré de la conversation téléphonique, mais l'information a fait
05:01la une dans les deux pays.
05:03C'est la plus longue conversation téléphonique dans l'histoire des relations US à Russie.
05:08La Maison-Blanche a vanté, je cite, l'immense avantage d'une meilleure relation avec la
05:13Russie, mais est restée assez vague sur le contenu des échanges.
05:16Les deux chefs d'Etat sont tombés d'accord sur le fait que le conflit doit se terminer
05:19avec une paix durable.
05:20Dans votre documentaire sur les Kévin, vous avez un Kévin qui témoigne et qui dit, moi
05:25je ne serai jamais président parce que je m'appelle Kévin, parce que ce serait un peu
05:29ridicule d'avoir un président qui s'appelle Kévin, et ben on a un président qui s'appelle
05:33Donald, non?
05:34Enfin les Etats-Unis, on ne t'emmerderait rien.
05:35Oui c'est pas faux.
05:36Donc peut-être de l'espoir pour ce témoin de votre documentaire.
05:41Demain c'est le retour de Kylian Mbappé, bon là aussi, un prénom plutôt, là aussi
05:46irlandais, parce qu'on découvrira que Kévin est irlandais, en équipe de France.
05:50Alors c'est un événement, je ne sais pas si vous avez vu, Vélérique, communication
05:53à tous les étages pour le retour de l'enfant prodigue après le parisien interview hier
05:59incroyable sur TF1 du numéro 10.
06:02Est-ce qu'il peut arriver d'en avoir assez?
06:05On appelle ça le burn-out.
06:06Certains appellent ça un petit accès de déprime, un coup de moins bien.
06:10C'est arrivé à d'autres sportifs de très haut niveau.
06:12Est-ce que c'est ça que vous avez vécu à l'automne dernier?
06:14Non, non, non, je pense qu'il faut juste accepter en tant que sportif de haut niveau
06:18et même en tant qu'être humain qu'une carrière professionnelle ou une vie, c'est
06:23jamais linéaire.
06:24Il y a des moments où vous êtes au top, il y a des moments où vous êtes moins bien.
06:27Et il faut savoir se retourner sur ce qu'on aime faire et se remettre au travail parce
06:32qu'on sait qu'à force de travail, la situation elle peut être renversée et c'est ce qui
06:36s'est passé.
06:37Des mauvais moments, je pense que n'importe quel sportif peut en avoir, j'en ai eu et
06:41je pense que ça fait partie de la carrière d'un sportif et c'est important d'en avoir
06:44conscience et d'avoir les capacités de s'en relever.
06:47Alors carton en vue de l'audience, demain, diffusion du match sur TF1 avec le retour
06:53de Kylian Mbappé.
06:54Alors c'est une histoire hallucinante que je vais vous raconter, si on connaissait le
06:58squat d'une maison ou d'un appartement, je ne sais pas si vous avez vu cette information,
07:02aujourd'hui c'est le squat d'une ferme.
07:05Les squatteurs produisent et continuent à produire avec les animaux, les vendent sur
07:10les marchés et autres, mais n'ont jamais payé les fermiers à qui ils ont acheté
07:14la ferme.
07:15C'est une drôle d'histoire.
07:16Patrice appose cette pancarte devant son exploitation, qu'il est censé avoir vendue depuis deux
07:21ans déjà.
07:22On n'a jamais été réglé, alors nous remettons le corps de ferme en vente.
07:26C'est un message pour les forcés à payer ou à partir.
07:30Car dans cette ferme de 65 hectares, une famille a pris possession des lieux.
07:35Intéressés, ils signent un compromis de vente.
07:37Patrice et Josiane travaillent même avec eux pendant trois mois pour assurer la transmission.
07:42Mais le couple n'a jamais reçu un centime.
07:44Pour eux, ils sont chez eux.
07:45À combien de personnes ils ont dit qu'ils étaient propriétaires ? Mais c'est faux.
07:49Car sans paiement de leur part, le notaire n'a jamais conclu l'acte de vente.
07:52Mais il est trop tard, Patrice et Josiane ont déjà donné leur clé à la famille.
07:57Aujourd'hui, ces agriculteurs sont là pour montrer leur soutien.
08:00La famille vend du lait, vend des animaux, donc reçoit des paiements des animaux.
08:03Et derrière ça, ils ne payent personne.
08:05L'idée aussi, c'est de leur mettre la pression aujourd'hui.
08:07Alors à noter que l'agriculteur lésé, Patrick Garangé, était ce matin sur Sud
08:14Radio.
08:15Il s'est confié dans le petit matin de Benjamin Gleize.
08:17Il a même indiqué que donc il avait dû reprendre un travail à temps complet.
08:22Au lieu de profiter de la retraite, l'idée de vendre sa ferme était de profiter cette
08:26retraite.
08:27C'est un entretien que vous pouvez réécouter sur le podcast de Sud Radio de Benjamin Gleize.
08:34C'est vraiment une interview assez mouvante.
08:37Très forte.
08:38Et puis nous, qui avons de temps en temps travaillé avec des notaires et une émission
08:42de notaires, donnez vos clés que quand tout est signé et quand la promesse de vente est
08:46signée, ils ont voulu être gentils, ça s'est retourné contre eux.
08:50Triste nouvelle, Jacques Delaporte, musicien, comédien et auteur du célèbre ?
08:55La salsa du démon.
08:56Eh oui ! Il est décédé hier à 78 ans des suites d'une maladie.
09:02Il avait fait aussi partie de la bande du Splendide.
09:05Tous les comédiens du Splendide ont réagi.
09:09C'est d'ailleurs Bruno Moineau qui a annoncé le départ de Jacques Delaporte.
09:14On l'écoute ?
09:15Ah oui, son numéro 5.
09:25La salsa du démon.
09:27La salsa du démon.
09:38Eh oui, toute une époque.
09:40Eh oui, il y a des Kévin qui ont dû danser sur la salsa du démon.
09:44On a déjà des questions sur les Kévin.
09:47Est-ce qu'il y a beaucoup de Kévin qui ont changé de nom ?
09:49On va en parler avec vous.
09:50Il y en a un dans votre documentaire qui témoigne masqué, avec la voix déformée.
09:54C'est quand même dingue qu'on en soit là.
09:56On va y revenir avec vous, Kévin Fafournou.
09:59Dans un instant, sauvons les Kévin.
10:01Ce sera ce samedi à 22h55 sur Paris Première.
10:04A tout de suite.
10:14L'invité du jour, Kévin Fafournou.
10:16Bonjour Kévin.
10:17Bonjour.
10:18Vous êtes réalisateur et je recommande à tout le monde d'aller voir ce doc sur Paris Première.
10:23Sauvons les Kévin.
10:25Vous vous appelez Kévin.
10:27Quel a été le point de départ de ce document ?
10:31Le point de départ, ça fait que depuis plusieurs années,
10:34je suis plutôt embarrassé lorsque je dois donner mon prénom auprès de personnes que je ne connais pas.
10:38Parce que je sais personnellement qu'on va me mettre une étiquette ou un cliché sur moi,
10:42sans même me connaître.
10:44Et ça me gêne.
10:45Et puis j'en avais marre aussi de voir toutes les blagues
10:47et tout ce qu'on peut voir sur les Kévin sur les réseaux sociaux ou ailleurs.
10:50Je me suis dit qu'il faut vraiment étudier cette problématique
10:52et essayer de comprendre d'où ça vient pour essayer de déconstruire tout ça.
10:54Vous avez enquêté.
10:56C'est très ludique.
10:58C'est vraiment très bien réalisé.
11:00C'est moderne, la réalisation est formidable.
11:02C'est drôle et en même temps, c'est tragique.
11:04Parce qu'il y a une souffrance terrible.
11:06Puisque vous avez interrogé un certain nombre de Kévin.
11:10Et c'est vrai que ça nous renvoie à nous.
11:12Ça nous renvoie à nos propres préjugés.
11:14Il y a un avocat qui s'appelle Kévin.
11:16Et effectivement, on est presque choqués de voir un avocat qui s'appelle Kévin.
11:19Parce que c'est connoté.
11:21Peut-être qu'on peut écouter, Gilles ?
11:23Le début du documentaire.
11:25Le début, c'est donc diffusé samedi à 22h55 pour donner l'horaire.
11:29Ce samedi.
11:31Et vous démarrez évidemment avec un micro-trottoir.
11:33Si on vous dit Kévin, ça vous fait penser à quoi ?
11:35Ça me fait penser à un beauf.
11:37Désolée.
11:39Je pense à un garçon avec la casquette à l'envers.
11:41Un petit mulet.
11:43Quelqu'un qui n'a pas sa langue dans sa poche.
11:45Soit c'est des geeks, soit c'est des personnes aigries.
11:47Le kéké de la classe.
11:49Le boloss un peu.
11:51Peut-être pas très stylé. Quelqu'un de la campagne aussi.
11:53J'ai l'impression que c'est un nom qui vient du Nord.
11:55Avec des gens assez gros.
11:57Avec une petite bière, je suis désolée.
11:59Kévin, gros kéké, gros lourdeau.
12:01À draguer les meufs.
12:03À écouter la musique à fond à voiture.
12:05À aller en boîte tous les soirs.
12:07Voilà, ça c'est Kévin.
12:09C'est comme ça, mon prénom fait rire.
12:11Et même si je possède une bonne dose de second degré,
12:13il est devenu un véritable phénomène de société tout à fait négatif.
12:15Un nom commun associé à des stéréotypes
12:17bof, geek, relou,
12:19lié au tuning
12:21et à un goût vestimentaire douteux.
12:23Je dirais que ça c'est valable pour beaucoup de choses.
12:25Souvent on pense
12:27que les grosses sont fainéants.
12:29Ou autre, on pense que les rouquins sont mauvais.
12:31Il y a plein de stéréotypes.
12:33Pourquoi celui-là
12:35vous a fait plus souffrir
12:37que d'autres ?
12:39Parce que finalement,
12:41il y a plein de stéréotypes
12:43sur les blondes.
12:45Quand on est blonde,
12:47peut-être à l'embauche, elle a l'impression
12:49qu'elle n'a pas les mêmes chances que quelqu'un qui est brun.
12:51En l'occurrence, c'est un cliché
12:53que je porte
12:55puisque je m'appelle Kévin.
12:57J'ai voulu le combattre.
12:59Le poids des clichés, il y en a partout.
13:01Celui-là est particulièrement
13:03fort parce que ça met
13:05tout de suite une barrière.
13:07Dans les témoignages nombreux que vous avez
13:09dans le doc, on voit que
13:11très vite, dès qu'on donne le prénom,
13:13ça coupe dans la drague,
13:15dans les CV.
13:17C'est un prénom qui a
13:19une double pragmatique.
13:21C'est la discrimination à l'embauche
13:23et aussi avec
13:25l'aspect sentimentale
13:27de la chose.
13:29C'est vrai que ça bloque pour certains d'entre eux.
13:31Malheureusement, ça part
13:33de blagues et de second degré sur un prénom.
13:35C'est quelque chose de plutôt léger, au final,
13:37qui se répète et qui crée de la discrimination.
13:39C'est parti d'où ?
13:41Vous êtes parti aux origines du prénom.
13:43Même vous, vous vous êtes interrogé
13:45en vous disant, je viens d'un petit bled.
13:47On voit vos parents.
13:49Vous êtes reparti
13:51à la source.
13:53Vous êtes même allé
13:55retrouver Saint-Kévin.
13:57D'où vient le stéréotype ?
13:59D'où vient la mauvaise image du prénom Kévin ?
14:01Comme évoque Baptiste Coulmont, le sociologue
14:03dans le film et spécialiste du prénom,
14:05depuis toujours,
14:07le choix des prénoms
14:09a été porté par les classes supérieures
14:11et découlé vers les classes inférieures.
14:13Dans les années 90, ce modèle a volé en éclats
14:15par une émancipation des classes populaires
14:17qui ont conquis leur autonomie culturelle
14:19et qui ont choisi des prénoms américanisés.
14:21A l'époque, c'était vraiment la mode.
14:23Kévin Costner est arrivé à ce moment-là en 90.
14:25Ça a été un vrai phénomène de mode
14:27et ça a été très mal perçu, cette émancipation.
14:29C'est là qu'ont commencé les blagues,
14:31les clichés, le stéréotype,
14:33à travers les sketches d'humoristes.
14:35Ça partait d'un bon sentiment,
14:37mais en même temps, c'est resté
14:39et ça a perduré.
14:41Et Internet a amplifié le phénomène
14:43avec tous les articles qu'on a pu trouver.
14:45C'est là que le décalage s'est créé.
14:47C'est un prénom qui était donné
14:49plutôt dans les milieux populaires,
14:51on ne va pas dire défavorisés, mais populaires.
14:53Les deux mis côte à côte,
14:55il y avait le cliché des feuilletons américains.
14:57Beverly Hills.
14:59Mais est-ce que c'est le cas aux Etats-Unis ?
15:01Non, vachement moins.
15:03Il n'y a aucune connotation là-bas.
15:05Mais en Allemagne et au Québec,
15:07il y a la même discrimination.
15:09Danemark, Belgique, Suisse, c'est partout.
15:11C'est un phénomène de mode qui n'a jamais été vu ailleurs.
15:13Comme dit M. Coulmon.
15:15C'est assez incroyable de voir cette courbe
15:17qui monte très haut et qui redescend très bas.
15:19Il y a eu beaucoup d'autres prénoms.
15:21On parlait de Brian, Jordan, etc.
15:23Mais pas autant de Kevin.
15:25Notre prénom, en l'espace de quatre ans,
15:27dépasse Nicolas, Alexandre.
15:29Il y a eu un vrai pic, on le voit, en 91.
15:31C'est ça qui est fou.
15:33C'est ce phénomène de mode.
15:35Mais vous, en tant que réalisateur,
15:37quand vous envoyez un dossier
15:39ou un projet à une chaîne de télé,
15:41vous pensez que quand vous mettez Kevin,
15:43ça empêche que les chaînes
15:45de se dire...
15:47Jean-François Amadieu l'a testé.
15:49C'est une très bonne question.
15:51Après, oui, Jean-François Amadieu l'a testé.
15:53Il se fait passer pour un Kevin
15:55qui a écrit à plein de cellules de recrutement
15:57en faisant passer pour un Kevin en disant
15:59qu'il avait des problématiques avec mon prénom.
16:01Je veux une promotion, comment faire ?
16:03Et les gens lui ont répondu que non.
16:05C'est le représentant,
16:07comment on dit maintenant ?
16:09Le défenseur des droits.
16:11Qui a répondu
16:13que c'est juste du harcèlement.
16:15Mais vous, personnellement,
16:17pour reprendre la question de Gilles,
16:19vous avez senti que vous avez été bloqué
16:21parfois par ce prénom ?
16:23J'ai entendu à plusieurs reprises des réflexions
16:25et celles qui sont revenues le plus souvent,
16:27c'est le prénom de tes parents,
16:29que je trouve extrêmement violente.
16:31C'est eux qui ont choisi ce prénom.
16:33C'est mon identité, je le garde.
16:35C'est pas un problème.
16:37Deuxièmement, tu as déjà changé ton prénom.
16:39Oui, merci.
16:41C'est mon identité, je ne peux pas...
16:43C'est pour ça que celui
16:45qui a changé le prénom dans mon film
16:47m'a témoigné, il m'a bluffé.
16:49Oui, c'est très émouvant.
16:51Il témoigne masqué,
16:53dodo, avec la voix transformée.
16:55Il se fait appeler Paul Derenavant
16:57parce qu'il n'assumait plus du tout ce prénom.
16:59Oui, on a gardé 4 minutes dans le documentaire
17:01mais on a échangé pendant 45, c'était une vraie souffrance
17:03sur bien des aspects.
17:05Il s'est dit, moi dans ma carrière pro,
17:07je ne pourrais pas aller au-delà de ce que je veux faire
17:09avec ce prénom, donc je change.
17:11Vous avez fait témoigner beaucoup de Kevin
17:13dans votre documentaire.
17:15Dontin, vous allez voir,
17:17quand il va au Starbucks, il ne s'appelle pas Kevin.
17:19Écoutez les témoignages de ces Kevin.
17:21Quasiment,
17:23à chaque fois que je me présente, on va dire qu'il y a toujours une gêne,
17:25même encore aujourd'hui.
17:27Si je peux éviter de donner mon prénom, je l'évite.
17:29Quand on me le demande de manière générale
17:31et que ça n'a pas d'importance, je m'arrive même parfois
17:33de donner un autre nom. Par exemple, à Starbucks,
17:35je m'appelle toujours Gabriel.
17:37Il y a quelques années, quand je postais encore des choses
17:39sur Twitter, on m'a répondu
17:41« Mais si tu t'appelles Kevin, en fait, tu ferais mieux de ne pas parler. »
17:43Dans les commentaires où on échange,
17:45quelqu'un me sort « Non, mais c'est des casse-hausses.
17:47C'est le genre de personnes qui vont appeler
17:49leurs enfants Kevin ou Brian.
17:51Donc moi, c'est Kevin et mon petit frère, c'est Brian.
17:53Quand j'étais petit, on était en 1995,
17:55il y avait les élections présidentielles
17:57et je regardais les débats et je voyais Jacques Chirac
17:59et Lionel Jospin et je me disais
18:01« Jacques, Lionel » et je me suis retourné
18:03vers ma mère et je lui ai dit « Mais maman,
18:05je ne pourrai jamais être président à cause de toi. »
18:07« Ah bon, pourquoi ? » « Avec le prénom que tu m'as donné,
18:09jamais je ne vais gagner. » Et j'ai boudé pendant trois jours.
18:11Incroyable !
18:13De ne pas assumer son nom au Starbucks.
18:15Non, mais c'est terrible.
18:17Franchement, encore une fois,
18:19c'est vraiment très réussi parce que
18:21vous montrez des choses
18:23qui sont dramatiques, encore une fois,
18:25avec des gens qui le racontent
18:27avec une forme de légèreté mais où on sent
18:29une souffrance
18:31très profonde.
18:33Ce qui est drôle sur le ressenti des gens
18:35qui voient le doc, ils me disent
18:37« Ah ouais, quand même. »
18:39En réalité, on pense à quelque chose
18:41de très léger, au final.
18:43Certains me disaient « Le sujet, il y a quand même
18:45plus grave dans la vie. » Effectivement, il n'y a plus grave.
18:47Dès lors qu'il y a de la discrimination,
18:49des problématiques dans la vie de certains d'entre nous,
18:51les gens qui voient ça me disent
18:53« Ah ouais, on ne pensait pas que ça irait
18:55aussi loin. » Parce que vous dites que c'est galère
18:57à l'école, galère au travail, galère
18:59en amour. C'est-à-dire qu'il y a
19:01des femmes qui témoignent
19:03et des hommes qui disent « Quand je dis mon prénom,
19:05Kévin. » Ou il y a même
19:07une capture d'écran à un moment
19:09d'une fille qui dit « Tout le monde sauf
19:11Kévin, sauf les Kévin,
19:13les Brian et les Jordan. »
19:15Donc c'est dur parce que ça commence
19:17à l'école, vous le racontez,
19:19ça continue au travail et
19:21dans les relations amoureuses.
19:23J'ai une amie à moi qui a fait une soirée
19:25avec des copines. Elles étaient sur Tinder pour
19:27trouver de l'amour.
19:29Et il y a un Kévin qui est arrivé
19:31et la personne a vraiment swipé sur la gauche en disant
19:33« C'est mort, ce n'est pas possible, c'est un Kévin, ce n'est pas la peine. »
19:35Incroyable.
19:37Quand j'ai reçu le dossier de presse,
19:39ce qui m'a surpris,
19:41c'est votre nom attaché à votre prénom.
19:43Parce que le vrai décalage,
19:45il est là aussi. Vous avez, entre guillemets,
19:47un prénom plutôt franc-chouillard.
19:49Fafournoux.
19:51Et c'est ça aussi
19:53qui est choquant.
19:55Pierre Fafournoux, ça marche bien.
19:57Jean-Pierre Fafournoux.
19:59Non mais Jean-Pierre Fafournoux,
20:01ça fait un peu président de Total.
20:03Ça marche bien.
20:05Gabriel Fafournoux.
20:07Les deux à coller,
20:09c'est ça qui m'a le plus choqué.
20:11Je connais les Kévins,
20:13mais c'est plus ça qui m'a choqué.
20:15Est-ce que vous pensez aussi
20:17que ça surprend le fait d'avoir un nom
20:19très français à coller un nom très américain ?
20:21C'est français.
20:23C'est celtique.
20:25Tout à fait, ça vient d'Irlande.
20:27Vous êtes allé en Irlande d'ailleurs.
20:29C'était incroyable.
20:31J'ai découvert le pèlerinage Saint-Kévin.
20:33C'est tout petit, mais ça mérite
20:35le détour. Et surtout,
20:37Kévin, initialement, s'est donné
20:39comme un saint qui voulait dire
20:41de noble naissance ou bien engendrer.
20:43Ça partait d'un bon sentiment.
20:45C'est une personne très respectée.
20:47Et surtout, c'est le deuxième saint après Saint-Patrick.
20:49Il y a des églises qui portent son nom.
20:51Là-bas, c'est un délire.
20:53Après, ça a mal tourné.
20:55Et le lien avec votre nom ?
20:57Mon nom, c'est mon identité.
20:59C'est un nom qui est Auvergnat.
21:01Moi, je suis de là-bas.
21:03Vous ne trouvez pas bizarre
21:05la façon dont c'est à coller ?
21:07Pour le coup,
21:09je ne me suis jamais posé la question.
21:11Deuxième doc !
21:13En réalité,
21:15moi, j'aime mon nom. Ça fait écho
21:17à Terroir, à tout ça.
21:19Et Jordan, c'est pas pareil ?
21:21Jordan, c'est la même problématique.
21:23Jordan Bardella, vous pensez
21:25que ça le gêne, ce prénom ?
21:27Je pense qu'il en joue.
21:29Je pense que son électorat
21:31situe probablement dans cette
21:33classe populaire aussi.
21:35Vous montrez d'ailleurs un moment,
21:37Éric Zemmour,
21:39durant la campagne présidentielle,
21:41où il y a eu un peu
21:43le débat sur les prénoms.
21:45Le prénom de Kevin, où il dit
21:47qu'il ne comprend pas qu'on puisse appeler son fils Kevin.
21:49Oui, c'est hésitant.
21:51C'est dramatique d'en arriver là.
21:53Vous avez un enfant ?
21:55Il s'appelle comment ? Le prénom ?
21:57Elle s'appelle Liv.
21:59Là aussi, vous lui avez mis
22:01un prénom pas habituel.
22:03Oui, c'est vrai. On voulait un décalage.
22:05Vous l'avez eu ?
22:07C'est un prénom scandinave qui veut dire vie.
22:09Mais c'est vrai que
22:11sur les Kevin, on voit
22:13qu'il y a vraiment
22:15un poids
22:17qui est différent des autres
22:19prénoms, peut-être parce qu'ils sont aussi
22:21plus nombreux. On voit sur la courbe que vous montrez
22:23dans les années 90,
22:25ça monte et après ça redescend aussi vite.
22:27Et Baptiste Coulon a vraiment incité
22:29sur ce phénomène de mode, avec ce pic-là,
22:31qui n'a jamais été vu ailleurs.
22:33Il incite bien dans le film sur le fait que
22:35certains prénoms mettent beaucoup plus de temps
22:37à disparaître dans le temps, alors que nous,
22:39ça a été très rapide.
22:41Et Kevin, c'était un mec bien.
22:43Noble naissance, ça voulait dire.
22:45Et vous lui demandez pourquoi c'est devenu
22:47le synonyme ? Parce que c'est un adjectif
22:49aujourd'hui. C'est un Kevin,
22:51c'est un Kevin, c'est un loser,
22:53c'est un...
22:55Et avec le temps, ça ne change pas ?
22:57Avec le temps, ça ne change pas.
22:59Après, il y a deux choses.
23:01La première, c'est que Kevin, maintenant,
23:03c'est la jeunesse active de la France.
23:05Il y a des médecins,
23:07il y a des avocats.
23:09C'est ça qui m'a déçu. Vous auriez dû prendre
23:11que des Kevins. Un cadreur Kevin,
23:13un monteur Kevin, un ingé son Kevin.
23:15Pour la blague...
23:17Un film fait que par des Kevins.
23:19Ce n'était pas possible, malheureusement.
23:21Par contre, on s'est retrouvé le temps d'un week-end
23:23en studio, dans un studio prêté par un Kevin,
23:25avec un Kevin machino, un Kevin électro,
23:27des Kevins qui défilaient toute la journée.
23:29Ça, ça a été le coup du spectacle.
23:31C'était une vraie belle journée.
23:33Les réunions des Kevins, ça vous tente d'y aller ?
23:35On a vu qu'il y avait des réunions,
23:37parfois, des Kevins du monde entier
23:39qui se réunissaient.
23:41Est-ce que vous, vous avez l'impression
23:43d'appartenir à une communauté ou pas du tout ?
23:45Ah oui, non, si, si.
23:47Pour le but de ce projet, en l'occurrence,
23:49j'ai créé un rassemblement des Kevins en avril dernier,
23:51qui est dans le film, parce que je pensais
23:53important le fait de se rassembler
23:55même de cette problématique, parce que j'ai reçu
23:57beaucoup, beaucoup de messages. J'ai reçu, initialement,
23:59500 témoignages de Kevins quand j'ai lancé le truc.
24:01Je me suis dit, mais il faut faire quelque chose avec ça.
24:03Donc, on s'est rassemblés à Paris, on a fait un truc
24:05et c'était vraiment génial. On a refait
24:07le jour de l'avant-première, il y a quelques jours,
24:09avec beaucoup de Kevins, parce qu'on partage tous cette problématique.
24:11Donc, une communauté, oui.
24:13Et puis, je suis honoré
24:15que beaucoup de Kevins me témoignent
24:17du soutien par rapport à ce projet, parce que
24:19il y a un vrai enjeu. Quand je reçois un message
24:21qui me dit, il fallait vraiment que quelqu'un le fasse,
24:25c'est vraiment puissant. Stéphane nous dit
24:27qu'il faudrait le diffuser dans les écoles,
24:29quand on parle
24:31de harcèlement, c'est-à-dire que
24:33ce serait une bonne idée, parce que
24:35effectivement, comme vous dites, quand on regarde,
24:37on se dit, ah ouais, quand même.
24:39Ce qui est
24:41déroutant, c'est que, comme c'est lié
24:43à une génération, celle de 90,
24:45la mienne, c'est vraiment
24:47propre à les quarantenaires qui connaissent
24:49vraiment ce qu'on raconte sur les Kevins. Quand j'évoque ça
24:51avec des plus jeunes, 17,
24:5316 ans, etc. Kevins, pour eux, c'est
24:55pas forcément bien connoté, mais ça va pas au-delà.
24:57C'est-à-dire que c'est pas un truc qui s'ouvre vraiment de clichés.
24:59Donc c'est ça, c'est un vrai truc de génération.
25:01Est-ce que vous vous êtes renseignés
25:03de savoir s'il y avait beaucoup
25:05de Kevins à l'Assemblée nationale ?
25:07Au Sénat, c'est plutôt Raymond que Kevins.
25:09Mais est-ce que vous avez...
25:11Il y en a deux Kevins qui sont rentrés à l'Assemblée
25:13aux dernières élections.
25:15Pourquoi ils sont pas dans le doc ?
25:17C'est dommage. Moi, je voulais m'atteler
25:19vraiment aux Kevins qui sont plus dans la souffrance,
25:21et dans la...
25:23Donc on a deux Kevins quand même à l'Assemblée nationale.
25:25Qui votent.
25:27Et vous avez cet avocat formidable,
25:29qui fait une plaidoirie à la fin,
25:31qui est absolument génial.
25:33J'encourage vraiment tout le monde à regarder ce doc
25:35sur Paris 1er. C'est également disponible
25:37sur la plateforme M6 Plus.
25:39C'est franchement
25:41très puissant
25:43et passionnant
25:45parce que, oui,
25:47on se rend compte qu'il y a une vraie discrimination
25:49et qu'il faudrait que les choses
25:51changent.
25:53Et ce que dit Jean-François Amadiou, encore une fois,
25:55qui est spécialiste des discriminations,
25:57est assez édifiant sur le fait que
25:59c'est pas considéré comme une discrimination
26:01alors que c'en est une.
26:03Et comme ils sont très forts en programmation
26:05chez Paris 1er, en diffusion,
26:07juste avant de votre documentaire, en primetime,
26:09il y a le prénom, la pièce de Mathieu Delaporte
26:11et Alexandre Delapate-Villière
26:13avec Patrick Bruel, la regrettée Valérie Benguigui
26:15et Guillaume de Tonquetec
26:17et Jean-Michel Dupuy.
26:19Alors là, c'est la pièce de théâtre
26:21qui diffusait le prénom
26:23et puis, évidemment, ensuite, un autre prénom,
26:25Kévin.
26:27Merci à vous, Kévin, d'avoir été avec nous.
26:29Sauvons les Kévins, Paris 1er, samedi, 22h55.
26:31Merci à vous.
26:33Merci.
26:35Le 10h midi, Sud Radio Média
26:37Valérie Exper,
26:39Gilles Gansman,
26:41Le Supplément Média.
26:43Le Supplément Média avec vous, Gilles, parce qu'il y a pas mal
26:45d'informations médias.
26:47J'ai six pages, on fera jamais tout ça.
26:49Il y a beaucoup de choses qui bougent.
26:51Beaucoup de nouvelles émissions.
26:53Peut-être qu'on peut commencer par la une de Paris Match.
26:55C'était mon début.
26:57Ben oui, on est jeudi, ça sort le jeudi.
26:59Non, on est mercredi.
27:01Ça sort demain.
27:03Demain, dans Paris Match,
27:05sur tous les réseaux, c'est partout.
27:07Baba est amoureux.
27:09Oui, Valérie, Baba serait avec.
27:11Je parle de Cyril Hanouna, évidemment.
27:13De Tiffaine Ozière.
27:15C'est la fille de Brigitte Macron
27:17qu'il a rencontrée sur le plateau
27:19en mai 2024.
27:21Elle faisait des chroniques dans son émission.
27:23Un peu comme Ségolène Royal.
27:25Il a plutôt préféré Tiffaine Ozière
27:27que Ségolène Royal.
27:29Au fil des mois,
27:31la passion s'est emparée des deux
27:33tourtereaux. Deux jours d'après Paris Match,
27:35Tiffaine Ozière
27:37a annoncé seulement au début du mois
27:39le couple qu'elle formait avec
27:41Cyril Hanouna à sa maman.
27:43Brigitte Macron.
27:45En revanche, on verra
27:47si le coup en passe avec le beau-père.
27:49Enfin, le beau-père.
27:51Je dis beau-père, mais
27:53c'est pas le père du président.
27:55Oui, mais c'est le mari de sa mère.
27:57Ça reste son beau-père.
27:59Évidemment, on verra les réactions
28:01de belle-maman et de beau-papa.
28:03Je pense que c'est la première fois
28:05que quelque chose arrive comme ça.
28:07Un peu à la présidence.
28:09D'avoir eu une affaire
28:11comme ça.
28:13Des raisons de croissance.
28:15C'est pas la même chose.
28:17C'est un animateur qui est à l'antenne.
28:19Il a eu des soucis avec l'ARCOM.
28:21Il y a aussi
28:23un dossier
28:25dans Mediapart dont il parle
28:27beaucoup à l'antenne sur sa chaîne TMP
28:29qui cartonne.
28:31Il est de plus en plus au-dessus du million
28:33et quotidien en dessous du million.
28:35On verra s'il va
28:37sur W9.
28:39L'info, oui, c'est évidemment...
28:41C'est une info à la fois média et politique.
28:43C'est pas neutre parce que Cyril Hanouna
28:45est assez critique
28:47pour rester
28:49sur le président de la République.
28:51J'imagine qu'au sein
28:53de la famille, ça ne doit pas être très simple
28:55non plus.
28:56Ça va être sympa autour du gigot du dimanche.
28:58Ce samedi dernier...
29:00Ce n'est pas ce samedi.
29:02Ce samedi dernier,
29:04Cyril Ferro a fêté ses 40 ans.
29:06Vous l'avez vu ça ?
29:08Oui, je me doute.
29:09C'est pour ça que vous pouvez le voir en replay.
29:10Il a 40 ans alors qu'il paraît tout jeune.
29:12Sur le plateau, tout le monde veut
29:14prendre sa place avec Bruno Solo, Elodie Gossuin,
29:16Laurent Luia, Aléa Salamé.
29:18Entre autres, ils sont venus fêter
29:20la quarantaine du jeu
29:22Vénice-Cyril en direct.
29:24Pour fêter cela, vous savez où il est ?
29:26Pour le coup, je suis dans le People de chez People.
29:28Il s'est envolé pour New York.
29:30Sur son Instagram, il a écrit
29:32« New York, it's always a good idea ».
29:34New York, c'est toujours une bonne idée.
29:36Il faut avoir les moyens.
29:38Les 40 ans, ça se fête.
29:40Mais c'est le hamburger à 90 euros.
29:42J'exagère un peu mais
29:44on n'est pas loin de la vérité.
29:46Valérie, la grande semaine devient
29:48la petite semaine.
29:50Information incroyable.
29:52Hier, communiqué de presse d'M6, à partir du 5 avril,
29:54M6 a annoncé...
29:56Alors ça, ils sont très forts comme M6.
29:58Je les félicite.
30:00Ils renforcent leur après-midi.
30:02Forcément, il n'est pas pour la grande semaine.
30:04Mais ils renforcent ses après-midi.
30:06Alors ça, c'est de la com'.
30:08Désormais, à partir du 5 avril,
30:10La roue de la fortune,
30:12qui a un vrai succès d'audience,
30:14arrive le samedi de 17h30 à 18h30
30:16avec Eric Antoine.
30:18Et Roue de l'infortune,
30:20pour Offil et Munich, ils voient son format
30:22resserré de 45 minutes.
30:24Ils enlèvent 45 minutes de la grande semaine.
30:26D'où mon petit jeu de mots.
30:28La grande semaine devient la petite semaine.
30:30Ils prennent l'antenne à 18h30
30:32et jusqu'au journal.
30:34A 19h15 ?
30:36Non, parce qu'il y a le JT.
30:38A 19h45.
30:40Ils vont jusqu'à...
30:42Non, non.
30:44Vous avez une mauvaise information.
30:46Ça termine à 19h15.
30:48Oui, je pense qu'ils vont aller jusqu'à 19h...
30:50Parce que non, ça ne ferait pas longtemps.
30:52De 18h30 à 19h15.
30:54Donc je pense qu'ils vont aller
30:56jusqu'à 19h40, juste avant...
30:58Vérifiez vos informations.
31:00En tout cas, dans le communiqué de presse...
31:02C'est plutôt bien pour la grande semaine, parce que c'est plus exposé.
31:04C'est un horaire, s'ils vont plus loin,
31:06ça va être plus intéressant.
31:08Enlever 45 minutes d'une émission, c'est jamais anodin.
31:10Oui, mais il la décale.
31:12Peut-être qu'il la décale.
31:14Non, ils enlèvent 45 minutes.
31:16C'est écrit dans le communiqué.
31:18Là, c'est une vraie information.
31:20Au total...
31:22Ah oui, mon début est là.
31:24Vous savez que...
31:26Il y avait l'émission
31:28qui va être mon associée.
31:30Et on a eu, au total,
31:32ce que ça a donné, l'émission de cette année.
31:34Ils ont investi
31:364,5 millions d'euros.
31:38C'est incroyable, quand même, pour une émission.
31:40Bien loin des 7 millions de la saison précédente.
31:42Mais cette année, il y avait
31:446 numéros au lieu de 8.
31:46Celui-ci peut expliquer cela.
31:48Qui a investi le plus ?
31:50Maxime Monsigny.
31:526 joueurs, cette année.
31:54Il a des petits soucis avec son vélo.
31:56Vous savez que la société
31:58s'est mise en feuille.
32:00100.000 euros, seulement.
32:02Le nouveau, Julien Jacob,
32:04300.000 euros. Il est reparti avec 3 projets.
32:06D'autres, Kelly Massol,
32:08qu'on aime beaucoup, qu'on avait reçus.
32:10651.666.
32:12Mais elle nous avait dit, en interview, qu'elle s'était un peu calmée.
32:14695.000 pour Eric Larchevêque.
32:16800.000 pour Jean-Michel Carenne.
32:18Jean-Michel Carenne ?
32:20C'est lui qui a mis
32:22250.000 chez nos amis de Smile.
32:24Mais oui !
32:26916.000 pour
32:28Alissa Abouze.
32:30Mais après, est-ce qu'ils suivent ? C'est ça la question.
32:32Oui.
32:34Il y a eu la polémique autour...
32:38Ils n'ont pas les dossiers.
32:40C'est-à-dire que les dossiers sont
32:42à la production. Eux, ils n'ont pas les dossiers
32:44et les chiffres. Donc, à un moment,
32:46ils investissent sur ce qui est dit et autre.
32:48Et qu'ensuite, en effet, quand ils rentrent
32:50un peu dans le vif du sujet, et qu'ils
32:52aperçoivent qu'il y a d'autres actionnaires, ou que
32:54ce n'est pas aussi solide que ça,
32:56ils ont le droit de se retirer. Et qui a investi
32:58le plus, Valérie ? The Winner is
33:00Anthony Bourbon, qui a dépensé
33:02plus d'1.056.000.
33:04Il aime bien être le premier partout.
33:06Puisqu'on est dans les chiffres, je voulais revenir
33:08sur Energy 12, dont on a
33:10très peu parlé, qui a baissé les rideaux.
33:12Et le groupe a communiqué
33:14et a chiffré l'impact et l'arrêt
33:16financier dans un courrier
33:18adressé aux actionnaires par Jean-Paul Baudecroux.
33:20Le chiffre d'affaires
33:22de 55.000.000 devrait baisser
33:24du groupe à 30.000.000.
33:26Ça leur fait
33:28une perte
33:30incroyable. Manque à gagner
33:32de la publicité, les coûts
33:34mutualisés avec Chiric 25,
33:36qui est donc à vendre. Energy a décidé
33:38d'arrêter la télévision. Au final,
33:40c'est une perte estimée entre
33:4220 et 25 millions d'euros. Donc,
33:44la seule solution pour Energy,
33:46c'est d'arrêter son pôle.
33:48Chiric 25, c'est
33:50un coût de 17.000.000. Et donc,
33:52ils veulent arrêter.
33:54A noter qu'hier, vous aviez
33:56évoqué
33:58Kylian Mbappé qui était au 20h de TF1.
34:00Ça n'a pas du tout boosté
34:02le journal de Gilles Boulot,
34:04qui est dans une petite moyenne avec 5.000.000
34:06de téléspectateurs. Mais il faut savoir que
34:08d'une manière générale, les stars,
34:10les politiques, quand ils sont invités
34:12au 20h, ça ne marche pas.
34:14Il y a une perte. Mais là, Kylian Mbappé,
34:16non, ça n'a absolument pas intéressé.
34:18Enfin, ça n'a pas
34:20absolument pas intéressé. Ça n'a pas boosté les audiences
34:22en tout cas.
34:24Je vous fais un peu mon capital
34:26ce matin. 480
34:28millions d'euros minimum sur 3 ans.
34:30C'est l'accord qu'a signé le groupe
34:32Canal+. C'est le cinéma français.
34:34C'est le premier financement,
34:36financeur de l'industrie du cinéma
34:38qui lui permet de diffuser des films
34:406 mois après la sortie.
34:42On en avait parlé,
34:44sur ces changements.
34:46Moi du coup, j'ai hâte de voir les 3 musclotaires,
34:48version féminine, qui vont être diffusés
34:50sur Canal+. C'est évidemment de l'ironie.
34:52Maxime Sada est très fier de cet accord
34:54et de contribuer au rayonnement
34:56français. Alors il faut dire que dans l'ombre,
34:58tapis dans l'ombre,
35:00l'oncle Picsou et Mickey sont prêts à casser
35:02leur tire-lire. Car Disney+,
35:04a signé un accord
35:06pour diffuser
35:08juste après Canal+, 9 mois seulement.
35:10Et donc,
35:12évidemment, ils ont investi
35:14plus de 220 millions
35:16dans le cinéma français. Disney+,
35:18veut rivaliser avec Canal+,
35:20et diffuser
35:22des films français.
35:24Deux nominations à France Info
35:26et Radio France
35:28et France Télévision. Nathalie Saint-Cricq,
35:30qui devient directrice de la rédaction nationale
35:32de France Télévision.
35:34Et Muriel Pleynet, qui prend la direction
35:36de France Info.
35:38Ce sont effectivement
35:40des mouvements
35:42suite à l'éviction
35:44du rédacteur en chef de France Info
35:46suite à des informations
35:48qui n'étaient pas
35:50exactes. La chaîne RMC
35:52Découverte, oh là là, je suis déçu.
35:54Ils voulaient faire Foufou. J'aurais aimé
35:56voir votre remplaçante dans Foufou,
35:58voir qui remplaçait Christine Bravo.
36:00C'est vrai que le patron du groupe
36:02BFM RMC avait indiqué
36:04qu'il cherchait à mettre de nouveau,
36:06vu le succès du Big Deal et du pari
36:08du Big Deal, de mettre des nouvelles
36:10marques très fortes à l'antenne
36:12pour attirer du monde.
36:14À un moment, on a parlé de Foufou.
36:16On peut dire que
36:18vous vous posiez des questions par rapport
36:20à ce projet-là.
36:22Finalement, ce n'est pas ce projet-là qui est arrivé,
36:24mais ça se discute.
36:26L'émission qui était
36:28évidemment présentée par
36:30l'iconique Jean-Luc Delarue
36:32va être présentée par Estelle Denis.
36:34On n'a pas encore les dates,
36:36j'ai demandé, mais
36:38ils attendent de tourner les premières émissions
36:40de ça se discute.
36:42Ça fait des succès de France 2.
36:44Ce qui est bien, en revanche, c'est que
36:46l'émission sera produite par
36:48Réservoir Productions, la société de
36:50Jean-Luc Delarue, qui en a bien besoin
36:52parce qu'évidemment, depuis le départ de Jean-Luc Delarue,
36:54il y a beaucoup d'émissions qui ont
36:56disparu et donc
36:58ils ont un savoir-faire et
37:00une façon
37:02de trouver des témoignages
37:04et d'être sur des problèmes de société
37:06où ils ont une compétence
37:08incroyable à Réservoir Productions.
37:10Je ne sais pas s'il y a les mêmes...
37:12Si, ça sera une partie des mêmes équipes.
37:14On est vieillis un peu.
37:16Nous aussi, on est toujours là.
37:18Il ne faut pas forcément la même chose
37:20qu'il y a 15 ans.
37:22Je pourrais refaire au Mireille Dumas son souci
37:24pour retrouver des témoins.
37:26C'est fini, merci Gilles pour toutes ces infos.
37:28On se retrouvera en deuxième semaine.
37:30A très vite.
37:32Demain, je suis sûr que ça va plaire
37:34à toute une génération
37:36parce qu'on reçoit
37:38Billy Crawford.
37:40Vous vous souvenez de Billy Crawford ?
37:42Et après, on va parler de l'Eurovision
37:44et d'Interview de Vendredi avec Alexandra Renamiel.
37:46Très bien, vous revenez demain.
37:48Merci à vous.
37:50A tout de suite pour les débats.

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