• il y a 3 jours
Du bio pour tous les portemonnaies. C’est ce que propose VRAC, un réseau d’associations qui facilite l’accès au bio. Brut a rencontré son fondateur dans les locaux de Saint-Fons, en périphérie lyonnaise. Il raconte.
Transcription
00:00On a dû compter à 10€ le kilo, donc je vous mets au défi de trouver ça dans les grandes surfaces, surtout à cette qualité.
00:07Le chocolat, donc on a pareil, un chocolat bio équitable, parce que la nourriture c'est aussi le plaisir, c'est pas juste se remplir le ventre, on revend au prix d'achat.
00:16Donc là, quand je vous parlais du compter à 10€ le kilo, ou de cette huile d'olive, qui est une huile d'olive bio extra vierge qui vient de Catalogne,
00:24elle coûte 6€ le litre, on l'achète 6€ le litre, on la revend 6€ le litre, on ne marge pas, sinon ça deviendrait trop cher pour nos adhérents.
00:32C'est très raisonnable, j'ai pris un litre de liquide de sel à diluer, j'ai pris un savon au lait d'anais, une plaquette de beurre à 250g à 1,50€,
00:54du coup on le trouve bien plus cher ailleurs.
00:56Pour moi, bio c'était pour les personnes un peu plus aisées.
01:00Là on est sur Saint-Fond, c'est quand même un quartier populaire, c'est une association qui a planté ici.
01:07Honnêtement, je la vois depuis très longtemps, jamais je m'y suis arrêtée, je pensais même que c'était pour des dons alimentaires, en passant devant.
01:15Et en finale, en s'y intéressant un peu plus, on voit que le bio est accessible à tout le monde.
01:20Saint-Fond, c'est une commune de l'Est lyonnais qui a quand même la particularité d'être quasiment entièrement en politique de la ville,
01:26donc c'est plutôt une ville qui est très pauvre, donc c'est important pour WRAC d'être dans ces lieux-là.
01:30Aujourd'hui, il y a une alimentation à deux vitesses, il y a les personnes qui peuvent bien consommer, qui ont les moyens,
01:34qui peuvent s'acheter ce qu'ils veulent, s'entretenir physiquement et être en bonne santé,
01:38et malheureusement il y a les plus pauvres qui sont souvent même victimes d'une double peine.
01:42Quand on habite dans les banlieues, dans les quartiers populaires, on n'a évidemment pas les moyens d'accéder à des bons produits,
01:47et même si on avait cette volonté et même si on avait les moyens, on vit dans des déserts alimentaires
01:52où on doit acheter ce qui coûte le moins cher pour pouvoir manger.
01:56Donc on retrouve des problématiques d'obésité, de diabète.
02:11Pendant le confinement, je ne suis pas du tout allée en grande surface, d'ailleurs je n'y vais pratiquement plus.
02:16On est allé au marché et en boutique bio.
02:20On a vu quand même sur le budget, non, ça coûte cher.
02:24Aller dans une boutique bio, ça coûte cher.
02:27On dit beaucoup oui, mais du coup il faut manger moins de viande, moins de ci, moins de ça, on rééquilibre autrement, etc.
02:32On fait d'autres choix et du coup c'est possible.
02:34Moi je trouve ça un peu des fois ce fichier de la figure du monde en fait,
02:38parce qu'il y a des gens, ils ont déjà un budget tellement réduit qu'ils ne peuvent pas.
02:43Quand on est à l'ERSA ou quoi, c'est quand même vraiment excessivement compliqué de nourrir sa famille en mangeant du produit bio.
02:48C'est pour ça qu'il y a besoin de choses comme VRAC.
03:13C'est de l'avoine ?
03:14C'est de l'avoine pour mes cheveux.
03:16Pour me mettre sur mon balai, bon.
03:18Tu mets VRAC tout court ?
03:19Oui, oui, VRAC tout court.

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