Olivier Benkemoun revient sur la journée d'infos et de débats traités sur l'antenne de CNEWS dans #lemeilleurdelinfo
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00:00 - Le meilleur de l'info, bonsoir, merci d'être avec nous ce soir.
00:03 Émission très largement consacrée ce soir encore aux risques terroristes contre la France.
00:08 La menace continue de planer au-dessus du pays, a dit aujourd'hui Gabriel Attal.
00:12 Et cette menace a un nom, a dit le Premier ministre, la menace islamiste.
00:16 Et il l'a répété plusieurs fois, Gabriel Attal.
00:18 - La menace est connue, c'est l'islamisme.
00:23 L'islamisme, c'est un islam dévoyé qui attaque nos valeurs et qui exècre notre liberté,
00:29 qui veut détruire nos modes de vie.
00:31 Autour du président de la République, avec le ministre de l'Intérieur,
00:34 nous ne laisserons jamais une minute de répit à ceux qui veulent s'en prendre à la France,
00:38 s'en prendre aux Français.
00:39 Notre main ne tremblera jamais face au terrorisme, jamais face à l'islamisme.
00:44 - Parmi les punchlines de la journée, on retiendra le coup de gueule du maire d'Orléans sur CNews.
00:47 Depuis des mois en cachette, on exfiltre Versailles, ville des migrants.
00:52 Depuis Paris, en vue des géos, plus de 500 migrants seraient arrivés à Orléans.
00:57 Motus et bouche cousue de la part de l'État, le maire lui-même a dû mener l'enquête.
01:01 - Depuis mai 23, nous avons un bus, toutes les trois semaines à peu près,
01:06 un car qui part de Paris et qui emmène entre 30 et 50 migrants sans domicile fixe sur Orléans.
01:14 Donc l'État loue des nuités d'hôtels et ensuite, je ne sais plus ce que ces personnes deviennent.
01:19 Alors j'avais depuis des mois quelques rumeurs.
01:22 J'ai posé un certain nombre de questions au service de l'État qui n'ont eu que des réponses évasives.
01:27 Et puis enfin, nous avons mené notre propre enquête et on arrive à ce pot au rose.
01:33 - Ce pot au rose, a dit le maire d'Orléans.
01:35 Sans doute que tout à l'heure, on parlera du déficit de la France abyssal.
01:40 Qui va payer ? Nous.
01:41 Qui fera des économies ? Qui va devoir en faire ? Nous.
01:44 Et qui va devoir sans doute s'asseoir sur ses retraites ou sur sa retraite ?
01:47 Eh bien nous aussi, d'ici quelques années, c'est ce qu'affirme Marc Fiorentino, invité ce matin de CNews.
01:53 - Le coût des retraites est un des postes de dépense principale du gouvernement.
02:01 Donc ce qu'on va faire, il ne va pas y avoir une révolution du jour au lendemain.
02:05 C'est qu'on va grignoter année après année à la fois le montant des retraites
02:10 que pourront espérer avoir les gens qui ont 25, 30 ou 40 ans.
02:15 Moi je dis en dessous de 40 ou 45 ans, il n'y aura plus de retraite, il y aura une indemnité de retraite.
02:20 - Voilà, une indemnité de retraite.
02:22 Donc son conseil, c'est de mettre de l'argent de côté dès maintenant.
02:26 Et alors pour terminer, parmi les punchlines, et celle-là, elle est savoureuse.
02:30 Elle concerne les JO, les transports pendant les JO.
02:35 On s'en doute déjà, ça ne va pas très bien marcher a priori dans les métros.
02:37 Parfois, les stations seront fermées.
02:39 Mais, mais, mais, la responsable des transports en Île-de-France, c'est Valérie Pécresse.
02:44 Et Valérie Pécresse a la solution.
02:46 - Il ne faut pas avoir peur de faire un peu de marche.
02:50 C'est bon pour la santé.
02:52 On est au mois d'août.
02:55 On espère qu'on profitera aussi pour voir le bois de Boulogne et profiter des berges de la Seine.
03:01 Je rappelle que la première tranche d'âge, un tiers des visiteurs des JO auront entre 25 et 35 ans.
03:08 On espère qu'entre 25 et 35 ans, on peut de temps en temps prolonger le trajet à pied.
03:14 - Général Bertrand Cavalier, bonsoir.
03:17 Vous êtes prêt à marcher pendant les JO ?
03:20 - Elle est militaire, elle a marché.
03:22 - Bien sûr, évidemment.
03:24 Bon, je suis ravi que vous soyez là.
03:25 Bonsoir, Maxime Thiebaud.
03:26 - Bonsoir.
03:26 - Formidable.
03:27 Quelle défense incroyable, Valérie Pécresse.
03:30 Ça va foirer, il va y avoir des soucis.
03:32 Mais comme ce sont des jeunes qui vont venir, on pourra marcher.
03:35 C'est génial, Yoann.
03:36 - C'est formidable, c'est pour ça que je vais partir.
03:38 - Sous la canicule en plus.
03:39 - Il fera chaud, il fera bon.
03:42 Bon, on va largement parler de terrorisme tout à l'heure.
03:45 Mais je voulais qu'on commence par écouter Bruno Le Maire,
03:48 qui était, c'était sa journée aujourd'hui, il était à l'Assemblée pour parler de la dette,
03:52 mais aussi au Sénat pour une audition en commission d'enquête très intéressante.
03:56 Il était interrogé sur le poids de la drogue dans l'économie de la France.
03:58 Il a donné un bilan chiffré très précis.
04:01 3 milliards et demi de chiffre d'affaires.
04:03 C'est ce que représente aujourd'hui la drogue en France.
04:06 200 000 employés.
04:08 Et la dernière ligne, bon, ça ne se retrouve pas dans toutes les entreprises, évidemment,
04:12 c'est 315 homicides liés au trafic de drogue.
04:17 Bruno Le Maire a également parlé de cartels.
04:20 France qui se cartélise, qui dispose les cartels de sous-marins.
04:24 Et pour lui, il faudrait appliquer une jurisprudence spécifique,
04:27 comme pour les affaires de terrorisme.
04:29 - Les trafiquants de drogue ont des moyens comparables à ceux des États.
04:34 C'est une des grandes nouveautés.
04:37 Ils ont un arsenal technologique,
04:38 des sous-marins grâce auxquels ils peuvent transporter la drogue sans être repérés,
04:41 des balises, des caméras qu'ils positionnent dans les conteneurs de stupéfiants
04:45 pour mieux les tracer.
04:46 Nous commençons notamment à voir s'implanter des trafiquants étrangers
04:50 venus de cartels sud-américains sur le sol national.
04:54 Il faut donc agir vite, car bientôt il sera trop tard.
04:58 Pour moi, il faut appliquer au narcotrafic
05:02 la même jurisprudence qu'au terrorisme.
05:05 - Bon, peut-être qu'on va commencer par déconner, général Correlier,
05:08 ce qu'a dit Bruno Le Maire sur les moyens dont disposent aujourd'hui les narcos.
05:15 On a compris qu'on n'était pas encore dans un narco-État,
05:18 mais il y avait des narcotrafiquants avec des moyens considérables.
05:21 Quand on parle de sous-marins, de caméras embarquées dans des conteneurs,
05:25 c'est qu'il y a des moyens qui sont mis en œuvre pour arriver à faire du business.
05:30 - C'est enfin le discours de vérité.
05:32 La procureure de Paris, déjà l'année dernière, avait alerté.
05:35 Un article dans Le Monde qui avait fait état de la puissance considérable des narcotrafiquants,
05:41 avec même des menaces pesantes sur des pays comme la Belgique ou les Pays-Bas.
05:46 Maintenant, on est face à cette réalité.
05:48 Il est vrai que pour lutter, ce qui est une véritable menace pour notre pays et pour notre jeunesse,
05:52 au-delà des aspects financiers, il y a d'autres moyens qui doivent être utilisés.
05:57 Il faut qu'on change totalement en termes de paradigme si on veut vaincre.
06:01 - Quels moyens précisément ? Soyons très clairs.
06:04 - Déjà, le cadre juridique doit évoluer.
06:05 Les enquêtes sont beaucoup trop complexes.
06:07 On doit être beaucoup plus rapide sur la saisie des devoirs criminels.
06:11 Et puis, il faut le dire, il faut peut-être envisager l'utilisation d'autres moyens
06:17 s'agissant des centres de gravité des narcotrafiquants.
06:22 - Changer de justice.
06:24 Justice spécifique.
06:25 - On va revenir sur ce que vient de dire le général Kévalier.
06:27 Effectivement, c'est une question de moyens.
06:28 Vous savez, dans les années 70-80, quand l'Italie s'est attaquée à la causa Nostra
06:32 et à la mafia qui gangrenait avec les États-Unis, en réalité, on s'est attaqué aux avoirs financiers.
06:37 On s'est attaqué au fait qu'ils pouvaient blanchir facilement.
06:39 - Là aussi, il parle de blanchiment.
06:42 On n'a pas mis l'intégralité de ce que dit Bruno Le Maire, mais il dit qu'il y a des
06:46 machines à laver l'argent de la drogue.
06:48 - Est-ce qu'effectivement, on met tous les moyens en termes de recrutement, en termes
06:53 de fonctionnaires, en termes de capacitaires ? Parce qu'on sait que les besoins sont énormes.
06:58 Alors, on a créé l'OFAST, on a créé des organismes nationaux qui sont là pour lutter,
07:02 mais ces policiers sont un petit peu désemparés parce que malheureusement, ils ont insuffisamment
07:06 de moyens.
07:07 Je pense qu'il faut leur donner davantage.
07:08 - Les magistrats de Marseille, tout le monde s'en souvient, la semaine dernière, il y
07:10 a une dizaine de jours, Johan, on dit que la bataille est déjà perdue.
07:13 Et quand on entend ça, quand on entend Bruno Le Maire dire que les narcos ont les moyens
07:17 d'État et disposent de...
07:19 Quand vous avez un sous-marin, c'est des moyens incroyables.
07:22 Vous dites, ça va être compliqué.
07:24 On part déjà avec beaucoup de retard.
07:26 - Oui, c'est vrai que les magistrats ont estimé que la bataille contre la drogue était d'ores
07:29 et déjà perdue.
07:30 Ça a d'ailleurs valu une énorme colère du garde des Sceaux, Éric Dupont-Moret, qui
07:34 n'est pas d'accord avec cela parce qu'il est venu à Marseille.
07:37 Effectivement.
07:38 Mais Bruno Le Maire, ce qu'il dit est quand même un discours un peu inédit.
07:42 On n'a jamais entendu une parole aussi forte de la part d'un ministre.
07:45 - Non, mais chiffré même.
07:46 C'est la première fois que j'entends ça.
07:47 - Mais qui dit surtout qu'il faut traiter les trafiquants de drogue comme on traite
07:52 les terroristes, donc avec une juridiction spéciale et avec des peines de la même ampleur.
07:56 C'est-à-dire que si on se livre à du trafic de stupéfiants à une échelle importante,
08:00 on risque la prison à vie et on exécute véritablement sa peine.
08:04 Seulement, aujourd'hui, prenons un exemple qui montre bien que l'État ne fait pas tout
08:08 ce qu'il peut pour lutter contre ce trafic.
08:09 Parce que quand vous avez des dealers, des responsables, des chefs de réseau qui vont
08:14 en prison, ils continuent à gérer leur business parce qu'ils ont tous des téléphones portables
08:18 dans les prisons, qu'ils continuent à communiquer, etc.
08:21 Donc, on voit bien quand même qu'il y a des failles importantes.
08:24 - Donc, il faut un parquet ?
08:25 - Non, mais je crois qu'il faut raisonner de façon beaucoup plus globale.
08:28 Un, l'Europe, les frontières doivent être...
08:33 Tout le monde maintenant en convient.
08:34 Il faut que nous puissions contrôler les frontières qui ne le sont pas actuellement.
08:37 Donc déjà, si vous ne contrôlez pas les flux, comment voulez-vous protéger les territoires ?
08:42 - On sait que ça passe par les ports.
08:43 - Non, mais attendez, on a des moyens techniques.
08:46 On veut intervenir à l'est de l'Europe.
08:49 On a quand même des services spéciaux.
08:51 On a quand même des moyens technologiques très avancés.
08:54 On avance sur le cyber.
08:55 On est capable de savoir identifier quels sont les centres de gravité du narcotrafic.
08:59 Et je terminerai que bon, il faut donc aller les chercher là où ils sont.
09:03 Mais il faut également prendre en compte tout ce maillage sur le territoire, sous des
09:08 fausses épiceries, sur des faux commerces, au cœur des territoires.
09:12 Sans compter la corruption qui est en train de s'installer.
09:15 Et ça a été rapporté notamment de plus en plus dans le port du Havre, où des dockers
09:19 sont corrompus pour laisser passer des containers qui contiennent de la drogue.
09:22 Alors, ils le font parfois tout à fait volontairement par rapat du gain, mais ils sont parfois contraints
09:26 de le faire par les trafiquants eux-mêmes qui les menacent de mort, etc.
09:30 - Sur la justice, qu'est-ce qui existe en matière de terrorisme qui pourrait s'appliquer au narco ?
09:36 - Il y a beaucoup de choses, il y a beaucoup d'outils.
09:37 Moi, c'est vraiment une question de moyens.
09:39 Quand vous parlez avec un juge d'instruction, il est débordé de boulot.
09:41 C'est ça, la vraie difficulté.
09:42 Il faut rajouter de la matière humaine.
09:45 Il faut de la matière technologique pour pouvoir déceler effectivement les besoins
09:48 et déceler où se situent réellement les trafics.
09:51 Mais il faut aussi de la matière humaine, tout simplement.
09:53 Puis je pense qu'il faut détacher aussi la géopolitique du narcotrafic.
09:57 Parce qu'il ne faut pas oublier qu'on a permis à certains États de développer aussi du stup
10:01 pour des raisons purement de géopolitique et de diplomatie.
10:04 L'histoire du narcotrafic est quand même intrinsèquement liée aussi à des questions
10:10 de géopolitique.
10:11 Et puis, il faut en venir à des mesures effectives d'interdiction du territoire français
10:14 à ceux qui ont été condamnés.
10:15 Parce que la part d'étrangers dans le trafic, elle est très élevée.
10:19 - Vous avez parlé sur l'idée d'une cour.
10:21 Est-ce qu'il faut une cour spéciale ?
10:22 - Mais en fait, moi, j'en ai un peu ras le bol de la législation dans tous les sens.
10:26 Si vous voulez, en France, le problème, c'est que quand on ne veut pas régler un problème,
10:28 on fait une nouvelle loi.
10:29 Bon, on se rend compte qu'il y a quand même des narco-colonies qui se sont installées.
10:32 Vous allez à Marseille, vous allez dans certains quartiers du nord de Paris.
10:35 Vous avez des systèmes coloniaux qui sont complètement installés avec leur système.
10:38 - C'est sans doute plus juste que narco-colonie, sans doute plus juste que narco-ville ou narco-cité.
10:41 - Oui, moi, je pense que c'est effectivement des colonies.
10:43 Parce que quel est le symptôme d'une colonie ?
10:44 C'est un système étatique, en fait, avec ses règles, ses chefs, son économie, son
10:50 système social.
10:51 Vous avez des cités en France qui ne peuvent vivre que sur le stupide.
10:56 - Il y a aussi le problème de la demande.
10:57 - Bon, effectivement.
10:58 - L'argent de la drogue, et ça aussi, Bono le maire l'a répété, sert aussi à financer
11:02 le terrorisme.
11:03 Vous avez dit hier soir.
11:05 Vous allez écouter Jean-François Ricard, c'est le procureur du parquet national antiterroriste.
11:10 Il y a quelques jours, il a fait un point précis lors d'un entretien qu'il a accordé
11:14 à l'agence France Presse.
11:15 Il a fait un bilan.
11:17 Pour être franc, c'est un procureur dont la parole est rare, plus que préoccupé,
11:23 vous allez l'entendre.
11:24 Il y a une grande inquiétude dans les propos de Jean-François Ricard et il l'explique
11:28 chiffre à l'appui.
11:29 - Entre le 1er septembre 2019 et aujourd'hui, nous avons jugé 81 dossiers de terrorisme
11:45 djihadiste devant la Cour de la Cise spécialement composée.
11:49 8 fois plus en un peu plus de 4 ans que pendant les 25 années qui ont précédé.
11:57 Le chiffre est tout à fait éloquent.
12:01 Ce n'est pas une augmentation, c'est un changement complet d'échelle.
12:06 On considère qu'à 18 reprises au cours de ces dernières années, nous avons pu déjouer
12:17 des attentats.
12:18 Je vise là des projets qui n'étaient pas des projets plus ou moins en l'air mais des
12:23 projets avec des objectifs définis par les individus qui participaient à ces associations
12:30 malfaiteurs.
12:31 - Les chiffres sont intéressants également que donne Jean-François Ricard.
12:37 Encore une fois, explosion.
12:39 C'est là que c'est intéressant d'avoir une cour spécifique.
12:44 Pour le terrorisme, ça se justifie.
12:46 Vous me disiez tout à l'heure que je compte pour les histoires de Narco.
12:50 Mais là, ça se justifie totalement.
12:52 On a un problème de terrorisme.
12:55 Il faut juger rapidement les auteurs et on a l'outipo.
12:58 - Il y a une différence fondamentale avec le stup.
13:01 Le terrorisme demande aussi une maîtrise des raisons du terrorisme.
13:05 Le terrorisme religieux et notamment islamiste nécessite de la part des juges de maîtriser
13:10 les tenants, les aboutissants, les systèmes de réseau, etc.
13:12 C'est vrai que quand vous avez parfois l'occasion de parler avec un juge d'instruction spécialiste
13:19 dans les questions d'antiterrorisme, vous voyez qu'il a une maîtrise et une connaissance
13:24 de tout cela qui est importante.
13:25 Il est obligé de se spécialiser dans ce domaine-là.
13:28 C'est quelque chose de très intéressant.
13:29 C'est pareil pour les forces de l'ordre.
13:31 Je tiens à les saluer ce soir.
13:33 Quand on a une attaque terroriste en France, on sait en parler.
13:36 Mais on oublie toutes ces attaques terroristes qui sont déjouées parce que nous avons la
13:39 direction générale des renseignements intérieurs qui fait un travail colossal à DGSI et qui
13:48 parvient à trouver des attaques potentielles.
13:51 Deuxième extrait extrêmement intéressant, ça concerne les lieux de la radicalisation,
13:55 la préoccupation concerne les prisons.
13:57 Vous allez l'entendre.
13:58 Les détenus radicalisés et les détenus terroristes et les sortants de prison.
14:04 Je ne vous le cache pas, c'est une de mes inquiétudes principales.
14:13 Là encore, pourquoi ? Ce n'est pas nouveau.
14:18 Mais qu'est-ce qui est nouveau ? C'est les chiffres.
14:20 C'est toujours parce qu'on est passé de quelques unités, de quelques dizaines à
14:30 une gestion de masse.
14:31 La gestion de masse, c'est très intéressant.
14:34 Je vous donne juste un chiffre.
14:35 Environ 60% des 486 détenus condamnés pour terrorisme qui sont sortis de détention depuis
14:42 2018 sont désengagés.
14:44 Il y a suffisamment d'éléments prouvant qu'ils sont en rupture avec l'idéologie.
14:48 Moi, j'aimerais bien savoir qui mesure le désengagement, comment ça se fait.
14:53 Et je pense que la prison qui est un lieu de radicalisation, on en sort, on ne peut
14:58 pas faire autrement qu'en sortir une fois que vous avez fait votre peine.
15:02 On a vu que vous étiez radicalisé, vous avez terminé votre peine, vous sortez, vous
15:06 n'êtes pas forcément accompagné.
15:08 Je crois que ce n'est pas nouveau que maintenant les établissements pénitentiaires sont des
15:13 lieux de radicalisation.
15:14 Mais je crois qu'on n'a pas une vision globale des choses.
15:17 Là, il y a un djihadisme d'atmosphère aujourd'hui.
15:20 Vous ne pouvez pas dissocier.
15:21 Ça, c'est le sommeil d'iceberg.
15:22 Ce qu'il faut prendre en compte, c'est ce que disait notamment le Premier ministre
15:26 britannique quand il dit que nos démocraties sont prises pour cibles.
15:29 Vous avez aujourd'hui des mouvances de plus en plus importantes, mal abouties par un
15:33 défait de masse.
15:34 M. Bollem-Sensal, lui également, rappelle le danger.
15:37 Ils sont là pour contester notre mode de vie, qui se réclament d'une législation qui
15:42 elle relève d'un ordre divin, etc.
15:44 Les pressions au quotidien contre les professeurs, c'est quoi ? C'est du djihadisme ? C'est
15:49 du terrorisme également.
15:50 C'est une forme de terrorisme global.
15:53 Et donc, là, on est en train de s'intéresser au problème des gens qui sont allés en prison.
16:00 De toute façon, une partie d'entre eux, la plus grande partie, ne changeront pas pour
16:03 autant.
16:04 C'est une réalité.
16:05 Mais qu'est-ce qu'il en est maintenant de ce mouvement d'ampleur qui est en train
16:10 de fragiliser notre société et qui risque de la décomposer ? C'est ça le vrai sujet.
16:13 Oui, deux choses.
16:14 D'abord, le chiffre que vous donnez est parfaitement inquiétant parce que vous dites que 60 % des
16:19 détenus condamnés pour des terrorismes islamistes sont déradicalisés quand ils sortent de prison.
16:25 Ça veut donc dire que 40 %...
16:26 Je rappelle le chiffre que nous donne Sandra Buisson ce soir.
16:30 486 détenus condamnés pour terrorisme sont sortis de détention depuis l'été 2018.
16:35 Ils sont considérés à 60 % comme désengagés.
16:39 C'est-à-dire qu'il y a suffisamment d'éléments qui prouvent qu'ils sont en rupture avec l'idéologie.
16:43 D'accord, formidable.
16:44 Mais ça signifie donc que 40 % ne sont pas désengagés et donc potentiellement, ils
16:48 représentent toujours une menace importante, qu'ils sont toujours radicalisés.
16:52 Si 40 % des terroristes qui sortent de prison sont toujours radicalisés, permettez-moi
16:57 de penser quand même que ça représente une menace majeure.
16:59 Je vous rappelle ce chiffre.
17:01 198 personnes condamnées pour terrorisme islamiste vont sortir de prison d'ici 2027.
17:08 Ça fait quand même près de 200 personnes qui vont sortir de prison.
17:12 Et il y a les autres chiffres qui ont été donnés par Gérald Darmanin hier.
17:15 Je rappelle simplement, Gérald, une tentative d'attentat tous les deux mois, deux attentats
17:19 déjoués depuis le début de l'année et une des huit dernières tentatives d'attentat
17:23 comme endité par l'État islamique.
17:24 Et quand on parle de déradicalisation, ça veut dire quoi ? Est-ce que ça veut dire
17:29 que ces individus reconnaissent la primauté des lois françaises, des valeurs laïques ?
17:33 Là, je peux vous dire qu'on ne dit pas véritablement les choses.
17:38 Parce que la question centrale, c'est à quoi adhère-t-on ? Quel est le type de société
17:44 que l'on veut privilégier ? Qu'est-ce qui prive aujourd'hui de notre pays ? Je doute
17:47 que ces gens qui sortent aient fait leur conversion aux valeurs de la République.
17:53 – Je veux dire, ça se mesure comment en réalité ?
17:55 – Mais ça mesure.
17:56 – Et qu'est-ce qui est crédible dans la mesure ? Je suis sûr qu'il y a des gens
17:59 qui sont spécialisés pour regarder la déradicalisation.
18:02 – C'est difficile d'aller sonder les reins et les cœurs.
18:04 – Mais pour les spécialistes de la TACA, franchement, c'est très compliqué.
18:06 – Non mais c'est difficile d'aller sonder les reins et les cœurs.
18:09 Quand vous êtes intimement convaincu de quelque chose et du modèle de société,
18:12 comme vous le disiez mon général, vous ne changez pas en prison en plus.
18:15 Et vous ne changez pas de logique.
18:16 C'est-à-dire que la radicalisation, c'est une échelle aussi.
18:19 Entre le passage à l'acte, c'est-à-dire l'idée d'aller tuer quelqu'un,
18:21 et avoir l'intime conviction que la femme est inférieure à l'homme,
18:24 que l'homosexuel doit être tué, et que la dignité de la personne humaine
18:27 n'est pas du tout la même que celle qu'on défend dans les sociétés occidentales,
18:31 il y a quand même quelque chose qui se présente.
18:33 Et moi, ce qui m'inquiète particulièrement, c'est qu'en réalité, on a créé un vide,
18:38 un vide civilisationnel depuis 40 ans, parce qu'on a considéré
18:41 qu'avec la fin de l'histoire et la chute du mur de Berlin,
18:44 en suivant, il n'y avait plus lieu de transmettre des valeurs, de transmettre des savoirs.
18:48 Et ce vide, il a été comblé.
18:49 Il a été comblé notamment par le radicalisme islamiste,
18:52 qui a pu rentrer facilement en Europe et en France,
18:55 parce qu'on a laissé les frontières ouvertes,
18:57 qu'on a considéré que le monde était beau, que le monde était gentil,
18:59 et que tout le monde pouvait venir sur notre territoire.
19:01 - Et qui est maintenant sur les réseaux sociaux,
19:02 et qui embrégade les jeunes de cette manière-là.
19:04 - Et en plus, avec des systèmes de réseaux sociaux,
19:06 où on met à la vue des jeunes ce qu'ils recherchent,
19:10 avec des algorithmes qui permettent de voir des images affreuses.
19:12 Donc malheureusement, si on ne va pas sur un combat polymorphe,
19:15 je ne suis pas certain qu'on parvienne à s'en sortir.
19:17 - Il n'y a jamais eu autant d'attentats déjoués,
19:19 c'est ce qu'a dit hier Gérald Darmanin, et on a les JO qui arrivent.
19:23 On a les JO. On les fait ou on ne les fait pas, ces JO.
19:26 Alain Bauer, spécialiste de ces questions, a dit une chose ce matin,
19:28 il ne faut pas passer au plan B, il faut aller directement au plan Z.
19:33 - Le risque est immense dans un espace non terminé.
19:38 Vous savez, la sécurité, ces périphéries, périmétries compartimentales,
19:41 aucun de ces trois dispositifs ne fonctionne sur un espace ouvert comme la Seine.
19:44 Le président de la République, après avoir expliqué qu'il y avait qu'un seul plan,
19:47 enfin pas lui, on lui faisait parler,
19:49 un plan A a expliqué qu'il pouvait y avoir des plans B, C, D,
19:51 je pense qu'on arrive peu à peu au plan Z et ce sera probablement le meilleur.
19:54 - Plan Z, le meilleur, c'est de ne pas le faire, si j'ai bien compris.
19:57 Deux policiers ont réagi.
20:00 Oui, on a peur du risque d'attentat, nos familles aussi,
20:03 mais c'est notre métier, écoutez.
20:05 - Le propre du policier, c'est toujours d'être inquiet,
20:14 parce qu'il faut toujours qu'on lève notre niveau.
20:17 Et oui, bien sûr qu'on est inquiet, on a envie que ça se passe bien.
20:20 Et en même temps, c'est aussi de notre devoir de montrer aux citoyens et aux gens
20:24 qu'on est capable de manager.
20:26 - On a des policiers aussi qui sont tombés sous les coups des balles des islamistes radicaux.
20:32 Et souvent, on est un peu seul pour faire face à ces individus.
20:36 On sait qu'en France, il y a des individus fichés S qu'on n'arrive pas à expulser,
20:41 alors qu'on sait qu'ils peuvent être particulièrement dangereux.
20:45 - C'est la responsabilité du gouvernement.
20:46 - Et ça, franchement, c'est difficilement audible pour les policiers que nous sommes,
20:49 parce qu'on a des familles, nous aussi.
20:51 Et vous savez, nos époux, nos enfants, ils disent "mais tu vas travailler,
20:54 mais si tu tombes sur lui, qu'est-ce qui va se passer ?"
20:56 Ben ça va mal se passer.
20:57 Donc là, on a relevé encore le niveau de vigie pirate.
21:03 Bon, vous savez, ça fait depuis 2015 qu'on est là-dedans,
21:07 qu'on sait qu'il peut arriver un attentat tous les jours.
21:09 - Le risque zéro n'existe pas, évidemment, mais c'est absolument effrayant.
21:13 Les JO, on fait quoi là aujourd'hui ?
21:15 - Le risque zéro, en fait, on construit le risque en France.
21:20 - Vous voulez dire que là, en faisant ce qu'on va faire pour l'ouverture des JO,
21:24 on construit du risque ?
21:25 - Écoutez, si aujourd'hui la DGSI peut avoir une certaine photographie
21:30 de la réalité terroriste en France,
21:34 les flux massifs qui passent à travers nos frontières,
21:38 les milliers d'Afghans qui arrivent, qui sont relâchés dans la nature,
21:41 dont on sait ce qu'ils sont, sachant qu'on découvre aujourd'hui
21:44 qu'il y a, donc c'est curieux, qu'on trouve qu'il y a l'État islamiste,
21:49 en cas d'Afghanistan, chez les Tadjiks, etc.
21:52 Bon, ces gens-là, qu'en fait-on ?
21:54 En fait, on est dans une situation qui est de plus en plus périlleuse.
21:59 Alors, ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas organiser cette cérémonie,
22:01 mais il faut mettre des moyens considérables,
22:04 qui n'exclureront pas d'ailleurs des actions périphériques.
22:06 On peut à la limite sanctuariser.
22:09 Maintenant, la question se pose au-delà des jeux.
22:12 Les jeux, il y a plein de menaces maintenant qui vont peser sur les jeux.
22:15 Il y aura le terrorisme, il y a une délinquance de masse.
22:17 Il y a plein de phénomènes.
22:19 Et il est vrai que je crois qu'aujourd'hui, il faut quand même regarder la réalité en face.
22:24 Rapidement.
22:25 Oui, je crois quand même effectivement que nous avons construit les conditions
22:29 de notre propre malheur, en partie en tout cas avec une immigration incontrôlée,
22:32 qui a effectivement contribué à laisser rentrer les terroristes,
22:35 avec le fait que les EQTF ne sont pas appliqués,
22:38 avec le fait que nous n'avons pas suffisamment tôt contrôlé
22:41 ce qui se passait sur les réseaux sociaux et que nous ne le faisons pas suffisamment
22:44 non plus aujourd'hui, parce qu'une grande partie de cette jeunesse
22:47 embrigadée l'est désormais sur les réseaux sociaux
22:50 et plus tellement dans les mosquées, en réalité.
22:52 Donc, tout cela, il est temps de le prendre en compte.
22:54 Et un dernier mot quand même pour dire que, évidemment,
22:58 si nous devions annuler les Jeux olympiques, c'est impensable,
23:01 mais ne serait-ce que la cérémonie d'ouverture, ce serait quand même
23:03 une victoire du terrorisme et ce serait reconnaître qu'ils ont un impact
23:07 sur notre mode de vie.
23:08 Donc, c'est quand même quelque chose d'impensable.
23:10 Ce discours-là, je l'entends, mais j'ai entendu aujourd'hui Olivier Marlex
23:14 dire exactement le contraire.
23:15 Cet après-midi, il y a à l'Assemblée, vous allez entendre,
23:17 vous avez fait un commentaire là-dessus, il a dit
23:20 "Si le gouvernement, il en fait trop, il surjoue le terrorisme".
23:23 Je pense que le gouvernement fait des choses totalement incohérentes.
23:29 On ne peut pas à la fois dire aux Français que la menace,
23:33 elle est au maximum.
23:34 Surjouer comme toujours cette gravité, évidemment que la menace terroriste,
23:39 elle existe, la menace islamique, elle est là.
23:41 Je ne suis pas sûr qu'il faille en parler matin, midi et soir
23:44 pour protéger les Français.
23:46 Le gouvernement aime la communication, aime la communication anxiogène,
23:50 et aime la vie de ces tensions qu'il crée en permanence dans le pays.
23:53 [Bruit de téléphone qui se brise]
23:55 Surjoue le terrorisme.
23:56 Le gouvernement surjoue le terrorisme.
23:58 Ce n'est pas faux, vous savez, l'histoire de France,
24:00 quand vous reprenez la guerre d'Algérie par exemple,
24:02 vous avez eu beaucoup d'attaques terroristes sur le territoire national
24:05 pendant la guerre d'Algérie, ça n'a pas empêché à la France
24:07 d'adopter la constitution de la Ve République
24:10 avec un préambule qui était très libéral et très ouvert sur les droits.
24:13 Donc ce que je veux dire par là, c'est qu'effectivement,
24:15 il y a aussi une notion et une nécessité de confiance
24:18 et d'être positif et de se dire "mais les terroristes,
24:21 ils ne gagneront pas parce qu'on est tellement amoureux de la liberté
24:23 que même s'ils viennent nous embêter,
24:24 de toute façon, on continuera de vivre librement".
24:26 Je pense que c'est le message qu'il faut envoyer.
24:28 Et il y a un deuxième message qu'il faut aussi envoyer,
24:30 c'est qu'il faut faire confiance à l'État et aux préfectures,
24:33 à la préfecture de police de Paris notamment,
24:35 lorsqu'il s'agira de prendre des mesures de sécurité et autres.
24:38 J'espère que notamment l'extrême gauche pensera aussi à se dire
24:41 "je vais rester sur la réserve et ne pas aller attaquer en permanence
24:44 devant les juridictions toutes les décisions qui vont être prises
24:47 par l'État pour protéger les Français pendant la journée".
24:49 – Olivier Barlex surjoue le terrorisme,
24:50 ça veut dire qu'il y a une arrière-pensée électorale ?
24:54 – Ecoutez, monsieur Olivier Barlex,
24:57 il a fait partie d'un appareil politique à gouverner la France,
25:00 donc moi je l'incite à beaucoup d'humilité et de retenue.
25:05 – Clairement.
25:06 – Parce que lui aussi, d'une certaine manière, instrumentalise.
25:08 Maintenant, je suis d'accord sur ce que vous disiez,
25:10 c'est que maintenant il faut passer à l'offensive,
25:12 et la première offensive, elle est d'ordre idéologique,
25:14 il ne faut plus rien céder,
25:15 notamment au sein de l'éducation nationale.
25:17 On est dans une situation, maintenant il faut choisir.
25:20 – 21h31, Adrien Spiteri, bonsoir, le rappel des titres.
25:24 – Bonsoir Olivier, bonsoir à tous.
25:25 À Baltimore, les opérations de sauvetage
25:27 se poursuivent après l'effondrement d'un pont.
25:30 Au moins 6 personnes tombées à l'eau sont toujours recherchées.
25:33 Le pont Francis Scott Key a été percuté
25:36 par un porte-conteneur tôt ce matin.
25:38 Une perte momentanée de propulsion aurait conduit à la collision.
25:42 Plus de 6 mois après la disparition de la jeune Lina,
25:44 3 personnes ont été placées en garde à vue aujourd'hui.
25:47 Un couple a été convoqué chez les gendarmes,
25:49 un homme a lui été interpellé en début de matinée.
25:52 Les incohérences ont été repérées dans leurs déclarations
25:55 et leurs emplois du temps par les enquêteurs.
25:58 Et puis le proviseur de la cité scolaire Maurice Ravel
26:00 à Paris quitte ses fonctions.
26:02 Le rectorat évoque des raisons de sécurité.
26:04 Il avait été menacé de mort sur Internet
26:06 après une altercation avec une élève il y a un mois.
26:10 Le proviseur lui avait demandé d'enlever son voile.
26:12 - Merci Adrien. Alors ça, cette histoire est très intéressante.
26:16 Parce qu'au final, qui a gagné ?
26:19 Le proviseur qui a demandé d'enlever à une jeune femme son voile
26:24 a été menacé de mort. Il n'en peut plus.
26:26 - C'est pour ça que quand le gouvernement dit
26:28 "nous ne cèderons rien, ils ne passeront pas,
26:31 nous ne reculerons jamais d'un millimètre, d'un centimètre",
26:34 eh bien c'est faux parce que ce proviseur,
26:35 il n'a pas été protégé.
26:36 Et parce que là, quelque part, eh bien ce sont les islamistes
26:39 qui ont gagné en réalité.
26:40 - Ce qui veut dire qu'on va être devant des questions centrales
26:44 dans les prochaines années.
26:46 Ceux qui ne veulent pas vivre à la française,
26:49 ceux qui ne veulent pas reconnaître la primauté des lois,
26:51 ceux qui n'adhèrent pas à ce que vous évoquiez tout à l'heure,
26:54 il faudra qu'ils partent.
26:54 - Parce que ce proviseur n'a fait que défaire la loi précisément.
26:57 Il n'a fait qu'appliquer la loi.
26:59 Il est en danger pour cela, il a démissionné pour cela,
27:01 pour avoir défendu la laïcité.
27:03 - Nous ne serons jamais des soumis ni des dîmis.
27:06 Donc il faut absolument...
27:08 Aujourd'hui, c'est lui qui a perdu la main.
27:11 Et avec lui, c'est l'État, c'est la laïcité.
27:14 - Et ce sont les milliers et les milliers de professeurs
27:17 qui vivent dans la crainte aujourd'hui.
27:19 Et l'histoire va vite.
27:21 L'histoire va vite.
27:23 - Un réveil après une gueule de bois, on a toujours la migraine.
27:26 La France a quand même fermé les yeux pendant 20 ans.
27:29 Le rapport Robin en 2004 était regardé de loin en disant
27:32 "ouh, c'est quand même un rapport très borderline".
27:34 On se souvient des débats à l'époque qu'on lisait par voix de presse.
27:38 Et là, la France, et notamment le paysage politique gouvernemental,
27:41 s'est réveillé depuis 5-6 ans et se dit "il y a des problèmes".
27:43 Mais il a encore un peu de mal parfois à aller jusqu'à une protection fonctionnelle
27:46 assurée de ses agents.
27:47 - Je rappelle qu'il y a eu des établissements en France
27:49 dont le système, la plateforme de partage des devoirs et des cours
27:56 a été piratée avec des menaces à caractère terroriste.
28:00 Et je voulais que vous réagissiez à ce que disait dans Midi News
28:03 la présidente de la CSE École.
28:04 Les mots sont très forts.
28:05 Elle parle de certaines écoles qui seraient des territoires,
28:07 des territoires perdus.
28:08 Écoutez.
28:09 - Est-ce que le territoire de l'école est perdu ?
28:14 C'est une vraie question.
28:15 Alors vous dites à juste titre, Sonia, on ne sait pas quelle est l'origine.
28:19 Il n'empêche que le registre de la terreur, c'est sur l'islamisme radical,
28:22 puisque c'est bien un message de cette nature-là
28:24 qui a été transmis et pas un autre.
28:25 Alors peut-être que l'origine n'est pas celle-ci.
28:27 Bien sûr, il faut être vigilant.
28:29 Mais il n'empêche que le registre de la terreur est sur celui-ci.
28:32 Et donc là, on se dit, est-ce qu'on est en train,
28:35 au-delà d'avoir pris un certain nombre de territoires de la République,
28:37 est-ce que l'école devient un territoire de la République
28:40 qui peut être pris en otage, comme c'est actuellement le cas ?
28:42 - Prise d'otage des écoles, territoire perdu.
28:47 Encore une fois, les mots sont forts.
28:49 - Les mots sont forts, mais...
28:50 - Et on a un exemple ce soir d'un proviseur qui démissionne.
28:55 - Ce qui est, ce sont les faits qui s'imposent aujourd'hui.
28:58 Mais ces faits existaient il y a déjà 40 ans.
29:01 Quand vous aviez des intellectuels de gauche, je rappelle,
29:04 qui dénonçaient, qui disaient, qui alertaient
29:07 sur ce qui se passait le radeau de Mahomet,
29:10 Jean-Claude Barraud, bon,
29:11 et jouaient également le combat de grandes figures
29:15 comme Elisabeth Nathainter, etc.,
29:17 qui n'arrêtent pas, qui ne cessent pas de dire
29:19 il y a un danger majeur aujourd'hui.
29:22 Alors maintenant, comment va-t-on répondre à cela ?
29:24 Déjà, arrêter l'immigration.
29:26 Et deuxièmement, il faut quand même ramener les gens au pacte social,
29:30 au pacte des valeurs qui relèvent de notre identité.
29:33 Ceux qui ne veulent pas l'accepter devront partir.
29:36 - 21h35, on marque une pause.
29:38 Peut-être on parlera du service militaire.
29:40 Le ministre Lecornu a un peu écarté la question tout à l'heure,
29:47 en disant, ce n'est pas vraiment à l'ordre du jour,
29:50 mais on a un sondage intéressant à vous montrer.
29:51 Vous restez avec nous. A tout de suite.
29:53 Avant de revenir à nos affaires de terrorisme,
30:02 je voulais qu'on revoie des images en direct en ce moment de Baltimore.
30:05 Parce que cette image générale, elle est absolument fascinante.
30:08 Donc, ce cargo qui est rentré dans ce pont.
30:11 Alors, visiblement, il y a eu une conférence de presse il y a quelques minutes.
30:16 Le bateau avait un problème électrique.
30:18 Il y a encore sept personnes qui sont recherchées.
30:21 Enfin, vous avez vu ces images, c'est incompréhensible.
30:26 - On a envie de dire "oups".
30:28 - Non, mais c'est une société moderne.
30:32 C'est une société qui comporte des risques.
30:36 Donc là, quel commentaire ?
30:39 Ça fait partie...
30:40 - Celle-là, je vous teste.
30:41 Je regarde si vous êtes fort en commentaires sur images.
30:43 - Non, mais là, on est...
30:44 - Non, mais moi, je ne suis pas spécialiste des secours.
30:48 - C'était pour savoir si vous étiez spécialiste des cargos.
30:51 - Vous avez une probabilité d'accident dans toute société.
30:54 - Bien sûr.
30:55 - Non, mais outre le terrain de terre tragique, il y a eu des décès.
30:59 Je pense aussi aux assureurs, pour le coup, qui doivent se dire qui est le responsable.
31:04 C'est mon côté avocat, mais je me prends sur les assureurs,
31:06 ce qui m'a un peu gêné ce soir.
31:08 - Bon, Sébastien Lecornu, le gouvernement, aujourd'hui,
31:12 n'a pas utilisé encore le terme d'économie de guerre.
31:15 Mais pour la première fois, le ministre des Armées s'est dit prêt à réquisitionner
31:17 des personnels, des stocks ou des outils de production.
31:20 On va écouter.
31:23 - Pour la première fois, je n'exclue pas d'utiliser ce que la loi permet
31:28 aux ministres et aux délégués généraux pour l'armement de faire,
31:31 c'est-à-dire si le compte n'y était pas en matière de cadence de production
31:35 et de délai de production, c'est-à-dire de faire des réquisitions,
31:38 le cas échéant, ou de faire jouer le droit de priorisation,
31:42 c'est-à-dire quand vous avez soit une entreprise, soit des sous-traitants
31:46 qui produisent à la fois des objets civils et des objets militaires,
31:49 c'est par injonction de donner l'instruction à l'entreprise
31:53 de faire passer la commande militaire avant la commande civile,
31:56 d'imposer aussi des stocks minimaux.
31:58 - Des stocks de quoi ?
32:01 Des outils de production de quoi ? Pour fabriquer quoi ?
32:04 - On n'avait pratiquement plus d'industrie d'armement.
32:07 Depuis 40 ans, 50 ans, elle s'est effondrée.
32:11 - On n'avait pas besoin, en réalité.
32:12 - Non, non, mais il y a eu, bien entendu,
32:14 il y a eu les dividendes de la paix de quelqu'un très inspiré,
32:16 qui s'appelle Fabius.
32:20 Mais aujourd'hui, on redécouvre l'histoire.
32:22 On découvre que le monde est dangereux.
32:24 Donc, il faut une armée, il faut des armées qui soient équipées.
32:25 Il faut du stock, il faut durer.
32:27 Il faut être présent sur tous les moyens nécessaires.
32:30 Donc, sur le principe, ça me paraît très, très justifié.
32:34 Sur le principe.
32:35 Après, pour faire quoi ? Là, c'est une autre discussion.
32:37 - Une question sénieuse qui a été posée ce matin, Sébastien Lecordu,
32:42 sur le service militaire dans ce contexte de guerre à nos portes.
32:45 Guerre, bon, il y a une crainte, évidemment,
32:47 mais il y a aussi le terrorisme, on en a parlé.
32:49 Peut-être que le retour du service militaire,
32:51 pour un tas de raisons, serait envisageable.
32:53 Réponse du ministre ce matin.
32:54 - Souvent, nos concitoyens, quand ils veulent
32:58 le rétablissement du service militaire,
33:00 ce n'est pas à des fins militaires, c'est à des fins sociales.
33:03 En se disant, notre jeunesse serait mieux formée,
33:05 les valeurs de camaraderie, l'ordre, la discipline,
33:09 le sport, qui est un des moyens, justement,
33:11 de créer les conditions d'un vivre ensemble,
33:13 la mixité sociale et le brassage que le service permettait de faire.
33:17 Même si je vous rappelle qu'il ne concernait que les messieurs,
33:19 que c'était seulement la moitié de la population.
33:23 Ça, ça appelle peut-être plutôt une réforme de l'école
33:26 que demandait aux militaires de faire le travail des enseignants.
33:29 Ça appelle peut-être aussi une prise en compte
33:31 et une prise de conscience que les parents doivent aussi
33:33 faire leur job de parents, sans forcément attendre
33:36 de l'institution militaire qu'elle fasse aussi le job des parents.
33:38 - Ça, ça veut dire non.
33:40 - Il n'est pas vague du tout, il est très clair.
33:42 - Il est très clair.
33:43 Regardez le sondage.
33:44 Nous aussi, on avait un sondage très clair.
33:47 CSA de l'institut CSA pour CNews Europe 1.
33:49 Et Paris Match, êtes-vous pour ou contre le rétablissement
33:51 du service militaire obligatoire ?
33:53 Oui, 65% !
33:55 Maxime Thiebaud, qui est militaire de réserve.
33:59 - Oui, alors je n'ai pas le droit d'exprimer à ce titre,
34:01 mais moi, je suis effectivement pour le rétablissement
34:04 du service militaire obligatoire,
34:06 parce que je trouve que c'est un moment magnifique.
34:08 Pour le coup, j'ai adoré le petit service
34:10 que j'ai eu à connaître dans le cadre de la réserve.
34:12 Après, la difficulté, je le dis sincèrement,
34:14 c'est que je ne voudrais pas non plus qu'on arme des personnes
34:17 qui intellectuellement ne pensent pas comme nous.
34:18 Il y a aussi cette difficulté-là, c'est-à-dire qu'il y a des jeunes,
34:21 et on le sait, c'est le débat qu'on avait tout à l'heure
34:23 sur le djihadisme, sur la taquilla et autres,
34:25 qui ont des convictions qui sont complètement opposées aux nôtres.
34:28 Alors, si le service militaire permet de les rétablir
34:31 dans des convictions qui sont celles des valeurs
34:33 de la République française, tant mieux.
34:35 Et le débat est ouvert sur le fait de savoir
34:38 si ce sera pertinent ou pas.
34:39 Mais attention aussi à ne pas, malheureusement,
34:42 donner des moyens ou des connaissances à des personnes
34:45 qui ne sont pas...
34:47 - Mais on n'a pas le budget.
34:49 Non, il y a déjà...
34:50 - Ah bon, on n'a pas le budget.
34:51 - Non, non, attendez, on est dans une situation financière
34:54 qui ne permet aucunement de pouvoir reconstruire,
34:57 de rétablir de façon cohérente, efficiente,
35:00 le service militaire obligatoire.
35:02 Ce n'est pas possible.
35:02 - Mais j'aurais préféré qu'il réponde ça ce matin.
35:04 - Non, mais Sébastien Lecornu dit clairement une chose aussi,
35:07 c'est que compte tenu aujourd'hui des moyens technologiques
35:09 qui sont déployés dans une guerre qu'on appelle de guerre
35:11 de haute intensité, il faut une armée professionnelle.
35:14 Quelqu'un qui aurait été formé, par exemple, il y a 15 ans,
35:16 ne serait pas en mesure de combattre aujourd'hui
35:19 dans une guerre de haute intensité.
35:21 - En revanche...
35:22 - Oui, mais il y a une guerre des esprits, pardon,
35:23 mais il y a une guerre des esprits aussi.
35:25 Réunir des gens, essayer de saluer le même drapeau,
35:29 aller dans la même direction.
35:30 - C'est précisément ce qu'il dit.
35:31 - Mais il dit que ce n'est pas le service militaire.
35:33 - Oui, mais c'est un rôle, il en appelle, il en appelle.
35:36 Moi, j'en appelle à l'État,
35:37 j'en appelle à l'État qu'on dise vraiment les choses,
35:39 que l'éducation nationale redevienne
35:42 ce lieu de diffusion des valeurs patriotiques,
35:44 de notre identité.
35:46 Donc c'est vrai qu'on est en combat
35:48 et c'est vrai que ce n'est pas seulement à l'armée de le faire.
35:50 Dans l'armée, il faudrait qu'elle soit quand même
35:52 renforcée dans ses effectifs également.
35:54 Et la condition militaire aujourd'hui est un vrai problème.
35:56 - Oui, mais il a raison, le ministre,
36:00 quand il dit que c'est à l'école de porter cela,
36:02 parce que c'est dans le plus jeune âge que les convictions arrivent.
36:05 Il suffit de relire Bernanos.
36:07 "L'enfant est une coque vide qui n'attend qu'une chose,
36:09 c'est que des valeurs, qu'elles soient les bonnes,
36:11 lui soient transmises."
36:12 Et donc c'est à l'enfance que l'on doit transmettre des convictions.
36:16 Le problème, c'est que l'enfant aussi, on l'a voulu comme roi
36:19 et comme doué de compétences intracettes
36:21 et qu'il n'aurait plus rien à apprendre.
36:23 Il devrait apprendre de lui-même.
36:24 Donc il faut changer notre logiciel.
36:27 - Il n'y avait plus de danger ?
36:29 - Mais si, il y a un danger.
36:29 - On a considéré qu'il n'y a plus de danger dans ce pays.
36:33 - Je suis d'accord avec vous, on a nié tous les dangers.
36:36 C'était le déni.
36:38 Mais moi, je dirais qu'il n'y avait pas que le déni,
36:40 il y avait aussi de la lâcheté,
36:41 parce qu'on ne voulait pas dire les choses.
36:42 Il n'y avait pas intérêt à dire les choses à tout niveau.
36:45 Celui qui parle, le premier, ou celui qui dit la vérité,
36:49 il doit être exécuté, disait Schlieber, non ?
36:51 - Oui, et Aubin en 2004 s'en est témoigné.
36:54 Bon, je voulais terminer par une toute petite séquence,
36:56 mais qui est assez violente,
36:57 qui a été tournée à Brest le week-end dernier,
36:58 deux soirs de suite des combats à mains nues.
37:00 Je ne sais pas si vous avez vu ces images,
37:02 ça s'est passé en marche du Ramadan dans la communauté mahoraise.
37:04 C'est inspiré d'une tradition, paraît-il, qui s'appelle le mourighé.
37:07 Plus de 200 personnes ont assisté à ces combats à mains nues.
37:10 Les policiers sont arrivés, ils ont été sur place,
37:13 ils ont été pris à partie par une soixantaine d'individus.
37:16 Et vous allez entendre pourquoi ils n'ont pas pu intervenir.
37:20 - On n'a pas pu procéder aux interpellations
37:33 parce qu'en fait, ils étaient beaucoup trop nombreux
37:35 et ils se sont ravés sur nous,
37:37 et une soixantaine, comme je vous le dis,
37:38 étaient bien échauffées déjà de leur manifestation,
37:40 de leur tradition avec laquelle ils ont à se battre.
37:43 Alors, pour nous, ce n'était pas possible.
37:45 Si on voulait interpeller, on était obligé d'engager d'autres moyens.
37:48 Maintenant, c'était un risque de faire des blessés plutôt qu'autre chose.
37:54 On ne peut pas gérer ça une douzaine
37:55 et à un moment donné, il va falloir faire cesser les infractions.
37:58 - Voilà, donc on ne peut pas intervenir.
38:00 Il y a des endroits où on ne peut pas intervenir en France.
38:03 Alors, on a expliqué, ce policier explique,
38:07 pourquoi, et sans doute à juste titre,
38:09 mais enfin, on peut quand même s'en étonner.
38:11 - On s'en étonne, mais bon,
38:13 quand on intervient dans une telle situation,
38:15 la réalité s'impose, donc il faut faire preuve de réalisme.
38:18 Maintenant, le fait qu'on puisse de moins en moins intervenir,
38:21 ce qui s'est passé il y a deux semaines à Rennes,
38:23 avec pendant plus de deux heures,
38:25 les usages des armes à feu, des armes automatiques,
38:28 et qu'on ne puisse pas intervenir...
38:30 - On a attendu le RAID.
38:33 - En tout cas, ça pose vraiment aujourd'hui des questions de fond
38:37 sur l'état de notre société.
38:39 Mais ce n'est pas forcément le problème de l'intervention,
38:42 c'est le problème en amont.
38:43 Pourquoi cela se produit-il ?
38:45 C'est ça la vraie question.
38:46 Et pourquoi cela va continuer et s'accroître ?
38:50 - Puis quand le policier ou le gendarme intervient,
38:52 il prend des risques très importants aussi.
38:55 Il le sait, sur le plan pénal.
38:57 - Il n'y a pas eu d'interpellation, évidemment.
38:59 Ils n'ont pas pu aller, effectivement...
39:01 - Il faut les convertir aux jeux celtiques, c'est moins dangereux.
39:04 - Ce qui est inquiétant, si vous voulez,
39:05 c'est que ces questions, on se les pose depuis très longtemps,
39:07 les questions liées à la sécurité.
39:09 Souvenez-vous de la campagne présidentielle de 2002.
39:11 Elle a été faite en très grande partie
39:13 sur les questions liées à l'insécurité.
39:15 On est en 2024, 22 ans plus tard.
39:18 - Et les déclarations ?
39:18 - Et l'insécurité n'a fait qu'augmenter.
39:20 - Et les déclarations du Premier ministre Jospin
39:22 dans sa campagne présidentielle, très intéressante.
39:24 - J'ai des preuves de naïveté, il disait.
39:26 J'ai des preuves de naïveté.
39:27 - Exactement.
39:27 - En 22 ans, on fait le même constat depuis plus de...
39:30 des décennies.
39:32 - Et on parle de réarmement.
39:34 Si le ministre, quand il a raison de dire qu'il faut se réarmer
39:37 en attendant, qu'en est-il des territoires
39:39 que nous perdons chaque jour ?
39:40 Parce qu'il faut être cohérent.
39:42 Je veux bien qu'on...
39:42 Mais il faut un réarmement moral, idéologique.
39:44 Et il ne faut plus rien accepter sur notre territoire.
39:46 Et sans évoquer qu'un militaire français,
39:49 je le disais encore à midi,
39:50 ne peut pas se balader en tenue dans une partie
39:52 du territoire français sans être agressé.
39:55 Ça, c'est une réalité.
39:56 - On va en rester là pour ce soir.
39:58 On aurait pu parler du déficit.
40:00 Je pense que...
40:01 Abyssal, je pense que...
40:02 - Anecdote ?
40:03 - J'ai eu bien...
40:03 J'ai eu bien...
40:04 Parce qu'on parlera dans ce soir-info à 22h30.
40:07 Maureen Vidal à 22h.
40:08 Je vous remercie tous les trois d'avoir participé
40:10 à cette émission.
40:11 Merci à Jade Roger et à Adrien Fanto
40:12 d'avoir aidé à la préparer.
40:15 Bye bye et à demain.
40:16 ...