• la semaine dernière
Narcotrafic : des débats houleux à l'assemblée.

Invités de la semaine :

- Antoine Léaument, député LFI de l'Essonne,
- Alain Joyandet, sénateur LR de Haute-Saône.

Parlement Hebdo est au coeur de l'actualité politique pour vous faire vivre cette année parlementaire inédite.
Chaque vendredi c'est le tour d´horizon complet d'une semaine au Parlement. Kathia Gilder (LCP-Assemblée nationale) et Alexandre Poussart (Public Sénat) passent en revue les événements et les discussions en séance ou en commission.
Cette saison, une nouvelle formule : un débat entre un député et un sénateur sur les grands sujets qui rythment la vie du Parlement.

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00:00– Bonjour à tous, très heureux de vous retrouver pour un nouveau numéro de Parlement Hebdo,
00:12l'émission qui revient sur les temps forts de la semaine au Parlement.
00:15– Et comme chaque semaine, nous vous proposons un débat entre un député et un sénateur,
00:19aujourd'hui nous accueillons Antoine Léaumant, bonjour.
00:21– Bonjour.
00:22– Vous êtes député La France Insoumise de l'Essonne, face à vous Alain Joyandet.
00:25– Bonjour.
00:26– Bonjour, sénateur Les Républicains de Haute-Saône.
00:28Vous débattrez tous les deux de la proposition de loi de lutte contre le narcotrafic
00:32examinée cette semaine à l'Assemblée Nationale.
00:35Les députés ont adopté la création d'un parquet national spécialisé contre le crime organisé.
00:40Ils ont en revanche supprimé l'accès des autorités aux messageries cryptées des trafiquants.
00:45Les sénateurs ont de leur côté adopté deux propositions de loi
00:48soutenues par le ministre de l'Intérieur Bruno Rotailleau sur l'immigration.
00:52La première vise à allonger le maintien en rétention des étrangers
00:55condamnés pour des faits graves.
00:56La seconde durcit l'accès aux aides sociales pour les personnes immigrées.
01:01– Mais d'abord, la lutte contre le narcotrafic avec l'une des mesures qui a fait débat,
01:05la création d'un régime carcéral spécial pour les trafiquants les plus dangereux.
01:09Récit de séance Elsa Mondingava.
01:12« C'est une des mesures phares pour lutter contre le narcotrafic,
01:19mais elle est aussi très contestée.
01:22Portée par le garde des Sceaux Gérald Darmanin,
01:24ajoutée au texte après son passage au Sénat,
01:28la création de quartiers de lutte contre la criminalité organisée.
01:31– Ce qui compte c'est que l'autorité de l'État et de ses agents doivent être respectés.
01:36Comment faire respecter cette autorité de l'État ?
01:39En coupant le lien avec l'extérieur, puisque ces organisations criminelles
01:45continuent à recevoir des ordres des dirigeants dans leur prison.
01:49– 600 à 900 détenus identifiés comme particulièrement dangereux
01:53seraient concernés, qu'ils soient condamnés ou mis en examen.
01:57Ce nouveau régime de détention serait de l'aveu même du gouvernement
02:01difficile, usage restreint du téléphone,
02:04parloir avec dispositif de séparation,
02:07interdiction d'accès aux unités de vie familiale, fouille intégrale facilitée.
02:12– C'est une fabrique à fou que vous allez aujourd'hui réouvrir.
02:17En fait c'est la République qui installe en son sein des espaces
02:21qui bafouent les droits fondamentaux.
02:24Et c'est extrêmement grave monsieur le ministre.
02:27– L'article a été adopté, le bloc gouvernemental,
02:30le rassemblement national, l'UDR et le groupe Lyot ont voté pour,
02:35toute la gauche a voté contre.
02:38– Voilà et on le rappelle, ce jeudi les députés ont supprimé
02:41la mesure qui permettait d'accéder aux messageries cryptées des trafiquants.
02:46Antoine Léaumont, une question pour vous,
02:47isolez les trafiquants de drogue les plus dangereux,
02:50est-ce que c'est du bon sens pour vous quand on voit l'ultra-violence
02:53de certaines actions, par exemple le cas de l'ex-détenu Mohamed Amra
02:57qui a tué de sang-froid deux convoyeurs de fond l'an dernier ?
03:00– Je signale que normalement si on appliquait les règles ce serait le cas.
03:03C'est-à-dire que ce qui manque dans les prisons à l'heure actuelle
03:06c'est surtout des moyens, des personnels pour faire appliquer les règles
03:10qui sont celles qui ont cours normalement dans les prisons.
03:12Mais moi ce que je crains avec ce dispositif,
03:15en plus des questions qui sont des questions d'ordre humanitaire,
03:18mais je comprends bien que ça ne convainc plus personne,
03:21c'est-à-dire on peut parler des prisonniers comme étant finalement
03:24presque des sous-humains qu'on pourrait maltraiter
03:26et tout le monde trouve ça normal, enfin tout le monde, pas nous,
03:29mais désormais quand on utilise ces arguments-là,
03:32on l'a vu face à nous à l'Assemblée nationale,
03:35on nous dit non mais vous, vous êtes les amis des narcotrafiquants,
03:37vous voulez qu'ils soient bien traités, etc.
03:39C'est pas ça, on veut que les droits humains soient respectés,
03:41ce qui est quand même normalement dans le pays des droits de l'homme
03:43et du citoyen, la base.
03:44Mais je vais donner un argument supplémentaire
03:46que j'ai donné à M. Darmanin.
03:47Quand on met au même endroit les narcotrafiquants,
03:50on concentre les capacités corruptives,
03:52parce que ce sont des gens qui sont très puissants,
03:54qui ont parfois beaucoup d'argent
03:56et qui peuvent donc utiliser ces moyens financiers.
03:58Mais je vais plus loin, la corruption ce n'est pas seulement l'argent,
04:01la corruption c'est aussi la menace.
04:02Et en particulier, moi j'ai posé une question à M. Darmanin
04:04sur laquelle je n'ai eu aucune réponse,
04:06qui est d'accord à l'intérieur de la prison,
04:08vous mettez en place des règles sécurisées, etc.
04:10Mais à l'extérieur de la prison, il se passe quoi ?
04:12Il se passe quoi quand la personne qui travaille à l'intérieur de la prison
04:16rentre chez elle ?
04:18Elle peut être suivie, on peut observer où elle va,
04:20on peut regarder la composition de sa famille et où vont ses enfants.
04:24C'est ça les questions qui sont posées, qui sont des questions majeures
04:26et sur lesquelles, malheureusement,
04:27nous n'avons eu aucune réponse de la part de M. Darmanin.
04:29Alain Joyandès, qu'isoler ces narcotrafiquants les plus dangereux,
04:33c'est la bonne solution alors qu'on entend certains députés de gauche
04:35qui disent attention aux droits des détenus
04:38et puis cet isolement peut rendre fou et augmenter le risque de récidive.
04:42La question est simple, est-ce que la situation actuelle est satisfaisante ?
04:46Non, vous avez parlé de Mohamed Amra, on a vu ce qui s'était passé.
04:50Beaucoup d'argent, certes, beaucoup d'organisation
04:52et l'organisation qui continue depuis la prison.
04:55Est-ce qu'on peut continuer ? Ce n'est pas possible.
04:57Donc Gérald Darmanin propose cette formule que je soutiens complètement.
05:01Alors la gauche s'offusque, droit de l'homme, oui, enfin les droits,
05:06c'est bien mais il faut aussi préserver le droit de nos concitoyens.
05:10Quand on voit quelqu'un qui s'échappe, qui tue deux convoyeurs comme ça,
05:16comme si c'était simple au fond, il faut bien faire quelque chose.
05:19D'ailleurs la gauche vote contre, mais est-ce que la gauche a fait des propositions ?
05:24Qu'est-ce que la gauche propose à la place ? Rien.
05:26Donc moi effectivement je soutiens une solution volontariste,
05:29il faut vraiment s'organiser pour combattre ce narcotrafic.
05:34Antoine Léaumont, les députés ont supprimé la mesure
05:36qui devait permettre aux autorités d'avoir accès
05:39aux messageries cryptées des trafiquants.
05:41Est-ce qu'en 2025, Antoine Léaumont se passait d'un tel outil,
05:44s'est donné une longueur d'avance aux narcotrafiquants ou pas ?
05:47Non, alors déjà il faut expliquer que cette mesure ne fonctionne pas sur le plan technique.
05:50C'est-à-dire que ce qui était prévu dans la mesure,
05:52c'était que les types WhatsApp pouvaient communiquer les données,
05:59mais ce sont des données qui restent cryptées.
06:01Donc je veux bien qu'on nous envoie des données,
06:03mais s'elles restent cryptées, ça ne sert à rien en réalité.
06:06Donc on met en place des mesures dont on n'écoute pas la réalité ?
06:10Monsieur Mehdi, qui défendait la mesure, nous a dit lui-même...
06:12Un député macroniste.
06:13Oui, c'est ça. Au pire, c'est une coquille vide,
06:16au mieux, ça servira à quelque chose.
06:17Mais pardon, mais quand on nous défend une mesure comme ça,
06:19c'est très mal défendu et ça montre que sur le plan technique,
06:21ça ne fonctionne pas. Ensuite, monsieur Retailleau nous a dit
06:23qu'il y a un outil signalé à l'intérieur des messageries
06:26qui peut permettre de sortir du cryptage.
06:29Ah bon, on compte donc sur les narcotrafiquants
06:31pour signaler les contenus problématiques ?
06:33Vous voyez bien qu'on marche sur la tête.
06:35Et après, il y a d'autres problèmes qui sont posés.
06:36Notamment, si on affaiblit le cryptage,
06:38ce qui n'était plus proposé à la fin,
06:40parce que quand même nos arguments ont porté...
06:41La maison a été réécrite.
06:42Oui, donc ça veut bien dire que nos arguments ont porté.
06:45Si on affaiblit le cryptage, on affaiblit la France,
06:47parce qu'on affaiblit potentiellement la France
06:49vis-à-vis de l'espionnage étranger.
06:50Et ça, on ne peut pas être d'accord avec ça.
06:52Ça ne peut pas être possible d'entendre ça.
06:53Enfin, dernière... Je fais vite, mais il y a beaucoup d'arguments.
06:56Dernier point, les narcotrafiquants veulent des messageries sécurisées.
07:00Est-ce qu'on pense vraiment qu'ils vont continuer à utiliser
07:02des messageries qui ne seraient plus sécurisées ?
07:04Bien sûr que non.
07:04C'est précisément ce qu'ont montré des dossiers
07:06comme EncroChat et SkyECC,
07:07qui ont été décryptés d'ailleurs par la Gendarmerie nationale
07:09et par la police judiciaire.
07:11Donc, on peut quand même se féliciter
07:12d'avoir des forces de police et de gendarmerie
07:13qui sont capables de faire ce travail-là.
07:15Et c'est ça qu'ils utilisent.
07:17Donc, si on leur dit que ce n'est pas sécurisé,
07:19évidemment qu'ils vont utiliser autre chose
07:21et qu'on n'aura aucune information.
07:22Alain Joyandet, est-ce qu'il fallait,
07:24même s'il y a des doutes sur la faisabilité technique
07:26du dispositif, essayer de rendre accessibles
07:29ces conversations cryptées des narcotrafiquants ?
07:32Est-ce que c'était la bonne idée ?
07:33Ce que dit mon collègue parlementaire n'est pas faux.
07:36Sur le plan technique, il y a quand même un certain nombre de sujets.
07:39Mais sur le principe d'une loi.
07:41Donc, c'est une fausse bonne idée finalement ?
07:42Oui, mais ce n'est pas une fausse bonne idée.
07:45C'est un besoin.
07:46C'est un besoin pour la justice et pour la police.
07:48Donc, il faut légiférer.
07:50Après, les problèmes techniques, c'est autre chose.
07:52Il faut légiférer.
07:53Moi, je regrette un peu que l'Assemblée nationale
07:55détricote ce qu'on a fait au Sénat.
07:57Parce qu'ici, c'est quand même exemplaire,
07:59le travail qu'on a fait, quand je dis ici,
08:00on est public Sénat, Assemblée nationale,
08:02ce matin, mais en tout cas au Sénat.
08:03C'est la conséquence, ce texte est la conséquence
08:07d'un travail en commun entre la gauche et la droite
08:10de deux sénateurs, Étienne Blanc et Jérôme Durin.
08:13L'un est LR, l'autre est PS.
08:15Et ce texte a été voté au Sénat à l'unanimité.
08:18Donc, vous dites que c'est un texte transpartissant.
08:20Mais c'est exceptionnel.
08:22C'est exceptionnel qu'au Sénat...
08:23Et donc, vous regrettez le travail de l'Assemblée ?
08:25Parce que même si ici, on a un travail en commun en général,
08:28c'est très rare qu'un texte soit voté à la totale unanimité.
08:31Donc, c'est vraiment un texte d'intérêt national.
08:34Et moi, je regrette que pour des questions techniques,
08:37parce que ce n'est pas à nous, ce n'est pas à nous,
08:39les parlementaires, de regarder les questions techniques.
08:41Nous, on doit affirmer, on doit afficher
08:44une véritable volonté contre le narcotrafic.
08:47Après, il y aura les décrets d'application,
08:48il y aura un certain nombre de choses.
08:50Mais il faut donner les moyens à la justice et à la police
08:53d'assurer la liberté, non pas des narcotrafiquants,
08:56mais la liberté des citoyennes et des citoyens
08:58qui doivent pouvoir jouir de cette liberté
09:00au pays, effectivement, cher collègue, des libertés.
09:02Mais il y a des mesures qui provoquent un insentiment général.
09:07Par exemple, la mesure sur les repentis,
09:09le dispositif repenti, c'est-à-dire ceux qui vont coopérer
09:11avec la justice en échange de réduction de peine.
09:14D'ailleurs, nous, les Insoumis, on a proposé
09:17de reprendre les mesures du Sénat et d'aller aussi loin
09:19qu'allait le Sénat. Malheureusement, c'est la droite,
09:21cette fois-ci, à l'Assemblée nationale,
09:22qui ne voulait pas aller aussi loin que nous, on voulait.
09:24Donc, vous voyez, ce texte, il est assez...
09:26Alors, les Insoumis, vous n'êtes pas vraiment
09:27dans le consensus entre la droite et les socialistes
09:29sur ce texte ?
09:30Là, en l'occurrence, si.
09:30Mais les socialistes sont plutôt...
09:31Sur beaucoup de mesures.
09:32À l'Assemblée nationale, les socialistes
09:33sont plus souvent d'accord avec nous qu'avec le texte.
09:36Donc, il y a des mesures qui peuvent créer
09:39un insentiment général.
09:40Les repentis, c'est bien parce que ça permet
09:41d'obtenir des informations et d'éviter
09:43que des nouveaux crimes soient commis.
09:50C'est-à-dire, est-ce qu'on est d'accord
09:51pour dire qu'une personne qui a commis un crime
09:54va avoir une réduction de peine si jamais
09:56elle est capable de nous apporter des informations ?
09:57C'est une question philosophique très importante.
09:59Est-ce qu'on va dire qu'on lui donne une peine moindre ?
10:02Eh bien, est-ce qu'elle doit avoir la peine complète ?
10:04Mais dans ce cas-là, comment nous donne-t-elle
10:05des informations ? Vous voyez, c'est des questions
10:06qui ne sont pas gauche ou droite,
10:08c'est des questions qui sont d'intérêt général.
10:10Mais il y a d'autres mesures sur lesquelles
10:11on ne peut pas être d'accord.
10:12On va laisser réagir à l'argent, Yandé.
10:14Vous êtes d'accord à ce que vous avez dit ?
10:16Le consensus créé au Sénat, on a l'impression
10:18qu'il est en train de disparaître.
10:19J'apprécie les propos plutôt modérés et consensuels
10:25de mon collègue de la France insoumise.
10:27Ce n'est pas courant de la part de la France insoumise,
10:29donc je veux le saluer.
10:31Mais il n'empêche que sur les questions
10:34hautement philosophiques, sur lesquelles
10:37je veux revenir justement un instant.
10:39On ne peut pas mettre en balance, si vous voulez,
10:41la liberté d'un narcotrafiquant et la liberté
10:46du citoyen et l'organisation de la société.
10:48À un moment donné, pardon de m'exprimer ainsi,
10:52mais quand vous avez le choix entre la peste
10:55et le choléra, il y a un moment donné,
10:56il faut essayer de prendre la moins mauvaise solution.
10:58Donc tout n'est pas parfait dans ce qui est proposé
11:02pour essayer de contenir le narcotrafic,
11:04mais au moins donnons-nous la priorité
11:06de faire ça d'abord.
11:08Et puis après, les conditions dans lesquelles
11:12les narcotrafiquants vont être incarcérés,
11:14quelque part, ce n'est quand même pas aussi
11:16important que la liberté du citoyen.
11:18Pour faire très vite là-dessus, précisément,
11:20ça c'est une mesure dont vous n'avez pas débattu au Sénat.
11:22Je le sais bien, mais on en débat ce matin.
11:24Ce que je veux dire, c'est que ça,
11:26c'est un élément qui a été rajouté par M. Darmanin
11:28quand le texte est arrivé à l'Assemblée nationale.
11:30Du coup, pour le coup, le Sénat ne s'est pas
11:32prononcé sur ces mesures-là. Or, il y a des éléments
11:34qui sont très problématiques
11:36sur le plan des libertés.
11:36Justement, on finit par un point sur ce plan
11:38des libertés, après on parle de l'immigration.
11:40Une mesure qui fait également polémique dans ce texte
11:42qui concerne ce qu'on appelle le dossier coffre.
11:46Concrètement, ce texte prévoit que
11:48dans certaines affaires de narcotrafic,
11:50l'avocat de la défense des narcotrafiquants
11:52n'ait pas accès à certains éléments de l'enquête,
11:54certaines mises en place d'écoute
11:56notamment de trafiquants,
11:58des éléments qu'on met dans
12:00ce dossier coffre. Pourquoi
12:02la gauche est opposée à ce dispositif ?
12:04Je pense que vous l'avez assez bien
12:06expliqué. Il y a un principe fondamental
12:08en droit pénal, ou en droit d'ailleurs,
12:10qu'il doit y avoir une égalité des armes.
12:12Ça s'appelle comme ça, l'égalité des armes entre la défense
12:14et le procureur
12:16qui généralement attaque.
12:18Il n'y a pas d'égalité des armes.
12:20Ça fragilise les enquêtes que les magistrats
12:22leurent depuis longtemps.
12:24Il y a plusieurs questions qui sont posées. Il y a une question qui est posée
12:26de protection des techniques, premier élément.
12:28Deuxième élément, il y a une question qui est posée
12:30de protection des personnels qui travaillent, et notamment
12:32d'anonymisation des personnes qui travaillent
12:34dans les enquêtes. Il y a un petit problème qui est posé
12:36sur le plan de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen
12:38puisque, article 15, on a le droit
12:40de demander compte à tout agent public
12:42de son administration. Moi, je suis pour
12:44que nous favorisions l'anonymisation
12:46des personnes qui travaillent
12:48dans les enquêtes pour les protéger, pour éviter
12:50qu'elles se fassent tuer, notamment, ou menacer
12:52parce que ça, c'est un danger majeur.
12:54Néanmoins, on ne peut pas dire qu'on va
12:56obtenir des informations avec des moyens
12:58qui ne seraient pas critiquables, parce que ça, ça fait partie
13:00d'une solution. Alain Jean-Yandé, sur cette mesure-là, est-ce que vous convenez
13:02que c'est contraire au droit de la défense
13:04qui est l'un des piliers de notre justice ? Dans la théorie,
13:06on peut dire que c'est contraire au droit
13:08de la défense. Est-ce qu'on se place
13:10dans une justice
13:12d'exception ?
13:14Voilà. Est-ce qu'on accepte
13:16une justice d'exception
13:18pour
13:20le très grand banditisme, pour la sécurité
13:22nationale ou pas, en fait ? Moi, c'est comme ça
13:24que je vois les choses. J'entends bien,
13:26évidemment, que l'on en reste
13:28sur les principes fondamentaux
13:30du droit commun, quelque part.
13:32Moi, je suis plutôt tenté de dire
13:34que pour des choses comme celles-là,
13:36pour ce qu'on a vu récemment, je pense,
13:38ça ne me choque pas que, quelque part,
13:40on sorte un peu du droit commun et qu'on soit
13:42un peu dans une justice d'exception,
13:44parce qu'un phénomène d'exception,
13:46aussi, il faut répondre.
13:48Il ne faut pas se laisser
13:50faire par le narcotrafic.
13:52Au programme des débats du Sénat cette semaine,
13:54il était question d'immigration.
13:56La majorité de droite et du centre du Sénat
13:58a adopté deux propositions de loi
14:00des sénateurs les Républicains, pour d'abord
14:02allonger la durée de rétention administrative
14:04des étrangers les plus dangereux, et puis pour
14:06assurcir l'accès aux aides sociales
14:08des personnes immigrées. Antoine Joubeau.
14:14L'ordre du jour appelle à discussion de la proposition
14:16de loi créant une condition
14:18de durée de résidence
14:20pour le versement de certaines prestations sociales.
14:22Mardi, dans l'hémicycle
14:24du Sénat, l'ombre de Bruno
14:26Retailleau semble planer sur les discussions
14:28générales.
14:30L'ancien
14:32sénateur, désormais ministre
14:34de l'Intérieur, souhaite mener une politique
14:36de fermeté maximale contre
14:38l'immigration. La droite
14:40sénatoriale se fait son porte-voix.
14:42230 contre
14:44109, le Sénat
14:46a adopté. Le ministre s'en est d'ailleurs
14:48réjoui sur X. Félicitations au
14:50Sénat pour l'adoption de la proposition de loi rétention.
14:52Bravo aux sénateurs pour le vote
14:54de cette proposition de loi. Concrètement,
14:56le Sénat allonge le délai de résidence
14:58nécessaire aux étrangers en situation
15:00régulière pour prétendre
15:02à certaines aides sociales. Pour réduire
15:04le coût net de l'immigration, nous proposons depuis
15:06plusieurs années d'avoir pour les étrangers
15:08des conditions plus exigeantes en matière de
15:10prestations sociales non contributives.
15:12La Chambre haute augmente
15:14également la durée de rétention administrative
15:16des personnes sans papier,
15:18condamnées pour des faits d'une particulière gravité.
15:20N'oublions pas que le placement
15:22en rétention avant l'exécution des
15:24mesures d'éloignement reste
15:26le moyen le plus efficace de les
15:28éloigner et de protéger nos
15:30concitoyens. A gauche,
15:32on dénonce la surenchère. Les 210
15:34jours n'ont donc pas encore été
15:36votés et voilà que le
15:38ministre nous dit déjà que vous êtes
15:40en quelque sorte petits bras et qu'il va
15:42falloir aller encore plus loin. Les
15:44opposants critiquent aussi des textes
15:46au service de la campagne du locataire de la
15:48place Beauvau alors qu'il brigue la
15:50présidence DLR. Actuellement,
15:52on voit bien que Bruno Retailleau n'a pas la possibilité
15:54visiblement de déposer un
15:56projet de loi qui porterait son nom. Ses amis
15:58ici au Sénat du groupe
16:00dont il a été le président
16:02et on sait aussi
16:04qu'il est en campagne interne
16:06au sein du Parti Républicain actuellement
16:08et bien effectivement, il
16:10pousse son agenda politique
16:12à travers des propositions de loi.
16:14Ces textes doivent désormais passer par l'Assemblée
16:16nationale et surtout éviter
16:18une censure du Conseil constitutionnel.
16:20Antoine Léaumange,
16:22je voudrais qu'on commence par réagir à la
16:24proposition de loi sur les aides sociales qui
16:26sursis les conditions d'accès aux aides sociales à certaines aides
16:28sociales versées aux étrangers.
16:30Est-ce que ce modèle
16:32social pour les étrangers, ça peut créer
16:34un appel d'air pour l'immigration clandestine ?
16:36Non, bien sûr que non. Les étrangers
16:38ne font pas du droit social
16:40comparé avant de venir dans notre pays. Pourquoi les gens
16:42quittent leur pays ? Ça, c'est une question qui n'est jamais posée d'ailleurs
16:44par la droite ou par l'extrême droite.
16:46Les gens quittent leur pays généralement pour
16:48trois causes. La première, c'est les guerres.
16:50La deuxième, c'est les causes économiques.
16:52Et la troisième, c'est les causes climatiques.
16:54Les causes économiques, par exemple, on pourrait en parler.
16:56Des gens comme M. Bolloré, pendant des années, ont exploité
16:58en Afrique un certain
17:00nombre de matières premières. Et ensuite,
17:02font des chaînes de télé pour se plaindre de l'immigration.
17:04Je veux dire, il y a quelque chose qui est assez scandaleux de mon point de vue.
17:06Et par ailleurs, l'immigration, c'est pas
17:08une donnée idéologique.
17:10C'est un phénomène, c'est un fait.
17:12Donc, il y a plusieurs possibilités. Soit on essaye de
17:14se voiler la face et de se dire, ça va s'arrêter
17:16ou je ne sais quoi, en se disant
17:18ça va se régler tout seul. Soit on traite
17:20la question de la manière dont
17:22ça arrive. Et moi, ce que je dis,
17:24c'est qu'encore une fois, si on veut parler d'immigration,
17:26il faut parler de la question des causes, il faut traiter
17:28les causes de l'immigration. Et en particulier,
17:30les accords de libre-échange sont une
17:32manière d'appauvrir un certain nombre de pays
17:34en Afrique. Si on prend un exemple
17:36comme la Côte d'Ivoire, par exemple,
17:38on a une balance commerciale
17:40favorable pour la France de 400 millions
17:42d'euros par an. C'est-à-dire, pour résumer les choses et pour grossir
17:44le trait, on vole 400 millions d'euros par an
17:46à la Côte d'Ivoire. Et ensuite, on s'étonne
17:48qu'il y ait de l'émigration depuis la Côte d'Ivoire.
17:50Posez-vous les bonnes questions.
17:52Évidemment, des accords totales, mais je voudrais
17:54prendre un exemple concret pour que les gens
17:56comprennent ce qu'on essaie de faire au Sénat.
17:58On essaie de faire en sorte que la France ne soit
18:00plus le pays le plus généreux d'Europe
18:02en matière d'aide sociale pour les gens
18:04qui viennent ici, pas pour travailler, mais
18:06uniquement pour bénéficier des aides sociales.
18:08Exemple, l'aide médicale d'État.
18:10Grand débat. Un immigré
18:12en situation irrégulière,
18:14je dis bien irrégulière, qui vient en France,
18:16qui démontre qu'il est en situation
18:18irrégulière depuis trois mois,
18:20au lieu de le mettre
18:22dans l'avion et de le renvoyer chez lui,
18:24on lui donne droit aux soins hospitaliers
18:26illimités. C'est un milliard
18:28200 millions d'euros.
18:30Quand nous étions au gouvernement, on avait réduit
18:32cette aide médicale d'État
18:34pour la restreindre aux urgences.
18:36On était redescendu
18:38à 500 millions, on ne l'avait pas totalement
18:40supprimé, mais la gauche a rouvert
18:42à nouveau le robinet, donc c'est un appel d'air.
18:44Immigration clandestine, c'est pas
18:46avec les questions économiques.
18:48Vous êtes pour l'instauration d'une forme de préférence nationale ?
18:50Je ne vais pas employer ce terme de préférence nationale
18:52parce que je ne veux pas faire de raccourci,
18:54mais dire quand même qu'il faudrait
18:56qu'un immigré, ici,
18:58qui vient chez nous,
19:00qu'on accueille,
19:02il démontre qu'il est là depuis deux ans
19:04pour bénéficier des prestations sociales,
19:06dont parfois certains Français
19:08qui ont travaillé pendant 40 ans n'ont pas droit.
19:10C'est quand même...
19:12Quand vous avez des retraités
19:14qui ont travaillé pendant 40 ans
19:16et qui touchent 700 ou 800 euros par mois
19:18et qui voient qu'un immigré qui est ici depuis 6 mois
19:20gagne autant qu'eux en étant uniquement
19:22là et en ne faisant rien,
19:24ça existe.
19:26Si il faut que je vous dénonce les chiffres, je les ai, je peux les démontrer.
19:28La réponse d'Antoine Léon.
19:30J'aimerais bien savoir avec quoi ils gagnent autant.
19:32Parce que les Français,
19:34peu importe leur lieu de résidence, par la force des choses,
19:36ils sont en France. Les Français qui n'ont aucune source de revenus,
19:38ils ont droit au RSA, à la Sécurité sociale
19:40et à la CMU, la
19:42contribution mutuelle universelle.
19:44Donc, un Français
19:46qui est dans son pays,
19:48il a droit à une couverture sociale qui lui permet d'avoir
19:50un revenu suffisamment petit,
19:52RSA, Sécurité sociale, CMU.
19:54C'est pas vrai parce que celui qui est retraité
19:56et qui touche 800 euros
19:58par mois, il n'a pas droit à tout ça.
20:00Monsieur, il faudra regarder le programme de la France insoumise
20:02puisque nous nous proposons.
20:04Que vous le proposiez, c'est une chose, mais ce que je peux vous dire, c'est que pour l'instant,
20:06c'est pas vrai.
20:08C'est pas vrai.
20:10Il y a un minimum de vieillesse qui n'est pas assez élevé.
20:12Donc, vous reconnaissez
20:14que des gens français
20:16qui ont un minimum de vieillesse, certes,
20:18pas assez élevé, peuvent avoir moins qu'un immigré.
20:20Non, absolument pas.
20:22Vous dites
20:24que vous le proposez,
20:26vous le proposez,
20:28mais pour l'instant, ce que je comprends...
20:30On va pas venir à l'entraînement.
20:32Si vous me laissez répondre, un étranger
20:34en situation irrégulière n'a droit qu'à une chose,
20:36c'est l'aide médicale d'Etat.
20:38On enlève l'aide médicale d'Etat.
20:40Au bout de deux ans, peut-être qu'on soignera les gens
20:42qui sont en situation irrégulière.
20:44Littéralement, il y a des gens qui peuvent mourir.
20:46Ça, c'est jamais dit, mais quand les gens vont à l'hôpital,
20:48c'est pas par plaisir pour faire je sais pas quoi,
20:50c'est parce qu'ils sont dans des situations qui sont telles
20:52qu'en général, ils peuvent pas faire autre chose
20:54et que sinon, ils vont mourir.
20:56Moi, je veux bien qu'on dise...
20:58Non, mais des économies à faire, il y en a un certain nombre,
21:00notamment sur les cadeaux fiscaux qu'on a fait
21:02aux très grandes entreprises de ce pays.
21:04Et il y en a ras-le-bol, d'une manière générale,
21:06pour ma part, en tout cas, qu'on fasse sans arrêt
21:08des cadeaux aux mêmes et qu'on leur demande
21:10jamais d'effort.
21:12Mais je veux aller jusqu'au bout, parce que je veux pas laisser une idée fausse.
21:14Rapidement, après, on va essayer.
21:16La seule aide qui existe pour les étrangers,
21:18c'est l'aide aux demandeurs d'asile,
21:20c'est-à-dire ceux qui sont dans une situation
21:22de demande d'asile. Vous savez combien c'est ?
21:24204 euros par mois.
21:26Voilà. 204 euros par mois,
21:28ça fait 6,80 euros par jour.
21:30Voilà la seule aide
21:32qui existe pour les personnes demandeuses d'asile.
21:34Mon collègue fait un amalgame
21:36entre l'immigration irrégulière
21:38et l'immigration tout court.
21:40Quand j'ai parlé de l'AME,
21:42j'ai bien parlé de l'immigration
21:44irrégulière.
21:46Ce qui est clair, c'est que là, on parle
21:48de l'immigration régulière et des aides sociales,
21:50allocation logements,
21:52le regroupement familial,
21:54les allocations familiales, etc.
21:56Et avec ça, sans travailler, un immigré
21:58en situation régulière peut gagner beaucoup plus.
22:00Mais tout le monde le sait, tous les chiffres existent.
22:02Je vous ai donné des chiffres précis.
22:04Ça permet aussi de l'intégrer
22:06à la société française ?
22:08Tout immigré qui veut s'intégrer
22:10est bienvenu. L'ensemble de ce
22:12dont on parle ce matin
22:14vise quel objectif au fond ?
22:16Il vise l'objectif de remettre de l'ordre
22:18dans la société. Que l'on parle
22:20du narcotrafic, que l'on parle de la situation
22:22des immigrés en situation irrégulière
22:24ou des immigrés
22:26qui sont des immigrés dans des situations
22:28justiciables,
22:30même dans un niveau assez haut.
22:32Tout ça, c'est fait pour quoi ?
22:34Au fond, tout ce que l'on est en train de dire
22:36ce matin, c'est pour essayer de remettre
22:38de l'ordre dans la société française.
22:4070% des Français
22:42souhaitent que l'on remette de l'ordre.
22:44Et je pense qu'on est quand même là pour servir les Français.
22:46Antoine Léaumant, sur l'aspect sécuritaire,
22:48la droite sénatoriale a voté la seconde
22:50proposition de loi qui passe de 90 à
22:52210 jours la durée maximum de rétention
22:54administrative pour les étrangers
22:56les plus dangereux. Pour ces personnes
22:58précisément, est-ce qu'il faut les laisser
23:00dehors une fois que les 90 jours
23:02sont dépassés ? Moi, j'aimerais savoir ce qu'on entend par
23:04les étrangers les plus dangereux. Parce que
23:06les centres de rétention administrative
23:08sont, comme leur nom l'indique... Condamnés pour des crimes
23:10de plus de 50 personnes. Eh bien, précisément, non.
23:12Pour l'instant, c'est des centres de rétention administrative,
23:14c'est-à-dire, c'est des décisions administratives. Il n'y a pas de procès,
23:16il n'y a pas de jugement, il n'y a rien de tout ça.
23:18On décide de placer des gens sur la base de
23:20attention, potentiellement, ils peuvent être dangereux.
23:22Je ne trouve pas que ce soit la justice. Et par ailleurs,
23:24quand un étranger, qu'il soit en situation
23:26régulière ou en situation irrégulière,
23:28a commis un délit ou un crime,
23:30je suis pour qu'il soit puni par les lois françaises.
23:32Donc, si quelqu'un doit être puni à 5 ans de prison,
23:34on ne va pas lui payer un billet d'avion,
23:36on le punit à 5 ans de prison. C'est ça la règle,
23:38normalement. Dans le pays des droits de l'homme,
23:40on dit, les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit.
23:42Les étrangers comme les français. Donc, si
23:44les étrangers ou les français commettent des crimes
23:46ou des délits, ils sont punis par les lois françaises. Point barre.
23:48Moi, je pense que les étrangers
23:50sur le sol français,
23:52ils sont sous OQTF.
23:54Les OQTF ont augmenté
23:56quand même de 60%.
23:58Donc, obligation de quitter le territoire français.
24:00Ils ont quand même
24:02augmenté de 60% en 5 ans. Il y a quand même un sujet.
24:04Il faut s'en occuper, il faut faire quelque chose.
24:06Quand ils sont en CRA,
24:08en centre de rétention administrative,
24:10je suis désolé, je considère qu'ils n'ont
24:12pas les mêmes droits que les français
24:14qui sont en situation régulière en France.
24:16Oui, je suis désolé,
24:18mais enfin, ils n'ont pas les mêmes droits puisqu'ils sont en situation
24:20irrégulière. Ils sont sous OQTF.
24:22Et donc, donner, pour revenir
24:24à la proposition de loi et à votre question,
24:26donner plus de délais pour la rétention,
24:28je suis évidemment favorable. Écoutez,
24:30on a des exemples de faits
24:32divers, regrettables
24:34d'OQTF qui étaient en centre
24:36de rétention administrative, qu'on a été
24:38obligés de sortir parce qu'ils avaient
24:40dépassé le délai légal et qui ont
24:42commis l'irréparable en sortant.
24:44Donc, s'il faut les garder 200 jours ou 300 jours,
24:46parce qu'il faut laisser le temps
24:48à l'administration de se prononcer
24:50pour les renvoyer dans leur pays, ça me
24:52paraît tellement évident et pas contestable.
24:54Juste pour répondre, qu'est-ce qu'on fait
24:56des étrangers qu'on n'arrive pas à expulser
24:58et qui sont quand même évalués comme dangereux ?
25:00C'est précisément peut-être la question qu'il faut poser, parce qu'en l'occurrence,
25:02le cas auquel pense
25:04mon collègue sénateur,
25:06c'est une personne dont on disait
25:08qu'elle devait être expulsée
25:10en Algérie. Il y avait
25:12un débat... Enfin, l'administration
25:14française n'a pas envoyé les papiers au bon endroit ou
25:16l'administration algérienne n'a pas reçu les papiers au bon endroit.
25:18Donc, ensuite, s'est produit quelque chose.
25:20Mais on ne réglera pas la question en disant
25:22qu'on va allonger la durée de détention.
25:24Ça va poser toute une série d'autres problèmes
25:26dont on ne parle jamais. Mais ça pose toute une série
25:28d'autres problèmes, notamment la question des places.
25:30Et moi, je ne suis pas
25:32favorable à des régimes de détention administrative.
25:34Ce sera le mot de ce débat.
25:36Merci à tous les deux d'y avoir participé.
25:38Pour finir, un mot sur l'opération
25:40Une jonquille contre le cancer, opération menée
25:42par l'Institut Curie pour faire
25:44un pardon de 5 euros à la recherche
25:46contre le cancer, envoyez le mot ESPOIR
25:48par SMS au 92002
25:50ou en ligne sur le site unejonquillecontrelecancer.fr
25:52ou en ligne sur le site unejonquillecontrelecancer.fr
25:54Voilà, c'est la fin de cette émission.
25:56On se retrouve la semaine prochaine, comme toujours. Ciao, ciao.

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