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Alain Bauer, professeur de criminologie au Conservatoire national des arts et métiers, sur le tournant que prend l’enquête après la découverte des ossements d’Emile : «Les enquêteurs ont un élément pour reprendre et développer leur enquête».

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Transcription
00:00 Oui, il y a une sorte d'empathie.
00:02 Alors, on se méfie de l'empathie parce qu'à force d'être empathique,
00:05 on ne peut plus faire ce travail.
00:06 Comme les médecins ou les infirmiers et infirmières dans les hôpitaux,
00:09 on est attaché à chaque cas, surtout quand on les voit avec un certain décalage.
00:14 Alors, il m'est arrivé de les voir en direct quand je travaillais,
00:17 quand je travaille par exemple aux États-Unis
00:19 ou quand il y a une affaire plutôt liée au terrorisme,
00:21 mais sur les affaires criminelles.
00:24 Et quand il y a des enfants, l'empathie est très forte
00:26 parce que les enquêteurs, c'est des humains, ils ont des enfants,
00:29 ils se sentent directement impliqués, ils sont très déterminés.
00:33 Il y a à la fois, vous dites les montagnes rouges, le soulagement aussi.
00:36 Le fait de ne plus avoir le doute est un élément de soulagement.
00:40 Pour la famille aussi, on l'a bien senti dans le communiqué,
00:43 à quel point désormais on pouvait commencer à faire une partie de son deuil.
00:49 Mais les enquêteurs, maintenant, ils ont le deuil et l'enquête
00:53 car ils ont un élément pour reprendre et développer leur enquête.
00:57 Reprendre, pas innover en enquête, contrairement à ce qui a été dit, c'est important.
01:00 C'est important.
01:01 [Musique]
01:04 [SILENCE]

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