Les parents d'élèves de l'école maternelle Émile Zola, à Saint-Ouen, ont voté jeudi à 100 voix contre 97 pour le déménagement des classes de maternelle. Située dans une cité, elle servait souvent de base arrière aux trafiquants d'un point de deal. En janvier dernier, l'établissement avait même été la cible d'un jet de bonbonne de protoxyde d'azote. Un soulagement pour beaucoup, tandis que d'autres dénoncent cette décision. Mais pour le politologue Brice Soccol , «l’Etat a été défaillant sur la sécurité depuis une dizaine d’années».
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00:00En plusieurs sujets. Déjà, il faut rappeler qu'il y a eu une votation à la demande du maire.
00:06C'était 110 pour la délocalisation de l'école contre 97. C'est le premier point.
00:12Deuxième point, il faut savoir aussi que cette école est située dans le quartier le plus compliqué de Saint-Ouen, dans le quartier Arago.
00:19Je ne sais pas si vous le connaissez. C'est un quartier qui est complètement enfermé, qui est peu accessible aux voitures.
00:24Je souligne ça parce que pour moi, cette affaire illustre un peu les oublis ou les échecs de trois politiques publiques depuis une dizaine d'années.
00:38Le sujet sécuritaire, le sujet de l'école qui doit rester un sanctuaire et le sujet de l'urbanisme et de la politique de la ville.
00:48Je pense que vraiment ce cas-là illustre les trois échecs de nos politiques publiques dans ces domaines-là.
00:55Les maires sont un peu seuls. Je connais bien Karim Ramdouane qui fait beaucoup de choses pour sa vie dans toute franchise.
01:04Mais il ne peut pas être seul. Il ne peut pas être tout seul. Il faut que l'État soit à ses côtés.
01:10Certes, il y a une police nationale, il y a une police municipale, il y a des acteurs associatifs.
01:15Mais c'est là où le maire aurait besoin d'être accompagné par l'État.
01:19Et l'État a été depuis une dizaine d'années défaillant sur la sécurité, sur la politique de la ville et sur l'école en tant que sanctuaire.