Avec Marie-Hélène Thoraval, maire de Romans-sur-Isère.
Retrouvez Bercoff dans tous ses états avec André Bercoff du lundi au vendredi de 12h30 à 14h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://www.dailymotion.com/video/x75...
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100063607629498
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos de Bercoff dans tous ses états : https://www.youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDQe5oKZlhHutOQlGCq7EVU4
##LE_FAIT_DU_JOUR-2025-03-19##
Retrouvez Bercoff dans tous ses états avec André Bercoff du lundi au vendredi de 12h30 à 14h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://www.dailymotion.com/video/x75...
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100063607629498
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos de Bercoff dans tous ses états : https://www.youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDQe5oKZlhHutOQlGCq7EVU4
##LE_FAIT_DU_JOUR-2025-03-19##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Ici Sud Radio, les français parlent aux français. Je n'aime pas la blanquette de veau.
00:13Sud Radio Bercov dans tous ses états.
00:16Eh bien on préfère, soyons extrêmement clairs, que les français parlent aux français,
00:22et pas que les français tuent les français.
00:25Le vivre ensemble, oui. Le mourir ensemble, non.
00:30Et ce n'est pas ce qui s'est passé à Crépole. Crépole, vous vous souvenez ?
00:34Samedi 10 novembre 2023, Thomas, un jeune homme de 16 ans,
00:38est tué d'un coup de couteau en plein cœur à la fin d'un bal de village à Crépole en Isère.
00:43Trois autres personnes sont gravement blessées.
00:45Et voilà, on a entendu très très vite, un quartier...
00:48Les jeunes agresseurs seraient originaires, on le sait, sont originaires du quartier de la Monnaie,
00:54un quartier sensible de Romand-sur-Isère.
00:56Ils sont venus pour planter des blancs, accusent deux témoins.
00:59C'est repris de partout.
01:01Alors les uns disent oui, qu'est-ce qui se passe ? C'est encore l'ensauvagement de la France.
01:06Il y a eu une très furieuse polémique qui s'est passée.
01:10Et jusqu'à présent, effectivement, ça continue.
01:13L'enquête patine.
01:14Impossible pour la justice, à l'heure où nous parlons, de dire avec certitude
01:18qui a donné le coup de couteau mortel, ni pourquoi.
01:21Et voilà-t-il pas que des auteurs d'un livre enquête interrogé sur France Inter,
01:26lundi matin, et sur France 5, mardi soir,
01:29ils disent, écoutez, les couteaux, non, non, non, c'était pour couper le shit.
01:33Ah bon ? Vous allez dans un bal avec des couteaux, des machettes,
01:36vous ne savez pas quoi ? Oui, c'est pour couper le shit.
01:38Ils ont entendu de la musique et de la lumière, ils sont rentrés.
01:42Et on va parler de ce PV embarrassant, notamment, et ce PV très spécial,
01:47qui appuyait, effectivement, en disant, oui, oui,
01:50il y a eu un certain nombre de gens qui disaient,
01:52on est venu pour s'en prendre au blanc, au goérd, comme ils disent, effectivement.
01:56Alors, d'abord, je salue Marie-Anne Thoraval, maire d'Hiver-Droit de Romance-sur-Isère.
02:01Merci d'être avec nous, Marie-Anne Thoraval.
02:03Enchantée.
02:04Mais auparavant, justement, je voudrais que vous écoutiez
02:07un ou deux extraits de ce qui est paru,
02:10d'abord, qui a été diffusé, d'abord, sur France Inter,
02:13dans l'émission de Léa Salamé,
02:15et ensuite, sur la scène, dans C'est à vous.
02:19Mais on va commencer, effectivement, France Inter. Écoutez.
02:23Comment expliquez-vous que ce PV qui a été établi, donc,
02:26ou qui dit, il pourrait être venu pour tuer des personnes de couleur blanche,
02:30ait disparu ? Qu'est-ce que ça veut dire ?
02:32Parce que c'est un PV embarrassant.
02:34Il faut se remettre dans le contexte.
02:36Il est écrit par une analyse criminelle, 5 jours après les faits.
02:40Il y en a 9, 9 témoins qui disent avoir entendu un jeune
02:45parler de dire qu'il veut tuer du blanc.
02:49Et donc, à partir de là, ils vont extraire ces 9 témoins,
02:54ces 9 témoignages, et dire que ce meurtre
03:00peut avoir un caractère racial.
03:03Et, si vous voulez, ça ne correspond pas à la réalité du dossier.
03:09Vous, qui avez enquêté, pendant plusieurs semaines,
03:11qui êtes allé là-bas, qui avez tout épluché, vous nous dites non.
03:14Ils ne sont pas allés là-bas pour tuer un blanc.
03:21Non, tout le dossier montre le contraire.
03:23Voilà, tout le dossier montre le contraire,
03:25dit Jean-Michel Décugis, un des auteurs de Nuit Blanche.
03:29Et, effectivement, je ne comprends pas.
03:31Il parle en même temps, Jean-Michel Décugis lui-même,
03:33d'un PV concernant 9 témoins.
03:36C'est pas mal 9 témoins.
03:37Ce n'est pas 1 témoin, ce ne sont pas 2 témoins, ce sont 9 témoins.
03:40Alors, ce PV, d'après eux, il a éterri dans l'émotion,
03:44peut-être dans le biais idéologique.
03:46Donc, oui, on ne compte pas.
03:48On ne va pas détailler le livre des 3 auteurs.
03:52Mais, quand même, ils disent,
03:56voilà, oui, écoutez, ce qui s'est passé,
03:58c'est un jeune rugbyman, donc Thomas,
04:00lors d'un morceau de Jules Chiquita,
04:02est allé tirer des cheveux à un jeune des quartiers,
04:04en lui disant Chiquita, et ça part de là.
04:06Voilà, on traite quelqu'un de Chiquita,
04:08il lui plante un couteau dans le cœur,
04:10mais ça n'a strictement rien à voir.
04:13Écoutez, en plus, alors, ce qui s'est dit,
04:16le lendemain même,
04:18sur La 5, dans C'est à vous,
04:21les mêmes auteurs,
04:23et vous entendez d'abord Christel O'Krent,
04:25la journaliste Christel O'Krent,
04:26qui a posé une question assez marrante.
04:28Est-ce que les couteaux étaient des deux côtés ?
04:30Et oui, ça changeait tout.
04:31Si les couteaux étaient aussi du côté
04:33des jeunes rugbymans de Grépole,
04:35ah ben voilà, c'est vraiment l'affrontement,
04:37ce n'est plus une risque.
04:39Écoutez.
04:40Pourtant, ils fréquentent les mêmes établissements en colère,
04:42ils se côtoient,
04:44ils se connaissent de vue au moins,
04:46de nom parfois,
04:48et les uns appellent les autres les Arabes,
04:50et vis-à-vis de ça, les autres s'appellent les Français.
04:52Et il y avait des armes blanches sur l'autre côté ?
04:54Que d'un seul côté.
04:56Mais la circonstance aggravante d'insultes racistes
05:00n'a pas été retenue par les magistrats ?
05:02Non, pas à ce stade.
05:04Elle sera peut-être demandée, elle sera peut-être examinée.
05:06En tout cas, au moment où on écrivait ce livre,
05:08ce n'était pas le cas,
05:10sachant qu'il faut aussi remettre un peu dans le contexte
05:12ce qu'est le racisme anti-blanc.
05:14Le racisme anti-blanc, c'est un concept
05:16qui vient de l'extrême droite,
05:18qui fait appel à des notions de submersion migratoire
05:22et où les blancs ne pourraient plus
05:24vivre tranquillement dans leur pays.
05:26En jurisprudence, devant les tribunaux,
05:28le racisme anti-blanc, ça n'existe pas.
05:30Il n'y a pas d'arrêt.
05:32Il y a eu très peu d'affaires qui évoquent ça.
05:34Et ce sont des paroles qui sont prononcées lors d'une RICS.
05:36Et on ne peut pas en conclure,
05:38en tout cas la justice n'en conclut pas,
05:40que c'est un geste qui a été prémédité
05:44et que ce n'est pas parce qu'il dit des insultes en tirant au moment de la RICS
05:48qu'il veut tuer du blanc.
05:50Ça c'est vrai, bien sûr.
05:52Demand qu'il est avec un couteau et qu'il dit des insultes anti-blanches,
05:54ce n'est pas parce qu'il veut tuer du blanc.
05:56Non, bien sûr, ça n'a strictement rien à voir.
05:58D'ailleurs, j'adore ces journalistes qui disent
06:00à l'heure où on parle,
06:02ce n'est pas retenu ce principe
06:06effectivement raciste du racisme anti-blanc.
06:08D'ailleurs, ça n'existe pas le racisme anti-blanc.
06:10Comme chacun sait,
06:12dit ce journaliste.
06:14Et puis voilà, on va voir, c'est un concept.
06:16En jurisprudence, ça n'existe pas.
06:18Et juste ce matin,
06:20à Sud Radio,
06:22nous avions le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau.
06:24Voici ce qu'il disait
06:26sur, justement,
06:28ce que ce journaliste
06:30appelle un concept
06:32qui n'existe pas. Écoutez.
06:34Bruno Retailleau, j'ai 3-4 questions
06:36pour terminer. Crépole, le meurtre de Thomas,
06:38est-ce que c'était
06:40un raid anti-blanc ?
06:42Vous, ministre de l'Intérieur,
06:44est-ce que vous avez les informations
06:46nécessaires pour répondre à cette question ?
06:48Les informations précises, je ne les ai pas.
06:50Mais je sais
06:52qu'il y a aussi un racisme anti-blanc.
06:54Voilà. Je sais
06:56qu'il y a aussi un racisme anti-blanc.
06:58Intéressant, voilà. Un journaliste
07:00ou deux journalistes qui disent, mais non, ça n'existe pas
07:02ce que vous racontez, c'est un concept d'extrême-droite.
07:04Alors, est-ce que Bruno Retailleau,
07:06évidemment, est quoi ? Il est d'extrême-droite ?
07:08Ou il raconte n'importe quoi ? Voilà.
07:10Ministre de l'Intérieur, c'est intéressant à voir.
07:12Et je termine, avant de donner la parole, évidemment,
07:14au maire de Romand-sur-Isère.
07:16Je rappelle que,
07:18dans le livre,
07:20Pauline Guéna, je crois,
07:22elle dit,
07:24d'ailleurs, à la radio, on n'allait pas faire
07:26toute l'émission,
07:28Lamonnet, c'est un tout petit
07:30quartier, c'est extrêmement pauvre,
07:32et elle n'a pas hésité à mettre en cause
07:34le maire de Romand-sur-Isère, Marie-Hélène
07:36Thoraval, accusée de manquer de bienveillance
07:38envers les délinquants.
07:40Elle dit, Pauline Guéna,
07:42Marie-Hélène Thoraval a vraiment mis de l'huile
07:44sur le feu dès le début.
07:46Alors, vous avez écouté tout cela,
07:48Marie-Hélène Thoraval, et vous connaissez mieux que personne
07:50ce qui s'est passé, ce qui se passe, dans votre ville
07:52de Romand-sur-Isère, notamment dans le quartier Lamonnet.
07:54Qu'est-ce que ça vous inspire ?
07:56Déjà,
07:58je trouve que les propos
08:00de M. Décugis
08:02et Mme Guéna sont particulièrement
08:04affligeants, et ils
08:06ne prennent pas en compte, et c'est une
08:08véritable provocation pour la douleur
08:10qui est celle de la famille Thomas,
08:12mais aussi pour l'ensemble des victimes
08:14qui, aujourd'hui, luttent encore
08:16pour
08:18se guérir de ce traumatisme
08:20qui ne guérira
08:22jamais. C'est une véritable
08:24provocation, c'est une provocation à l'égard
08:26des familles, c'est une provocation aussi
08:28à mon égard. Ils sont allés dire qu'ils ne m'avaient pas
08:30rencontré. Je peux vous assurer que j'ai répondu
08:32à la demande de M. Décugis
08:34puisque je l'ai reçu le 19
08:36décembre 2023
08:38à 9h30, si vous voulez, donc c'est dommage
08:40qu'ils ne s'en souviennent pas.
08:42Je suis très déçue par le comportement
08:44et les propos qui sont les siens
08:46parce que ça ne traduit vraiment pas
08:48la nature et l'ambiance de l'entretien
08:50et des propos que nous avons échangés ensemble.
08:52Au-delà de cela,
08:54je voudrais dire que
08:56cette réécriture
08:58de ce drame,
09:00c'est de la provocation. C'est de la provocation
09:02parce que, finalement,
09:04cette lecture, cette
09:06manipulation de l'opinion,
09:08eh bien, finalement, n'a
09:10d'autre but que
09:12d'amener une sorte
09:14de négation par rapport à la réalité.
09:16Eh bien, oui, c'est une réalité qui dérange.
09:18Tout simplement, le racisme anti-blanc, il existe
09:20et je peux vous dire que les familles
09:22étaient particulièrement choquées
09:24et très contrariées
09:26que ce point ne soit pas
09:28retenu dans le cadre
09:30de l'enquête. Je ne suis pas la seule
09:32à l'avoir entendue puisqu'à l'époque, Olivier Véran
09:34était venu sur le territoire
09:36à la rencontre des familles et j'ai assisté à cette
09:38rencontre et les familles avaient
09:40des états aussi
09:42de ce sujet
09:44par rapport au racisme anti-blanc. Donc, il était bien
09:46au courant. Donc, vous voyez, ce sont
09:48des éléments. C'est une réalité.
09:50Oui, certes, elle ne fait pas plaisir
09:52à entendre, mais elle existe.
09:54Alors, effectivement, c'est particulièrement
09:56affligeant. C'est même
09:58aussi
10:00la traduction aussi de l'échec
10:02de l'ensemble des politiques d'immigration
10:04et notamment s'agissant
10:06de l'intégration et de l'assimilation.
10:08Eh bien, on ne peut que constater
10:10l'échec qui a été celui
10:12des différentes politiques qui ont été menées sur
10:14notre pays depuis de longues années.
10:16Justement, comment
10:18estimez-vous ?
10:20C'est intéressant juste de revenir un peu
10:22sur l'histoire du PV. Neuf témoins
10:24neuf, ce n'est pas rien,
10:26disent oui, nous avons entendu des propos,
10:28nous avons entendu des propos très précis
10:30en disant nous allons tuer du blanc.
10:32D'ailleurs, il y a une chanson
10:34on ne va pas la remettre là
10:36de
10:38un rappeur qui disait
10:40pendez les blancs, pendez les blancs, tuez les bébés.
10:42Je veux dire, c'est quand même
10:44hallucinant que les racismes
10:46existent partout, il faut les condamner partout
10:48sauf, il ne faut pas
10:50parler du racisme anti-blanc, il n'existe pas.
10:52C'est quand même assez hallucinant
10:54qu'un certain nombre de journalistes, de médias
10:56y compris ceux du service public,
10:58il faut rappeler, les deux émissions que nous avons
11:00citées sont
11:02du service public, subventionnées par
11:04les contribuables français,
11:06qu'on ne puisse pas aborder cela, non, non, non,
11:08circulez, il n'y a rien à voir.
11:10Marie-Thérèse Thorevald.
11:12Effectivement, on ne veut pas regarder
11:14la réalité en face.
11:16Je veux dire, la notion,
11:18et on parle même de concept de racisme anti-blanc,
11:20je vous redis, c'est une réalité
11:22et
11:24je vois bien aussi le mouvement
11:26qui peut être celui de certains
11:28de vouloir étouffer
11:30donc le nier,
11:32si le fait de le nier
11:34conduisait à l'étouffer,
11:36c'est trop facile. Aujourd'hui, je pense
11:38que l'opinion publique, dans sa
11:40majeure partie, souhaite aussi
11:42que soit considéré
11:44ce racisme anti-blanc parce que
11:46c'est une réalité, ça fait partie
11:48aussi de notre quotidien.
11:50Justement, on va en parler
11:52juste après cette petite pause, restez avec nous,
11:54c'est très intéressant
11:56et vos propos sont extrêmement
11:58essentiels à écouter.
12:00Qu'est-ce qui, vraiment, à la lumière
12:02de cela, à la lumière de tout ce que l'on voit,
12:04peut se faire et comment retrouver
12:06une certaine lucidité et peut-être
12:08une certaine fermeté quand même.
12:10Disons-le. A tout de suite
12:12après cette toute petite pause.
12:24Et nous sommes toujours avec Marie-Hélène Thoraval
12:26et non pas Marie-Thérèse,
12:28c'est intéressant pour moi, Marie-Hélène Thoraval,
12:30maire d'Hiver-Droite
12:32de Romand-sur-Isère.
12:34Marie-Hélène Thoraval,
12:36est-ce qu'aujourd'hui
12:38on en sait plus, en fait,
12:40parce qu'on disait que, je te disais,
12:42l'enquête patine, est-ce qu'on en sait plus
12:44aujourd'hui, après
12:46presque un an et demi, maintenant pas loin,
12:48est-ce qu'on en sait plus sur ce qui s'est
12:50vraiment passé ?
12:52Je pense que l'instruction est
12:54toujours en cours et il faudrait peut-être respecter
12:56aussi l'instruction
12:58et la complexité qui est celle de cette
13:00instruction. Vous parliez du fameux
13:02PV tout à l'heure en disant
13:04que neuf témoins
13:06s'étaient exprimés
13:08sur ce sujet-là. Vous imaginez bien
13:10que sur une soirée où il y avait
13:12près de 400 personnes, c'est
13:14extrêmement compliqué.
13:16On est quand même dans une
13:18situation où
13:20certains ont des manières
13:22de faire aussi des codes
13:24en termes
13:26de mode de vie.
13:28Je pèse
13:30mes mots parce que dès que je dis quelque chose
13:32je ne suis pas à l'abri d'avoir une
13:34plainte à l'issue
13:36de l'émission. Et je salue votre courage
13:38en tout cas. Vous savez,
13:40c'est important d'être en bon terme avec les mots
13:42justement. Et les mots justes, c'est important.
13:44C'est extrêmement
13:46difficile.
13:48Il y a un effet de groupe,
13:50il y a un effet de clan aussi
13:52qui s'opère. Et aujourd'hui,
13:54il y a une forme d'omerta
13:56aussi
13:58qui couvre.
14:00C'est ta capacité jusqu'à présent
14:02à livrer le nom de l'auteur
14:04puisque certains disent qu'ils connaissent
14:06l'auteur. Donc moi je les invite
14:08aussi
14:10au nom aussi
14:12de la nécessité de vérifier,
14:14de vérité.
14:16Il faut avoir un minimum
14:18de pensée
14:20ou de sentiments, si j'ose
14:22le dire, pour la famille,
14:24la famille de Thomas
14:26mais aussi l'ensemble
14:28des victimes.
14:30Bien sûr.
14:32Et quand on ose parler de risque,
14:34c'est du risque ou alors on parle d'un fait divers.
14:36Voilà, c'est risque, c'est fait divers.
14:38Encore une fois, les mots
14:40ont du sens. Il ne faut pas l'oublier.
14:42Je suis complètement d'accord. Et vous savez,
14:44à l'époque, à la suite
14:46de ce drame,
14:48vous pourriez le vérifier très aisément,
14:50il ne s'agit pas d'un fait divers, mais c'est
14:52un fait de société. Et si vous regardez l'ensemble
14:54des attaques, notamment,
14:56qui se sont malheureusement
14:58déroulées depuis
15:00novembre 2023,
15:02si on s'en repère à cette date,
15:04la réalité et l'actualité
15:06me donnent malheureusement
15:08raison.
15:10Bien sûr.
15:12Le port du couteau, c'est un problème.
15:14Les trois
15:16auteurs dont vous faisiez mention tout
15:18à l'heure, tentent de banaliser
15:20le fait de porter un couteau.
15:22Quand on a un couteau sur soi,
15:24je suis désolé, on est
15:26armé. C'est évident.
15:28C'est une arme. C'est comme vous dites,
15:30véritablement une arme. On ne vient pas, on ne se balade
15:32pas, on ne va pas aller
15:34en boîte de nuit ou ailleurs au restaurant
15:36avec un couteau.
15:38Je pensais à
15:40un de vos collègues
15:42décédé,
15:44à Gérard Collomb,
15:46l'ancien maire de Lyon,
15:48notamment, qui disait
15:50on a vécu
15:52côte à côte, maintenant
15:54est-ce qu'on ne va pas vivre face à face ?
15:56On en est là, ça, tout le monde
15:58le sait.
16:00Je pense souvent à cette phrase
16:02de Gérard Collomb. Il n'avait pas tort.
16:04Aujourd'hui,
16:06malheureusement,
16:08la réalité
16:10lui donne raison,
16:12quelque part, et je dirais que
16:14même par moments, on se retrouve
16:16dos à dos.
16:18Je voudrais dire aussi quelque chose
16:20qui, nous, sur le territoire,
16:22nous blesse aussi
16:24dans les propos qui ont été ceux des trois auteurs,
16:26dans lesquels on essaye d'opposer
16:28un monde rural et un monde
16:30citadin. Mais c'est du grand n'importe quoi.
16:32Venez vivre sur nos
16:34territoires. On est intimement liés,
16:36c'est-à-dire que quand on habite
16:38Crépole, quand on habite les communes environnantes,
16:40eh bien, on vient au collège
16:42à Romand, on vient au lycée à Romand,
16:44on vient faire ses courses à Romand.
16:46Moi, en tant que maître de Romand, j'assure
16:48des charges de centralité
16:50comme ville-centre autour d'un territoire.
16:52Donc, cette espèce de pseudo-opposition,
16:54mais c'est grotesque,
16:56tout simplement. Faut-il
16:58être suffisamment
17:00perché pour aller écrire
17:02des choses pareilles ? Ou alors,
17:04à moins de ne pas les vivre ? Et je pense que c'est
17:06le cas qui les concerne.
17:08Je pense qu'un certain nombre de gens
17:10devraient aller faire un tour, non pas faire un tour,
17:12mais même séjourner dans un certain
17:14nombre de villes et de villages
17:16pour ne pas parler de ce qu'ils ne connaissent pas.
17:18Merci beaucoup,
17:20Marine Toraval. On continuera de parler
17:22de cela jusqu'à ce que l'enquête
17:24ait lieu et que
17:26vraiment, on sache ce qui se passe, parce que
17:28d'abord, d'abord, la vérité,
17:30quoi qu'il en coûte.
17:32Merci.