Alors qu’une enquête a été ouverte pour «entrave à l’exercice de la fonction d’enseignant», Fabrice Balanche, maître de conférences à l’université Lyon-II, a déposé plainte selon les informations du Figaro. L’enseignant a signé la demande de plainte ce matin. L’université devrait la déposer en son nom dans l’après-midi.
Les faits se sont déroulés mardi 1er avril à l’université Lumière Lyon 2. Fabrice Balanche, maître de conférences en géographie et spécialiste du Moyen-Orient, assurait un cours sur la politique européenne de voisinage.
Celui-ci a été interrompu par une quinzaine de personnes, masquées et encapuchonnées. « Racistes, sionistes, c’est vous les terroristes » est notamment scandé par ce groupe, tandis qu’une pancarte « Pour une Palestine libre » est brandie. Devant cette manifestation en plein cours, le professeur préfère quitter l’amphithéâtre sous les huées, alors que certains lui demandent d’« assumer ».
Sur leur compte Instagram, dans un long communiqué publié ce vendredi 4 avril, les étudiants regroupés derrière le groupe « Autonomes de Lyon 2 » ont revendiqué l’action, dénonçant « le soutien inconditionnel de Fabrice Balanche à la politique des régimes israéliens et assadistes ».
« Nous invitons la présidence (de l’université) à reconnaître la position de militant d’extrême droite de Fabrice Balanche, qui utilise le nom de l’université Lyon 2 (tout en étant payé par elle) pour vernir ses propos colonialistes. Sa place n’est aucunement dans une université mais sur un plateau de Cnews », ajoutent les étudiants autonomes de Lyon 2.
Les faits se sont déroulés mardi 1er avril à l’université Lumière Lyon 2. Fabrice Balanche, maître de conférences en géographie et spécialiste du Moyen-Orient, assurait un cours sur la politique européenne de voisinage.
Celui-ci a été interrompu par une quinzaine de personnes, masquées et encapuchonnées. « Racistes, sionistes, c’est vous les terroristes » est notamment scandé par ce groupe, tandis qu’une pancarte « Pour une Palestine libre » est brandie. Devant cette manifestation en plein cours, le professeur préfère quitter l’amphithéâtre sous les huées, alors que certains lui demandent d’« assumer ».
Sur leur compte Instagram, dans un long communiqué publié ce vendredi 4 avril, les étudiants regroupés derrière le groupe « Autonomes de Lyon 2 » ont revendiqué l’action, dénonçant « le soutien inconditionnel de Fabrice Balanche à la politique des régimes israéliens et assadistes ».
« Nous invitons la présidence (de l’université) à reconnaître la position de militant d’extrême droite de Fabrice Balanche, qui utilise le nom de l’université Lyon 2 (tout en étant payé par elle) pour vernir ses propos colonialistes. Sa place n’est aucunement dans une université mais sur un plateau de Cnews », ajoutent les étudiants autonomes de Lyon 2.
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00:00Oui, j'étais à moitié surpris parce qu'en fait ça fait deux ans qu'on a des mouvements pro-palestiniens
00:07qui se disent anti-sionistes, mais bon la différence entre l'anti-sionisme et l'anti-sémitisme chez eux c'est une feuille de papier à cigarette.
00:14Donc ça fait deux ans qu'ils prospèrent dans l'université dès l'après 7 octobre,
00:20qui est une certaine complicité de certains enseignants à leur égard, qui les encourage dans leur délire.
00:26Et là, bon, ils ont décidé de venir interrompre mon cours, un cours d'ailleurs qui n'avait absolument rien à voir avec la Palestine,
00:32c'était le voisinage de l'Union Européenne, je dois le préciser.
00:36Bon, c'est de l'intimidation classique,
00:40mais ça va quand même plus loin aujourd'hui
00:43que les simples revendications de l'extrême gauche par rapport aux retraites, par rapport au manque de moyens à l'université, ou des choses comme ça.
00:49Là, ce sont clairement des revendications islamo-gauchistes
00:53avec l'islamisme qui prend le dessus.
00:57C'est parce que je me suis opposé, donc, à la rupture du jeûne à l'université,
01:02ce qu'exige ce groupe d'étudiants, avec en plus, évidemment, salle de prière
01:08et compagnie pour que les musulmans sur le campus puissent vivre leur foi.
01:14Mais ça, il faut bien comprendre que c'est pas un but, c'est un moyen pour eux, c'est un moyen de déstabilisation de l'université,
01:20un moyen de déstabilisation, d'une manière générale, la société française,
01:24avant la phase d'attaque et de conquête, si on s'en réfère aux leçons d'Abou Moussab al-Souri,
01:32l'idéologue de Daesh, et qui aussi inspire les frères musulmans.
01:38Je dois ajouter qu'il y a trois semaines, j'ai fait l'objet d'un signalement pour l'islamophobie,
01:43parce que, lors de la réunion annuelle des référents défense des universités de Rhône-Alpes,
01:50j'ai traité de l'attentat suicide en islam.
01:54En expliquant les ressorts, les aboutissants, etc.
01:56Et ça m'a valu une accusation d'islamophobie.
01:59L'université refuse de faire le lien, aujourd'hui, entre ce signalement fait par un groupe d'étudiants
02:04dont on ne veut pas me révéler le nom, et ce qui s'est produit dans mon cours aujourd'hui.
02:10Pourtant, il me semble que je dois être dans le collimateur d'un groupe islamo-gauchiste,
02:15et peut-être plus islamiste que gauchiste, depuis quelques semaines, quelques temps.
02:21Et c'est ça qui a valu cette action.
02:24Génie Bastier va vous poser une question.
02:26J'admire votre courage et je...