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00:00Sylvain Maillard est dans ce studio. Bonsoir Sylvain Maillard, merci d'être là.
00:04Bonsoir, c'est l'heure du pain. Vous allez bien ?
00:06Je vais bien et je suis très heureuse que vous soyez dans le studio.
00:08On a tellement de sujets à aborder ensemble.
00:10D'abord, je vais quand même commencer par cette guerre commerciale qui fait trembler tout le monde.
00:13C'est vrai qu'on a une économie qui ne va pas bien
00:17et la guerre que vient de déclencher Donald Trump ne va pas arranger les choses.
00:21Il y a une grosse inquiétude au niveau des industriels.
00:24On va en parler. Emmanuel Macron a réuni en urgence hier les différentes filières industrielles
00:29qui pourraient être impactées par ces annonces.
00:32On voit que la bourse de Paris dégringole.
00:34Est-ce que, selon vous, il y a un moyen d'enrayer ça ?
00:37Est-ce qu'on doit partir à la guerre contre Donald Trump
00:40ou est-ce qu'il n'y aurait pas un moyen de négocier, d'essayer d'arrondir les angles ?
00:43Là, on file droit dans le mur. En tout cas, c'est le sentiment qu'on a.
00:46Il faut une réponse extrêmement forte de l'Europe.
00:48C'est un bras de fer. Donald Trump menace, moi je crois profondément, la croissance mondiale.
00:55Il faut un bras de fer pour qu'il comprenne très vite qu'il est en train de s'enfermer
01:00dans un système perdant-perdant pour tout le monde.
01:03Il n'en demandera pas, il l'a dit lui-même.
01:06Il ne dit jamais qu'il reviendra sur sa décision.
01:09Vous ne regardez pas forcément l'autre en ayant peur.
01:12Nous sommes le premier marché mondial. Il faut en être conscient.
01:15Les Etats-Unis ont besoin du marché européen.
01:18Nous allons faire en sorte de répliquer avec des droits de douane,
01:21ce qui est la réponse la plus bête, mais on n'a pas le choix,
01:25pour faire comprendre à Donald Trump, ses alliés et l'économie américaine
01:30que nous les affaiblirons autant qu'ils nous affaiblissent.
01:33Mais vous pensez que ça va vraiment les impacter ?
01:35Si nous, on rétorque par des droits de douane supplémentaires,
01:38est-ce qu'ils ne sont pas tournés vers un autre marché ?
01:40Je ne sais pas. Quelles conséquences ? Est-ce que vraiment ça pourrait leur tordre le bras ?
01:44Bien sûr que c'est extrêmement dur.
01:46Toutes les industries qui seront impactées,
01:49je pense beaucoup aux numériques par exemple,
01:51qui ont besoin du marché européen pour se développer,
01:54vont être impactées.
01:55Ce que nous devons faire au niveau de l'Europe,
01:57c'est bien choisir les cibles et les domaines dans lesquels nous allons taxer.
02:01Ça ne sert à rien de taxer de façon très large
02:04et qui pourrait plutôt être négatif pour nous.
02:07Par contre, il y a tous les secteurs dans lesquels nous sommes en concurrence
02:11avec les Américains sur le marché européen, là il faut taxer.
02:15Parle-t-on d'une même voie au niveau européen ?
02:17Oui, très clairement.
02:18J'étais la semaine dernière en Chine avec Jean-Noël Barrault.
02:21On avait sur des négociations aussi tarifaires sur le cognac et l'armagnac,
02:25on a obtenu des vraies avancées.
02:27On était aussi avec le commissaire européen,
02:30Steve Kovic, qui est en charge du commerce.
02:33On a pu avoir une discussion très claire
02:36sur la politique à suivre par rapport à la Chine,
02:38mais surtout par rapport aux Etats-Unis.
02:40Ce qui est très difficile dans les négociations,
02:41c'est qu'entre la discussion que peut avoir le commissaire
02:45ou ses équipes avec les représentants de Donald Trump
02:48et les annonces faites deux heures plus tard,
02:51il peut y avoir une vraie dissonance.
02:52Donc on a en face de nous, je crois,
02:56une administration qui est un peu perdue par rapport aux propos de Donald Trump.
02:59Tout le monde est perdu par rapport à ses propos, effectivement.
03:02Est-ce qu'on a une action ? Très bien.
03:04On parle de même voie au niveau européen,
03:06mais va-t-on et peut-on réagir rapidement ?
03:08Parce qu'il y a urgence à réagir.
03:11Oui, ce qu'on a demandé, c'est un tout petit peu de temps
03:13pour être sûr de la liste des produits et des services que nous voulons taxer.
03:17Mais combien de temps, Sylvain Maillard ?
03:18Nous, ce que nous avons dit,
03:19et ce à quoi s'est engagée la Commission européenne,
03:21c'est d'avoir une réponse avant la fin avril,
03:23de façon assez ferme, mais assez fine.
03:26Tout ce qui serait d'une annonce précipitée,
03:29comme l'a fait Donald Trump,
03:30on s'aperçoit que parfois c'est grotesque,
03:33parfois ça rate la cible,
03:34et surtout, ça va impacter son économie.
03:36Nous, ce que nous voulons,
03:37c'est prendre quelques jours pour bien être sûr
03:39que nous dégradons le moins possible l'économie européenne
03:42et que nous faisons le plus mal possible à l'économie américaine.
03:45C'est un bras de fer.
03:46Je vous le dis encore une fois,
03:48ce n'est pas nous qui l'avons voulu,
03:49mais on va défendre nos emplois,
03:50on va défendre notre économie.
03:51Il y a urgence.
03:52Si on prend la filière du vent et des spiritueux,
03:54plus de 100%,
03:55mais c'est la mort du secteur !
03:56Le luxe !
03:57Le luxe !
03:58Évidemment, Jules Torres !
03:59On n'a pas le malin dans le plateau, lui, pardon.
04:01Le luxe !
04:02Moi, je m'économie en vainquant le luxe, pardon, Jules Torres.
04:04En vainquant le luxe !
04:05C'est une catastrophe !
04:06Blague à part, évidemment,
04:07il y a des secteurs entiers.
04:08Vous savez, on expliquait
04:09que lorsque Donald Trump était en campagne,
04:10il regardait les voitures qui passaient
04:12dans Times Square au New York
04:13et il regardait le nombre de voitures allemandes
04:15et ça l'obsédait.
04:16C'était quelque chose qui était chez lui
04:17quelque chose d'invraisemblable
04:18tellement il se disait que cette balance commerciale
04:20et que la désindustrialisation des États-Unis
04:21était un drame.
04:22Donc, je suis d'accord avec ce que dit Sylvain Maillard.
04:24Il faut évidemment riposter,
04:25mais ne croyez-vous pas aussi
04:26qu'il y a un enjeu
04:27et que c'est aussi une alerte
04:28qui nous dit finalement,
04:29vous Européens,
04:30organisez-vous aussi
04:31pour réindustrialiser
04:32le vieux continent
04:33et pour pouvoir avoir aussi
04:34des secteurs stratégiques
04:35en France,
04:36en Europe,
04:37en Allemagne ?
04:38Oui, très clairement,
04:39c'est transformer la contrainte
04:40en opportunité.
04:41La fameuse phrase de Bergson,
04:42il faut faire en sorte
04:43d'être beaucoup plus souverain.
04:44Le monde du 21ème siècle
04:45doit être un monde
04:46d'industries plus souveraines,
04:47des territoires plus souverains.
04:49C'est ce que fait largement la Chine
04:51depuis un bon nombre d'années.
04:53C'est ce que veut faire Donald Trump.
04:55C'est ce que nous voulons faire
04:57et ce que nous devons faire,
04:58accélérer.
04:59Nous avons la chance
05:00d'avoir le premier marché mondial.
05:01On l'oublie,
05:02parce qu'on a l'impression
05:04qu'elle est toujours plus faible
05:05ou moins bien que les autres.
05:06En réalité,
05:07on a le premier marché mondial.
05:08Il nous faut probablement
05:09être plus protecteurs
05:12que ce que nous avons fait
05:13et notre philosophie
05:14qui a été plutôt
05:15la liberté du marché.
05:17C'est un changement d'air,
05:18mais évidemment,
05:19il y aura des impacts,
05:20je le dis,
05:21pour beaucoup de Français,
05:22mais en réalité,
05:23pour tous les Français
05:25parce que très vite,
05:26on va avoir, évidemment,
05:27un risque inflationniste
05:28et surtout,
05:29on va avoir une remontée
05:30des taux d'intérêt.
05:31Ça, on ne peut pas le faire.
05:32Les taux d'intérêt,
05:33ça touche tout le monde
05:34et tous les investissements.
05:35Les taux d'intérêt,
05:36puis si l'inflation,
05:37les prix à la consommation
05:38repartent à la hausse,
05:39pardon,
05:40mais c'est une catastrophe
05:41parce qu'ils n'ont pas baissé
05:42depuis la dernière inflation.
05:43Ça s'est stabilisé,
05:44ça repart.
05:45Les Français ont vraiment
05:46besoin de réponses
05:47et vous êtes sur ce dossier.
05:48Sylvain Maillard,
05:49député de Paris,
05:50Ensemble pour la République,
05:52C'est tout de suite
05:53sur Europe 1.
05:54Je voudrais qu'on revienne
05:55sur ce professeur d'université
05:56qui a été obligé
05:57d'interrompre son cours
05:58à cause de ces militants
05:59pro-palestins
06:00qui sont entrés
06:01à Lyon 2
06:02dans son cours.
06:03A tout de suite sur Europe 1,
06:0419h26.
06:05Sylvain Maillard,
06:06député de Paris,
06:07Ensemble pour la République
06:08est avec nous dans ce studio.
06:09Sylvain Maillard,
06:10je voudrais juste vous faire
06:11vous entendre peut-être
06:12avoir votre regard
06:13sur cette scène
06:14qu'a décrite Maël Hassani.
06:15On en parlait aussi
06:16dans le journal de 19h.
06:17Ce professeur d'université
06:18contraint de quitter son cours
06:20parce que pris à partie
06:21par des militants
06:22pro-palestiniens
06:23qui rendent dans l'amphithéâtre
06:24le trait de sioniste
06:25tout simplement
06:26parce que publiquement
06:27il a dit
06:28écoutez, vous savez quoi ?
06:29La fin du ramadan,
06:30on ne fait pas la fête dans la fac.
06:31Moi, ça n'a pas lieu d'être.
06:32Je vous l'ai fait simple,
06:33mais c'est ça l'histoire.
06:34Sylvain Maillard,
06:35est-ce que vous comprenez ?
06:36Ça vous inspire quoi d'abord
06:37cette scène ?
06:38Je rappelle qu'en France,
06:39l'antisémitisme n'est pas
06:40une opinion,
06:41c'est un délit.
06:42C'est un an d'emprisonnement,
06:4345 000 euros d'amende.
06:44J'espère que l'université
06:45Lyon 2
06:46portera plainte
06:47et que ces 15 individus
06:48zozo
06:49qui sont venus
06:50pour certains d'entre eux
06:51cagouler
06:52seront poursuivis
06:53devant les tribunaux
06:54et seront lourdement sanctionnés.
06:55Je le rappelle,
06:56être étudiant,
06:57ce n'est pas être
06:58avec un permis
06:59ou une immunité.
07:00Vous êtes étudiant,
07:01c'est-à-dire
07:02vous êtes un citoyen français,
07:03vous êtes passible
07:04d'être poursuivi
07:05devant tous les tribunaux
07:06français
07:07et sanctionnable.
07:08C'est un délit.
07:09C'est un délit.
07:10C'est un délit.
07:11C'est un délit.
07:12C'est un délit.
07:13Le fait qu'ils soient sanctionnables
07:14et qu'ils portent plainte
07:15et que ce genre
07:16d'intrusion
07:17qui dévalorise
07:18évidemment
07:19l'université
07:20qui est odieux
07:21soit lourdement
07:22sanctionnée.
07:24Mais voilà,
07:25mais on en parlait effectivement
07:26pour dire aux
07:27auditeurs de Europe 1
07:28On évoquait
07:29le cas de Sciencesポ
07:30qu'il y a eu
07:31des scènes
07:32similaires.
07:33Le problème
07:34c'est que
07:35ce sont les autres étudiants
07:36qui ne disent rien
07:37qui payent
07:38les pots cassés
07:39de ces situations.
07:40C'est quand même
07:41insupportable.
07:42C'est une petite quinzaine d'étudiants d'extrême-gauche qui, en effet, sont des fauteurs de trouble,
07:47qui défendent soi-disant la liberté, mais qui sont en fait, eux, les véritables censeurs qui refusent le débat.
07:53Ce monsieur, il n'a rien fait d'autre que de demander l'application stricte de la loi à des associations d'extrême-gauche étudiantes.
08:01Et pour cela, il n'est pas vraiment soutenu par l'entièreté, ni la classe politique, ni par l'université.
08:07L'université doit porter plainte contre les 15 auteurs de ces attaques.
08:11Sylvain Maillard, des sanctions sévères contre ces individus ?
08:15Je le redis très clairement.
08:16Parce qu'il va porter plainte, le professeur.
08:18Je l'ai dit au président, il y a un an, lors d'une audition, je l'ai dit au président de l'université.
08:23J'ai dit, l'université, ce n'est pas un monde à part de la société française.
08:26Ce n'est pas une question de sanctions.
08:28C'est, on porte plainte, et c'est directement devant les tribunaux.
08:31Je le redis, j'ai fait moi-même, j'ai l'honneur d'avoir fait voter en 2019,
08:35une résolution qui fait en sorte que l'antisionisme et l'antisémitisme sont la même chose,
08:41et sont punissables d'un an d'emprisonnement, 45 000 euros d'amende.
08:44Je dis, je pousse ce professeur, s'il ne l'a pas déjà fait, je pousse cette université Lyon 2, si elle ne l'a pas fait,
08:52de déposer plainte, faire en sorte que les étudiants, il n'y a pas de sorte d'immunité à faire n'importe quoi, et surtout de faire un délit.
09:02Mais Sylvain Maillart, ce qui est dingue, c'est qu'on ne sait pas, effectivement, parce que sioniste, c'est gratuit.
09:06Enfin, je veux dire, ils arrivent...
09:08Je demande ce que vient faire le sionisme là-dedans.
09:09Qu'est-ce que le sionisme vient faire là-dedans, vous voyez ?
09:11Pascal Delatour-Dupin, quand on dit sale sioniste, moi j'avais vu avec Alain Finkielkraut,
09:18quand on dit sale sioniste, en fait, c'est que tout le monde doit comprendre sale juif.
09:21Et c'est pour ça que nous avons changé la définition de l'antisémitisme,
09:25et fait en sorte que quand on dit sale sioniste, tous les tribunaux de France savent très bien que vous dites sale juif.
09:30Et quand on dit sale juif, c'est un an d'emprisonnement.
09:32Jusqu'à un an d'emprisonnement, 45 000 euros d'amende.
09:34C'est interdit, c'est un délit en France.
09:36C'est un délit en France, et c'est bien de le rester.
09:37C'est un stratagème de certains, effectivement, à l'extrême gauche,
09:39de dire sale sioniste pour ne pas dire, effectivement, sale juif.
09:41C'était correct avec vous.
09:42Mais on peut aussi imaginer qu'il y ait une sanction pour ces élèves,
09:44non seulement vous l'avez parlé aux yeux de la loi, mais aussi de la part de l'université.
09:49On ne va jamais les retrouver, ils étaient masqués !
09:51Ils sont masqués !
09:53C'est lâche !
09:55Généralement, on sait identifier les étudiants d'extrême gauche qui crient ce genre de slogan.
09:59Quand vous parlez avec des chefs d'établissement ou des professeurs,
10:03ils savent en général qui sont ces fauteurs de trouble.
10:05Mais parfois, ils ont peur aussi, les dirigeants, parce qu'il n'y a pas de vague.
10:08Ils ont peur, les patrons de l'université, de sanctionner certains de ces étudiants
10:11parce qu'ils ont de la liberté d'expression.
10:13Il va y avoir une campagne de victimisation,
10:15il va y avoir des manifestations contre ces présidents de l'université.
10:17C'est difficile !
10:18Certains de ces élèves sont soutenus par les enseignants-chercheurs, certains d'entre eux.
10:21Il y a quand même un écosystème à l'université
10:23qui a été mis en place pendant des années parce qu'on a laissé faire,
10:25où il y a ces messages-là qui ont quand même table ouverte.
10:28C'est vrai ! Il a raison, Paul Melun.
10:31Les universités sont vérolées par des petits groupes qui viennent se mettre au trouble.
10:35Ne mettons pas toutes les universités dans le même sac.
10:38Je dis des petits groupes !
10:40Ne mettons pas tous les présidents d'universités qui font leur travail.
10:42Il y en a qui travaillent très bien, qui font en sorte de tenir,
10:45et puis il y en a où c'est beaucoup plus difficile.
10:46Bien sûr, mais ils n'en sont pas responsables.
10:48À côté d'eux et des directions d'universités quand c'est très difficile,
10:51il faut être de leur côté et leur dire évidemment qu'ils seront protégés,
10:54mais surtout que l'université c'est un lieu d'apprentissage.
10:57Ce n'est pas un lieu où on fait délit après délit.
11:00Bien sûr, Sylvain Maillard.
11:02Mais bon, c'est bien de le rappeler.
11:03Jules Thorez, ça va ?
11:04Ça va très bien et vous ?
11:05Je vous dis pourquoi.
11:06Il est en train de pianoter sur son téléphone.
11:08Ça me fait penser à ma prof de français quand je te connais.
11:10C'est loin d'étudiant sur le portable.
11:12Vous le voyez, Sylvain Maillard.
11:13Veuillez nous excuser.
11:14On va parler politique.
11:15Je vous réveille.
11:17C'est ça, c'est ça.
11:18Bien sûr, bien sûr.
11:19C'est cumulable.
11:20Sylvain Maillard, on va parler politique.
11:21On va avoir un dimanche assez chargé puisqu'il va y avoir...
11:24Alors, le meeting de Gabriel Attal est quand même un peu plombé,
11:27disons les choses.
11:28C'est-à-dire, un, par le rassemblement du RN.
11:30Pourquoi plomber ?
11:31Mais non, parce qu'il y a plusieurs choses qui vont se passer en même temps.
11:33Oui, il y a plusieurs choses.
11:35Il y a un rassemblement national et démocratique.
11:37Il y a des rassemblements négatifs contre la justice,
11:43d'extrême gauche, d'autre d'extrême droite.
11:46Et puis nous, on va parler de démocratie.
11:48On va parler de république.
11:49On va parler d'avenir.
11:51Vous attendez du monde ?
11:53Oui, beaucoup.
11:54Je crois qu'on a un peu plus des derniers chiffres.
11:56Je ne sais pas les années, mais on est à un peu plus de 6000 personnes inscrites.
12:00Et pour nous, notre objectif, on aura entre autres l'ancienne présidente de la Géorgie,
12:05des députés ukrainiens.
12:08Et on va être là pour parler de la république, de la démocratie,
12:11de quelles sont nos valeurs et de se tourner vers l'avenir.
12:15Pour nous, c'est une réunion positive.
12:17Et j'invite tous ceux qui écoutent Europe 1 aujourd'hui,
12:23et s'ils le veulent, à venir participer dimanche, toute la journée,
12:26à la Cité du Cinéma.
12:28Vous serez bienvenus.
12:29Oui, mais c'est vrai que ça tombe mal.
12:31La vérité, Sylvain Maillard, vous la connaissez.
12:34Il a dû mettre des prises de parole un peu plus tôt dans la journée,
12:37alors qu'elle s'était prévue en amonde dans l'après-midi.
12:40Il a fallu un peu adapter le programme.
12:41Le pauvre Gabriel Attal, il n'y peut rien.
12:43C'est pas lui qui a décidé de condamner à une inéligibilité Marine Le Pen.
12:46Vous en pensez quoi d'ailleurs de cette condamnation, Sylvain Maillard ?
12:48Je suis venu à ce micro pour en parler largement.
12:50Oui, mais ce n'était pas chez moi, c'est dommage.
12:52Ce n'était pas chez moi, c'est dommage.
12:54Eh bien merci.
12:55Écoutez, il y aura un jugement en appel d'ici un an.
12:58Elle a fait appel.
12:59Elle est présumée innocente.
13:02Puisqu'il y a discussion sur l'exécution provisoire de l'inéligibilité,
13:10pour le moment, depuis huit ans que Marine Le Pen ou l'Assemblée nationale
13:14est à l'Assemblée nationale, je ne les ai jamais entendues porter un texte ou en parler.
13:19Je crois qu'il y a une initiative pour en parler.
13:22Nous en parlerons.
13:23Nous, ce que nous disons très clairement, c'est que la justice doit être respectée.
13:27La justice est le cœur du pacte républicain dans lequel nous sommes.
13:31Et que nous devons protéger.
13:33Il y a trois juges qui ont jugé en fonction de ce que...
13:36Moi, je suis l'un des 577 députés.
13:38Ce qu'est la loi.
13:39Moi, je suis un député, c'est-à-dire que je suis dans la loi, comme Marine Le Pen.
13:42On doit suivre la loi.
13:43Elle est applicable à n'importe quel d'entre nous autour de la table
13:47ou qui écoute à l'heure actuelle Europe 1.
13:49Par contre, nous, on a une chance.
13:51Une chance supplémentaire, c'est que nous sommes les députés.
13:54C'est qu'on a le droit de changer la loi parce que nous avons été élus par nos concitoyens.
13:57Mais voilà, si la loi ne va pas, on change la loi.
14:00C'est ainsi que ça se passe.
14:02Par contre, on ne peut pas contester une décision de justice
14:06qui a été prise sur la loi que nous avons nous-mêmes votée.
14:09Les députés de l'URN n'avaient pas voté à l'époque.
14:11En 8 ans, on n'a pas changé de loi, ils n'ont pas proposé un débat.
14:15Au contraire, vous savez ce qu'ils ont proposé ?
14:17C'est une fois qu'il y a une peine, une sanction sur du détournement
14:21exactement des 4 millions.
14:23Détournement, c'est inéligibilité à vie.
14:25C'est ça que proposait le RN.
14:27Mais le sujet, vous le savez bien M. Maillard, c'est l'exécution provisoire.
14:30Et en l'occurrence, la juge n'a pas fait qu'appliquer la loi.
14:33Elle s'est servie de la loi avec des justifications qui, honnêtement, sont contestables.
14:37Le risque de récidive, Marine Le Pen n'est plus députée européenne.
14:40Ça va être compliqué de frôder, de détourner l'argent européen.
14:44Le risque de trouble à l'ordre public, je ne vois pas en quoi
14:47le fait que Marine Le Pen n'ait pas l'exécution provisoire
14:50provoquerait un trouble à l'ordre public.
14:53Ce qui est extraordinaire, c'est qu'il y a 4 millions sans détournement d'argent public.
14:56Et on a l'impression que tout le monde s'en fout.
14:59Ben non, finalement, cet argent, c'est vrai que payer des majordomes,
15:03payer des chauffeurs, payer des amis, ce n'est pas grave.
15:07Et qu'au fond, ce qui est très très grave, c'est ça.
15:10Elle a la chance, comme n'importe lequel d'entre nous, elle a été jugée
15:13et elle a le droit de faire appel.
15:15Moi, je salue la décision des juges qui est tout à fait indépendante en France
15:19qui décide de juger l'année prochaine en appel.
15:22Et elle pourra se pourvoir, je crois qu'elle s'est déjà pourvue en appel.
15:27Sylvain Maillard, juste une question avant de vous laisser.
15:30Vous êtes le co-auteur d'une proposition de loi
15:32qui vient d'être votée en commission des lois de l'Assemblée nationale
15:34qui vise à changer le mode de scrutin électoral pour les municipales
15:38à Paris, Lyon et Marseille, pour arriver dans l'hémicycle dès lundi.
15:41Cette proposition de loi, parce que vous voulez redonner du pouvoir aux électeurs
15:44pour élire directement leur maire.
15:46C'est vrai qu'à Paris, ça ne fonctionne pas comme les autres communes de France.
15:49Paris, Lyon, Marseille.
15:50Oui, Paris, Lyon, Marseille, bien sûr.
15:52C'est très simple, ces 3 villes, quelle que soit la couleur politique,
15:55sont coupées en deux depuis maintenant 40 ans.
15:58Parce que Gaston Deferre, en 1982, a inventé un système particulier
16:02qui lui permettait de gagner sans être majoritaire à Marseille.
16:05Et donc nous, on dit tout simplement,
16:07on veut pour la gouvernance et la bonne gouvernance de ces villes,
16:09faire en sorte qu'un Parisien égale une voix, un Marseillais égale une voix,
16:13un Lyonnais égale une voix.
16:14Ça me paraît évident.
16:15C'est plein de bon sens.
16:16Personne et aucune opposition ne s'y oppose en disant
16:19c'est vrai qu'il faut changer le mode de scrutin.
16:21Après, il y a toujours des discussions,
16:22mais en commission, ça a été largement voté.
16:24Et on sera en hémicycle lundi soir.
16:26Je le dis, je pense que c'est très important qu'on mette plus de démocratie.
16:31Dans ces 3 villes, on vote moins que partout ailleurs.
16:34Oui, parce que vous votez pour des gens,
16:36mais c'est quelqu'un d'autre qui arrive effectivement à la mairie.
16:38C'est très particulier.
16:39Et puis nos concitoyens lyonnais, parisiens, marseillais,
16:43c'est quand même 10% du corps électoral.
16:45Beaucoup d'entre eux, en fait, ne viennent pas voter en disant
16:47ça n'a aucun intérêt.
16:48On a le même système que le système américain d'ailleurs.
16:51À part 3-4 arrondissements, en fait,
16:55par exemple à Paris, moi je suis élu parisien,
16:57il y a 3-4 arrondissements qui peuvent basculer.
16:58Sinon, moi je peux déjà vous dire qui va être le maire d'arrondissement,
17:00qui va gagner dans tous les arrondissements.
17:02Et donc, il y a un moment, il faut faire en sorte
17:04que le maire de Paris, de Lyon, de Marseille,
17:06soit le maire de tous les lyonnais, tous les parisiens, tous les marseillais.
17:10Et c'est ce à quoi nous nous appliquons depuis mercredi en commission.
17:14Et maintenant, en hémicycle.
17:15Voilà, et dans l'hémicycle, à partir de lundi.
17:17Merci infiniment Sylvain Maillard, député de Paris-En-Somme pour la République.
17:20Et à dimanche alors ?
17:21Bah à dimanche !
17:22Si t'es du cinéma !
17:23Mais non, désolé, parce que moi je suis...
17:24On y sera tous, hein !
17:25Oui, vous y serez pas bien sûr !
17:26Oui, oui, je commenterai moi, je commenterai Sylvain Maillard !
17:29Il y a beaucoup, beaucoup d'invités.
17:31C'est pour la démocratie, c'est fédéral.
17:33Pas tous ensemble, pas tous ensemble !
17:34Et positif !

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