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00:00 sur ce plateau, Armel Charié. Bonjour, Armel.
00:02 -Bonjour, Pauline.
00:03 -Cet accord obtenu de haute lutte sur l'ouverture,
00:05 sous condition, à partir de vendredi,
00:08 du terminal de Rafah
00:09 pour faire entrer l'aide humanitaire à Gaza,
00:12 c'est le seul élément tangible, visible
00:14 de cette visite express de Joe Biden ?
00:17 -Oui, et un élément que les Palestiniens,
00:19 s'ils le voient se mettre en place,
00:22 vraisemblablement, ne le verront pas avant vendredi,
00:25 puisque tout de suite, on a indiqué
00:27 qu'il fallait réparer un certain nombre de routes
00:29 que, à l'arrivée des camions, la vingtaine de camions,
00:32 ce serait pour vendredi.
00:34 Joe Biden, qui est venu,
00:36 devait négocier pour les otages,
00:38 il devait négocier pour les Palestiniens
00:41 de nationalité américaine,
00:43 qui sont retenus du côté de Rafah.
00:45 Il devait évidemment parler
00:46 de tout ce qui allait être l'aide humanitaire,
00:49 des corridors, des choses comme ça.
00:51 Et finalement, ces camions,
00:53 c'est la première étape, j'allais dire,
00:55 sous condition, on l'a entendu,
00:57 il faut que les Hamas ne les pillent pas,
00:59 qu'ils puissent passer pour que derrière,
01:02 il y en ait d'autres,
01:03 mais le fait d'ouvrir, par exemple,
01:05 le tunnel de Rafah pour laisser des réfugiés palestiniens
01:08 sortir, ça, il n'a pas obtenu de la part des Égyptiens,
01:11 qui essaient quand même de dire que les choses se sont bien passées.
01:15 Mais on voit que, là, j'allais dire,
01:17 les discussions n'ont pas été allées très loin.
01:20 -Côté israélien, il y avait bien sûr l'affichage,
01:23 l'importance de l'image de ce président américain
01:26 qui se déplace en personne en Israël
01:28 pour apporter son soutien à Benyamin Netanyahou.
01:31 Il y a eu toutefois, dans le discours qu'il y a prononcé,
01:34 ce petit extrait qu'on va écouter ensemble,
01:36 qui est important et qu'on va analyser.
01:39 ...
02:00 -La justice doit être rendue, mais je vous mets en garde.
02:03 Si vous ressentez de la rage, ne vous laissez pas envahir par elle.
02:07 Après le 11 septembre, nous étions enragés aux Etats-Unis.
02:10 Nous avons cherché à obtenir justice et nous l'avons obtenue,
02:14 mais nous avons aussi commis des erreurs.
02:16 -Les propos qui nous intéressaient étaient ceux de Joe Biden,
02:20 qui a dit lors de ce discours aux Israéliens
02:22 "Ne faites pas les erreurs que nous avons commises
02:25 "après le 11 septembre, ne soyez pas mus par la rage."
02:28 Ca veut dire qu'il appelle à la retenue ?
02:30 -Oui, en quelque sorte.
02:32 Ce qui est intéressant, c'est le moment dans lequel ça se trouve.
02:35 Joe Biden est arrivé avec vraiment, j'allais dire,
02:40 le fait d'adouber Israël,
02:42 le fait d'arriver avec des porte-avions,
02:44 d'arriver avec aussi une capacité de négociation,
02:47 d'arriver avec... Il avait entre ses mains
02:50 deux autres choses qu'il voulait mettre en place,
02:53 et vraiment, son grand discours a de l'aide à Israël.
02:56 C'était de dire "Nous sommes dans une guerre,
02:59 "on qualifie le Hamas de terroriste."
03:01 Dans ses bagages, il avait aussi les images
03:05 que les renseignements américains ont mis à disposition
03:08 pour dire "l'hôpital qui a été touché à Gaza,
03:10 "nous, les Américains, on valide la thèse israélienne
03:14 "qui est que c'est un tir qui vient soit du Hamas
03:16 "soit du djihad islamique."
03:18 Et derrière, effectivement, on se retrouve
03:20 avec le fait d'avoir un décret Shando.
03:23 C'est vrai que quand on voit la façon dont les pays arabes autour
03:26 essaient de contenir, en fait, l'embrasement de la région
03:30 parce qu'ils n'ont pas envie de se retrouver avec une guerre,
03:34 avec le Liban, avec la Cisjordanie,
03:36 et tout le monde a l'inquiétude de ce qui peut se passer en Iran,
03:39 certainement, Joe Biden est arrivé pas tant avec cette impression-là,
03:43 mais se rendant compte aussi que c'était là qu'il mettait des pieds.
03:47 Et que donc, du coup, si demain, il y a une incursion
03:50 de la part des Israéliens dans la bande de Gaza,
03:53 ça veut dire qu'il y aura beaucoup de morts
03:55 des deux côtés, palestiniens et israéliens.
03:58 Les Israéliens disent, grosso modo,
04:00 qu'ils tableraient sur une projection
04:03 d'une année de combats. On ne sait pas du tout
04:05 si ce sera beaucoup plus réduit, si ce sera ce temps-là.
04:08 Vous voyez à quoi ressemble la bande de Gaza.
04:11 C'est un endroit qui est bombardé.
04:12 Quand c'est bombardé, on sait que les combats sont meurtriers
04:16 parce que vous avez des capacités de se cacher.
04:18 C'est difficile de délocaliser des gens dans des ruines.
04:22 En plus, on sera sur leur territoire.
04:24 On a toujours en tête qu'il y a les otages à sortir
04:27 ou la majorité des otages à sortir.
04:29 Donc, à un moment donné, on sort de tout ça
04:31 et quand les présidents américains disent
04:34 "ne commettez pas l'erreur de vous enférer dans la guerre
04:37 "dans laquelle nous avons été sortis",
04:39 puisque l'Afghanistan est dans les mémoires,
04:42 c'est très parlant.