• il y a 2 mois
Avec Jean Charles BOUCHOUX

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##BRIGITTE_LAHAIE-2025-01-23##
Transcription
00:00:0014h-16h, Brigitte Lahaye, Sud Radio.
00:00:03Bonjour à tous, nous sommes ensemble durant ces deux heures sur Sud Radio.
00:00:08La jalousie, la jalousie c'est un sentiment plutôt normal puisque même les animaux éprouvent ce sentiment
00:00:15même si ça se traduit plutôt par des relations de domination et de soumission.
00:00:19La jalousie c'est un affect qui traduit notre besoin d'être peut-être pas le préféré
00:00:24mais en tout cas l'unique auprès de ceux qu'on aime.
00:00:27Je dis ce parce que j'ai observé qu'il existe également de la jalousie en amitié
00:00:32et c'est vrai que ça paraît pas toujours normal mais pourtant ça existe.
00:00:38De même, il ne faut pas la confondre avec l'envie, c'est pas tout à fait la même chose.
00:00:43Néanmoins, entre éprouver un pincement quand notre partenaire parle peut-être un peu trop avec quelqu'un
00:00:50lors d'une soirée et devenir furieux, il y a un fossé.
00:00:54C'est ce que nous allons voir avec Jean-Charles Bouchoud qui est avec nous
00:00:57et puis on va donc décoder ce que signifie la jalousie
00:01:00et à partir de quand elle devient anormale voire même pathologique.
00:01:04On sait qu'on peut tuer par jalousie.
00:01:07Et puis je crois qu'on va aussi aborder la question de la possession.
00:01:11Est-ce qu'on a le droit de vouloir posséder notre partenaire corps et âme ?
00:01:16Et puis sans doute qu'on parlera de l'infidélité parce que
00:01:20évidemment, on le sait, c'est un moment terriblement douloureux
00:01:23et qui souvent réactive une jalousie qui était plus ou moins présente.
00:01:27En tout cas, je vous invite à venir poser vos questions, à témoigner
00:01:31notamment si vous êtes jaloux ou si vous êtes avec quelqu'un de jaloux
00:01:34et pour ça vous nous appelez au 0 826 300 300.
00:01:38Jean-Charles Bouchoud, bonjour, merci d'être avec nous.
00:01:41Bonjour Brigitte, bonjour à tous.
00:01:42Pour un sujet qu'on connaît tous, qui n'a pas eu à un moment donné dans sa vie
00:01:48un peu de jalousie.
00:01:51On pourrait, pour arriver à mieux comprendre ce qui est normal
00:01:54ou ce qui ne le serait pas, remplacer le mot jalousie par le mot douleur
00:01:58et se poser la question, est-ce que c'est normal à un moment donné d'éprouver de la douleur ?
00:02:02Oui, évidemment que si on marche sur le pied, je vais éprouver de la douleur
00:02:05et c'est normal, c'est même souhaitable puisque c'est ce qui va me faire retirer mon pied.
00:02:09Donc il est évident que si j'aime quelqu'un et que si ce quelqu'un me trahit,
00:02:13me trompe, il me semble normal effectivement d'éprouver de la jalousie,
00:02:17d'éprouver en tout cas une grande souffrance.
00:02:20Alors je voudrais revenir sur une information que j'ai entendue tout à l'heure.
00:02:24La cour européenne a retoqué, si je puis dire, un homme
00:02:33qui avait demandé le divorce pour motifs qu'il n'y avait plus de relations sexuelles avec sa femme.
00:02:37Donc il a demandé le divorce et puis finalement ce n'est donc pas considéré
00:02:41comme un vrai motif.
00:02:44Qu'est-ce qui se passe ? Il est obligé de rester avec son épouse ?
00:02:47De toute façon aujourd'hui on peut divorcer sans preuve, sans motif,
00:02:51donc de toute façon il pourra divorcer.
00:02:54Mais ce que je trouve intéressant, c'est que jusqu'à présent on considérait que
00:02:58lorsqu'il y avait le mariage, il était normal qu'il y ait des relations sexuelles
00:03:02et qu'à partir du moment où il n'y avait pas de relations sexuelles,
00:03:05c'était une bonne cause pour demander le divorce.
00:03:07Donc ça c'est fini, on ne peut plus.
00:03:09Alors est-ce que ça veut dire pour autant que ça autorise l'autre à aller chercher ailleurs
00:03:13ce que ne lui donne pas son conjoint ?
00:03:15C'est pratiquement ce qui ressort de l'équation, oui.
00:03:17Effectivement, si je dois accepter que mon conjoint n'a pas envie d'avoir de relations sexuelles,
00:03:22alors mon conjoint va devoir accepter que j'aille me satisfaire ailleurs.
00:03:26Et donc on ne doit pas être jaloux ?
00:03:28Et non. Et on ne peut pas demander le divorce.
00:03:31Parce que ce serait logique quand même.
00:03:34Si on ne peut pas demander le divorce parce qu'il n'y a pas de relations sexuelles,
00:03:37on ne peut pas demander le divorce parce que l'autre a des relations sexuelles ailleurs.
00:03:40Oui, oui. Alors je ne sais pas, on va voir ce qu'en pensent les auditeurs.
00:03:44Oui, oui, c'est intéressant.
00:03:46Mais je trouve que, enfin bon, c'est quand même notre sujet du jour en plus,
00:03:50donc la jalousie souvent elle est déclenchée.
00:03:53Moi je l'ai entendu, je suppose que vous aussi en tant que psychothérapeute,
00:03:58j'ai souvent entendu quelqu'un qui tout d'un coup a réalisé qu'il était très très jaloux
00:04:02après une infidélité, comme si ça avait cassé quelque chose dans sa confiance.
00:04:07Oui, il est devenu jaloux après avoir été infidèle ?
00:04:10Après avoir été trompé.
00:04:12Oui, mais c'est normal.
00:04:13C'est logique.
00:04:15Là c'est une réaction, comme je disais tout à l'heure, c'est une souffrance, c'est une douleur
00:04:19qui semble assez logique quand on est trahi par la personne à qui on a donné sa confiance.
00:04:22Mais après il était jaloux même avec d'autres personnes.
00:04:25Ah d'accord. Eh bien ça fait penser à une réaction post-traumatique.
00:04:29C'est-à-dire qu'il peut avoir vécu cette tromperie comme un traumatisme
00:04:34qui a fait certainement écho avec d'autres choses de son histoire.
00:04:37Sans doute un manque d'estime de soi.
00:04:39Voilà, et puis peut-être qu'il s'était déjà senti trahi étant enfant.
00:04:43Parce que pour qu'on puisse parler de trauma, il faut généralement qu'il y ait une répétition.
00:04:48Oui, qu'il y ait quelque chose dans l'enfance qui a fragilisé cette partie de soi.
00:04:52Donc le fait qu'il ait été trahi par cette personne a réveillé le fait qu'il s'était déjà senti trahi
00:04:57quand il était enfant.
00:04:58Et effectivement ça devient une réaction post-traumatique qui fait qu'il n'aura plus confiance en personne.
00:05:03Il a intérêt à faire une thérapie.
00:05:06Il a intérêt à faire une thérapie sinon il va devenir invivable.
00:05:09Oui, parce que c'est vrai que la jalousie, quand elle devient maladive, ça ne fait que s'aggraver.
00:05:14Oui, et à la fin, à l'extrême, ça confine même à la paranoïa.
00:05:20Oui, absolument. Voire même au meurtre, on le sait.
00:05:24Et voilà.
00:05:25Donc quand on est avec quelqu'un de jaloux...
00:05:29Quand on est avec quelqu'un de jaloux, on lui propose qu'il fasse un travail sur lui.
00:05:33S'il refuse, il ne faut pas rester.
00:05:35Il ne faut pas accepter de vivre ça. C'est invivable, c'est insupportable.
00:05:38Et comme vous l'avez très justement dit, s'il n'y a pas un travail, s'il n'y a pas une prise de conscience,
00:05:43ça ne va pas aller en s'améliorant.
00:05:45Ça va être de pire en pire.
00:05:47Et puis je pense que vous êtes assez d'accord avec moi.
00:05:49On n'a aucun droit de posséder le corps ou l'âme de l'autre.
00:05:53Absolument pas.
00:05:54On parlait de mariage tout à l'heure.
00:05:56Il va falloir peut-être qu'un jour on redéfinisse qu'est-ce que le mariage.
00:05:59Parce qu'effectivement, si à l'intérieur du mariage, on n'a pas de rapport sexuel,
00:06:02qu'est-ce que ça veut dire leur être mariés ?
00:06:04Ça devient un contrat matériel.
00:06:08Peut-être, je ne sais pas.
00:06:10Très intéressant.
00:06:11Oui, c'est vrai qu'on pense quand même que le mariage...
00:06:15Au départ, de toute façon, le mariage, c'était pour créer une famille.
00:06:18Alors oui, quand l'Église voulait chapoter tout ça,
00:06:23on ne pouvait avoir de relation sexuelle qu'à l'intérieur des liens sacrés du mariage.
00:06:26Et que pour faire des enfants.
00:06:28Je ne suis ni anthropologue ni sociologue,
00:06:30mais ce serait intéressant de voir depuis quand date le mariage
00:06:33et qu'elle a été au départ de l'humanité.
00:06:36Je pense qu'il existait avant l'Église déjà.
00:06:38Oui, oui, sûrement.
00:06:39Mais j'avoue que je n'ai pas la réponse.
00:06:41Si quelqu'un a la réponse, on sera ravis de l'entendre.
00:06:43C'est toujours intéressant de s'instruire, après tout.
00:06:46Bien sûr.
00:06:47Bon, alors la jalousie, on va en parler.
00:06:50Je crois que tant qu'on n'a pas vécu une infidélité,
00:06:53c'est difficile de savoir si on est réellement apte à le dépasser ou pas.
00:06:58Je pense qu'il existe des personnes qui sont maladivement jalouses
00:07:01et qui n'ont pas forcément vécu d'infidélité.
00:07:03Ce n'est pas ce que je voulais dire.
00:07:05Mais je pense qu'on ne peut savoir son degré de jalousie
00:07:08qu'à partir du moment où on a été face à une infidélité.
00:07:12Moi, je connais.
00:07:13Donc je sais que je ne suis pas une grande jalouse.
00:07:16C'est ça que je veux dire.
00:07:17Vous ne pensez pas tant qu'on n'a pas vécu une infidélité ?
00:07:20Oui, bien sûr.
00:07:21On peut se croire pas jaloux.
00:07:22C'est mon cas.
00:07:23Moi, je ne suis pas très jaloux non plus.
00:07:25C'est parce qu'on est sage.
00:07:27Voilà.
00:07:28Je ne peux pas imaginer que l'autre fasse des choses
00:07:30que moi, je ne serais pas capable de faire.
00:07:32Mais par contre, être trahi, s'être trompé sur quelqu'un,
00:07:36ça doit être très dur à vivre.
00:07:38Je pense que je le vivrais très mal.
00:07:40Oui.
00:07:41Bon, on va voir ce que nous disent ceux qui nous écoutent.
00:07:44Sud Radio 0826 300 300.
00:07:46Venez nous raconter vos petites souffrances de jalousie
00:07:49ou vos terribles drames de jalousie.
00:08:01Jean-Charles Bouchouet est avec nous,
00:08:03psychanalyste, psychothérapeute.
00:08:05Votre dernier livre, c'était « Les violences invisibles »
00:08:08aux éditions Le Courrier du Livre.
00:08:10C'est peut-être une violence invisible.
00:08:13La jalousie ?
00:08:15Oui.
00:08:16C'est une violence relativement visible,
00:08:18mais oui, c'est une grande violence.
00:08:20Je l'ai rarement subie,
00:08:22mais ça m'est arrivé, je me rappelle,
00:08:24d'une personne qui était très jalouse.
00:08:26C'est insupportable.
00:08:27Vous sortez, vous allez vous promener,
00:08:29et tout de suite, l'autre va s'imaginer
00:08:31que vous avez fait des choses innommables.
00:08:33Vous avez regardé avec trop d'insistance.
00:08:35Non, non, c'est de la violence.
00:08:37Je suis bien d'accord.
00:08:39Laurence, bonjour.
00:08:40Merci d'être avec nous.
00:08:41Bonjour Brigitte, bonjour Jean-Charles.
00:08:43Bonjour Laurence.
00:08:44Bonjour.
00:08:46Moi, j'ai été jalouse moi-même,
00:08:50mais j'allais dire contre moi,
00:08:52parce que ce n'est pas dans ma nature,
00:08:54et j'en souffrais.
00:08:56Mais c'était plus fort que moi.
00:08:57J'étais jalouse de mon ex-mari.
00:08:59J'avais eu l'impression
00:09:02de l'aider à grandir, on va dire,
00:09:06et de l'améliorer,
00:09:08et que quelqu'un d'autre puisse le regarder
00:09:10ou qu'il puisse lui regarder quelqu'un d'autre.
00:09:12J'avais l'impression qu'il m'échappait.
00:09:14C'est intéressant, parce que là,
00:09:16on voit bien ce désir d'empris,
00:09:19de possession que vous aviez sur lui,
00:09:21parce que vous l'aviez fabriqué.
00:09:22C'est vous qui l'aviez fabriqué,
00:09:24donc il vous appartenait.
00:09:25C'est ça.
00:09:26Et c'était pas un très bel homme,
00:09:31mais il aimait plaire à tout le monde,
00:09:36et je ne supportais pas
00:09:37qu'il puisse parler à quelqu'un d'autre.
00:09:39Et encore pire, quand j'étais là,
00:09:41j'en souffrais,
00:09:43parce que je sentais que ce n'était pas fondé,
00:09:45qu'il ne m'aurait pas trompée,
00:09:47mais c'était plus fort que moi.
00:09:49Je n'arrivais pas à me détacher
00:09:51de cette espèce de possession
00:09:53que j'avais pour lui,
00:09:55qui n'était même pas justifiée,
00:09:57parce qu'il n'arrêtait pas de me dire
00:09:58que j'étais belle,
00:09:59que j'étais la femme de sa vie.
00:10:01Quand on allait quelque part,
00:10:03il fallait qu'il reste à côté de moi.
00:10:05C'était insupportable pour moi.
00:10:06Oui, mais en même temps,
00:10:07ce que vous avez dit,
00:10:08qui peut expliquer ça aussi,
00:10:09c'est qu'il aimait plaire.
00:10:11Parfois, c'est un peu agaçant
00:10:13quand on voit la personne avec qui on est,
00:10:15qui est sans arrêt en train de faire la roue.
00:10:17Parfois, c'est un peu agaçant,
00:10:18mais parfois, ça fait partie aussi
00:10:19des choses qui nous ont attiré vers la personne.
00:10:21Oui, bien sûr.
00:10:22Oui, c'est ça.
00:10:23C'est sa nature.
00:10:24Oui, bien sûr,
00:10:25mais ça peut être un peu dérangeant.
00:10:27Je ne supportais pas.
00:10:29Je ne supportais pas,
00:10:31et du coup,
00:10:32quand on était en réunion,
00:10:35j'étais méchante avec lui,
00:10:37je lui parlais mal
00:10:38et je n'arrivais pas à me retenir.
00:10:39C'était plus fort que moi.
00:10:41Et après, je m'en voulais
00:10:42parce que je me disais
00:10:43qu'il n'a pas forcément mérité
00:10:44puisqu'il n'a pas l'air
00:10:46d'avoir envie de me tromper.
00:10:48Est-ce que ça ne pourrait pas venir,
00:10:51c'est vous qui allez me répondre,
00:10:52mais j'ai comme ça une idée,
00:10:54est-ce que ça ne pourrait pas venir
00:10:55du fait que quelque part,
00:10:56c'est peut-être un manque de respect
00:10:58d'aller séduire toutes les femmes
00:11:00qui sont là
00:11:01quand on est dans une soirée
00:11:02avec l'homme de sa vie ?
00:11:04Alors, c'est possible,
00:11:06mais ce dont je me suis rendue compte plus tard,
00:11:10c'est qu'en fait,
00:11:11c'était de moi dont je n'étais pas sûre
00:11:12et c'est moi qui l'ai trompé.
00:11:14C'est moi qui suis allée voir ailleurs
00:11:17et qui l'ai trompé.
00:11:18Donc en fait, vous aviez peur
00:11:19de vos propres pulsions à vous
00:11:20que vous attribuiez à l'autre.
00:11:22C'est ça.
00:11:23C'est ce qu'on appelle
00:11:24l'identification projective.
00:11:25C'est ça.
00:11:26Oui, bien sûr.
00:11:27La pulsion de tromper,
00:11:29elle n'est pas dans l'autre,
00:11:30elle est dans vous.
00:11:31C'était mes peurs en fait,
00:11:32c'était les peurs de mon comportement
00:11:33que j'avais.
00:11:34Bien sûr.
00:11:35Et il y a quelque chose
00:11:36de très intéressant
00:11:37du côté du Pygmalion,
00:11:38ce que vous avez évoqué tout à l'heure.
00:11:40C'est-à-dire,
00:11:41vous connaissez l'histoire de Pygmalion,
00:11:42c'était un sculpteur
00:11:43qui avait réalisé
00:11:44une très très belle figure de femme
00:11:48et il en était tombé amoureux
00:11:50et heureusement,
00:11:51un dieu, je crois que je ne sais plus lequel,
00:11:53l'a transformé en humaine.
00:11:56Et c'est un peu ça que j'entends chez vous.
00:11:58C'est vous qui l'avez fabriqué,
00:11:59c'est vous qui l'avez façonné
00:12:01et il vous appartenait.
00:12:02C'est ça.
00:12:04Et quand j'ai eu l'impression
00:12:06qu'il allait m'échapper,
00:12:07c'est moi qui l'ai trompé.
00:12:08Ah oui.
00:12:09Avec quelqu'un qui était, lui par contre,
00:12:14hyper jaloux
00:12:16et notamment de mon passé.
00:12:19À qui il a fallu
00:12:20que je raconte toutes mes histoires.
00:12:22Je n'ai pas tout raconté
00:12:23parce que déjà,
00:12:24le peu que je lui ai raconté,
00:12:25ça le rendait fou.
00:12:26Mais j'ai passé des nuits entières
00:12:28à lui raconter avec qui j'étais,
00:12:30comment il s'appelait,
00:12:31qu'est-ce qu'on faisait,
00:12:32où on allait.
00:12:33C'est une erreur.
00:12:34Dès que vous commencez à rentrer
00:12:36dans ce jeu-là,
00:12:39ça n'en finit plus
00:12:41et ça excite l'autre.
00:12:43Mais en même temps,
00:12:45ça excite sa jalousie.
00:12:46Est-ce qu'il n'y aurait pas
00:12:47une pulsion homosexuelle là-dessous
00:12:49qui serait insupportable
00:12:50chez la personne ?
00:12:52Raconte-moi ce que tu faisais
00:12:53avec d'autres hommes
00:12:54et quand on lui raconte,
00:12:55ça le rend malade.
00:12:56Parce qu'il s'est identifié en fait.
00:12:59En fait, ce qu'il me donnait
00:13:00comme explication,
00:13:01c'est qu'il voulait être le meilleur.
00:13:03Il m'a dit,
00:13:04je veux être ton bien-amant,
00:13:05donc je veux savoir
00:13:06tout ce que tu as fait avec les autres
00:13:07pour faire différemment et mieux.
00:13:09Mais c'était insupportable.
00:13:11Je comprends.
00:13:12C'était insupportable
00:13:13parce qu'en fait, après,
00:13:15par exemple,
00:13:16quand je lui disais,
00:13:17on est allé à tel endroit,
00:13:18il me disait, on n'y va plus.
00:13:19Alors à la fin,
00:13:20je ne lui disais plus rien
00:13:21parce qu'on ne pouvait plus rien faire.
00:13:23Après tout ce que j'avais déjà fait
00:13:24avec les autres,
00:13:25on ne pouvait plus rien faire.
00:13:26Parce que vous avez eu
00:13:27des moments, Laurence,
00:13:28dans les quatre coins,
00:13:30il y est tous les coins de la France.
00:13:33Non, mais si je lui disais,
00:13:37je suis déjà allée dans ce restaurant.
00:13:38Ah bon, avec qui ?
00:13:39Et pourquoi ?
00:13:40Je ne lui disais plus
00:13:41que j'étais déjà allée
00:13:42dans un restaurant
00:13:43ou dans une ville.
00:13:44Je le disais toujours,
00:13:45mais je ne connaissais pas.
00:13:46Ça, Laurence,
00:13:47vous le savez maintenant,
00:13:48mais on peut le dire
00:13:49à ceux qui nous écoutent.
00:13:50Ça, c'est un indice
00:13:51d'une jalousie
00:13:52qui peut devenir
00:13:53assez vite envahissante.
00:13:55Oui.
00:13:57Et ce qui était paradoxal,
00:13:58c'est qu'en fait,
00:13:59je me suis rendu compte après
00:14:01que cet homme
00:14:02dont j'étais la maîtresse,
00:14:03puisqu'il était marié,
00:14:04avait aussi encore une autre maîtresse.
00:14:07Il en avait deux autres.
00:14:09Donc, en fait,
00:14:10il était jaloux.
00:14:11Moi, il me voulait exclusivement,
00:14:13mais lui,
00:14:14ce n'est pas quelque chose
00:14:15qu'il pratiquait pour lui.
00:14:17Vous fonctionniez beaucoup en miroir,
00:14:19j'ai l'impression.
00:14:20L'un et l'autre étant infidèles,
00:14:21l'un et l'autre étant séducteurs.
00:14:23Oui, peut-être.
00:14:25Est-ce qu'on ne pourrait pas penser,
00:14:26comme je l'ai déjà proposé tout à l'heure,
00:14:27que vous ne supportiez pas chez l'autre
00:14:29des choses que vous auriez pu trouver en vous ?
00:14:31Et lui, de son côté,
00:14:32la même chose.
00:14:33Je pense.
00:14:34C'est une explication, oui.
00:14:36Est-ce que vous avez été vraiment fidèle
00:14:38à un homme, Laurence ?
00:14:40Je suis fidèle quand j'aime.
00:14:41Dès que je n'aime plus,
00:14:42je ne suis plus fidèle.
00:14:43Oui, voilà.
00:14:44Donc, on voit bien chez vous,
00:14:45en effet, quelque chose.
00:14:46Est-ce que c'est la peur d'être seul aussi ?
00:14:49La peur de la solitude.
00:14:50Parce que quand on n'aime plus,
00:14:51on pourrait dire
00:14:52je m'en vais
00:14:53et prendre le temps
00:14:54de faire une sorte de deuil,
00:14:55comme on le disait tout à l'heure,
00:14:56de la relation passée.
00:14:58Non, j'ai une vraie peur d'être seule.
00:15:01Oui, voilà.
00:15:02Il est là, le problème.
00:15:03C'est une angoisse d'abandon
00:15:04qui est là derrière, en fait.
00:15:06Pourtant, je n'ai pas été abandonnée petite.
00:15:10Au moins,
00:15:11j'ai peut-être vécu ça différemment.
00:15:14Oui, mais vous savez,
00:15:15l'angoisse d'abandon,
00:15:17elle peut s'expliquer par des angoisses
00:15:19quand on est très, très bébé
00:15:20et que maman ne vient pas suffisamment
00:15:24ou ne...
00:15:25Enfin, c'est très, très curieux.
00:15:27Il ne faut pas oublier
00:15:28que jusqu'à l'âge de 6 ans,
00:15:30on est des êtres d'émotion.
00:15:32On est incapables
00:15:33de comprendre ce qui nous arrive.
00:15:35Et donc, il peut y avoir
00:15:36des tas de choses
00:15:37qui se mettent en place
00:15:38et qui nous...
00:15:39Oui, extrêmement fragiles.
00:15:40Parce que si ça fait résonance
00:15:42avec une angoisse précoce,
00:15:44l'angoisse d'abandon
00:15:45chez un tout petit
00:15:46est synonyme de mort.
00:15:48Si je suis abandonné,
00:15:49je ne survivrai pas.
00:15:50Mais c'est le cas, d'ailleurs.
00:15:51Alors que chez nous, adultes,
00:15:52quand on nous abandonne,
00:15:53généralement,
00:15:54quelques temps après,
00:15:55on se retourne,
00:15:56on regarde la personne
00:15:57qui nous a abandonnés,
00:15:58on se dit,
00:15:59elle a bien fait.
00:16:00Ça aurait été dommage qu'il reste.
00:16:01Donc, en fait,
00:16:02vous voyez le grand écart
00:16:03qu'on est en train de faire
00:16:04entre danger de mort d'un côté
00:16:06et bonne nouvelle de l'autre.
00:16:07C'est pour ça que ça vaut le coup
00:16:08d'aller travailler un petit peu
00:16:09sur ces traumas infantiles
00:16:11pour les dégager
00:16:12et les relativiser, quoi.
00:16:13Et moi, je dirais quand même
00:16:15toujours à tous ceux
00:16:16qui nous écoutent,
00:16:18la meilleure manière
00:16:19de régler cette angoisse d'abandon,
00:16:21cette angoisse d'abandon,
00:16:22c'est la spiritualité, je trouve.
00:16:23Je ne dis pas la religion,
00:16:24je dis bien la spiritualité, je trouve.
00:16:26Oui, c'est une solution.
00:16:28Ça et revisiter ces traumas de l'enfance.
00:16:31Bien sûr, mais ce n'est pas
00:16:32toujours si simple.
00:16:33Parce que même la spiritualité,
00:16:35si j'aborde la spiritualité
00:16:37à partir de mes névroses,
00:16:39je vais évoluer au ralenti,
00:16:41il me manque quelque chose.
00:16:42Moi, je le sais bien,
00:16:43je pratique, par exemple,
00:16:44la méditation zen
00:16:45depuis que je suis gamin.
00:16:46Et j'ai commencé à faire
00:16:47une psychanalyse,
00:16:48la première,
00:16:49j'avais presque 30 ans.
00:16:50Après 30 ans,
00:16:51j'ai vu ma méditation
00:16:53se transformer.
00:16:54Non, mais moi,
00:16:55comme vous le savez,
00:16:56je suis une adepte
00:16:57de la psychanalyse aussi.
00:16:58Je ne suis pas en train
00:16:59de vous délire le contraire.
00:17:00Je dis simplement
00:17:01que pour certaines personnes,
00:17:02la psychanalyse est parfois
00:17:03un peu rude.
00:17:04Oui, oui, oui.
00:17:05Parce que c'est du scalpel.
00:17:06Ah oui, c'est difficile.
00:17:07Tandis que se réfugier
00:17:08dans la nature
00:17:09ou dans la spiritualité,
00:17:10ça pense un peu les plaies
00:17:12et ça permet de survivre.
00:17:14Bien sûr.
00:17:15Mais bien sûr que dans l'idéal...
00:17:16Donc revenir à ses racines.
00:17:17Dans l'idéal, je suis d'accord,
00:17:18la psychanalyse et la spiritualité.
00:17:19Et là, on a tout réglé.
00:17:20La psychanalyse,
00:17:21j'espère que je ne vais pas choquer,
00:17:23c'est pour moi un morceau
00:17:24du chemin spirituel
00:17:26que nous pourrions faire
00:17:27dans notre vie.
00:17:28Je suis d'accord.
00:17:29Et d'ailleurs,
00:17:30il y a deux ou trois auteurs
00:17:31magnifiques qui ont écrit
00:17:32et qui ont fait le lien
00:17:33entre les deux
00:17:34parce que c'est indispensable.
00:17:36Oui, oui, oui.
00:17:37On n'ose pas, nous,
00:17:38en tant que psychanalyste,
00:17:39parce qu'on n'est pas là
00:17:40pour apporter des solutions
00:17:41ou pour prêcher
00:17:42la bonne parole
00:17:43auprès de nos patients.
00:17:44Donc évidemment,
00:17:45de la spiritualité,
00:17:46on en reste éloigné.
00:17:47Mais il n'empêche que
00:17:48quel que soit le choix
00:17:49que va faire la personne,
00:17:50bien sûr,
00:17:51je pense qu'une psychanalyse
00:17:52fait partie du chemin spirituel.
00:17:54Bien sûr.
00:17:55D'autant que là,
00:17:56les angoisses,
00:17:57on va les regarder.
00:17:59On les regarde en face.
00:18:00Et on voit
00:18:01ce qu'elles veulent nous dire.
00:18:02Et oui.
00:18:03Bon, Lorenz,
00:18:04ce n'est pas grave,
00:18:05vous avez trouvé votre truc.
00:18:06Ce n'est pas la spiritualité,
00:18:07c'est la polygamie.
00:18:09Un après l'autre,
00:18:11jamais en même temps.
00:18:12Essayez en même temps,
00:18:14peut-être que ça va
00:18:15complètement enlever l'angoisse.
00:18:16Allez savoir.
00:18:17Peut-être.
00:18:18Je plaisante.
00:18:19Peut-être.
00:18:20Je plaisante.
00:18:21En tout cas,
00:18:22merci de votre témoignage
00:18:23parce que vous avez dit
00:18:24déjà beaucoup de choses
00:18:25sur la jalousie.
00:18:26Allez,
00:18:27on fait une petite pause.
00:18:28On se retrouve dans un instant.
00:18:29Et tiens, justement,
00:18:30notre Love Conseil,
00:18:31on va parler de résonance.
00:18:32La jalousie est au programme
00:18:33aujourd'hui avec Jean-Charles Bouchoud.
00:18:34Est-il normal d'être jaloux
00:18:35et que signifie
00:18:36ce besoin de posséder l'autre ?
00:18:38Nous attendons vos témoignages
00:18:390826-300-300.
00:18:4014h16,
00:18:41Brigitte Lahaye,
00:18:42Sud Radio.
00:18:4314h16,
00:18:44Brigitte Lahaye,
00:18:45Sud Radio.
00:18:46Brigitte Lahaye,
00:18:47Sud Radio.
00:18:48Le Love Conseil.
00:18:49Alors,
00:18:50Jean-Charles Bouchoud,
00:18:51vous parliez de résonance.
00:18:52Et justement,
00:18:53c'est mon Love Conseil
00:18:54parce que très souvent,
00:18:55il y a un mot,
00:18:56une phrase
00:18:57qui, tout d'un coup,
00:18:58nous fait prendre conscience
00:18:59de quelque chose
00:19:00qu'on veut vraiment
00:19:01ou de quelque chose
00:19:02qui s'est passé
00:19:03et tout d'un coup,
00:19:04on réalise ce qu'on a vécu.
00:19:05Et à ce moment précis,
00:19:06ça peut être un ami,
00:19:07ça peut être notre partenaire,
00:19:08mais ça peut aussi être
00:19:09un ami,
00:19:10ça peut être un ami
00:19:11ou un partenaire
00:19:12mais ça peut aussi être
00:19:13un inconnu
00:19:14ou vous,
00:19:15là,
00:19:16dans cette émission,
00:19:17va dire quelque chose
00:19:18qui va provoquer en nous
00:19:19une profonde réaction.
00:19:20Et c'est ce que j'appelle
00:19:21la résonance
00:19:22parce qu'en fait,
00:19:23on savait peut-être
00:19:24un petit peu
00:19:25qu'il fallait prendre
00:19:26cette décision
00:19:27ou que c'était notre désir
00:19:28ou qu'on avait peut-être
00:19:29fait une erreur
00:19:30en faisant telle chose
00:19:31mais ce mot
00:19:32qui est dit
00:19:33par quelqu'un d'autre,
00:19:34c'est comme un effet miroir,
00:19:35ça fait résonance en nous
00:19:36et c'est un éclairage
00:19:37qui est vraiment intéressant
00:19:38et je pense que
00:19:39il ne faut surtout pas
00:19:40le louper,
00:19:41cet éclairage
00:19:42parce que ça nous permet
00:19:43d'avancer.
00:19:44C'est un moment formidable
00:19:45qui nous est offert
00:19:46en nous,
00:19:47en notre inconscient,
00:19:48comme dirait
00:19:49les psychanalystes justement.
00:19:50Nos réponses,
00:19:51elles sont là
00:19:52mais elles sont souvent
00:19:53un peu masquées
00:19:54par des croyances
00:19:55ou par des obligations
00:19:56qu'elles soient familiales,
00:19:57sociétales,
00:19:58enfin que sais-je
00:19:59et puis tout d'un coup,
00:20:00il y a une résonance
00:20:01et si on le sait l'entendre,
00:20:04notre vie va
00:20:05s'améliorer.
00:20:07Notre vie va être plus proche
00:20:09de nos vrais désirs
00:20:10donc c'est vraiment important.
00:20:11C'est ce que nous cherchons
00:20:12en psychanalyse.
00:20:13En psychanalyse,
00:20:14vous allez avoir un discours,
00:20:15au bout d'un moment,
00:20:16vous parlez,
00:20:17vous ne vous écoutez même plus
00:20:18et le psychanalyste,
00:20:19s'il vous entend bien,
00:20:20à un moment,
00:20:21il va reprendre juste
00:20:22un mot
00:20:23et il va le répéter
00:20:24et vous êtes surpris.
00:20:25C'est moi qui ai dit ça
00:20:26mais oui,
00:20:27c'est ce qui sort
00:20:28de votre inconscient
00:20:29et effectivement,
00:20:30ça fait résonance.
00:20:31C'est magnifique
00:20:32et plus on est clair avec soi,
00:20:34plus on est apte
00:20:35à être en résonance,
00:20:36justement.
00:20:37Bien sûr,
00:20:38à accueillir
00:20:39des choses qui viennent
00:20:40de soi-même,
00:20:41en fait.
00:20:42C'est-à-dire que l'autre
00:20:43a dit le bon mot
00:20:44mais c'est un mot
00:20:45qui a fait,
00:20:46comme vous dites,
00:20:47résonance
00:20:48avec quelque chose
00:20:49qui se trouvait
00:20:50à l'intérieur de vous.
00:20:51Écho,
00:20:52si on préfère,
00:20:53ce qui est peut-être
00:20:54un mot plus
00:20:55amiqué.
00:20:56On est tous
00:20:57à même
00:20:58à avoir ça
00:20:59mais souvent,
00:21:00c'est un peu masqué
00:21:01par des croyances,
00:21:02par des obligations.
00:21:03Donc,
00:21:04si c'est un mot
00:21:05comme ça
00:21:06qui vous interpelle,
00:21:07soyez plus conscients
00:21:08parce que ça parle de vous.
00:21:09Pourquoi est-ce que
00:21:10je réagis comme ça
00:21:11à ce moment ?
00:21:12Qu'est-ce qu'il est venu me dire ?
00:21:13Qu'est-ce que j'ai à entendre ?
00:21:14Voilà.
00:21:15Agathe est avec nous.
00:21:16Bonjour,
00:21:17Agathe.
00:21:18Bonjour,
00:21:19Brigitte.
00:21:20Bonjour,
00:21:21Jean-Charles.
00:21:22Bonjour,
00:21:23Agathe.
00:21:24D'abord,
00:21:25merci,
00:21:26Brigitte,
00:21:27pour tout ce que vous faites.
00:21:28Ça nous aide
00:21:29à mieux comprendre
00:21:30les gens,
00:21:31nous comprendre
00:21:32et ça fait qu'on avance.
00:21:33Vous avez des invités
00:21:34qui sont tous exceptionnels aussi.
00:21:35Aussi.
00:21:36On est d'accord.
00:21:37Oui.
00:21:38Parce qu'on forme une bonne équipe.
00:21:39Et vous aussi,
00:21:40vous êtes exceptionnel
00:21:41de témoigner
00:21:42avec autant de sincérité.
00:21:44Moi, ça me touche toujours beaucoup.
00:21:45Voilà.
00:21:46Alors,
00:21:47c'est une histoire
00:21:48exceptionnelle
00:21:49que je vais vous raconter.
00:21:50Concernant la jalousie.
00:21:51Mais on est tous
00:21:52exceptionnels,
00:21:53Agathe.
00:21:54Oui,
00:21:55c'est vrai.
00:21:56C'est vrai.
00:21:57Il faut en être conscient.
00:21:58Voilà.
00:21:59Et donc,
00:22:00oui,
00:22:01en parlant de jalousie,
00:22:02je voulais vous raconter
00:22:03cette histoire
00:22:04qui s'est passée
00:22:05quand j'avais 25 ans.
00:22:06Je sortais
00:22:07avec une fille.
00:22:08On était bien
00:22:09comme ça.
00:22:10C'était léger,
00:22:11tout ça.
00:22:12Et puis,
00:22:13un soir,
00:22:14elle rentrait,
00:22:15elle était en boîte
00:22:16et elle était sortie
00:22:17avec une autre personne.
00:22:18Donc,
00:22:19on se séparait,
00:22:20tout ça.
00:22:21Avec une autre femme
00:22:22ou un autre homme ?
00:22:23Oui,
00:22:24une fille.
00:22:25C'est moins grave
00:22:26parce que je sais
00:22:27que les lesbiennes
00:22:28ne supportent pas
00:22:29qu'on les trompe
00:22:30avec un homme.
00:22:32Non,
00:22:33mais je peux
00:22:34vous le dire.
00:22:35D'accord.
00:22:36Pardon,
00:22:37je vous ai coupé
00:22:38à l'isolagate.
00:22:39Ce n'est pas grave.
00:22:40Et donc,
00:22:41bon,
00:22:42on s'est séparés,
00:22:43tout ça.
00:22:44Et puis,
00:22:45finalement,
00:22:46c'est là que
00:22:47j'ai déclaré chez moi
00:22:48la jalousie.
00:22:49Parce qu'au départ,
00:22:50je vivais ça tranquillement.
00:22:51Voyez,
00:22:52pas comme si c'était acquis,
00:22:53mais je ne sais pas.
00:22:54Voilà,
00:22:55on était comme ça.
00:22:56Et c'était de la jalousie
00:22:57envers cette autre fille
00:22:58qui était
00:22:59la raison
00:23:00pour laquelle
00:23:01j'avais fait
00:23:02cette aventure.
00:23:03Et puis,
00:23:04j'ai essayé
00:23:05de reconquérir
00:23:06la fille
00:23:07qui était partie.
00:23:08J'y suis arrivée.
00:23:09Mais,
00:23:10le truc,
00:23:11c'est qu'à force
00:23:12de penser
00:23:13à cette personne
00:23:14qui était
00:23:15venue là,
00:23:16ce n'était pas
00:23:17une obsession.
00:23:18Mais bon,
00:23:19quand je la voyais,
00:23:20j'aurais aimé
00:23:21qu'elle soit morte.
00:23:22Je préférais
00:23:23qu'elle soit morte.
00:23:24Et petit à petit,
00:23:25elle m'a plu.
00:23:26Et après,
00:23:27je suis,
00:23:28voilà,
00:23:29sorti avec elle.
00:23:30Donc,
00:23:31par de jalousie
00:23:32et d'amour
00:23:33qui se retrouvent
00:23:34quelque part.
00:23:35Donc,
00:23:36vous êtes sortie,
00:23:37si je comprends bien,
00:23:38avec celle
00:23:39dont votre amie
00:23:40vous avait trompée.
00:23:41On est bien d'accord.
00:23:42Oui,
00:23:43avec laquelle.
00:23:44Oui,
00:23:45oui.
00:23:46C'est intéressant aussi
00:23:47ça,
00:23:48Jean-Charles Bouchoud.
00:23:49Oui,
00:23:50on dirait une guerre,
00:23:51quoi.
00:23:52C'est une guerre de tranchées
00:23:53avec quelqu'un
00:23:54à conquérir
00:23:55et qui est-ce
00:23:56qui va gagner.
00:23:57Je n'ai pas vu ça
00:23:58quand on la voyait
00:23:59en soirée.
00:24:00Voilà,
00:24:01elle m'énervait
00:24:02et tout ça.
00:24:03Et puis,
00:24:04petit à petit,
00:24:05je l'ai été
00:24:06attirée par elle.
00:24:07Mais j'en étais
00:24:08surprise par moi-même.
00:24:09Oui,
00:24:10mais en même temps,
00:24:11Agathe,
00:24:12ce qu'on peut dire
00:24:13en la séduisant
00:24:14et en faisant
00:24:15l'amour avec elle,
00:24:16vous la possédiez
00:24:17et vous redeveniez
00:24:18maîtresse du jeu,
00:24:19si je puis dire.
00:24:20Voyez ?
00:24:21Oui,
00:24:22mais ce n'était pas donné
00:24:23d'avance
00:24:24parce que...
00:24:25La raison de plus,
00:24:26c'est d'autant plus
00:24:27passionnant
00:24:28si ce n'est pas donné
00:24:29d'avance.
00:24:30Si vous imaginez
00:24:31l'énergie que vous avez
00:24:32dû y mettre
00:24:33et cette énergie,
00:24:34finalement,
00:24:35elle a soigné
00:24:36un petit peu
00:24:37la douleur
00:24:38de la jalousie
00:24:39puisque c'était...
00:24:40Oui,
00:24:41mais ça a été
00:24:42bien plus tard.
00:24:43Je veux dire,
00:24:44peut-être un an
00:24:45ou après.
00:24:46Et donc,
00:24:47après,
00:24:48ça a été une passion
00:24:49puisque finalement,
00:24:50avec la première,
00:24:51on s'est quitté
00:24:52et je suis restée
00:24:53avec cette fille.
00:24:54Et c'était une passion.
00:24:55Mais,
00:24:56la première fois
00:24:57qu'elle venait
00:24:58habiter chez moi,
00:24:59je ne l'aimais plus.
00:25:00Et dès qu'elle partait,
00:25:01je ne pouvais plus
00:25:02m'en passer.
00:25:03J'avais entendu
00:25:04qu'un grand auteur,
00:25:05je ne sais pas
00:25:06qui c'est,
00:25:07il avait vécu
00:25:08la même chose.
00:25:09La personne,
00:25:10quand elle était là
00:25:11pour vivre avec,
00:25:12elle m'ennuyait
00:25:13et j'ai dit,
00:25:14bon,
00:25:15c'est bon,
00:25:16c'est la dernière fois,
00:25:17c'est bon.
00:25:18Et quand elle repart,
00:25:19ça s'est fait
00:25:20cinq ou six fois.
00:25:21Vous voyez ?
00:25:22Vous vous dites
00:25:23que c'est bon,
00:25:25j'ai vu que
00:25:26quand on vit ensemble,
00:25:27ça ne me convient pas,
00:25:28c'est bon,
00:25:29c'est terminé.
00:25:30Et quand elle partait,
00:25:31qu'on s'est quittés,
00:25:32alors il fallait être
00:25:33dans ce processus.
00:25:34Mais Agathe,
00:25:35en fait,
00:25:36ce qu'on peut dire,
00:25:37c'est que ce n'est pas
00:25:38elle qui vous intéressait,
00:25:39mais c'est l'enjeu
00:25:40de ce qu'elle représente.
00:25:41Ça,
00:25:42il peut y avoir autre chose aussi.
00:25:43Mais quand je l'avais eue,
00:25:44après,
00:25:45je n'en avais plus besoin.
00:25:46Et bien si,
00:25:47puisqu'elle s'en va à nouveau,
00:25:48donc on la rattrape.
00:25:49Ce qu'il peut y avoir aussi,
00:25:50c'est la maman
00:25:51et la putain.
00:25:52Celle qui est à la maison,
00:25:53c'est comme une maman.
00:25:54Et on n'est pas amoureux
00:25:55de sa maman.
00:25:56On est content d'être avec
00:25:57parce que c'est confortable.
00:25:58Alors que celle qui nous excite,
00:25:59celle qui nous attire,
00:26:00elle est sauvage.
00:26:01Oui,
00:26:02c'est ça qu'on n'a pas.
00:26:03Mais je veux dire,
00:26:04ça a été long.
00:26:05Il m'a fallu au moins
00:26:06quatre ans
00:26:07pour que ça s'arrête vraiment.
00:26:08Des allers-retours.
00:26:09Je veux dire,
00:26:10ça te sert de leçon.
00:26:11Tu vois bien que
00:26:12quand elle est là,
00:26:13eh bien non.
00:26:14Oui,
00:26:15mais Agathe,
00:26:16vous savez très bien
00:26:17qu'on ne s'arrête pas
00:26:19Mais Agathe,
00:26:20vous savez très bien
00:26:21qu'on n'est pas maître
00:26:22de nos sentiments
00:26:23et de tout ce qu'on ressent.
00:26:24Là, en l'occurrence,
00:26:25une thérapie vous aurait aidé
00:26:26parce que vous auriez compris
00:26:27quels étaient les enjeux
00:26:28qui vous...
00:26:29On est beaucoup
00:26:30dans le désir mimétique
00:26:31dans ce que vous nous racontez.
00:26:32Mimétique de quoi ?
00:26:33C'est-à-dire qu'au début,
00:26:34elle vous attire
00:26:35parce que c'est celle
00:26:36avec qui vous étiez
00:26:37qui l'avait désirée.
00:26:38C'est-à-dire,
00:26:39le désir mimétique,
00:26:40c'est désirer
00:26:41ce que l'autre peut avoir.
00:26:42C'est-à-dire,
00:26:43le désir mimétique,
00:26:45C'est-à-dire,
00:26:46le désir mimétique,
00:26:47c'est désirer
00:26:48ce que l'autre possède.
00:26:49En gros.
00:26:50D'accord.
00:26:51Donc là, ok.
00:26:52Donc je l'ai eue.
00:26:53Voilà.
00:26:54Donc ça s'est fait.
00:26:55Donc j'aurais pu dire
00:26:56bon ben c'est bon.
00:26:57Et après,
00:26:58il y avait des sentiments...
00:26:59Oui, mais peut-être
00:27:00que en la gardant
00:27:01et en la reséduisant,
00:27:02et bien ça vous rassurait
00:27:03parce qu'au moins,
00:27:04vous étiez totalement
00:27:05dans le contrôle
00:27:06d'une situation
00:27:07qui vous avait certainement
00:27:08blessée et fait mal
00:27:09et qui vous inquiétait
00:27:10et qui vous inquiétait
00:27:11et qui vous inquiétait
00:27:12et qui vous inquiétait
00:27:13et qui vous inquiétait.
00:27:14Sans doute
00:27:15qu'il y a quelque chose
00:27:16comme ça.
00:27:17En tout cas,
00:27:18elle aussi,
00:27:19elle aurait pu dire
00:27:20stop,
00:27:21chaque fois que je reviens
00:27:22tu ne veux plus
00:27:23et non,
00:27:24et on continuait
00:27:25comme ça,
00:27:26on retrouvait
00:27:27les bons arguments
00:27:28pour convaincre.
00:27:29Bon,
00:27:30on avait 25 ans aussi.
00:27:31Il y a des choses
00:27:32qu'on ne ferait plus
00:27:33mais qu'on comprend mieux
00:27:34maintenant.
00:27:35Mais je pense,
00:27:36vous savez Agathe,
00:27:37merci de ce témoignage
00:27:38parce que je pense
00:27:39qu'il y a des gens
00:27:40qui se reconnaissent
00:27:41dans votre témoignage.
00:27:42Ce n'est pas quelque chose
00:27:43qu'on n'entend jamais.
00:27:44Oui,
00:27:45j'avais entendu
00:27:46juste un auteur,
00:27:47un auteur,
00:27:48un écrivain
00:27:49et j'ai dit
00:27:50tiens,
00:27:51tiens,
00:27:52quelqu'un de plus
00:27:53élaboré que moi
00:27:54si vous voulez,
00:27:55mentalement,
00:27:56si vous voulez,
00:27:57mentalement,
00:27:58il vivait la même chose.
00:27:59il vivait la même chose.
00:28:00Alors ça m'avait rassurée.
00:28:01Alors ça m'avait rassurée.
00:28:02Voilà.
00:28:03Quelques fois aussi,
00:28:04on court après un fantasme
00:28:05et le fantasme,
00:28:06si on écoute bien le mot,
00:28:07c'est un fantôme.
00:28:08c'est un fantôme.
00:28:09C'est quelque chose
00:28:10qui n'existe pas
00:28:11et une fois qu'on a
00:28:12attrapé le fantasme
00:28:13et qu'on le ramène à la maison,
00:28:14ce n'est plus un fantasme.
00:28:15et qu'on le ramène à la maison,
00:28:16ce n'est plus un fantasme.
00:28:17Ça devient une réalité
00:28:18et quelques fois,
00:28:19on aime à se nourrir
00:28:20du fantasme.
00:28:21Ce qu'il y avait aussi,
00:28:22c'est qu'on s'entendait
00:28:23bien sexuellement.
00:28:24Oui.
00:28:25Alors,
00:28:26il y avait du désir
00:28:27mais c'est vrai que
00:28:28après,
00:28:29quand elle était là,
00:28:30quand elle était là,
00:28:31quand elle était là,
00:28:32peut-être qu'elle n'était pas
00:28:33très passionnante,
00:28:34peut-être qu'elle n'était pas très passionnante,
00:28:35elle était peut-être excitante
00:28:36mais pas passionnante
00:28:38Elle était intéressante quand même.
00:28:40Oui.
00:28:41Elle n'était pas passionnante
00:28:43mais ça allait.
00:28:46Elle tenait la route.
00:28:47C'est mon point de vue.
00:28:49Elle était plus jeune que moi
00:28:51mais c'était...
00:28:55Et quand elle revenait chez vous,
00:28:58elle vous agaçait un peu ?
00:29:01Non.
00:29:02Et oui,
00:29:03chaque fois qu'elle revenait,
00:29:06c'était...
00:29:07Voilà.
00:29:08Et même,
00:29:09on a repris,
00:29:10il y a peut-être 10 ans
00:29:11qu'on s'était retrouvés.
00:29:12Oui, c'est vrai,
00:29:13on avait repris
00:29:14mais c'était vraiment plus ça.
00:29:16On s'était retrouvés
00:29:18en 2011.
00:29:20Donc, ça fait 14 ans.
00:29:22Et les amis ont dit,
00:29:23alors si vous vous remettez ensemble,
00:29:25c'est le vrai amour.
00:29:27Ça va...
00:29:28Et bien non.
00:29:30Je pense qu'il n'y a jamais eu
00:29:31de vrai sentiment pour elle.
00:29:33Je pense qu'il y a eu de l'excitation.
00:29:36Oui.
00:29:37Beaucoup d'excitation.
00:29:38On a mélangé ça.
00:29:41On croyait que...
00:29:42On croit que...
00:29:43Voilà, parce qu'on désire la personne,
00:29:45on l'aime
00:29:46mais c'est sur du plus long terme.
00:29:49Et maintenant, on le sait.
00:29:51Mais moi, je croyais
00:29:53que c'était l'amour.
00:29:55Vous êtes d'accord, Jean-Charles.
00:29:57L'excitation, c'est pas forcément de l'amour.
00:29:59Parfois, on peut être...
00:30:00On peut être attiré par quelqu'un.
00:30:01Effectivement,
00:30:02avoir des relations sexuelles intéressantes.
00:30:04Mais après, c'est le grand vide.
00:30:07Et effectivement, à partir de là,
00:30:09on ne peut rien construire.
00:30:11Évidemment.
00:30:12Merci, Agathe, en tout cas, de ce témoignage.
00:30:14Eh oui, c'est la jalousie.
00:30:16Elle est parfois moteur de beaucoup de choses.
00:30:19On fait une petite pause
00:30:20et on se retrouve dans un instant.
00:30:23Vous voulez parler à Brigitte Lahaie ?
00:30:260826-300-300
00:30:2914h-16h, Brigitte Lahaie, Sud Radio.
00:30:33Nous sommes aujourd'hui avec Jean-Charles Bouchot
00:30:35et on évoque la jalousie.
00:30:37On pourrait dire les 50 nuances de jalousie.
00:30:40Parce qu'il y en a...
00:30:42Ça se décline à l'infini.
00:30:44Et on retrouve Marjorie.
00:30:45Pour l'instant, on n'a pas eu d'hommes.
00:30:47Mais je pense que les hommes sont également jaloux.
00:30:49Et on les invite, évidemment,
00:30:50à nous rejoindre sur Sud Radio.
00:30:51Bonjour, Marjorie.
00:30:53Oui, bonjour, Brigitte.
00:30:54Bonjour, Jean-Charles.
00:30:55Bonjour, Marjorie.
00:30:56Alors, moi, je souhaiterais témoigner.
00:30:59En fait, j'ai eu un moment de jalousie.
00:31:02Et je ne sais pas si c'était exagéré, disproportionné.
00:31:08Si c'est moi qui...
00:31:10Je voudrais savoir.
00:31:12Racontez-nous.
00:31:13On va essayer de voir.
00:31:15En fait, c'était une soirée.
00:31:17J'étais avec mon copain et une amie.
00:31:21Un copain avec qui vous êtes depuis longtemps ?
00:31:24Ça fait un an, un an et demi.
00:31:27Mais bon, ça a été chaotique, quoi.
00:31:29D'accord.
00:31:30On s'est séparés, remis ensemble.
00:31:32Enfin, voilà.
00:31:33D'accord.
00:31:34Et donc, en fait, on arrive à la soirée.
00:31:38Et puis, par exemple, ça a commencé.
00:31:41Il y avait une personne qui faisait du body painting.
00:31:47Et donc, mon amie était en robe supra décolletée.
00:31:50Et donc, mon copain, il commence à lui toucher le visage
00:31:54jusque descendre sur sa clavicule, en haut de sa poitrine,
00:31:59en disant « Ah, tu devrais me faire le truc-là. »
00:32:04Et moi, j'étais là « Bon, ok. Non. »
00:32:07Donc, sur le coup, je n'ai rien dit.
00:32:09Mais j'étais là « Bon, quand même, tu la touches devant moi, ça me dérange. »
00:32:13Ensuite, on est sortis dehors.
00:32:15Il a cherché un briquet dans sa poche.
00:32:17Mais sans lui demander, il a fouillé dans ses poches.
00:32:20Ensuite, elle lui a payé un verre.
00:32:23Il lui a payé un verre.
00:32:25Et puis après, quand elle avait besoin que quelqu'un lui tienne le verre pour danser,
00:32:28elle lui donnait à lui.
00:32:30Et en fait, ça m'a gonflée.
00:32:32Donc, je leur ai dit « Ça me dérange. »
00:32:35Je ne me suis pas énervée, mais j'ai dit « Voilà, en fait, depuis tout à l'heure... »
00:32:38Et puis, par exemple, un moment, il passe derrière elle.
00:32:41Il met sa main sur ses reins.
00:32:45J'étais là « Mais attendez, les gars, je suis là, en fait. »
00:32:49Donc, je ne sais pas.
00:32:51C'est quand même un flirt.
00:32:54Que vous vous êtes senties nier, Marjorie, c'est ça ?
00:32:57Exactement. En fait, j'ai eu l'impression qu'ils étaient deux célibataires
00:33:00en train de se draguouiller, sauf que moi, j'étais là.
00:33:03C'est un peu ce qu'ils ont fait, oui.
00:33:05C'est un manque de respect.
00:33:08Mais non, mais attendez.
00:33:10Il est là, il la touche, il lui tient son verre.
00:33:13Enfin, comme s'il était avec elle, en fait.
00:33:15Ce qui est intéressant aussi, Marjorie, c'est que vous nous posez la question
00:33:18« Est-ce que c'est normal ou est-ce que ça ne l'est pas ? »
00:33:21Et moi, évidemment, je serais tenté de vous renvoyer à vous-même.
00:33:24Est-ce que vous estimez que c'est normal ou pas ?
00:33:26Parce que c'est vous qui allez la poser la limite.
00:33:28Parce que peut-être qu'une autre personne, elle va dire
00:33:30« Tiens, on va faire ça à trois, quoi. »
00:33:32Moi, j'estime que c'est normal.
00:33:34Mais comme lui n'a pas estimé que c'était normal
00:33:36et qu'elle non plus, je me suis dit
00:33:38« Merde, c'est peut-être moi qui exagère, quoi. »
00:33:40Non, vous avez considéré que ce n'était pas normal, ce qu'ils ont fait.
00:33:43Ah non.
00:33:44Bon.
00:33:45Et eux ont considéré que c'était normal.
00:33:47C'est ça que vous avez...
00:33:48Bah, ils m'ont dit « Ah, tu exagères, machin. »
00:33:50« Ça ne veut rien dire. »
00:33:52Alors là, en plus, en plus, il y a une double peine.
00:33:55Comment on est senti de comporter, patati, patata.
00:33:57Il y a une double peine.
00:33:58C'est que d'abord, vous vous sentez, j'ai dit nié,
00:34:01parce que je n'ai pas osé dire humilié.
00:34:03Mais en plus, quand vous vous dites ce que vous ressentez,
00:34:06ce qui est la moindre des choses,
00:34:08à ce moment-là, vous êtes de nouveau rabroué.
00:34:10Oh, en plus, tu te trompes.
00:34:13C'est de ta faute.
00:34:14En fait, c'est de votre faute, quoi.
00:34:15Ouais, c'est ça.
00:34:16Et puis en plus, elle s'est arrêtée,
00:34:18mais lui m'a dit « Oui, tu m'as fait une crise. »
00:34:20Non, mais je ne t'ai pas fait une crise.
00:34:21Ça, ce n'est pas faire une crise.
00:34:22C'est juste Guy qui me dérangeait.
00:34:24Une crise, c'est...
00:34:26Je ne sais pas si je m'étais joué du bas.
00:34:28Enfin, j'aurais fait une crise en me disant
00:34:30« Vous n'avez qu'à aller baiser dans les chiottes. »
00:34:32Et puis, je me serais barré.
00:34:33Ça, ça s'appelle une crise.
00:34:34Mais dire juste « En fait, ça me dérange.
00:34:36J'aimerais que vous ne fassiez pas ça. »
00:34:38Parce que là, j'ai l'impression que vous draguez pour ma tronche.
00:34:41Mais est-ce que si vous aviez fait la même chose
00:34:43avec un de ses copains,
00:34:44il aurait supporté ?
00:34:45C'est loin d'être sûr.
00:34:47Je ne sais pas.
00:34:48Après, il n'est pas très jaloux.
00:34:52Après, il faut être clair entre vous aussi.
00:34:56C'est peut-être lui qui considère
00:34:58que même si vous êtes ensemble,
00:35:00il a le droit de tripoter d'autres femmes
00:35:02et éventuellement même de les séduire,
00:35:04même devant vous.
00:35:05Et à ce moment-là, soit vous acceptez,
00:35:07soit vous dites
00:35:08« Moi, je n'ai pas envie d'une relation comme ça. »
00:35:12Quel que soit ce que pense chacun d'entre vous,
00:35:17c'est votre vérité.
00:35:18Alors, soit c'est des vérités qui sont compatibles
00:35:20et tout va bien,
00:35:21soit c'est des vérités qui ne sont pas compatibles
00:35:23et à ce moment-là, il faut voir quels compromis on fait.
00:35:25Et si on ne trouve pas de compromis,
00:35:27ça va, à un moment ou à un autre,
00:35:29gêner la relation.
00:35:31C'est évident.
00:35:33Déjà, je vous l'explique.
00:35:34Parce qu'on peut aussi, des fois,
00:35:36être excessif et se dire
00:35:38qu'on est totalement dans notre droit
00:35:40et qu'en fait, on est excessif.
00:35:42Ça peut arriver aussi.
00:35:44Là, visiblement, oui,
00:35:46il a flirté devant vous avec une autre.
00:35:49Et je pense qu'il y a beaucoup de personnes
00:35:51qui trouveraient ça pas normal.
00:35:53Et qui plus est, en plus, c'est une amie à moi.
00:35:56Et votre amie n'est pas très cool non plus.
00:35:59C'est une double,
00:36:01on va dire, peut-être pas une double trahison,
00:36:03mais c'est une double peine.
00:36:05Oui, c'est une double trahison.
00:36:06Et puis, je lui ai dit à mon amie,
00:36:08j'ai dit, attends, deux secondes,
00:36:10si je faisais la même avec ton mec,
00:36:12ne me dis pas que ça ne te dérangerait pas.
00:36:14Ouais, non.
00:36:15Bon, après, j'en ai rediscliné avec mon amie,
00:36:18avec des copaines à nous,
00:36:21qui lui ont dit, non, là, t'as abusé.
00:36:23Et là, elle s'est remise en question.
00:36:24Elle a dit, ouais, peut-être que machin.
00:36:26Mais lui, non, non.
00:36:28Pour lui...
00:36:30Bon, vous savez à quoi vous en tenir vis-à-vis de lui, déjà.
00:36:33C'est ça, c'est une question de valeur.
00:36:34Et est-ce que vous partagez suffisamment de valeur
00:36:36pour pouvoir être ensemble ?
00:36:38Parce que si à un moment donné, pour lui, c'est normal,
00:36:40et pour vous, c'est anormal,
00:36:42tout simplement, vous n'êtes pas compatibles.
00:36:44C'est ce que je suis en train de me dire, effectivement.
00:36:47C'est...
00:36:48C'est voilà.
00:36:49Mais après, oui, la lousie, ça peut être très...
00:36:52Mais ce qui est...
00:36:54Enfin, il y a de fortes chances,
00:36:56encore une fois, je ne sais pas, c'est pas lui qui témoigne,
00:36:58mais il y a fortes chances que si vous faisiez la même chose,
00:37:00il ne le supporterait pas non plus.
00:37:02Mais il fait partie de ces personnes
00:37:04qui sont, comme beaucoup de gens aujourd'hui,
00:37:06ils ont tous les droits
00:37:08et pas beaucoup de devoirs.
00:37:10Donc, après tout, il a trouvé cette fille un peu excitante
00:37:13et puis, il s'est laissé aller.
00:37:15Et puis, vous n'aviez pas votre mot à dire
00:37:18puisque c'était son envie.
00:37:20Oui, oui, c'est possible.
00:37:22De toute façon, je pense que...
00:37:24Enfin, voilà, quand je viens de lui parler,
00:37:26il m'a dit, non, moi, ça ne m'aurait pas dérangé.
00:37:28Mais...
00:37:30Alors, ça, on n'en sait rien,
00:37:32mais on ne va pas répondre à sa place.
00:37:34C'est possible.
00:37:36C'est possible, mais ce n'est pas certain du tout.
00:37:38Mais je pense qu'il est...
00:37:40Enfin, ce qui m'ennuie le plus
00:37:42dans ce que vous racontez, Marjorie,
00:37:44c'est qu'il n'est pas capable de communiquer avec vous.
00:37:46C'est-à-dire qu'il n'entend pas ce que vous lui dites.
00:37:48Il n'entend pas votre...
00:37:50que vous avez été blessée.
00:37:52Il n'entend pas au moment où vous lui dites,
00:37:54durant la soirée, oh, ça va, je suis là,
00:37:56respecte-moi.
00:37:58Donc, moi, c'est surtout ça qui m'ennuie.
00:38:00Parce que quand on commence, on parlait hier
00:38:02de la communication, la vraie communication
00:38:04entre deux êtres, s'il n'y a pas de communication,
00:38:06ça sera de toute façon compliqué.
00:38:08Ah, mais c'est sûr, oui.
00:38:10C'est vraiment...
00:38:12Alors, ça, c'était hier, mais c'est vrai
00:38:14qu'on a un gros problème de communication.
00:38:16Ça, c'est...
00:38:18Je pense que c'est lui, quoi. Dès que je veux
00:38:20dire quelque chose...
00:38:22Bah oui, parce que vous, le soir...
00:38:24Je dirais même bravo, parce que le soir même,
00:38:26vous avez su réagir et dire quelque chose.
00:38:28Et ça, c'est bien, parce que vous avez posé
00:38:30votre limite et vous avez demandé à être respecté.
00:38:32Et il, visiblement, ne supporte pas la contrainte.
00:38:34Parce que malgré tout, discuter,
00:38:36entendre les arguments de l'autre,
00:38:38devoir s'expliquer un peu,
00:38:40c'est une contrainte. Et ça,
00:38:42visiblement, il n'y est pas prêt.
00:38:44C'est sûr. Après, voilà, dans la soirée,
00:38:46ils se sont éloignés, après.
00:38:48Mais c'est vrai que quand il m'en a reparlé,
00:38:50il m'a dit, voilà, ça m'a saoulé,
00:38:52machin, ta réaction,
00:38:54j'étais là, mais...
00:38:56Euh...
00:38:58Enfin, voilà.
00:39:00Mais oui, c'est sûr. Après, de toute façon,
00:39:02je pense que j'ai déjà fait
00:39:04mes conclusions, mais...
00:39:06En tout cas,
00:39:08vous avez le droit de trouver ça
00:39:10anormal, puisque c'était
00:39:12le but de votre témoignage.
00:39:14Oui, oui.
00:39:16Et à mon avis, si on faisait
00:39:18un sondage, on aurait
00:39:20largement plus de 50% qui trouvaient ça
00:39:22anormal. Oui, mais peu importe.
00:39:24Combien même vous seriez la seule à trouver ça anormal,
00:39:26si vous trouvez ça anormal, vous le dites,
00:39:28et ça doit être entendu.
00:39:30C'est votre frontière à vous, quoi.
00:39:32C'était dans un sens, par exemple,
00:39:34où les gens, quand ils sont hyper jaloux, ils supportent
00:39:36même pas que quelqu'un dise bonjour.
00:39:38Enfin, voilà.
00:39:40Il y a quand même des choses où, à un moment donné,
00:39:42on va trop loin, quoi, dans la
00:39:44jalousie. Bien sûr.
00:39:46Là, vous, vous n'êtes pas dans ce genre de la paranoïa.
00:39:48Vous vous demandez à être respecté. Ce n'est pas de la parano, hein.
00:39:50Ouais.
00:39:52Oui, mais c'est vrai que
00:39:54quand il y a deux personnes contre vous qui vous disent
00:39:56« ah, tu abuses et tout », on se dit
00:39:58« mince, peut-être qu'en fait, oui, quoi ».
00:40:00Oui, enfin, c'est deux personnes qui
00:40:02étaient quand même très acteurs,
00:40:04si je puis dire, de la situation.
00:40:06C'est sûr.
00:40:08C'est toujours compliqué. Sur le moment,
00:40:10votre amie, elle aurait dû
00:40:12se sentir un peu coupable et s'excuser.
00:40:14Elle ne l'a pas fait parce que, sur le moment,
00:40:16elle n'a pas... Mais après,
00:40:18elle l'a fait. Donc, on voit bien que,
00:40:20sur le moment, c'est toujours difficile de
00:40:22reconnaître ses torts.
00:40:24C'est sûr.
00:40:26Mais elle, au moins, elle l'a fait après. Tandis que lui, visiblement,
00:40:28il est toujours persuadé qu'il était dans son bon droit.
00:40:30Donc, c'est un peu compliqué.
00:40:32C'est sûr.
00:40:34Enfin, écoutez, Marjorie, merci de votre témoignage.
00:40:36Ça va peut-être susciter d'autres témoignages
00:40:38qui vont assurer Marjorie.
00:40:40Ou, au contraire,
00:40:42peut-être qu'aujourd'hui,
00:40:44il n'y a plus de
00:40:46lois, de limites. On fait ce qu'on veut.
00:40:48Il faudrait, si,
00:40:50qu'il y ait des règles.
00:40:52Il ne faut pas qu'on ait peur d'en discuter.
00:40:54Moi, je trouve que ce que Marjorie a fait est remarquable.
00:40:56Et c'est très bien. Elle l'a su dire.
00:40:58Elle l'a su poser, dire, voilà, pour moi, ça n'est pas
00:41:00normal.
00:41:02Et la norme, a priori,
00:41:04nous sommes les seuls à pouvoir la poser.
00:41:06Et pour qu'il y ait un couple possible,
00:41:08il faut, malgré tout, que nos normes
00:41:10de part et d'autre soient suffisamment
00:41:12proches pour pouvoir s'accorder.
00:41:14S'il y en a un qui est libertin,
00:41:16si l'autre est puritain, on ne va pas aller très loin.
00:41:18Non, parce que dans une soirée libertine,
00:41:20je ne suis pas sûre que le puritain va trouver son compte.
00:41:22Oui, il va faire la fermeture.
00:41:24Oui, bien sûr, dans un couple libertin,
00:41:26on va toucher une autre femme
00:41:28devant sa femme et ça ne posera aucun problème.
00:41:30Et ça ne pose aucun problème si les deux
00:41:32sont vraiment d'accord. Parce que, quelquefois,
00:41:34on en avait déjà parlé, il y en a un qui dit oui, d'accord,
00:41:36mais qui, en réalité, non.
00:41:38Il veut faire plaisir.
00:41:40Et c'est dramatique.
00:41:42Tout est possible, c'est juste, encore une fois, une question
00:41:44d'être sur la même longueur d'onde.
00:41:46Et voilà.
00:41:48Merci Marjorie, en tout cas.
00:41:50Merci de ce témoignage. On va continuer
00:41:52à évoquer la jalousie, bien sûr,
00:41:54après les infos,
00:41:56quelle qu'elle soit, d'ailleurs.
00:41:58On voit bien qu'elle est très...
00:42:00C'est parfois
00:42:02une jalousie maladive.
00:42:04Parfois, c'est juste un petit pincement.
00:42:06Mais c'est tout ça.
00:42:08Il faut être conscient. Et puis, ça parle de nous.
00:42:10Et c'est pour ça qu'on vous donne la parole
00:42:12et qu'on vous écoute. J'ai une jolie devinette
00:42:14pour vous, Jean-Charles Bouchoud.
00:42:16Qu'est-ce que se disent deux chats qui sont très amoureux ?
00:42:18Vous avez le temps des infos
00:42:20pour me trouver la réponse.
00:42:22Avec Jean-Charles Bouchoud, aujourd'hui, nous parlons
00:42:24de la jalousie. Êtes-vous jaloux ou jalouse ?
00:42:26Ou comment avez-vous vécu
00:42:28la jalousie de l'autre ?
00:42:30Venez nous en parler. 0826 300 300.
00:42:40Nous évoquons aujourd'hui
00:42:42la jalousie avec Jean-Charles Bouchoud,
00:42:44psychanalyste, psychothérapeute.
00:42:46Son dernier livre, Les violences invisibles,
00:42:48aux éditions Le Courrier du Livre, dans lequel
00:42:50vous parlez de tout ce qu'on peut subir
00:42:52dans un couple ou même
00:42:54au travail.
00:42:56Ce n'est pas des coups,
00:42:58ce n'est pas de la violence physique,
00:43:00mais c'est une violence, parfois,
00:43:02beaucoup plus sournoise.
00:43:04Ça reste malgré tout une violence bien visible,
00:43:06mais une violence psychologique, on est d'accord.
00:43:08C'est un livre tout à fait
00:43:10intéressant que je vous invite à découvrir.
00:43:12Alors, ma petite devinette
00:43:14que j'aime beaucoup, qu'est-ce que se disent
00:43:16deux chats très amoureux ? Je ne me le demande.
00:43:18Nous sommes félins
00:43:20pour l'autre. C'est joli.
00:43:22C'est mignon.
00:43:24Nous avons
00:43:26Sophie qui est avec nous. Bonjour Sophie.
00:43:28Merci de témoigner.
00:43:30Bonjour Brigitte. Bonjour Jean-Charles.
00:43:32Bonjour Sophie.
00:43:34Le sujet d'aujourd'hui
00:43:36me parle énormément.
00:43:38On vous écoute alors. Parlez.
00:43:40J'ai plusieurs
00:43:42points de vue à apporter.
00:43:44Le premier,
00:43:46c'est que je suis fondamentalement
00:43:48très jalouse, mais je me soigne.
00:43:50Je
00:43:52ai passé
00:43:54des époques absolument abominables
00:43:56parce que je
00:43:58traînais d'énormes valises
00:44:00suite à des incestes dans mon enfance,
00:44:02etc.
00:44:04Jusqu'à l'âge de
00:44:0623-25 ans, peut-être, je me mettais dans
00:44:08des situations insortables où
00:44:10je ne rencontrais que des hommes
00:44:12infidèles
00:44:14ou bien mariés,
00:44:16qui m'aimaient bien mais mariés.
00:44:18Je souffrais abominablement.
00:44:20Pour autant,
00:44:22je ne souhaitais pas
00:44:24arrêter la relation.
00:44:26Ça a été extrêmement dur.
00:44:28En faisant un travail un petit peu
00:44:30plus tard, je me suis rendue compte que ça
00:44:32me renvoyait à des choses de mon enfance.
00:44:34Peut-être un sentiment d'abandon,
00:44:36de ne pas être assez ou de rivalité.
00:44:40Ça a été très très dur.
00:44:42Ce qui ne justifie pas...
00:44:46Ce qu'on peut dire de manière
00:44:48très générale, pour ceux qui nous écoutent,
00:44:50dans votre enfance,
00:44:52vous avez vécu des situations
00:44:54qui n'étaient pas bonnes
00:44:56et qui étaient des situations
00:44:58où vous étiez malheureuse.
00:45:00Vous n'imaginiez pas
00:45:02pouvoir être heureuse dans une relation.
00:45:04Vous choisissiez des partenaires
00:45:06qui vous rendaient malheureuse.
00:45:08C'était normal.
00:45:10Oui, quand on est enfant,
00:45:12plus que ça, parce que ce qu'a vécue Sophie,
00:45:14c'est plus que de l'abandon,
00:45:16elle peut avoir un sentiment de rejet.
00:45:18L'angoisse de rejet est encore plus forte
00:45:20que l'angoisse d'abandon.
00:45:22Quand on est petit, c'est un traumatisme.
00:45:24C'est quoi un traumatisme ? C'est un afflux
00:45:26d'énergie psychique qu'on n'est pas capable de gérer.
00:45:28Donc bien souvent, on le refoule.
00:45:30Et après, dans notre vie d'adulte,
00:45:32on va inconsciemment,
00:45:34involontairement, remettre en place
00:45:36des situations analogues pour pouvoir
00:45:38revivre la même chose maintenant
00:45:40qu'on est capable de pouvoir l'assumer.
00:45:42Sauf qu'au pied du mur,
00:45:44on a les mêmes réactions que quand
00:45:46on était enfant. Refoulement, le refoulement
00:45:48du refoulement, etc.
00:45:50Ce qui est important, Sophie, étonnamment,
00:45:52c'est d'arriver à vivre la scène.
00:45:54C'est-à-dire que ça, il faudrait vous faire aider
00:45:56par un thérapeute qui soit un petit peu spécialisé
00:45:58dans les traumatismes.
00:46:00C'est-à-dire qu'il va vous faire
00:46:02vivre ces scènes-là que vous avez
00:46:04refoulées quand vous étiez enfant pour pouvoir
00:46:06enfin les vivre et enfin les dégager, pour pouvoir
00:46:08enfin passer à autre chose. Et plus avoir besoin
00:46:10d'entrer dans cette répétition.
00:46:12Visiblement, vous en êtes un petit peu sortie.
00:46:14Ça va.
00:46:16J'oserais dire que ça va
00:46:18très bien maintenant.
00:46:20Parce que j'ai fait une bonne rencontre
00:46:22à la fin des fins.
00:46:24Et c'était l'autre volet
00:46:26que je voulais aborder. C'est-à-dire que mon
00:46:28conjoint actuel,
00:46:30on se connaît depuis 14 ans, donc ça fait un petit
00:46:32moment que ça dure. Et je l'ai
00:46:34rencontré à une époque où j'étais complètement
00:46:36dégoûtée de tout. Je sortais d'un divorce
00:46:38qui s'était très mal passé.
00:46:40Et j'avais fait
00:46:42quelques rencontres qui m'avaient profondément
00:46:44ennuyée. Et je m'étais dit
00:46:46que j'allais aller sur un site de rencontre
00:46:48et puis que j'allais m'envoyer en l'air. Et qu'on en
00:46:50resterait là. Lui,
00:46:52il était dans une surconsommation de sexe
00:46:54parce qu'il traînait lui aussi
00:46:56d'énormes valises.
00:46:58Et il s'est soigné depuis,
00:47:00avec un thérapeute, donc ça va très bien.
00:47:02Et quand on s'est rencontrés,
00:47:04donc on était l'un et l'autre
00:47:06sans aucune
00:47:08volonté de s'attacher d'aucune manière
00:47:10que ce soit. Sauf que
00:47:12ça s'est très très bien passé et qu'on s'est
00:47:14attachés très très rapidement.
00:47:16Et donc on a un petit peu...
00:47:18Deux oiseaux blessés
00:47:20qui se reconstillaient l'un l'autre.
00:47:22Voilà. Donc il a fallu
00:47:24lui jeter des bases quand même. Ça n'a pas été
00:47:26évident. Et surtout que moi je
00:47:28traînais cette jalousie. Donc je
00:47:30lui ai dit très clairement que
00:47:32s'il était avec moi, il fallait
00:47:34absolument qu'on change de mode
00:47:36absolument. Ce qu'il a
00:47:38accepté. Alors ce qui
00:47:40est amusant, entre guillemets maintenant,
00:47:42moi ça m'étonne toujours,
00:47:44c'est que
00:47:46on explore beaucoup de choses parce qu'on est
00:47:48l'un et l'autre très porté sur la chose.
00:47:50Et lui il est camboliste. Donc il adore
00:47:52me voir avec quelqu'un d'autre.
00:47:54On a un ami préféré qu'on voit
00:47:56de temps en temps.
00:48:00Ça me manque un petit peu de l'entendre
00:48:02me dire qu'il est jaloux. Parfois je lui dis, mais en fait, toi t'es
00:48:04pas jaloux ? Ça te plaît de me voir avec
00:48:06quelqu'un d'autre ? Et il me dit, non, non, mais en fait
00:48:08je suis très jaloux et ça m'excite et
00:48:10j'adore te voir avec quelqu'un d'autre. Parce que c'est
00:48:12moi qui contrôle. Mais le reste du temps, si
00:48:14tu faisais ça à toi toute seule sans rien
00:48:16partager, ça me rendrait malade.
00:48:18Oui, mais c'est réellement ce
00:48:20qu'il ressent. Je vous le confirme. On le sait, les
00:48:22cambolistes souvent sont des hommes
00:48:24très jaloux.
00:48:26D'accord. À vous me rassurer Brigitte, ça me fait plaisir.
00:48:28Bah écoutez, tant mieux. Mais
00:48:30vous êtes d'accord Jean-Charles Bouchoud ?
00:48:32Absolument. Je n'ai pas beaucoup étudié
00:48:34la chose, mais oui.
00:48:36Oui, parce qu'en fait,
00:48:38sa jalousie l'excite.
00:48:40On sait que la jalousie peut être un
00:48:42aphrodisiaque.
00:48:44Quand elle est contrôlée.
00:48:46Et là, c'est lui qui contrôle.
00:48:48Puisque j'irais même jusqu'à
00:48:50dire qu'à mon avis, si vous
00:48:52choisissiez un homme
00:48:54qui vous plaît beaucoup et que vous
00:48:56lui disiez, je veux faire l'amour avec
00:48:58celui-là devant toi, il ne serait peut-être
00:49:00pas d'accord.
00:49:02Vous vous détrompez, parce que c'est moi
00:49:04qui ai choisi.
00:49:06C'est moi. Et parce qu'il me plaisait justement.
00:49:08Je lui ai dit que je ne voulais pas faire ça avec
00:49:10quelqu'un qui me laissait indifférente.
00:49:12Et puis en plus, je voulais avoir confiance en la
00:49:14personne.
00:49:16Mais il doit lui plaire aussi.
00:49:18Oui, c'est possible.
00:49:20Je pense qu'il y a une petite
00:49:22pulsion homosexuelle au fond de tout ça.
00:49:24On s'identifie à sa partenaire.
00:49:26Il fait un peu l'amour
00:49:28avec cet homme à travers vous, en quelque sorte.
00:49:30J'y ai pensé.
00:49:32Oui, bien sûr.
00:49:34Mais ce n'est pas grave, ça marche très bien comme ça.
00:49:36Tout le monde s'y retrouve.
00:49:38C'est ce qu'on disait tout à l'heure à Marjorie.
00:49:40Quand on est d'accord sur
00:49:42ce qui se passe, il n'y a aucun problème.
00:49:44Mais même dans la jalousie
00:49:46excessive, je me demande
00:49:48s'il n'y a pas là encore une pulsion homosexuelle.
00:49:50C'est-à-dire, on imagine
00:49:52que l'autre pourrait faire l'amour avec un autre
00:49:54homme ou avec une autre femme
00:49:56quand on n'est pas là.
00:49:58Alors qu'on l'a vu, dans certains cas, ça ne repose sur rien.
00:50:00Sinon, le fantasme
00:50:02du jaloux.
00:50:04D'ailleurs,
00:50:06on dit que quand il y a paranoïa,
00:50:08il y a souvent un peu d'homosexualité
00:50:10très reflée.
00:50:12Une pulsion homosexuelle
00:50:14qui serait une pulsion d'amour.
00:50:16Retourner en son contraire qui deviendrait une pulsion de haine
00:50:18mais qui serait injustifiable,
00:50:20sauf à imaginer que l'autre nous en veut
00:50:22ou nous a fait du mal ou nous trompe.
00:50:24Et à ce moment-là, on peut l'agresser en disant
00:50:26je suis certain que tu m'es infidèle.
00:50:28Alors que l'autre, en fait, il ne comprend même pas pourquoi on lui parle de ça.
00:50:30Bien sûr.
00:50:32Mais c'est toute la complexité de la psychanalyse.
00:50:34C'est des choses...
00:50:36Et puis la paranoïa, je ne suis pas sûr qu'elle se traite en psychanalyse.
00:50:38Non.
00:50:40Même en thérapie d'ailleurs.
00:50:42C'est une psychose.
00:50:44C'est quand même quelque chose d'assez grave.
00:50:46Non mais là, dans votre cas, Sophie,
00:50:48vous avez visiblement
00:50:50trouvé le bon compagnon
00:50:52qui, quelque part, convient.
00:50:54Et lui, il a trouvé la bonne compagne.
00:50:56Tant que ça marche,
00:50:58il ne faut pas toucher.
00:51:00Il ne faut toucher à rien.
00:51:02Je crois aussi.
00:51:04Il est extrêmement rassurant avec moi
00:51:06puisqu'il reste en contact.
00:51:08Il n'y a aucun moment auquel je ne puisse pas le joindre
00:51:10sauf quand il est vraiment dans des endroits reculés
00:51:12de par son métier, etc.
00:51:14Mais il me donne des nouvelles,
00:51:16des SMS,
00:51:18on WhatsApp, on se fait des vidéos.
00:51:20Il est extrêmement rassurant.
00:51:22Pour moi.
00:51:24Et vous êtes certainement rassurante
00:51:26pour lui.
00:51:28Je pense aussi à de nombreux égards.
00:51:32Oui, absolument.
00:51:34Le seul danger dans votre histoire,
00:51:36c'est quand un des deux va
00:51:38moins sentir qu'il a le contrôle
00:51:40sur l'autre. Et là, ça peut être
00:51:42problématique. Et si vous sentez
00:51:44qu'il y a quelque chose qui commence
00:51:46à ce moment-là, ça vaudra vraiment le coup
00:51:48tout de suite d'aller vous faire aider pour ne pas laisser
00:51:50les choses s'empirer. Parce que là,
00:51:52on voit bien, nous,
00:51:54d'un œil extérieur,
00:51:56ce qui se joue et comment ça s'est
00:51:58mis entre vous
00:52:00de manière très positive. Mais c'est un
00:52:02système qui est...
00:52:04qui malheureusement peut, à un moment donné,
00:52:06bouger.
00:52:08Mais tant que ça ne bouge pas, il faut surtout profiter de...
00:52:10Vous avez déjà 14 ans.
00:52:1214 ans de bonheur. Vous en avez peut-être encore 14.
00:52:14Alors, il faut les prendre.
00:52:16Je pense qu'on est très vigilants.
00:52:18Heureusement, on communique beaucoup.
00:52:20Et quand quelque chose
00:52:22dérape un peu,
00:52:24on n'en parle pas très facilement.
00:52:26Très bien.
00:52:28Encore une fois,
00:52:30je ne cesse de le répéter,
00:52:32quand dans un couple, il y a une sexualité
00:52:34qui se met en place d'une manière
00:52:36qui correspond au couple
00:52:38parfaitement bien, c'est quand même
00:52:40un sacré pilier de
00:52:42solidité pour le couple.
00:52:44Je confirme.
00:52:46Merci, merci Sophie.
00:52:50Merci de votre témoignage, en tout cas.
00:52:52Et puis, on continue dans un instant
00:52:54avec vous, bien sûr, sur Sud Radio.
00:52:56Sud Radio.
00:52:58Parlons vrai.
00:53:00Parlons vrai.
00:53:0214h-16h, Brigitte Lahaye, Sud Radio.
00:53:04Jean-Charles Bouchoud
00:53:06est avec nous, psychothérapeute, psychanalyste.
00:53:08Et on évoque la jalousie.
00:53:10Et Max est avec nous.
00:53:12Je crois que vous voulez revenir par rapport
00:53:14à certaines choses qui ont été dites
00:53:16durant cette émission.
00:53:18Oui, bonjour Brigitte,
00:53:20bonjour Jean-Charles.
00:53:22Bonjour Max.
00:53:24Je voulais juste discuter
00:53:26avec vous par rapport
00:53:28aux blessures qu'une personne
00:53:30peut nous manifester
00:53:32suite à un comportement,
00:53:34une phrase.
00:53:36Est-ce qu'il y a une limite
00:53:38qui l'amène à ce comportement
00:53:40de la personne blessée
00:53:42à la manipulation ?
00:53:44Je ne sais pas si c'est clair.
00:53:46La manipulation, ça peut être
00:53:48un mécanisme de défense qui peut être mis en place
00:53:50pour essayer de ne pas s'effondrer,
00:53:52pour essayer de ne pas couler.
00:53:54Oui, dans l'essence, si quelqu'un,
00:53:56si ma partenaire me dit ton comportement
00:53:58et ma blessée, il ne faut pas
00:54:00les répéter. Donc, moi,
00:54:02je peux comprendre une fois,
00:54:04je peux comprendre deux fois, mais après,
00:54:06c'est posé tout le temps
00:54:08des limites et la conséquence,
00:54:10c'est qu'on lève
00:54:12de la spontanéité dans la relation.
00:54:14Oui, mais c'est ce que j'ai proposé
00:54:16à un moment donné. Ce serait bien
00:54:18que dans un couple, on ait un socle
00:54:20commun de valeurs.
00:54:22Effectivement, si on vous reprend sans cesse
00:54:24sur votre comportement et qu'on vous demande tout le temps
00:54:26de changer, à la fin, ce ne sera plus vous
00:54:28qui serez là.
00:54:30Je vais plus loin, je suis désolé,
00:54:32c'est peut-être difficile à entendre, mais si
00:54:34je dis à l'autre, tu dois changer,
00:54:36je lui dis aussi que je ne t'aime pas.
00:54:38Parce que si je t'aimais, je te prendrais telle que tu es.
00:54:40Oui,
00:54:42même si parfois, il y a une rigidité
00:54:44psychologique qui l'amène
00:54:46à demander à l'autre
00:54:48de changer parce qu'on n'est pas capable
00:54:50de rentrer dans le monde de l'autre.
00:54:52Et par rapport au partage
00:54:54des valeurs,
00:54:56je pense que la différence
00:54:58des valeurs dans un couple
00:55:00et dans une relation, surtout, c'est une
00:55:02richesse.
00:55:04La fin de la relation,
00:55:06c'est de grandir, c'est de devenir
00:55:08des personnes meilleures.
00:55:10Donc, si on peut partager des valeurs
00:55:12que moi je n'ai pas, mais que ma compagne a
00:55:14et ma compagne partage
00:55:16des valeurs que moi, elle n'a pas,
00:55:18avec le temps,
00:55:20on va devenir
00:55:22des personnes avec une
00:55:24vue sur la vie, sur
00:55:26les relations, beaucoup plus complètes.
00:55:28Je ne sais pas si...
00:55:30Oui, mais pensez à rester vous-même,
00:55:32c'est bien de grandir,
00:55:34c'est bien de s'améliorer, de devenir une personne
00:55:36meilleure, je suis d'accord avec ça, mais à un moment
00:55:38donné, je ne serai jamais parfait, puis j'ai mes petits défauts.
00:55:40Et l'autre, ça va être bien qu'à un moment
00:55:42donné, l'autre m'accueille comme je suis
00:55:44avec mes qualités et avec mes défauts.
00:55:46Et puis je crois qu'il y a deux choses
00:55:48différentes. On peut dire
00:55:50à l'autre qu'on a été blessé,
00:55:52ça c'est une chose, mais
00:55:54on n'a pas à lui dire
00:55:56qu'il faut qu'il change.
00:55:58Si vous avez blessé votre partenaire,
00:56:00si vous l'aimez,
00:56:02vous allez essayer de ne plus la blesser.
00:56:04Mais ce n'est pas la même chose que
00:56:06quand elle vous demande de changer quelque chose.
00:56:08Il y a une différence fondamentale.
00:56:10Et puis encore une fois, si on a des
00:56:12valeurs très différentes,
00:56:14on ne va pas pouvoir à un moment donné
00:56:16trouver quelque chose
00:56:18de compatible, parce que sinon
00:56:20ça veut dire que vous reniez vos propres valeurs
00:56:22pour adhérer à celles de l'autre.
00:56:24Bien sûr que c'est
00:56:26intéressant, je suis d'accord avec vous
00:56:28Max, la différence
00:56:30elle est intéressante parce qu'elle nous confronte
00:56:32parfois à nos croyances
00:56:34et ça fait tomber des croyances. Et là ça peut être
00:56:36intéressant. Mais les valeurs, les vraies
00:56:38valeurs qui sont
00:56:40des choses sur lesquelles on ne peut pas...
00:56:42Je ne sais pas moi, je dis
00:56:44n'importe quoi, mais moi je ne pourrais
00:56:46pas vivre avec quelqu'un qui
00:56:48vend des mines
00:56:50impersonnelles et qui tue des
00:56:52enfants. C'est une valeur
00:56:54qui n'est absolument pas compatible pour moi.
00:56:56Donc j'ai pris exprès un
00:56:58exemple un peu extrême, il y a des
00:57:00personnes que peut-être ça ne dérangerait pas
00:57:02parce que ça rapporte beaucoup d'argent et que finalement
00:57:04c'est très bien, ça permet d'avoir
00:57:06un château et un
00:57:08hélicoptère et je ne sais quoi.
00:57:10Vous voyez Max, est-ce que ça...
00:57:12Qu'est-ce que vous voulez ajouter ?
00:57:14Il faut qu'on ait un socle de valeurs commun
00:57:16à l'origine pour pouvoir arriver à
00:57:18faire un couple, un minimum.
00:57:20Oui, mais
00:57:22c'est vrai qu'il faut toujours essayer de grandir
00:57:24dans la relation. Je pense
00:57:26que l'autre devient comme un
00:57:28miroir et
00:57:30on voit ce qu'il nous manque,
00:57:32sur quoi on peut réfléchir,
00:57:34sur quoi on peut s'améliorer.
00:57:36Mais lequel des deux va avoir raison ?
00:57:38Imaginez que pour l'un la fidélité
00:57:40c'est extrêmement important
00:57:42et que pour l'autre la fidélité n'a aucune importance
00:57:44et qu'il a envie d'aller
00:57:46faire ce qu'il veut quand il veut.
00:57:48Lequel des deux doit s'adapter ?
00:57:50Oui, ça c'est sûr.
00:57:52Il faut une certaine disponibilité.
00:57:54Mais je peux vous faire un exemple ?
00:57:56Oui, bien sûr, vas-y.
00:57:58Pour avoir votre avis.
00:58:00Moi, après ma séparation
00:58:02qui a été très douloureuse,
00:58:04j'ai commencé à sortir
00:58:06avec des autres femmes
00:58:08et avec certains,
00:58:10surtout deux femmes, je suis resté en contact.
00:58:12Il n'y avait rien entre nous,
00:58:14il n'y a eu absolument rien,
00:58:16juste avoir une chose
00:58:18et c'est tout.
00:58:20Partager des intérêts comme la psychologie,
00:58:22la synergologie et tout ça.
00:58:24Surtout avec une de ces femmes,
00:58:26je suis resté en contact,
00:58:28on était devenus amis
00:58:30et de temps en temps, elle s'est confiée à moi
00:58:32parce qu'elle sait que
00:58:34je m'intéresse beaucoup à la psychologie.
00:58:36Par exemple,
00:58:38une femme, mon ex-compagne,
00:58:40elle allait lire sur mon téléphone
00:58:42une conversation que j'ai eue avec elle
00:58:44où elle s'est confiée avec moi
00:58:46en disant que je suis avec quelqu'un,
00:58:48je le savais déjà,
00:58:50mais je ne suis pas bien parce que dans les derniers temps,
00:58:52les choses ne vont pas très bien,
00:58:54on ne fait plus l'amour comme avant.
00:58:56Moi, je suis une femme tactile,
00:58:58j'ai besoin de caresses
00:59:00et tout ça.
00:59:02Ma compagne, quand elle a vu ça,
00:59:04elle a dit, tu parles
00:59:06de sexualité avec les autres femmes,
00:59:08ça ne m'arrange pas,
00:59:10ce n'est pas sérieux de sa part,
00:59:12tu devrais la couper tout de suite
00:59:14parce que tu es engagée avec moi.
00:59:16Et là, par exemple,
00:59:18c'était un point de rupture important
00:59:20parce que pour moi,
00:59:22il n'y avait rien de mal,
00:59:24je n'étais pas en train
00:59:26de la tromper,
00:59:28mais j'écoutais une amie qui était en difficulté,
00:59:30qui s'est confiée à moi.
00:59:32Mon intérêt, c'était juste de l'écouter
00:59:34et de donner des éléments
00:59:36de réflexion
00:59:38si c'était possible.
00:59:40Mais l'interprétation de mon ex-compagne,
00:59:42c'était complètement le contraire.
00:59:44Je parlais de sexualité et de sexe
00:59:46avec une autre femme.
00:59:50Bien sûr, votre exemple,
00:59:52il est intéressant parce que
00:59:54j'ai envie de dire deux choses
00:59:56et Jean-Charles vous donnera sa réponse.
00:59:58D'abord, elle a quand même été fouillée
01:00:00dans votre téléphone,
01:00:02on peut ne pas être d'accord sur cette valeur-là.
01:00:04Et ensuite, ce n'est pas vous qui parlez de sexe,
01:00:06c'est elle qui vous raconte
01:00:08quelque chose parce qu'elle a besoin de se confier.
01:00:10Oui, je suis tout à fait d'accord
01:00:12avec vous Brigitte Lahaye.
01:00:14Il existe un endroit qui s'appelle l'endroit de l'intime.
01:00:16C'est-à-dire, à l'intérieur de moi,
01:00:18j'ai mes pensées, j'ai mes fantasmes,
01:00:20toutes ces choses-là, personne ne les connaît,
01:00:22personne n'a à les connaître, ni même mon conjoint.
01:00:24Sauf si j'ai envie de les partager avec elle,
01:00:26auquel cas, on n'est plus dans le fantasme,
01:00:28on devient dans une sorte de passage à l'acte.
01:00:30Le téléphone, il abrite
01:00:32vos secrets et effectivement,
01:00:34personne n'a fouillé votre téléphone.
01:00:36Si vous avez envie de montrer une conversation
01:00:38à votre compagne, c'est autre chose.
01:00:40Personne n'a pas à les fouiller.
01:00:42Et après, vous avez le droit, en tout cas,
01:00:44j'imagine, d'avoir les amis que vous avez.
01:00:46Faites attention,
01:00:48parce que ce que j'entends là, c'est une tentative
01:00:50d'isolement.
01:00:52C'est un des mécanismes
01:00:54que j'avais discuté par ailleurs,
01:00:56qui est un mécanisme pervers, où on veut isoler l'autre
01:00:58pour le faire sien.
01:01:00Et l'autre doit absolument fonctionner comme nous,
01:01:02on ne l'a décidé. C'est invivable.
01:01:04C'est insupportable.
01:01:06Oui, seulement je suis d'accord.
01:01:08Surtout, c'est aussi refusé.
01:01:10Moi, je suis psychopraticien,
01:01:12donc j'aime écouter les gens,
01:01:14j'aime les aider.
01:01:16Et c'est refusé, cette partie de moi.
01:01:18Et moi, je ne peux pas me détacher
01:01:20de cette partie-là.
01:01:22Sinon, je ne faisais pas les études que j'avais faites
01:01:24et je n'étais pas intéressé à la psychologie.
01:01:26Mais vous voyez,
01:01:28elle me disait, on n'a pas les mêmes valeurs.
01:01:30Parce que moi, je ne parle pas du sexe
01:01:32avec d'autres hommes.
01:01:34Et toi, tu ne peux pas le faire.
01:01:36C'est un exemple concret.
01:01:38Au contraire,
01:01:40on peut dire, oui,
01:01:42je peux parler de sexualité avec un ami
01:01:44qui se confie à moi, qui est en difficulté,
01:01:46je peux l'écouter. Il n'y a rien de mal.
01:01:48Oui, mais c'est là où vous avez raison.
01:01:50Vous n'avez pas les mêmes valeurs.
01:01:52Moi, je parle de sexe presque tous les jours.
01:01:54Si je suis avec un homme
01:01:56qui ne supporte pas que je parle de sexe,
01:01:58ça ne pourra pas coller. On est d'accord.
01:02:00Il y a des choses
01:02:02qui ne sont pas compatibles
01:02:04et je crois qu'il est plutôt intéressant
01:02:06et ce sera d'ailleurs notre sujet mardi,
01:02:08c'est plutôt intéressant de le découvrir
01:02:10assez vite dans une relation.
01:02:12Parce que sinon, on souffre,
01:02:14on essaye de s'adapter,
01:02:16on essaye de renoncer à soi
01:02:18et puis finalement, on ne renoncera
01:02:20jamais assez parce que l'autre
01:02:22va prendre de plus en plus le pouvoir.
01:02:24Je crois que vous avez raison, Max.
01:02:26C'est une relation qui n'était pas viable.
01:02:28Oui, mais c'est dommage
01:02:30parce que pour autre chose, ça marchait très bien.
01:02:32Donc...
01:02:34On se demande quoi, d'ailleurs.
01:02:36Non, non, mais
01:02:38je dis les petites choses.
01:02:40Dans la vie quotidienne,
01:02:42le partage était intense, important,
01:02:44il y avait une syntonie,
01:02:46il y avait une complicité,
01:02:48mais sauf que sur certains points, malheureusement,
01:02:50il y avait une différence de vue de la vie
01:02:52qui nous met
01:02:54à la rupture de la relation.
01:02:56Mais ne regrettez rien parce que ça se serait
01:02:58certainement aggravé vu ce que vous nous avez dit.
01:03:00Il faut avoir une belle conversation avec elle,
01:03:02une grande conversation, et à la fin,
01:03:04soit il y a un accord entre les deux,
01:03:06soit effectivement, ce ne sera pas viable.
01:03:08Merci en tout cas
01:03:10de votre témoignage et puis
01:03:12bonne continuation, Max.
01:03:14On fait une petite pause, on se retrouve avec
01:03:16le sexe au conseil, on va parler du chemsex
01:03:18et puis on va tester un jouet
01:03:20et puis on vous donne la parole, bien sûr,
01:03:22pour évoquer la jalousie.
01:03:24Venez apporter votre témoignage
01:03:26et réagissez à l'émission
01:03:28en appelant dès maintenant le 0826 300 300.
01:03:36Eh bien, Jean-Charles Bouchon, on va parler du chemsex,
01:03:38alors à peu près tout le monde
01:03:40a plus ou moins entendu parler
01:03:42de tout ça, et je crois
01:03:44que si j'ai envie d'en parler aujourd'hui, c'est surtout
01:03:46pour que ceux qui ont
01:03:48des ados sachent
01:03:50exactement de quoi on parle, afin de
01:03:52pouvoir en parler quand même un tout petit peu
01:03:54à leurs ados et de les protéger.
01:03:56Donc le chemsex, ce sont
01:03:58des drogues qu'on prend
01:04:00durant les rapports sexuels pour obtenir
01:04:02plus de jouissance. Souvent,
01:04:04elle se prend en groupe durant
01:04:06plusieurs heures, voire même parfois plusieurs jours.
01:04:08Il y a des groupes comme ça qui durent
01:04:10plusieurs jours et qui prennent du
01:04:12chemsex, c'est surtout dans la communauté
01:04:14gay, mais pas uniquement.
01:04:16Enfin, la majorité du chemsex
01:04:18s'utilise chez les gays.
01:04:20C'est une drogue qui est généralement...
01:04:22C'est la 3-MMC,
01:04:24elle a comme avantage
01:04:26de se désinhiber,
01:04:28et elle offre, semble-t-il,
01:04:30moi j'en ai jamais pris, mais elle offre des sensations
01:04:32corporelles accrues. Donc ça donne
01:04:34une sensation de jouissance plus
01:04:36forte, ça désinhibe,
01:04:38elle génère également une euphorie
01:04:40qui va donner le sentiment d'être plus fusionnelle,
01:04:42elle rend plus
01:04:44endurant aussi, ce qui peut
01:04:46se comprendre qu'on ait envie, quand on fait
01:04:48du sexe pendant plusieurs jours, d'en prendre.
01:04:50Elle permet de rester éveillée,
01:04:52c'est-à-dire que quand on prend du chemsex,
01:04:54on peut rester deux jours sans dormir
01:04:56et rester en forme.
01:04:58Bref, moi je
01:05:00dis tout ça, mais en même temps
01:05:02je pense que c'est grave d'utiliser
01:05:04le chemsex, parce que c'est pas sans risque.
01:05:06D'abord, ça développe
01:05:08une véritable emprise sur la vie
01:05:10sexuelle des utilisateurs,
01:05:12et puis ça a des effets négatifs
01:05:14sur la santé, sans oublier
01:05:16le côté addict.
01:05:18Ça peut provoquer des arrêts
01:05:20cardiaques si c'est mélangé à trop d'alcool
01:05:22ou à d'autres drogues.
01:05:24Donc c'est quand même quelque chose qui...
01:05:26On commence, aujourd'hui,
01:05:28la santé
01:05:30commence à s'intéresser, le
01:05:32ministère de la Santé commence à s'y intéresser.
01:05:34Et je précise que
01:05:36pour ceux qui, éventuellement,
01:05:38sont un peu touchés par le chemsex,
01:05:40il ne faut pas hésiter à aller au Cégide.
01:05:42C'est un centre
01:05:44gratuit de dépistage et de diagnostic
01:05:46où vous pourrez voir où vous en êtes
01:05:48si jamais vous êtes dans une consommation
01:05:50un peu...
01:05:52Ça touche des adolescents.
01:05:54Parce que les adolescents, normalement,
01:05:56ils n'ont pas besoin de médicaments pour que ça fonctionne.
01:05:58Non, mais ça touche, vous savez,
01:06:00ces communautés gays
01:06:02qui vont dans les backrooms, etc.,
01:06:04et qui font des soirées où
01:06:06c'est celui qui va rester le plus longtemps
01:06:08éveillé, qui va avoir le plus
01:06:10de rapports.
01:06:12C'est une sorte de concours, quoi.
01:06:14Oui, vous savez, chez les jeunes,
01:06:16il y a souvent une sorte de
01:06:18notion de performance,
01:06:20le plus, plus, plus, plus...
01:06:22Et donc le chemsex aide
01:06:24à être plus performant,
01:06:26donc c'est pour ça que...
01:06:28Mais encore une fois,
01:06:30heureusement,
01:06:32ce n'est pas forcément tous les ados,
01:06:34loin de là. Et puis il n'y a pas que des ados,
01:06:36il y a aussi des adultes qui l'utilisent.
01:06:38En tout cas, le message que j'entends,
01:06:40c'est que c'est mauvais pour la santé.
01:06:42C'est très mauvais pour la santé.
01:06:44Enfin, je veux dire, encore une fois,
01:06:46ce n'est pas très intéressant.
01:06:48Et puis je pense que ce qu'il faut
01:06:50surtout faire attention, c'est qu'on peut
01:06:52devenir addict, donc il ne vaut mieux pas y toucher.
01:06:54Parce qu'après, on peut...
01:06:56On peut dire que ces gens-là, le jour où ils ne prennent pas de médicaments,
01:06:58ils deviennent impuissants, non ?
01:07:00C'est parfois des gens qui ne sont
01:07:02pas trop à l'aise, et qui vont
01:07:04commencer à en prendre, et puis du coup, ils vont se sentir
01:07:06Dieu, et puis ils vont continuer.
01:07:08Quand on était gamins, c'était l'alcool.
01:07:10Et c'est encore l'alcool, malheureusement.
01:07:12Voilà, on picolait un peu, ça nous désinhibait,
01:07:14on osait aller draguer les filles qu'on n'aurait
01:07:16jamais osé sans ça.
01:07:18Mais on n'avait pas besoin de ça pour le sexe.
01:07:20Une fois que c'était enclenché,
01:07:22normalement, l'énergie, on l'a naturellement.
01:07:24Oui, mais, bon, écoutez,
01:07:26c'est bien d'en parler.
01:07:28On sait aujourd'hui, de toute façon,
01:07:30en dehors du chemsex,
01:07:32on sait aujourd'hui qu'il y a de plus en plus de drogues,
01:07:34que les gens se droguent de plus en plus.
01:07:36C'est quand même un des fléaux de notre société.
01:07:38Parce que les dealers,
01:07:40s'ils gagnent tant d'argent, c'est bien
01:07:42parce qu'il y a beaucoup de consommateurs.
01:07:44Il ne faut pas non plus se voiler la face.
01:07:46Donc beaucoup de souffrance en amont.
01:07:48Absolument, évidemment.
01:07:50Et une perte de sens vis-à-vis de la vie, j'imagine.
01:07:52Oui, et puis je crois,
01:07:54je ne sais pas si vous avez déjà fumé un joint,
01:07:56mais moi, ça ne m'est jamais arrivé.
01:07:58Je suis mal placée pour en parler,
01:08:00mais je crois que si on a besoin de fumer
01:08:02un peu, c'est que quelque part,
01:08:04on n'arrive pas à trouver en soi...
01:08:06C'est comme l'alcool et la fête.
01:08:08On se croit obligés de boire
01:08:10pour pouvoir faire la fête.
01:08:12Ce n'est pas vrai.
01:08:14On peut très bien s'amuser
01:08:16sans alcool, sans produits chimiques, sans rien.
01:08:18Avec les bonnes personnes, par contre.
01:08:20Avec qui on va aimer rire,
01:08:22avec qui on va aimer échanger.
01:08:24Ce qu'on fait nous ici, on n'a pas besoin de boire
01:08:26pour pouvoir parler entre nous.
01:08:28On n'a pas besoin de prendre de drogue pour garder les yeux ouverts.
01:08:30Tout va bien.
01:08:32Voilà, c'est dit.
01:08:34Marion est avec nous.
01:08:36Stimulateur clitoris de la morgue
01:08:38Yoba, qu'on trouve sur
01:08:40concordlove.fr.
01:08:44Bonjour Marion.
01:08:46Bonjour Brigitte, bonjour Jean-Sam.
01:08:48Bonjour Marion.
01:08:50Excusez-moi, j'ai mal à la gorge.
01:08:52Eh bien oui, vous avez abusé
01:08:54de quoi encore ?
01:08:56Je plaisante.
01:08:58Il est mignon, ce petit lapin.
01:09:00Il est super, il est adorable.
01:09:02Il est rose.
01:09:04Il a plusieurs fonctions, c'est génial.
01:09:06Et il est génial en plus.
01:09:08C'est vrai ?
01:09:10C'est un bunny,
01:09:12bunny parce que c'est le nom de lapin en anglais
01:09:14et puis wipe, c'est parce qu'il vibre.
01:09:16Oui, c'est ça.
01:09:18Et c'est bien parce qu'il a
01:09:20plusieurs fonctions, donc
01:09:22on peut s'amuser avec
01:09:24plein de fonctions, c'est génial.
01:09:26Oui, c'est vrai qu'il a l'air, là je suis en train de le faire vibrer,
01:09:28avec ses deux petites oreilles, il doit être assez efficace,
01:09:30j'imagine.
01:09:32Oui, il est très efficace.
01:09:34En plus, c'est vrai que c'est mignon,
01:09:36c'est joli,
01:09:38on peut même le mettre dans son sac à main.
01:09:40Exactement.
01:09:42C'est très féminin,
01:09:44c'est glamour, c'est vraiment
01:09:46super.
01:09:48Je ne vais pas abuser de votre voix
01:09:50parce que ça me fait un peu de la peine, je sais,
01:09:52pour avoir eu des problèmes de voix
01:09:54il y a quelques semaines, je sais que c'est difficile.
01:09:56Donc donnez-moi juste sa note
01:09:58et puis je vous laisse tranquille.
01:10:00Ecoutez, je le noterai sur 9 sur 10.
01:10:02Ah ben oui, 9 sur 10,
01:10:04donc je vois qu'il vous a beaucoup plu,
01:10:06ce petit lapin.
01:10:08Alors, ce Bunnywibe,
01:10:10vous pouvez le retrouver sur
01:10:12le site concordelove.fr
01:10:14et si vous y allez
01:10:16avec le code promo
01:10:18sudradio15, vous aurez donc 15%
01:10:20de rabais
01:10:22pour ce petit jouet, ou pour d'autres jouets
01:10:24d'ailleurs, il n'y a pas de soucis.
01:10:26Et alors, ce jouet,
01:10:28il va être offert
01:10:30à quelqu'un en particulier, mais quelqu'un
01:10:32qui m'écoute et qui a envie de participer
01:10:34à l'émission. Alors si vous voulez participer
01:10:36à l'émission demain ou la semaine prochaine,
01:10:38on vous offre ce petit
01:10:40Bunnywibe.
01:10:42On continue, on continue
01:10:44avec Michel qui est avec nous.
01:10:46Bonjour Michel. Bonjour Brigitte.
01:10:48Bonjour Jean-Charles. Bonjour Michel.
01:10:50Merci de témoigner.
01:10:52Vous avez envie
01:10:54d'évoquer la jalousie, un sentiment
01:10:56inévitable je crois, c'est votre avis.
01:10:58Oui, voilà, moi je crois
01:11:00que c'est un sentiment
01:11:02inévitable. Alors
01:11:04le problème de la jalousie c'est que
01:11:06on est jaloux des gens qu'on aime
01:11:08à mon avis.
01:11:10Moi l'anecdote
01:11:12c'est que, je pense que c'est de la
01:11:14jalousie, mais
01:11:16voir quelqu'un danser
01:11:18avec ma femme et qu'il se rapproche un peu
01:11:20trop,
01:11:22je regarde
01:11:24et puis
01:11:26j'ai fini par intervenir.
01:11:28Ah oui, ça vous est arrivé.
01:11:30Ah oui, ça m'est arrivé, oui.
01:11:32On était jeunes.
01:11:34Mais c'est bien parce que vous avez fait comme Marjorie
01:11:36tout à l'heure, vous avez
01:11:38réagi, vous avez posé vos limites.
01:11:40Ah oui, oui.
01:11:42Et en plus, c'était
01:11:44l'employeur à l'époque de ma
01:11:46femme qui commençait un travail
01:11:48d'assistante médicale
01:11:50et je pense qu'il voulait se taper toutes les
01:11:52assistantes.
01:11:54Donc, quand je l'ai vu danser avec elle
01:11:56et il se rapproche un peu trop, je dis
01:11:58voilà toi, il y a
01:12:00une frontière que tu ne vas pas franchir
01:12:02et tu l'as expliqué rapidement.
01:12:04Mais je crois que c'est là où
01:12:06on a tous notre frontière.
01:12:08Je crois que vous êtes d'accord
01:12:10Jean-Charles Bouchaud, il a raison Michel.
01:12:12Là, je me rappelle, puisque c'est ce que j'ai dit,
01:12:14ça aurait été bien de le discuter avant, mais ce qui serait
01:12:16intéressant de savoir, Michel, c'est
01:12:18comment est-ce qu'elle, elle a réagi
01:12:20lorsque vous avez posé une limite, lorsque vous avez
01:12:22dit ce qui vous convient, ce qui ne vous convient pas ?
01:12:24Je les ai séparés
01:12:26puis j'ai dansé avec elle.
01:12:28Elle était contente ?
01:12:30Oui, je pense qu'elle était contente que
01:12:32je les sépare.
01:12:34Oui, parce qu'elle se sentait...
01:12:36Vous en avez parlé ou pas du tout ?
01:12:38Non,
01:12:40on n'a pas trop parlé après.
01:12:42Je ne m'en souviens plus trop.
01:12:44Non, je ne pense pas.
01:12:46Moi, j'ai totalement confiance en elle
01:12:48donc il n'y a pas de soucis là-dessus.
01:12:50Elle était débordée par la situation en fait.
01:12:52Mais voilà,
01:12:54comme c'était son
01:12:56patron,
01:12:58comme moi,
01:13:00j'en imposais par la taille,
01:13:02il n'a pas discuté.
01:13:04Si c'était son patron, c'est délicat.
01:13:06Voilà.
01:13:08Malheureusement,
01:13:10elle n'est pas restée parce que
01:13:12je pense qu'il a dû insister après quand elle était
01:13:14employée
01:13:16et elle a arrêté de travailler rapidement.
01:13:18D'accord.
01:13:20Donc votre jalousie c'est juste du bon sens,
01:13:22hein Michel ?
01:13:24Je pense que c'est du bon sens.
01:13:26Après, avec le temps,
01:13:28moi j'aimais bien qu'on regarde ma femme...
01:13:30Bon par contre,
01:13:32quand elle mettait des robes un peu courtes
01:13:34et des mini-jupes,
01:13:36bon,
01:13:38elle montrait ses jambes, j'adorais ses jambes,
01:13:40donc effectivement,
01:13:42si c'était un peu trop haut...
01:13:44Ah,
01:13:46il y avait des limites quand même.
01:13:48Oui, il y avait des limites quand même.
01:13:50Mais encore une fois,
01:13:52ça dépend parce qu'il y a des hommes qui,
01:13:54au contraire, ça les excite qu'on regarde
01:13:56leur femme à condition que ce soit eux
01:13:58qui la ramènent à la maison.
01:14:00Voilà, exactement.
01:14:02Et ça,
01:14:04c'est genre,
01:14:06elle vous plaît, mais c'est la mienne.
01:14:08Voilà, c'est ça. Et comme je suis Lyon,
01:14:10donc en plus,
01:14:12Lyon est positif.
01:14:14Mais je me souviens, moi,
01:14:16d'un copain
01:14:18qui était, à l'époque,
01:14:20mannequin, donc ça fait il y a longtemps,
01:14:22et qui était magnifique,
01:14:24et il avait épousé une femme
01:14:26assez... pas très jolie d'ailleurs.
01:14:28Et un jour, je me souviens,
01:14:30je lui en avais parlé, et il m'avait dit
01:14:32je ne supporterais pas qu'on regarde ma femme.
01:14:34Comme quoi, vous voyez,
01:14:36tout est dans la nature.
01:14:38Ça le rassurait.
01:14:40Voilà.
01:14:42Mais ce qui est important, encore une fois,
01:14:44Michel, c'est que vous avez
01:14:46su réagir, parce que
01:14:48sinon,
01:14:50si vous n'aviez pas réagi, que vous fassiez
01:14:52une scène après à votre femme, ça aurait été
01:14:54plus...
01:14:56Non, je ne faisais pas de scène, mais voilà.
01:15:00J'ai intervenu tout de suite.
01:15:02Et vous, vous avez jamais dansé
01:15:04avec une autre femme un peu trop près,
01:15:06un peu trop collé-serré ?
01:15:08Si, si, bien sûr.
01:15:10Et elle me l'a reproché, là, par contre.
01:15:12Parce que...
01:15:14Bon, un peu,
01:15:16on a divorcé, mais elle m'a dit
01:15:18mais t'étais amoureuse
01:15:20t'étais amoureuse de
01:15:22cette femme. Mais c'est pas possible.
01:15:24Non, non, non. J'ai jamais été amoureux
01:15:26d'une autre femme que toi.
01:15:28Non, mais...
01:15:30Oui, mais en fait,
01:15:32c'est tout ça aussi qu'il faut dire,
01:15:34peut-être, Jean-Charles Bouchoud, c'est que
01:15:36on est avec quelqu'un,
01:15:38on n'a pas envie de le tromper, et puis
01:15:40tout d'un coup, on est en train de danser
01:15:42parce que ça se fait comme ça, c'est une soirée,
01:15:44etc. Et puis, il y a un moment donné
01:15:46où il y a un petit peu le corps
01:15:48qui prend le dessus sur la tête.
01:15:50Et puis, on s'en rend
01:15:52pas forcément compte parce qu'on est dans son
01:15:54plaisir à soi, et puis si l'autre...
01:15:56Non, mais quand son compagnon, sa compagne, est présent,
01:15:58il faut quand même faire attention.
01:16:00C'est extrêmement blessant.
01:16:02C'est ce que je suis ravie que vous puissiez dire,
01:16:04il faut pas oublier que...
01:16:06Oui, parce qu'à un moment donné, c'est le manque de respect.
01:16:08Il faut faire très attention, effectivement.
01:16:10Le manque de respect, et on y revient
01:16:12à une violence.
01:16:14C'est une violence faite à l'autre.
01:16:16Eh oui.
01:16:18C'est pour ça que c'est bien,
01:16:20peut-être, de savoir quand même communiquer
01:16:22en... Chacun
01:16:24pose un petit peu ses limites, et puis
01:16:26on se met d'accord.
01:16:28Bon, et bien, merci Michel de ce témoignage.
01:16:30En tout cas, merci à vous. Allez, on fait
01:16:32une petite pause, et on va conclure dans un instant.
01:16:36Comment reconnaître un pervers,
01:16:38et quelles sont les bonnes attitudes à prendre
01:16:40pour ne pas tomber dans ses filets ?
01:16:42Nous en parlons demain, avec Jean-Charles Bouchoud.
01:16:44Venez participer à l'émission, notre standard
01:16:46vous attend, 0826 300 300.
01:16:5014h16, Brigitte Lahaie,
01:16:52Sud Radio.
01:16:5414h16, Brigitte Lahaie,
01:16:56Sud Radio. Jean-Charles Bouchoud
01:16:58est avec nous, et on va conclure
01:17:00avec Hélène, qui est
01:17:02avec nous également. Bonjour Hélène.
01:17:04Bonjour Brigitte,
01:17:06bonjour Jean-Charles. Bonjour Hélène.
01:17:08Merci de m'accueillir dans votre émission.
01:17:10Je vous en prie.
01:17:12J'ai écouté
01:17:14depuis 14h toutes les personnes
01:17:16que vous avez écoutées,
01:17:20et j'ai l'impression d'être rentrée
01:17:22dans un trou noir dans ma vie.
01:17:26J'ai été mariée très jeune,
01:17:28parce que j'avais un père violent,
01:17:30donc à 16 ans et demi,
01:17:32je me suis retrouvée mariée,
01:17:34avec un homme de 20 ans de plus que moi.
01:17:36Mais parce que c'est votre père qui vous a
01:17:38mariée, ou est-ce que vous avez fui le...
01:17:40J'ai fui. D'accord.
01:17:42Donc c'est vous qui l'avez choisie,
01:17:44votre mari.
01:17:46Oui, on se fréquentait,
01:17:48il avait été présenté à mes parents,
01:17:52si vous voulez, la procédure
01:17:54a été faite normalement.
01:17:56C'est déjà une violence, parce que je considère
01:17:58que des parents qui autorisent
01:18:00leur fille de 16 ans et demi à se marier,
01:18:02on peut se poser la question quand même.
01:18:04C'est-à-dire que
01:18:06comme mon père était violent,
01:18:08il s'est réfugié dans une clinique
01:18:12de désintoxication,
01:18:14et moi je tenais absolument
01:18:16à ne plus rentrer chez moi, j'avais fui.
01:18:18Oui, mais je comprends que vous ayez
01:18:20eu envie de fuir, c'est pas ce que je veux dire,
01:18:22mais je veux dire, votre mère
01:18:24aurait pu vous prévenir
01:18:26et vous dire, ma fille,
01:18:28tu as 16 ans et demi, tu as peut-être le temps de trouver un homme,
01:18:30enfin je veux dire,
01:18:32là on sent pas le mariage
01:18:34d'amour sécurisant
01:18:36et positif.
01:18:38Ma mère était contre,
01:18:40mais moi je ne voulais plus rester à la maison
01:18:42parce que j'en avais assez de vivre
01:18:44cette vie-là, et
01:18:46je serais partie dans une foyer.
01:18:48Attendez, je ne suis pas
01:18:50en train de vous dire que vous avez eu tort, je dis juste
01:18:52qu'on peut quand même
01:18:54considérer que des parents qui
01:18:56laissent une fille de 16 ans et demi se marier,
01:18:58ça peut, moi ça me
01:19:00gêne un peu, voilà.
01:19:02Qu'est-ce que vous en pensez Jean-Charles Bouchoud ?
01:19:04Oui, effectivement, après je ne sais pas
01:19:06quelle était la force de conviction d'Hélène,
01:19:08est-ce que vous aviez tellement
01:19:10envie de vous marier, ou est-ce que vous aviez plutôt
01:19:12envie d'échapper au foyer ?
01:19:14Je voulais partir
01:19:16de mon foyer, justement quitter le foyer
01:19:18par le temps,
01:19:20mais à ce moment-là, mon fiancé
01:19:22m'a dit, écoute,
01:19:24si tu veux, on se marie.
01:19:26Ça faisait presque un an qu'on se fréquentait.
01:19:28J'étais
01:19:30assez mature, j'avais
01:19:32peut-être 16 ans, mais j'étais
01:19:34très mature.
01:19:36Je me suis mariée,
01:19:38donc il a fallu que je demande l'émancipation
01:19:40à mon père,
01:19:44et je me suis mariée,
01:19:46mais on s'entendait très bien,
01:19:48il était rigolo.
01:19:52Il me faisait rire, on s'entendait bien.
01:19:56D'accord, mais alors
01:19:58en quoi vous dites que c'est un trou noir ?
01:20:00Parce que
01:20:02quand j'entends
01:20:04les couples
01:20:06qui sont jaloux de leur mari,
01:20:08ou les maris qui sont jaloux de leur épouse,
01:20:10de leur compagne,
01:20:12moi, si vous voulez, je n'ai pas eu l'occasion
01:20:14de le rendre jaloux.
01:20:16Il a été
01:20:18possessif, jaloux et exclusif
01:20:20dès le départ,
01:20:22mais je ne m'en suis pas rendue compte,
01:20:24parce qu'on n'est pas d'amis.
01:20:26Moi, à 16 ans et demi,
01:20:28j'ai quitté le lycée,
01:20:30mais je n'avais pas d'amis.
01:20:34J'entends bien, vous quittez
01:20:36une famille
01:20:38qui est négative, toxique,
01:20:40pour un homme toxique.
01:20:42Ça fait penser à ce que je disais tout à l'heure sur l'isolation,
01:20:44là, on est dans les mécanismes
01:20:46qu'on discutera demain,
01:20:48de perversions narcissiques.
01:20:50Ce qui fait que,
01:20:52si vous voulez, j'étais dans un tourbillon,
01:20:54après, je suis restée deux ans,
01:20:56j'ai quitté l'école, que je n'aurais pas dû.
01:20:58Et vous êtes restée
01:21:00combien de temps avec lui ?
01:21:0216 ans.
01:21:0416 ans, mais avec
01:21:06pas mal d'enfants.
01:21:08Vous avez eu combien d'enfants ?
01:21:104.
01:21:12Voilà.
01:21:14C'était peut-être un choix de votre part ?
01:21:16Oui, ça a été un choix de ma part.
01:21:18Lui, il n'en avait pas.
01:21:20Il avait dépassé les 40 ans.
01:21:22Donc,
01:21:24voilà, c'était une...
01:21:26Et c'est vous qui avez demandé
01:21:28le divorce ?
01:21:30Ben, disons que ça s'est fait parce que
01:21:32on ne s'entendait plus.
01:21:34C'est-à-dire qu'il n'était jamais content.
01:21:36Il était jaloux,
01:21:38possessif, il vous faisait des scènes,
01:21:40il était violent.
01:21:42Mais non, justement, parce que je n'ai donné
01:21:44aucunement l'occasion
01:21:46qu'il soit jaloux.
01:21:48Vous voyez, je ne parlais à personne.
01:21:50Mais parce que vous aviez peur qu'il vous
01:21:52fasse une scène, ou parce que vous étiez
01:21:54dans un isolement
01:21:56sans vous en rendre compte ?
01:21:58Ben, disons que je sentais qu'il était
01:22:00quand même assez jaloux et possessif
01:22:02parce qu'à l'époque, c'était la
01:22:04mode des jupes courtes,
01:22:06alors qu'il me faisait porter
01:22:08des jupes longues.
01:22:10Pas de décolleté.
01:22:12Si vous voulez,
01:22:14quand j'ai eu mes enfants,
01:22:16je n'ai même pas eu le droit
01:22:18d'aller voir le ciné
01:22:20après un accouchement.
01:22:22La rééducation pérennelle.
01:22:24La rééducation, tout à fait.
01:22:26Je n'ai rien fait du tout.
01:22:28Je n'ai pas pu
01:22:30aller au cinéma avec mes enfants.
01:22:32Il avait peur que je me fasse...
01:22:34C'était son expression
01:22:36de me faire sauter
01:22:38par le projectionnisme.
01:22:40Voilà.
01:22:42Là, une fois de plus,
01:22:44on est dans le champ de la parano.
01:22:46Exactement.
01:22:48On est plus dans le sujet de demain
01:22:50que dans le sujet d'aujourd'hui.
01:22:52On est au-delà de la jalousie.
01:22:54Vous êtes complètement enfermé,
01:22:56interdit de sortir, interdit de faire ce que vous voulez.
01:22:58Et s'il vous a choisi
01:23:00à l'âge de 16 ans,
01:23:02ce n'est pas un hasard.
01:23:04Ça ressemble un petit peu
01:23:06au tout premier témoignage qu'on avait eu.
01:23:08C'est une sorte de Pygmalion
01:23:10qui vous récupère, qui vous utilise
01:23:12comme si vous étiez un bloc de marbre
01:23:14en se disant, je vais la façonner
01:23:16à l'image que je veux.
01:23:18Elle mettra les robes que je veux,
01:23:20les décolletés ou l'absence de décolleté
01:23:22que je souhaite, etc.
01:23:24Et je la garde sous cloche
01:23:26pour que personne ne puisse la regarder.
01:23:28C'est pervers, en fait.
01:23:30La pauvre Hélène,
01:23:32elle est avec un père violent
01:23:34et elle choisit un homme
01:23:36qui n'est pas le même
01:23:38mais qui ressemble.
01:23:40C'est une autre violence.
01:23:42Peut-être qu'avec votre père,
01:23:44c'est une violence physique.
01:23:46Vous n'avez pas beaucoup parlé.
01:23:48Là, c'est plus une violence psychologique.
01:23:50Mais on n'est pas très loin.
01:23:52J'ai divorcé.
01:23:54J'ai eu d'autres relations.
01:23:56Et en fait,
01:23:58il n'y avait pas de sentiment
01:24:00de jalousie.
01:24:02On s'entendait bien.
01:24:04Les jalousies que j'ai pu rencontrer,
01:24:06c'était au travail.
01:24:08Avec les collègues de travail.
01:24:10J'étais toujours
01:24:12de bonne humeur, toujours abonnante.
01:24:14Je suis assez conviviale.
01:24:16Je parle avec tout le monde.
01:24:20C'est une jalousie.
01:24:22Pas de couple.
01:24:24C'est pareil.
01:24:26C'est un peu de l'envie.
01:24:28Ce n'est pas tout à fait pareil.
01:24:30Ce sont des gens qui ont envie de vous éteindre.
01:24:32Des gens qui sont attirés par votre lumière.
01:24:34Si quelqu'un à un endroit vous dérange,
01:24:36vous n'avez qu'à changer de pièce.
01:24:38Pourquoi vouloir l'éteindre absolument ?
01:24:40C'est ce genre de jalousie
01:24:42qui existe
01:24:44même sans être en couple.
01:24:48Vos 4 enfants,
01:24:50comment vont-ils ?
01:24:52Quand on a un père comme ça,
01:24:54c'est compliqué.
01:24:56Mes enfants sont très gentils.
01:24:58C'est leurs femmes
01:25:00qui sont jalouses.
01:25:06C'est intéressant.
01:25:08Ils choisissent une femme
01:25:10en fonction du père.
01:25:12Ça nous montre une chose passionnante.
01:25:14Si je fais une thérapie,
01:25:16je me libère.
01:25:18Je libère toutes les générations
01:25:20à venir.
01:25:22On est dans la métaphysique.
01:25:26Je voudrais faire
01:25:28une thérapie.
01:25:30Je voudrais être dans les mains
01:25:32d'une telle personne
01:25:34qui saura
01:25:36me relever.
01:25:38Il faut commencer.
01:25:40Si ce n'est pas la bonne personne,
01:25:42vous en changez jusqu'à trouver la bonne.
01:25:44Quand l'élève est prêt,
01:25:46le maître arrive.
01:25:48Si vous êtes vraiment prêt à faire une thérapie,
01:25:50vous rencontrerez un bon thérapeute.
01:25:52Vos enfants auraient aussi besoin.
01:25:54On voit bien qu'ils répètent.
01:25:56C'est pour ça que je posais la question.
01:25:58On sait à quel point,
01:26:00lorsque les enfants ont eu un parent,
01:26:02les femmes aussi sont perverses.
01:26:04Il n'y a pas que les hommes.
01:26:06Il y a autant de femmes que d'hommes.
01:26:08Contrairement à ce qu'on entend en ce moment.
01:26:10Quand les enfants ont eu un parent
01:26:12pervers,
01:26:14parfois ça laisse des traces.
01:26:16Soit ils sont eux-mêmes pervers,
01:26:18soit ils choisissent parfois
01:26:20un partenaire.
01:26:22C'est une éternelle répétition.
01:26:24Oui, une éternelle répétition.
01:26:26C'est pour ça qu'on est là et que vous êtes là,
01:26:28pour éclairer tous ceux qui nous écoutent.
01:26:30Merci Hélène,
01:26:32de votre témoignage.
01:26:34On va conclure.
01:26:36Demain, on l'a dit,
01:26:38on va définir ce que sont les pervers
01:26:40et comment on peut les reconnaître.
01:26:42Vous donnerez encore une fois
01:26:44de nombreux éclairages à tous ceux qui nous écoutent.
01:26:46Tout de suite, vous retrouvez
01:26:48Alexandre Delovane.
01:26:50C'est votre avenir.
01:26:52Si vous avez envie de témoigner sur
01:26:54la perversion, vous pouvez de toute façon
01:26:56dès à présent appeler Sud Radio.
01:26:58Vous savez qu'on peut vous
01:27:00donner un rendez-vous, même la veille,
01:27:02pour le lendemain.

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