Avec Jean François Blanco, avocat et membre de l'opposition au conseil municipal de Pau, Ghislain Benhessa, avocat et auteur de "On marche sur la tête" aux éd. L'Artilleur / Emmanuel Razavi, grand reporter et spécialiste du Moyen-Orient
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00:00:00Nous sommes en guerre et c'est Poulain sans réserve évidemment, vous aurez compris le jingle.
00:00:06Numéro où on va parler d'abord de l'affaire Betaram, on continue d'en entendre parler avec de nouvelles plaintes.
00:00:13Jean-François Blanco, avocat et membre de l'opposition au conseil municipal de Pau sera avec nous en direct au téléphone.
00:00:19Ensuite on va parler bien sûr du Proche-Orient avec Trump dans le conflit israélo-palestinien mais aussi en Iran.
00:00:27Notre invité sera Emmanuel Razavi, grand reporter spécialiste du Moyen-Orient.
00:00:31Est-ce que c'est là le prochain endroit de point chaud de la planète ?
00:00:37Et puis à 13h évidemment la condamnation de Marine Le Pen, justice politique ou non.
00:00:43Nous aurons avec nous Guylain Benessa, avocat auteur de On marche sur la tête aux éditions de l'artilleur
00:00:51qui est président de l'association Amour de la justice et premier vice-président d'application des peines au tribunal de Nancy.
00:00:58Un débat qui promet d'être animé sur cette décision de justice qui amène à des manifestations ce week-end.
00:01:04On est ensemble jusqu'à 14h sur Sud Radio 0826 300 300 si vous souhaitez réagir ou poser vos questions et on se retrouve tout de suite.
00:01:15Alexis Poulin, sans réserve, l'invité.
00:01:19Et notre invité pour commencer Jean-François Blanco, avocat et membre de l'opposition au conseil municipal de Pau. Bonjour.
00:01:25Oui bonjour.
00:01:27Merci d'être avec nous. On voulait revenir sur Sud Radio sur les derniers développements dans l'affaire Bétharame qui n'en finit pas.
00:01:35Il y a des nouvelles plaintes qui ont été déposées.
00:01:38Il y a un livre qui va sortir avec un témoignage de la fille de François Bayrou qui a été scolarisé à Bétharame également.
00:01:44A Pau, quelle est l'ambiance suite à cette affaire et aujourd'hui quelle va être la défense de François Bayrou pour continuer d'essayer de faire croire qu'il n'était pas au courant à l'époque ?
00:01:59A Pau, l'émotion est très profonde.
00:02:03Il s'agit même d'une sidération parce que l'on se rend compte que depuis la fin des années 50, à Notre-Dame de Bétharame, à quelques kilomètres de Pau,
00:02:13où des centaines de jeunes habitants de notre ville, de notre région ont été scolarisés, régnait une véritable terreur.
00:02:25Au-delà de l'association des victimes qui s'est créée, il y a eu d'autres mouvements qui continuent de se joindre à ces victimes, notamment politiques ?
00:02:39Sur le plan des réactions, il y a bien sûr l'action indispensable, fondamentale du collectif des victimes avec 200 plaintes.
00:02:49Et au niveau politique, une interpellation de François Bayrou parce que la question que chacun se pose est de déterminer s'il avait ou non connaissance des violences qui étaient infligées à des enfants et à des jeunes pensionnaires à Notre-Dame de Bétharame.
00:03:05Qu'en est-il ? Est-ce que vous pensez qu'il était au courant ? Est-ce que vous avez les preuves qu'il était au courant ?
00:03:11Ou est-ce qu'il peut effectivement ne pas avoir eu vent de ce qui se passait à Bétharame alors qu'il était quand même proche de l'établissement vu que ses enfants y étaient scolarisés ?
00:03:22François Bayrou ne pouvait pas ignorer les violences qui étaient infligées aux enfants à Notre-Dame de Bétharame pour plusieurs raisons.
00:03:30D'abord, il avait demandé un rapport et s'il avait lu le rapport de cet inspecteur, il aurait constaté que les violences étaient caractérisées et même des tortures, avec la torture du perron.
00:03:41Ensuite, son épouse enseignait le catéchisme à Notre-Dame de Bétharame, ses enfants étaient scolarisés à Notre-Dame de Bétharame et ce qui s'est passé c'est qu'en réalité il a pris parti pour Notre-Dame de Bétharame.
00:03:57Il n'ignorait pas la situation mais il a soutenu l'institution catholique Notre-Dame de Bétharame.
00:04:04Et dans quel but ? Pourquoi avoir soutenu cette institution alors qu'il n'ignorait pas les exactions qui s'y passaient ?
00:04:11Je pense qu'il s'agit de sa famille spirituelle, la famille catholique traditionnaliste à laquelle en réalité il est très lié et c'est ce que nous révèle le scandale de Notre-Dame de Bétharame.
00:04:25Il s'agissait aussi d'une institution qui accueillait les notables, peut-être que pour lui il était inimaginable, inconcevable que de telles violences et notamment les violences sexuelles puissent se développer dans cette institution mais c'était pourtant la réalité.
00:04:42Donc il y aurait eu un déni de sa part mais est-ce que aussi on peut dire que dans cette institution il y avait un traitement différent selon que vous soyez fils de notable comme vous venez de le dire ou non protégé par votre statut ou votre nom de famille ?
00:04:57Évidemment et c'est l'un des côtés les plus révoltants de ce qui se passait à Notre-Dame de Bétharame puisque les victimes que je défends, souvent des victimes enfants de viol à répétition, avaient des origines modestes, n'étaient pas protégées.
00:05:18Et nous avons constaté que c'était souvent le cas des enfants persécutés, suppliciés de Notre-Dame de Bétharame alors que les enfants de notable échappaient au pire sévice.
00:05:30Donc il y avait ce deux poids deux mesures qui permet d'expliquer le déni de François Bayrou vu que ses enfants n'auraient pas eu ce traitement dégradant évidemment et d'avoir fermé les yeux et les oreilles sur ce qui se passait au sein de l'établissement.
00:05:45Oui et une autre donnée doit être prise en compte c'est la différence entre les externes, les enfants de François Bayrou étaient externes, n'étaient pas à l'internat et les enfants qui résidaient à l'internat de Notre-Dame de Bétharame qui étaient vraiment sous la couple, sous la domination des religieux et des laïcs qui les persécutaient.
00:06:08Et ça c'est ce qui a tout changé évidemment dans le statut des victimes que vous défendez aujourd'hui. Quel est leur état d'esprit ? Est-ce qu'ils s'attendent à une justice rapide ou est-ce qu'ils sont résignés de voir qu'y compris au plus haut sommet de l'État le Premier Ministre continue, même s'il les a rencontrés, d'être dans un certain déni ?
00:06:29Ils sont étonnés et déçus du déni dans lequel François Bayrou s'est installé dont il ne sort pas mais ils sont surtout très inquiets parce que la justice à l'heure actuelle n'est pas prête à répondre à leur demande.
00:06:43Les plaintes ont été enregistrées mais elles ne seront pas traitées parce que le procureur de la République de Pau considère que pour l'immense majorité d'entre elles, elles sont prescrites.
00:06:54Et c'est un vrai débat. De mon côté, je demande au procureur d'élargir la saisine du juge d'instruction et de permettre à toutes les plaintes d'être investiguées, d'être instruites pour que la justice soit réellement rendue, pour que les victimes soient entendues sans que l'on s'abrite derrière la prescription.
00:07:15Oui, c'était d'ailleurs une des recommandations autrefois du travail de la civise sur les violences sexuelles faites aux enfants, de revenir sur la prescription.
00:07:28Pourquoi cette volonté de ne pas avancer sur le dossier des violences sexuelles faites aux enfants ? On a l'impression que ça bloque à tous les étages.
00:07:37Et pourtant, il y a beaucoup d'autres bétarames visiblement en France, des institutions qui maltraitent les enfants depuis des années.
00:07:48Oui, le bétarame a révélé l'ampleur de ce phénomène et son caractère insupportable parce que c'est un véritable système.
00:08:00Et c'est d'ailleurs ce que je mets en avant pour demander le dépassement de la prescription traditionnelle.
00:08:05Parce que quand des infractions s'inscrivent dans la sérialité, quand il s'agit d'un système et quand elles sont accompagnées de dissimulations,
00:08:14les dissimulations organisées par la congrégation Notre-Dame de Bétarame et d'une manière générale par l'église, la prescription doit être dépassée.
00:08:22Il n'est pas concevable que les prédateurs, les agresseurs, les violeurs s'abritent derrière une prescription alors qu'ils ont participé à la dissimulation de leurs crimes.
00:08:33Mais d'ailleurs, il y a certains de ces prédateurs qui sont toujours à Bétarame.
00:08:39Oui, et l'un d'entre eux, qui à l'heure actuelle est en détention depuis le 21 février 2025, était encore parmi l'encadrement de Bétarame durant l'année 2024.
00:08:53Ce qui confirme l'existence persistante du déni.
00:08:58Et il n'y a pas de faits de victimes plus récentes par rapport à ce qui s'est passé à Bétarame ?
00:09:05Ou est-ce qu'on va encore découvrir d'autres victimes selon vous dans cette affaire ?
00:09:12Il y a malheureusement fort à parier qu'il y ait d'autres victimes parce que les exactions n'ont pas cessé.
00:09:20Mais ce qui est important aujourd'hui, c'est que toutes les victimes soient entendues.
00:09:24Je défends des victimes qui ont été supplicées au début des années 60, également dans les années 1990.
00:09:35Si le parquet de Pau conserve sa vision fermée de la prescription, l'instruction sera encadrée dans des limites trop étroites pour permettre à la justice de connaître à la fois l'ampleur des supplices
00:09:51et aussi les complicités qui ont permis l'installation de ce système tortionnaire pendant toutes ces années.
00:09:58Mais est-ce qu'il n'y a pas une omerta aussi dans la région ? Pour qu'il y ait justice, ce procès ne devrait pas se faire ailleurs qu'à Pau ?
00:10:08C'est une question qui se pose. Moi, pour l'instant, je me suis adressé au procureur d'un république de Pau
00:10:14en lui demandant d'élargir le champ des investigations, d'élargir les périodes concernées et les faits concernés par l'instruction.
00:10:26J'attends sa réponse. Je vais présenter tous les arguments juridiques qui permettent cet élargissement.
00:10:32Si ce n'est pas le cas, effectivement, la question se posera du dépaysement éventuel de cette procédure.
00:10:40Et vous êtes aussi un membre de l'opposition au conseil municipal de Pau.
00:10:45On sait que François Bayrou est très attaché à son ancrage local, qu'il est toutes les semaines et qu'il préside ce conseil municipal.
00:10:52Quelle est l'ambiance au sein du conseil municipal depuis les révélations sur Bétarame ?
00:10:57L'ambiance est lourde parce que, lors du dernier conseil municipal, François Bayrou a une fois encore essayé de se justifier
00:11:06mais n'a pas dit la vérité parce que la vérité, c'est qu'il connaissait les violences infligées aux enfants et aux pensionnaires de Notre-Dame de Bétarame.
00:11:14Il persiste dans le déni, ce qui est incompréhensible.
00:11:18L'ambiance est également lourde parce qu'il nous a expliqué qu'il cumulait les fonctions de Premier ministre et de maire de Pau
00:11:24parce qu'il voulait maintenir son ancrage local.
00:11:29Mais avec le scandale de Notre-Dame de Bétarame, nous voyons bien que l'ancrage local est une théorie.
00:11:36Parce que s'il est ancré localement, comment a-t-il pu passer à côté des violences infligées aux enfants et aux pensionnaires de Notre-Dame de Bétarame ?
00:11:45Est-ce qu'il n'y a pas là un risque pour François Bayrou d'être censuré prochainement et donc de perdre à la fois son poste de Premier ministre
00:11:53et de perdre aussi les soutiens qu'il a à Pau au conseil municipal ?
00:11:59Qui trop embrasse mal étreint. Je pense que la fonction de Premier ministre est suffisamment importante
00:12:06et même fondamentale et difficile dans les circonstances que nous connaissons
00:12:11pour que François Bayrou se consacre uniquement à cette responsabilité
00:12:16sans essayer de maintenir une base de repli à Pau dans sa fonction de maire parce que finalement c'est bien le sujet.
00:12:24C'est ça, c'est un repli, une assurance en quelque sorte pour lui de garder cet ancrage.
00:12:30Est-ce qu'il y a la colère gronde sur le déni et les mensonges à répétition de François Bayrou
00:12:38au-delà même du conseil municipal mais je veux dire dans la population locale ?
00:12:43Oui, dans la population locale à Pau c'est l'incompréhension parce que tout le monde a compris que François Bayrou
00:12:49ne pouvait pas ne pas savoir ce qui se passait au niveau des violences à Notre-Dame de Bétarame.
00:12:55Il le nie parce qu'il est resté passif et cela crée une véritable incompréhension, à mon avis un rejet
00:13:04parce que ce qui compte avant tout pour un responsable politique c'est sa relation à la vérité.
00:13:10Je demande encore à François Bayrou de dire la vérité, de dire ce qu'il savait
00:13:15et de sortir du déni dans lequel il s'est enfermé depuis le 11 février dernier à l'Assemblée Nationale
00:13:22en prétendant qu'il n'était pas informé.
00:13:24Mais je crois que la stratégie de son côté c'est de continuer parce que s'il revenait sur ce déni
00:13:29il serait obligé d'avouer qu'il a menti devant l'Assemblée Nationale.
00:13:34Il a rendez-vous avec la justice puisque moi j'ai déposé des plaintes sur ces sujets
00:13:40auprès du procureur de la République de Pau et il a rendez-vous aussi avec la commission d'enquête parlementaire
00:13:46devant laquelle il faudra qu'il prête serment avant de faire sa déclaration.
00:13:52Ce sera le moment de vérité. Il faudra qu'il réponde à cette question.
00:13:56Est-ce qu'on a des dates pour ces auditions ?
00:13:59Sur le plan judiciaire, aucun calendrier n'a été porté à ma connaissance
00:14:04mais cela ne devrait pas tarder outre mesure.
00:14:07Par contre devant la commission d'enquête parlementaire, d'après ce qu'il m'a été donné de savoir
00:14:12c'est au mois de mai à la fin des investigations de la commission d'enquête parlementaire
00:14:17que François Bayrou sera entendu.
00:14:19La commission d'enquête qui est menée par Violette Spielbou
00:14:23et un député insoumis également qui travaille sur cette affaire
00:14:29pour savoir au-delà de Bétharame même ce qui s'est passé.
00:14:33Est-ce que vous êtes confiant vis-à-vis des victimes que vous défendez
00:14:38que la justice va se rendre compte de l'ampleur de cette affaire
00:14:43et accepter d'aller au-delà de la prescription ?
00:14:50Franchement, je suis perplexe parce que
00:14:54le choix qui a été fait à l'origine de restreindre l'information judiciaire
00:14:59aux événements reprochés à la personne mise en examen le 21 février
00:15:03est un choix qui me questionne, que je ne comprends pas
00:15:06parce qu'il aurait été possible d'ouvrir l'information judiciaire, d'ouvrir les enquêtes
00:15:11sur la période débutant en 1957
00:15:15en disant l'ensemble des faits de viol, de torture, de traitement inhumain et dégradant
00:15:20donc la méthode qui a été utilisée à l'origine pénalise la recherche de la vérité.
00:15:25Ce que je demande au procureur de la République à Pau
00:15:29c'est d'enfin prendre conscience qu'il s'agissait d'un système
00:15:32qui a été protégé par l'OMERTA, par la dissimulation
00:15:35avec la responsabilité de la congrégation des pères de Bétharame.
00:15:41Merci beaucoup Jean-François Blanco
00:15:44avocat et membre de l'opposition au conseil municipal de Pau
00:15:47d'avoir répondu à nos questions.
00:15:49On va suivre bien sûr les développements de cette affaire Bétharame
00:15:52qui n'en finit pas avec ce premier ministre François Bayrou
00:15:56qui continue d'être dans le déni comme vous venez de l'entendre.
00:15:59La commission d'enquête permettra de faire la lumière
00:16:02c'est bien sûr extrêmement important d'en savoir plus.
00:16:06On va marquer une courte pause et se retrouver pour un édito
00:16:09sur cette affaire de l'école maternelle de Saint-Ouen
00:16:12qui déménage face aux dealers.
00:16:15Et oui on est en France et c'est comme ça qu'on gère les points de deal.
00:16:18Allez à tout de suite.
00:16:20Alors on va parler de cette affaire incroyable quand même
00:16:23c'est à Saint-Ouen en France.
00:16:25Une école maternelle figurez-vous qui se retrouve face à un point de deal.
00:16:29Alors bon dans un pays normal, normalement la police arrive
00:16:33les dealers sont arrêtés et les enfants peuvent aller à l'école sans être inquiétés.
00:16:37Mais on est en France et pas n'importe laquelle la France d'Emmanuel Macron.
00:16:41Alors on a décidé de faire une votation.
00:16:44Demander aux parents s'ils préféraient que les enfants déménagent
00:16:47plutôt que la police arrête les dealers.
00:16:50Et bien figurez-vous que c'est un grand moment de démocratie locale
00:16:53comme nous dit le maire Karim Bouamran en l'écoute.
00:16:56C'est une belle expression démocratique parce que comme vous avez pu le constater
00:16:59énormément de personnes se sont déplacées pour pouvoir trancher sur deux options
00:17:04soit on déplace les quatre classes dès la rentrée prochaine c'est-à-dire au mois d'avril
00:17:10ou soit le report se fait au mois de septembre.
00:17:13Ah oui donc il y avait quand même deux options
00:17:15soit on déménageait en avril soit en septembre.
00:17:18Il n'y avait pas l'option on arrête les dealers et on protège les enfants
00:17:22avec une présence policière accrue.
00:17:24C'est quand même étonnant cette façon de faire.
00:17:27Et là vous savez on parle souvent des territoires perdus de la République.
00:17:30Ce n'est pas le cas puisque regardez il y a eu un vote
00:17:32il y a une belle expression démocratique
00:17:34et puis des deux choix a été choisi le fait de déménager le plus rapidement les enfants
00:17:38pour éviter qu'ils n'apprennent le métier sur le tas, le métier de dealer
00:17:42à savoir ils pourraient déjà dire ARA plus rapidement que les getter traditionnels.
00:17:46On va écouter la suite avec Karim Bouamran
00:17:49qui continue de se féliciter de ce grand moment démocratique.
00:17:52Mais quel que soit l'issue du scrutin
00:17:56nous aurons un renforcement, un grand renforcement du service public
00:17:59donc un renforcement en termes de sécurité, en termes de présence humaine.
00:18:02Le très court terme c'est travailler avec toutes les autorités
00:18:06pour qu'il y ait un renforcement de l'appropriation de l'espace public
00:18:10et ensuite concomitamment c'est poursuivre ce qu'on a déjà lancé
00:18:13à savoir le réaménagement, la rénovation, la réhabilitation, la végétalisation
00:18:18et surtout...
00:18:20Waouh ! Donc il va falloir se réapproprier l'espace public
00:18:23avec une présence humaine accrue
00:18:26et puis on est sauvé, il y aura une végétalisation du quartier.
00:18:30Merci Karim Bouamran à le maire de Sointoin
00:18:32très rassurant sur la lutte contre le narcotrafic
00:18:35c'est vrai que c'est une des priorités, il y a une loi qui a été votée cette semaine
00:18:38d'ailleurs on se dit, ah ben voilà, enfin les points de deal vont être démantelés
00:18:42les narcotrafiquants remis dans ces prisons de haute sécurité
00:18:46promises par Gérald Darmanin, le ministre de la Justice
00:18:50Bruno Retailleau qui s'est montré très impliqué dans ce dossier du narcotrafic
00:18:54à tel point d'ailleurs qu'il n'a pas voulu répondre aux questions de la presse
00:18:57sur ce cas emblématique de l'école de Sointoin
00:18:59et qu'il a envoyé un ministre délégué au ministère de l'Intérieur
00:19:03il s'agit de François-Noël Buffet
00:19:06qui était bien embêté et qui expliquait
00:19:08oui regardez c'est super, nous aussi on a fait de la grande démocratie sur le narcotrafic
00:19:12et c'est aussi malheureusement la révélation de ce que l'on dit maintenant depuis plusieurs mois
00:19:17à savoir que les stupéfiants, les drogues sont partout, sur tout le territoire
00:19:21que ce soit urbain ou rural dans nos écoles
00:19:25et que nous avons bien raison d'avoir fait voter le texte sur le narcotrafic
00:19:30ces éléments juridiques, cette loi qui va nous donner des moyens supplémentaires
00:19:34Une loi qui va donner des moyens supplémentaires ?
00:19:36Mais alors au-delà de dire simplement mais envoyer les flics et arrêter les dealers
00:19:40c'est quoi les moyens supplémentaires de cette loi narcotrafique ?
00:19:43A quel moment, dans quel pays on déménage les écoles face au point de ville ?
00:19:47Ben c'est en France comme je le disais et la France d'Emmanuel Macron
00:19:50et ben on n'est pas sortis des ronces
00:19:52Alexis Poulin, sans réserve, l'invité
00:19:56Et sans transition, notre invité est Emmanuel Razavi
00:20:00grand reporter spécialiste du Moyen-Orient
00:20:02on va parler international avec vous, bonjour
00:20:06Bonjour, merci de me recevoir
00:20:08On a vu les derniers développements au Proche-Orient
00:20:12notamment avec Donald Trump très actif
00:20:14non seulement il veut annexer le Groenland
00:20:17il met les tarifs douaniers évidemment
00:20:19mais il a aussi été très dur par rapport à l'Iran
00:20:22et il y a évidemment les récents mouvements de Benjamin Netanyahou
00:20:28pour la reprise des hostilités à Gaza
00:20:31avec de nombreuses frappes qui ont fait de nouveaux morts
00:20:34Quel est l'état des lieux aujourd'hui dans la région ?
00:20:38Alors d'abord sur Gaza et Israël et les opérations de Tchahal
00:20:45et puis l'Iran ensuite, on en parlera avec vous
00:20:49Vous l'avez très bien dit, très bien rappelé je trouve à travers votre présentation
00:20:53Il y a Gaza, il y a l'Iran, évidemment tout est lié
00:20:55parce que le Hamas, qui est quand même le problème majeur
00:20:59les terroristes du Hamas ce sont des proxys de la République islamique d'Iran
00:21:04je vous rappelle qu'il y a encore des otages israéliens
00:21:07qui sont débrouillés par le Hamas, le djihad islamique
00:21:10peut-être le FPLP qui sont d'autres proxys de l'Iran
00:21:14pas qu'islamistes, le FPLP c'est marxiste
00:21:18évidemment Israël aujourd'hui veut essayer de mettre un terme
00:21:23à la détention de ces otages
00:21:26pour autant qu'on sache combien sont encore vivants d'une part
00:21:29et puis il y a une chose qui est en train de se passer
00:21:32ça rejoint le début de votre question
00:21:34Donald Trump a mis en garde Téhéran contre des frappes
00:21:38si Téhéran n'acceptait pas de négocier
00:21:41surtout si Téhéran n'acceptait pas ses propositions concernant le nucléaire
00:21:46c'est-à-dire qu'il ne veut pas voir les Iraniens se doter du nucléaire militaire
00:21:50il a raison très clairement
00:21:52et il a menacé si l'Iran ne s'aligne pas d'attaquer l'Iran
00:21:59il y aurait probablement des frappes conjointes
00:22:02c'est ce que l'on sait entre l'aviation israélienne et l'aviation américaine
00:22:06sur des sites militaires et nucléaires en Iran
00:22:10il y a une énorme liste de sites qui sont potentiellement ciblables
00:22:14et on se doute bien que l'Iran est en attaqué
00:22:16aujourd'hui on sait que l'Iran n'a pas les moyens d'une guerre de toute façon sur le long terme
00:22:21on disait il y a quelques temps que globalement
00:22:23c'est des officiels iraniens qui disaient qu'ils ne pourraient pas tenir plus de sept à huit semaines
00:22:28en cas de conflit avec les Etats-Unis et l'Israël
00:22:31et il va de soit qu'à ce moment-là
00:22:33ils feront intervenir leurs frontiers au Moyen-Orient
00:22:35c'est-à-dire guerre artimétrique, terrorisme, le Hamas, le Hezbollah
00:22:39il y a une question qui est globale
00:22:41qui est bien sûr l'Iran, qui dépasse l'Iran
00:22:43et qui concerne très directement Israël
00:22:46qui a sa frontière avec le Sud-Liban et le Hezbollah
00:22:50et puis de l'autre côté à Gaza
00:22:52Israël qui a également organisé des frappes en Syrie
00:22:56il y a eu la chute de Bachar el-Assad en Syrie
00:22:59ça change aussi la donne
00:23:01tout bouge énormément dans la région
00:23:03qu'est-ce qu'on peut attendre aussi de la nouvelle Syrie ?
00:23:06est-ce que ça peut s'enflammer à nouveau en mode guerre civile ?
00:23:09ou est-ce que le pays peut aller vers une stabilité et un renouveau ?
00:23:15Vous avez raison, avec la chute de Bachar el-Assad
00:23:19la République islamique d'Iran a perdu son seul allié étatique
00:23:24parce que les gens qui soutiennent aujourd'hui concrètement
00:23:27ceux qui soutiennent concrètement la République islamique d'Iran
00:23:29sont les proxys terroristes
00:23:31l'Iran pourra jamais compter l'Iran des Mollahs
00:23:33sur les Russes ou sur la Chine
00:23:35ça c'est un vœu pieux de leur part
00:23:37Poutine n'enverra jamais des soldats mourir pour l'Iran
00:23:41Donc concrètement, aujourd'hui on se retrouve avec une Syrie
00:23:44qui était un allié fort, essentiel de la République islamique d'Iran
00:23:48depuis 46 ans, depuis que les Mollahs ont pris le pouvoir
00:23:52Bachar est tombé
00:23:53il y a une influence très claire
00:23:55et c'est un jeu géopolitique qu'il faut avoir en tête
00:23:57très claire de la Turquie dans cette « nouvelle Syrie »
00:24:01qui reste tenue de toute façon par des djihadistes
00:24:03dont les intérêts et les agendas ne sont absolument pas les mêmes
00:24:06que les Mollahs
00:24:07alors ça peut paraître très paradoxal
00:24:09parce que l'Iran et la Turquie collaborent
00:24:11notamment dans le cadre des services de leur service de renseignement
00:24:14mais le fait est qu'aujourd'hui leur agenda n'est pas du tout le même
00:24:16La Turquie d'ailleurs depuis plusieurs mois
00:24:19reproche à l'Iran
00:24:20s'il voulait de jouer la déstabilisation
00:24:23de faire trop d'influence
00:24:24via ses milices en fait
00:24:26et ses proxys au Proche et au Moyen-Orient
00:24:29je dirais que c'est amusant
00:24:30parce que la Turquie a fait exactement la même chose
00:24:32de toute façon avec la Syrie
00:24:33et puis la Turquie soutient aussi le Hamas
00:24:35donc vous voyez c'est jamais simple à comprendre
00:24:37mais la réalité c'est que les agendas
00:24:39clairement en termes d'influence
00:24:40ne sont pas les mêmes
00:24:41sont opposés
00:24:43Et justement
00:24:44si on regarde
00:24:46il y a d'abord
00:24:47quand on vous parlait des proxys de l'Iran
00:24:49Hezbollah et Hamas
00:24:50ils ont quand même été
00:24:52bien attaqués par Israël
00:24:54bien réduits en capacités
00:24:56Quelles sont aujourd'hui
00:24:57leurs capacités réelles
00:24:59depuis les débuts des hostilités
00:25:01après le 7 octobre ?
00:25:03Non mais ça vous l'avez très bien dit
00:25:04de toute façon
00:25:05leurs capacités ont été amoindries
00:25:06au moins en tout cas
00:25:07pour le Hezbollah
00:25:08presque de 60%
00:25:09on sait qu'aujourd'hui
00:25:10ils n'ont plus du tout
00:25:11les mêmes capacités qu'avant
00:25:12ça ne les empêche pas
00:25:13quand même d'être
00:25:14nuisibles
00:25:15évidemment parce qu'encore une fois
00:25:16ils pratiquent en fait
00:25:17la guérilla
00:25:18et notamment en fait
00:25:19la guerre asymétrique
00:25:20et des opérations
00:25:21qui sont des opérations
00:25:22peu qualifiées
00:25:23de terroristes
00:25:24donc c'est pas parce qu'aujourd'hui
00:25:26le Hezbollah
00:25:27le Hamas
00:25:28ont perdu l'essentiel
00:25:29de leurs capacités
00:25:30qu'ils sont totalement
00:25:31en fait inactifs
00:25:32et qu'ils ne seraient plus
00:25:33dangereux
00:25:34il y a un vrai sujet
00:25:35c'est bien pour ça
00:25:36d'ailleurs qu'Israël
00:25:37essaye de terminer
00:25:38si je puis dire
00:25:39de faire le ménage
00:25:40en fait à Gaza
00:25:41au passage avec une priorité
00:25:42qui est de récupérer
00:25:43en fait les otages
00:25:44et puis de l'autre côté
00:25:45avec le Hezbollah
00:25:46maintenant c'est pareil
00:25:47les agendas en fait
00:25:48du Hezbollah
00:25:49et de la république islamique
00:25:50d'Iran
00:25:51ne sont pas forcément
00:25:52en fait les mêmes
00:25:53si le Hezbollah
00:25:54est évidemment
00:25:55la filiale des gardiens
00:25:56de la révolution iranienne
00:25:57au Liban
00:25:58il y a des réalités
00:25:59après locales
00:26:00d'accord
00:26:01qui font que le Hezbollah
00:26:02aujourd'hui
00:26:03est obligé quand même
00:26:04de faire
00:26:05s'il veut préserver
00:26:06au moins
00:26:07un avenir politique
00:26:08je le dis entre guillemets
00:26:09évidemment
00:26:10le Hezbollah
00:26:11ça reste une organisation terroriste
00:26:12il y a une réalité
00:26:13c'est qu'il doit faire
00:26:14très attention
00:26:15et ne pas forcément suivre
00:26:16à 100%
00:26:17les Mollah
00:26:18d'autant que
00:26:19pour le moment
00:26:20la république islamique d'Iran
00:26:21ne les a pas particulièrement
00:26:22soutenues
00:26:23après la fameuse attaque
00:26:24vous savez
00:26:25via les Bipers
00:26:26donc il y a aussi
00:26:27cette frustration
00:26:28qui joue aujourd'hui
00:26:29on a vu finalement
00:26:30leur alliance
00:26:31qui durait depuis 45-46 ans
00:26:32depuis 1982
00:26:33était une alliance
00:26:34qui n'était pas toujours
00:26:35suivie des faits
00:26:36parce que tout simplement
00:26:37la république islamique
00:26:38aujourd'hui
00:26:39elle est fragilisée
00:26:40elle est isolée
00:26:41les Mollah boient
00:26:42ils menacent en permanence
00:26:43bien sûr il y a la course
00:26:44au nucléaire militaire
00:26:45mais la réalité
00:26:46c'est qu'en Iran
00:26:47aujourd'hui
00:26:48vous avez une inflation
00:26:49sans précédent
00:26:50vous avez un iranien
00:26:51sur deux
00:26:52qui vit en dessous
00:26:53du seuil de pauvreté
00:26:54c'est important
00:26:55vous avez des administrations
00:26:56des entreprises publiques
00:26:57et même privées
00:26:58qui aujourd'hui
00:26:59travaillent par intermittence
00:27:00qui sont la plupart du temps
00:27:01fermées
00:27:02pourquoi ?
00:27:03parce qu'il n'y a plus
00:27:04d'électricité
00:27:05en Iran
00:27:06vous avez une vague de froid
00:27:07avec l'hiver évidemment
00:27:08qui a entraîné
00:27:09des catastrophes
00:27:10qui sont des catastrophes
00:27:11quasiment humanitaires
00:27:12en fait en Iran
00:27:13vous avez des gens
00:27:14qui se sont suicidés
00:27:15parce qu'ils n'y arrivaient plus
00:27:16ils n'ont plus à manger
00:27:17ils n'ont plus d'argent
00:27:18ils n'ont pas de travail
00:27:19C'est quoi ?
00:27:20C'est le fait
00:27:21des sanctions américaines aussi
00:27:22qui fait que le pays
00:27:23est exsangue
00:27:24de cette façon là ?
00:27:25Alors écoutez
00:27:26il y a un peu
00:27:27les sanctions américaines
00:27:28c'est vrai
00:27:29vous avez raison
00:27:30mais majoritairement
00:27:31c'est que les Mollah
00:27:32quand ils ont pris le pouvoir
00:27:33c'est ce que j'explique
00:27:34dans mon livre
00:27:35La face cachée des Mollah
00:27:36quand ils ont pris le pouvoir
00:27:37ont mis en fait la main
00:27:38sur quasiment
00:27:39toutes les entreprises iraniennes
00:27:40Grosso modo
00:27:41aujourd'hui
00:27:42près de 70%
00:27:43du tissu économique iranien
00:27:44appartient
00:27:45aux gardiens de la révolution
00:27:46est entre leurs mains
00:27:47très clairement
00:27:48et en fait
00:27:49ils ont installé
00:27:50si vous voulez
00:27:51un système d'économie
00:27:52de corruption
00:27:53une économie mafieuse
00:27:54qui fait que l'argent
00:27:55si vous voulez
00:27:56part sur des circuits parallèles
00:27:57et que
00:27:58l'argent du pétrole
00:27:59notamment
00:28:00les iraniens
00:28:01la population
00:28:02n'en profite pas
00:28:03donc je dirais que
00:28:04oui
00:28:05à la marge
00:28:06évidemment
00:28:07les sanctions
00:28:08ont joué un rôle
00:28:09c'est une évidence
00:28:10mais c'est pas ça
00:28:11qui a mis véritablement
00:28:12en danger
00:28:13l'Iran
00:28:14c'est vraiment
00:28:15l'action mafieuse
00:28:16des gardiens de la révolution
00:28:17et des Mollah
00:28:18notamment du clan réformateur
00:28:19qui ont la main mise
00:28:20sur l'économie
00:28:21et qui s'enrichissent
00:28:22vous avez des fortunes
00:28:23colossales en Iran
00:28:24vous avez des Mollah
00:28:25à commencer par Ali Khamenei
00:28:26on estime sa fortune
00:28:27à plus de 95 milliards
00:28:28de dollars
00:28:29vous avez des fortunes
00:28:30chez les gardiens de la révolution
00:28:31chez les Mollah
00:28:32qui se sont construites
00:28:33au détriment
00:28:34de la population
00:28:35en fait iranienne
00:28:36Et il y a des mouvements
00:28:37de population aussi
00:28:38de protestation
00:28:39à répétition
00:28:40il y a eu
00:28:41la révolution verte
00:28:42on voit bien
00:28:43que aussi
00:28:44la société civile iranienne
00:28:45évolue
00:28:46change
00:28:47c'est le cas aussi
00:28:48on a vu à Gaza
00:28:49des manifestations
00:28:50contre le Hamas
00:28:51quelles étaient
00:28:52les réalités
00:28:53de ces manifestations
00:28:54et le fait
00:28:55de l'ampleur
00:28:56du rejet
00:28:57de la population gazaouite
00:28:58du Hamas
00:28:59Non mais il y a
00:29:00une réalité effectivement
00:29:01dans les deux pays
00:29:02d'abord et d'une
00:29:03il y a une fracture
00:29:04générationnelle
00:29:05qui est en train
00:29:06de se jouer
00:29:07si vous prenez l'Iran
00:29:08la moyenne d'âge
00:29:09c'est 32 ans
00:29:10les petits-enfants
00:29:11de ceux
00:29:12ou les enfants
00:29:13de ceux
00:29:14qui ont fait
00:29:15la révolution islamique
00:29:16ne veulent plus
00:29:17entendre parler
00:29:18d'islam politique
00:29:19ne veulent plus
00:29:20entendre parler
00:29:21des Mollah
00:29:22ils ont vu
00:29:23ce que ça avait donné
00:29:24c'est une évidence
00:29:25où le Hezbollah
00:29:26ils ont fait
00:29:27des manifestations
00:29:28ces dernières années
00:29:29pour demander
00:29:30à ce que le régime
00:29:31des Mollah
00:29:32ne finance plus
00:29:33ne soutienne plus
00:29:34financièrement
00:29:35le Hamas
00:29:36cette vieille honte de choc
00:29:37ce ras-le-bol
00:29:38des islamistes
00:29:39vous le retrouvez
00:29:40aujourd'hui
00:29:41dans plusieurs pays
00:29:42on le retrouve
00:29:43notamment dans
00:29:44la bande de Gaza
00:29:45aussi
00:29:46parce que
00:29:47évidemment
00:29:48depuis octobre
00:29:492023
00:29:50à la suite
00:29:51des pogroms
00:29:52qui ont été menés
00:29:53à suer des dégâts
00:29:54et aujourd'hui
00:29:55il y a une véritable
00:29:56alors je ne dis pas
00:29:57prise de conscience
00:29:58elle existe déjà
00:29:59depuis un moment
00:30:00que le Hamas
00:30:01si vous voulez
00:30:02est le fautif
00:30:03est l'unique fautif
00:30:04de la situation
00:30:05dans laquelle se retrouve
00:30:06aujourd'hui
00:30:07la bande de Gaza
00:30:08alors ce n'est pas
00:30:09la première fois
00:30:10qu'il y a
00:30:11des manifestations
00:30:12contre le Hamas
00:30:13par le passé
00:30:14ils ont été
00:30:15le Hamas
00:30:16à tirer dans le tas
00:30:17en fait
00:30:18le Hamas
00:30:19quand des gens
00:30:20manifestent contre lui
00:30:21ils tirent
00:30:22des amis
00:30:23terroristes
00:30:24totalitaires
00:30:25très clairement
00:30:26et qui en général
00:30:27réagit ainsi
00:30:28donc là on voit
00:30:29que ces mouvements
00:30:30sont en train d'émerger
00:30:31je pense qu'il y a
00:30:32encore beaucoup de gens
00:30:33quand même à Gaza
00:30:34qui ont peur du Hamas
00:30:35et peur évidemment
00:30:36ce qu'ils voulaient
00:30:37de s'opposer
00:30:38de s'opposer à lui
00:30:39plus généralement
00:30:40Merci beaucoup
00:30:41on va marquer une courte pause
00:30:42et puis se retrouver
00:30:43dans un instant
00:30:44pour continuer
00:30:45d'évoquer cette situation
00:30:46au Proche-Orient
00:30:47avec vous
00:30:48Emmanuel Razavi
00:30:49grand reporter
00:30:50spécialiste de la région
00:30:51Alexis Poulin
00:30:52sans réserve
00:30:53l'invité
00:30:54et on se retrouve
00:30:55avec notre invité
00:30:56Emmanuel Razavi
00:30:57grand reporter
00:30:58spécialiste du Moyen-Orient
00:30:59pour évoquer
00:31:00cette situation
00:31:01extrêmement changeante
00:31:02au Proche et au Moyen-Orient
00:31:03on évoquait
00:31:04l'Iran
00:31:05à l'instant
00:31:06et surtout
00:31:07le retour
00:31:08de Trump
00:31:09à la Maison-Blanche
00:31:10qui
00:31:11à nouveau
00:31:12attaque l'Iran
00:31:13déjà lors
00:31:14de son premier mandat
00:31:15il avait été assez dur
00:31:16vis-à-vis
00:31:17du régime
00:31:18des Mollah
00:31:19il avait d'ailleurs
00:31:20été à l'origine
00:31:21d'actions
00:31:22qui avaient
00:31:23tué
00:31:24un des hauts responsables
00:31:25de l'armée iranienne
00:31:26de manière
00:31:27chirurgicale
00:31:28on peut dire
00:31:29quel était déjà
00:31:30le bilan
00:31:31de Donald Trump
00:31:32lors de son premier mandat
00:31:33vis-à-vis
00:31:34de ce bras de fer
00:31:35entre les Etats-Unis
00:31:36et l'Iran ?
00:31:37Vous l'avez rappelé
00:31:38il y a 5 ans
00:31:39il a fait
00:31:40assassiner
00:31:41enfin par frappe
00:31:42ciblée
00:31:43Hassan Soleimani
00:31:44qui était
00:31:45un très haut commandant
00:31:46des guerrières
00:31:47de la Révolution
00:31:48et de la Force
00:31:49Al-Qods
00:31:50c'est lui
00:31:51c'est Trump
00:31:52qui a fait voler
00:31:53en éclats
00:31:54les accords
00:31:55sur le nucléaire
00:31:56de 2015
00:31:57le fameux JCPOA
00:31:58les accords
00:31:59qui avaient été signés
00:32:00à Vienne
00:32:01je pense
00:32:02si vous voulez
00:32:03que Trump
00:32:04n'est pas dupe
00:32:05du mensonge
00:32:06permanent iranien
00:32:07parce que
00:32:08ce qu'il faut constater
00:32:09quand même
00:32:10sur la durée
00:32:11c'est qu'à chaque fois
00:32:12que les démocraties
00:32:13occidentales
00:32:14ont essayé
00:32:15de négocier
00:32:16ou d'avoir des accords
00:32:17avec le régime
00:32:18c'était de négocier
00:32:19ils n'ont jamais
00:32:20jamais
00:32:21jamais respecté
00:32:22leurs paroles
00:32:23de l'autre côté
00:32:24si vous voulez
00:32:25et c'est un vrai sujet
00:32:26pour Trump
00:32:27moi j'ai eu l'occasion
00:32:28de parler ces derniers jours
00:32:29avec des experts
00:32:30en fait américains
00:32:31justement
00:32:32qui se rendent
00:32:33à la Maison Blanche
00:32:34pour parler du dossier Iran
00:32:35qui explique extrêmement bien
00:32:36que si vous voulez
00:32:37Trump
00:32:38veut absolument
00:32:39arriver à une négociation
00:32:40mais il a peu d'espoir
00:32:41sur le fait
00:32:42que les iraniens
00:32:43de la République
00:32:44islamique d'Iran
00:32:45des mollahs
00:32:46si vous voulez
00:32:47jouent franc jeu
00:32:48donc
00:32:49il leur a adressé
00:32:50un ultimatum
00:32:51qui est assez clair
00:32:52c'est soit
00:32:53que vous vous alignez
00:32:54sur ce que je veux
00:32:55c'est à dire
00:32:56plus de terrorisme
00:32:57pas de nucléaire militaire
00:32:58d'accord
00:32:59soit
00:33:00d'accord
00:33:01vous encourez
00:33:02des frappes ciblées
00:33:03ce que je disais en début
00:33:04de l'émission
00:33:05qui sont des frappes
00:33:06d'ailleurs conjointes
00:33:07avec Israël
00:33:08donc on est dans ce moment
00:33:09si vous voulez
00:33:10où évidemment
00:33:11Ali Khamenei
00:33:12qui est le guide suprême
00:33:13de la Révolution
00:33:14continue d'avoyer
00:33:15mais je pense
00:33:16qu'ils vont être obligés
00:33:17à un moment donné
00:33:18d'ouvrir les discussions
00:33:19maintenant la question
00:33:20est de savoir
00:33:21de façon au moins
00:33:22indirecte
00:33:23je pense que
00:33:24les iraniens
00:33:25et les américains
00:33:26ne parleront pas
00:33:27en tout cas officiellement
00:33:28de façon directe
00:33:29ça passe toujours
00:33:30en fait par des intermédiaires
00:33:31la réalité
00:33:32c'est que ça reste
00:33:33un régime
00:33:34qui est terroriste
00:33:35il y a une chose
00:33:36qui est importante
00:33:37j'ai écouté
00:33:38avant que je passe à l'antenne
00:33:39vous parler des problèmes
00:33:40de drogue
00:33:41l'Iran
00:33:42la République islamique d'Iran
00:33:43c'est un narco état
00:33:44vous avez une partie
00:33:45de la drogue
00:33:46c'est ce que je raconte
00:33:47dans la phase cachée des mollas
00:33:48qui arrivent
00:33:49par le Havre
00:33:50par exemple
00:33:51ou par Marseille
00:33:52via des cargos
00:33:53ces drogues
00:33:54parlons par exemple
00:33:55de cocaïne
00:33:56de captagon
00:33:57elles arrivent
00:33:58par des bateaux
00:33:59qui sont affrétés
00:34:00par le Hezbollah
00:34:01les gardiens
00:34:02de la Révolution
00:34:03ce que je veux dire par là
00:34:04c'est que l'Iran
00:34:05elle représente aussi
00:34:06un danger
00:34:07aujourd'hui
00:34:08je parle de la République islamique
00:34:09toujours
00:34:10un danger
00:34:11bien sûr
00:34:12en termes de sécurité
00:34:13en termes de terrorisme
00:34:14mais même sur des dossiers
00:34:15qui sont des dossiers
00:34:16importants
00:34:17des dossiers de front
00:34:18comme le sujet de la drogue
00:34:19évidemment
00:34:20il faut une réaction de l'Occident
00:34:21je vais vous donner un exemple
00:34:22aujourd'hui
00:34:23on nous dit d'un côté
00:34:24et c'est vrai en France
00:34:25qu'il faut lutter
00:34:26que c'est un fléau
00:34:27la drogue
00:34:28qui s'est emparée
00:34:29de plein de villes
00:34:30qu'il faut lutter
00:34:31contre la drogue
00:34:32mais si de l'autre côté
00:34:33vous avez des négociations
00:34:34diplomatiques
00:34:35avec un état dealer
00:34:36qui est l'Iran
00:34:37ça veut dire
00:34:38que la main droite
00:34:39fait l'inverse
00:34:40de la main gauche
00:34:41si vous voulez
00:34:42sur le plan
00:34:43de la sécurité
00:34:44donc aujourd'hui
00:34:45il faut une véritable
00:34:46prise de conscience
00:34:47je le dis notamment
00:34:48en France
00:34:49je pense qu'aux Etats-Unis
00:34:50elle existe
00:34:51cette prise de conscience
00:34:52que l'état iranien
00:34:53la république isami d'Iran
00:34:54nous menace par le terrorisme
00:34:55et évidemment
00:34:56par le fléau
00:34:57du narco
00:34:58c'est un état
00:34:59narco-terroriste
00:35:00pour être très clair
00:35:01aujourd'hui
00:35:02vous dites
00:35:03les Mollahs
00:35:04vont être obligés
00:35:05de négocier
00:35:06d'une certaine façon
00:35:07on voit que les Etats-Unis
00:35:08sont très durs
00:35:09vis-à-vis d'eux
00:35:10quelle est la position
00:35:11française
00:35:12dans ce dossier iranien
00:35:13on a l'impression
00:35:14que là encore
00:35:15le quai d'Orsay
00:35:16est très discret
00:35:17sur le dossier
00:35:18alors la position française
00:35:19si vous voulez
00:35:20il y a une chose
00:35:21qui est importante
00:35:22de comprendre
00:35:23c'est que pour la république
00:35:24islamique d'Iran
00:35:25la France est souvent
00:35:26perçue comme un pays
00:35:27extrêmement dur
00:35:28pourquoi
00:35:29parce que lors des inspections
00:35:30de la IEA
00:35:31ce sont souvent
00:35:32des inspecteurs français
00:35:33qui ont eu
00:35:34les positions
00:35:35les plus dures
00:35:36la deuxième chose
00:35:37c'est que la France
00:35:38dispose d'une base
00:35:39de très haut niveau
00:35:40à Abu Dhabi
00:35:41donc quasiment
00:35:42je dirais
00:35:43face à l'Iran
00:35:44en tout cas pas loin
00:35:45donc évidemment
00:35:46c'est un vrai problème
00:35:47pour les iraniens
00:35:48parce qu'avec notre base
00:35:49avec notre marine
00:35:50dans le golfe
00:35:51comme les américains
00:35:52d'ailleurs
00:35:53on surveille
00:35:54en fait leur mouvement
00:35:55on les imite
00:35:56en fait aussi
00:35:57il y a un autre point
00:35:58qui a la conséquence
00:35:59aussi
00:36:00l'une des conséquences
00:36:01de cela
00:36:02c'est que
00:36:03la France
00:36:04aujourd'hui
00:36:05est perçue toujours
00:36:06comme être un Etat
00:36:07influent
00:36:08tout au moins en Europe
00:36:09par les mollahs
00:36:10en fait sur elle
00:36:11pour qu'à son tour
00:36:12elle fasse pression
00:36:13sur Israël
00:36:14et qu'Israël
00:36:15arrête évidemment
00:36:16son engagement
00:36:17ce désengagement de Gaza
00:36:18et surtout qu'Israël
00:36:19ne bombarde pas
00:36:20les sites sensibles
00:36:21nucléaires et militaires
00:36:22en fait iraniens
00:36:23d'accord ?
00:36:24Face à cela
00:36:25on rappelle
00:36:26qu'on a encore
00:36:27des otages
00:36:28je pensais
00:36:29les militaires
00:36:30en fait
00:36:31d'accord ?
00:36:32et qu'on a
00:36:33encore
00:36:34des otages
00:36:35d'État
00:36:36en fait
00:36:37donc
00:36:39parce qu'il faut
00:36:40qu'elle récupère
00:36:41en fait
00:36:42ses otages
00:36:43elle manque
00:36:44quand même
00:36:45pas de force
00:36:46parce que
00:36:47vous l'avez peut-être
00:36:48vu ce matin
00:36:49en fait sur
00:36:50les dépêches
00:36:51là récemment
00:36:52la police française
00:36:53a arrêté en fait
00:36:54une ressortissante iranienne
00:36:55qui s'appelle
00:36:56Mahdiyeh Esfandiari
00:36:57qui est une
00:36:58probablement
00:36:59en fait
00:37:00par ses positions
00:37:01on voit bien
00:37:02qu'elle travaillait
00:37:03très probablement
00:37:04pour l'État iranien
00:37:05en général
00:37:06quand la France
00:37:07est liée au régime
00:37:08ce sont souvent des gens
00:37:09liés au service secret iranien
00:37:10qui font de l'influence
00:37:11elle les négocie
00:37:12contre
00:37:13l'un de nos otages
00:37:14ça s'est déjà passé
00:37:15il y a quelques mois
00:37:16il y a un agent
00:37:17secret iranien
00:37:18et d'influence
00:37:19qui avait été arrêté
00:37:20à Dijon
00:37:21en Bourgogne
00:37:22par la DGSI
00:37:23et qui a
00:37:24sans doute
00:37:25été échangé
00:37:26contre
00:37:27l'un de nos otages
00:37:28donc on peut pas dire
00:37:29que la France
00:37:30ne fait rien
00:37:31je pense qu'elle
00:37:32l'essaye
00:37:33mais je crois
00:37:34qu'il y a quand même
00:37:35un vrai problème
00:37:36c'est qu'il y a
00:37:37des années
00:37:38à peine à comprendre
00:37:39qu'on ne pouvait pas
00:37:40faire confiance
00:37:41aux islamistes iraniens
00:37:42aux islamistes
00:37:43en général
00:37:44il y a
00:37:45une méconnaissance
00:37:46aussi je pense
00:37:47des réalités
00:37:48en fait iraniennes
00:37:49c'est très souvent vu
00:37:50l'Iran
00:37:51comme un pays
00:37:52si vous voulez
00:37:53arabe
00:37:54c'est pas un pays arabe
00:37:55l'Iran
00:37:56c'est pas loin des pays arabes
00:37:57mais c'est pas un pays arabe
00:37:58c'est la Perse
00:37:59avec une autre sociologie
00:38:00une autre mentalité
00:38:01vous avez un fort taux
00:38:02de gens qui sont
00:38:03alphabétisés aussi
00:38:04en fait en Iran
00:38:05et on ne perçoit pas
00:38:06assez aujourd'hui
00:38:07que les iraniens
00:38:08de l'intérieur
00:38:09en ont ras le bol
00:38:10du régime
00:38:11c'est-à-dire qu'ils attendent
00:38:12qu'une chose
00:38:13c'est que l'Occident
00:38:14les soutienne
00:38:15pour faire tomber
00:38:16ce régime
00:38:17d'Emmola
00:38:18je crois que les américains
00:38:19sont en train de clairement
00:38:20le percevoir
00:38:21c'est pour ça qu'en fait
00:38:22en clair
00:38:23Trump est en train de dire
00:38:24la plaisanterie est finie
00:38:25soit vous acceptez
00:38:26les conditions
00:38:27soit on tape dans le tas
00:38:28c'est ce qui finira
00:38:29par arriver probablement
00:38:30de mon point de vue
00:38:31parce que
00:38:32les iraniens
00:38:33même s'ils font
00:38:34ce qu'ils font
00:38:35ils n'accepteront jamais
00:38:36leurs engagements
00:38:37ça se terminera
00:38:38probablement comme ça
00:38:39ce régime est voué
00:38:40tôt ou tard
00:38:41à disparaître
00:38:42merci beaucoup
00:38:43pour ces éclairages
00:38:44Emmanuel Razavi
00:38:45auteur de
00:38:46la phase cachée
00:38:47d'Emmola
00:38:48grand porteur spécialiste
00:38:49du Moyen-Orient
00:38:50on va marquer
00:38:51une courte pause
00:38:52et se retrouver
00:38:53dans un instant
00:38:54pour la suite
00:38:55de l'émission
00:38:56avec
00:38:57Guylain Benessa
00:38:58qui sera en plateau
00:38:59avec nous
00:39:00pour répondre
00:39:01à Jérôme Posa
00:39:02lui
00:39:03qui sera
00:39:04le magistrat
00:39:05dans l'affaire
00:39:06Le Pen
00:39:07enfin l'affaire
00:39:08du rassemblement
00:39:09Front National
00:39:10au Parlement Européen
00:39:11justice politique
00:39:12ou non
00:39:13le débat
00:39:14tout de suite
00:39:15sur Sud Radio
00:39:16Alexis Poulin
00:39:17sans réserve
00:39:18l'invité
00:39:19et on va
00:39:20débattre
00:39:21on aura deux invités
00:39:22l'un en plateau
00:39:23et l'autre
00:39:24à distance
00:39:25pour parler
00:39:26de ce procès
00:39:27des assistants parlementaires
00:39:28du Front National
00:39:29au Parlement Européen
00:39:30procès qui a vu
00:39:31Marine Le Pen
00:39:32en ligne
00:39:33d'inégibilité
00:39:34en plateau
00:39:35avec nous
00:39:36Guylain Benessa
00:39:37avocat
00:39:38auteur de
00:39:39On marche sur la tête
00:39:40aux éditions de l'artilleur
00:39:41bonjour
00:39:42bonjour Alexis Poulin
00:39:43et en ligne
00:39:44également
00:39:45qui nous rejoindra
00:39:46Jérôme Posa
00:39:47premier vice-président
00:39:48d'application des peines
00:39:49au tribunal de Nancy
00:39:50et président
00:39:51de l'association
00:39:52Amour de la Justice
00:39:53qui sera là
00:39:54dans un instant
00:39:55et je voulais
00:39:56avant qu'on commence
00:39:57ce débat
00:39:58et qu'on parle
00:39:59de ce procès politique
00:40:00qu'on écoute
00:40:01et les réactions
00:40:02d'abord
00:40:03de Marine Le Pen
00:40:04à ce jugement
00:40:05le système a sorti
00:40:06la bombe nucléaire
00:40:07évidemment
00:40:08parce que nous sommes
00:40:09sur le point
00:40:10de gagner les élections
00:40:11ils se disent
00:40:12que tout ce qu'ils ont mis
00:40:13en oeuvre
00:40:14n'a pas servi
00:40:15et donc peut-être
00:40:16faut-il passer
00:40:17à la vitesse supérieure
00:40:18donc
00:40:19arme nucléaire
00:40:20c'est
00:40:21les mots
00:40:22de Marine Le Pen
00:40:23qui parle
00:40:24d'un système
00:40:25qui veut la battre
00:40:26en quelque sorte
00:40:27parce qu'elle allait gagner
00:40:28mais ce procès
00:40:29n'est pas nouveau
00:40:30et le jugement
00:40:31arrivait
00:40:32même si elle le prenait
00:40:33visiblement
00:40:34avec beaucoup de déconstruction
00:40:35quelle est
00:40:36l'ampleur
00:40:37de cette décision
00:40:38de justice
00:40:39qui frappe
00:40:40d'inégibilité
00:40:41une des figures
00:40:42proéminentes
00:40:43de l'opposition
00:40:44en France
00:40:45avec un des
00:40:46premiers partis de France
00:40:47le racisme national ?
00:40:48Ecoutez
00:40:49tout se résume
00:40:50Alexis
00:40:51à mon avis
00:40:52en deux sondages
00:40:53de la semaine
00:40:54premier sondage
00:40:55selon lequel
00:40:56les Français
00:40:57sont plutôt satisfaits
00:40:58du jugement rendu
00:40:59par Marine Le Pen
00:41:00c'est ça ?
00:41:01Pour tout vous dire
00:41:02à l'instant
00:41:03je lisais
00:41:04dans la salle d'attente
00:41:05de Sud Radio
00:41:06une revue
00:41:07Challenge
00:41:08je crois
00:41:09qui rappelait
00:41:10que 44%
00:41:11des gens considéraient
00:41:12que Marine Le Pen
00:41:13devait être candidate
00:41:14donc c'était la favorite
00:41:15parmi toutes les personnalités
00:41:16françaises
00:41:17confondues
00:41:18il y a quelque temps
00:41:19et Jordan Bardella
00:41:20à 43%
00:41:21ce qui veut dire
00:41:22tout est dit
00:41:23tout le monde s'attendait
00:41:24et les Français
00:41:25voulaient en numéro 1
00:41:26que Marine Le Pen
00:41:27se présente
00:41:28et elle vient d'être
00:41:29flinguée et coupée
00:41:30à deux ans des élections
00:41:31il faut être clair
00:41:32c'est une bombe
00:41:33à fragmentation
00:41:34pas seulement pour le RN
00:41:35pour moi
00:41:36mais pour la démocratie
00:41:37française
00:41:38qui a déjà été secouée
00:41:39par l'affaire Fillon
00:41:40des scandales à répétition
00:41:41et l'imbruglio
00:41:42politico-judiciaire
00:41:43qui fait qu'aujourd'hui
00:41:44on a le sentiment
00:41:45une énième fois
00:41:46qu'il y a un duel à mort
00:41:47et que tout s'organise
00:41:48pour une confrontation
00:41:49et Marine Le Pen
00:41:50doit maintenant
00:41:51trouver une solution
00:41:52Alors la solution
00:41:53vous l'avez dit
00:41:54c'est l'atout
00:41:55Bardella
00:41:56le numéro 2
00:41:57et c'est Marine Le Pen
00:41:58qui n'a pas envie
00:41:59quand même
00:42:00d'utiliser cet atout
00:42:01trop tôt
00:42:02Jordan Bardella
00:42:03est un atout formidable
00:42:04pour le mouvement
00:42:05et je le dis
00:42:06depuis longtemps
00:42:07j'espère que nous
00:42:08n'avons pas à user
00:42:09de cet atout
00:42:10plutôt qu'il n'est
00:42:11nécessaire
00:42:12mais en attendant
00:42:13je suis combative
00:42:14Elle est combative
00:42:15et on voit bien
00:42:16qu'elle n'a pas envie
00:42:17de se faire piquer la place
00:42:18pour 2027
00:42:19par Jordan Bardella
00:42:20suite à cette décision
00:42:21de justice
00:42:22elle a fait appel
00:42:23bien sûr
00:42:24l'appel qui va arriver
00:42:25à l'été
00:42:26qui va arriver
00:42:27à l'été 2026
00:42:28d'ailleurs
00:42:29le lendemain
00:42:30de la décision de justice
00:42:31de cette semaine
00:42:32a été annoncé
00:42:33très rapidement
00:42:34qu'une date
00:42:35avait été trouvée
00:42:36est-ce que ce n'est pas
00:42:37déjà un désaveu
00:42:38des juges ça ?
00:42:39Vous savez
00:42:40beaucoup de gens
00:42:41l'ont dit immédiatement
00:42:42en disant
00:42:43on voit que la justice
00:42:44fait le nécessaire
00:42:45pour rectifier
00:42:46l'imbroglio de lundi
00:42:47donc mardi déjà
00:42:48communiqué de presse
00:42:49lapidaire de la Cour d'appel
00:42:50qui nous dit
00:42:51l'été 2026
00:42:52non pas seulement
00:42:53la fin du dossier
00:42:54mais le délibéré
00:42:55il faut être clair
00:42:56il faut bien le comprendre
00:42:57c'est en même temps
00:42:58une rectification
00:42:59et en même temps
00:43:00à mon avis
00:43:01une boule puante
00:43:02une espèce de cadeau
00:43:03empoisonné
00:43:04parce que ça signifie
00:43:05quand même
00:43:06que Marine Le Pen
00:43:07peut espérer
00:43:08trouver un chemin
00:43:09mais qu'en même temps
00:43:10ce chemin
00:43:11il est pavé
00:43:12d'incertitude
00:43:13parce qu'on n'a aucune idée
00:43:14de ce que ça va donner
00:43:15et surtout
00:43:16ça veut dire
00:43:17qu'il va falloir
00:43:18qu'elle se prépare
00:43:19sans savoir
00:43:20si oui ou non
00:43:21elle peut y aller
00:43:22à l'élection présidentielle
00:43:23avec un remplaçant
00:43:24de 29 ans
00:43:25très jeune
00:43:26qui lui-même
00:43:27ne peut pas vraiment
00:43:28se préparer
00:43:29parce qu'il ne sait pas
00:43:30si la numéro 1
00:43:31va laisser tomber
00:43:32et en plus
00:43:33je vous rappelle
00:43:34qu'il y a
00:43:35l'imbroglio
00:43:36qui va se rajouter
00:43:37sur les 500 signatures
00:43:38chaque soir on en entend parler
00:43:39les meetings à préparer
00:43:40etc.
00:43:41donc en fait
00:43:42on a en parallèle
00:43:43l'affaire judiciaire
00:43:44l'affaire politique
00:43:45qui vont durer
00:43:46pendant au moins
00:43:47un an
00:43:48un an et demi
00:43:49et qui vont complètement
00:43:50couper la campagne
00:43:51enfin siphonner
00:43:52la campagne
00:43:53et qui va gagner les élections
00:43:54c'est comme ça
00:43:55qu'elle se présentait
00:43:56depuis longtemps d'ailleurs
00:43:57et maintenant
00:43:58en fait on a une accélération
00:43:59d'un temps incroyable
00:44:00et à mon avis
00:44:01qui correspond
00:44:02à l'accélération
00:44:03et aussi à la tonalité
00:44:04beaucoup plus rugueuse
00:44:05de son discours
00:44:06parce qu'elle a compris
00:44:07maintenant qu'il fallait
00:44:08qu'elle mette
00:44:09le champignon
00:44:10le pied sur le champignon
00:44:11en espérant que ça passe
00:44:12oui mais justement
00:44:13en espérant que ça passe
00:44:14il y a
00:44:15comme vous le dites
00:44:16toutes ces incertitudes
00:44:17et Marine Le Pen
00:44:19n'est pas faite du bois
00:44:20d'un Donald Trump
00:44:21pour foncer dans le tas
00:44:22comme si tout ça
00:44:23n'existait pas
00:44:24on la sent quand même
00:44:25fébrile par rapport
00:44:26à ce jugement
00:44:27c'est très différent
00:44:28des stratégies adoptées
00:44:29par Donald Trump
00:44:30pour sa réélection
00:44:31vous savez si on rentrait
00:44:32dans le détail
00:44:33on en reviendra peut-être
00:44:34tout à l'heure
00:44:35sur le jugement en tant que tel
00:44:36ce qui est intéressant
00:44:37c'est qu'en fait
00:44:38Marine Le Pen
00:44:39fait tout depuis 20 ans
00:44:40pour se dédiaboliser
00:44:41elle a tout fait
00:44:42c'est la stratégie
00:44:43de la cravate
00:44:44comme on le dit
00:44:45tout le monde en part
00:44:46etc.
00:44:47je ne vais pas revenir là dessus
00:44:48ce qui est intéressant
00:44:49c'est que ce jugement
00:44:50fait état
00:44:51de sa volonté
00:44:52de frapper le RN
00:44:53dans ce qu'il aurait
00:44:54de caractère souverainiste
00:44:55voire même populiste
00:44:56d'une certaine manière
00:44:57c'est-à-dire qu'on lui reproche
00:44:58de penser mal
00:44:59on lui reproche clairement
00:45:00de penser contre l'Union Européenne
00:45:02c'est dans le délibéré
00:45:03c'est dans le délibéré
00:45:04le RN serait contraire
00:45:05aux intérêts de l'Union Européenne
00:45:07et j'aurais peut-être l'occasion
00:45:08d'y revenir
00:45:09parce que c'est plus insidieux
00:45:10encore sur tout le jugement
00:45:11mais ce qui veut dire que
00:45:12on lui reproche d'être
00:45:13ce qu'elle n'est même pas vraiment
00:45:15c'est-à-dire que
00:45:16depuis longtemps
00:45:17le RN n'est plus
00:45:18un parti eurosceptique
00:45:21c'est clair sur sa base
00:45:22sur ce sujet
00:45:23pourquoi ?
00:45:24parce que le RN n'est pas
00:45:25un parti frontal
00:45:26avec les institutions
00:45:27c'est pas un parti antisystème
00:45:29il essaie justement
00:45:30de se lever dans le système
00:45:31ce qui veut dire
00:45:32qu'on lui reproche
00:45:33ce qu'elle n'est même pas vraiment
00:45:34et c'est au nom
00:45:35de ce qu'elle n'est même pas vraiment
00:45:36qu'on veut la couper
00:45:37pour l'élection présidentielle
00:45:38imaginez si elle l'était vraiment !
00:45:39c'est-à-dire si Marine Le Pen
00:45:40était dure
00:45:41depuis longtemps
00:45:42sur les lignes tropiennes
00:45:43alors là
00:45:44on rigolerait encore moins
00:45:45oui ce serait encore plus
00:45:46violent
00:45:47certainement
00:45:48le mur contre Marine Le Pen
00:45:50on va faire entrer avec nous
00:45:52Jérôme Posa
00:45:53Premier vice-président
00:45:54d'application des peines
00:45:55au tribunal de Nancy
00:45:56Président d'amour de la justice
00:45:57bonjour
00:45:58bonjour
00:45:59alors pour vous
00:46:00le jugement
00:46:01n'est pas un jugement politique
00:46:03les juges n'ont fait
00:46:04qu'appliquer la loi
00:46:05loi qui a été votée
00:46:06par des représentants
00:46:07de la nation
00:46:08c'est ce que vous dites
00:46:09et il n'y a pas
00:46:10de visée politique
00:46:11dans cette
00:46:12inégibilité
00:46:13de Marine Le Pen
00:46:15exactement
00:46:16vous résumez bien
00:46:17les choses
00:46:18donc là
00:46:19j'entends
00:46:20j'étais content
00:46:21de pouvoir
00:46:22échanger
00:46:23avec un contradicteur
00:46:24professionnel
00:46:25du droit
00:46:26simplement
00:46:27j'observe
00:46:28que la première prise
00:46:29de parole
00:46:30est une prise de parole
00:46:31politique
00:46:32donc votre émission
00:46:33M. Poulin
00:46:34s'appelle
00:46:35sans réserve
00:46:36vous savez
00:46:37que le juge
00:46:38est astreint
00:46:39à un devoir de réserve
00:46:40mais je vais
00:46:41faire en sorte
00:46:42de
00:46:43naviguer
00:46:44sur cette
00:46:45ligne de crête
00:46:46pour essayer
00:46:47de donner
00:46:48la vision
00:46:49des magistrats
00:46:50là
00:46:51comme vous l'avez dit
00:46:52les juges
00:46:53j'ai relu
00:46:54avant
00:46:55de passer
00:46:56à l'émission
00:46:57j'ai relu
00:46:58le dispositif
00:46:59et la motivation
00:47:00notamment
00:47:01sur l'inégibilité
00:47:02et sur
00:47:03l'exécution provisoire
00:47:04je n'ai rien vu
00:47:05qui soit
00:47:06à connotation
00:47:07politique
00:47:08au contraire
00:47:09il y a
00:47:10une tentative
00:47:11je trouve
00:47:12qui est vraiment
00:47:13très bien
00:47:14des collègues
00:47:15qui ont rendu ce jugement
00:47:16d'expliquer
00:47:17pas
00:47:18par pas
00:47:19par pas
00:47:20leur raisonnement
00:47:21et sur quoi
00:47:22ils se sont appuyés
00:47:23justement
00:47:24pour qu'on ne
00:47:25pense pas
00:47:26qu'ils soient
00:47:27dans une démarche
00:47:28politique
00:47:29ils ont repris
00:47:30non seulement
00:47:31tous les textes
00:47:32de loi
00:47:33mais ils ont été
00:47:34également recherchés
00:47:35et ils ont intégré
00:47:36dans le jugement
00:47:37tous les actes
00:47:38préparatifs
00:47:39à ces lois
00:47:40notamment
00:47:41le fameux rapport
00:47:42Nadal
00:47:43qui a été rendu
00:47:44au président de la République
00:47:45en janvier 2015
00:47:46et qui est
00:47:47à l'origine
00:47:48d'ensuite
00:47:49la loi Sapin
00:47:50et de l'article
00:47:51432.17
00:47:52du code pénal
00:47:53qui fonde aujourd'hui
00:47:54la peine
00:47:55qui est
00:47:56prononcée
00:47:57à l'égard
00:47:58de Marine Le Pen
00:47:59je rappelle
00:48:00parce qu'il faut vraiment
00:48:01bien l'avoir en tête
00:48:02pour tous les gens
00:48:03qui nous écoutent
00:48:04c'est le législateur
00:48:05qui a
00:48:06institué
00:48:07une limite
00:48:08au pouvoir
00:48:09d'élection
00:48:10du peuple
00:48:11et il l'a fait
00:48:12pourquoi ?
00:48:13parce qu'il y avait
00:48:14une crise
00:48:15la confiance
00:48:16dans le politique
00:48:17s'est violée
00:48:18de jour en jour
00:48:19le moyen
00:48:20qui a été trouvé
00:48:21on n'a pas l'impression
00:48:22que ça a changé beaucoup
00:48:23ce rapport Nadal
00:48:24par rapport
00:48:25à la confiance
00:48:26dans le politique
00:48:27c'était le vœu
00:48:28du législateur
00:48:29l'idée
00:48:30ça a été de dire
00:48:31voilà
00:48:32il y en a marre
00:48:33les gens ne croient plus
00:48:34en la politique
00:48:35parce que ça triche
00:48:36et bien on va faire
00:48:37en sorte que
00:48:38les tricheurs
00:48:39soient punis
00:48:40et le seul moyen
00:48:41de punir les tricheurs
00:48:42c'est justement
00:48:43de mettre en œuvre
00:48:44une inéligibilité
00:48:45qui je le conçois
00:48:46est vraiment
00:48:47une atteinte
00:48:48au pouvoir
00:48:49d'élection
00:48:50du peuple
00:48:51mais ce sont
00:48:52les législateurs
00:48:53qui l'ont voulu
00:48:54ça a été voté
00:48:55rappelez-vous
00:48:56à l'unanimité
00:48:57avec deux
00:48:58abstentions
00:48:59le juge
00:49:00n'a fait qu'appliquer
00:49:01ce que le législateur
00:49:02a voulu
00:49:03qu'il applique
00:49:04on va marquer une pause
00:49:05et puis je donnerai
00:49:06la parole
00:49:07à Aguilin Benassa
00:49:08qui vous répondra
00:49:09par rapport
00:49:10à ce choix
00:49:11des législateurs
00:49:12de limiter
00:49:13l'inéligibilité
00:49:14de Marine Le Pen
00:49:15sur vous
00:49:16si vous souhaitez réagir
00:49:170826 300 300
00:49:18pour poser vos questions
00:49:19et rentrer dans le débat
00:49:20à tout de suite
00:49:21sur Sud Radio
00:49:22après cette courte pause
00:49:23Alexis Poulin
00:49:24sans réserve
00:49:25l'invité
00:49:26et on se retrouve
00:49:27pour ce débat
00:49:28sur cette décision
00:49:29de justice
00:49:30de lundi
00:49:31qui fait grand bruit
00:49:32par rapport
00:49:33à l'inéligibilité
00:49:34de Marine Le Pen
00:49:35pour des faits avérés
00:49:36des tournements
00:49:37de fonds publics
00:49:38du Parlement Européen
00:49:39à hauteur de 4 millions d'euros
00:49:40mais néanmoins
00:49:41la question se pose
00:49:42sur le choix
00:49:43des juges
00:49:44de certains termes
00:49:45par rapport à
00:49:46même s'ils se réfèrent
00:49:47aux droits
00:49:48vous Guylain Benassa
00:49:49vous pensez
00:49:50que c'est une décision
00:49:51politique néanmoins ?
00:49:52Ecoutez moi
00:49:53j'ai entendu
00:49:54ce qui vient d'être dit
00:49:55évidemment
00:49:56il y a deux points
00:49:57qui me paraissent
00:49:58problématiques
00:49:59problématiques non pas
00:50:00parce qu'ils seraient
00:50:01je ne sais pas
00:50:02illégaux ou quoi que ce soit
00:50:03ce n'est pas du tout le débat
00:50:04le débat
00:50:05il faut tout de suite le dire
00:50:06ce n'est pas le souci
00:50:07le souci majeur
00:50:08il est sur deux points
00:50:09premièrement
00:50:10alors beaucoup de gens l'ont dit
00:50:11c'est vraiment un sacré
00:50:12pavé dans la mare
00:50:13c'est que considérer
00:50:14le risque de récidive
00:50:15comme justifiant
00:50:16l'inéligibilité
00:50:17alors même que Marine Le Pen
00:50:18ne siège plus
00:50:19au Parlement Européen
00:50:20c'est un problème
00:50:21c'est un premier problème
00:50:22parce qu'on évacue
00:50:23la factualité même
00:50:24de la chose
00:50:25c'est que techniquement
00:50:26on peut lui reprocher
00:50:27ce qu'on veut
00:50:28on peut la condamner
00:50:29elle a saisi
00:50:30la cour d'appel
00:50:31elle ira peut-être
00:50:32en cassation
00:50:33tout ça
00:50:34sur le fond
00:50:35il n'empêche
00:50:36le risque de récidive
00:50:37techniquement
00:50:38n'existe pas
00:50:39ensuite
00:50:40deuxième point
00:50:41et qui me pose
00:50:42un vrai souci
00:50:43c'est que
00:50:44le juge
00:50:45enfin les juges
00:50:46ont sorti de leur chapeau
00:50:47le concept d'ordre public
00:50:48démocratique
00:50:49alors moi
00:50:50techniquement
00:50:51et j'ai lu le jugement
00:50:52sur ce point
00:50:53l'ordre public
00:50:54je comprends qu'on l'invoque
00:50:55mais l'ordre public démocratique
00:50:56je ne vois pas ce que ça signifie
00:50:57exactement
00:50:58on ne peut pas comprendre
00:50:59réellement au regard
00:51:00de la décision
00:51:01ce qu'on entend par là
00:51:02parce que c'est au nom
00:51:03aussi de l'ordre public
00:51:04démocratique
00:51:05qu'on a considéré
00:51:06que Marine Le Pen
00:51:07devait être inéligible
00:51:08immédiatement
00:51:09alors moi
00:51:10j'ai un vrai souci
00:51:11l'ordre public
00:51:12démocratique
00:51:13la démocratie
00:51:14signifie
00:51:15théoriquement
00:51:16le gouvernement du peuple
00:51:17par le peuple
00:51:18et pour le peuple
00:51:19ce qui veut dire
00:51:20qu'un ordre public
00:51:21démocratique
00:51:22c'est permettre
00:51:23au Demos
00:51:24de faire son choix
00:51:25c'est-à-dire de choisir son candidat
00:51:26et d'élire son candidat
00:51:27or
00:51:28c'est au nom
00:51:29de l'ordre public
00:51:30démocratique
00:51:31qu'on nous explique
00:51:32qu'aujourd'hui
00:51:33il fallait la rendre inéligible
00:51:34aussi vite que possible
00:51:35c'est-à-dire
00:51:36empêcher à l'électeur
00:51:37de pouvoir voter
00:51:38des sondages
00:51:39en prévision
00:51:40des présidentielles
00:51:41ça me paraît ubuesque
00:51:42en tout cas largement contestable
00:51:43et là-dessus
00:51:44ce qui me sidère
00:51:45c'est pas
00:51:46moi je pense que là
00:51:47je me permets juste
00:51:48je pense que l'erreur
00:51:49commise aujourd'hui
00:51:50par un nombre de commentateurs
00:51:51d'ailleurs
00:51:52je précise
00:51:53ma prise de position
00:51:54n'est pas politique
00:51:55contrairement à ce qui vient d'être dit
00:51:56je pense que l'erreur
00:51:57est de dire
00:51:58ce sont des juges rouges
00:51:59comme j'entends certains le dire
00:52:00ou des juges de gauche
00:52:01etc.
00:52:02c'est pas le problème
00:52:03le problème
00:52:04c'est une certaine lecture des choses
00:52:05qui fait qu'on prétend
00:52:06que c'est hors politique
00:52:07d'abord
00:52:08le seul fait
00:52:09d'apprécier
00:52:10ce genre de notion
00:52:11fait que forcément
00:52:12il y a un point de vue
00:52:13qu'il vienne du magistrat en l'espèce
00:52:14il y a un point de vue
00:52:15il y a une appréciation
00:52:16et c'est cette contestation
00:52:17cette appréciation
00:52:18que moi je fais
00:52:19qui a en réalité
00:52:20des conséquences
00:52:21terribles
00:52:22c'est une bombe à fragmentation
00:52:23sur la démocratie française
00:52:24et en l'occurrence
00:52:25sur Marine Le Pen
00:52:26M. Romposa
00:52:27je vous voyais
00:52:28ne pas être d'accord
00:52:29notamment sur
00:52:30le point sur la récidive
00:52:31est-ce que vous pouvez développer ?
00:52:33Eh oui
00:52:34je suis un peu troublé
00:52:35M. Poulain
00:52:36parce que mon contradicteur
00:52:38reprend exactement
00:52:40la rhétorique
00:52:42et l'argumentaire
00:52:43de tous les classiques
00:52:44du Rassemblement National
00:52:46que j'ai entendu
00:52:47sur tous les plateaux
00:52:48depuis trois jours
00:52:49le risque de récidive
00:52:50il a été motivé
00:52:51il n'est pas motivé
00:52:52simplement sur
00:52:54alors je ne sais plus quoi
00:52:57l'argument qui a été invoqué
00:52:59enfin à la fois
00:53:00il y a la gravité
00:53:02et l'argument qui est de dire
00:53:03elle n'est plus
00:53:04aujourd'hui députée européenne
00:53:05donc ça ne peut plus se reproduire
00:53:07c'est pas ça
00:53:08qu'on disait les juges
00:53:09elle est responsable politique
00:53:11elle est toujours élue
00:53:12et elle va se présenter
00:53:13à des élections
00:53:14en ayant
00:53:15depuis le début
00:53:16de cette enquête
00:53:17dit que ce que lui reprochait
00:53:18la justice
00:53:19la justice n'était pas légitime
00:53:20à le faire
00:53:21puisque la justice
00:53:22n'avait pas à apprécier
00:53:24le comment dire
00:53:25le règlement
00:53:26qui était issu
00:53:27du Parlement européen
00:53:28et qu'elle n'avait surtout pas
00:53:30à lui dire
00:53:31comment elle pouvait
00:53:32elle
00:53:33recruter
00:53:34financer
00:53:35son personnel
00:53:36puisqu'elle estime
00:53:37qu'un assistant parlementaire
00:53:38c'est un
00:53:39c'est une
00:53:40personne
00:53:41qui a une activité politique
00:53:43donc le risque
00:53:44c'est pas faux
00:53:45tous les partisans
00:53:46pensent aussi
00:53:47qu'un assistant parlementaire
00:53:48va avoir de fait
00:53:49une activité politique
00:53:50en étant
00:53:51un suppléant
00:53:52d'un député élu
00:53:53avec une éthique politique
00:53:54oui oui
00:53:55j'entends monsieur Poulain
00:53:56mais le problème
00:53:57c'est que vous et moi
00:53:58malheureusement
00:53:59cette pensée là
00:54:00elle ne vaut rien
00:54:01à côté de ce que sont
00:54:02les textes écrits
00:54:03les textes écrits
00:54:04c'est bien spécifié justement
00:54:05et c'est ça qui est contesté
00:54:06par le Rassemblement national
00:54:07c'est que
00:54:08l'activité politique
00:54:09de l'assistant parlementaire
00:54:10c'est une activité
00:54:11qui doit être au soutien
00:54:12total
00:54:13de l'activité
00:54:14du député européen
00:54:15au Parlement européen
00:54:16pas pour effectivement
00:54:17les bonnes oeuvres
00:54:18du parti
00:54:19RN
00:54:20national
00:54:21ça on n'y peut rien
00:54:22c'est pas nous
00:54:23qui avons décidé
00:54:24le texte est écrit ainsi
00:54:25ensuite
00:54:26l'argument
00:54:27qui est opposé
00:54:28par mon contradicteur
00:54:29je le trouve fallacieux
00:54:30et je le trouve
00:54:31en plus
00:54:32ahurissant
00:54:33de la part
00:54:34d'un professionnel du droit
00:54:35qui sait très bien
00:54:36que justement
00:54:37la récidive
00:54:38c'est pas la récidive
00:54:39dans la fonction
00:54:40de député européen
00:54:41c'est la récidive
00:54:42dans ce que représente
00:54:43Mme Le Pen
00:54:44c'est à dire une députée
00:54:45une personne politique
00:54:46qui va se présenter
00:54:47aux élections présidentielles
00:54:48donc si elle a fauté là
00:54:49si elle ne reconnaît pas sa faute
00:54:50si elle a fauté
00:54:51pendant autant longtemps
00:54:52et que
00:54:53elle va se représenter
00:54:54à des autres élections
00:54:55on peut légitimement
00:54:56penser
00:54:57que
00:54:58le genre d'appréciation
00:54:59européenne
00:55:00le genre d'appréciation
00:55:01erronée
00:55:02des règles
00:55:03qui président
00:55:04à tous
00:55:05les concours
00:55:06au suffrage
00:55:07des français
00:55:08ou au suffrage
00:55:09d'autres électeurs
00:55:10peuvent être
00:55:11encore une fois
00:55:12mis de côté
00:55:13par l'ensemble du gouvernement
00:55:14national
00:55:15ça c'est la première chose
00:55:16la deuxième chose
00:55:17le deuxième argument
00:55:18j'ai perdu
00:55:19c'est le trouble
00:55:20à l'ordre public démocratique
00:55:21voilà
00:55:22l'ordre public démocratique
00:55:23mais quand même
00:55:24vous avez bien vu
00:55:25dans la
00:55:26comment dire
00:55:27dans la progression
00:55:28du raisonnement
00:55:29que
00:55:30les collègues
00:55:31se sont basés
00:55:32sur
00:55:33les questions prioritaires
00:55:34de constitutionnalité
00:55:35qui ont été déjà posées
00:55:36par le passé
00:55:37sur lesquelles
00:55:38leur ont pendu
00:55:39la cour de cassation
00:55:40et la décision
00:55:41du conseil constitutionnel
00:55:42du 28 mars
00:55:432025
00:55:44l'ordre public démocratique
00:55:45ça renvoie à ça
00:55:46c'est à dire
00:55:47que le conseil constitutionnel
00:55:48a bien dit
00:55:49que l'exécution provisoire
00:55:50de la peine d'inéligibilité
00:55:51contribuait à renforcer
00:55:52l'exigence de probabilité
00:55:53et d'exemplarité
00:55:54des élus
00:55:55et la confiance
00:55:56des électeurs
00:55:57dans l'ordre public
00:55:58c'est ça
00:55:59l'ordre public démocratique
00:56:00c'est ce devoir
00:56:01d'exemplarité
00:56:02c'est ce devoir
00:56:03de probabilité
00:56:04qui est exigé
00:56:05et qui a une valeur constitutionnelle
00:56:06je veux bien que vous l'entendiez
00:56:07Maître Poulain
00:56:08c'est pour ça
00:56:09qu'il passe
00:56:10avant le reste
00:56:11voilà
00:56:12mais quand même
00:56:13sur l'incohérence
00:56:14du fait de dire
00:56:15il y a l'ordre public démocratique
00:56:16on a le droit de voter
00:56:17et il y a quand même
00:56:18ce démon
00:56:19ce peuple
00:56:20qui doit avoir le choix
00:56:21et de l'autre côté
00:56:22interdire
00:56:23quand même la représentante
00:56:24d'un parti
00:56:25connu de tous
00:56:26avec ce poids
00:56:27électoral
00:56:28qu'on connaît
00:56:29il y a là quand même
00:56:30un vrai problème
00:56:31non ?
00:56:32Mais non
00:56:33parce que justement
00:56:34c'est là qu'on oublie
00:56:35les choses
00:56:36effectivement
00:56:37mon contradicteur
00:56:38il est légitime
00:56:39à rappeler
00:56:40qu'il y a le pouvoir
00:56:41le peuple
00:56:42et le droit
00:56:43mais
00:56:44ce que je veux dire
00:56:45c'est que
00:56:46la légitimité démocratique
00:56:47n'enlève pas
00:56:48la légitimité juridique
00:56:49c'est à dire que
00:56:50si vous voulez
00:56:51la démocratie
00:56:52c'est pas simplement
00:56:53l'organisation du pouvoir
00:56:54par le vote
00:56:55c'est aussi la soumission
00:56:56du pouvoir au droit
00:56:57vous comprenez ?
00:56:58Donc il faut que les deux
00:56:59coïncident
00:57:00sauf que là
00:57:01il y en a un qui ne coïncide pas
00:57:02puisque Marine Le Pen
00:57:03a été condamnée
00:57:04pour détournement
00:57:05de fonds public
00:57:06donc
00:57:07elle a trahi la confiance
00:57:08des électeurs
00:57:09donc le législateur a dit
00:57:10dans ce cas là
00:57:11je suis désolé
00:57:12mesdames et messieurs
00:57:13les électeurs
00:57:14on ne peut pas vous donner
00:57:15au suffrage
00:57:16quelqu'un qui a triché
00:57:17et qui a trahi
00:57:18votre confiance
00:57:19c'est tout
00:57:20Alors Guylain Benessa
00:57:21une réponse
00:57:22sur le lien
00:57:23entre légitimité
00:57:24et légalité
00:57:25c'est quelque chose comme ça
00:57:26où démocratie et droit
00:57:27En fait
00:57:28j'ai quand même
00:57:29deux problèmes fondamentaux
00:57:30j'entends
00:57:31qu'admettons
00:57:32qu'il y ait une absence
00:57:33de probité
00:57:34ou qu'on soupçonne
00:57:35Mme Le Pen
00:57:36désormais condamnée
00:57:37pour l'instant
00:57:38il y aura appel
00:57:39peu importe
00:57:40et je précise
00:57:41je reprécise encore
00:57:42je ne suis pas
00:57:43de l'avocat
00:57:44du Rassemblement National
00:57:45je ne fais que lire un jugement
00:57:46je me pose des questions
00:57:47au regard de jugement
00:57:48l'ordre public démocratique
00:57:49moi j'entends la démocratie
00:57:50je suis désolé de le rappeler
00:57:51c'est ça mon problème majeur
00:57:52c'est qu'on part là désormais
00:57:53on a dérivé faire
00:57:55de la probité
00:57:56gardons ce terme
00:57:57qui vient d'être employé
00:57:58je suis désolé
00:57:59quitte à être un peu caricatural
00:58:01mais le peuple a le droit
00:58:03de se choisir quelqu'un
00:58:04de non-probe
00:58:05et à cette aune là
00:58:06évidemment
00:58:07d'ailleurs ce ne sera pas
00:58:08la première fois
00:58:09alors justement
00:58:10attendez Alexis Poulin
00:58:11je vais être précis
00:58:12aujourd'hui on en a fait
00:58:13une sorte de
00:58:14grand papa sympathique
00:58:15et rassembleur
00:58:16mais je rappelle
00:58:17qu'à une certaine période
00:58:18j'allais dire Jean-Marie Le Pen
00:58:19Jacques Chirac
00:58:20Jacques Chirac
00:58:21mais attendez
00:58:22quelqu'un qui aujourd'hui
00:58:23fait écho
00:58:24quand le général de Gaulle
00:58:25était considéré
00:58:26comme un facho
00:58:27un méchant
00:58:28voire un réactionnaire
00:58:29on lui a tout accolé
00:58:30et on lui a surtout
00:58:31accolé
00:58:32on lui a dit
00:58:33tu ne respectes pas la justice
00:58:34c'est une section
00:58:35de coup de force
00:58:36à l'époque
00:58:37la magistrature
00:58:38était vend-debout
00:58:39contre le général de Gaulle
00:58:40pour plein de raisons
00:58:41tout au long des années 60
00:58:42je dis ça parce qu'aujourd'hui
00:58:43la notion d'ordre public démocratique
00:58:45est exactement
00:58:46ce qui fait débat
00:58:47pour moi
00:58:48le plus gros débat
00:58:49d'autant plus que
00:58:50je ne vais pas faire
00:58:51encore une fois
00:58:52on va perdre tout le monde sinon
00:58:53si on lit le jugement
00:58:54moi j'ai un vrai souci
00:58:55dans l'articulation
00:58:57alors évidemment
00:58:58qu'il y ait ensuite
00:58:59une question de point de vue
00:59:00mais moi je ne
00:59:01contrairement à beaucoup de gens
00:59:02je ne reproche pas aux gens
00:59:03d'avoir un point de vue
00:59:04on a un point de vue
00:59:05les magistrats ont un point de vue
00:59:06n'importe qui a le droit de lire
00:59:07et d'avoir un point de vue
00:59:08si on regarde
00:59:09à l'aune du jugement
00:59:10ce qu'on peut en penser
00:59:11j'estime
00:59:12moi-même j'estime
00:59:13que
00:59:14écrire dans un jugement
00:59:15que la circonstance aggravante
00:59:17c'est que le RN soit hostile
00:59:19n'en soit contraire
00:59:20à l'Union Européenne
00:59:21en citant dans le jugement
00:59:23les valeurs de l'état de droit européen
00:59:25qui viennent citer dans le jugement
00:59:27l'article 2 du traité sur l'Union Européenne
00:59:29sur les valeurs de l'état de droit
00:59:30qui permet à l'Europe
00:59:32de faire valoir un état de droit
00:59:33qui n'a strictement plus rien à voir
00:59:35avec l'état de droit tel qu'il était
00:59:36il y a par exemple
00:59:3730, 40, 50 ans
00:59:38moi j'estime que
00:59:39ça dilue tellement la chose
00:59:40que quand on la lit après
00:59:42on ne saisit même plus
00:59:43si le juge condamne
00:59:45Marine Le Pen
00:59:46au regard des impératifs français
00:59:48au regard des impératifs européens
00:59:49au regard des impératifs
00:59:50et des volontés européennes
00:59:51où il a commencé
00:59:52à en mettre le droit de l'homme
00:59:53tout est mélangé
00:59:54ce qui fait qu'au bout
00:59:55on ne peut que s'interroger
00:59:56quant à savoir
00:59:57qui condamne qui
00:59:58pourquoi
00:59:59on a le sentiment
01:00:00qu'il y a une dilution
01:00:01de tout ça
01:00:02et que finalement
01:00:03je suis désolé l'URN
01:00:04après a beau jeu de le faire
01:00:05mais l'URN peut tranquillement dire
01:00:06ben quelque part
01:00:07je paye
01:00:08parce que je suis contre l'Europe
01:00:09de moins en moins
01:00:10ceci dit
01:00:11mais Jérôme Pozza
01:00:12on sait qui condamne qui
01:00:13et sur quelle base
01:00:14quand même
01:00:15dans ce jugement
01:00:16ben bien sûr
01:00:17quand vous lisez
01:00:18ce qu'on appelle
01:00:19le dispositif du jugement
01:00:20mais même
01:00:21ils ont fait des paragraphes
01:00:22les collègues
01:00:23pour que ça soit vraiment
01:00:24accessible
01:00:25à un maximum de gens
01:00:26vous avez quand même
01:00:27les articles
01:00:28qui sont visés
01:00:29qui sont l'article
01:00:30432.17
01:00:31qui sont l'article
01:00:32471.3
01:00:33du code de procédure pénale
01:00:34131.10
01:00:35enfin vous avez
01:00:36à chaque fois
01:00:37les articles
01:00:38qui sont
01:00:39les articles
01:00:40du droit français
01:00:41qu'est-ce que c'est
01:00:42que cette nouvelle
01:00:43alors ça c'est un nouvel
01:00:44argument
01:00:45que je découvre
01:00:46alors je ne sais pas
01:00:47comment
01:00:48alors je ne sais pas
01:00:49d'où il sort
01:00:50qu'est-ce que c'est
01:00:51cette idée de dire
01:00:52ben ils ont été
01:00:53chercher
01:00:54quelque chose
01:00:55dans les traités
01:00:56de l'union européenne
01:00:57pour le ramener
01:00:58et pour inventer
01:00:59un ordre public économique
01:01:00non non non
01:01:01ils se sont basés
01:01:02sur l'article
01:01:03du droit pénal
01:01:04et du code de procédure pénale
01:01:05et du code pénal
01:01:06et ils se sont basés
01:01:07sur les questions
01:01:08prioritaires constitutionnelles
01:01:09qui ont été
01:01:10déjà
01:01:11comment dire
01:01:12traitées par la cour de cassation
01:01:13et également
01:01:14par cette décision
01:01:15du conseil constitutionnel
01:01:16et l'ordre public
01:01:17l'ordre public français
01:01:18point barre
01:01:19ils n'avaient pas cherché
01:01:20mais je rappelle aussi
01:01:21à toute fin utile
01:01:22qu'on est soumis
01:01:23également
01:01:24à la convention européenne
01:01:25des droits de l'homme
01:01:26à la cour de justice
01:01:27de l'union européenne
01:01:28tout ça
01:01:29ça doit rentrer en jeu
01:01:30mais là dans la motivation
01:01:31je veux dire
01:01:32ça ne fait pas un pli
01:01:33ce sont des articles français
01:01:34qui sont visés
01:01:35nous n'allons pas chercher
01:01:36des articles de droit français
01:01:37pour le parlement européen
01:01:38on va marquer une courte pause
01:01:39et se retrouver dans un instant
01:01:40avec nos invités
01:01:41Jérôme Posa
01:01:42président d'Amour de la Justice
01:01:43premier vice-président
01:01:44d'Appliquations
01:01:45des droits de l'homme
01:01:47au tribunal de Nancy
01:01:48et maître Guylain Benessa
01:01:49avocat auteur
01:01:50de On marche sur la tête
01:01:51aux éditions de l'artilleur
01:01:52et si vous souhaitez
01:01:53rentrer dans le débat
01:01:540826 300 300
01:01:55à tout de suite
01:01:56sur Sud Radio
01:01:57Alexi Poulin
01:01:58sans réserve
01:01:59l'invité
01:02:00et on se retrouve
01:02:01pour ce débat
01:02:02sur le jugement
01:02:03sur Marine Le Pen
01:02:04qui sème le trouble
01:02:05d'ailleurs
01:02:06jusqu'au sommet de l'état
01:02:07on va écouter
01:02:08le premier ministre
01:02:09François Bayrou
01:02:10qui s'est dit troublé
01:02:11de ce jugement
01:02:12lui-même est poursuivi
01:02:13pour les mêmes faits
01:02:14on écoute
01:02:15le premier ministre
01:02:16toute décision lourde
01:02:17et grave
01:02:18en matière pénale
01:02:19doit être susceptible
01:02:20d'appel
01:02:21et de recours
01:02:22il se trouve que
01:02:23le seul point
01:02:24de l'exécution provisoire
01:02:25fait que des décisions
01:02:26lourdes et graves
01:02:27ne sont pas susceptibles
01:02:28de recours
01:02:29je considère
01:02:30comme citoyen
01:02:31qu'il devrait y avoir
01:02:32les principes du droit
01:02:33faut que les décisions
01:02:34de justice
01:02:35sont protégées
01:02:36et que c'est au Parlement
01:02:37qu'il faut
01:02:38qu'il y ait
01:02:39des décisions
01:02:40de justice
01:02:41qui sont protégées
01:02:42et que c'est au Parlement
01:02:43lorsqu'il s'agit
01:02:44de s'interroger
01:02:45de prendre
01:02:46ses responsabilités
01:02:47alors responsabilité
01:02:48qu'en est-il
01:02:49effectivement
01:02:50quand on voit
01:02:51que le politique
01:02:52n'est pas d'accord
01:02:53finalement
01:02:54au delà même
01:02:55des cercles
01:02:56du RN
01:02:57sur ce jugement
01:02:58écoutez
01:02:59le politique
01:03:00est dans ces petits souliers
01:03:01c'est à dire
01:03:02premièrement
01:03:03il faut le rappeler
01:03:04parce qu'on entend
01:03:05tout et n'importe quoi
01:03:06depuis quelques jours
01:03:07il faut rappeler
01:03:08que faire appel
01:03:09d'une décision
01:03:10c'est le fait
01:03:11de critiquer une décision
01:03:12quand on fait appel
01:03:13moi est-ce qualité d'avocat
01:03:14quand je fais appel
01:03:15si d'ailleurs
01:03:16je ne critique pas
01:03:17la décision dans mon appel
01:03:18je commets même
01:03:19une erreur
01:03:20si je peux dire
01:03:21je reste général
01:03:22mais il faut que je critique
01:03:23donc il faut que je trouve
01:03:24quel point pose problème
01:03:25donc d'une part
01:03:26quand on dit qu'on ne peut pas
01:03:27critiquer une décision
01:03:28c'est le principe de l'appel
01:03:29ensuite sur les politiques
01:03:30en tant que telles
01:03:31c'est très simple
01:03:32les politiques
01:03:33ils se rendent bien compte
01:03:34vous savez
01:03:35qu'est-ce qui se passe
01:03:36mais ça ça nous renvoie
01:03:37c'est une longue déshérence
01:03:38qui date d'il y a longtemps
01:03:39qui date d'il y a
01:03:4030, 40, 50 ans
01:03:41en réalité
01:03:42il y a une progression
01:03:43du divorce
01:03:44avec les français
01:03:45progression qui est alimentée
01:03:46par la disparition
01:03:47du référendum
01:03:48en fait
01:03:49les 20 ans
01:03:50la disparition
01:03:512005
01:03:52la disparition
01:03:53du dernier référendum
01:03:54qui avait été
01:03:55littéralement annulée
01:03:56par Lisbonne
01:03:57qui a marché sur le peuple
01:03:58on peut dire ça comme ça
01:03:59et deuxièmement
01:04:00petit à petit
01:04:01il y a l'abstention
01:04:02et d'autant plus massive
01:04:03que le divorce
01:04:04a été profond
01:04:05entre le peuple
01:04:06et ses chefs
01:04:07ou ses dirigeants
01:04:08ou ses représentants
01:04:09ça fait que
01:04:10petit à petit
01:04:11ce divorce-là
01:04:12s'est mué
01:04:13en plus
01:04:14en impasse électorale
01:04:15impasse qui a été alimentée
01:04:16par l'affaire Fillon
01:04:17en 2017
01:04:18ce qui fait que c'est devenu
01:04:19excusez-moi du terme
01:04:20mais un bordel
01:04:21invraisemblable
01:04:22avec une élection
01:04:23d'Emmanuel Macron
01:04:24qu'on connaissait à peine
01:04:25que les français
01:04:26connaissaient à peine
01:04:272022
01:04:28qui a été littéralement
01:04:29le scrutin
01:04:30a été avalé
01:04:31par la guerre en Ukraine
01:04:32qui a rebattu les cartes
01:04:33au profit d'Emmanuel Macron
01:04:34est désormais un scrutin
01:04:35dans lequel
01:04:36dans deux ans
01:04:37à première vue
01:04:38en tout cas
01:04:39en l'état aujourd'hui
01:04:40la favorite
01:04:41ne peut pas se présenter
01:04:42ça veut dire qu'au bout
01:04:43les politiques
01:04:44on peut les comprendre
01:04:45ils commencent
01:04:46à avoir les foies
01:04:47et ils commencent
01:04:48à avoir les foies
01:04:49pour une raison simple
01:04:50c'est qu'ils se disent
01:04:51attendez
01:04:52Marine Le Pen
01:04:53était censée être
01:04:54un débouché
01:04:55un débouché
01:04:56pour ceux
01:04:57qui quelque part
01:04:58ne croient plus vraiment
01:04:59dans le système
01:05:00une sorte de débouché
01:05:01on le dit souvent
01:05:02elle a surfé
01:05:03sur une vague d'opposition
01:05:04vous savez la contestation
01:05:05elle aurait été
01:05:06le parti de la contestation
01:05:07si le parti de la contestation
01:05:08n'a pas sa championne
01:05:09aux élections en 2027
01:05:10vous pensez que les français
01:05:11feront quoi ?
01:05:12deux possibilités
01:05:13premièrement
01:05:14l'abstention
01:05:15or la présidentielle
01:05:16est la dernière élection
01:05:17où globalement
01:05:18les français vont voter
01:05:19d'ailleurs c'est l'élection reine
01:05:20il faut le rappeler quand même
01:05:21même si on essaye
01:05:22de nous faire croire le contraire
01:05:23et deuxièmement
01:05:24autre possibilité
01:05:25c'est qu'il y a un tel ras-le-bol
01:05:26qu'on se retrouve avec
01:05:27un populisme hard
01:05:28bien plus hard
01:05:29que celui de Marine Le Pen
01:05:30avec quelque chose
01:05:31qui se mûrait autour
01:05:32d'une candidature surprise
01:05:33un truc comme ça
01:05:34donc je ne dis pas
01:05:35que c'est réglé en 5 minutes
01:05:36je pense que le pire
01:05:37pour les politiques
01:05:38c'est de voir Marine Le Pen
01:05:39dégagée du paysage
01:05:40parce que si elle dégage
01:05:41qu'est-ce que ça devient ?
01:05:42qu'est-ce qui se passe derrière ?
01:05:43comment est-ce que
01:05:44tout ça se reforme ?
01:05:45je pense qu'il y a
01:05:46et en plus
01:05:47sachant qu'eux-mêmes
01:05:48souvent ont quelque part
01:05:49leurs propres affaires judiciaires
01:05:51ou leurs petites tractations
01:05:53qui pourraient elles-mêmes
01:05:54les obliger à passer
01:05:55sur le grille judiciaire
01:05:56un jour ou l'autre
01:05:57ils se disent
01:05:58il vaut peut-être mieux
01:05:59la garder parmi nous
01:06:00que l'éjecter du paysage
01:06:01d'un seul coup
01:06:02oui mais c'est Marine Le Pen
01:06:03elle en tant que personne
01:06:04mais le Front
01:06:05le Rassemblement National
01:06:06reste un parti
01:06:07avec Jordan Bardella
01:06:09qui a aussi
01:06:10les faveurs des sondages
01:06:12etc.
01:06:13donc on n'interdit pas
01:06:14un parti avec ce jugement
01:06:15c'est aussi là-dessus
01:06:16que s'appuient les juges
01:06:17Jérôme Pozat
01:06:19oui oui
01:06:21vous venez de dire
01:06:22alors moi
01:06:23je ne vais pas aller
01:06:24sur le terrain politique
01:06:25parce que je n'en ai
01:06:26ni le droit
01:06:27ni l'envie
01:06:28je vais rester
01:06:29sur l'histoire
01:06:30de l'exécution provisoire
01:06:32la déclaration du Premier Ministre
01:06:35est quand même
01:06:36je trouve
01:06:37terrifiante
01:06:38parce qu'il dit
01:06:39qu'il s'exprime
01:06:40comme citoyen
01:06:41alors qu'il parle
01:06:42en plein centre
01:06:43de l'hémicycle
01:06:44en tant que Premier Ministre
01:06:46donc cette rhétorique là
01:06:48elle me gêne un peu
01:06:50après
01:06:51le débat
01:06:52est ouvert
01:06:53c'est-à-dire que
01:06:54les parlementaires
01:06:55a priori
01:06:56c'est ce que j'ai entendu
01:06:57qui auraient un dépôt
01:06:58de proposition
01:06:59de loi
01:07:00par Éric Ciotti
01:07:01peuvent revenir
01:07:02sur
01:07:04l'histoire
01:07:05de l'exécution provisoire
01:07:07après
01:07:08le peuple
01:07:09en tirera
01:07:10les conséquences
01:07:11lors des
01:07:12prochains suffrages
01:07:13je rappelle que ce même
01:07:14Premier Ministre
01:07:15faisait partie
01:07:16des
01:07:17on va dire
01:07:18des premiers lanceurs d'alerte
01:07:19sur
01:07:20la corruption
01:07:21dans la vie publique
01:07:22il a voté
01:07:23cette
01:07:24cette loi
01:07:25et l'exécution
01:07:26enfin la possibilité
01:07:27de l'exécution provisoire
01:07:29l'a retiré
01:07:30à ce moment là
01:07:31je pense que
01:07:32ça
01:07:33ça jette encore
01:07:34on va dire
01:07:35une suspicion
01:07:36c'est-à-dire que
01:07:37les citoyens
01:07:38vont se dire
01:07:39mais pourquoi
01:07:40il retire
01:07:41l'exécution provisoire
01:07:42alors qu'il l'avait mis
01:07:43pour moraliser
01:07:44la vie politique
01:07:45pourquoi il le fait
01:07:46alors que dans les sondages
01:07:47la majorité des Français
01:07:48sont d'accord
01:07:49avec
01:07:50cette possibilité là
01:07:51vous voyez
01:07:52donc c'est
01:07:53c'est un peu compliqué
01:07:54et le fait de
01:07:55tout remettre
01:07:56sur la justice après
01:07:57je trouve que c'est là
01:07:58où ça
01:07:59comment dire
01:08:00où il y a mal donne
01:08:01c'est-à-dire que
01:08:02enlevez-nous
01:08:03la loi
01:08:04et on ne l'appliquera pas
01:08:05si vous nous mettez
01:08:06la loi
01:08:07et que vous nous demandez
01:08:08de l'appliquer
01:08:09et bien alors
01:08:10il faut l'appliquer
01:08:11bon sang
01:08:12c'est ça qui est terrible
01:08:13pour les juges aujourd'hui
01:08:14c'est de se dire
01:08:15quoi qu'il fasse
01:08:16on leur demande
01:08:17on fait évoluer
01:08:18sans arrêt
01:08:19l'arsenal législatif
01:08:20l'arsenal répressif
01:08:21notamment sur les atteintes
01:08:22à la probité
01:08:23et puis au dernier moment
01:08:24on va dire
01:08:25ah bah non ça nous gêne
01:08:26ça fosse le jeu électoral
01:08:27et donc bon
01:08:28la faute à tout ça
01:08:29c'est la justice
01:08:30c'est le législateur
01:08:31c'est lui qui prend ses responsabilités
01:08:32c'est peut-être plus subtil
01:08:33parce que
01:08:34effectivement
01:08:35c'est pas la faute à la justice
01:08:36c'est peut-être la faute
01:08:37dont la justice
01:08:38se fait en France
01:08:39avec ce pouvoir
01:08:40des juges
01:08:41de lire le droit
01:08:42et de donner aussi
01:08:43une interprétation
01:08:44par rapport à la loi
01:08:45telle qu'elle est
01:08:46écoutez
01:08:47c'est très simple
01:08:48aujourd'hui
01:08:49nous parlerions
01:08:50nous envisagerions
01:08:51la condamnation
01:08:52de Marine Le Pen
01:08:53sans l'exécution
01:08:54provisoire
01:08:55admettons
01:08:56ce qui n'est pas le cas
01:08:57on en parlerait
01:08:58aujourd'hui
01:08:59on en parlerait
01:09:00tous les deux
01:09:01Alexis Poulin
01:09:02vous m'auriez invité
01:09:03on aurait ce débat
01:09:04le jugement de Marine Le Pen
01:09:05les élections présidentielles
01:09:06etc.
01:09:07Evidemment
01:09:08il y aurait
01:09:09et là c'est normal
01:09:10les Français
01:09:11auraient un regard
01:09:12sur les malversations
01:09:13et la nature de Marine Le Pen
01:09:14sa qualité
01:09:15en se disant
01:09:16est-ce que finalement
01:09:17j'ai envie de voter pour elle
01:09:18ou non
01:09:19etc.
01:09:20Par contre
01:09:21si elle n'avait pas été bloquée
01:09:22de cette façon-là
01:09:23si on n'avait pas retenu
01:09:24l'inéligibilité
01:09:25ça veut dire qu'on aurait eu
01:09:26un débat autour d'elle
01:09:27d'une autre tenue
01:09:28qui de son absence
01:09:29n'aurait pas pesé
01:09:30encore une fois.
01:09:31Ça veut dire que
01:09:32ça rebat les cartes
01:09:33et si les cartes sont rebattues
01:09:34c'est parce qu'une décision
01:09:35a été rendue
01:09:36et cette décision a été rendue
01:09:37il faut quand même le dire
01:09:38parce que je ne veux pas
01:09:39rejouer le débat tout à l'heure
01:09:40...
01:09:41...
01:09:42...
01:09:43...
01:09:44...
01:09:45...
01:09:46...
01:09:47...
01:09:48...
01:09:49...
01:09:50...
01:09:51...
01:09:52...
01:09:53...
01:09:54Ce qui est vrai
01:09:55c'est que sur les politiques
01:09:56derrière
01:09:57il est au jeu
01:09:58ensuite de renvoyer
01:09:59la balle à la justice
01:10:00parce qu'eux-mêmes
01:10:01n'ont pas envie
01:10:02de mettre le doigt là-dedans
01:10:03tout en faisant
01:10:04en voulant se montrer
01:10:05toujours plus royaliste
01:10:06que le roi.
01:10:07Ça c'est formidable
01:10:08c'est-à-dire
01:10:09on vote toujours des lois
01:10:10en disant
01:10:11vous savez
01:10:12à l'instant
01:10:13on a rappelé
01:10:14mon contradicteur a rappelé
01:10:15fort justement d'ailleurs
01:10:16que François Bayrou
01:10:17avait été le pape
01:10:18de la moralisation
01:10:19de la vie politique
01:10:20et ce qui me fait sourire
01:10:21quand même
01:10:22c'est que
01:10:23François Bayrou
01:10:24et moi j'ai pas de mal
01:10:25à le dire
01:10:26c'est un spectre
01:10:27il ne laissera pas
01:10:28un bilan
01:10:29franchement
01:10:30on verra dans quelques temps
01:10:31mais le Premier ministre
01:10:32qu'il a
01:10:33je veux dire
01:10:34on ne peut pas dire
01:10:35qu'il va laisser une trace
01:10:36dans les mémoires françaises
01:10:37mais en tout cas
01:10:38la moralisation
01:10:39de la vie publique
01:10:40est associée à François Bayrou
01:10:41donc l'homme
01:10:42de la moralisation
01:10:43de la vie publique
01:10:44nous dit aujourd'hui
01:10:45qu'il est lui-même
01:10:46pas très serein
01:10:47avec le jugement
01:10:48qui a été rendu
01:10:49pour peut-être
01:10:50mettre en place
01:10:51une loi
01:10:52qui reviendra
01:10:53sur ce qui
01:10:54selon lui
01:10:55n'a pas de sens
01:10:56et je vais vous dire
01:10:57moralité de la moralité
01:10:58vous savez ce que c'est
01:10:59Alexis Poulin
01:11:00arrêtons de tout moraliser
01:11:01parce qu'en moralisant
01:11:02absolument tout
01:11:03on devient
01:11:04juste fanatique
01:11:05de l'exemple
01:11:06or le problème
01:11:07c'est qu'il y a toujours
01:11:08plus exemplaire que soi
01:11:09et au bout
01:11:10on est piégé
01:11:11moi ce que je vois
01:11:12c'est qu'on voit
01:11:13l'accumulation de ces lois
01:11:14justement
01:11:15de moralité
01:11:16de probité
01:11:17pour faire en sorte
01:11:18que le divorce
01:11:19entre les français
01:11:20et les politiques
01:11:21cesse et qu'il y ait
01:11:22un rabibochage
01:11:23et qu'au final
01:11:24je suis désolé
01:11:25mais on a un secrétaire général
01:11:26de l'Elysée des missionnaires
01:11:27qui était pris dans des affaires
01:11:28de conflit d'intérêts
01:11:29on ne compte pas
01:11:30le nombre d'affaires
01:11:31qui sont au sein
01:11:32du parti
01:11:33d'Emmanuel Macron
01:11:34ancien parti
01:11:35En Marche
01:11:36devenu maintenant
01:11:37je ne sais plus
01:11:38Ensemble pour la République
01:11:39on ne compte plus
01:11:40les affaires
01:11:41au Parlement européen
01:11:42qui est là
01:11:43au coeur de cette affaire
01:11:4425% des députés européens
01:11:45sont pris dans des affaires
01:11:46de corruption
01:11:47de conflit d'intérêts
01:11:48on ne parle même plus
01:11:49du Qatargate
01:11:50enfin c'est incroyable
01:11:51de voir que les lois
01:11:52s'accumulent
01:11:53sur ce qu'ils sont
01:11:54et il y a peut-être
01:11:55un problème aussi plus fondamental
01:11:56qui avait été soulevé
01:11:57en son temps par François Bayrou
01:11:58qui est celui du financement
01:11:59des partis politiques
01:12:00alors je sais que vous
01:12:01ne pouvez pas parler
01:12:02sur ce champ politique
01:12:03Jérôme Posa
01:12:04mais est-ce que finalement
01:12:05on n'en demande pas trop
01:12:06à la justice ?
01:12:07Clairement si
01:12:08mais d'un autre côté
01:12:09je pense qu'il faut en passer
01:12:10par là
01:12:11pour arriver
01:12:12à des situations
01:12:13qui soient plus saines
01:12:14et qui
01:12:15dans quelques pays
01:12:16qu'on a aujourd'hui
01:12:17qui sont les pays
01:12:18où il y a
01:12:19des affaires
01:12:20qui ne sont pas
01:12:21très bien
01:12:22les pays qu'on a
01:12:23autour de nous
01:12:24dans l'Europe
01:12:25se sont assainis
01:12:26donner le rôle
01:12:27à la justice
01:12:28c'est un peu ingrat
01:12:29pour les juges
01:12:30mais regardez
01:12:31à chaque fois
01:12:32qu'on rend
01:12:33une décision
01:12:34en matière
01:12:35de politique
01:12:36en matière
01:12:37d'affaires
01:12:38politico-financières
01:12:39à la fin
01:12:40la morale
01:12:41de l'histoire
01:12:42c'est que c'est la faute
01:12:43de la justice
01:12:44et que la justice
01:12:45est un pouvoir nuisible
01:12:46et qu'il fausse
01:12:47la donne électorale
01:12:48donc comme vous le dites
01:12:49moi je suis d'accord
01:12:50avec vous
01:12:51la justice
01:12:52c'est un rôle central
01:12:53pour moi
01:12:54de tout ça
01:12:55et des affaires
01:12:56Nicolas Sarkozy
01:12:57et Marine Le Pen
01:12:58c'est le pouvoir
01:12:59c'est la problématique
01:13:00du financement
01:13:01des partis politiques
01:13:02et de la vie politique
01:13:03en France
01:13:04c'est là dessus
01:13:05qu'il faut absolument
01:13:06réfléchir
01:13:07il faut aussi réfléchir
01:13:08moi je pense
01:13:09que le mal français
01:13:10mais qui n'est pas
01:13:11qu'un mal français
01:13:12c'est l'hyper-personnalisation
01:13:13des élections
01:13:14il y a beaucoup
01:13:15de choses
01:13:16à réfléchir
01:13:17après
01:13:18donner
01:13:19la justice
01:13:20la justice
01:13:21elle est là
01:13:22pour appliquer
01:13:23ce que le législateur
01:13:24a décidé de mettre en place
01:13:25moi je suis désolé
01:13:26encore une fois
01:13:27je reviens
01:13:28parce que
01:13:29cette histoire
01:13:30d'exécution provisoire
01:13:31elle me tient à coeur
01:13:32tout le monde dit
01:13:33que c'est finalement
01:13:34une orientation
01:13:35partisane
01:13:36qui a été prise
01:13:37par les collègues
01:13:38les collègues
01:13:39non je pense
01:13:40qu'ils ont simplement
01:13:41appliqué
01:13:42ce que cette loi
01:13:43Sapin
01:13:44et avant la loi Sapin
01:13:45ce que le rapport Nadal
01:13:46avait instauré
01:13:47dans l'évolution
01:13:48de notre arsenal
01:13:49c'est-à-dire
01:13:50essayer
01:13:51de donner
01:13:52par des décisions
01:13:53fortes
01:13:54cette exigence
01:13:55de
01:13:56comment dire
01:13:57d'exemplarité
01:13:58et de priorité absolue
01:13:59à nos élus
01:14:00vous avez raison
01:14:01ça ne marche pas
01:14:02pour l'instant
01:14:03mais attention
01:14:04Sarkozy et Le Pen
01:14:05c'est quand même
01:14:06les deux premières
01:14:07grosses affaires
01:14:08un ancien chef de l'état
01:14:09et la représentante
01:14:10du premier parti
01:14:11de France
01:14:12donc c'est aussi
01:14:13peut-être
01:14:14à partir de là
01:14:15que le déclencheur
01:14:16va se faire
01:14:17Guylain Benassa
01:14:18juste deux éléments
01:14:19premièrement
01:14:20moi je reste attaché
01:14:21à une chose très très simple
01:14:22qui est un adage
01:14:23qu'on entend
01:14:24de temps en temps
01:14:25qu'on rappelle de temps en temps
01:14:26c'est la fameuse phrase
01:14:27du général de Gaulle
01:14:28vous savez il y a d'abord
01:14:29la France
01:14:30ensuite le droit
01:14:31une fois que les intérêts
01:14:32des deux sont préservés
01:14:33ce qu'on entend trop peu souvent
01:14:34ce lien
01:14:35une fois que les intérêts
01:14:36des deux sont préservés
01:14:37il y a après le droit
01:14:38donc d'abord la France
01:14:39ensuite l'état
01:14:40après le droit
01:14:41ce triptyque
01:14:42me semble devoir être rappelé
01:14:43parce que
01:14:44la France coule aujourd'hui
01:14:45la France coule
01:14:46c'est-à-dire qu'elle
01:14:47a une désaffection telle
01:14:48de la démocratie
01:14:49une crise telle
01:14:50qu'on se demande demain
01:14:51comment tout ça
01:14:52va encore tenir
01:14:53il y a quand même
01:14:54un fossé terrible
01:14:55et là où j'aimerais
01:14:56vraiment insister
01:14:57évidemment c'est un
01:14:58épiphénomène
01:14:59ça ne résume en rien
01:15:00et ça ne résout en rien
01:15:01l'affaire Le Pen
01:15:02mais sur
01:15:03vous savez
01:15:04les illusions qu'on a
01:15:05sur le droit
01:15:06la justice
01:15:07l'état etc.
01:15:08je vous donne un exemple
01:15:09très simple
01:15:10on en parlait hors plateau
01:15:11à l'instant Alexis Poulin
01:15:12le premier avocat général
01:15:13de la cour
01:15:14des communautés européennes
01:15:15qui a été chargé
01:15:16de mettre en place
01:15:17la cour de justice
01:15:18la fameuse chez J.E.
01:15:19qu'on a aujourd'hui
01:15:20qui est citée
01:15:21par les juges français
01:15:22dans le cadre de l'affaire Le Pen
01:15:23ce qui est normal
01:15:24le premier avocat général
01:15:25retenu à l'époque
01:15:26par Jean Monnet
01:15:27c'est un homme
01:15:28qui a rédigé
01:15:29le statut des juifs
01:15:30pendant la seconde guerre mondiale
01:15:31et qui était pétiniste
01:15:32forcené
01:15:33c'est-à-dire qu'en 45
01:15:34il a clairement dit
01:15:35pétin c'est formidable
01:15:36et il a écrit même
01:15:37j'aurais voulu
01:15:38que ça se termine mieux
01:15:39qu'on finisse le job
01:15:40correctement
01:15:41voilà
01:15:42et lui n'a pas été inquiété
01:15:43par la justice
01:15:44pas du tout
01:15:45parce qu'il a mis du temps
01:15:46à en savoir
01:15:47mais ce que je veux dire par là
01:15:48c'est que quand on regarde
01:15:49de près les choses
01:15:50ça n'existe pas
01:15:51quelqu'un
01:15:52qui a les fesses propres
01:15:53il y a toujours un moment
01:15:54où en réalité
01:15:55il y a une orientation
01:15:56un substrat
01:15:57un point de vue
01:15:58quelque chose
01:15:59qui fait qu'on a
01:16:00une orientation personnelle
01:16:01croire qu'on peut
01:16:02rendre la justice
01:16:03hors du social
01:16:04hors des clivages
01:16:05hors de ce qui se passe
01:16:06autour de nous
01:16:07c'est absolument impossible
01:16:08même vous savez
01:16:09même lire un texte
01:16:10on le lit d'une certaine manière
01:16:11en fonction du contexte
01:16:12en fonction de la lecture
01:16:13des choses
01:16:15c'est normal
01:16:16absolument
01:16:17alors on va marquer une pause
01:16:18et se retrouver
01:16:19pour la dernière partie
01:16:20de l'émission
01:16:21à tout de suite
01:16:22sur Souterrain
01:16:23Alexis Poulin
01:16:24sans réserve
01:16:25l'invité
01:16:26et on se retrouve
01:16:27avec nos invités
01:16:28Jérôme Posa
01:16:29premier vice-président
01:16:30d'application des peines
01:16:31au tribunal de Nancy
01:16:32et président
01:16:33de l'association
01:16:34Amour de la Justice
01:16:35et Guylain Benessa
01:16:36auteur de
01:16:37On marche sur la tête
01:16:38avocat
01:16:39ouvrage paru aux éditions
01:16:40de l'artilleur
01:16:41ce jugement
01:16:42a fait grand bruit
01:16:44on en parle au niveau
01:16:45international
01:16:46Donald Trump
01:16:47évidemment président
01:16:48des Etats-Unis
01:16:49a même parlé
01:16:50de ce jugement
01:16:51de Marine Le Pen
01:16:52on va l'écouter
01:16:54dans un instant
01:16:55Donald Trump
01:16:56sur Marine Le Pen
01:17:03il ne la connait pas
01:17:04mais c'est un peu
01:17:05comme les Etats-Unis
01:17:06lui parle
01:17:07évidemment
01:17:08c'est un rescapé
01:17:09de la justice
01:17:10américaine
01:17:11Donald Trump
01:17:12réélu malgré
01:17:13justement
01:17:14l'absence de probité
01:17:15et finalement
01:17:16des millions d'américains
01:17:17ont voté pour lui
01:17:18donc il y a là quelque chose
01:17:19quand même de particulier
01:17:20Elon Musk aussi
01:17:21a pris position
01:17:22sur X
01:17:23la plateforme X
01:17:24qui va sans doute
01:17:25être interdite
01:17:26par le droit européen
01:17:27parce que
01:17:28c'est un trouble
01:17:29à l'ordre public démocratique
01:17:30est-ce qu'il n'y a pas
01:17:31un problème aussi
01:17:32Guylain Benessa
01:17:33par rapport aux libertés
01:17:34libertés d'expression
01:17:35libertés de vote
01:17:36avec ces lois
01:17:37qui s'accumulent
01:17:38et qui sont des lois
01:17:39de censure
01:17:40de plus en plus visibles
01:17:41et pesantes
01:17:42vous savez
01:17:43je fais le lien
01:17:44juste avec Donald Trump
01:17:45à l'instant
01:17:46et j'entends
01:17:47depuis longtemps
01:17:48depuis trois mois maintenant
01:17:49les gens dire
01:17:50c'est épouvantable
01:17:51l'espèce d'antrisme
01:17:52américain en France
01:17:53avec Elon Musk
01:17:54qui critique tout chez nous
01:17:55Donald Trump
01:17:56qui fait la même chose
01:17:57par le billet
01:17:58alors
01:17:59je rappelle quand même
01:18:00ça me fait doucement rire
01:18:01je rappelle quand même
01:18:02qu'il y a environ
01:18:03un an et demi
01:18:04quand la Cour suprême américaine
01:18:05a rendu deux arrêts
01:18:06sur la question des armes à feu
01:18:07et de l'avortement
01:18:08il n'y a pas eu
01:18:09un politique français
01:18:10qui n'a pas commencé
01:18:11à faire du commentaire
01:18:12ultra critique
01:18:13du caractère ultra réactionnaire
01:18:14de la jurisponse américaine
01:18:15c'est-à-dire qu'on désignait
01:18:16le nom
01:18:17des juges américains
01:18:18qu'en France
01:18:19on n'aimait pas
01:18:20vous savez
01:18:21on disait
01:18:22tel juge
01:18:23nommé par Donald Trump
01:18:24est ultra réactionnaire
01:18:25on n'aurait jamais ça
01:18:26chez nous
01:18:27etc.
01:18:28ça veut dire
01:18:29qu'on ne s'est pas
01:18:30privé de nous
01:18:31de jouer à la même chose
01:18:32ensuite sur
01:18:33Alexis Poulin
01:18:34sur la question
01:18:35des lois qui s'empilent
01:18:36je pense que
01:18:37plus que les lois
01:18:38qui s'empilent
01:18:39il y a un
01:18:40parce que c'est plus que ça
01:18:41c'est plus pernicieux
01:18:42que ça
01:18:43Thierry Breton
01:18:44Thierry Breton
01:18:45qui n'est jamais
01:18:46avare
01:18:47de commentaires
01:18:48extrêmement critiques
01:18:49sur la liberté d'expression
01:18:50pratiquée à la mode
01:18:51Musk
01:18:52vient régulièrement
01:18:53à la télé
01:18:54et en discute
01:18:55en disant
01:18:56on a inventé
01:18:57un dispositif
01:18:58qui permettra
01:18:59de réglementer
01:19:00les plateformes
01:19:01le contenu
01:19:02etc.
01:19:03et la liberté d'expression
01:19:04le problème
01:19:05que j'ai avec ça
01:19:06c'est que
01:19:07quand Thierry Breton
01:19:08il est ancien
01:19:09commissaire européen
01:19:10mais il parle de ce qu'il a fait à l'époque
01:19:11où il était commissaire européen
01:19:12exactement
01:19:13mais le problème
01:19:14c'est que du coup
01:19:15très souvent
01:19:16on a le sentiment
01:19:17qu'il est parfaitement légitime
01:19:18et presque installé dans la peau
01:19:19d'un politique
01:19:20qui a le droit de dire
01:19:21demain on va faire ça
01:19:22on va faire ci
01:19:23on va vous inventer une nouvelle loi
01:19:24ça donne l'impression
01:19:25d'un climat
01:19:26où en fait
01:19:27tout ce qui vient de ce bord
01:19:28même lorsqu'il est prononcé
01:19:29par quelqu'un
01:19:30même lorsque la proposition
01:19:31vient de quelqu'un
01:19:32qui n'a plus mandat
01:19:33pour le faire
01:19:34en plus étant ex-commissaire
01:19:35c'est à dire
01:19:36qui n'était même pas élu à la base
01:19:39c'est parfaitement logique
01:19:40qu'on ait une élection présidentielle
01:19:41dans laquelle
01:19:42Marine Le Pen ne peut pas se présenter
01:19:43alors que là
01:19:44pour le coup
01:19:45les gens ont envie
01:19:46de lui confier un mandat
01:19:47en tout cas
01:19:48on a envie de discuter
01:19:49la perspective qu'a lé le mandat
01:19:50il y a des renversements
01:19:51je veux dire
01:19:52invraisemblables
01:19:53ce qui fait qu'au bout
01:19:54on a le sentiment
01:19:55que le caractère légitime
01:19:56a disparu
01:19:57la légalité est tordue
01:19:58et on nous invente
01:19:59des dispositifs
01:20:00soi-disant légaux
01:20:01et en tout cas
01:20:02parfaitement illégitimes
01:20:03environ toutes les 4 matins
01:20:04avec un risque aussi
01:20:05Jérôme Pozza
01:20:06pour la sécurité des juges
01:20:07qui se retrouvent
01:20:08être la cible
01:20:09de critiques virulentes
01:20:10d'appels à violences
01:20:12enfin il y a un problème
01:20:13aussi par rapport
01:20:14à la figure du juge
01:20:15dans la société
01:20:17Oui
01:20:18ça c'est une autre problématique
01:20:20qui s'excite
01:20:22de tout le commentariat
01:20:24qu'on a sur l'affaire
01:20:26du Rassemblement National
01:20:29le juge
01:20:30je le rappelle
01:20:31sa mission
01:20:32c'est d'appliquer le droit
01:20:33pour protéger les Français
01:20:35j'en profite pour revenir
01:20:36parce que j'ai pas eu
01:20:37l'occasion de réagir
01:20:38à la dernière insertion
01:20:39de mon contradicteur
01:20:40avant la pub
01:20:41qui quelque part
01:20:42a comparé finalement
01:20:43le légalisme républicain français
01:20:45à Vichy
01:20:46en nous disant
01:20:47qu'il y a eu
01:20:48un pétainiste
01:20:49qui est à l'origine
01:20:50de la création
01:20:51de la Cour de Justice
01:20:54de l'Union Européenne
01:20:57j'espère qu'il pourra
01:20:58préciser et clarifier
01:20:59sa pensée
01:21:00Il va écrire un livre
01:21:01sur le sujet
01:21:02Guillaume
01:21:03Le sujet nous touche
01:21:04énormément
01:21:05dans l'association
01:21:06que je préside
01:21:07notamment mon président
01:21:08qui nous écoute
01:21:09et qui a écrit
01:21:10un bouquin
01:21:11qui est sorti
01:21:12il y a deux mois
01:21:13sur les juges
01:21:14sous Vichy
01:21:15une singularité française
01:21:17justement
01:21:18entendre ça
01:21:19c'est justement
01:21:20la parenthèse
01:21:21honteuse de Vichy
01:21:22on en est sorti
01:21:23le légalisme républicain
01:21:24qui s'applique aujourd'hui
01:21:25n'a rien à voir
01:21:26avec Vichy
01:21:27donc le parallèle
01:21:28tout à l'heure
01:21:29Il parlait de l'Europe
01:21:30au niveau
01:21:31je sais pas ce que je disais
01:21:32voilà
01:21:33j'espère
01:21:34il parlait du niveau
01:21:35orienté
01:21:36ou alors
01:21:37ou alors
01:21:38c'est un autre débat
01:21:39désolé
01:21:40on va devoir
01:21:41sur les juges
01:21:42juste pour terminer
01:21:43sur les juges
01:21:44rapidement
01:21:45on rend l'antenne
01:21:46c'est quand même important
01:21:47ce que je dis juste
01:21:48et j'appelle effectivement
01:21:49là les responsables politiques
01:21:50à penser à ce qu'ils disent
01:21:51les déclarations
01:21:52de tous les classiques
01:21:53du Rassemblement National
01:21:54en ce moment
01:21:55favorisent
01:21:56l'expression décomplexée
01:21:57et combinatoire
01:21:58et vexatoire
01:21:59et de l'ordre de l'insulte
01:22:01de tous les gens
01:22:02sur les réseaux sociaux
01:22:03nous nous dénigrer
01:22:04de manière
01:22:05perpétuelle
01:22:06comme cela
01:22:07c'est ouvrir la voie
01:22:08ouvrir un boulevard
01:22:09à ceux qui veulent
01:22:10renverser déjà
01:22:11l'état de droit
01:22:12et qui font une fixette
01:22:13sur les juges
01:22:14donc aujourd'hui
01:22:15vous avez vu
01:22:16la représentation
01:22:17du juge
01:22:18c'est la même
01:22:19maintenant que les politiques
01:22:20on a des menaces de mort
01:22:21de plus en plus
01:22:22qui sont
01:22:23ce sera le mot de la fin
01:22:24merci beaucoup
01:22:25à nos invités
01:22:26on rend l'antenne
01:22:27vous retrouvez
01:22:28Brigitte Lahaye
01:22:29dans un instant
01:22:30pour parler de chansons
01:22:31ça détendra l'atmosphère
01:22:32à l'écran
01:22:33et à l'écran
01:22:34et à l'écran
01:22:35et à l'écran
01:22:36et à l'écran
01:22:37et à l'écran
01:22:38et à l'écran
01:22:39et à l'écran
01:22:40et à l'écran
01:22:41et à l'écran
01:22:42et à l'écran
01:22:43et à l'écran
01:22:44et à l'écran
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