Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:00On va, sans plus attendre, enchaîner avec la deuxième et dernière table ronde de ces assises de la radio sur le thème
00:00:09« Comment assurer durablement le succès du DAB+, » et je vais demander à Charles-Emmanuel Bon, secrétaire général de Radio France,
00:00:15président de l'association Ensemble pour le DAB+, de me rejoindre dans les fauteuils.
00:00:20Alain Liberti, qui est le directeur des affaires institutionnelles de la Gardère News,
00:00:24directeur général des radios musicales de la Gardère et directeur de l'antenne d'Europe 1, c'est ça, si je ne me trompe pas.
00:00:33Emmanuelle Le Goff, qui est la directrice de la radio à Médiamétrie. Bonjour.
00:00:41Florence Filbert, qui est la directrice générale des médias et des industries culturelles au ministère de la Culture.
00:00:47Merci pour votre présence, chère Florence.
00:00:51Et enfin, Christophe Chalc, qui est le président du CIRTI et qui est également le patron de la radio Top Musique dans l'Est de la France.
00:01:01Bonjour, cher Christophe. Merci à toutes et tous d'avoir accepté de participer à ce débat selon les mêmes règles que pour le premier débat,
00:01:13c'est à dire pas de notes, pas de propos luminaires.
00:01:15On est là pour discuter et pour dialoguer avec la salle.
00:01:20Avant de rentrer dans le dur du débrief, de tout ce que vous avez pu entendre et des enseignements que vous retirez du livre blanc de la radio.
00:01:30On vient d'entendre quand même des présentations sur la manière avec laquelle le DAB se déploie en Europe et sur la promotion qui en est faite.
00:01:38Je me tourne tout de suite vers Charles-Emmanuel.
00:01:42On reviendra après plus dans le dur du livre blanc.
00:01:45Mais Charles-Emmanuel est au titre de Radio France président de l'association Ensemble pour le DAB+, qui rassemble un certain nombre d'éditeurs avec une contribution financière,
00:01:54d'ailleurs, du ministère de la Culture pour assurer la promotion du DAB+, dont on a vu lors de la présentation qu'il en a bien besoin.
00:02:04Qu'est ce que ça inspire quand on voit ce que font nos amis belges en matière de promotion et les moyens qu'ils mettent?
00:02:12Sur la promotion du DAB+.
00:02:16Bonjour à tous. Merci Hervé. Et je veux surtout tout d'abord remercier l'ARCOM et saluer le travail qui a été fait pour ce livre blanc,
00:02:25qui, je pense, vraiment marque une étape dans la création du consensus.
00:02:31Parce qu'au final, moi, ce que je retiens beaucoup de ce qu'ont fait nos camarades belges, c'est Eric a parlé de compétition.
00:02:38À un moment, le média radio, il a besoin de se rassembler. Il a besoin de travailler ensemble, justement, pour pouvoir passer et se moderniser et passer au DAB+.
00:02:47C'est un énorme chantier. C'est un chantier, bien sûr, de promotion. C'est un chantier technique.
00:02:51Vous avez rappelé également les différents sujets de planification de fréquence.
00:02:55Je pense que c'est la première fois qu'on a un travail aussi conséquent et aussi exhaustif sur la radio qui touche vraiment tous les aspects.
00:03:02Pas que le DAB+, on parle beaucoup du DAB+, ce matin, mais vous parlez également de musique, vous parlez de publicité.
00:03:08Je pense que c'est vraiment quelque chose qu'il faut saluer et une étape, pour moi, dans la création de ce consensus.
00:03:15Bien sûr, il faut faire de la promotion. Les auditeurs ont parlé de la notoriété du DAB+, en Belgique, qui atteint quasiment 80%.
00:03:24En France, on a moins de 20%. Donc, on a un travail important à faire pour développer la notoriété.
00:03:30Mais je pense qu'avant, c'est un sujet important. Mais la création du consensus et la création d'un horizon et d'une trajectoire,
00:03:37elles sont absolument indispensables pour rassembler tous les acteurs autour de la table.
00:03:41Et je pense que c'est ce que vous réussissez à faire avec ce livre blanc. Et pour ça, je veux vraiment vous en remercier.
00:03:46Merci, cher Emmanuel. En termes de moyens, c'est quand même assez impressionnant.
00:03:49C'est plusieurs millions d'euros qui sont mis sur la table chaque année pour assurer la promotion, alors qu'ils sont quand même moins nombreux,
00:03:55moins puissants économiquement que la France. Il va peut-être y avoir des choses à discuter entre les acteurs du secteur sur le sujet.
00:04:04Bien entendu. Je pense que déjà, les acteurs du secteur ont mis de l'argent, notamment sur la diffusion.
00:04:09Parce que pour atteindre 7 Français sur 10, ce sont des sommes considérables qui sont dépensées par l'ensemble des acteurs dans la diffusion.
00:04:15Maintenant qu'on a les émetteurs, il faut avoir les auditeurs. Et je pense que c'est la prochaine étape.
00:04:20Nous, Radio France, je sais que le livre blanc nous appelle particulièrement à accélérer nos efforts de promotion.
00:04:27C'était toujours compliqué de dire à nos auditeurs d'écouter le DAB+.
00:04:30Si on ne pouvait pas écouter le DAB+, là où on était, on considère qu'aujourd'hui, à 7 auditeurs sur 10, on a cette capacité.
00:04:36Donc Radio France va accroître de façon très significative la promotion du DAB+, sur ses antennes,
00:04:42pour que ses auditeurs connaissent les avantages et cette technologie qui, aujourd'hui, n'est pas assez connue de nos auditeurs.
00:04:50Christophe Chalc, président du CIRTI.
00:04:54CIRTI, juste pour mémoire, c'est 170 radios privées indépendantes locales, 8 millions d'auditeurs, 2500 salariés.
00:05:03Vous avez entendu l'appréhension du livre blanc de la radio que vous connaissez bien pour avoir, comme d'autres d'ailleurs,
00:05:10contribué très activement à son élaboration.
00:05:13Quels enseignements est-ce que le CIRTI tire, justement, de l'appréhension du livre blanc de la radio qui vient d'être faite ?
00:05:22Quel regard, notamment, est-ce que vous portez sur le chemin proposé, les deux phases, calendrier, cible, etc.?
00:05:29Pardon pour la redite, mais merci, en effet, pour vos travaux.
00:05:32Ils ont, à nos yeux, en tout cas, été menés avec pragmatisme et raison.
00:05:36Et on a passé plusieurs mois à échanger avec les services de l'Orcom, avec le président, avec Hervé.
00:05:42Ça a été le cas plusieurs fois.
00:05:43Et le rapport tel que vous l'avez présenté ce matin est porteur d'espoir pour nous.
00:05:47Je crois que c'est demain la date anniversaire de l'allumage des premières zones qui, à Paris, Marseille et Nice, avaient vu le jour le 10e anniversaire.
00:05:58Exactement, demain, je voudrais rappeler que les premières radios qui étaient partie prenante de ces expérimentations,
00:06:04j'emploie volontairement ce mot-là parce que quand on s'y est attelé à l'époque,
00:06:10on ne savait pas vraiment où en aller.
00:06:11Donc, il s'est agi pour nos adhérents, en tout cas, souvent d'expérimentation.
00:06:15Et donc, souvent, oui, les radios indépendantes ont été les premières à s'y intéresser avec quelques radios associatives.
00:06:21Il est vrai, pour nous, le DAB Plus est un sujet d'enjeu.
00:06:25Alors, nos adhérents sont principalement de deux types au sein du syndicat.
00:06:32Des radios thématiques, musicales, radio FG avec Antoine qui était au fond de la salle,
00:06:40s'appuient évidemment sur le DAB Plus pour élargir sa zone de diffusion et toucher un auditoire plus large.
00:06:45Et puis, Bertrand de Villiers pour Alouette, par exemple, a besoin, lui, de proximité en Vendée, où nous étions la semaine dernière, pour toucher son auditoire.
00:06:53Et je pense que le DAB Plus va permettre ces deux évolutions à la condition, mais vous l'avez dit, et c'est l'une des conclusions de votre rapport,
00:07:02à la condition qu'on retrouve effectivement la granularité, le mot était employé tout à l'heure, dans le fin découpage que l'AFM a permis au fil des quatre dernières décennies.
00:07:11On a beaucoup parlé de nécessité en matière d'exploitation commerciale.
00:07:15Nos clients ont souvent effectivement des zones territoriales qui leur sont attribuées.
00:07:19Mais moi, je parlerai d'abord de contenu parce qu'on voit bien que c'est la proximité qui porte.
00:07:25La crise sanitaire récente nous a profité en cela.
00:07:28Je pense qu'on a tous pris conscience pendant cette période un peu inédite qu'on avait besoin de proximité, qu'on pouvait s'intéresser à ce qui se passait dans un rayon raisonnable autour de chez soi,
00:07:36que cela n'avait rien de has-been ou de passéiste.
00:07:39Et donc, nous, on a besoin de proximité et la granularité dont on parle avec effectivement ces nouveaux multiplexes très locaux vont nous permettre demain, encore une fois, de nous conformer à ce que l'AFM nous a permis depuis 40 ans.
00:07:52Pour résumer, quand vous nous avez présenté ces travaux en avant première il y a quelques jours, on a vraiment applaudi les deux mains.
00:07:58Je voudrais vraiment vous remercier. On a entendu Tarek tout à l'heure et Jean-Baptiste vous le dire.
00:08:02C'est porteur d'espoir. Une expérimentation qui a duré 10 ans, ça a été long, mais je crois qu'on a balisé l'avenir.
00:08:09Et l'exemple belge que vous présentiez tout à l'heure nous inspire aussi.
00:08:12On doit avoir 7 ou 8 ans de retard par rapport à vous et à nous maintenant de rattraper ce retard.
00:08:18Mais on est optimiste. Enfin, merci beaucoup, Christophe, pour ce plébiscite.
00:08:25Alain, Alain Liberty, moi aussi, vous avez beaucoup.
00:08:30Je rappelle, vous êtes le directeur des affaires institutionnelles de la Gardère News et depuis quelques jours, directeur général des radios musicales de la Gardère.
00:08:40Vous êtes aussi un fin connaisseur du secteur. Vous avez également largement contribué à l'élaboration du Livre blanc de la radio.
00:08:48Même question que pour Christophe. Quels enseignements est-ce que vous en tirez?
00:08:53Quelle conclusion? Et comment est-ce que vous voyez les perspectives là aussi du calendrier en deux phases que le Livre blanc propose?
00:09:04Non, définitivement. Alors, tout d'abord, bravo pour ce Livre blanc.
00:09:14On l'a en effet découvert il y a quelques jours avec une grande satisfaction.
00:09:18Pourquoi une grande satisfaction? Parce que ce Livre blanc a enfin compilé un grand nombre de sujets, de mentions sur lesquelles nous attirions l'attention de l'ARCOM depuis plusieurs années,
00:09:31mais également des pouvoirs publics. Donc, on est très satisfait. Alors, vous connaissez aussi mon éternelle insatisfaction.
00:09:39Je pense que sur certains points, on aurait pu aller plus loin et se montrer peut être un petit peu plus insistant.
00:09:45Néanmoins, c'est une très belle feuille de route. Encore faut-il qu'après cet effet waouh que l'on connaît aujourd'hui, que derrière, il n'y ait pas un effet pchit.
00:09:57Si je prends aujourd'hui le résumé du Livre blanc qui nous a été distribué, que je vais sur le tableau, on voit que la plupart des sujets qui en fait,
00:10:06renvoient aux réglementaires ou aux législatifs. Ce sont des éléments sur lesquels nous appelons à une véritable prise de conscience depuis de nombreuses années.
00:10:17Vous l'avez dit, les quotas, les mentions légales, mais également. Et je le vois quand j'assiste presque ébahi à ce super DAB déployé en Belgique.
00:10:29Il y a une volonté politique. Des représentants gouvernementaux font partie de l'association. 15 millions, dont 7,5 millions en espaces publicitaires mis à disposition par les éditeurs.
00:10:42Mais également, si j'ai bien compris, maintenant, vous m'arrêtez si je me trompe, 7,5 millions de cash mis sur la table par l'État belge. On en est très, très loin en France.
00:10:51En France, malheureusement, on constate qu'il y a des éditeurs très engagés. Le groupe Lagardère, je vous invite à écouter nos radios, si vous ne le faites pas déjà.
00:11:00Quotidiennement, nous diffusons des messages de sensibilisation sur le DAB. Nous expliquons ce que le DAB est et quels avantages les auditeurs ont à écouter le DAB.
00:11:08Mais une fois que ça s'est fait, une fois qu'on a valorisé la diffusion de nos propres messages sur nos antennes, qu'est ce qui se passe? Où est la volonté?
00:11:17Où est la politique publique en faveur de la radio? Il y a quelques années, je précédais mon ami Christophe à la tête du CERTI.
00:11:25Et donc, j'ai eu l'occasion de rencontrer des parlementaires et les ministres qui se sont succédés ces dernières années.
00:11:32Malheureusement, le constat est fait que nous sommes face à une absence de politique publique en faveur du média radio réel.
00:11:38Les dernières avancées, les dernières évolutions réglementaires ces dernières années ont plutôt été dans le sens de l'augmentation de cette fracture de compétition et de concurrence avec l'univers du digital.
00:11:48En 2016, le renforcement des dispositions sur les quotas de musique francophone. Encore une fois, il n'a jamais été question de remettre en question l'accompagnement et l'aide naturelle.
00:11:57Nous avons besoin les uns des autres de la radio à la musique française et francophone et aux artistes.
00:12:03Mais ces dispositions ont tué la mécanique d'audience des radios musicales et moins de dix ans après, on voit le résultat.
00:12:10Les mentions légales, on sait que diffuser aujourd'hui une radio en national par an à terme, ça coûtera environ un million d'euros.
00:12:17Le groupe Lagardère a perdu entre 700 et 800 000 euros par an de revenus publicitaires liés au jeu d'argent suite à la modification de la mention légale.
00:12:26Nous avons besoin aujourd'hui de nous moderniser. Nous avons besoin d'avancer. Donc, bravo pour ce livre blanc. Je le trouve extrêmement intéressant, pertinent, intelligent.
00:12:37C'est même, d'une certaine manière, une remise en question d'une grande partie de la régulation opérée par l'ARCOM ces dernières années.
00:12:43Donc, c'est aussi très courageux. Mais maintenant, il faut que l'État et peut-être que Florence, à mes côtés, aura des bonnes nouvelles à nous annoncer,
00:12:51prendra la pleine mesure de l'attente que nous avons auprès des pouvoirs publics.
00:12:57Merci. Sachant qu'effectivement, la conclusion principale de ce livre blanc, c'est que c'est effectivement la mobilisation de tous, de l'État, du régulateur.
00:13:08L'ARCOM prenant sa large part et bien évidemment, et peut-être surtout, des acteurs eux-mêmes.
00:13:15Les éditeurs, permettez-moi de rebondir un peu, Hervé, sont maintenant mobilisés avec Charles-Emmanuel.
00:13:21On le rappelait, nous sommes engagés dans cette association tous ensemble pour le DAB. Nous y avons mis des moyens financiers.
00:13:28Nous y avons mis du temps. Nous y avons mis des centaines de milliers d'euros individuellement, par groupe, sur nos antennes déjà de communication.
00:13:36Donc, on n'a pas fait les mêmes calculs que nos amis belges. Mais aujourd'hui, je pense que ça se chiffre déjà en millions d'euros de communication.
00:13:43Nous n'y arriverons pas seuls. Il faut que ce soit véritablement inscrit dans une politique publique et on ne pourra se projeter sur le futur.
00:13:51Je crois que c'est le thème de cette table ronde sur le futur du succès du DAB.
00:13:56Si on n'intègre pas finalement la radio dans sa globalité, qu'est-ce qui fera que demain, les auditeurs continueront de préférer écouter nos radios, nos produits ?
00:14:05C'est une question de souveraineté dans l'accès à nos concitoyens et réciproquement de nos concitoyens vers leurs radios.
00:14:12Avec l'ensemble des contenus qu'aujourd'hui, nous sommes seuls capables de leur offrir.
00:14:16Merci Alain. Je reviens un instant vers Charles-Emmanuel avant de donner la parole à Emmanuel Le Goff et à Florence Filbert, parce qu'effectivement, on voit bien.
00:14:26En tout cas, c'est un point qui est très important à mes yeux et aux yeux de l'ARCOM.
00:14:31Combien ce côté compétition pour reprendre le terme employé par nos camarades belges et qui dit bien ce qu'il veut dire est extrêmement important.
00:14:43D'où cette proposition importante de transformer l'association ensemble pour plus en plateforme de pilotage.
00:14:53Est-ce que c'est possible ? A quoi est-ce que ça peut ? Est-ce que ça doit ressembler ?
00:14:58Et comment est-ce qu'en tant que président, en tant qu'escalité de l'association ensemble pour le DAPLUS, est-ce que vous percevez le chemin proposé ?
00:15:15Effectivement, l'association ensemble pour le DAPLUS aurait été créée pour faire la promotion du DAPLUS.
00:15:21Elle a vocation à accueillir plus de monde. On avait même prévu dans nos statuts qu'on puisse accueillir à la fois des industriels.
00:15:27Le SNRL a fait le choix de nous rejoindre et le prochain conseil d'administration validera son adhésion.
00:15:34Donc on a vraiment vocation à rassembler le média.
00:15:36Le SNRL, les radios associatives.
00:15:38Oui, c'est vrai que ma longue expérience du Média Radio me fait adorer les acronymes.
00:15:43Un des syndicats représentatifs des radios associatives.
00:15:47L'objectif pour nous, c'est à la fois de représenter la radio, de pouvoir également jouer ce rôle que joue ma radio.be d'entraînement du média.
00:15:58Je pense, et effectivement je rejoins ce que disait Alain, on ne peut pas le faire seul.
00:16:02Mais aussi, j'ai envie de dire, aide-toi et le ciel t'aidera.
00:16:05C'est aussi la responsabilité des éditeurs de créer cette envie, y compris au niveau de l'État, de dire nous nous prenons en main.
00:16:14Nous avons envie d'avancer. Nous investissons des soldes considérables en frais de diffusion, en promotion également.
00:16:21Et maintenant, il faut qu'on avance ensemble.
00:16:23Et je pense que cette association a tout à fait la possibilité de devenir un peu le rôle qu'avait joué.
00:16:28C'est un autre acronyme dont je ne connaissais pas les initiales.
00:16:31Le GIP pour la télévision numérique terrestre, où finalement c'était une association, ou en tout cas une structure,
00:16:37qui associait les éditeurs, qui associait également les pouvoirs publics, qui associait tout le monde,
00:16:42et qui a véritablement permis la transition de la télévision analogique vers la télévision numérique.
00:16:46Et je pense que c'est ces exemples-là qui doivent nous inspirer.
00:16:48D'être tous autour de la table, au travail, en fournissant chacun ce que nous savons faire.
00:16:53Nous savons bien faire de la communication, nous savons où sont nos auditeurs, nous connaissons les attentes de nos auditeurs.
00:16:59Nous ne pouvons pas tout faire, malheureusement.
00:17:01Et je pense que c'est ça l'objectif, c'est vraiment de s'assembler à travers toutes nos compétences
00:17:07pour emmener le média vers sa modernisation.
00:17:10Quelle est la place qu'on peut occuper au sein de l'association Ensemble Polda+,
00:17:18on va dire, dans une configuration plateforme de pilotage,
00:17:21les constructeurs et les distributeurs de matériel pour écouter la radio ?
00:17:28Je dis ça parce que, en toute franchise, sans faire la moindre brosse à reluire,
00:17:36quelle conclusion est-ce que, jusqu'ici, vous avez retiré des quatre réunions qu'on a organisées cette année à l'ARCOM,
00:17:44rassemblant justement l'association Ensemble Polda+, l'Europe entend du ministère de la Culture,
00:17:49voire du ministère de l'Économie et des Finances, dont on a remercié la présence,
00:17:54et les constructeurs et les distributeurs ?
00:17:57Christophe le soulignait, ça fait dix ans qu'on diffuse du DAP+,
00:18:00donc on ne peut pas vraiment vouloir à nos camarades distributeurs et constructeurs de terminaux
00:18:06de se dire, je vais peut-être un peu attendre, de voir si ça prend vraiment, avant de m'investir véritablement.
00:18:11Je pense que ce que montre ce livre bolant, c'est que maintenant, il y a un chemin qui est tracé,
00:18:16et je pense que la place est pleinement méritée et elle est nécessaire au sein de l'association,
00:18:22et c'est en ça que fixer une stratégie, fixer un cap, c'est quelque chose d'extrêmement important,
00:18:26parce que ça permet à chacun de se positionner, et c'est vrai que sur le DAP+,
00:18:32ça a été compliqué pour les éditeurs de radio de se positionner, c'est un sujet qui n'est pas simple.
00:18:38Je pense qu'aujourd'hui, il y a un consensus qui émerge, et que ce livre blanc en est finalement l'expression,
00:18:45et je pense que c'est à partir de ce moment-là qu'on peut vraiment mettre tout le monde autour de la table,
00:18:50puisqu'on a à la fois des dates, des objectifs, des moyens, un mode d'emploi,
00:18:55et je pense que maintenant, c'est vraiment le moment d'y aller.
00:18:58Merci beaucoup Emmanuel Le Goff, vous vous occupez à Médiamétrie plus spécifiquement de la radio.
00:19:04Le thème de cette table ronde, c'est comment assurer durablement le succès du DAP+,
00:19:08on a bien vu le nerf de la guerre, c'est bien évidemment la couverture,
00:19:13il faut que les gens puissent recevoir la radio, c'est l'équipement,
00:19:16parce que s'ils n'ont pas d'équipement, ils ne peuvent pas écouter le DAP+,
00:19:20et ensuite pour le projet de bascule à terme de la totalité du secteur dans un univers tout numérique,
00:19:29le point essentiel, ce sont les audiences,
00:19:33et on voit bien que quand on discute avec les uns et les autres, il y a une difficulté,
00:19:37il y a une espèce d'énorme trou dans la raquette aujourd'hui,
00:19:40c'est que le DAP+, se déploie, les meilleurs efforts sont faits,
00:19:44mais finalement on a l'impression que personne ne sait véritablement qui écoute le DAP+,
00:19:49et dans quelle proportion, on ne le sait ni d'un point de vue quantitatif, ni d'un point de vue qualitatif,
00:19:54comment est-ce qu'on peut faire face à cet écueil, quelles sont les perspectives ?
00:19:58D'abord, est-ce qu'on en sait un petit peu plus sur qui écoute le DAP+,
00:20:02et dans quelles proportions, et quelles sont les perspectives ?
00:20:04On en saura bientôt plus, pas tout de suite,
00:20:08mais d'ailleurs, on voit bien dans le livre blanc l'importance de mesurer l'audience,
00:20:14mais aussi la notoriété, ce que l'on fait depuis l'an dernier,
00:20:18l'équipement des foyers, pour pouvoir vraiment comprendre tout le potentiel
00:20:24qu'il peut y avoir sur l'audience du DAP+.
00:20:27Alors, sur l'audience aujourd'hui, vous savez, pour répondre à toutes les spécificités du média radio,
00:20:34Médiamétrie met en place, en co-construction avec le marché radio,
00:20:38une mesure qui doit adresser le principe de médias, on en a beaucoup parlé ce matin,
00:20:45médias de la mobilité, la moitié du volume d'écoute se fait à l'extérieur du domicile,
00:20:50médias de la proximité avec les mille stations, médias qui se digitalisent,
00:20:55et pour adresser toutes ces spécificités, on a mis en place une mesure globale
00:21:01qui repose sur deux piliers, deux méthodologies.
00:21:04Alors, il y a le déclaratif, vous en avez parlé.
00:21:07Le principe du déclaratif, l'avantage, c'est qu'on prend en compte l'ensemble des écoutes radio.
00:21:13Donc, depuis le déploiement du DAP+, la mesure intègre les écoutes en DAP+.
00:21:20Donc, pour les nouvelles stations qui se sont déployées en DAP+,
00:21:23on recueille des citations de ces stations.
00:21:26Et pour toutes les stations historiques FM, on a nativement ajouté les écoutes en DAV+.
00:21:33Donc, ça, ça permet de savoir quelle radio sont écoutées.
00:21:37Le volume global.
00:21:38Et quand il s'agit de DAP native, si j'ose dire, on sait que là, c'est forcément écouté en DAP.
00:21:42Forcément. Et donc, cette mesure, elle est complète.
00:21:47Elle mesure l'ensemble des écoutes.
00:21:49Mais justement, l'intérêt d'avoir une autre méthodologie,
00:21:51c'est de pouvoir compléter les informations de la première.
00:21:54Et donc, l'autre méthode, on est sur de la mesure automatique.
00:21:57C'est de l'audimétrie individuelle portée, l'AIP, qui permet d'insérer...
00:22:01Le principe, c'est que les auditeurs insèrent dans leurs sons une marque inaudible.
00:22:06Et cette marque est captée par les pagers qui sont portés par nos panélistes.
00:22:12Et donc, il y a eu un énorme travail des éditeurs pour encoder leurs sons,
00:22:17pour lancer cette mesure, il y a un peu moins de deux ans.
00:22:20Et aujourd'hui, on travaille avec eux pour que cette marque soit différenciée
00:22:25selon les différents flux, qu'on puisse différencier l'IP, l'AFM, le DAB+,
00:22:31et bien sûr, le replay.
00:22:34Et donc, c'est avec cette mesure que l'on va pouvoir,
00:22:37quand tout le monde sera au point en termes d'encodage
00:22:40et aura bien différencié ses flux, et on estime que cet été,
00:22:44on va pouvoir avoir un bon panorama.
00:22:49On va pouvoir mesurer...
00:22:51Cet été, toutes les radios feront du watermarking ?
00:22:54Alors, toutes les radios qui sont aujourd'hui encodées.
00:22:56Aujourd'hui, on a près de 200 radios encodées.
00:23:00Ça représente 1 600 flux qui ont dû être encodés spécifiquement.
00:23:05Et je ne compte même pas le replay et des web radios dont je pourrai parler après.
00:23:09Et donc, oui, on sera a priori quasiment au point cet été,
00:23:15pour pouvoir, dès la rentrée, sur la période septembre-octobre,
00:23:18produire pour chaque éditeur ses propres résultats
00:23:22qui différencieront le online, l'AFM, le DAB+, le replay,
00:23:28et pouvoir donc évaluer la contribution du DAB+, à l'écoute de la radio.
00:23:33C'est un panel de combien de personnes qui portent ces pagers ?
00:23:36Alors, on est entre 5 500 et 6 000 personnes.
00:23:39Donc, c'est 5 500 personnes que l'on mesure chaque jour
00:23:44et qui, chaque jour, vont pouvoir nous donner des informations
00:23:48sur leur écoute de la radio.
00:23:49Qui sont réparties dans toute la France.
00:23:51Est-ce que 5 500 personnes par rapport à 40 millions d'auditeurs,
00:23:56est-ce que c'est un panel qui est représentatif ?
00:23:59Oui, mais c'est là l'intérêt de combiner deux méthodologies.
00:24:02On parlait du déclaratif tout à l'heure. 100 000 interviews par an.
00:24:05Ça nous permet de produire des résultats au niveau national,
00:24:07quatre fois par an.
00:24:08Mais ça nous permet de produire des résultats très fins au niveau local.
00:24:12On produit les résultats sur l'ensemble des départements
00:24:14et sur près d'une centaine d'agglomérations françaises.
00:24:17C'est énorme. Il n'y a pas beaucoup d'études qui, aujourd'hui,
00:24:20reposent sur 100 000 interviews.
00:24:26Donc, c'est là qu'on voit que pour mesurer un média aussi spécifique
00:24:31que la radio, on s'appuie sur deux méthodes
00:24:33qui ont chacune leurs avantages, chacune les indicateurs clés.
00:24:39Avec IR, on va pouvoir, au niveau local, produire, par exemple,
00:24:43les nouvelles stations DAB+.
00:24:45À partir du moment où elles obtiennent de l'audience.
00:24:48Les radios locales vont pouvoir être prises en compte
00:24:51sur l'écoute en DAB+.
00:24:53Tout à fait.
00:24:54C'est un vrai gros sujet pour les radios locales qui disent
00:24:57« Nous, on est sur le DAB+, mais en fait,
00:24:59on ne sait pas du tout si on est écouté ou pas. »
00:25:02Aujourd'hui, avec les 100 000 interviews par an,
00:25:06on recueille entre 700 et 800 stations différentes.
00:25:11Donc, quasiment la totalité.
00:25:13Alors, ça ne veut pas dire qu'on produit les résultats
00:25:15de l'ensemble de ces stations,
00:25:16parce qu'il faut atteindre un certain seuil d'audience
00:25:18pour être produite.
00:25:19Mais on a quand même un panorama très large,
00:25:22via l'étude IR déclarative, des stations de radio en France.
00:25:27Ça va être vraiment un axe central, évidemment,
00:25:29pour la suite du déploiement du DAB+,
00:25:33comme on l'a vu dans la présentation
00:25:35du livre blanc de la radio.
00:25:36C'est-à-dire qu'évidemment, les radios ne s'engageront pas
00:25:38dans une bascule en tout DAB, si elles n'ont pas
00:25:40toutes leurs audiences, évidemment,
00:25:42dûment constatées, qui ont basculé sur le DAB+.
00:25:46Dernière question.
00:25:47La question à 1 000 euros, si j'ose dire.
00:25:48C'est que là aussi, les acteurs du secteur
00:25:51s'interrogent sur ce que ça coûte.
00:25:53Parce qu'évidemment, c'est des coûts supplémentaires
00:25:54d'avoir ce type de panel,
00:25:57avec une mesure automatique autoportée.
00:26:01Ça coûte cher.
00:26:02Alors là, c'est plutôt une bonne nouvelle.
00:26:04C'est-à-dire que dans IR,
00:26:06on est sur une prise en compte native du DAB+.
00:26:10Donc, il n'y a pas de surcoût.
00:26:12Et pour l'AIP, alors, il y a eu des coûts.
00:26:14On parlait des gros travaux d'encodage des stations.
00:26:17Et effectivement, il a fallu parfois s'équiper
00:26:20et changer de diffuseur.
00:26:21Donc, il y a eu des coûts qui ont été générés
00:26:23par le lancement de la mesure automatique.
00:26:25Et maintenant, par la distinction des flux.
00:26:29Mais ça reste très modéré.
00:26:30Et ils sont intégrés dans la mesure.
00:26:33Et donc, on est sur vraiment des coûts de production
00:26:35ad hoc supplémentaires.
00:26:36Donc ça, c'est plutôt la bonne nouvelle.
00:26:38Merci. Florence Filbert.
00:26:40Florence, chère Florence, d'abord, merci infiniment
00:26:42d'avoir accepté d'être présente à ce débat.
00:26:47Puisqu'on sait quand même qu'on est dans une période
00:26:50particulière d'un point de vue politique.
00:26:53Vous êtes la directrice de la Direction générale
00:26:55des médias et industries culturelles
00:26:56au ministère de la Culture.
00:26:58Donc, on est dans une période politique
00:27:00très particulière, une période de réserve.
00:27:02Et puis, une période où effectivement,
00:27:04on peut légitimement se demander
00:27:07ce qui va se passer au-delà du 8 juillet.
00:27:10Donc, c'est évidemment difficile de s'exprimer,
00:27:13de prendre des engagements,
00:27:15même si Alain Liberti le souhaiterait.
00:27:17Mais on voit bien.
00:27:19Mais en revanche, c'était très important pour nous
00:27:23que vous soyez présente.
00:27:28Pour écouter un peu tous ces échanges
00:27:30et ces débats.
00:27:31Et puis aussi et surtout,
00:27:32parce que le ministère de la Culture,
00:27:33il faut le rappeler, a quand même très,
00:27:34très activement participé à l'élaboration
00:27:36de ce livre blanc.
00:27:37Il y a eu toujours un représentant
00:27:39du ministère de la Culture pour assister
00:27:41à toutes les auditions que nous avons menées.
00:27:44Et c'est vrai que le dialogue et les échanges
00:27:46ont été très nourris tout au long
00:27:50de l'élaboration de ce document.
00:27:53Donc voilà, après cette matinée,
00:27:56qui n'est pas encore tout à fait terminée,
00:27:58évidemment, et après cette présentation
00:27:59du livre blanc et après avoir entendu
00:28:01un petit peu toutes les réactions
00:28:02des uns et des autres.
00:28:03Quelle conclusion ?
00:28:05Quel regard est-ce que l'ADGMI,
00:28:09que le ministère de la Culture
00:28:10porte sur la démarche et sur ce document
00:28:14et sur le secteur de la radio en général ?
00:28:18Merci beaucoup et merci de l'invitation.
00:28:20C'est vrai qu'on est dans une période de réserve,
00:28:22mais je vais quand même essayer
00:28:23de vous donner deux, trois éléments
00:28:26de point de vue du ministère de la Culture.
00:28:29D'abord, au risque de me répéter,
00:28:31je veux vraiment saluer le travail
00:28:34qui a été fait, remercier les équipes
00:28:36de l'ARCOM et j'en profite aussi,
00:28:38remercier les équipes de l'ADGMI
00:28:40qui ont activement contribué à ces travaux.
00:28:47Je trouve que le travail sur le livre blanc
00:28:49est très complet.
00:28:52Il est très complet sur le constat.
00:28:57Il incite clairement à une adaptation
00:29:00de l'actuel, puisque le statu quo
00:29:05n'est pas vraiment possible.
00:29:07Il n'a pas de sens, ni d'un point de vue économique,
00:29:09ni d'un point de vue environnemental.
00:29:12C'est très bien décrit, je trouve,
00:29:14dans les travaux.
00:29:16Et puis, il est très complet sur le chemin,
00:29:20sur la stratégie.
00:29:22Et bravo pour avoir tenté de fixer
00:29:25un calendrier aussi, ce qui n'est pas évident,
00:29:28surtout dans la période d'instabilité actuelle.
00:29:32Mais en réalité, on a un chemin
00:29:35et on a aussi deux conditions préalables.
00:29:38Cela a été déjà dit,
00:29:40notamment par certains d'entre vous
00:29:42et tout au long de cette matinée.
00:29:45C'est l'affaire de tous.
00:29:47En réalité, il faut que tout le monde se mobilise.
00:29:50Évidemment, toute la filière, tous les acteurs,
00:29:53l'Etat, bien sûr,
00:29:55et le régulateur aussi.
00:29:57Mais il faut un alignement
00:30:00de positions pour pouvoir réussir
00:30:03et travailler à toutes les pistes
00:30:06qui sont esquissées dans ce rapport.
00:30:09Et puis, un des préalables
00:30:12est évidemment une communication forte
00:30:14pour avoir un effet d'entraînement
00:30:17et aussi avoir un impact
00:30:20sur les auditeurs.
00:30:22Pour le ministère de la Culture,
00:30:24bien sûr, nous avons un fort intérêt
00:30:27pour le modèle ertien.
00:30:29Cela a été dit aussi, en complément de l'Internet,
00:30:32puisque c'est un modèle gratuit,
00:30:34protecteur des données,
00:30:36souverain et robuste en temps de crise.
00:30:39Mais aussi, c'est un modèle
00:30:43qui a un réseau entièrement français.
00:30:46Et donc, ça, c'est important.
00:30:48Et puis, d'un point de vue environnemental,
00:30:51plus vertueux.
00:30:53Évidemment, au ministère de la Culture,
00:30:56notre rôle est de protéger
00:30:59et d'assurer une viabilité à terme
00:31:02de ce modèle ertien, en complément de l'IP.
00:31:05Et si on se dit, et on est d'accord,
00:31:09pour dire que l'AFM s'éteindra,
00:31:12et s'éteindra un jour.
00:31:14Et puis, derrière,
00:31:16collectivement, il faut travailler.
00:31:19Un certain nombre de pistes sont évoquées,
00:31:22notamment sur les asymétries.
00:31:25Les asymétries entre les radios
00:31:28et les plateformes, notamment.
00:31:31Quand on parle d'asymétrie,
00:31:34alors d'abord, il y a des sujets
00:31:37qui se traitent au niveau réglementaire
00:31:40et au niveau législatif.
00:31:43Il y a aussi des sujets
00:31:46qui se traitent au niveau européen.
00:31:49Et puis, quand on parle d'asymétrie,
00:31:52il y a des sujets sur lesquels il faut alléger
00:31:55les contraintes sur les radios,
00:31:58et en tout cas, les modèles historiques.
00:32:01Il faut aussi essayer de contraindre
00:32:04les nouveaux acteurs internationaux
00:32:07à entrer dans le champ et se conformer.
00:32:10Voilà, pour peut-être esquisser
00:32:13l'état d'esprit dans lequel
00:32:16on se situe au ministère de la Culture,
00:32:19sur les quotas radio,
00:32:22qui est un élément de politique publique
00:32:25assez fort en matière de création
00:32:28et de promotion des oeuvres francophones
00:32:31et de la langue française.
00:32:34On est dans une optique
00:32:37où on se dit comment essayer
00:32:40de transposer ce modèle,
00:32:43qui est complexe,
00:32:46on peut travailler aussi à l'assouplir
00:32:49et à regarder comment il s'applique,
00:32:52mais comment on peut transposer ce modèle
00:32:55à l'échelle internationale,
00:32:58sachant qu'on l'a fait dans le secteur audiovisuel,
00:33:01pour la télé, pour les SMAD,
00:33:04et je trouve que sur la radio,
00:33:07on est un peu en retard sur la régulation européenne
00:33:10par rapport à ce qu'on a réussi à faire
00:33:13en termes de mise en avant de quotas,
00:33:16de contributions des plateformes numériques
00:33:19au sujet. Et puis après,
00:33:22c'est un sujet compliqué,
00:33:25on a déjà beaucoup travaillé,
00:33:28et c'est un sujet qui ne concerne pas uniquement
00:33:31le ministère de la Culture,
00:33:34on travaille avec le ministère de la Santé,
00:33:37avec le ministère de l'Environnement,
00:33:40on voit bien que les mentions légales
00:33:43n'atteignent pas l'objectif de politique publique,
00:33:46parce que d'abord, en termes de messages,
00:33:49par Santé publique France,
00:33:52et un rapport qu'avait diligenté
00:33:55un précédent gouvernement sur l'environnement,
00:33:58les mentions légales ne sont pas
00:34:01un modèle qui nous satisfait,
00:34:04en tout cas au ministère de la Culture,
00:34:07pour l'objectif de politique publique,
00:34:10et puis parce qu'il diminue les recettes publicitaires
00:34:13du Mirade des radios.
00:34:16On a essayé d'engager des travaux,
00:34:19c'est un chantier qui doit être long,
00:34:22parce qu'il faut d'abord lister,
00:34:25c'est un travail qui nécessite des modifications
00:34:28à la fois réglementaires et législatives,
00:34:31donc c'est un chantier long, mais sur lequel
00:34:34on a entamé des travaux, et puis l'autre sujet
00:34:37sur lequel on a entamé des travaux,
00:34:40c'est sur le chantier de la publicité,
00:34:43il y a eu une étude en début d'année,
00:34:46ça a été évoqué par Eva Gauthier ce matin,
00:34:49qui montre la captation de la valeur
00:34:52sur le marché publicitaire par les plateformes numériques,
00:34:55la DGMIC a lancé une consultation
00:34:58en ce début d'année, et puis on a
00:35:01des éléments de réponse qui seront sans doute
00:35:04sur la table d'un prochain gouvernement,
00:35:07mais là aussi on a matière à essayer d'agir
00:35:10sur l'asymétrie en matière de publicité,
00:35:13qui est un des facteurs pour le modèle économique
00:35:16des radios, qui est vraiment très important.
00:35:19Peut-être si j'avais un mot de résumé
00:35:22de tout ça, c'est ne perdons pas de temps,
00:35:25allons-y, essayons de travailler tous ensemble
00:35:28pour essayer d'avancer sur ce sujet.
00:35:31Merci beaucoup chère Florence pour cette intervention.
00:35:34Je voudrais revenir un petit peu
00:35:37en cette fin d'assises,
00:35:40parce que je suis extrêmement heureux,
00:35:43tout le monde semble très satisfait
00:35:46de ce livre blanc de la radio, je pense que c'est un vrai
00:35:49sujet de fierté pour moi et pour toutes celles
00:35:52et tous ceux qui ont participé à son élaboration
00:35:55et pour le président. Mais il y a aussi
00:35:58quand même des sujets qui grattent sans doute,
00:36:01et qu'il ne faut pas hésiter, c'est le moment
00:36:05d'échanger dessus. J'ai posé quand même à Christophe,
00:36:08à Charles-Emmanuel et à Alain
00:36:11la même question à laquelle ils n'ont pas répondu.
00:36:14J'aimerais bien savoir quel est votre regard
00:36:17sur la perspective de ce calendrier
00:36:20en deux phases, avec
00:36:23la phase de préparation, puis la phase
00:36:26de migration 2024-2027,
00:36:292028-2033. Est-ce que c'est quelque chose qui vous paraît
00:36:32jouable, souhaitable, amendable ? Quel regard
00:36:35vous portez dessus ? Nécessaire ?
00:36:38Ce que je tiens à préciser, je trouve que ce qui
00:36:41est original, c'est qu'on parle beaucoup de l'extinction,
00:36:44du switch off. C'était une présentation qu'on avait
00:36:47eue d'ailleurs à l'initiative de l'ARCOM, présentée
00:36:50par les Norvégiens. Je pense que c'est quelque chose qui fait effectivement peur
00:36:53à l'ensemble des radios, et Radio France en fait partie.
00:36:56Et je pense que là, vous ouvrez une façon de faire,
00:36:59peut-être à la française, en tout cas différente, qui est de
00:37:02parler de, vous parlez de gel, je ne sais pas si le mot est très
00:37:05engageant, peut-être que ça va faire réagir, mais en tout cas
00:37:08l'idée d'optimiser, c'est mon naturel
00:37:11optimiste qui dit ça, les
00:37:14réseaux FM. On a tous, et puisque
00:37:17j'ai eu la chance de travailler également pour des radios privées, j'ai
00:37:20souvenir de pas mal d'émetteurs FM qui sont plantés là parce que
00:37:23ils couvrent un morceau d'autoroute, ou parce que
00:37:26en opportunité, il avait été choisi de
00:37:29candidater à telle ou telle fréquence. Je pense qu'il y a un chemin
00:37:32entre une extinction totale, sur lequel
00:37:35effectivement, on se dit mais aujourd'hui, il n'y a pas assez de notoriété,
00:37:38il n'y a pas assez d'équipement, il n'y a pas assez d'auditeurs,
00:37:41et ce que vous proposez, c'est-à-dire une
00:37:44approche progressive
00:37:47qui permet de se dire, on peut peut-être commencer
00:37:50à optimiser, vous parlez d'arrêter de chercher des fréquences
00:37:53FM, effectivement, les dernières moissons sont assez maigres,
00:37:56donc c'est peut-être utile d'arrêter de chercher, mais en tout
00:37:59cas, de pouvoir y aller progressivement, je pense
00:38:02que c'est une approche qui est novatrice et qui est une approche
00:38:05qui, je pense, peut correspondre bien à
00:38:08la maturité du marché français et
00:38:11aux soucis que nous avons tous de ne pas laisser d'auditeurs au bord du chemin.
00:38:14Juste un mot sur le
00:38:17gel des fréquences, j'insiste
00:38:20sur ce point, il s'agit bien d'une mesure de protection
00:38:23pour les radios qui basculeraient, basculeront
00:38:26en tout d'hab, parce que je dis ça
00:38:29parce que ça me revient à la question, la question a été posée
00:38:32dans les échanges qu'on a pu avoir dans la préparation du livre blanc.
00:38:35Il ne s'agit pas, évidemment, d'aller taper sur l'épaule d'une radio
00:38:38qui est actuellement émette sur l'FM en disant, tu
00:38:41vas rire, mais on va reprendre tes fréquences et on va les geler.
00:38:44Ce n'est bien évidemment pas ce dont on parle.
00:38:47Juste une petite précision sur laquelle je pense qu'il fallait insister.
00:38:50Alain ou Christophe ?
00:38:53En 30 secondes, on avait bien compris le fait
00:38:56que l'idée était effectivement de ne pas réattribuer
00:38:59la fréquence FM d'une radio qui se serait concentrée sur le
00:39:02DAB+. La progressivité que vous proposez nous
00:39:05semble effectivement raisonnable. On avait nous-mêmes appelé
00:39:08de nos voeux le fait qu'effectivement, on puisse imaginer demain une dernière nuit bleue
00:39:11et qu'une fois que les dernières fréquences FM seraient
00:39:14réattribuées, on arrêterait d'en chercher pour nous concentrer
00:39:17à l'avenir uniquement sur le DAB+. Donc, encore une fois, les étapes que vous proposez
00:39:20entre aujourd'hui 2024 et 2033 nous semblent
00:39:23être en rapport avec le taux d'équipement,
00:39:26le taux de notoriété, tous les leviers sur lesquels
00:39:29il va falloir que nous agissions, mais on le rappelait tout à l'heure.
00:39:32Moi, je dirais que c'est à la fois ambitieux,
00:39:35mais également sage. Si j'ai bien lu
00:39:38ce rapport et ce livre blanc,
00:39:41tous ces objectifs et ces dates
00:39:44sont assortis d'un ensemble de dispositions, d'observations
00:39:47et surtout, doivent être accompagnés
00:39:50de discussions entre l'ensemble des acteurs.
00:39:53Donc, en fait, je trouve arrêter des dates,
00:39:56ça donne un objectif. En même temps, ce n'est pas
00:39:59demain matin. 2033, c'est dans une dizaine
00:40:02d'années. Donc, nous avons le temps de légiférer.
00:40:05Nous avons le temps d'adapter la réglementation. Nous avons le temps
00:40:08de nous réunir, de travailler tous ensemble pour avancer.
00:40:11Donc, je dirais que ce livre blanc, quand même,
00:40:14si on le prend véritablement tel qu'il nous est présenté aujourd'hui,
00:40:17c'est d'une certaine manière le constat et la feuille
00:40:20de route la plus ambitieuse depuis la loi de 1986.
00:40:23C'est censé projeter la radio
00:40:26sur les 20, 30 prochaines années. Donc, on ne sait pas
00:40:29où on sera dans cette période
00:40:32très éloignée, mais en tous les cas, ça donne
00:40:35le mouvement. Donc, j'espère que
00:40:38cet effet de tremplin nous servira
00:40:41à toutes et à tous. En tout cas, encore une fois, bravo
00:40:44et merci pour cet enthousiasme, je pense, qui aura été
00:40:47reçu dans toute la salle ce matin.
00:40:50Florence, un mot sur ce sujet, peut-être ?
00:40:53Oui, je pense que cette question
00:40:56du gel, en fait, est un sujet qui intéresse
00:40:59de nombreux pays européens.
00:41:02Donc, ça mériterait aussi d'y travailler au niveau européen.
00:41:05Je crois d'ailleurs, si j'ai bien compris,
00:41:08qu'il faut y travailler au niveau européen.
00:41:11Donc, ça paraît
00:41:14en tout cas utile.
00:41:17Et puis, à défaut de pouvoir y parvenir
00:41:20au niveau européen, il faudrait
00:41:23être en mesure de dégager un consensus au niveau national.
00:41:26Et donc, c'est là-dessus qu'il est
00:41:29nécessaire de travailler, parce qu'ensuite,
00:41:32pour écrire une loi sur ce sujet, il faudrait
00:41:35démontrer tout l'intérêt, l'absence d'inconvénients,
00:41:38y compris pour la population, etc.
00:41:41Donc, le sujet mérite
00:41:44une réflexion un peu plus large, sans doute,
00:41:47avec nos partenaires quand la commission
00:41:50sera aussi constituée.
00:41:53À ce stade du débat, je serais très heureux
00:41:56d'entendre, effectivement, ceux qui sont
00:41:59dans la salle, leurs réflexions, leurs questions,
00:42:02qui souhaitent s'exprimer.
00:42:05On est très, très bien dans notre timing.
00:42:08On a tout notre temps pour pouvoir discuter entre nous.
00:42:11Donc, allez-y, exprimez-vous.
00:42:17Monsieur le conseiller, merci. Jean-Baptiste.
00:42:20Merci à tous. Alors, une question
00:42:23qui taraude tous les éditeurs de programmes, surtout ceux
00:42:26qui sont là depuis une dizaine d'années à se battre.
00:42:29Alors, en France, on est un merveilleux pays. Avant de réclamer,
00:42:32là, je m'adresse au ministère de la Culture,
00:42:35avant de réclamer, il ne faut faire pas de blanche.
00:42:38Alors, moi, j'ai le plaisir de vous dire, madame, qu'en 2014,
00:42:41je n'avais pas un sou, mais on était là quand même.
00:42:44Nous avons fait, et le World DAB qui est présent
00:42:47ici nous a salués, nous avons fait un défilé
00:42:50sur les Champs-Elysées avec 100 voitures
00:42:53pour annoncer l'arrivée du DAB.
00:42:56A tel point que le World DAB a cru que c'était la France
00:42:59qui avait organisé cet événement et j'en étais très fier.
00:43:02Donc, nous avons vous qui êtes,
00:43:05madame, en ce moment,
00:43:08dans une période très compliquée.
00:43:11J'ai eu le plaisir par la suite, souvent, d'aller voir
00:43:14à titre personnel, comme un donkey shot,
00:43:17le ministère de la Culture, la DGMI,
00:43:20et bien sûr les spécialistes du Média Radio pour leur demander
00:43:23de l'aide. Je me souviens d'une dernière rencontre
00:43:26avec une femme formidable qui s'appelait Julie Ghibellini
00:43:29et qui connaissait parfaitement bien
00:43:32notre affaire de la radio,
00:43:35de la radio DAB, qui m'a bien sûr dit
00:43:38que nous n'étions pas les seuls à venir réclamer,
00:43:41que tout le monde réclamait. Donc, quelle est votre position aujourd'hui ?
00:43:44On l'a répété, moi, j'étais fasciné par nos amis belges
00:43:47qui, tout à l'heure, nous ont montré un plan
00:43:50sérieux pour le DAB et une réussite.
00:43:53Est-ce que vous pouvez, entre nous, et dans cette période
00:43:56compliquée, on peut se lâcher un peu, est-ce que vous pouvez nous aider
00:43:59sur la promotion du DAB ?
00:44:02Florence va répondre. La situation,
00:44:05elle n'est pas compliquée, mais elle est très complexe.
00:44:08C'est ce qui expliquera peut-être la difficulté
00:44:11à trop s'engager non plus dans cette période-là.
00:44:14Peut-être revenir,
00:44:17je ne peux pas faire de bilan ni d'annonce,
00:44:20donc ça va être plus simple pour moi.
00:44:23Néanmoins, l'État accompagne déjà
00:44:26le DAB et il accompagne
00:44:29la double diffusion des radios associatives,
00:44:32il accompagne la communication
00:44:35et il est dans cette logique
00:44:38d'accompagner. Ce qui est intéressant
00:44:41de regarder, c'est ce qui avait été fait
00:44:44par le JIP au moment de la bascule
00:44:47vers la TNT en réalité. Je vous invite à regarder
00:44:50ce modèle.
00:44:53Il y avait eu
00:44:56toute une période qui a duré pendant
00:44:59sept ans, je crois, enfin, en tout cas,
00:45:02près de sept ans, où on était dans une période
00:45:05de double diffusion et ce qui a
00:45:08enclenché le soutien beaucoup plus massif
00:45:11de l'État à l'époque, pas pour
00:45:14l'accompagner de la double diffusion,
00:45:17puisqu'on considérait qu'au contraire,
00:45:20ça avait des effets pervers, mais ce qui a
00:45:23enclenché, c'est la date d'arrêt. Et en fait,
00:45:26pendant une période très courte, finalement,
00:45:29en amont de la date d'arrêt, l'État s'est mobilisé
00:45:32à la fois beaucoup plus massivement sur la communication
00:45:35et sur
00:45:38l'accompagnement des particuliers en réalité
00:45:41pour
00:45:44basculer dans cette nouvelle technologie.
00:45:47Il y avait des aides à l'installation, des aides à l'équipement
00:45:50et des aides aux collectivités territoriales.
00:45:53Ça me semble être un
00:45:56cas à regarder
00:45:59précisément pour se donner une idée
00:46:02de ce que l'État serait sans doute prêt
00:46:05à reproduire. Et puis peut-être revenir
00:46:08sur le cas belge qui me paraissait intéressant.
00:46:11Si j'ai bien tout suivi,
00:46:14en Belgique, on a une taxe affectée
00:46:17qui permet à l'État de financer.
00:46:20Ce n'est pas le cas aujourd'hui
00:46:23en France.
00:46:26C'est un modèle qui divise
00:46:29les ministères, la taxe affectée.
00:46:32Mais pour vous donner une idée, pour le financement de la musique,
00:46:35on a mis dix ans à essayer
00:46:38de faire voter une taxe affectée
00:46:41pour financer un secteur donné.
00:46:44C'est aussi quelque chose sur lequel on peut travailler
00:46:47mais qui n'est pas évident dans le contexte actuel.
00:46:50Merci beaucoup.
00:46:54Autre question, autre réflexion ?
00:47:02Eric Haldebrecht.
00:47:05Merci. Je voudrais rajouter un petit élément
00:47:08pour continuer à mettre la Belgique en avant.
00:47:11Juste un élément qui me paraît
00:47:14stratégique et important dans toutes nos réflexions.
00:47:17En fait, nous venons de remettre
00:47:20aux partis politiques qui sont en train
00:47:23aussi de construire le prochain gouvernement en Belgique
00:47:26l'avis du secteur
00:47:29sur cette transition numérique, ses objectifs.
00:47:32Il nous semblait important que ce soit le secteur
00:47:35qui porte cet avis parce que pour un gouvernement,
00:47:38il nous semble que c'est plus facile
00:47:41de prendre en main le dossier à partir du moment
00:47:44où il y a une vision globale concertée, validée
00:47:47par l'ensemble du secteur.
00:47:50Ce n'est pas simple, mais ça a été un travail long.
00:47:53Ce que nous avons fait, c'est que nous avons essayé
00:47:56de gommer le mot extinction de l'AFM
00:47:59qui fait peur. Nous nous sommes ensemble
00:48:02tous mis d'accord sur des objectifs à atteindre.
00:48:05Des objectifs de volume de consommation numérique,
00:48:08d'auditeurs exclusifs, de taux d'équipement
00:48:11qui mécaniquement un jour
00:48:15amèneront les patrons de groupe, les directeurs généraux
00:48:18à prendre des décisions logiques et économiques
00:48:21de dire qu'on n'a plus que 5 ou 10%
00:48:24d'auditeurs exclusifs FM.
00:48:27Est-ce que ça vaut encore la peine
00:48:30d'avoir un coût aussi important ?
00:48:33Un dernier petit conseil belge, c'est d'éluder
00:48:36la terminologie extinction de l'AFM
00:48:39qui fait peur, mais plutôt se baser sur des critères
00:48:43à atteindre ensemble. Et puis après, les décisions
00:48:46se prendront. Merci.
00:48:49Merci infiniment pour ce partage mon cher Eric.
00:48:56Nicolas Currien,
00:48:59dont je salue la présence.
00:49:02C'est un grand plaisir à titre personnel de te voir
00:49:05parmi nous aujourd'hui. C'est un très grand plaisir.
00:49:08Je suis très heureux de te donner la parole et de t'entendre
00:49:11sur tout ce que tu as pu entendre ce matin.
00:49:14J'avais deux commentaires. Le premier, c'est le mot de la matinée.
00:49:17C'est coopétition. Bien sûr, c'est coopétition
00:49:20entre les radios pour trouver leur juste
00:49:23place dans le monde numérique. Mais à mon avis, c'est aussi
00:49:26coopétition entre le monde des radios et le monde
00:49:29des acteurs d'Internet qui ne sont pas que des ennemis
00:49:32ou des concurrents, mais qui peuvent être aussi des partenaires.
00:49:35La deuxième remarque,
00:49:38c'est dans les arguments pour vanter le DAB+,
00:49:41mais tu connais mon sentiment,
00:49:44je ne pense pas que ni la gratuité ni l'anonymat
00:49:47sont ceux qui sont à mettre en premier. La gratuité,
00:49:50tu l'as très bien expliqué aujourd'hui, tout le monde est équipé
00:49:53d'un accès à Internet. Donc le DAB+,
00:49:56ce n'est pas tellement plus gratuit que le streaming.
00:49:59Et puis sur l'anonymat,
00:50:02ce n'est déjà plus le cas lorsque tu écoutes
00:50:05le DAB+, en voiture, parce que l'ordinateur de bord
00:50:08sait très bien où tu es et même ce que tu écoutes.
00:50:11Et ça, ce n'est pas très grave non plus
00:50:14puisque l'anonymat, ce n'est plus une valeur absolue,
00:50:17c'est une valeur relative. Tous les utilisateurs,
00:50:20tous les internautes aujourd'hui
00:50:23savent bien qu'il y a un certain échange,
00:50:26ils sont prêts à céder un certain nombre d'informations
00:50:29personnelles contre une certaine amélioration
00:50:32de la variété de leurs services. Donc certes,
00:50:35la gratuité et l'anonymat sont des valeurs historiques d'ailleurs
00:50:38de l'ARCOM et avant du CSA, mais à mon avis,
00:50:41c'est des arguments, sans être méchant, un peu ringards
00:50:44pour vanter les mérites de la modernité du DAB+.
00:50:47Il vaut mieux insister sur la qualité
00:50:50d'écoute, sur la possibilité d'avoir des services associés
00:50:53dont on n'a pas tellement parlé ce matin, mais qui me paraît
00:50:56être un point important que sur ces deux aspects
00:50:59historiques qui sont maintenant tout relatifs.
00:51:02Merci mon cher Nicolas,
00:51:05c'est effectivement pour ça que je suis passé très rapidement sur ces
00:51:08sujets-là en les relativisant, même si je les ai mentionnés quand même
00:51:11parce qu'il apparaît néanmoins que lorsqu'on discute
00:51:14avec des gens, ça reste des aspects
00:51:17importants. Et puis Jacqueline
00:51:20ou Eric, je ne sais plus, non, c'était Jacqueline
00:51:23qui nous rappelait tout à l'heure que le sondage
00:51:26qui avait été réalisé à l'échelle européenne montrait combien
00:51:29les gens étaient extrêmement attachés à la réception
00:51:32hertzienne, notamment dans les
00:51:35autoradios, même si à côté de ça, ils sont très contents
00:51:38de pouvoir utiliser la 4G pour accéder à leur plateforme de
00:51:41streaming musical. Et ceux-ci n'empêchent
00:51:44pas cela. Donc effectivement, on est bien sur ces arguments-là.
00:51:47L'argument principal à mon avis,
00:51:50il y a toute la qualité du DAB+, qui permet
00:51:53de renouveler l'expérience de l'écoute hertzienne,
00:51:56qui est un point important. Et puis, pour les éditeurs,
00:51:59tu as raison de rappeler qu'effectivement,
00:52:02les grands acteurs du numérique ne sont pas que
00:52:05des ennemis. Ce n'est pas du tout l'objet
00:52:08du propos. Mais effectivement,
00:52:11si ça offre des opportunités extrêmement
00:52:14importantes pour permettre à la radio de toucher les auditeurs
00:52:17où qu'ils soient, ça constitue aussi un risque parce
00:52:20que pour des acteurs de la radio, négocier avec des
00:52:23acteurs du numérique, ce n'est pas tout à fait la même chose
00:52:26que quand on est une chaîne de télévision ou un puissant groupe de télévision.
00:52:29Là, on parle quand même d'un archipel parfois
00:52:32de petites radios qui vont se retrouver face
00:52:35à Google où ça devient compliqué.
00:52:38C'est un petit peu ce qui a été évoqué lors de la précédente
00:52:41table ronde. Je voulais aussi dire,
00:52:44ça va s'en dire, mais ça va encore mieux en le disant,
00:52:47un grand bravo à la fois pour le
00:52:50livre blanc, bien sûr, mais surtout pour le travail accompli.
00:52:53Ça fait déjà 4 ans que j'ai
00:52:56quitté l'institution et on a travaillé ensemble
00:52:59pendant plusieurs années.
00:53:02Je dois dire que je suis très impressionné par le chemin qui a été accompli
00:53:05en 7-8 ans. Non seulement impressionné, mais évidemment
00:53:08heureux puisqu'on a bien avancé.
00:53:11Je mesure aussi le chemin qui reste à parcourir, mais
00:53:14on a quand même bien avancé sur la trajectoire
00:53:17grâce aux équipes de la direction du média radio
00:53:20et de l'audio
00:53:23et grâce à ton pilotage et celui du président.
00:53:26Bravo.
00:53:27Merci beaucoup, cher Nicolas.
00:53:29Je vois que Bertrand de Villiers lève la main et souhaiterait
00:53:32s'exprimer. Il y a peut-être quelqu'un d'autre ?
00:53:35Non ? Bertrand.
00:53:38Bertrand de Villiers,
00:53:41donc le patron de la radio.
00:53:44L'intervention du président Curian, dont je partage
00:53:47le millésime, m'incite à dire quelques mots.
00:53:50D'abord, je suis frappé du peu
00:53:53d'intervention des opérateurs radio.
00:53:56Je suis opérateur depuis 1981 et je voudrais
00:53:59rappeler à Hervé, en le remerciant
00:54:02de ce travail presque consensuel,
00:54:05potentiellement consensuel.
00:54:09Ce que je lui disais à un verre à la main,
00:54:12il me pardonnera de le dire publiquement.
00:54:15Il y a une phrase de Taheran qui n'est pas très connue.
00:54:18Au moment où il avait changé de carriole à cheval,
00:54:21il y avait un changement technologique,
00:54:24il disait à son cocher
00:54:27« Va doucement Jean, je suis pressé ».
00:54:32Je vous laisse réfléchir.
00:54:34Merci Bertrand.
00:54:38D'autres questions?
00:54:44Quelqu'un lève la main au fond de la salle.
00:54:52Bonjour, on s'est rencontrés l'été dernier.
00:54:55Je suis Céline Martin, la déléguée générale
00:54:58de Radio-Campus.
00:55:01Allez jusqu'au bout de votre phrase, sinon après ta confusion,
00:55:04je vais avoir des problèmes avec ma femme.
00:55:07On avait pris un rendez-vous
00:55:10avec mon collègue Emile,
00:55:13pour parler des radios associatives étudiantes
00:55:16qu'on présente au sein de la Fédération Radio-Campus France.
00:55:19J'avais une petite question concernant les FM temporaires.
00:55:22C'est un enjeu qu'on vous avait présenté
00:55:25lors de notre rendez-vous.
00:55:28On a quelques radios qui sont calées
00:55:31sur la saison étudiante en FM temporaire
00:55:34et qui, quand elles vont vers le DAB+,
00:55:37perdent leur FM temporaire
00:55:40à des moments où elles sont prévenues
00:55:43un peu avant le début de la saison,
00:55:46alors qu'elles ont déjà noué des partenariats
00:55:49autour de cette promesse d'être diffusée en FM.
00:55:52Cela a mis quelques-unes d'elles en difficulté cette année.
00:55:55Je voulais vous poser la question
00:55:58par rapport à cette transition qui a envisagé
00:56:01de combiner éventuellement des FM temporaires
00:56:04avec une onde de DAB+.
00:56:07J'ai peur de vous décevoir avec ma réponse,
00:56:10mais on ne peut pas.
00:56:13Merci pour cette question.
00:56:16C'est un sujet qui nous a pas mal occupés cette année
00:56:19et sur lequel on a eu de nombreux échanges,
00:56:22notamment avec le CIRTI qui nous a interpellés
00:56:25à de nombreuses reprises là-dessus.
00:56:28Sur des décisions qu'on avait pu prendre
00:56:31sur des autorisations de radio temporaire
00:56:34qui avaient été accordées indûment selon son injustice.
00:56:37On donne l'impression de s'éloigner
00:56:40un peu de la question du livrement de la radio,
00:56:43mais en fait, pas tant que ça,
00:56:46parce qu'on parle bien du statut des radios sur le DAB+.
00:56:49C'est bien de ça dont il est question
00:56:52par rapport à la question que vous posez.
00:56:55On a des raisons d'exister
00:56:58en fonction de son caractère temporaire,
00:57:01comme son nom l'indique.
00:57:04Ce ne sont pas des radios temporaires,
00:57:07ce sont des autorisations temporaires à émettre
00:57:10que l'on va accorder dans le cadre d'événements particuliers,
00:57:13des événements festifs, des foires, etc.,
00:57:16qu'on peut accorder dans le cadre des radios scolaires,
00:57:19de l'éducation aux médias
00:57:22sur la durée d'une période scolaire
00:57:25ou qu'on peut accorder également
00:57:28dans le cadre de saisons touristiques
00:57:31dans certaines zones
00:57:34où il y a peu de radios disponibles
00:57:37dans des zones qui, pour le coup,
00:57:40en période touristique, sont très fréquentées.
00:57:43Hormis ces trois raisons
00:57:46d'accorder une autorisation temporaire à émettre,
00:57:49il n'y en a pas d'autres pour pouvoir
00:57:52permettre à des radios temporaires d'exister.
00:57:55C'est la loi qui le dit,
00:57:58ce n'est pas l'ARCOM.
00:58:01On va se le dire gentiment,
00:58:04ça a permis à certaines radios
00:58:07à défaut de pouvoir occuper des fréquences pérennes,
00:58:10de pouvoir malgré tout exister.
00:58:13C'était très utile parce que ce sont aussi des radios
00:58:16qui occupent, qui aménagent le territoire
00:58:19d'un point de vue médiatique et qui ont une importance particulière.
00:58:22C'est notamment le cas de votre radio.
00:58:25En ce qui concerne le DAB+,
00:58:28on ne peut pas avoir d'un côté une radio
00:58:31qui est en autorisation temporaire et n'a donc pas de statut,
00:58:34n'a pas de convention non plus signée avec l'ARCOM
00:58:37et donc aucune obligation particulière,
00:58:40aucune contrainte particulière à respecter
00:58:43dans le cadre de l'occupation de la ressource radioélectrique
00:58:46et dans le même temps,
00:58:49une autorisation pérenne sur le DAB+, donc une existence
00:58:52avec un statut, avec une appartenance à une catégorie,
00:58:55avec une convention signée avec l'ARCOM.
00:58:58On ne peut pas faire cohabiter pour la même radio
00:59:01une absence de statut et un statut réel.
00:59:04Donc, particulièrement sur les radios
00:59:07qui sont pérennisées sur le DAB+,
00:59:11qui existent véritablement en tant que tels,
00:59:14c'est difficile de leur accorder une autorisation temporaire
00:59:17sur l'AFM. Et je dirais même,
00:59:20et j'en conclurai par là, que ça va même à l'encontre
00:59:23de l'idée même que, justement, l'avenir, c'est bien le DAB+.
00:59:26Et que donc, tout le monde va se tourner maintenant vers le DAB+.
00:59:29Et que donc, d'une certaine manière, aller vers l'AFM,
00:59:32moi, je comprends très bien l'intérêt
00:59:35que vous y voyez dans l'immédiat, mais ça va un peu à rebours
00:59:38justement de la doctrine de l'ARCOM
00:59:41et du projet justement que nous proposons
00:59:44à l'ensemble du secteur.
00:59:47Une question au fond.
00:59:50Bonjour, Thomas Rouchier du Clémy,
00:59:53le Centre pour l'éducation médiale et l'information.
00:59:56Bienvenue, on est très heureux de vous accueillir aux assises de la radio.
00:59:59Merci beaucoup. La web radio
01:00:02reste le média préféré des élèves et des enseignants.
01:00:05Donc, on est très heureux de ce développement du DAB+.
01:00:08Et on a aussi, sur un appel
01:00:11à projets web radio qui existe depuis deux ans,
01:00:1493% des académies qui ont demandé
01:00:17à avoir des subventions et un parrain
01:00:20pour créer dans les écoles primaires,
01:00:23les collèges et les lycées, mais c'est surtout au collège
01:00:26que ça se développe, une web radio.
01:00:29Donc, on est très heureux de ce déploiement, très heureux du partenariat
01:00:33avec toutes les web radio, toutes les radios privées
01:00:36et publiques avec qui nous travaillons
01:00:39très bien, les radios associatives, Radio Campus,
01:00:42par exemple, et c'est vous dire que
01:00:45l'avenir, les jeunes ont ce goût de la radio
01:00:48et on est vraiment très optimiste
01:00:51pour l'avenir. Merci pour cette intervention.
01:00:54C'est très enthousiasmant de savoir que les jeunes ont une appétence
01:00:57et des envies de radio et tant mieux si ça peut permettre
01:01:00l'émergence d'une nouvelle génération de ceux qui viendront derrière
01:01:03les micros, derrière les potards dans les années à venir. C'est très important.
01:01:06Et c'est vrai que la web radio, c'est
01:01:09une bonne première marche pour aller vers la radio.
01:01:12Il ne faut jamais oublier aussi le nombre de radios associatives
01:01:15qui accueillent beaucoup d'élèves
01:01:18et d'étudiants et de jeunes
01:01:21qui ont envie de se tourner vers la radio et de s'y former
01:01:24avant de pouvoir ensuite aller vers
01:01:28des radios commerciales privées
01:01:31et au public d'ailleurs.
01:01:34Et c'est vraiment
01:01:37tant mieux et c'est très riche
01:01:40et très enthousiasmant pour nous.
01:01:43Et en complément, on va vous dire que, bien sûr, le Clémy propose des ressources.
01:01:46On a créé un Vademecom spécialement sur comment créer
01:01:49sa web radio scolaire, mais aussi un parcours magistère et c'est très
01:01:52important d'avoir ce parcours qui est donc reconnu par la Direction générale
01:01:55de l'enseignement scolaire qui permet à des enseignants, encore une fois du premier
01:01:58degré comme du second degré, de se former à la web radio.
01:02:01Et on a eu ces deux dernières années 270%
01:02:04de formations en plus. Donc le grand
01:02:07intérêt des enseignants, pour de
01:02:10multiples raisons, notamment sur le travail autour de l'oralité,
01:02:13d'utiliser le média radio en classe.
01:02:16Merci beaucoup pour cette intervention. Ce n'est pas au cœur du
01:02:19Livre blanc de la radio, mais je crois qu'on ne dira jamais assez le rôle
01:02:22que le secteur de la radio joue dans l'éducation aux médias,
01:02:25qui est un point extrêmement important pour
01:02:28toutes les générations, d'ailleurs, pas seulement pour les jeunes, surtout
01:02:31par les temps qui courent, si je peux me permettre ce petit commentaire personnel.
01:02:34Encore une ou deux questions ?
01:02:37Une ou deux interventions ?
01:02:40Pierre ? Oui, c'était pour réagir
01:02:43par rapport à la question sur les radios temporaires en DAB,
01:02:46pour dire qu'on était
01:02:49nous-mêmes titulaires d'une fréquence
01:02:52temporaire sur le DAB, sur Nantes,
01:02:55pour promouvoir une radio qui s'appelle Sun Junior,
01:02:58qui justement s'adresse aux plus jeunes,
01:03:01avec qui on fait des ateliers tout au long de l'année. Donc c'est une manière aussi
01:03:04de valoriser leur travail.
01:03:07Et c'est aussi une question que doit se poser
01:03:10l'ARCOM sur la transposition de ce qui est possible
01:03:13en FM sur le DAB, et en tout cas
01:03:16que doivent soutenir les syndicats des radios associatives
01:03:19dans la mesure où beaucoup de radios associatives sont nées
01:03:22d'expériences temporaires.
01:03:25Et je pense que même pour les radios commerciales,
01:03:28c'est aussi des sujets qui peuvent être très pertinents. On l'a vu tout à l'heure
01:03:31avec des exemples anglais sur la radio
01:03:34temporaire liée à des artistes
01:03:37qui peuvent aussi, sur des événements sportifs,
01:03:40sur des événements particuliers, ouvrir des perspectives
01:03:43pour s'adresser au public d'une manière
01:03:46un peu particulière, et redynamiser aussi
01:03:49nos métiers et nos structures.
01:03:52Donc je voulais quand même
01:03:55m'assurer que l'ARCOM avait
01:03:58en tête la possibilité de
01:04:01réserver peut-être de la place dans les canaux
01:04:04dont on a parlé ce matin
01:04:07dans le livre blanc, pour permettre quand même
01:04:10de maintenir ces possibilités d'événements
01:04:13radiophoniques temporaires.
01:04:15C'est une très bonne question. Pour être tout à fait honnête,
01:04:18Pierre, je n'ai pas la réponse à la question.
01:04:21C'est vraiment une très bonne question.
01:04:24Effectivement, on prend le point. Merci.
01:04:27Christophe.
01:04:29Juste un point pour répondre sur cette question précise.
01:04:32C'est vrai que la difficulté pour une radio temporaire,
01:04:35quand tu as intégré un multiplex, c'est le fait que le coût du multiplex,
01:04:39il n'est par définition pas temporaire.
01:04:42Donc techniquement, je ne sais pas comment ça peut...
01:04:45comment cette question peut être traitée de main, mais indiscutablement,
01:04:48c'est plus difficile effectivement d'intégrer dans un modèle
01:04:51collectiviste plutôt que...
01:04:53Ou alors des small scale dab temporaires,
01:04:56c'est quand même un peu... Je ne sais pas.
01:04:59C'est une question.
01:05:02Une dernière question,
01:05:05une dernière réflexion. Oui.
01:05:08Parce qu'il y en a deux,
01:05:11ce n'est pas grave.
01:05:14Bonjour. Dans le rapport,
01:05:17il est pointé différents sujets.
01:05:20La double diffusion pour les radios FM,
01:05:23DAB+, l'attachement des Français aux médias radio.
01:05:26Moi, je représente des radios locales,
01:05:29les radios du groupe Ouest-France.
01:05:32Je pense que l'attachement est lié aussi à la proximité
01:05:35dont Christophe parlait.
01:05:38Et quand on nous oppose, ou quand on est dans la compétition
01:05:41avec les GAFA,
01:05:44qui polient de temps en temps nos flux,
01:05:47avec un avantage financier pour certains,
01:05:50ne pourrait-on pas imaginer, à l'époque où on parle de RSE,
01:05:53une forme d'incitation faite aux annonceurs
01:05:56pour communiquer sur des médias qui emploient des journalistes
01:06:00dans une période où on voit bien que la qualité,
01:06:03la véracité de l'information est primordiale.
01:06:06Ça, c'est un sujet pour les états généraux de l'information.
01:06:09Si je ne me trompe pas.
01:06:12Christophe, ça faisait partie des idées
01:06:15qu'on appelait de nos voeux en novembre 2021.
01:06:18Tu utilisais à la manœuvre l'époque
01:06:21et les assises de l'audiovisuel local
01:06:24nous avaient effectivement permis d'imaginer
01:06:28deux solutions.
01:06:31D'abord, une labellisation qui nous permettrait simplement de dire
01:06:34qu'on est reconnu dans ce qu'on apporte au territoire tout au long de l'année.
01:06:37Et après, pourquoi pas une incitation fiscale
01:06:40dont profiteraient les annonceurs qui investiraient sur des médias locaux
01:06:43pour qu'on puisse continuer à faire ce travail,
01:06:46œuvre de démocratie.
01:06:49On couvre parfois des fonds de Valais où il n'y a pas grand monde
01:06:52et où il y a de moins en moins de presse écrite de papier
01:06:55qu'on signerait dès demain, si demain ça nous était proposé.
01:06:58Mais on a cru comprendre que l'État avait
01:07:01quelques autres dossiers à traiter pour le moment
01:07:04avant celui-ci. Mais en tout cas, on restera vigilant
01:07:07sur ce point-là, bien sûr.
01:07:10Ça fait complètement partie des sujets qui sont remontés
01:07:13dans le cadre de la consultation qu'on a conduite
01:07:16suite à l'étude sur la publicité.
01:07:19C'est une proposition qui suit son chemin.
01:07:23Et puis, c'est complètement aussi dans l'esprit
01:07:26des travaux des états généraux de l'information
01:07:29dont les conclusions ont malheureusement été reportées.
01:07:32Mais ça fait aussi partie de leurs travaux.
01:07:35On espère que ce type de proposition,
01:07:38on va pouvoir travailler sur ce type de proposition
01:07:41assez vite.
01:07:44Merci beaucoup d'avoir soulevé ce point.
01:07:47Une petite dernière ou on s'arrête là ?
01:07:50Parce qu'il fait très chaud aussi.
01:07:53Il me reste à vous remercier infiniment
01:07:56d'avoir participé à ce dernier débat.
01:07:59Il y a marqué dans le programme
01:08:02qui m'appartient la conclusion.
01:08:05Je vous préviens, ça va être très court.
01:08:08Merci beaucoup.