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MEDI1TV Afrique : MEDI1 SOIR 20:00 - 24/03/2025

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00:00Good evening everyone, I am delighted to see you again in this new news coverage, and right away, the headlines.
00:23A round of discussions between the Russians and the Americans began this morning in Riyadh, the day after negotiations between the Americans and the Ukrainians. Negotiations described as difficult by the Kremlin.
00:38The Lebanese officials are making intensive contacts with Washington and Paris to prevent Israel from bombing Beirut. The Israeli army has made intensive strikes in Lebanon over the weekend.
00:53In Turkey, day and night, protests continue, a protest that threatens to get worse in the coming days.
01:03Good evening everyone, before I start with the headlines, know that His Majesty the King Mohammed VI has proceeded today to new nominations at the head of three constitutional institutions.
01:21Abdelkader Ammara has been appointed President of the Economic, Social and Environmental Council.
01:28Mohammed Ben Alillo has been appointed head of the National Institute of Prohibition, Prevention and the Fight Against Corruption.
01:37Hassan Tarek has been appointed mediator of the Kingdom.
01:43These nominations are in line with the will of the sovereign to see these institutions accomplish the missions entrusted to them by the constitution,
01:53to reaffirm their role in the consecration of the principles of good governance, the consolidation of participatory democracy and the protection of rights and freedoms.
02:07We stay in Morocco, where the head of diplomacy, Nasser Bouretta, met this Monday in Rabat with the personal envoy of the UN Secretary General for the Moroccan Sahara, Staffan de Mistura.
02:21The visit, which is part of a regional tour, takes place on the eve of the informal consultations of the UN Security Council, scheduled for mid-April,
02:33specifies a statement from the Ministry of Foreign Affairs.
02:37The meeting took place in the presence of the permanent ambassador of the Kingdom of Morocco to the UN, Omar Hilal,
02:44and during this interview, the Moroccan delegation exposed the international dynamic in favor of the Moroccan Sahara.
02:53Place à présent à l'actualité internationale, la Russie et les Etats-Unis se sont retrouvés aujourd'hui en Arabie Saoudite
03:02pour des négociations qui visent à instaurer une trêve partielle en Ukraine après plus de trois ans d'offensives russes,
03:11et ce au lendemain de négociations hier entre Américains et Ukrainiens, toujours à Riyad,
03:16des négociations qualifiées d'emblée de difficiles par le Kremlin, les développements avec Rajah Engo.
03:26Russes et Américains se sont retrouvés ce lundi à Wiklo, dans un hôtel de la capitale saoudienne.
03:32Les participants examinent un possible cesser le feu en mer Noire.
03:36Cet accord permettra un retour à l'accord céréalier qui avait permis à l'Ukraine d'exporter ses céréales de juillet 2022 à juillet 2023.
03:45Cet accord céréalier et tous les aspects relatifs à sa remise en œuvre sont à l'agenda d'aujourd'hui.
03:52C'était la proposition du Président Trump et le Président Poutine y a consenti.
03:56C'était le mandat avec lequel notre délégation s'est rendue à Riyad.
04:01La délégation ukrainienne prévoit de nouvelles discussions avec l'équipe américaine une fois connues les résultats de la réunion Americano-Russe.
04:09A l'issue de leur réunion avec leurs homologues américains, les responsables diplomatiques ukrainiens ont affirmé que l'Ukraine s'efforce de concrétiser son objectif d'une paix juste et durable.
04:24Aujourd'hui c'est la deuxième réunion entre les équipes ukrainiennes et américaines en Arabie Saoudite.
04:29Notre équipe travaille de manière entièrement constructive et la discussion est assez utile.
04:34Le travail des délégations continue, mais peu importe ce dont nous, discutant actuellement avec nos partenaires, Poutine doit être poussé à donner un véritable ordre d'arrêter les frappes.
04:47Lors d'une précédente rencontre dans la ville saoudienne de Jeddah, l'Ukraine avait accepté une proposition américaine d'un cessez-le-feu de 30 jours sur les infrastructures énergétiques.
04:58Une proposition finalement acceptée par Moscou.
05:01L'émissaire de Donald Trump, Steve Whitkoff, s'est lui montré optimiste quant aux avancées des pourparlers.
05:07Il dit s'attendre à de vrais progrès, particulièrement en ce qui concerne un cessez-le-feu en mer noire sur les navires entre les deux pays.
05:14Et pour parler de ces négociations qui se tiennent à Riyad, nous sommes en direct avec Hassan Alaoui, directeur de publication de Maroc diplomatique.
05:29Monsieur Hassan Alaoui, bonsoir et merci d'avoir accepté l'invitation.
05:33Merci beaucoup madame, merci surtout à vous aussi.
05:36Pour commencer, quelles sont les chances de parvenir à un compromis à l'issue de ces négociations compte tenu des divergences entre les différentes parties ?
05:54Ecoutez, comme partout, je veux dire, dans d'autres circonstances qui sont similaires, et notamment des parties, comment on dit, des négociations difficiles,
06:06sur un conflit quand même qui dure depuis trois ans, ce n'est pas évident que ce soit, je veux dire, que ce soit une solution magique qui tombe du ciel comme ça.
06:15On avait aujourd'hui le premier round au niveau, si vous voulez, des représentants de la Russie et bien entendu de l'Ukraine,
06:24et on attend, il n'y a rien, on attend le communiqué qui va sortir demain en principe pour nous dire un petit peu à quel niveau sont arrivés les échanges et les discussions,
06:35mais on ne peut pas simplement se contenter, si vous voulez, de l'optimisme qui est exprimé ici et là.
06:43Quelque part, je veux dire, il y a quand même la raison qui doit être présente, et la prudence en particulier, parce que c'est quand même une partie très difficile,
06:55et le fait que ce soit les grandes puissances qui reprennent le dossier, c'est-à-dire en fait les grandes puissances, c'est-à-dire nucléaire,
07:01en l'occurrence les Etats-Unis et la Russie, c'est quand même très très très important.
07:08Alors que l'Europe, comme on l'a vu, elle est complètement exclue, et nous nous en remettrons, si vous voulez, à ce qui va sortir demain dans le communiqué,
07:17et on pense évidemment qu'il y a eu beaucoup beaucoup de sacrifices de la part des Ukrainiens, parce qu'ils se sont, je veux dire, impliqués, bien sûr,
07:26dans ce rang très difficile, et ils ont accepté les conditions russes, ce qui est très très très important.
07:34Et donc, nous allons voir un petit peu le processus qui va suivre dans les semaines à venir, ou dans les jours surtout,
07:41et notamment, si possible, s'il y a une rencontre au sommet entre le président américain Donald Trump et, bien sûr, Vladimir Poutine.
07:52Alors vous l'avez dit, rien n'a filtré…
07:54Restons prudents, mais déjà, si vous voulez, le fait qu'ils se soient réunis, que les parties en conflit acceptent de se rencontrer,
08:06par évidemment des intermédiaires, c'est déjà beaucoup.
08:10Alors comme vous l'avez dit, rien n'a encore filtré sur les négociations hier entre les Ukrainiens et les Américains,
08:16aujourd'hui aussi par rapport aux discussions entre les Russes et les Américains, même si Washington affiche un certain optimisme.
08:27Alors ces discussions portent sur la guerre en Ukraine, mais également sur…
08:31Washington, nous avons affaire à un président pressé, n'est-ce pas ?
08:36La Russie a tout le temps pour elle, c'est d'ailleurs très connu, n'est-ce pas ?
08:40Ils ont le temps pour eux, les Russes, alors que, évidemment, Trump qui s'est engagé très vite et très loin dans cette affaire,
08:47parce qu'il avait déclaré à l'époque, si vous vous souvenez, qu'il réglerait le conflit en 24 heures,
08:52et s'il était donc à l'époque, pendant, si vous voulez, l'ouverture des hostilités,
08:58eh bien, on ne serait pas arrivé là.
09:02Aujourd'hui, évidemment, on va vérifier ses paroles, et c'est pour ça que ça me paraît un peu difficile,
09:07et qu'il faut nuancer, c'est que le président américain est pressé d'arriver, je veux dire, au bout de ce processus.
09:15Mais ce n'est pas évident, voilà ce que je voulais dire.
09:19Il faut rester prudent.
09:21Alors, les discussions portent également sur la sécurité de la navigation marchande en mer Noire.
09:27En quoi c'est important aujourd'hui pour le commerce international ?
09:32C'est important parce que, de toute façon, la mer Noire, c'est un symbole notamment pour la Russie.
09:38Vous savez, depuis trois siècles, ou même plus, depuis la reine Catherine,
09:43cette mer, on l'appelle la mer Noire, mais en fait, si vous voulez, c'est l'espace vital, en quelque sorte,
09:50de la Russie, de l'Ukraine, et même de la région, et jusqu'à pratiquement la Turquie,
09:55parce que c'est ce qui conduit aux mers chaudes, par lesquelles,
10:01ce sont ces mers, évidemment, par lesquelles transite le commerce international important,
10:06des volumes d'échanges, des bateaux, et tout et tout.
10:10Mais il n'y a pas que cette dimension, si vous voulez, économique de la mer Noire.
10:14Il n'y a pas que, si vous voulez, ce symbole.
10:17Il y a surtout, maintenant, à l'évidence, la construction d'un espace sécuritaire pour la Russie, n'est-ce pas ?
10:25C'est vital, c'est ce qu'on appelait à l'époque un espace vital,
10:29comme on disait à l'époque pour l'Allemagne, aujourd'hui, pour la Russie, c'est ça.
10:33Et donc, pour l'Ukraine aussi, également, autant que faire se peut,
10:39ils veulent, les Ukrainiens, préserver cette mer, parce que s'ils dominent cette mer,
10:44évidemment, ils auront la clé, si vous voulez, d'un espace, je veux dire, vital,
10:50qui serait un petit peu l'élément de négociation décisive aujourd'hui.
10:53C'est pour ça qu'il y a cet élément, cet attachement, notamment russe,
10:58à cette idée, au concept, parce que la mer Noire est devenue un concept aujourd'hui,
11:04qui est, je vous le cite encore, un espace, je veux dire,
11:07une route vers les fameuses mers chaudes qui conduisent vers la Turquie, le Proche-Orient,
11:14et puis surtout, c'est une zone géostratégique qui facilite un petit peu,
11:18c'est le point, comment dirais-je, de mobilisation de toute l'activité
11:25commerciale, économique, et aujourd'hui sécuritaire.
11:29Alors, vous l'avez dit, il faut être prudent, pas très optimiste,
11:34c'est tout de même une première étape dans cette guerre entre la Russie et l'Ukraine.
11:40Maintenant, quelles garanties sont nécessaires pour que ce nouveau processus
11:44de négociation soit perçu comme crédible par les deux parties ?
11:51Je n'ai pas très bien compris, qu'est-ce qu'il faut pour que ce soit crédible ?
11:56Il faut une volonté partagée, c'est possible, et il faut accepter le processus
12:01dont on ne connaît pas encore définitivement la mouture,
12:05mais un processus qui peut conduire d'abord à un cessez-le-feu,
12:09mais le cessez-le-feu, bien sûr, a été proposé il y a quelques semaines par Trump,
12:14depuis les 30 jours, n'est-ce pas ?
12:17Et encore, c'est l'Ukraine qui s'est avancée sur ce plan,
12:21parce que, j'allais dire, le président ukrainien, contraint,
12:24enclin à accepter toutes les conditions pratiquement,
12:28a dit oui au cessez-le-feu.
12:30Donc, première condition, c'est le cessez-le-feu.
12:32Deuxième condition, il faut un agenda, si vous voulez,
12:36un cahier de charge pour poser les problèmes,
12:39et les problèmes n'en manquent pas, ne l'oubliez pas.
12:40C'est quand même un conflit difficile,
12:43où il y a ce qu'on appelle un petit peu la géographie des territoires
12:49qui sont annexés par la Russie, il faut en parler, n'est-ce pas ?
12:54Et que l'Ukraine réclame.
12:56Il y a les autres aspects, naturellement, qui viennent après,
12:59notamment invoqués régulièrement et avec force par Trump,
13:04qui sont un petit peu les terres rares, les richesses pétrolières,
13:08les richesses gazières, les infrastructures, et tout, et tout, et tout ça.
13:14Et c'est ça, le programme d'aujourd'hui.
13:16Ça me paraît extrêmement difficile qu'on puisse régler ça en quelques semaines,
13:22parce que, évidemment, c'est un petit peu la volonté de l'Ukraine
13:27de récupérer ces territoires, comme il dit,
13:30je veux dire, conquis, entre guillemets, par la Russie,
13:33le Donbass, si vous voulez, et les autres provinces.
13:35Et en même temps, il y a aussi cette négociation qui viendra après, forcément,
13:41qui sera la négociation majeure dans la négociation géostratégique,
13:45c'est-à-dire, en fait, celle des richesses,
13:49et du partage des richesses minières, et tout, et tout,
13:52sur lesquelles les États-Unis, je veux dire, reluquent.
13:55Parce que là…
13:57En parlant des États-Unis, parlons d'autres acteurs.
14:01La guerre ukrainienne, qui dure depuis trois ans,
14:03divise la communauté internationale.
14:05Comment ces négociations peuvent-elles influencer
14:08la position d'autres acteurs, nous pensons notamment à l'Union européenne ?
14:14L'Europe est exclue d'office, de toute façon,
14:17elle ne fait pas partie.
14:19L'Europe se regroupe et s'organise aujourd'hui.
14:21L'Europe est en train, si vous voulez, de faire commande,
14:25c'est-à-dire d'un concept qui est celui d'une armée commune,
14:29des forces armées réunies.
14:30N'est-ce pas ?
14:32Tous les jours qui passent, depuis quelques jours, n'est-ce pas ?
14:34Pardonnez-moi l'expression,
14:36et que l'Europe est en train d'organiser ses forces
14:39pour former une armée commune,
14:41pour reprendre un petit peu le relais,
14:43et en toute état de cause,
14:45pour ne pas être et se sentir exclu
14:48du processus de règlement ou de négociation possible.
14:52Donc l'Europe, c'est une puissance aujourd'hui qui s'organise.
14:56Ils sont quand même 450 millions d'habitants,
14:58ils ont des armes très puissantes,
15:01et pratiquement deux fois, trois fois plus organisées que la Russie.
15:06N'est-ce pas ? Il ne faut pas l'oublier.
15:08Ils mobilisent leurs troupes, leurs industries et tout ça.
15:13Mais il y a aussi l'autre partie dont il ne faut pas,
15:16je veux dire, oublier l'importance,
15:18qui est la Chine.
15:20La Chine qui, pour l'instant, est tranquille,
15:22quasiment exclue,
15:24mais elle n'en est pas moins présente
15:26parce qu'elle observe ce qui se passe.
15:28Et la Chine a un problème aussi,
15:30si vous voulez, qui est celui de Taïwan,
15:33qu'elle veut récupérer.
15:35Et donc, aujourd'hui, le combat de coq,
15:38pardonne-moi l'expression,
15:40ce sera celui de la Chine et des États-Unis bientôt.
15:44Et évidemment, ils sont vigilants,
15:46toutes les deux puissances,
15:48Amérique et Chine sont vigilants sur ce principe.
15:51Et donc, nous sommes en train d'assister
15:53à une configuration qui est complètement inédite
15:55où l'Europe se force, je veux dire,
15:59se mobilise aussi pour ne pas être
16:01à l'absence d'un processus,
16:03parce que c'est quand même un conflit.
16:05D'où l'annonce d'ailleurs d'un sommet
16:08jeudi prochain à Paris en présence du président
16:11Zelensky Hassan Alawi.
16:13Je rappelle que vous êtes directeur
16:15de publication de Maroc diplomatique.
16:17Merci d'avoir répondu à nos questions ce soir.
16:20Je vous en prie, madame, à votre service.
16:22Au revoir.
16:24Dans le reste de l'actualité internationale,
16:29les responsables libanais ont mené
16:31des contacts intensifs avec Washington et Paris
16:34pour éviter qu'Israël ne bombarde Beirut.
16:37Après que l'armée israélienne ait mené
16:39des frappes intensives au Liban au cours du week-end,
16:43le président libanais Joseph Aoun
16:46et le Premier ministre Nawaf Salam
16:48ont mené des contacts diplomatiques
16:51avec la France et les États-Unis
16:53lors de l'accord de Trèves
16:55ainsi qu'avec l'ONU
16:57pour parvenir à une désescalade
16:59après les menaces d'Israël de viser Beirut.
17:01Israël qui a mené samedi déjà
17:03des frappes contre le sud du Liban
17:06et ont fait huit morts
17:08en riposte à des tirs de roquettes
17:10qui ont visé son territoire
17:12pour la première fois depuis l'entrée en vigueur
17:14de la Trève le 27 novembre dernier.
17:24Les frappes de l'armée israélienne
17:27sur la Syrie et le Liban
17:29risquent de mener à une nouvelle escalade
17:31dans la région.
17:33Ce sont les mots de la chef
17:35de la diplomatie européenne Kaya Kayas.
17:38En visite à Al-Quds,
17:40s'est exprimé aux côtés du ministre israélien
17:42des Affaires étrangères
17:44avant de se rendre en Cisjordanie occupée
17:46pour y rencontrer notamment
17:48le président palestinien Mahmoud Abbas.
17:54L'Iran est ouvert
17:56à des négociations indirectes
17:58avec les Etats-Unis.
18:00C'est ce qu'a indiqué aujourd'hui
18:02le ministre iranien des Affaires étrangères
18:04après un ultimatum lancé
18:06par le président Donald Trump
18:08pour un nouvel accord sur le nucléaire.
18:10La voie est ouverte
18:12pour des négociations indirectes
18:14a déclaré Abbas Ararchi
18:16tout en rejetant des négociations directes
18:18avec Washington.
18:20L'Iran est le seul état
18:21d'exploitation d'armes nucléaires
18:23à enrichir de l'uranium à un niveau élevé
18:25jusqu'à 60%
18:27tout en continuant à accumuler
18:29d'importants stocks de matière fissile
18:31selon l'AIE1.
18:37La prochaine visite
18:39de responsables américains
18:41au Groenland
18:43est inappropriée,
18:45déclaration ce lundi
18:47du chef de la diplomatie danoise
18:49même son de cloche
18:51qui dénonce
18:53la prochaine visite
18:55de responsables américains
18:57dont le conseiller à la sécurité nationale
18:59dans ce territoire autonome danois
19:01que Donald Trump veut annexer.
19:03Le conseiller à la sécurité nationale
19:05Mike Walsh
19:07seront cette semaine
19:09ainsi que le ministre de l'énergie
19:11d'après la presse américaine.
19:15En Turquie
19:17plus de 1130 manifestants
19:19ont été arrêtés
19:21lors d'une vague de contestation
19:23déclenchée par l'arrestation
19:25du maire d'Istanbul.
19:27Et malgré l'interdiction
19:29par les autorités des manifestations
19:31dans les trois plus grandes villes du pays
19:33Istanbul, Ankara et Izmir
19:35malgré les arrestations
19:37la mobilisation se poursuit.
19:39Aujourd'hui, dès la mi-journée
19:41des étudiants ont commencé à protester
19:43à Istanbul et Ankara.
19:45On soutient à Imamoglu
19:47pour le remplacer.
19:49Un nouveau maire doit être désigné
19:52et crème Imamoglu
19:54principal rival du président
19:56Recep Tayyip Erdogan
19:58a été incarcéré dimanche.
20:00Il a été conduit à la prison de Silivri
20:02à l'ouest d'Istanbul
20:04avec près de 90 co-accusés.
20:06Cette incarcération est qualifiée
20:08de coup d'état politique
20:10par le parti républicain du peuple
20:12la première force d'opposition
20:14à laquelle appartient le maire d'Istanbul.
20:17Nous faisons face à deux complots
20:19l'un d'eux est l'allégation
20:21que la demande d'arrestation
20:23a été rejetée.
20:25Il n'y a même pas de contrôle judiciaire
20:27imposé à Imamoglu.
20:29Mais dans l'autre affaire,
20:31celle qu'ils décrivent
20:33comme l'organisation criminelle
20:35Imamoglu, ils ont décidé de son arrestation.
20:37Mais les objections nécessaires
20:39seront faites pour que le maire
20:41retrouve sa liberté.
20:43Ces objections seront autant
20:45sociales que légales.
20:47Depuis l'annonce de sa mise en examen
20:49des manifestations monstres
20:51en retard samedi,
20:53des dizaines de milliers de personnes
20:55se sont rassemblées devant
20:57l'hôtel de ville d'Istanbul
20:59pour le quatrième soir consécutif
21:01en guise de soutien.
21:03C'est une vague de contestation
21:05inédite en Turquie depuis 12 ans.
21:07Le principal parti d'opposition,
21:09le parti républicain du peuple
21:11a tenté de provoquer notre nation
21:13avec cette opération de corruption.
21:15Nous ne permettrons certainement pas
21:17que ce parti et ses complices
21:19perturbent l'ordre public
21:21et la paix de notre peuple
21:23par des provocations.
21:25Si vous osez,
21:27laissez les tribunaux prendre
21:29leurs décisions en nom de la nation turque
21:31sans leur mettre de pression.
21:33Laissez la démocratie fonctionner,
21:35laissez la loi fonctionner.
21:37Malgré l'incarcération d'Ekrem Imamoglu,
21:39son parti politique a maintenu
21:41la primaire qui devait faire du maire
21:43d'Istanbul leur candidat
21:45à la prochaine présidentielle
21:47prévue en 2028.
21:49Plusieurs millions de personnes
21:51ont reçu des accusations immorales
21:53et sans fondement à son encontre
21:55a également été suspendues de ses fonctions.
21:59Nous assistons à une montée en flèche
22:02des cas de tuberculose infantile en Europe
22:05mais également en Asie centrale.
22:07L'Organisation mondiale de la santé
22:09tire la sonnette d'alarme
22:11avec ces chiffres inquiétants.
22:13En 2023, les enfants de moins de 15 ans
22:16représentaient plus de 4% des nouveaux cas
22:19et des cas de rechute
22:21de la maladie dans la région européenne,
22:23soit une hausse de 10%
22:25par rapport à l'année précédente.
22:27Il est aujourd'hui nécessaire
22:29d'intensifier les efforts de détection
22:31et de traitement de la tuberculose,
22:33insiste l'OMS.
22:41Alors au Maroc,
22:43quelles sont les initiatives
22:45qui ont été mises en place
22:47pour atteindre les objectifs mondiaux
22:49de l'OMS concernant la lutte
22:51contre la tuberculose
22:53et quels défis restent
22:55pour surmonter,
22:57afin d'y parvenir ?
22:59Éléments de réponse
23:01avec Dr Jafar Heikel,
23:03spécialiste en maladies infectieuses
23:05et épidémiologiques.
23:07Il y a encore des défis,
23:09ça sera extrêmement compliqué
23:11d'éliminer la tuberculose d'ici 2030.
23:13Le Maroc s'est inscrit
23:15dans une stratégie de dépistage
23:17d'un maximum de cas,
23:19c'est-à-dire l'idée
23:21qu'il existe
23:23de prendre en charge
23:25au moins la même chose
23:27en termes de traitement
23:29et de guérir tout autant.
23:31C'est une stratégie qui a été mise en place.
23:33Il y a une équipe au niveau central
23:35de la direction de l'épidémiologie,
23:37la division des maladies transmissibles
23:39particulièrement,
23:41et au niveau régional,
23:43dans chaque direction régional
23:45de la santé au Maroc,
23:47il y a une équipe qui est dédiée
23:49à la lutte contre la tuberculose.
23:51Il y a des maladies
23:53comme aussi d'autres maladies spécifiques
23:55dont les déterminants
23:57ne sont pas uniquement
23:59des déterminants biologiques,
24:01c'est-à-dire il y a le mode de vie,
24:03comme je l'ai dit,
24:05il y a la vulnérabilité,
24:07il y a des fois des conditions
24:09de promiscuité ou de pauvreté
24:11et c'est pour ça encore une fois
24:13la vaccination contre le BZG
24:15qu'on prône toujours au Maroc
24:17et qui reste importante
24:19parce qu'elle va éviter
24:21et à chaque fois
24:23aller se faire dépister ou diagnostiquer
24:25chez son médecin du secteur public
24:27ou privé.
24:29Cette stratégie nous permettra
24:31peut-être pas en 2030
24:33d'éliminer complètement la tuberculose
24:35mais nous sommes sur une tendance
24:37de baisse de l'incidence.
24:39Nous avons toujours un même nombre
24:41de cas prévalant
24:43mais en matière d'incidence
24:45c'est-à-dire de nouveaux cas
24:47qui apparaissent,
24:49nous avons maintenant chaque année
24:51une stratégie à prendre
24:53où ça sera un peu difficile
24:55mais peut-être en 2037
24:57pouvoir éliminer cette maladie
24:59pour laquelle le Maroc a fait
25:01des efforts extrêmement importants
25:03qui sont salués partout
25:05y compris par l'Organisation mondiale de la santé.
25:07Nous arrivons à la fin de cette édition.
25:09Merci de l'avoir suivie,
25:11la formation s'étend continue
25:13sur Média TV.
25:21Sous-titrage Société Radio-Canada