• il y a 8 heures
Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros

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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue sur Europe 1 ce matin jusqu'à 9h30 et sur CNews jusqu'à 10h30.
00:00:08Hier, sur l'antenne de RTL, le journaliste Jean-Michel Apathy a déclaré, je cite,
00:00:14« Vous savez, chaque année en France, on commémore ce qui s'est passé à Horadour-sur-Glane,
00:00:18c'est-à-dire le massacre de tout un village, mais on a fait des centaines, nous, en Algérie. »
00:00:25C'est à la fois affligeant, consternant, aberrant, c'est aussi stupide, ce qui n'étonnera personne peut-être.
00:00:39Mais au-delà du cas Apathy, cette déclaration révèle un état d'esprit qui infuse dans certains cercles,
00:00:46journalistes, intellectuels, artistes parfois, et bien sûr personnalités politiques et plus largement médiatiques.
00:00:53De nombreux ont aimé dénigrer la France avec une jouissance qui toujours mérite.
00:00:59Il ne s'agit plus d'aborder l'histoire de France avec nuance, recul, intelligence.
00:01:05Il s'agit de condamner le passé avec les mots d'un « Fou qui est un ville » ou d'un « Savonarole ».
00:01:11M. Apathy et ses amis allument des feux ici ou là et rendent difficile que des jeunes Français issus de l'immigration aiment leur pays.
00:01:19A force d'entendre dire matin, midi et soir que la France lière a massacré, tyrannisé ou exploité leurs ancêtres,
00:01:26il naît chez eux un ressentiment que la repentance n'apaise pas.
00:01:31Je ne sais pas si l'Arkhom sera saisi, d'autant que mes confrères Amandine Bégaud et Thomas Sauton ont apporté la contradiction
00:01:39et joué le fameux rôle de modérateurs.
00:01:42Je ne crois pas non plus qu'ils fassent interdire M. Apathy des antennes au nom de la liberté d'expression,
00:01:47même si je devine qu'ils se réjouissent de la fermeture de ses huit.
00:01:52J'ajouterai enfin que chacun entretient avec la France un lien personnel.
00:01:56Il est charnel, sentimental, littéraire, patriotique, que sais-je.
00:02:00Napoléon Bonaparte disait « De Clovis jusqu'au comité de salut public, je me sens solidaire de tout ».
00:02:08Je trouve que c'est une excellente formule.
00:02:11Loin de la haine que respire M. Apathy, ce fiel qu'il déverse sur les ondes pour purger les passions tristes qui l'animent.
00:02:21Il est 9h02, Chana Louste.
00:02:23Bonjour à tous.
00:02:36Mohamed Amra a passé la nuit à l'isolement au centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe.
00:02:40Le narcotrafiquant a été mis en examen hier soir dès son arrivée en France.
00:02:44Il est accusé de meurtre, tentative de meurtre, évasion, vol et recel de vol,
00:02:49le tout en bande organisée et association de malfaiteurs.
00:02:53Un comité interministériel de contrôle de l'immigration doit se réunir aujourd'hui à Matignon.
00:02:58Il sera question de l'Algérie, quatre jours après l'attaque islamiste de Mulhouse, commise par un Algérien sous OQTF.
00:03:05Écoutez ce qu'a dit Éric Ciotti, président de l'Union des droites pour la République, ce matin sur CNews et Europe 1.
00:03:15Nous, ce que nous attendons, c'est des actes.
00:03:17Moi, ce que j'attends de cette réunion, c'est enfin du courage.
00:03:21C'est enfin de cesser de subir cette humiliation algérienne, répéter, multiplier ces provocations.
00:03:29Et puis cette information de la nuit, après les jets d'engins explosifs dans les jardins du consulat général de Russie à Marseille.
00:03:36Deux chercheurs du CNRS ont reconnu les faits.
00:03:39Ingénieurs et chimistes, les deux hommes sont toujours en garde à vue ce matin.
00:03:43Selon une information de la Provence, ils ont été interpellés pendant une manifestation de soutien à l'Ukraine lundi soir, quelques heures seulement après les faits.
00:03:51Voilà pour l'essentiel de l'information, c'est à vous Pascal.
00:03:54On est avec Sarah Salmane ce matin, avec Sabrina Birlin, avec Éric Nolot, avec Vincent Herouet, avec André Valigny, avec Thomas Bonnet.
00:04:03Et je crois n'avoir oublié personne.
00:04:06J'aime bien vous surprendre le matin et surprendre le téléspectateur, pourquoi pas.
00:04:11Parce que vous connaissez la carte dorée.
00:04:13Ah, vous ne savez pas ce que c'est que la carte dorée ?
00:04:16Eh bien, on va écouter Donald Trump.
00:04:18Parce que c'est évidemment, alors c'est transgressif ce qu'il dit.
00:04:23Quel était le mot qui était employé souvent pour Emmanuel Macron ?
00:04:27Disruptif.
00:04:28Disruptif, voilà.
00:04:30Ce qu'il a dit, je trouve ça extraordinaire.
00:04:32Mais après, ça ne veut pas dire que je suis d'accord, loin de là.
00:04:35Mais c'est une sorte de deal.
00:04:37On voit vraiment, c'est une autre manière de voir la politique.
00:04:40Vous n'êtes pas au courant de ce qu'il a dit, la carte dorée ?
00:04:42Vous n'êtes pas au courant ?
00:04:43Vous voulez être citoyen américain ?
00:04:44Non.
00:04:465 millions d'euros.
00:04:47Ah non, non.
00:04:485 millions de dollars.
00:04:49Je suis bien citoyen français.
00:04:505 millions de dollars.
00:04:51C'est grave.
00:04:52Et vous devenez ?
00:04:53Faut payer.
00:04:54Faut payer.
00:04:55La carte dorée.
00:04:56Ecoutez, parce que je trouve que ce qui est intéressant dans notre émission ou dans
00:05:00l'actualité, c'est quelque chose que personne n'a jamais dit.
00:05:02Eh bien, ce qu'il dit là, personne ne l'a jamais dit.
00:05:05Et c'est pour ça que je vous le propose ce matin.
00:05:07Écoutez Donald Trump.
00:05:09Nous allons vendre une carte dorée.
00:05:14Vous avez une carte verte, c'est une carte dorée.
00:05:17Le prix de cette carte sera d'environ 5 millions de dollars.
00:05:20Ce qui vous permettra de bénéficier des privilèges de la carte verte et d'accéder
00:05:24à la citoyenneté.
00:05:26Des personnes fortunées entreront dans notre pays en achetant cette carte.
00:05:29Ils seront riches et prospères.
00:05:31Ils dépenseront beaucoup d'argent, payeront beaucoup d'impôts et emploieront beaucoup
00:05:35de monde.
00:05:39Nous pensons que ce sera un grand succès.
00:05:41Cela n'a jamais été fait auparavant.
00:05:43Mais c'est quelque chose que nous allons mettre en place dans les deux prochaines semaines.
00:05:48Si j'étais provocateur, je dirais que lui au moins il dit clairement les choses, alors
00:05:52que nous on fait parfois la même chose avec des pays étrangers qui ont investi en France
00:05:56et on leur donne une carte dorée de fait.
00:05:58Suivez mon regard.
00:06:00C'est effrayant.
00:06:01Mais c'est pour ça que je vous soumets ça.
00:06:03Eric Nolot.
00:06:04Tout s'achète.
00:06:05Tout se vend.
00:06:06Même la citoyenneté.
00:06:07Que tout est business dans la vie, c'est tellement étriqué.
00:06:11C'est tellement petit.
00:06:13Ça manque tellement d'ampleur, de transcendance.
00:06:17Mais c'est ce qui se passe pour la Suisse.
00:06:18Pas des paquerettes.
00:06:19Mais pardonnez-moi.
00:06:20Mais vraiment.
00:06:21Cette mentalité de courtier en assurance.
00:06:25Mais vraiment.
00:06:27Vous trouviez ça extraordinaire.
00:06:29C'est l'idée.
00:06:30Vous trouviez ça extraordinaire.
00:06:32Je trouve ça extraordinaire au sens premier.
00:06:35Je soumets ça à la discussion.
00:06:39Ne dites pas que j'adhère.
00:06:41Je n'ai pas dit que vous adhériez.
00:06:42Tout ce qui n'est que la Suisse fait la même chose.
00:06:44Si vous voulez aller en Suisse demain pour payer moins d'impôts.
00:06:46Vous allez en Suisse.
00:06:47Vous dites voilà.
00:06:48Je gagne 50 millions d'euros.
00:06:49Combien vous allez me prendre ?
00:06:51Discussion.
00:06:52C'est un deal avec le canton.
00:06:53Je ne sais pas quoi.
00:06:54Vous êtes citoyen Suisse.
00:06:55Vous payez vos impôts avant.
00:06:56Vous avez réglé le truc.
00:06:57Et la Suisse est contente parce que ça fait des rentrées supplémentaires.
00:07:01Vous êtes content parce que vous payez moins d'impôts.
00:07:02Il y a quand même une rupture d'égalité.
00:07:045 millions, c'est par personne.
00:07:06Si vous venez en famille, c'est 20 millions.
00:07:08Il y a une rupture d'égalité.
00:07:14Vincent Herbouette.
00:07:15275 000 dollars canadiens seulement pour avoir un visa doré au Canada.
00:07:22Vous pouvez en avoir à Malte.
00:07:23Vous pouvez en avoir en Grèce.
00:07:24Vous pouvez en avoir même au Portugal.
00:07:26Au Portugal, je crois qu'ils ont changé.
00:07:28Il y en a partout.
00:07:29800 000 dollars seulement aux Etats-Unis pour avoir un visa d'affaires.
00:07:33Vous êtes contre ?
00:07:35Oui.
00:07:36Vincent ?
00:07:37Je ne suis pas ni pour ni contre.
00:07:38Je dis que ça existe déjà.
00:07:39D'accord.
00:07:40Thomas, je ne veux pas vous mettre dans l'embarras.
00:07:42Je ne suis pas ni pour ni contre.
00:07:43Je trouve ça intéressant et ça dit quelque chose aussi de l'état d'esprit.
00:07:45Pas 5 millions.
00:07:46Sarah ?
00:07:47Pas 5 millions.
00:07:48Vous, ce n'est pas le principe.
00:07:50Vous vous dites que c'est un peu cher.
00:07:52Vous vous dites 100 000 euros.
00:07:55Ce n'est pas le principe.
00:07:57Monsieur Valigny, vous qui avez un peu de hauteur de vue.
00:07:59Merci pour moi.
00:08:01Vous êtes une businesswoman.
00:08:03Oui, moi, c'est le contraire.
00:08:04Je suis écoeuré.
00:08:05Écoeuré, mais ça ne me surprend pas tellement de la part de Trump.
00:08:07Avec lui, tout s'achète et tout se vend, y compris l'Ukraine, les terres rares.
00:08:11Ce type est d'un mercantilisme, d'une vulgarité achevée.
00:08:14Le fait que la Suisse fasse la même chose, vous dites quoi ?
00:08:17La Suisse n'est pas un modèle pour moi.
00:08:18Là encore, il dit simplement ce que d'autres font.
00:08:22Il dit évidemment que la vie, c'est souvent du business et le rapport.
00:08:27Qu'est-ce qu'on fait, nous, avec l'Algérie ?
00:08:29Pardonnez-moi de le dire comme ça.
00:08:31Pourquoi on ménage l'Algérie ?
00:08:33Parce que peut-être, nous avons des intérêts financiers, monsieur Valigny.
00:08:37Économiques.
00:08:38Économiques des entreprises françaises.
00:08:39Mais peut-être.
00:08:40Ce n'est pas les mêmes registres, quand même.
00:08:41Mais pourquoi vous dites que ce n'est pas les mêmes registres ?
00:08:43Non, parce qu'entre...
00:08:44Parce que vous dites qu'il est vulgaire, tout ça.
00:08:46Mais bon, moi, j'entends ce que vous dites, sans doute.
00:08:48Il est inculte.
00:08:50Mais on peut toujours dire ça.
00:08:51Ça vous glace le sang, Emmanuel Béard.
00:08:53J'entends tout ça.
00:08:54Non, mais on peut tout dire.
00:08:56On sera tous dans le même sac.
00:08:57Ça dépasse de loin le côté business.
00:08:59C'est une vision existentielle.
00:09:01On a le droit de ne pas la partager.
00:09:02La vision de la vie par monsieur Trump, ce n'est pas la mienne.
00:09:05Ce n'est pas celle d'Emmanuel Béard.
00:09:06Ça ne me fait pas de moi quelqu'un qui pense la même chose qu'Emmanuel Béard.
00:09:09Bon, je trouve...
00:09:10Que j'apprécie beaucoup par ailleurs.
00:09:12Ce matérialisme en roue libre, je le trouve effrayant.
00:09:15C'est quelqu'un qui a été amputé de tout sur moi.
00:09:17De toute dimension spirituelle de l'existant.
00:09:20Je trouve ça effrayant.
00:09:21Non, mais c'est la rupture d'égalité.
00:09:23Ça veut dire qu'il y aurait des sous-citoyens.
00:09:24On ne veut pas d'eux.
00:09:25Et les autres, on veut bien.
00:09:26C'est vrai que les créoles sont un peu absurdes.
00:09:28Moi, j'ai cité la Suisse.
00:09:29Mais c'est ce que fait la Suisse, l'Andorre et même le Portugal.
00:09:32Donc, ça existe.
00:09:33Le Portugal le fait.
00:09:34Mais j'entends ce que vous dites.
00:09:35C'est quand même le droit souverain d'un État de choisir à qui il ouvre ses frontières,
00:09:40à qui il accepte chez lui.
00:09:42Je sais bien qu'on a des OQTF par dizaines de milliers qu'on n'arrive pas à foutre dehors.
00:09:45Mais c'est quand même le droit élémentaire d'un État souverain d'ouvrir ses frontières
00:09:50à qui il veut investir chez lui et de les fermer à ceux qui sont les plus payants.
00:09:54Qu'est-ce qui vaut mieux, d'avoir des OQTF qu'on n'arrive pas à sortir
00:09:57ou des gens qu'on accueille avec 5 millions de dollars ?
00:09:59Il y a peut-être un juste milieu.
00:10:00Même pour vous, Pascal, les limites de la mauvaise foi sont explosées.
00:10:03Pas vous, Pascal.
00:10:04Pas vous, pas ça.
00:10:05Non, mais revenez un peu dans les limites de la bonne foi.
00:10:09Non, mais j'adore ces discussions parce que, pour tout vous dire,
00:10:12c'est tellement caricatural, ce que propose Trump,
00:10:15qu'au fond, vous êtes tellement convenus vous-même dans vos réponses.
00:10:20Pardonnez-moi de vous le dire comme ça.
00:10:21Vous êtes tellement convenus.
00:10:23C'est tellement attendu que vous me dites sur ce sujet.
00:10:26Il est vulgaire, c'est horrible, la vision de la vie.
00:10:29Il n'est pas vulgaire ?
00:10:30Je dis ce qui est.
00:10:32Je ne dois pas dire ce qui est.
00:10:36Est-ce qu'un film hollywoodien est vulgaire ?
00:10:39Oui.
00:10:40Est-ce qu'Emmanuel Macron est raffiné ?
00:10:41Le trumpisme est vulgaire.
00:10:43Qu'est-ce que vous avez dit ?
00:10:44Est-ce qu'Emmanuel Macron est raffiné ?
00:10:46Un peu plus que Trump, quand même.
00:10:48Je ne suis pas l'avocat de Macron, mais il est quand même intelligent, cultivé,
00:10:53et il a quand même une autre idée de la chose publique que le dénommé Trump.
00:10:58Mais qu'est-ce qu'il vaut mieux à l'arrivée pour un homme politique ?
00:11:00Faut mieux l'efficacité ou être un bel esprit raffiné ?
00:11:03Vous savez, attendez de voir.
00:11:05Les choses commencent à mal tourner pour Musk notamment.
00:11:09La vente des Tesla s'est effondrée en Europe et notamment en France.
00:11:12La bourse de New York n'est pas aussi flamboyante qu'elle l'a été il y a 15 jours.
00:11:16Les choses sont en train d'évoluer.
00:11:18La bourse, vous convenez que c'est des grands mouvements sur 15 jours.
00:11:23Mais je ne savais pas que vous regardiez le Nasdaq de New York.
00:11:25Je regarde ce qui se passe aux Etats-Unis depuis que Trump est arrivé.
00:11:28Je regarde ce qui se passe chez Tesla aussi.
00:11:30Ça va être une émission placée sous le signe du persiflage.
00:11:34Mais pas du tout.
00:11:36Chaque fois que nous prendrons la parole, nous serons envoyés à Emmanuel Macron.
00:11:40Évidemment.
00:11:42C'est tellement convenu.
00:11:44Faut prendre de la hauteur.
00:11:47Je vous répète, ce qui est intéressant c'est de dire des choses parfois qui se surprennent.
00:11:51J'ai vu les Magritte hors Belgique, c'était convenu.
00:11:53Ce que vous dites ce matin sur Trump, c'est convenu.
00:11:55Je ne peux pas vous dire autre chose, c'était attendu.
00:11:57J'étais avec Marine, je lui ai dit voilà ce qu'ils diront.
00:11:59On était ensemble.
00:12:01Vous avez dit exactement ce que j'attendais que vous disiez.
00:12:04Et vous vous pincez le nez.
00:12:06Pas du tout.
00:12:07Je vous dis ce qui est.
00:12:09Je trouve que vous avez le droit.
00:12:11Ce que vient de dire Valénie est factuel aussi.
00:12:13Ça ne tourne pas très bien.
00:12:15La purge dans la fonction publique ne tourne pas très bien.
00:12:18Je ne me réjouis pas du tout.
00:12:20Attendez, ça ne tourne pas très bien.
00:12:22On est le 25 février.
00:12:24Nous on a un président de la République depuis 8 ans.
00:12:27On peut quand même tirer quelques conclusions.
00:12:29Et avant on en a eu d'autres.
00:12:31Je suis d'accord avec vous sur ce point-là.
00:12:33Autre passage que je voulais vous faire écouter.
00:12:37C'était la porte-parole de la Maison Blanche qui parle des journalistes qui pourront venir.
00:12:44Et puis après on parle de Jean-Michel Apathy.
00:12:46Écoutez.
00:12:48Un groupe restreint de journalistes à Washington ne devrait plus avoir le monopole du privilège de l'accès de la presse à la Maison Blanche.
00:12:55Tous les journalistes, tous les médias et toutes les voix méritent de s'asseoir à cette table très convoitée.
00:13:00Ainsi, en décidant au jour le jour quels médias composent le pool de presse restreint,
00:13:05la Maison Blanche rendra le pouvoir au peuple américain pour lequel le président Trump a été élu.
00:13:10Et voilà, souveraineté du peuple, liberté du politique.
00:13:14Moi c'est un message que j'ai pu entendre.
00:13:16Et liberté de la presse, je sors mieux.
00:13:18Vous savez pourquoi il interdit Associated Press ?
00:13:21Parce qu'ils ont refusé de redonner le golfe du Mexique.
00:13:24Golfe américain.
00:13:25Et donc du coup ils sont interdits de Maison Blanche.
00:13:28La grande agence de presse à paix.
00:13:30Oui mais c'est un prétexte.
00:13:31Tout ça est lamentable.
00:13:32Vincent Hervouet.
00:13:33Vous avez conscience que c'est un prétexte ?
00:13:35Oui, c'est pas pour ça que c'est mieux.
00:13:36Il y a une véritable animosité quand même.
00:13:38Il est rancunier.
00:13:40Visiblement.
00:13:41Et il est rancunier et il est entouré de gens qui ont de la mémoire.
00:13:43Exactement.
00:13:44On ne peut pas oublier ce qu'il s'est passé pendant 4 ans de procès incessants en sorcellerie.
00:13:49Et après 4 ans d'opposition pendant lesquelles on l'a réellement traîné devant les tribunaux.
00:13:53Pas en sorcellerie.
00:13:54Pas en sorcellerie.
00:13:55Tout ce qui lui était reproché était vrai.
00:13:57Ah oui ?
00:13:58Le coup d'Etat.
00:13:59La piste russe c'était vrai ?
00:14:00La prise du Capitole.
00:14:01L'assaut du Capitole c'était pas vrai ça ?
00:14:02La piste russe c'était faux.
00:14:03Par contre l'histoire de J.Biden c'était vrai.
00:14:05Et l'assaut du Capitole ?
00:14:07Et l'assaut du Capitole ?
00:14:08Pendant 4 ans avant l'assaut du Capitole, on lui a reproché d'être un homme instrumentalisé par les Russes.
00:14:15Il y a eu une enquête du FBI.
00:14:16Il y a eu toutes sortes de rumeurs.
00:14:19On a traîné pendant 4 ans cette histoire-là.
00:14:21Avant que le FBI ne sorte ses conclusions, c'était bidon.
00:14:24Il n'y avait pas eu d'influence manifeste des Russes dans la première élection de Trump.
00:14:29C'est pas le cas aujourd'hui.
00:14:30Le jour avant sa réélection qui n'a pas eu lieu.
00:14:33Mais que lui considère avoir gagné l'élection.
00:14:35Il y a eu l'affaire Biden.
00:14:37Donc on a découvert dans l'ordinateur de Hunter Biden toutes sortes de documents compromettants pour son père.
00:14:42Et à ce moment-là, pour lui et son père.
00:14:44Le candidat à la présidence qui a été...
00:14:47Surtout pour lui.
00:14:48À ce moment-là, vous avez une soixantaine de responsables du renseignement.
00:14:51En activité ou ancien.
00:14:54Qui ont déclaré.
00:14:55Non, non, ne regardez pas ça.
00:14:56C'est faux.
00:14:57Bidon.
00:14:58C'est un fake news.
00:14:59C'est fabriqué sans doute par les Russes.
00:15:01Et donc la campagne n'a pas...
00:15:03On était à 8 jours du scrutin.
00:15:04La campagne n'a pas embrayé là-dessus.
00:15:06Or, c'était vrai.
00:15:08Tout était vrai.
00:15:09Dans ce qu'il y avait dans l'ordinateur de Biden.
00:15:11Sans suffire à l'iscrédité pour les élections.
00:15:13On ne parle pas de Biden.
00:15:14On parlait de Trump.
00:15:15La presse américaine a été tellement partie prenante.
00:15:18Qu'on peut comprendre qu'il y a un veille à le ressentiment.
00:15:20On se venge sur la presse.
00:15:21Et on interdit les journalistes d'accès à la Maison-Blanche.
00:15:23La grande agence de presse.
00:15:24C'est comme si le président de la République française.
00:15:26Interdisait à l'AFP de venir à l'Élysée.
00:15:28En tout cas, les arguments de M. Hervouet.
00:15:31Si vous me permettez.
00:15:32Moi qui suis arbitre.
00:15:33Et des élégances.
00:15:35Si vous me permettez.
00:15:36Ces arguments s'entendent.
00:15:37Et toc !
00:15:39Et oui.
00:15:40Sur Biden.
00:15:41C'est intéressant.
00:15:42Mais je vais vous dire.
00:15:43Il est vraiment indépendant.
00:15:44L'arbitre est indépendant.
00:15:45Je suis d'accord.
00:15:46Mais moi.
00:15:47Vous savez qui est un de mes héros préférés.
00:15:49Non.
00:15:50Littéraire.
00:15:51Luc et Luc.
00:15:52Non.
00:15:53Edmond Dantes.
00:15:54Je trouve que c'est formidable.
00:15:55Edmond Dantes.
00:15:56Donc c'est pas mal Edmond Dantes.
00:15:57Effectivement.
00:15:58Il a l'esprit d'Edmond Dantes.
00:15:59Il n'oublie rien.
00:16:00Voilà.
00:16:01Si Macron faisait la même chose.
00:16:02On aurait le droit à un de vos éditoriaux.
00:16:04Mon cher Pascal.
00:16:05S'il interdisait l'accès à l'Élysée.
00:16:07Et s'il choisissait au jour le jour.
00:16:09Ceux qui peuvent s'adresser à lui.
00:16:10Mais pardonnez-moi.
00:16:12Le président Macron.
00:16:13Il n'est même pas venu une fois sur CNews.
00:16:14De quoi vous parlez ?
00:16:15Ça fait 8 ans.
00:16:16Il ne vous interdit pas.
00:16:17Il n'est pas venu une fois.
00:16:18Oui.
00:16:19D'accord.
00:16:20Ça c'est différent.
00:16:21Et quand Elodie Huchard lui pose une question.
00:16:23Elodie s'est fait engueuler.
00:16:24Pardonnez-moi ce terme un peu trivial.
00:16:26Par les services de l'Élysée.
00:16:27Parce qu'elle avait posé une question au salon de l'agriculture.
00:16:29C'est possible.
00:16:30Il n'y a pas de timing de la question que la nature de la question quand même.
00:16:35Mais c'est vrai qu'il y a des relations parfois compliquées.
00:16:37Il n'y a pas de journaliste interdit à l'Élysée.
00:16:39Non.
00:16:40Mais vous avez raison.
00:16:41Vous avez raison.
00:16:42Mais je suis d'accord avec vous.
00:16:45Et en clair.
00:16:46Moi je ne suis pas d'accord.
00:16:47Que les choses soient claires.
00:16:50André.
00:16:51André.
00:16:52Non.
00:16:53Sa femme lui dit qu'il a du dentifrice.
00:16:54Il me demande de vérifier.
00:16:55Dommage.
00:16:56On était à un bon niveau.
00:16:57Non.
00:16:58Non.
00:16:59Mais là franchement.
00:17:00Soyez gentils quand même.
00:17:01Pensez aux auditeurs.
00:17:02Aux téléspectateurs.
00:17:03Mais moi je suis.
00:17:04Entendons du bien.
00:17:05Je trouve que M.
00:17:06Trump a tort de sortir à Société de presse.
00:17:07Il le fait.
00:17:08Il n'y a pas de.
00:17:09Mais moi.
00:17:10Liberté d'expression totale.
00:17:11Jean-Michel Apathy.
00:17:12Là on va en parler.
00:17:13Il est déjà 9h17.
00:17:14Mais alors vraiment.
00:17:15Ça fait causer.
00:17:16Comme dit l'autre.
00:17:17Écoutez la séquence.
00:17:18Je précise que dans cette séquence.
00:17:19On n'entend pas beaucoup nos camarades Soto et Bégaud.
00:17:20Mais qu'ils ont apporté.
00:17:21Je l'ai dit tout à l'heure.
00:17:22La contradiction.
00:17:23Et ils ont fait leur rôle de modérateur.
00:17:24Que je fais parfois.
00:17:25Donc.
00:17:26C'est ça.
00:17:27C'est ça.
00:17:28C'est ça.
00:17:29Donc.
00:17:30Je ne suis même pas sûr qu'on puisse saisir l'arcombe de ce fait.
00:17:37Puisqu'ils ont fait le travail.
00:17:38Qui a été.
00:17:39Que nous devons faire.
00:17:40Et apporter la contradiction.
00:17:41Écoutez cette séquence.
00:17:42France.
00:17:43On commémore.
00:17:44Ce qui s'est passé au Radour-sur-Glane.
00:17:45C'est-à-dire le massacre.
00:17:46Le massacre de tout un village.
00:17:47Mais on en a fait des centaines.
00:17:48Nous en Algérie.
00:17:49Est-ce qu'on en a conscience ?
00:17:50Donc.
00:17:51Il faut dissocier les dossiers.
00:17:52Le terrorisme en Algérie.
00:17:53Mais s'il n'y en a pas.
00:17:54Il n'y en a pas.
00:17:55Il n'y a pas.
00:17:56Donc.
00:17:57Il faut dissocier les dossiers.
00:17:58Le terrorisme en Algérie.
00:17:59Mais si nous avons.
00:18:00Enfin.
00:18:01Parmi nous.
00:18:02Une difficulté à avoir des relations saines.
00:18:03Jean-Michel.
00:18:04On n'a pas fait au Radour-sur-Glane en Algérie.
00:18:05Non.
00:18:06On a mis des gens.
00:18:07On a mis des femmes et des enfants dans une église.
00:18:08On a mis feu.
00:18:09Vous connaissez les détails de la conquête en Algérie ?
00:18:10Vous vous rendez compte ce que vous dites ?
00:18:11Vous connaissez les détails de la conquête en Algérie ?
00:18:12On s'est comporté comme des nazis.
00:18:13Combien de villages ont été massacrés ?
00:18:17Mais.
00:18:18Des femmes.
00:18:19Jean-Michel.
00:18:20On s'est comporté comme des nazis en Algérie ?
00:18:21Les nazis n'existaient pas.
00:18:22On ne s'est pas comporté comme des nazis.
00:18:23Les nazis se sont comportés comme nous.
00:18:24Nous l'avons fait en Algérie.
00:18:25Combien de femmes ?
00:18:27Osez.
00:18:28Combien de femmes ?
00:18:29C'est horrible.
00:18:30D'enfants ?
00:18:31Mais.
00:18:32On n'a pas mis des gens.
00:18:33Ah.
00:18:34Mais vous ne connaissez pas du tout l'histoire de la conquête.
00:18:35Si.
00:18:36Si.
00:18:37De la conquête de l'Algérie par la France.
00:18:38J'ai même l'histoire.
00:18:39Donc.
00:18:40Vous voyez.
00:18:41J'ai quand même les chakras ouverts.
00:18:42Mais vous ne la connaissez pas du tout.
00:18:43Vous ne savez pas du tout que les villageois fuyaient les colonnes des soldats français.
00:18:44C'est horrible.
00:18:45Comparer ça au nazisme.
00:18:46Les derniers grands massacres qu'a connus l'Algérie, ils ont été commis par les islamistes
00:18:47dans les années 90.
00:18:48C'est d'ailleurs ce que dénonce Kamel Daoud, Boalem Sansal.
00:18:49Et Boalem Sansal, c'est ce qu'il lui vaut aujourd'hui d'être emprisonné par un régime
00:18:50dictatorial sans que ça ne gêne un certain nombre d'intellectuels de la gauche bien
00:18:51pensante.
00:18:52Moi, au contraire, ça me gêne beaucoup.
00:18:53Et j'espère qu'un jour ce malheureux sera libéré parce que la liberté d'expression,
00:18:54c'est ça qu'on devra défendre.
00:18:55Mais vous avez raison.
00:18:56Le régime algérien, aujourd'hui, utilise le passé commun.
00:18:57justement plutôt que de dénoncer ce qui s'est passé avec l'islamisme radical et le terrorisme
00:19:20islamiste dans les années 90.
00:19:22justement une propagande qui est indiciée par le régime algérien et qui crache sa haine contre la France, matin, midi et soir, jusqu'à dans son hymne national.
00:19:32Je considère que ces gens-là, ce régime est un régime ennemi qu'il faut durcir le ton, mais qu'en même temps il faut qu'on ait enfin une ligne diplomatique.
00:19:41Si l'un d'entre vous arrive à me dire quelle est la ligne diplomatique d'Emmanuel Macron, depuis qu'il est président de la République,
00:19:46depuis qu'un jour il vient faire des courbes à l'Algérie, le lendemain au Maroc,
00:19:49qu'il espère restaurer des liens avec l'Afrique puis finalement qu'il change d'avis,
00:19:53je ne sais pas comme ça qu'on arrivera à obtenir quoi que ce soit de la part de n'importe quel régime parlementaire.
00:19:59Avant de donner la parole à Eric Nolot, je salue Christine Kelly qui nous écoute et qui me dit
00:20:04les journalistes de la chaîne RT ont toujours été interdits à l'Élysée alors qu'ils avaient été autorisés par le CSA à émettre.
00:20:12Donc ils avaient été interdits alors que le CSA avait autorisé d'émettre.
00:20:16– J'ai été interdit moi à l'Élysée pour cette raison.
00:20:18– Pardon ?
00:20:19– J'ai été interdit à l'Élysée pour cette raison précisément, parce que je travaillais pour RT.
00:20:22– Ah ben vous voyez qu'il y a des journalistes interdits.
00:20:24– J'avais une carte de presse, je précise.
00:20:26– Vous voyez qu'il y a des journalistes interdits, ça se passe en France.
00:20:29Ben oui M. Nolot !
00:20:30– RT oui, RT. RT devrait être autorisé, moi je suis d'accord.
00:20:34– Ben enfin, RT était…
00:20:37– C'est vrai qu'on s'engueule même quand on est d'accord.
00:20:39– Non mais c'était… d'accord vous êtes d'accord.
00:20:41Bon, M. Apathy.
00:20:42– Non mais ce que je conteste dans votre éditorial c'est un seul mot,
00:20:45c'est le mot stupide, c'est pas stupide.
00:20:47Tout comme Jean-Luc Mélenchon, c'est une stratégie qui est déjà bien exposée,
00:20:51il faut en permanence donner des gages,
00:20:53alors pour l'un à l'électorat islamo-gauchiste et l'autre à l'audimat islamo-gauchiste.
00:20:57Donc il faut aller toujours plus loin.
00:20:59Alors là on est quand même à un niveau stratosphérique,
00:21:01puisque maintenant la France est un pays nazi,
00:21:03des centaines d'horreurs d'ours sur glane,
00:21:05pas un horreur d'ours sur glane, encore là on peut chercher un cas,
00:21:08des centaines d'horreurs d'ours sur glane.
00:21:10Donc en fait M. Apathy a trouvé sa place dans l'audiovisuel français,
00:21:14il veut la garder et il sait que pour la garder il faut donner en permanence des gages.
00:21:18Voilà, c'est pas stupide, c'est une stratégie et je l'ai dit il y a déjà un moment,
00:21:22ça ira jusqu'au bout, il n'y aura pas de limite dans l'indécence et dans l'indignité.
00:21:27– Et qu'est-ce qu'il veut faire ?
00:21:29– Garder sa place.
00:21:30– Comme on a l'ARCOM peut-être peut-on envisager qu'il y ait des signalements ARCOM,
00:21:34certes il y a eu une modération, c'est vrai,
00:21:36mais nous pour moins que ça on a eu des signalements ARCOM,
00:21:38donc je ne vois pas pourquoi à chaque fois M. Apathy passerait à travers les mailles du filet.
00:21:43Moi je vois qu'à chaque fois l'ARCOM ne se saisit pas pour M. Apathy,
00:21:46l'ARCOM ne se saisit pas pour le service public,
00:21:48et à chaque fois la moindre chose que sur cette chaîne on fait
00:21:52qui n'est pas du tout pénalement répréhensible,
00:21:55il y a un signalement qui n'aboutit pas forcément,
00:21:57mais il y a des signalements en masse qui sont faits à l'ARCOM.
00:22:00Donc pourquoi l'ARCOM ne s'autosaisirait pas ?
00:22:02C'est la question qu'on peut se poser.
00:22:03Quand je vois 3,5 millions pour Cyril Hanouna, pour TPMP,
00:22:08là que va-t-il se passer ?
00:22:09C'est la question.
00:22:10On peut dire à peu près n'importe quoi,
00:22:12ce qu'on vient d'assister c'est une sorte de sotisier Tony Truant,
00:22:17parce que vraiment il aplatit l'histoire sans vouloir faire de mauvais jeu de mots.
00:22:21Il ne connaît rien à l'histoire, il faudrait qu'il lise Hidal Nakey,
00:22:24il faudrait qu'il lise Marc Féraud, il faudrait qu'il lise quand même l'histoire de l'Algérie.
00:22:27Elle a été extraordinairement violente, la colonisation algérienne de l'Algérie,
00:22:31effectivement la France a créé l'Algérie, elle l'a créée au forceps.
00:22:34Ça n'a pas été une partie de plaisir.
00:22:36Mais la Saint-Barthélemy ou le massacre de Spartacus n'annonce pas le nazisme.
00:22:41Toute l'histoire du XIXe siècle est une histoire extraordinairement violente.
00:22:45Le génocide des Hérault en Namibie, c'est un génocide,
00:22:48ce n'est pas un simple massacre.
00:22:50Le massacre des Indiens aux États-Unis, ce n'est pas un petit dérapage,
00:22:57c'est fait d'une manière systématique.
00:22:59La colonisation, c'est une histoire qu'il faut prendre,
00:23:03il faut regarder dans le détail comment ça s'est passé.
00:23:05Il n'y a pas eu des dizaines de radours sur glane en Algérie.
00:23:08C'est faux, c'est historiquement très faux, c'est du révisionnisme.
00:23:12Il y a eu ce qu'on appelle des enfumades.
00:23:14Plus gravement, plus gravement, plus lourdement.
00:23:16Attendez, plus lourdement, parce qu'on peut effectivement regarder
00:23:20comment les choses se sont passées et je ne suis pas du tout révisionniste,
00:23:23je ne suis pas en train de vous dire que ça s'est bien passé.
00:23:25Mais, d'une part, il y a un exemple qui vient d'en haut,
00:23:29avec le Président qui a fait cette déclaration extravagante
00:23:32quand il était candidat, quand il était en Algérie,
00:23:35où il a déclaré que la colonisation était un crime contre l'humanité
00:23:39et tout ce qu'on va raconter à Patrice Rahon de ça,
00:23:41de ça, un crime contre l'humanité, imprescriptible
00:23:44et qui exige un droit à réparation, qui implique un droit à réparation.
00:23:48Ça c'est important.
00:23:50Et la deuxième chose, c'est que le régime sans cesse met en cause
00:23:53la France pour ses crimes, pour justifier son incurie, sa corruption,
00:23:56sa médiocrité et l'enfermement actuellement de Bollem-Sensal.
00:24:00Vous avez entendu le carillon d'Europe 1,
00:24:03on reprendra la discussion évidemment après la pause.
00:24:05Je salue notre ami Thomas Hill qui est là.
00:24:09Cher Thomas, bonjour.
00:24:11Bonjour Pascal.
00:24:12Et je sais que vous allez recevoir Gautier Capuçon
00:24:15pour le Grand Échiquier dans quelques instants,
00:24:18avec Maurice André à la trompette et Renaud Capuçon.
00:24:23Et vous lui poserez cette question essentielle
00:24:26qu'aurait pu poser Jacques Chancel.
00:24:28Renaud, d'accord, Capuçon, pourquoi ?
00:24:31Pourquoi ?
00:24:33Il a beaucoup de talent, c'est un génie Renaud Capuçon.
00:24:36Il a de la chance.
00:24:38Il a de la chance.
00:24:39C'était du Laurent Gérin un peu.
00:24:40Un petit peu, un petit peu.
00:24:42Mais c'était bien.
00:24:44Vous n'avez pas connu vous les balais d'Arthur Plachat.
00:24:47Vous n'avez pas connu cette période qui était merveilleuse.
00:24:49Non, moi je connais la période avec Claire Chazal maintenant,
00:24:51c'est autre chose.
00:24:53Que nous salons notre concert.
00:24:55Bien sûr, bien sûr.
00:24:56Il est 9h24, on va marquer une pause
00:24:58et on va revenir pour parler...
00:25:00Je peux quand même vous dire ce que me demandait Jacques Chancel
00:25:02chaque fois que je le voyais.
00:25:04La première chose qu'il me disait, rituellement,
00:25:06Eric, es-tu heureux ?
00:25:08C'était sa première question.
00:25:10On devrait...
00:25:11Et alors vous lui répondiez quoi ?
00:25:13Ça dépendait des jours.
00:25:15Martine Chancel nous écoute régulièrement.
00:25:17On l'a saluée.
00:25:19Et on avait commémoré les 10 ans de la mort de Jacques Chancel
00:25:22il y a quelques jours.
00:25:24Donc on la salue si elle nous écoute.
00:25:26Et c'est vrai qu'il fait partie de ceux qui,
00:25:28sans doute dans votre génération, dans la mienne,
00:25:30ont donné l'envie de faire ce métier.
00:25:32Monument.
00:25:33On écoutera tout à l'heure Philippe Labreau,
00:25:35parce que j'ai l'Essentiel hier soir,
00:25:37la première minute de Philippe sur l'importance de la culture.
00:25:39J'ai demandé à Marine Lanson qu'on l'écoute.
00:25:41Ce qu'il a dit hier soir pour son émission,
00:25:43l'Essentiel, est absolument formidable.
00:25:45Qui sera, comme vous le savez, supprimé avec C8.
00:25:49A tout de suite.
00:25:51Et on parle de la suite de Jean-Michel Apathy,
00:25:53et notamment de la réaction de...
00:25:55Vendeur à décadence.
00:25:57De M. Ciotti qui a réagi.
00:25:59A tout de suite.
00:26:01Mais on parle de Chancel, Apathy.
00:26:05Il est 9h32, M. Hervouet.
00:26:07Et je vous demande un peu de discipline.
00:26:09Ça va finir au piqué.
00:26:11On devrait mettre ça...
00:26:13Pourquoi pas au coin ?
00:26:15Une main sur la tête.
00:26:17On allait au coin ?
00:26:19Vous étiez comment en cours ?
00:26:21Quand vous étiez en CP ?
00:26:23Vous étiez insolent, je pense.
00:26:25Non, pas du tout.
00:26:27J'étais un petit garçon très...
00:26:29Très studieux.
00:26:31On peut être insolent et gentil.
00:26:33Non, un bon élève dans les petites classes.
00:26:35Dans les petites classes, oui.
00:26:37Mais vous étiez un bon élève, j'imagine.
00:26:39Oui, bien sûr.
00:26:41Vous avez eu un bac quoi ?
00:26:43Bac A ? Bac C ?
00:26:45Bac C, quand même.
00:26:47C, c'était scientifique.
00:26:49Les bons élèves faisaient Bac C.
00:26:51Et M. Hervouet, vous avez fait quoi, vous ?
00:26:53Il vient de me dire Bac C.
00:26:55C'était les maths, Bac C.
00:26:57Vous, Bac C ?
00:26:59Oui, évidemment.
00:27:01Seconde C.
00:27:03On faisait les espaces vectoriels en seconde C.
00:27:05Aujourd'hui, ils font un Mathsup Maths P.
00:27:07Après la seconde C, vous avez été...
00:27:09Après, j'ai été aiguillé.
00:27:11J'ai fait une seconde C catastrophique.
00:27:13Voilà, catastrophique aussi.
00:27:15Et après, une première littéraire.
00:27:17C'est latin.
00:27:19Oui, on parlait latin chez moi.
00:27:21Ou grec ancien.
00:27:23Ou araméen.
00:27:25Tétrusque.
00:27:27Il est 9h33.
00:27:31Bonjour Pascal, bonjour à tous.
00:27:33C'est probablement l'image de la matinée.
00:27:35Déjà une foule dansée et compacte
00:27:37pour saluer le cortège funèbre
00:27:39de la famille Bibas.
00:27:41Cortège qui doit relier Tel Aviv aux environs
00:27:43du Kiboutzou où il vivait.
00:27:45Puis la mise en terre de Chiric, Fir et Ariel
00:27:47se déroulera dans la plus stricte intimité.
00:27:49Réunion cet après-midi,
00:27:5114h à Matignon,
00:27:53du CICI, Comité interministériel
00:27:55de contrôle de l'immigration.
00:27:57Et à quelques heures de la réunion,
00:27:59Jean-Noël Barraud, ministre des Affaires étrangères,
00:28:01s'est dit favorable à des restrictions
00:28:03de visas à l'échelle européenne.
00:28:05Et puis l'ennemi public
00:28:07numéro 1, Mohamed Amra, placé à l'isolement
00:28:09et mis en examen pour meurtre,
00:28:11tentative de meurtre, évasion, vol
00:28:13et recel de vol, 4 jours
00:28:15après son arrestation en Roumanie
00:28:17et 9 mois après son évasion spectaculaire
00:28:19qui, je vous le rappelle, a coûté la vie
00:28:21à deux agents pénitentiaires.
00:28:23Merci Soumaya. Je salue notre ami Pierre Charon
00:28:25qui nous écoute. La pénibilité
00:28:27de apathie pourrait jouer pour la retraite
00:28:29à 60 ans. C'est drôle.
00:28:31Bon, est-ce qu'on peut écouter
00:28:33Éric Ciotti, sa réaction ce matin
00:28:35au micro de CNews.
00:28:37Il y a aussi cette forme
00:28:39de culpabilité devant l'histoire
00:28:41dont M. Apathy, hier,
00:28:43dans un propos extraordinairement
00:28:45scandaleux, a été
00:28:47finalement l'exégèse
00:28:49puisqu'il comparait
00:28:51la France en Algérie
00:28:53au nazisme. Il a convoqué
00:28:55l'image d'Auradour
00:28:57sous glace. C'est une infamie.
00:28:59M. Apathy
00:29:01a repris mot pour mot
00:29:03la propagande du gouvernement
00:29:05algérien et du président
00:29:07algérien. C'est exactement les mêmes
00:29:09termes. C'est extrêmement grave.
00:29:11J'aimerais d'ailleurs que l'ARCOM
00:29:13réagisse à de tels propos.
00:29:15J'ai cité tout à l'heure, et il faut le dire,
00:29:17les enfumades en Algérie.
00:29:19Les enfumades, qui était une technique utilisée
00:29:21par les corps expéditionnaires
00:29:23français durant la conquête
00:29:25de l'Algérie. En 1844
00:29:27et 1845, le terme
00:29:29enfumade est associé notamment au général
00:29:31Bujeau. Et la réalité historique
00:29:33doit le dire.
00:29:35Il y a eu beaucoup de réactions. Eric Ciotti
00:29:37avait dit sur Twitter quelque chose qui était amusant.
00:29:39Je croyais que Bruno Rotailleau avait expulsé tous les
00:29:41influenceurs algériens. Mais visiblement
00:29:43il y en a encore sur RTL.
00:29:45M. Bardella, la comparaison osée
00:29:47par Jean-Michel Apathy est une odieuse
00:29:49falsification de l'histoire.
00:29:51C'est ce
00:29:53climat-là qu'André Valigny,
00:29:55qu'on déplore.
00:29:57Sur Jean-Michel Apathy, je crois que les choses sont
00:29:59plus simples. Il veut faire du buzz et de
00:30:01l'audience. C'est quelqu'un qui s'est fait
00:30:03une spécialité depuis quelques années. Il n'a pas toujours été
00:30:05comme ça. Quand il faisait l'interview au matin sur RTL,
00:30:07il était quand même plus cadré.
00:30:09C'est à vous qu'il avait dit le mur ?
00:30:11Non, c'était Jean-Pierre.
00:30:13Souvenez-vous quand même qu'il a dit
00:30:15il y a quelque temps que s'il était président
00:30:17de la République, la première chose qu'il ferait, ce serait
00:30:19de faire raser le château de Versailles.
00:30:21Justement, on a un petit florilège de
00:30:23M. Apathy qu'on voulait vous proposer.
00:30:25Ça dure
00:30:27une minute quinze, une minute trente
00:30:29de ses brillantes déclarations.
00:30:31Écoutons-le.
00:30:33La France a
00:30:35organisé la
00:30:37déculturation d'un peuple.
00:30:39La France, je pense que c'est ce que veut dire
00:30:41Marine Le Pen, a fabriqué des ponts, des routes
00:30:43et des hôpitaux en Algérie. Ça, c'est vrai.
00:30:45Mais aucun pont, aucune route,
00:30:47aucun hôpital ne peut excuser
00:30:49le sang versé et la violence
00:30:51exercée. Et il faut arrêter de dire
00:30:53que l'Algérie a de la chance d'être
00:30:55française pendant 130 ans parce
00:30:57que ce que nous avons fait là-bas, c'est une
00:30:59boucherie que nous avons organisée.
00:31:01L'antisémitisme, ça a disparu. Vichy, c'est
00:31:03oublié.
00:31:05Bon, mettons que ça ne soit plus aussi
00:31:07important que ça ait pu être dans le débat.
00:31:09Le racisme...
00:31:11Le racisme...
00:31:13Le racisme...
00:31:15Dans la parole publique,
00:31:17il n'y a plus d'antisémitisme.
00:31:19Il n'y a plus d'antisémitisme.
00:31:21L'esprit politique français
00:31:23est fabriqué par le souvenir de Louis XIV,
00:31:25de Napoléon et du
00:31:27général de Gaulle. Quand on fait de la politique
00:31:29en France, madame, c'est pour renverser le monde.
00:31:31Eh bien ça, ça n'entraîne que des déceptions.
00:31:33Moi, si un jour je suis élu président de la République,
00:31:35savez-vous quelle est la première mesure
00:31:37que je prendrai ? Je raserai le château
00:31:39de Versailles.
00:31:41Vous n'êtes pas prêt d'être élu, je vous le garantis.
00:31:43Je fais de la provocation
00:31:45pour faire de l'audience.
00:31:47C'est une gradation, ce que je vous disais tout à l'heure.
00:31:49Il faut en rajouter à chaque fois.
00:31:51Donc là, on est au point
00:31:53Godwin, donc on est au nazisme.
00:31:55Il n'y a plus d'antisémitisme en France.
00:31:57C'est peut-être le plus extraordinaire.
00:31:59Mais c'est faux.
00:32:01Et c'est dit en mai
00:32:032023.
00:32:05Et Léa Salamé, elle intervient quand même.
00:32:07Il n'y a plus d'antisémitisme en France.
00:32:09Cette phrase, elle est tellement
00:32:11incroyable.
00:32:13Et ces gens
00:32:15sont journalistes.
00:32:17Ils doivent témoigner de la réalité.
00:32:19Et vous avez un journaliste qui a
00:32:21pignon sur rue, qui dit cette phrase
00:32:23folle. Il n'y a plus d'antisémitisme
00:32:25en France.
00:32:27C'est un idéal.
00:32:29C'est un idéal.
00:32:31Donc là, il n'y a plus rien à dire.
00:32:33C'est exactement la même chose
00:32:35que quand Jean-Luc Mélenchon dit que l'antisémitisme est résiduel.
00:32:37Vous savez, il y a une autre personnalité politique qui est un peu dans les pas
00:32:39aussi de Jean-Michel Lapati, c'est Dominique Devillepin,
00:32:41qui lui ne veut pas qualifier
00:32:43Oui, mais c'est un homme politique.
00:32:45Oui, mais vous avez vu quand même l'élan de popularité
00:32:47qu'il gagne en ce moment.
00:32:49Première personnalité au baromètre
00:32:51Paris Match.
00:32:53Vous le connaissez bien, Dominique Devillepin, je crois.
00:32:55Moi, je l'ai suivi.
00:32:57Oui, je l'ai suivi pendant quelques années.
00:32:59Vous avez quelques questions à poser sur lui de temps en temps.
00:33:01Pardon ? Vous vous interrogez parfois sur lui.
00:33:03Tout le monde, ça.
00:33:05Ah bah oui, c'est évident. Il y a quand même peu
00:33:07d'adhérents non à jour
00:33:09de cotisation de la France Insoumise
00:33:11qui habite Avenue Foch.
00:33:15Non, mais son amitié
00:33:17pour le monde arabe
00:33:19est en soi
00:33:21et suscite quelques interrogations,
00:33:23non ? Toutes sortes de choses.
00:33:25Oui, oui, je m'interroge.
00:33:27C'est une personnalité énigmatique.
00:33:29Mais visiblement,
00:33:31dans cette dernière déclaration,
00:33:33il semblerait qu'il soit toujours ministre des Affaires étrangères.
00:33:35Alors, c'est vrai qu'il n'y a pas grand monde
00:33:37au Quai d'Orsay, qu'on a parfois l'impression
00:33:39que le palais est vide.
00:33:41Mais quand même, il faut lui dire qu'il a cessé,
00:33:43qu'il a quitté
00:33:45le gouvernement
00:33:47il y a déjà près de 20 ans.
00:33:49L'Algérie. Quelles mesures de rétorsion contre l'Algérie
00:33:51sont envisagées ? Je vous propose de voir le sujet
00:33:53de Dounia
00:33:55de Dounia Tengbour, parce que manifestement,
00:33:57le Premier ministre,
00:33:59Monsieur Bayrou, quand même, a haussé le ton.
00:34:01Si j'ai bien compris, Thomas.
00:34:03On aura la réponse cet après-midi à l'issue d'une réunion.
00:34:05Mais effectivement, François Bayrou va plutôt s'aligner
00:34:07avec Bruno Retailleau, visiblement.
00:34:09Voyons le sujet de Dounia Tengbo.
00:34:13Un gouvernement divisé sur la position
00:34:15à adopter face au régime algérien.
00:34:17Pourtant, des mesures de rétorsion sont déjà
00:34:19sur la table des discussions.
00:34:21À commencer par une renégociation de l'accord
00:34:23franco-algérien de 1968,
00:34:25souhaité par le ministre de l'Intérieur.
00:34:27Un accord qui prévoit notamment une entrée en France
00:34:29facilitée pour les Algériens
00:34:31et un accès plus rapide à la délivrance
00:34:33d'un titre de séjour valable 10 ans.
00:34:35Parmi les autres pistes envisagées,
00:34:37l'allongement du délai de rétention administrative
00:34:39de 90 à 120 jours
00:34:41ou encore la restriction de la délivrance
00:34:43de visas. En 2024,
00:34:45ce sont plus de 250 000 visas
00:34:47qui ont été accordés aux Algériens.
00:34:49Pour les séistes drisgali,
00:34:51les mesures de rétorsion doivent également
00:34:53être accompagnées d'une diplomatie sur mesure.
00:34:55Ce qui est en jeu, c'est
00:34:57trouver une issue à la crise.
00:34:59Et une issue en deux phases.
00:35:01La première phase, c'est attirer
00:35:03l'attention du régime algérien pour lui dire
00:35:05que la France respire encore.
00:35:07Il y a encore un cœur battant en France
00:35:09qui ne veut pas se laisser faire.
00:35:11Ensuite, viendra la phase diplomatique pure
00:35:13avec des discussions en coulisses.
00:35:15En fait, il faut sortir de cette relation
00:35:17qui est toxique depuis 1962.
00:35:19Un débat sur les accords franco-algériens
00:35:21doit avoir lieu au Sénat en mars prochain.
00:35:23C'est cet après-midi, Thomas,
00:35:25vous disiez.
00:35:27Si il y a des sanctions, pourquoi pas,
00:35:29qui seront prises ?
00:35:31Ce qui est visiblement mis en avant par le Quai d'Orsay,
00:35:33c'est des sanctions plutôt à l'échelle européenne.
00:35:35Donc, restrictions des visas,
00:35:37l'accord commercial qui est en négociation.
00:35:39La question, c'est que Jean-François Bayrou va devoir trancher
00:35:41la ligne de son gouvernement. Il y a d'un côté Bruno Retailleau
00:35:43qui veut le rapport de force, de l'autre, le Quai d'Orsay
00:35:45où on est un peu plus timide.
00:35:47Je ne sais pas quoi penser de cette information.
00:35:49Le gouvernement français octroie
00:35:51des visas aux récitateurs algériens
00:35:53pour le ramadan 2025
00:35:55qui va commencer ces jours-ci.
00:35:57Quelques dizaines,
00:35:59selon Beauvau. L'intérieur se montre
00:36:01rassurant. Les imams qu'on nous envoie
00:36:03font l'objet d'une liste précise et sont criblés
00:36:05par les services. Ils viennent de différents
00:36:07pays. Maroc, Turquie,
00:36:09Algérie. Ils sont très contrôlés.
00:36:11Tout le système est géré par le ministre
00:36:13des cultes. C'est, paraît-il,
00:36:15habituel parce que nous n'avons pas assez d'imams.
00:36:17Donc, lorsque
00:36:19le ramadan commence, des imams
00:36:21viennent sur le sol de France.
00:36:23Éric Ciotti a réagi. Pendant que
00:36:25Boilem Sansal meurt à petit feu dans les
00:36:27jeux du régime algérien et que cet
00:36:29État voyou refuse de récupérer
00:36:31ses délinquants et ses criminels,
00:36:33le gouvernement français accorde des visas
00:36:35pour les récitateurs algériens du Coran
00:36:37à l'occasion du ramadan. On croit
00:36:39rêver qu'attend Bruno Retailleau
00:36:41pour agir ou démissionner. Qu'en pensez-vous,
00:36:43André Vallini ?
00:36:45Je pense que chaque année, c'est la même chose.
00:36:47Il y a des imams qui viennent de différents pays.
00:36:49Je parle de la venue des imams.
00:36:51Ils sont contrôlés. J'espère qu'ils sont bien
00:36:53contrôlés et que dès qu'ils pourraient déraper,
00:36:55ils seraient expulsés. Je pense que
00:36:57cette année, plus que jamais, les services
00:36:59de renseignement sont
00:37:01aux aguets pour éviter tout
00:37:03prêche qui dépasserait les limites
00:37:05de l'acceptable.
00:37:07Mais sur le principe, vous en pensez quoi ?
00:37:09Sur le principe, c'est ce qui se fait depuis des années.
00:37:11Oui, mais...
00:37:13Pardonnez-moi. Ce qui se passe
00:37:15depuis des années, vous avez bien compris
00:37:17qu'entre l'Algérie et la France,
00:37:19les choses ne sont pas
00:37:21ce qu'elles étaient depuis des années.
00:37:23Est-ce qu'un imam algérien,
00:37:25précisément parce que Boalem
00:37:27Sansal est en prison et parce que...
00:37:29Pascal, il y a une question de priorité.
00:37:31Ce n'est pas sur les récitateurs algériens
00:37:33du Coran que doit porter la contre-attaque.
00:37:35Il y a des centaines de milliers
00:37:37de visas. On devrait agir sur des choses
00:37:39qui font vraiment mal.
00:37:41Ce que je perçois dans ma question, c'est l'embarras
00:37:43que vous avez à y répondre.
00:37:45Non, pas du tout. J'essaie de savoir.
00:37:47Villepin d'un côté, Rotaïo
00:37:49de l'autre, l'ambassadeur de
00:37:51Mayankour, on n'arrive pas à savoir ce qui serait
00:37:53vraiment efficace.
00:37:55On le sait. On sait ce qui est inefficace.
00:37:57Ce qui est inefficace, c'est de ne rien faire.
00:37:59Ce qui est inefficace, c'est de ne rien faire.
00:38:01C'est ce qu'on fait depuis trois mois.
00:38:03Des oligarques qui viennent se faire soigner en France.
00:38:05Vous savez ce qui se passe ? C'est Gérard Arraud
00:38:07qui disait ça l'autre jour. Il est compétent, Arraud.
00:38:09Pas exactement. Arraud,
00:38:11il n'est pas compétent. En ambassadeur
00:38:13de France en Israël, à Washington.
00:38:15Je le suis très souvent.
00:38:17Je ne le mettrai pas.
00:38:19D'abord, il commande
00:38:21très souvent à nos émissions
00:38:23de manière souvent très négative.
00:38:25Je ne partage pas véritablement
00:38:27les analyses. Les oligarques algériens vont
00:38:29maintenant davantage se faire soigner à Dubaï
00:38:31qu'en France. Encore un levier
00:38:33qui n'est pas celui qu'on croit.
00:38:35Écoutons M. Barraud qui a parlé de Boislem-Sensal.
00:38:37Écoutons M. Barraud, ministre
00:38:39des Affaires étrangères, qui a parlé
00:38:41de Boislem-Sensal.
00:38:43Je suis très préoccupé
00:38:45par sa santé. Je suis très préoccupé
00:38:47par son moral. Nous avons reçu
00:38:49des informations qui sont particulièrement
00:38:51inquiétantes. Son avocat a dit il y a
00:38:53deux jours qu'il avait entamé une grève de la faim. En tout cas,
00:38:55ce qui nous est parvenu, c'est l'information
00:38:57selon laquelle il aurait désaisi
00:38:59ses avocats, Boislem-Sensal,
00:39:01dans des conditions que nous ne connaissons pas
00:39:03et que nous allons nous attacher à vérifier dans les
00:39:05heures qui viennent, dans les jours qui viennent.
00:39:07Nous sommes avec l'ambassadeur
00:39:09sur place en contact avec son avocat
00:39:11algérien,
00:39:13ainsi qu'avec le bâtonnier. Vous ne savez pas
00:39:15si c'est lui qui a pu prendre ses décisions
00:39:17de manière complètement libre. C'est une décision
00:39:19qui nous étonne et dont nous voulons éclaircir
00:39:21les circonstances.
00:39:23Eric Nolot.
00:39:25Les faits,
00:39:27la réalité, c'est que le Côte d'Orsay
00:39:29préfère agir dans la coulisse, dans le
00:39:31molleton du secret, parce que quand il ne fait rien,
00:39:33personne ne le voit, personne ne le sait. C'est la première chose.
00:39:35La deuxième chose, c'est que...
00:39:37Vous feriez quoi ?
00:39:39Il y a un éventail. Il y a un éventail
00:39:41de mesures. Il n'y a qu'en bras du choix.
00:39:43Par exemple, on parlait des récitateurs
00:39:45du Coran.
00:39:47Je ne pense pas que ce soit une très bonne idée, moi personnellement,
00:39:49de s'en prendre à eux, parce qu'ils
00:39:51viennent souvent du Maroc, ils viennent de Turquie.
00:39:53Ils viennent aussi un peu d'Algérie.
00:39:55Mais c'est vrai que la Grande Mosquée de Paris,
00:39:57c'est l'ambassade d'Algérie auprès
00:39:59de la communauté musulmane. Et que vous avez
00:40:01en plus 17 consulats qui sont
00:40:03tous là pour tenir
00:40:05la communauté algérienne.
00:40:0717 consulats. Il y en a deux,
00:40:09consulats en Algérie.
00:40:11D'abord, la réciprocité serait une bonne idée.
00:40:13D'abord, le traitement
00:40:15d'égal à égal serait une bonne idée.
00:40:17Je ne vois pas pourquoi est-ce qu'on a laissé
00:40:19ouvrir tant de consulats.
00:40:21Mais ce n'est pas la question.
00:40:23Vous n'avez pas à donner au régime
00:40:25algérien le moyen de contrôler
00:40:27la communauté qui est binationale
00:40:29ou qui est algérienne. Je ne vois pas pourquoi.
00:40:31Et je ne vois pas pourquoi on est aussi tolérant
00:40:33avec le recteur
00:40:35de la Grande Mosquée de Paris,
00:40:37qui est un agent algérien
00:40:39qui était le président
00:40:41du comité de soutien à l'élection de M.
00:40:43Théboune. Donc, il faut arrêter de confondre
00:40:45tout. Et de mélanger les genres.
00:40:47C'est pour ça que je dis que l'affaire des récitateurs
00:40:49du Coran est secondaire. Parce que
00:40:51entre les agressions
00:40:53permanentes de l'Algérie contre la France
00:40:55et la détention inadmissible de notre
00:40:57compatriote Boleyn Sanssard, on aurait dû
00:40:59déclencher une crise. Mais vraiment
00:41:01une méga crise. Aller à l'affrontement. Parce que
00:41:03c'est inadmissible. On a un grand écrivain,
00:41:05un compatriote qui est en train de mourir
00:41:07dans les geôles algériens. Qu'est-ce qu'il faut
00:41:09de plus pour déclencher une crise ?
00:41:11D'ailleurs, ce ne sont pas des imams, mais des
00:41:13récitateurs du Coran. Ils vont juste lire
00:41:15le Coran devant les fidèles pendant
00:41:17le ramadan et non pas...
00:41:19Ils le connaissent par cœur.
00:41:21C'est intéressant
00:41:23cette discussion que nous avons eue.
00:41:25On est d'accord pour dire
00:41:27que ce n'est pas le sujet essentiel.
00:41:29Sabrina Birlain, un mot sur M. Amara.
00:41:31Qui est donc arrivé avec cette image
00:41:33tout à fait sidérante. Alors, il a voyagé en
00:41:35Falcon, visiblement.
00:41:37Il est arrivé en Falcon de Roumanie.
00:41:39Il ne va pas prendre non plus Air France
00:41:41ou Transavia.
00:41:43Pourquoi ?
00:41:45Qu'est-ce que vous voulez que je dise ?
00:41:47On va le chercher pour des raisons
00:41:49de sécurité. Ça ne me choque pas.
00:41:51Bien sûr que...
00:41:53Et puis il y a cet hélico que vous allez voir
00:41:55dans une des prisons les plus gardées
00:41:57de France. Les plus sécurisées de France.
00:41:59La plus sécurisée de France. Condé sur Sarthe.
00:42:01Il est arrivé à la prison.
00:42:03Il est en détention provisoire
00:42:05depuis cette nuit.
00:42:07Deux heures du matin. Il est arrivé hier soir
00:42:09sur le sol français. Il a été
00:42:11déféré. Il est passé devant un juge
00:42:13qui l'a mis en examen pour meurtre,
00:42:15tentative de meurtre, évasion, vol,
00:42:17recel de vol. Le tout en bande organisée
00:42:19et association de malfaiteurs.
00:42:21Puis il a été placé en détention.
00:42:23Il est à l'isolement. Il est arrivé
00:42:25à deux heures du matin
00:42:27par hélicoptère, escorté du GIGN
00:42:29dans cette prison de Condé sur Sarthe
00:42:31où il est placé à l'isolement.
00:42:33Donc l'enquête va continuer.
00:42:35Lui, il est isolé. Placé à l'isolement,
00:42:37ça veut dire qu'il n'a aucun autre contact
00:42:39avec un détenu, que ce soit
00:42:41dans la cour pour les promenades
00:42:43ou toute autre activité. Il va être
00:42:45particulièrement surveillé. Le téléphone
00:42:47est restreint. Le parloir famille également.
00:42:49Donc il y a beaucoup de mesures de sécurité
00:42:51qui sont mises autour de lui. Et je peux vous dire
00:42:53de source sûre que lorsqu'il est
00:42:55arrivé à escorter par le GIGN
00:42:57dans cette prison, il n'affichait plus
00:42:59ce fameux sourire qu'on a vu
00:43:01parce qu'il n'y avait pas ces photographes,
00:43:03ces journalistes qui étaient présents.
00:43:05Ça montre quelque chose du personnage.
00:43:07Vous avez raison. Il y a beaucoup de gens
00:43:09qui ont été choqués d'ailleurs par
00:43:11ces photographes,
00:43:13cette mise en scène
00:43:15et cette heure de gloire
00:43:17qu'ils pouvaient vivre.
00:43:19Que faire ?
00:43:21Comment éviter cela ?
00:43:23Ça aurait dû être évité. J'ai été
00:43:25particulièrement choqué. Le sourire
00:43:27de cet homme qui est quand même impliqué
00:43:29dans la mort de deux agents pénitentiaires,
00:43:31sans parler du reste.
00:43:33Il y a quand même une mise en vedette
00:43:35du grand banditisme.
00:43:37On est responsable de nous.
00:43:39Il ne faut pas diffuser ces images. Pardonnez-moi.
00:43:41Je suis responsable.
00:43:43Il a dit ne le dites pas.
00:43:45Le responsable, c'est aussi nous.
00:43:47C'est un vrai débat.
00:43:49Vous avez vu l'État se déployer
00:43:51dans son arrivée ?
00:43:53Il arrive pratiquement comme un président
00:43:55de la République, comme un chef d'État.
00:43:57Il arrive avec une escorte
00:43:59extraordinaire.
00:44:01Là, on voit la puissance de l'État.
00:44:03L'État va décraser.
00:44:05L'État l'a
00:44:07enfermé, l'État l'a retrouvé,
00:44:09l'a capturé.
00:44:11L'État a le
00:44:13dernier mot. C'est plutôt rassurant.
00:44:15Je crois que nous, on a décidé
00:44:17de ne plus montrer ces images à Marie de Lançon.
00:44:19Voilà.
00:44:21On ne le montre plus
00:44:23quand il sourit.
00:44:25Il dit une petite phrase.
00:44:27Il dit on ne va pas pleurer.
00:44:29Chaque jour,
00:44:31on prend une décision.
00:44:33Chaque minute, on prend une décision.
00:44:35Je pense que c'est une bonne décision
00:44:37de ne pas le montrer.
00:44:39Je ne suis pas forcément sûre.
00:44:41Ça fait partie de l'information.
00:44:43La façon dont il a réagi avec sa petite phrase
00:44:45On ne va pas pleurer.
00:44:47Je ne suis pas certaine
00:44:49qu'occulter des informations soit pertinent
00:44:51C'est un sujet
00:44:53comment dire
00:44:55On peut le décliner à l'infini avec LFI
00:44:57avec les bêtises de RIMA
00:44:59Si on commence comme ça,
00:45:01on peut le décliner à l'infini.
00:45:03C'est un sujet infini que vous dites là
00:45:05et que les journalistes se posent chaque jour.
00:45:07Et insoluble.
00:45:09Je vais remercier Sabrina, sauf si vous avez
00:45:11quelque chose à ajouter.
00:45:13Pour votre défense.
00:45:15Et vous remerciez parce que le public
00:45:17vous découvre régulièrement.
00:45:19Vous nous avez rejoint le 1er février.
00:45:21Exactement, le 3 février.
00:45:23Vous êtes la bienvenue
00:45:25pour nous éclairer sur ces affaires
00:45:27de police-justice.
00:45:29On va marquer une pause.
00:45:31On parlera de RIMA Hassan.
00:45:33On pourra parler évidemment
00:45:35de C8 et je vous ferai écouter
00:45:37ce que disait Philippe Labreau hier
00:45:39qui a l'essentiel.
00:45:41C'était la dernière d'hier.
00:45:43Et puis on parlera d'aides,
00:45:45désinstitutionalisation, normes, assistanat
00:45:47et insécurité face au mur.
00:45:49Comme ça c'est clair.
00:45:51Face au mur, c'est le livre
00:45:53d'Agnès Verdier-Molinier que vous connaissez.
00:45:55A tout de suite.
00:45:59Agnès Verdier-Molinier
00:46:01est avec nous et elle publie
00:46:03Face au mur. Bonjour Agnès.
00:46:05Les téléspectateurs vous connaissent.
00:46:07Dettes, désinstitutionalisation,
00:46:09normes, assistanat et insécurité.
00:46:11Ce qui est drôle, c'est qu'effectivement
00:46:13en 2015, par essai, on va dans le mur.
00:46:15Dix ans après, nous sommes bien face
00:46:17à ce mur.
00:46:19Je vais vous provoquer un petit peu
00:46:21si vous me permettez.
00:46:23Il y a deux économistes que je suis
00:46:25régulièrement, depuis toujours,
00:46:27qui annoncent la fin du monde en France.
00:46:29C'est Nicolas Baverez et vous.
00:46:31Mais elle n'arrive jamais cette fin du monde.
00:46:33On est toujours dans le mur, face au mur,
00:46:35etc.
00:46:37Tu te dis mais finalement, et ça tourne.
00:46:39Ça continue de tourner.
00:46:41Baverez et vous, vous dites quasiment les mêmes choses.
00:46:43Quand est-ce
00:46:45que ça s'arrête en fait ?
00:46:47On est impatient.
00:46:49J'entends, moi je suis d'accord
00:46:51avec tout ce que vous dites, comme je suis d'accord
00:46:53avec tout ce qu'écrit Baverez.
00:46:55La faillite n'arrive pas.
00:46:57Pourquoi elle n'arrive pas ?
00:46:5995% de nos compatriotes pensent
00:47:01que la France est en déclin.
00:47:03C'est quand même un vrai sujet.
00:47:05On décroche partout.
00:47:07On décroche sur l'industrie.
00:47:09Quand est-ce que ça s'arrête la faillite ?
00:47:11Sur la richesse par habitant.
00:47:13On a 3300 milliards de dettes
00:47:15aujourd'hui.
00:47:17On va atteindre bientôt,
00:47:19alors d'ici 2027,
00:47:21alors on n'a pas encore exactement,
00:47:23des niveaux de coûts annuels
00:47:25de la dette, mais qui sont astronomiques,
00:47:27qui vont toucher bientôt les 100 milliards
00:47:29dans les prochaines années.
00:47:31Mais j'entends tout ça, mais rien ne change.
00:47:33En fait, alors vous allez nous le dire
00:47:35après 10 heures tout de suite,
00:47:37mais vous comprenez, ma question est volontairement provocatrice.
00:47:39Somaya va nous rappeler les titres,
00:47:41mais vous comprenez,
00:47:43j'entends tout ça, mais comme je l'entends,
00:47:45et les Français aussi l'entendent,
00:47:47et en fait comme ils l'entendent depuis toujours
00:47:49et que rien ne change, ils disent que ça n'existe pas.
00:47:51Ce que je dis dans ce livre,
00:47:53c'est que contrairement
00:47:55à ce que beaucoup de personnes ont dit ces derniers temps,
00:47:57ça ne peut pas arriver à la France.
00:47:59Il ne peut pas y avoir l'EFMI en France.
00:48:01Je pense que c'est faux.
00:48:03Je pense qu'en réalité, on risque aujourd'hui,
00:48:05et même Olivier Blanchard, l'ancien directeur
00:48:07du FMI, a commencé à dire,
00:48:09en fait, ça pourrait arriver.
00:48:11Oui, mais ça n'arrive jamais.
00:48:13Non mais attendez, ça n'arrive jamais, parce que ce n'est pas encore arrivé,
00:48:15mais se croire
00:48:17en dehors des règles, pouvoir
00:48:19continuer à dépenser sans compter,
00:48:21à suradministrer la France, à se retrouver
00:48:23dans la situation dans laquelle on est,
00:48:25où finalement le travail paye de moins en moins,
00:48:27parce que ce qui part du travail,
00:48:29c'est finalement le financement
00:48:31de l'État, de la Sécu, des collectivités locales,
00:48:33à un moment, ça ne tient plus.
00:48:35Le pape François,
00:48:37toujours dans un état critique,
00:48:39a passé une nuit tranquille et se repose.
00:48:41C'est ce qu'indique ce matin
00:48:43le Saint-Siège.
00:48:45Dans un bref communiqué, je vous rappelle
00:48:47que depuis le 14 février,
00:48:49le pape François est hospitalisé
00:48:51pour une double pneumonie,
00:48:53soit sa plus longue hospitalisation
00:48:55depuis son élection en 2013.
00:48:57Colère et désarroi
00:48:59après la découverte de croix gammée
00:49:01dans l'Oise.
00:49:03Ce samedi, sur des panneaux des étangs de Commel
00:49:05et sur les grandes écuries de chantier,
00:49:07comme vous pouvez le voir sur ces images,
00:49:09des actes dénoncés par la municipalité
00:49:11et le CRIF.
00:49:13Et puis grâce à des négociations indirectes
00:49:15au CAIR, 4 corps d'otages
00:49:17sont rendus ce jeudi à Israël
00:49:19en échange de prisonniers palestiniens.
00:49:21Information confirmée par Benjamin Netanyahou
00:49:23lui-même.
00:49:25Et ce samedi, 6 Israéliens en vie
00:49:27devraient être libérés par le Hamas
00:49:29dans le cadre de l'accord de Trèves
00:49:31le 19 janvier.
00:49:33Je lisais d'ailleurs
00:49:35vos livres.
00:49:372015, on va dans le mur.
00:49:392017, ce que doit faire le prochain président.
00:49:412018, en marche vers l'immobilisme.
00:49:432021, la France peut-elle encore tenir longtemps ?
00:49:45Etc.
00:49:47Et Nicolas Baverez est comme vous.
00:49:49Quand je dis rien ne change,
00:49:51ce qui changerait, c'est si on disait
00:49:53aux retraités, mesdames, messieurs,
00:49:55vos retraites c'est 50% de moins.
00:49:57En clair, c'est ce que ferait potentiellement
00:49:59Benjamin Netanyahou s'il arrivait en France.
00:50:01C'est ça la réalité.
00:50:03Ce n'est pas 50%.
00:50:05Quand vous regardez ce qui s'est passé en Grèce ou au Portugal,
00:50:07ça n'a pas été 50%.
00:50:09Ça a été plutôt moins 20, moins 15%.
00:50:11Mais là, ça change.
00:50:13Le problème, c'est que si on ne fait rien aujourd'hui,
00:50:15c'est ça qui nous pend au nez.
00:50:17C'est ça qu'il faut expliquer aux Français.
00:50:19Oui, mais on l'explique depuis 10 ans
00:50:21et personne ne le croit.
00:50:23Quand on dit aux Français qu'on pourrait revenir à la retraite à 62 ans,
00:50:25c'est complètement incroyable.
00:50:27Il veut 60 ans, monsieur Valény.
00:50:29Non, complètement incroyable.
00:50:31Il veut 55.
00:50:33Au contraire, je pense qu'il ne faut pas revenir en arrière.
00:50:35La réforme est imparfaite,
00:50:37mais il faut laisser la retraite à 64 ans.
00:50:39Il faudra sans doute encore allonger
00:50:41l'âge de la retraite, l'augmenter,
00:50:43à condition de prendre en compte les carrières longues.
00:50:45Mais c'est vrai que vous avez raison.
00:50:47Certains proposent non seulement de revenir à 62 ans,
00:50:49mais à 60 ans.
00:50:51Et sur le FMI, ce n'est pas la première fois
00:50:53que j'entends des spécialistes,
00:50:55des gens très compétents en matière financière,
00:50:57dire que le FMI ne penche pas à la rentrée.
00:50:59En septembre prochain.
00:51:01Je l'ai déjà lu plusieurs fois.
00:51:03Vous voulez qu'on fasse un pari ?
00:51:05Non, mais Pascal, ça se rapproche.
00:51:07Ça se rapproche.
00:51:09Parce que pour vous, ça va mieux que pour le monde.
00:51:11Non, je ne dis pas ça.
00:51:13Je dis que manifestement, pour des raisons que j'ignore,
00:51:15nous avons des protections,
00:51:17c'est vrai aussi pour les agences,
00:51:19qui font qu'on est épargné.
00:51:21Je ne sais pas pourquoi,
00:51:23mais manifestement, la France reste de ce point de vue.
00:51:25Mais peut-être est-ce que je me trompe.
00:51:27Alors vous, l'avantage, c'est quand même qu'il y a des solutions que vous proposez.
00:51:29Baisser les dépenses publiques de 110 milliards en 2029.
00:51:31Ça, ça m'intéresse beaucoup.
00:51:33Qu'est-ce que vous baissez ?
00:51:35Parce que la protection sociale, c'est déjà 50% des dépenses.
00:51:37Nous sommes d'accord.
00:51:39Protection sociale, c'est les médecins,
00:51:41le médical et les retraites.
00:51:43On est d'accord, c'est ça.
00:51:45Plus de 800 milliards de dépenses de protection sociale par an.
00:51:47Là, il y a retraite et médical.
00:51:49C'est les deux trucs.
00:51:51On baisserait toutes les aides sociales.
00:51:53Qu'est-ce que vous baissez dans les 110 milliards ?
00:51:55On baisserait par exemple l'allocation sociale unique.
00:51:57Plafonnée et délivrée par Bercy en crédit d'impôt.
00:51:59Là, on montre qu'on pourrait faire
00:52:015 milliards d'économies,
00:52:03rien que sur les coûts de distribution des aides.
00:52:05Quand vous additionnez tous les coûts de distribution des aides,
00:52:07le RSA, les allocations familiales,
00:52:09tout ce qui est sous critère de ressources,
00:52:11à ce moment-là,
00:52:13on voit qu'on a 9 milliards de coûts de distribution.
00:52:15Sur l'ensemble de la protection sociale,
00:52:17on est à plus de 40 milliards de coûts de distribution.
00:52:19On peut dire que quasiment
00:52:21les coûts de distribution de la protection sociale,
00:52:23c'est quasiment l'équivalent du budget de l'armée.
00:52:25Vous voyez ?
00:52:27C'est quand même hallucinant et on est plus cher.
00:52:29Vous avez compris ou pas ?
00:52:31Vous avez compris Eric ?
00:52:33Les coûts de distribution, c'est quoi ?
00:52:35C'est tout simplement le coût administratif
00:52:37pour pouvoir délivrer,
00:52:39par exemple le remboursement pour la Sécu.
00:52:41Regardez, l'assurance maladie.
00:52:43Pardonnez-moi, mais je vous assure,
00:52:45c'est quoi un coût de distribution ?
00:52:47C'est très simple.
00:52:49C'est le fonctionnement ?
00:52:51C'est le fonctionnaire ?
00:52:53Oui, les agents, il n'y a pas que des fonctionnaires.
00:52:55Dans les caisses sociales, vous avez des personnels
00:52:57qui travaillent et qui sont de droit privé,
00:52:59qui ont des contrats et qui ne sont pas des fonctionnaires
00:53:01et qui pour autant...
00:53:03Oui, mais dès qu'on veut faire...
00:53:05J'ai pris par exemple l'exemple,
00:53:07j'ai appris que les taxis
00:53:09vivent aujourd'hui
00:53:11de... comment dire ?
00:53:13Du transport sanitaire.
00:53:15Le transport sanitaire, ça fait 5 milliards.
00:53:17En réalité, ça coûte 5 milliards.
00:53:19Je n'ose pas dire ce que je pense,
00:53:21mais je trouve étonnant,
00:53:23pour ne pas dire davantage,
00:53:25qu'effectivement, ce coût soit pris
00:53:27par la Sécurité sociale pour aller à l'hôpital.
00:53:29J'ai dit ça une fois,
00:53:31mais je me suis fait honnir.
00:53:33C'est-à-dire que les gens ont dit
00:53:35« mais vous ne comprenez pas, quelqu'un qui est très malade,
00:53:37il faut évidemment que l'État
00:53:39l'amène avec un taxi à l'hôpital
00:53:41pour subir, je ne sais pas,
00:53:43la chimiothérapie, etc.
00:53:45Dès que tu touches à quelque chose,
00:53:47alors je ne parle même pas des chauffeurs de taxi,
00:53:49parce que c'est leur business,
00:53:51notamment en province.
00:53:53Dès que tu veux toucher à quelque chose,
00:53:55et ça s'entend, je comprends,
00:53:57la personne qui est en chimiothérapie
00:53:59qui dit « effectivement, moi,
00:54:01je n'ai pas envie de prendre le train
00:54:03si je suis éloigné, ou le TER,
00:54:05ou le bus, ou que sais-je,
00:54:07si je suis éloigné de mon hôpital,
00:54:09parce que je suis malade, fatigué,
00:54:11je vous assure, j'entends,
00:54:13je pense, pour tout dire, qu'il y a beaucoup d'abus.
00:54:15Non mais il y a de l'abus.
00:54:17Je ne veux pas entrer là-dedans,
00:54:19parce que ces gens sont malades,
00:54:21ces gens sont sans doute très malades,
00:54:23j'ai la chance d'être bien portant,
00:54:25mais c'est 5 milliards.
00:54:27C'est 6 milliards au total de transports sanitaires par an,
00:54:29une grosse partie pour les taxis.
00:54:31L'essentiel, ce sont des dépenses de personnes
00:54:33qui sont en affection de longue durée,
00:54:35ça veut dire remboursées à 100%.
00:54:37On a mis, les gouvernements précédents,
00:54:39des franchises qui doivent être payées
00:54:41normalement par la personne,
00:54:43mais comme il y a un plafond annuel de franchises,
00:54:45la Sécurité Sociale rembourse quand même.
00:54:47Et vous en pensez quoi, par exemple, sur le fond ?
00:54:49Il faut arrêter complètement
00:54:51de plafonner les franchises par an
00:54:53et dire que toutes les franchises
00:54:55sont, par exemple,
00:54:57on pourrait payer au moins 3-4 euros
00:54:59vraiment, véritablement,
00:55:01par transport sanitaire.
00:55:03Si on paie 4 euros par transport sanitaire
00:55:05sans avoir aucun remboursement derrière,
00:55:07là, vous verrez baisser énormément
00:55:09le coût du transport sanitaire.
00:55:11Nous, on pense qu'on peut faire presque 1 milliard
00:55:13d'économies par an assez rapidement
00:55:15sur le transport sanitaire.
00:55:17Et pourquoi on ne le fait pas ?
00:55:19On ne le fait pas parce qu'on veut toujours
00:55:21encadrer, rembourser quand même
00:55:23et en réalité, on ne veut pas
00:55:25vraiment faire d'économies.
00:55:27Quand je dis les coûts de distribution,
00:55:29vous dites, je ne comprends pas.
00:55:31Enfin, c'est quand même assez simple.
00:55:33Vous avez des tas de caisses sociales
00:55:35d'assurance-maladie. Vous avez 70 000 agents
00:55:37qui travaillent dans les caisses primaires d'assurance-maladie.
00:55:39Vous avez plus de 2 000 agents
00:55:41qui travaillent à la Caisse Nationale d'Assurance-Maladie.
00:55:43Vous avez 13 000 agents qui travaillent au niveau
00:55:45du ministère de la Santé, avec en partie
00:55:47les personnels dans les agences régionales de santé.
00:55:49Tout ça, ça doublonne allègrement.
00:55:51Est-ce qu'à un moment,
00:55:53on peut ouvrir la voie
00:55:55de se dire, pourquoi est-ce qu'on, finalement,
00:55:57ça ne veut pas dire que les personnels...
00:55:59Je comprends. Les 17 agences indépendantes
00:56:01dont l'ARCOM, qui pour moi sont
00:56:03une aberration, c'est 17 autorités
00:56:05administratives indépendantes
00:56:07qui enlèvent le pouvoir du politique
00:56:09et qui ne sont pas en lien avec la souveraineté
00:56:11du peuple. Est-ce que vous avez calculé
00:56:13ce qu'elles coûtent, ces 17 ? Il y en a 17,
00:56:15autorités administratives. Moi, c'est un trait de plume.
00:56:17350 personnes à l'ARCOM. Voilà. Moi, c'est un trait
00:56:19de plume. Les 17, je les supprime.
00:56:21Parce que je trouve, je le répète, je donne des arguments,
00:56:23souveraineté du peuple n'est pas entendue.
00:56:25Et liberté du politique,
00:56:27on enlève la liberté du politique.
00:56:29Est-ce que vous savez combien ça coûte, ces 17 ?
00:56:31Sur les 17, je n'ai pas le chiffre édit.
00:56:33Sur l'ensemble des agences de l'État et des opérateurs,
00:56:35on est à 76 milliards
00:56:37par an.
00:56:39C'est quoi, 76 milliards par an ?
00:56:41Sur l'ensemble des dépenses
00:56:43de toutes les agences, de tous les opérateurs de l'État,
00:56:45de tout ce qu'on compte comme organisation.
00:56:47Ce qui ne sert à rien. Si on met un trait de plume de main, ça ne sert à rien.
00:56:49Alors après, c'est un peu plus compliqué.
00:56:51Mais c'est toujours plus compliqué.
00:56:53France Travail, par exemple, à un moment,
00:56:55on avait parlé de régionaliser, de virer
00:56:57au niveau local. Plus ça va, plus France Travail
00:56:59nous coûte cher.
00:57:01Notamment, prend en partie sur les cotisations
00:57:03des salariés.
00:57:05Personne n'a jamais trouvé du travail avec France Travail. Je crois que c'est 7 ou 8 %.
00:57:07Aujourd'hui, il y a d'autres manières.
00:57:09Tu trouves du travail dans 7 ou 8 %.
00:57:11Bon, à réhabitant...
00:57:13Mais c'est pour ça qu'on peut très bien réduire énormément
00:57:15le nombre de personnes en décentralisant
00:57:17et en disant, à un moment, on sous-traite,
00:57:19par exemple, comme on fait dans plein d'autres pays.
00:57:21D'ailleurs, je donne dans le livre...
00:57:23Oui, mais très vite,
00:57:25parce qu'il est déjà 10h10.
00:57:27Quand j'étais au gouvernement chargé de la réforme,
00:57:29j'ai proposé qu'on décentralise
00:57:31France Travail, qu'on la régionalise.
00:57:33À l'époque, ça s'appelait Pôle emploi. Pour rappeler,
00:57:35vous étiez venues me voir dans mon bureau.
00:57:37C'était plus efficace, plus proche
00:57:39du terrain, plus proche des chômeurs.
00:57:41J'ai dit ça dans une agence de presse.
00:57:43Ça a fait un scandale. Le directeur
00:57:45de Pôle emploi a fait un infarctus.
00:57:47On m'a dit que c'était à cause de ça.
00:57:49Et Valls m'a désavoué. J'ai dit à Valls,
00:57:51mais tu n'es pas d'accord avec ça ? Valls m'a dit, oui, bien sûr,
00:57:53c'est ce qu'il faudrait faire, mais si on fait ça,
00:57:55Pôle emploi va se mettre en grève. Donc on n'a pas faut.
00:57:57Écoutez, c'est l'esprit français.
00:57:59Dans l'actualité, il y a deux choses que je veux
00:58:01traiter. Évidemment, C8. Et là, j'ai cité
00:58:03tout à l'heure Vincent Pujol, notre ami
00:58:05qui a mis sur les réseaux
00:58:07les audiences d'hier.
00:58:09Hier, C8, première chaîne
00:58:11de la TNT, cinquième chaîne de France.
00:58:13Jordan Deluxe a fait
00:58:15son record, je crois, à 110 000.
00:58:17William Abidi a fait son record à 408 000.
00:58:19Tout ça, c'est en moyenne. Vous, avec
00:58:21celle de la Tour du Pain, 566 000.
00:58:23C'est notre dernier ce soir.
00:58:25Cyril Hanouna a fait 2,5 millions.
00:58:27Donc, plus le temps passe,
00:58:29plus on trouve que c'est absolument invraisemblable.
00:58:31Mais avant ça, je voulais qu'on parle d'Harry Habitant
00:58:33qui était hier soir chez...
00:58:35C'est à vous.
00:58:37Exactement, c'est à vous. Et qui a raconté,
00:58:39pendant trois ans, il n'a pas pu travailler.
00:58:41Il est aujourd'hui innocenté de tout. Il y a eu non lieu, etc.
00:58:43Il sera sur Europe 1
00:58:45avec nous, d'ailleurs, vendredi
00:58:47à 12h. Je le recevrai,
00:58:49Harry Habitant, qui a un talent fou,
00:58:51disons-le, et puis
00:58:53qui a été empêché de travailler.
00:58:55Et même aujourd'hui, le monde du cinéma
00:58:57est un peu frileux à l'idée de lui redonner
00:58:59un rôle. Écoutez ce qu'il disait hier soir.
00:59:03Oui, très très heureux de retrouver le public.
00:59:05Très heureux de remonter sur scène.
00:59:07Et c'était un bonheur
00:59:09de partager tous ces rires avec le public.
00:59:11J'attendais ça depuis longtemps.
00:59:13Il n'empêche, la première de ses
00:59:15représentations, lundi dernier, a été
00:59:17accompagné d'une manifestation féministe.
00:59:19Le collectif Nous Toutes, qui réclamait
00:59:21son allumation. Comme à chaque fois, d'ailleurs,
00:59:23que vous êtes monté sur scène, ailleurs qu'à Paris,
00:59:25ces derniers mois. Qu'est-ce que vous leur répondez ?
00:59:27J'ai envie de leur dire que
00:59:29d'abord, je respecte
00:59:31leur combat. Je respecte
00:59:33profondément, parce que
00:59:35c'est très très important, la libération
00:59:37de la parole de la femme. C'est très important.
00:59:39Mais moi, je peux vous parler
00:59:41de mon histoire. Et mon histoire,
00:59:43c'est que j'ai été accusé
00:59:45à tort. Et j'ai été
00:59:47innocenté trois fois.
00:59:49Il y a eu
00:59:51une démise en examen.
00:59:53Vous avez changé de statut.
00:59:55Exactement, en juillet 2023. Vous êtes devenu témoin
00:59:57assisté. Exact. Ensuite, en avril
00:59:592024, il y a eu un premier non-lieu
01:00:01et un deuxième non-lieu, il y a quelques semaines.
01:00:03Voilà. Sept magistrats se sont
01:00:05succédés dans cette affaire et ont
01:00:07déclaré que j'étais innocent. Moi, ce que je veux, c'est
01:00:09remonter sur scène, faire rire le public.
01:00:11Ce que j'aime faire depuis le début,
01:00:13c'est divertir les gens
01:00:15et qu'on soit ensemble.
01:00:17Voilà.
01:00:19Mais deux choses. Je suis un réhabitant
01:00:21depuis le début. J'ai vu son premier one-man show.
01:00:23C'est un surdoué. C'est un des
01:00:25comiques les plus doués d'aujourd'hui.
01:00:27Ensuite, là, ce qu'on voit dans son affaire
01:00:29comme dans celle de Julien Bayou, c'est que
01:00:31même innocenté, ça continue. Sandrine Rousseau
01:00:33dit l'affaire n'est pas terminée. Il a été
01:00:35innocenté. Moi, je vous dis, j'ai aucune
01:00:37responsabilité
01:00:39pour le dire. J'ai aucun droit
01:00:41de le dire. Je vous dis, cette affaire n'est pas finie.
01:00:43C'est jamais fini. Il y a des manifestations
01:00:45contre le spectacle d'un réhabitant.
01:00:47Il n'y en a pas beaucoup. Il a joué à la cigale.
01:00:49Il n'y en avait pas, d'ailleurs.
01:00:51C'est pas seulement la manifestation.
01:00:53C'est trois personnes.
01:00:55C'est pas seulement la manifestation. C'est une prise
01:00:57de position officielle de certains milieux
01:00:59féministes. Et dans le cas de l'affaire
01:01:01Bayou, c'est une déclaration tout à fait officielle
01:01:03de Sandrine Rousseau qui dit l'affaire n'est
01:01:05pas terminée même si la justice le décide.
01:01:07Moi, je trouve ça totalement
01:01:09ignoble. Parce que qu'on soit coupable
01:01:11ou innocenté, en fait, ça revient au même.
01:01:13Oui, mais pour les féministes extrémistes, c'est un déni de justice.
01:01:15C'est-à-dire que si la justice ne va pas dans votre
01:01:17sens, c'est que la justice a tort
01:01:19dans le fond. Pourquoi ?
01:01:21Elle croit encore à la justice. Et même quand la justice
01:01:23blanchit quelqu'un, elle dit non, non, c'est pas
01:01:25vrai, c'est un violeur. Mais ça, c'est de la
01:01:27diffamation. Quand vous accusez quelqu'un qui a été
01:01:29innocenté, c'est de la diffamation.
01:01:31Harry Habitant, tous ceux qui ont dit
01:01:33c'est un violeur, devraient aujourd'hui présenter
01:01:35leurs excuses à partir du moment où la justice a tranché.
01:01:37Je veux dire, je ne le connais pas plus que ça, c'est
01:01:39ni pour ni contre, mais la justice
01:01:41a dit il est innocent.
01:01:43Tous ceux qui l'ont accusé avant, qui l'ont
01:01:45blacklisté, devraient dire on vous présente
01:01:47nos excuses et on va très très vite vous réintégrer
01:01:49au nom de quoi on l'a blacklisté alors qu'il
01:01:51était présumé innocent. Il ne sera pas réintégré
01:01:53en plus. Vous avez dit
01:01:55frise-le le cinéma, parlez
01:01:57avec lui, vous allez voir que le cinéma, il n'a plus
01:01:59le même statut qu'avant. Bien sûr,
01:02:01mais un jour
01:02:03il y a un metteur en scène qui va
01:02:05décider. J'espère.
01:02:07C'est toujours la même chose.
01:02:09Les télés, c'est plus difficile encore
01:02:11que dans les télévisions.
01:02:13Finalement, la question
01:02:15c'est pour les féministes, accusation égale
01:02:17condamnation. Donc la justice
01:02:19sert presque à rien pour elle.
01:02:21Il a fait un spectacle, on en a parlé
01:02:23lundi, moi je l'ai vu
01:02:25vendredi soir à La Cigale, c'est un spectacle
01:02:27éblouissant. Très fort.
01:02:29De drôlerie, de seconde
01:02:31de distance, de dérision
01:02:33je veux dire, parce qu'il parle
01:02:35beaucoup évidemment de ce qui lui est arrivé.
01:02:37Moi je trouve que la chose la plus difficile
01:02:39quand il arrive quelque chose comme ça
01:02:41c'est qu'il a trois filles.
01:02:43Il a trois filles. Et je me suis dit
01:02:45comment de face
01:02:47à tes filles
01:02:49tu vas dire, ben non
01:02:51je ne suis pas celui que vous
01:02:53lisez dans la presse, dans le monde
01:02:55d'aujourd'hui où forcément
01:02:57elles peuvent avoir un soupçon.
01:02:59Tes filles ne savent pas.
01:03:01Elles peuvent, ça peut imaginer.
01:03:03Je trouve que j'ai souvent pensé à lui
01:03:05pour ça, parce que
01:03:07c'est impossible.
01:03:09C'est impossible.
01:03:11Trois ans, vous vous rendez compte, trois ans
01:03:13il n'a pas pu travailler quasiment
01:03:15et je l'ai dit plusieurs fois
01:03:17il a un producteur qui s'appelle Gilbert Coulier
01:03:19Nicole Coulier, bravo.
01:03:21Bravo, parce que Gilbert ne l'a pas lâché
01:03:23ils ne l'ont pas lâché.
01:03:25Heureusement il est présumé innocent et après
01:03:27Oui mais tout le monde, pardonnez-moi
01:03:29tout le monde ne réagit pas comme ça
01:03:31je veux dire, à M6
01:03:33il était dans une série M6, le matin même
01:03:35où l'affaire sortait, il y avait
01:03:37des acteurs, actrices qui appelaient
01:03:39Nicolas Taverneau pour dire
01:03:41en direct, pour lui dire
01:03:43je ne veux plus travailler avec Harry
01:03:45j'espère qu'il ne va plus être
01:03:47voilà, ça se passe comme ça.
01:03:49Des gens qui ont pris leur téléphone
01:03:51Mon Dieu
01:03:53Mon Dieu, la nature humaine.
01:03:55Ils ne sont pas très courageux les gens.
01:03:57C8
01:03:59alors je voulais écouter
01:04:01qu'on écoute notre ami Philippe Labreau, parce que hier soir
01:04:03il y a une émission qui avait l'essentiel chez Labreau
01:04:05et vraiment l'ouverture de cette émission
01:04:07ce qu'a dit Philippe sur la culture
01:04:09et puis sur C8, bien sûr
01:04:11est tout à fait intéressant
01:04:13donc je vous propose de l'écouter.
01:04:15Comme vous savez peut-être
01:04:17une instance de régulation
01:04:19l'ARCOM a décidé il y a déjà longtemps
01:04:21d'interrompre la chaîne C8
01:04:23pour parvenir sur les polémiques
01:04:25les discussions
01:04:27ce n'est pas le but de cette soirée
01:04:29notre but à nous, c'est de vous faire comprendre
01:04:31à quel point nous aimons cette émission
01:04:33nous l'aimons parce que vous l'aimez
01:04:35parce que depuis 3 ans
01:04:37plus de 400 invités
01:04:39réalisateurs, cinéastes, chanteurs
01:04:41musiciens, comédiens
01:04:43personnalités de tout genre sont venus
01:04:45pendant plus de 50 minutes
01:04:47pour parler de la culture
01:04:49qu'est-ce qui est essentiel, c'est la culture
01:04:51c'est la culture qui nous fait vivre
01:04:53le cinéma, le théâtre, les romans
01:04:55l'imaginaire, la musique
01:04:57la cuisine, tout
01:04:59et bien tous ces gens-là
01:05:01tous ces hommes, toutes ces femmes sont venus
01:05:03dans cette émission
01:05:05la seule, la seule du paysage audiovisuel
01:05:07qui pendant plus de 50 minutes
01:05:09parle de tout ce qui est culture
01:05:11oui il y a des émissions
01:05:13spéciales sur les livres par exemple
01:05:15dans le librairie, d'accord
01:05:17mais c'est uniquement la littérature, nous c'est tout
01:05:19on a voulu, on a été ambitieux
01:05:21mais vous nous avez répondu
01:05:23avec fidélité, vous proposer
01:05:25une fois par semaine
01:05:27ce qui est l'essentiel de nos vies
01:05:29la culture, et bien voilà
01:05:31j'imagine que ça vous touche ce que dit Philippe
01:05:33ça me touche à deux points de vue
01:05:35d'abord ce qu'il dit est très juste et puis
01:05:37il y a un silence assourdissant du monde de la culture
01:05:39qui évidemment penche à gauche
01:05:41donc n'est pas prêt à soutenir
01:05:43alors que cette émission devrait être soutenue
01:05:45je ne parle même pas de C8 en général mais l'arrêt d'une émission culturelle
01:05:47dans le contexte actuel
01:05:49il y a très très peu quand même d'émissions
01:05:51de ce genre, ça devrait faire réagir à gauche
01:05:53sans parler de la liberté d'expression
01:05:55qui devrait être aussi défendue à gauche, on en est bien loin
01:05:57je ne sais pas, peut-être qu'il y en a eu
01:05:59ça ne me vient pas en tête, une seule personnalité
01:06:01de gauche qui se soit insurgée
01:06:03contre la disparition de C8
01:06:05André Valigny peut-être
01:06:07Oui mais je l'ai déjà fait sur le plateau
01:06:09de Laurence Ferrari
01:06:11et notre ami Olivier D'Artigolle
01:06:13également
01:06:15c'est vrai que vous êtes sur notre plateau
01:06:17Olivier D'Artigolle
01:06:19vous venez sur notre plateau
01:06:21et je pense d'ailleurs que de temps en temps
01:06:23dans votre vie de tous les jours
01:06:25on doit vous reprocher
01:06:27de temps en temps, tout le temps
01:06:29je ne peux pas faire un pas dans la rue
01:06:31notamment chez moi en Isère
01:06:33sans que quelqu'un me reproche ou me félicite
01:06:35c'est très clivé
01:06:37certains sont très heureux de me voir sur ces news
01:06:39et puis d'autres, les gens de gauche
01:06:41mes amis, mes camarades du Parti Socialiste
01:06:43mais qu'est-ce que tu vas faire sur ces news
01:06:45je m'émotionne
01:06:47je fais entendre une voix différente
01:06:49il y a des gens de droite, il y a des gens de gauche
01:06:51je peux dire ce que je veux, la liberté d'expression est totale
01:06:53ils ne comprennent pas, ils ne comprennent pas
01:06:55il faut boycotter, tu devrais boycotter
01:06:57sérieusement
01:06:59vous intervenez dans les médias
01:07:01depuis des années
01:07:03vous trouvez que les plateaux de ces news sont différents
01:07:05des plateaux sur lesquels vous êtes intervenu
01:07:07il y a 30 ans ?
01:07:09les chaînes d'infos n'existaient pas il y a 30 ans
01:07:11c'était différent
01:07:13vous trouvez qu'il y a un parti pris sur les sujets ?
01:07:15vous trouvez que j'ai un parti pris sur les sujets ?
01:07:17vous avez une ligne éditoriale Pascal
01:07:19oui quand même
01:07:21tout va mal
01:07:23il faut renverser la table
01:07:25mais attendez, tout va mal
01:07:27c'est Agnès Verviers
01:07:29j'ai dit le contraire
01:07:31vous êtes extraordinaire, j'ai dit Agnès Verviers-Bolligny
01:07:33tout à l'heure, c'est un bon exemple
01:07:35elle, j'ai dit il y a Baverez et Agnès Verviers
01:07:37qui annoncent la fin du monde
01:07:39elle vient jamais et j'ai joué le rôle de l'avocat du diable
01:07:41pourquoi vous me dites ça ?
01:07:43je ne dis pas que tout va mal
01:07:45attention, j'ai 50 solutions dans le livre
01:07:47c'est drôle ce que vous dites
01:07:49mais vous trouvez qu'il y a un parti pris ?
01:07:51vous trouvez qu'il y a de la mauvaise foi ?
01:07:53ou même de la malhonnêteté ?
01:07:55pas de la mauvaise foi, encore moins de la malhonnêteté
01:07:57les gens s'expriment comme ils ont envie de s'exprimer
01:07:59Sarah est plutôt d'une certaine tendance
01:08:01je crois pouvoir le dire
01:08:03Vincent Hervoët aussi
01:08:05Eric Nolot
01:08:07c'est la gauche républicaine et universaliste
01:08:09c'est la gauche de laquelle je me reconnais aussi
01:08:13qu'est-ce que vous leur répondez ?
01:08:15qu'il faut faire entendre la voix de la gauche
01:08:17républicaine, universaliste
01:08:19pourquoi à votre avis ils sont comme ça ?
01:08:23pourquoi à votre avis ils disent ça ?
01:08:25qu'est-ce qui les ennuie au fond ?
01:08:27c'est qu'il y a d'autres voix que la leur ?
01:08:31je ne sais pas ce qui les ennuie
01:08:33c'est une image à gauche d'une chaîne
01:08:35d'une chaîne un peu toxique
01:08:37qui est très très marquée à droite
01:08:39et ils oublient qu'il y a des gens comme Nolot, moi et d'autres
01:08:43je crois que vous ne mesurez pas
01:08:45ce qu'André ou moi on subit quotidiennement
01:08:47je crois que vous n'avez même pas idée
01:08:49parce qu'on n'en fait pas état, parce que nous c'est devenu une routine
01:08:51mais c'est une attaque permanente
01:08:53des amis ou prétendus tels
01:08:55qui s'éloignent à tiers jambes
01:08:57ou à petits pas
01:08:59des reproches
01:09:01en effet, et vous me demandez ce qu'ils nous reprochent
01:09:03ils nous reprochent d'être du côté de la réalité
01:09:05contre le déni de réalité
01:09:07le déni de réalité maintenant c'est la base d'une certaine gauche
01:09:09en fait la gauche a été remplacée par l'extrême gauche
01:09:11l'extrême gauche a tout le temps été du côté du déni de la réalité
01:09:13ce que vous dites n'existe pas
01:09:15les problèmes n'existent pas
01:09:17il n'y a pas de problème avec l'immigration
01:09:19il n'y a d'ailleurs pas de problème avec la dette non plus
01:09:21avec les comptes publics non plus
01:09:23ils n'ont pas d'autre choix parce que c'est comme des somnambules
01:09:25si vous les réveillez ils vont faire un malaise
01:09:27donc nous on est
01:09:29on est soumis quotidiennement
01:09:3124h sur 24
01:09:33un harcèlement
01:09:35moral et politique
01:09:37alors évidemment les autres se font critiquer
01:09:39mais ceux qui sont classés à gauche c'est la double peine
01:09:41donc André l'évoque
01:09:43avec beaucoup de pudeur
01:09:45moi je vous le dis un petit peu plus franchement
01:09:47c'est une sorte de concours de fléchettes sur nous
01:09:49mais c'est fou
01:09:51c'est une routine
01:09:53parce que c'est sans rapport avec la réalité
01:09:55mais il regarde la chaîne c'est ça qui sera intéressant de savoir
01:09:57si vous saviez ce que j'ai pris
01:09:59la semaine dernière parce que j'avais osé dire
01:10:01que la fermeture de C8 m'avait fait mal à l'aise
01:10:03mais là ça a été une avalanche
01:10:05des tombereaux d'injures
01:10:07donc finalement ce que vous me dites c'est que les gens
01:10:09de votre camp sont intolérants, totalitaires
01:10:11insupportables
01:10:13moi je vous le dis
01:10:15mais changez de camp
01:10:17non non
01:10:19c'est horrible ce que vous dites
01:10:21franchement c'est terrible
01:10:23vous me dites que votre famille
01:10:25politique est intolérante
01:10:27totalitaire, insupportable
01:10:29déni de réalité, c'est ça que vous me dites
01:10:31et qui ne regarde pas la chaîne
01:10:33mais je vous assure vous devriez vous interrompre
01:10:35non parce qu'à gauche tout le monde n'est pas comme ça
01:10:37non plus
01:10:39alors qui n'est pas comme ça
01:10:41non mais c'est pas bien vieux
01:10:43ça date d'aujourd'hui, j'ai fait un entretien
01:10:45avec Michel Onfray dans le JD News
01:10:47sur son dernier livre, l'autre collaboration
01:10:49il montre quand même que les racines
01:10:51de l'antisémitisme et du totalitarisme
01:10:53sont particulièrement vivaces
01:10:55à gauche mais on a décidé que ça n'existait pas
01:10:57maintenant ces racines sont exposées
01:10:59brillamment par Michel Onfray
01:11:01la tentation totalitaire
01:11:03la censure s'est toujours très bien portée
01:11:05à gauche, ce qui compte n'est pas
01:11:07d'accord avec eux est un fasciste
01:11:09on ne discute pas avec les fascistes et donc il faut les interdire
01:11:11voilà sur quel oscillogisme
01:11:13ça fonctionne
01:11:15moi je ne vais pas me rouler par terre en jouant les victimes
01:11:17parce que c'est devenu une telle routine
01:11:19d'être critiqué, diffamé
01:11:21insulté que je m'en fous un peu
01:11:23enfin il faut bien savoir que c'est notre quotidien
01:11:25celui d'André et le mien et d'autres
01:11:27mais dites-leur de regarder la chaîne parce que ça sera intéressant
01:11:29ils ne peuvent même pas nous parler, même moi
01:11:31j'ai du mal à parler avec les gens de gauche
01:11:33une dernière anecdote
01:11:35vous me générez en fait parce que moi je connais
01:11:37beaucoup de gens de droite qui sont assez tolérants
01:11:39assez ouverts, ils aiment la liberté d'expression
01:11:41il y a des gens de gauche aussi qui sont tolérants
01:11:43mais il y a beaucoup de gens de gauche qui regardent ces news
01:11:45je donne des cours à Sciences Po au Grenoble
01:11:47et je donnais mon cours et puis à la fin
01:11:49c'était la fin d'un cycle donc les étudiants se lèvent
01:11:51s'apprêtent à partir
01:11:53je leur dis merci, ça se passait très bien
01:11:55et il y a une jeune étudiante qui me dit
01:11:57Monsieur Valigny, une dernière question
01:11:59on vous aime beaucoup mais pourquoi vous allez sur ces news ?
01:12:01Oui parce qu'ils sont farcis
01:12:03mais moi par exemple
01:12:05si j'interviens à Grenoble
01:12:07dans la Science Po Grenoble, si je viens un matin
01:12:09il y aura une manif devant ?
01:12:11Evidemment, vous rigolez ou quoi ?
01:12:13Vous pensez ?
01:12:15Ça risque d'être assez chaud oui
01:12:17C'est très intolérant en fait
01:12:19Vous trouvez que je suis intolérant ?
01:12:21Non au contraire
01:12:23On me parle beaucoup de vous
01:12:25On me parle beaucoup de vous
01:12:27Mais moi ça me fait de la peine qu'on m'imagine
01:12:29que souvent vous donnez une image de vous-même
01:12:31qui est un peu caricaturale
01:12:33et que vous êtes davantage ouvert au débat qu'on peut croire
01:12:35Non mais c'est vrai ou pas ?
01:12:37J'ai besoin un petit peu d'être assuré
01:12:39parce que moi j'aime pas
01:12:41qu'on dise que je sois ou intolérant
01:12:43Est-ce que vous jouez les naïfs ou est-ce que vous l'êtes ?
01:12:45Non seulement il y aura une manif contre vous
01:12:47mais il y aura une manif contre moi aussi
01:12:49C'est impossible
01:12:51Donc vous trouvez pas que je suis intolérant ?
01:12:53Vous trouvez que j'ai un parti pris ?
01:12:55Un peu quand même
01:12:57Mais vous l'assumez d'ailleurs
01:12:59Vous en êtes resté au RPR des années 80
01:13:01C'est ce que vous dites souvent
01:13:03Je peux dire que le RPR avait un programme intéressant en 86
01:13:05Je peux dire ça
01:13:07Bien évidemment
01:13:09Mais ça ne me fait pas de moi un fagiste
01:13:11Non mais vous l'assumez très bien
01:13:13Si malheureusement
01:13:15Ça ne me fait pas de moi un fagiste
01:13:17Adiès va pouvoir répondre dans une seconde
01:13:19parce qu'on va être avec son livre
01:13:21Je voudrais qu'on écoute William Lémergie
01:13:25Je suis surpris que l'on ne privilégie pas
01:13:29l'avis des téléspectateurs
01:13:31Tous les jours, vous le savez bien vous
01:13:33puisque tous les jours vous êtes notés
01:13:35Tous les jours on vote ou on vote pas pour vous
01:13:37Ça s'appelle les audiences
01:13:39Et là on demande aux téléspectateurs
01:13:41et on fait le bilan
01:13:43Tiens aujourd'hui ils nous ont regardés
01:13:45Les émissions dont vous me faites l'honneur de parler
01:13:47La mienne
01:13:49Mais l'ensemble de la chaîne de C8
01:13:51Elle est massivement regardée
01:13:53Ça c'est un résultat
01:13:55On devrait se fier à ça
01:13:57Supprimer ça veut dire décapiter
01:13:59Ça n'existe pas en France
01:14:01Ça n'a jamais existé
01:14:03Ni en Europe occidentale
01:14:05C'est la première fois
01:14:07Et on vous envoie, c'est ça le pire
01:14:09C'est qu'on vous envoie au chômage
01:14:11Ecoutez bien ça
01:14:13On envoie des gens au chômage
01:14:15Comme s'il n'y en avait pas assez
01:14:17C'est pas 500, c'est probablement entre 500 et 1000
01:14:19Vous vous rendez compte
01:14:21Donc jeudi, puis vendredi
01:14:23Je vais aller à l'ARCOM
01:14:25Je vais leur dire s'il vous plait
01:14:27Trouvez moi du boulot parce que vous m'avez mis au chômage
01:14:29Pour quelle raison ?
01:14:31Voilà effectivement je voudrais rétablir cette vérité là
01:14:33Nous sommes jugés
01:14:35Et les téléspectateurs
01:14:37Estiment que nous avons non seulement le droit de vivre
01:14:39Mais ça leur plaît
01:14:41Tout ira bien Roc Olivier Mestre
01:14:43Ce haut fonctionnaire qui aura traversé
01:14:45La vie en première classe
01:14:47Aura sa petite pension
01:14:49Même si beaucoup de gens ne lui serrent plus la main
01:14:51Dans Paris ces derniers jours
01:14:53Je voudrais qu'on écoute
01:14:55Les employés de C8
01:14:57C'est surtout ça
01:14:59Coup d'incompréhension en fait
01:15:01On se sent un petit peu arraché à notre travail
01:15:03Alors qu'on ne comprend pas vraiment pourquoi
01:15:05Et on réalise aussi beaucoup au travers des autres
01:15:07Tous les techniciens qui partent
01:15:09Qui font déjà leurs adieux
01:15:11C'est plus comme ça qu'on réalise
01:15:13Mais c'est vrai que pour l'instant
01:15:15On va au travail
01:15:17Et on ne se rend pas compte que jeudi c'est fini
01:15:19Jusqu'à il n'y a pas si longtemps que ça
01:15:21On y croyait encore
01:15:23Donc on s'est dit non mais ce n'est pas possible
01:15:25Il va y avoir une solution
01:15:27C'est une blague
01:15:29Comme vous le disiez en début d'émission
01:15:31C'est quand même du jamais vu sur la télé française
01:15:33Donc on s'est dit que ce n'était pas possible
01:15:35On a tous voulu y croire
01:15:37Et se battre pour que ça reste
01:15:39Moi j'espère juste que je vais continuer
01:15:41A bosser avec Cyril et qu'on va rebondir
01:15:43Sur une autre chaîne et j'espère pour les 400
01:15:45Employés qui vont prendre le bus
01:15:47Avec nous et qui vont trouver du boulot aussi
01:15:49Et c'est pour vous une source de revenus importante
01:15:51Touche pas à mon poste
01:15:53A partir du lundi 3 mars est-ce que vous redoutez
01:15:55Que à la fin du mois ce soit compliqué ?
01:15:57C'est très compliqué j'ai déjà fait une estimation
01:15:59Je toucherai la moitié de mon salaire
01:16:01Fin mars
01:16:03Et ça vous permet de vivre décemment ?
01:16:05Et ça va coûter de l'argent au contribuable
01:16:07Parce que beaucoup de gens vont être au chômage
01:16:09C'est un exemple à la française
01:16:11Agnès Verdier-Bolligny
01:16:13De ce que nous pouvons faire
01:16:15Parfois
01:16:17Nous avons une administration qui est beaucoup trop puissante
01:16:19Mais ça fait beaucoup d'années aussi qu'on le dit
01:16:21Et à un moment la question c'est
01:16:23Est-ce que l'administration est à notre service
01:16:25Ou est-ce qu'on est au service de l'administration
01:16:27Je pense qu'on a atteint un niveau
01:16:29Avec notre système français
01:16:31Où on se retrouve tous un peu assujettis
01:16:33A l'état, à la sécu
01:16:35Et aux collectivités
01:16:37Et il faut renverser cela
01:16:39Si on ne le fait pas maintenant
01:16:41On va se retrouver dans une situation
01:16:43Où on aura de plus en plus de réglementations
01:16:45De plus en plus d'interdictions
01:16:47De plus en plus de normes
01:16:49Je fais une partie entière dans le livre
01:16:51Alors sur les normes
01:16:53Nos 69 codes font au total environ 32 000 pages
01:16:55Mais en France il n'existe malheureusement
01:16:57Aucun chiffrage officiel du coût annuel des normes
01:16:59Un coup que la fondation IFRAPE
01:17:01Rend minimum chiffre désormais repris par l'Assemblée nationale
01:17:03En fait on est chez les fous
01:17:05Je vous assure Agnès
01:17:07Là vous allez dire que j'ai un parti pris
01:17:09Je pense qu'on est chez les fous
01:17:11On est dans un pays où on a
01:17:13Laissé l'administration
01:17:15Tout piloter
01:17:17C'est ça la réalité
01:17:19On a des normes qui pèsent sur nos entreprises
01:17:21Qui les empêchent de produire
01:17:23Mais surtout vous avez un restaurant
01:17:25Vous devez ouvrir un restaurant
01:17:27Une terrasse, les toilettes
01:17:29C'est juste l'enfer
01:17:31Il faut un nombre de mètres carrés
01:17:33Je fais un chapitre entier dans le livre
01:17:35Sur la question de 2035
01:17:37Avec l'interdiction des moteurs thermiques
01:17:39Nous on ne s'est pas réveillés
01:17:41Hier sur ce sujet
01:17:43Ca fait des mois
01:17:45Depuis le début de cette idée
01:17:47Parce que ni la Chine ni les Etats-Unis
01:17:49N'appliquent ça
01:17:51Pourquoi est-ce que nous on l'applique ?
01:17:53Pourquoi on détruit notre emploi ?
01:17:55Répondez à cette question
01:17:57C'est le sadomasochisme à la France
01:17:59C'est quoi la raison de tout ça ?
01:18:01La raison c'est que
01:18:03On est dans la détestation
01:18:05De la création de capital
01:18:07De la création d'entreprises
01:18:09De la création d'emplois marchands
01:18:11C'est ça la raison profonde
01:18:13J'ai le souvenir d'échanges
01:18:15Avec des conseillers
01:18:17De ministres
01:18:19Qui disaient qu'il ne faut pas favoriser
01:18:21La transmission des entreprises
01:18:23Des parents vers les enfants
01:18:25Parce que c'est ce que font tous les pays
01:18:27Les Suédois ils transmettent 80%
01:18:29De leur boîte à leurs enfants
01:18:31Et ça permet justement d'ancrer l'emploi dans les territoires
01:18:33Nous on est en train de parler
01:18:35De taxes sur les entrepreneurs
01:18:37En disant qu'il faut qu'ils payent
01:18:39Parce qu'ils sont plus riches
01:18:41J'adore André Vallini
01:18:43Parce qu'André il vient ici
01:18:45T'as l'impression qu'il expie
01:18:47Qu'est-ce que j'ai fait pour être de gauche
01:18:49Toute ma vie ?
01:18:51Comment j'ai pu me tromper sur tout ?
01:18:53Il ne sait pas quoi répondre à vos arguments
01:18:55Parce qu'effectivement
01:18:57La gauche sur le plan économique
01:18:59C'est pas que la gauche
01:19:01La droite aussi
01:19:03Les normes c'est partagé
01:19:05Par la droite et par la gauche
01:19:07Mais c'est un état d'esprit
01:19:09Et vous savez pourquoi ?
01:19:11Elles ne tombent pas du ciel
01:19:13Vous le savez très bien Agnès
01:19:15Les normes sont là pour protéger l'usager
01:19:17Le patron de l'entreprise
01:19:19Le responsable du club sportif
01:19:21Elles correspondent à un besoin de plus en plus grand
01:19:23Dans la société d'être protégé de tout
01:19:25De tous les risques
01:19:27Ca vient de là les normes
01:19:29Vous savez quand il y a eu la loi climat résilience
01:19:31A la fondation IFRAP
01:19:33On a sonné l'alarme en disant
01:19:35Vous êtes fous c'est des milliards de coûts
01:19:37C'est les ZAN
01:19:39C'est les ZFE, c'est les DPE
01:19:41Les zones où vous savez
01:19:43On ne peut pas construire
01:19:45Parce que zéro artificialisation net
01:19:47Ca s'appelle zéro artificialisation net
01:19:49Les ZFE c'est des zones
01:19:51Où on ne peut pas rentrer
01:19:53Avec certaines voitures
01:19:55Je vais vous dire il est peut-être vulgaire Trump
01:19:57Et sûrement, mais je m'en fiche
01:19:59Je veux bien quelqu'un en France vulgaire
01:20:01S'il enlève
01:20:03S'il fait un trait de plume
01:20:05Comme je le dis souvent sur toute cette administration
01:20:07Et ses normes
01:20:09J'accepte quelqu'un de vulgaire
01:20:11Vous le réduisez à la vulgarité
01:20:13Moi j'espère qu'il y a une autre voie
01:20:15Entre ce que vous décrivez justement et le Trumpisme
01:20:17Mais ce que je dis
01:20:19Dans tous les pays d'Europe
01:20:21Où il y a eu les mêmes problèmes que nous
01:20:23Je ne dis pas que c'est parfait
01:20:25Mais que ce soit au Portugal, aux Pays-Bas
01:20:27En Suède, etc
01:20:29Ils sont pragmatiques
01:20:31Quand ils ont vu que les entrepreneurs
01:20:33Partaient massivement
01:20:35En Suède, c'est les sociodémocrates qui l'ont fait
01:20:37Ils ont supprimé complètement les droits de succession
01:20:39Mais pas que pour les entrepreneurs
01:20:41Pour tout le monde, et tout le monde est content
01:20:43Mais ça crée de la richesse
01:20:45Nous qu'est-ce qu'on fait ?
01:20:47On dit à nos entrepreneurs depuis la dissolution
01:20:49C'est une catastrophe Pascal
01:20:51Qu'est-ce qu'il se passe ?
01:20:53Tout le monde ouvre des dossiers
01:20:55Vous le savez pertinemment comme moi
01:20:57Dans Paris on ne parle que de ça
01:20:59Tout le monde ouvre des dossiers
01:21:01Dans les entrepreneurs pour se dire
01:21:03On va peut-être partir fiscalement de France
01:21:05C'est ça la réalité
01:21:07Quand Bernard Arnault a dit avec justesse
01:21:09Et je trouve qu'il n'est pas assez suivi
01:21:11Par les entrepreneurs de France
01:21:13Quand vous êtes tous en train de réfléchir
01:21:15Même les PME
01:21:17Moi je pars partout en France
01:21:19Je fais des conférences partout en France
01:21:21Et je vois des petits patrons qui me disent
01:21:23Mais moi aussi, on est proche de l'Italie
01:21:25On réfléchit à partir de l'autre côté de la frontière
01:21:27Et pas des grosses boîtes
01:21:29Il nous reste une minute
01:21:31Je rappelle votre livre Face au mur
01:21:33Agnès Verdier-Molinier
01:21:35C'est intéressant parce qu'on reprend toujours
01:21:37La thème du suicide français
01:21:39Vous allez me dire que je vois tout en noir
01:21:41La politique de la gauche d'être lucide
01:21:43Sur ses plans économiques
01:21:45Le tournant de la rigueur de Mitterrand
01:21:4782-83
01:21:49La politique, la gestion
01:21:53La gestion rigoureuse de Jospin Strauss-Kahn
01:21:55La politique de l'offre de Hollande
01:21:57Qui lui a été reprochée par la gauche
01:21:59Mais les impôts de Hollande, vous rigolez ou quoi ?
01:22:01Je parle de la politique de l'offre
01:22:03Les impôts de monsieur Hérault
01:22:05La politique de l'offre
01:22:07Que Macron a reprise
01:22:09Les impôts de Hollande et de Hérault
01:22:11Il y a Sarkozy aussi qui a augmenté les impôts
01:22:13Qui a baissé le quotient familial
01:22:15Qui a augmenté la CSG, CRDS
01:22:17Sur les revues du Capital
01:22:19Les impôts
01:22:21Finalement
01:22:23C'est le dieu français
01:22:25C'est ça le problème à un moment
01:22:27J'ai même vu qu'on allait taxer
01:22:29Les obsèques
01:22:31La SACEM c'est privé
01:22:33Mais la SACEM
01:22:35Il y avait un petit billet à prendre
01:22:37La musique parfois sur les obsèques
01:22:39Il y a une chanson
01:22:41De Jean-Jacques Goldman ou de Céline Dion
01:22:43Hop ! Un petit bifton à prendre
01:22:45Sur le cercueil
01:22:47Et on va taxer aussi les obsèques
01:22:49Enfin tu dis quand même
01:22:51La SACEM
01:22:53Mais bien sûr
01:22:55Le contrôleur de la SACEM
01:22:57Ah dites moi vous avez écouté Jean-Jacques Goldman

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