Le Rassemblement national (RN) tente de mobiliser un maximum de militants et de manifestants pour son "meeting de soutien à Marine Le Pen" ce dimanche 6 avril à Paris, après sa condamnation à 4 ans de prison dont 2 ferme pour détournement de fonds publics, à 100.000 euros d'amende et à 5 ans d'inéligibilité dans l'affaire des assistants parlementaires européens du Front national. En parallèle, des contre-rassemblements sont organisés à Paris par la gauche et le parti Renaissance.
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00:00— On va prendre la direction de Marseille avec Anne Boisis, la correspondante de BFM TV. Anne, les militants et des têtes d'affiches sont appelés à se mobiliser dès ce matin.
00:09La salle est très loin d'être remplie sur les images que je vois.
00:13— Oui, tout à fait. Le rendez-vous a été donné ici à 10 h 30. Et depuis quelques minutes, des prises de parole ont commencé.
00:22Plusieurs dizaines de personnes faisaient la queue devant cette salle de réception avant le début de ce meeting.
00:30Depuis le début de la semaine, dans la région, plusieurs sessions de collage, d'affichage ou de tractage ont été organisées pour soutenir Marine Le Pen.
00:37Et aujourd'hui, c'est donc un rassemblement ici dans cette salle de réception pour les militants ici avec qui on a pu échanger.
00:43Eh bien la condamnation de Marine Le Pen est une décision qu'ils jugent antidémocratique, antipolitique et injuste.
00:49Et pour eux, hors de question que Marine Le Pen ne puisse pas se représenter. Et donc vous le voyez, beaucoup de militants, parmi lesquels,
00:57sont présents ici. Et d'autres nous ont confié aussi vouloir prendre le train direction Paris pour pouvoir assister à la mobilisation
01:04en soutien à Marine Le Pen demain, prévu à Paris, donc à 15 h. — Merci beaucoup, Anne.
01:09Avec Nicolas Karm sur le plateau, j'accueille Sabrina Gresset-Goubach. Bonjour. — Bonjour.
01:14— Merci d'être présente, conseillère régionale Renaissance de la région sud, ancienne secrétaire d'État à la Citoyenneté et à la Ville.
01:20Rebonjour Laurent Neman. Il réalise politique BFM TV. Et à distance, je salue et j'accueille Marine Tendelier.
01:25Merci d'être avec nous, secrétaire nationale du parti Les Écologistes. Et vous êtes en direct du Nord, près des nains Beaumont.
01:32Avant d'échanger avec vous, on va prendre la direction de Valenciennes pour retrouver Laura Baquet, qui est sur place pour BFM TV.
01:38Laura, il y a ces rassemblements. Il y a aussi dans certains endroits des opérations de tractage. C'est le cas sur ce marché de Valenciennes
01:45pour le Rassemblement national. Comment ça se passe ? — Oui, exactement. Ronald, écoutez, pour l'instant, depuis une heure,
01:54une dizaine de militants du Rassemblement national sont dispersés tout autour du marché, un marché qui a une centaine d'exposants.
02:00Beaucoup de passages, donc, et l'occasion pour les militants d'échanger avec les habitants et de distribuer les 500 tracts qu'ils ont dans les mains.
02:07Bonjour, Tanguy. Vous êtes là donc depuis une heure. Dites-nous comment ça se passe depuis ce matin.
02:12— Bonjour. Écoutez, ça se passe très très bien sur le marché de Valenciennes. On a énormément de monde qui veut signer la pétition,
02:18qui récupère le tract, et aussi des gens qui vont se mobiliser demain à 15 h, place Vauban à Paris, en soutien à Marine Le Pen et à la démocratie.
02:24— Pourquoi c'est important pour vous d'être là aujourd'hui ? Quel est l'objectif de cette mobilisation ?
02:28— Écoutez, c'est important pour moi d'être ici avec les militants pour faire passer le message qu'il faut sauver la démocratie et soutenir Marine Le Pen
02:34pour qu'elle soit candidate à l'élection présidentielle de 2026 prochainement.
02:39— Vous parliez du rassemblement de demain. Mais la mobilisation, elle va se poursuivre. Vous me disiez « Les tractages vont continuer ».
02:45Finalement, on continue la course à la présidentielle ? — Alors c'est pas forcément la course à la présidentielle.
02:49Mais ce qui est sûr, c'est que la mobilisation ira bien au-delà de demain, de la mobilisation « Demain, place Vauban ».
02:54On va continuer à être sur les marchés. On va continuer à boiter, à coller, à faire passer le message qu'il faut sauver la démocratie
02:59et soutenir Marine Le Pen parce que ça concerne les millions de Français qui votent à l'élection présidentielle, effectivement.
03:04— Merci, Tanguy. Sur les réseaux sociaux, Marine Le Pen annonce que 500 000 personnes auraient déjà signé la pétition.
03:10Demain, depuis le Nord, 2 bus partiront pour se rendre à Paris, place Vauban, pour le rassemblement en soutien à Marine Le Pen.
03:17— Merci beaucoup, Laura, avec Célia Vallée pour BFMTV. Je vais me tourner vers Marine Tondaguier.
03:22Je précise parce que c'est important que vous êtes dans le Pas-de-Calais et non dans le Nord, comme je le disais il y a quelques instants.
03:26C'est important. Il faut être précis. Et je sais que vous allez me faire remarquer en direct. Je prends les devants.
03:32Il y a ce rassemblement, place Vauban, pour le soutien de Marine Le Pen. Il y a un contre-rassemblement, place de la République,
03:39auquel vous participerez en tout cas soit à distance, soit précisément, entre LFI et les écologistes. Est-ce que ça veut dire que...
03:45— Je n'y serai physiquement, en personne. Ne vous inquiétez pas. — Vous y serez physiquement... Je ne suis pas inquiète du tout. J'en étais à peu près sûre.
03:50Quel est le sens que vous donnez à ce rassemblement ?
03:56— Écoutez, je pense que comme moi, de nombreuses Françaises sont un peu abasourdies de voir que quelqu'un qui prétend aux plus hautes fonctions politiques
04:07de ce pays, la présidence de la République, se permet de mettre en cause la justice, de se faire passer pour une victime alors que jusqu'à preuve du contraire,
04:15elle est coupable, et organise un rassemblement qui n'est pas juste un rassemblement de soutien à Marine Le Pen, qui est un rassemblement de remise en cause
04:23de notre système judiciaire, mais juste pour elle, pas pour tous les autres pour qui, là, elles trouvent que la justice est trop laxiste,
04:29et une remise en cause de l'État de droit. Et donc c'est grave. On ne peut pas rester indifférents à ça. Il y a beaucoup d'initiatives qui sont en train de se monter
04:37avec toute la société civile qui se mobilise, qui auront lieu dans les jours, dans les semaines qui viennent. Mais il nous paraissait important de marquer le coup dimanche,
04:44et que pour celles et ceux qui ne veulent pas rester dans leur canapé devant la télé à subir ces images du rassemblement de Marine Le Pen, d'être acteurs
04:50du contre-rassemblement à partir de 13h, Place de la République à Paris.
04:54– Le rendez-vous, je précise juste parce que c'est important, elle n'est plus, elle est considérée de nouveau comme une présume innocente,
04:59puisqu'elle a fait appel de la décision et la condamnation au premier instant. Je reviens à vous dans un instant, Marine Tondelier.
05:04Trois rassemblements, on a l'impression que c'est le coup d'envoi de la campagne de 2027, et que chacun cherche ses marques et son positionnement,
05:12visiblement, face ou pour, évidemment, pour le Rassemblement national. Comment vous analysez ce qui va se passer demain ?
05:18Ce rassemblement Place Beaumain pour le Rassemblement national, LFI et les écologistes, Place de la République, mais sans le PS, sans le Parti communiste,
05:24et puis de l'autre côté, Gabriel Attal qui rassemble.
05:27– Mais c'était déjà prévu. – C'était déjà prévu, mais le mot d'ordre semble avoir changé,
05:31c'est-à-dire que de nouveau, on remet le Rassemblement national et on se dit, on s'oppose au Rassemblement national ou à l'extrême-droite.
05:34On a le sentiment qu'on se positionne un petit peu comme ça. Quelle est, vous, votre analyse ?
05:37– Alors moi, mon analyse, elle est simple. Pour le coup, je vais rejoindre Marine Tondelier sur un propos,
05:43c'est manifester contre une décision de justice. C'est quoi la prochaine étape ?
05:46On renverse les juges, on impose sa loi. Enfin moi, je suis quand même abasourdie, mais vraiment,
05:52je le dis de la manière la plus directe possible, par globalement la classe politique qui s'est émue de la condamnation de Marine Le Pen.
06:01Alors que les Français ne se sont pas émus de la condamnation de Marine Le Pen.
06:07– En fait, on a beaucoup plus parlé de l'exécution provisoire que de la condamnation et du fond de la condamnation.
06:10– Oui, mais globalement, regardez les Français, j'ai écouté Laurent Neumann hier, il me semble, qui donnait un sondage.
06:15– Entre 57 et 66 % de Français. – Absolument, de Français qui considèrent
06:18qu'elle a été traitée comme une justiciable, comme les autres, parce qu'elle l'est, c'est ce que moi, je crois.
06:24Mais moi, je m'inquiète aussi de la classe politique qui se dit, je peux être à sa place ou je suis à sa place.
06:33Et donc, on se défend entre nous, les politiques. – Ça, c'est pour Jean-Luc Mélenchon que vous dites ça.
06:36– Non, mais je dis ça pour tout le monde. Moi, je mets… Alors, il y a plusieurs choses.
06:41Concernant le RN avec son rassemblement, le rassemblement contre une décision de justice, je trouve ça gravissime.
06:47– On sent bien que le ton a quand même changé. – Oui, un peu changé, oui, d'accord.
06:51– On est passé à la dictature des juges avec le soutien de Marine Le Pen.
06:56– Non, la tyrannie. Ils ont quand même traité les juges de tyrants, c'est-à-dire que les juges du siège
07:01qui ont jugé Marine Le Pen sont des tyrants, et puis ils sont un peu moins tyrants, parce que finalement,
07:05elle réussit à avoir une accélération du calendrier judiciaire sur un audiencement à l'été 2026.
07:13Dans le tact, pas de problème. Mais moi, ce que je dis, c'est qu'il faut revenir à ce qu'est ce rassemblement.
07:20C'est un rassemblement que le RN organise, et vous verrez que… Je regardais les images de chez moi,
07:25notamment de Marseille, il n'y a pas des foules, il n'y a personne. Enfin, comme on dirait à Marseille, il y a des gars.
07:30Enfin, on ne va pas non plus en faire des caisses. Non, il y a des gars là-bas, il n'y a personne.
07:37L'autre chose, c'est que les Français ne sont pas dupes. Les Français ne sont pas dupes.
07:41C'est bien un rassemblement qui vient contester une décision de justice.
07:45La même qui appelait à l'inéligibilité à vie de tous ceux qui porteraient…
07:50– C'est la deuxième ou troisième mesure de son programme électoral.
07:52– Absolument, mais qui porterait sur des détournements de fonds publics.
07:55Et juste pour recontextualiser, on parle bien du RN qui a été condamné en première instance
08:01pour 4,5 millions de fonds publics détournés, parce qu'ils disent
08:04« Nous, sur le plan administratif, on n'est pas d'accord avec les lois et les règlements de l'Union Européenne ».
08:10Super, mais on fait quoi ? On change la loi en fonction…
08:13– C'est ce qui explique le risque de récidive qui a motivé une partie de l'exécution provisoire.
08:17– L'exécution provisoire. Et regardez les Français non plus sur l'exécution provisoire.
08:20Ils ne sont pas plus émus que ça. C'est bien la classe politique que ça a ému, et pas les Français.
08:25– D'ailleurs, si vous me permettez, on va être précis, puisque vous avez cité un sondage,
08:29on va le citer réellement, c'était un sondage Elab pour BFMTV,
08:33publié après l'annonce du jugement, donc mardi dernier.
08:37Et effectivement, 57% des Français disaient que cette décision judiciaire était normale,
08:43et 68% des Français disaient que l'exécution provisoire en l'espèce était parfaitement juste.
08:50– Je crois que c'est monté à 66% de Figaro.
08:53– Mais toute la difficulté en réalité, elle est là.
08:56Une décision de justice, on a parfaitement le droit de la critiquer.
09:00Il y a des professeurs de droit qui, toute l'année, passent leur vie à analyser de façon critique.
09:05– C'est parce que l'on dit effectivement que c'est une violence.
09:07– Et pire que ça, ça produit de la doctrine, et donc ça produit du droit.
09:11– Absolument.
09:12– En revanche, c'en est une autre de critiquer l'institution judiciaire et les juges eux-mêmes.
09:17– Et de leur mettre une cible sur le dos.
09:20– Mais c'est toute la difficulté de ce rassemblement, parce qu'en fait, ce rassemblement, c'est quoi ?
09:24Il y a une première manche judiciaire, on a eu l'annonce lundi,
09:28il y a une deuxième manche, si j'ose dire, qui est le tribunal de l'opinion,
09:32et on voit bien la manœuvre politique.
09:34L'idée c'est de dire, j'ai été déclaré coupable, je suis à nouveau présumé innocent de ce que j'ai fait appel,
09:39c'est le cas, mais du coup, je veux montrer à l'opinion que je ne suis pas seulement présumé innocent,
09:44mais d'une certaine manière, je suis victime d'une décision de justice
09:48parce qu'on m'empêche de me présenter.
09:50Et c'est là où est toute la difficulté pour Marine Le Pen,
09:53parce qu'est-ce qu'elle est capable, à travers ce type de manifestation, de retourner l'opinion ?
09:58C'est toute la difficulté, parce que même dans l'électorat de Marine Le Pen,
10:02il y a cette idée qu'au fond, il faut peut-être laisser la justice se faire,
10:07la justice passer, et on verra à la fin des courses.
10:10La fin des courses, c'est un procès en appel dont l'arrêt arrivera, a priori, avant l'été 2025.
10:15Marine Tendonnier, je reviens vers vous.
10:17Deux questions en une avant de vous libérer.
10:20La dernière manifestation contre le racisme à l'initiative d'une partie de la gauche
10:25n'a pas été un immense succès populaire.
10:27Est-ce que c'est quelque chose que vous craignez ?
10:29Est-ce que vous déplorez le fait que le PS ou le PC ne viennent pas officiellement manifester avec vous demain ?
10:38Je vois bien qu'on va avoir toutes les raisons de s'interroger sur cette mobilisation, c'est normal.
10:43Mais je voulais répondre à la question que vous avez posée juste avant,
10:46à ceux qui sont en plateau en disant que c'est 2027.
10:49Est-ce que ce n'est pas un lancement de 2027 parce qu'il y a d'un côté Le Pen,
10:52d'un autre côté les macronistes et une partie de la gauche à République ?
10:55En fait, il ne faut pas tous poser à l'aune de 2027.
10:58Ce qui se passe aujourd'hui est choquant.
11:00C'est pour ça qu'il y a des manifestations.
11:02On serait la veille de la présidentielle ou six ans avant, ce serait la même chose.
11:05Moi, je ne réagis pas parce que j'ai un compte à rebours de la présidentielle
11:08sur mon poignet que je regarderai toutes les heures.
11:11Je réagis parce que ce qui se passe est extrêmement grave et que ça devrait nous inquiéter.
11:15Ce qui m'inquiète également, pour répondre à la question que vous venez de me poser,
11:18c'est qu'effectivement toute la gauche n'est pas appelée à ce rassemblement.
11:21Mais je vais vous dire, je ne vais pas perdre mon week-end à couper les cheveux en quatre
11:26pour trouver plein de raisons de me contorsionner et de ne pas venir.
11:29Il y a Marine Le Pen qui appelle à une manifestation qui est en soutien à elle,
11:33mais en réalité en opposition à la justice et contraire à l'état de droit.
11:36Il semble normal d'un seul homme, d'une seule femme de se mobiliser à République
11:41comme les parisiens, les franciliens l'ont fait à chaque fois que la République était menacée.
11:46Après les attentats de Charlie Hebdo, dans des moments durs de notre vie politique
11:49parce qu'il y avait des réformes antisociales qui se préparaient,
11:52le corps collectif disait d'un seul homme, d'une seule femme, allons à République.
11:56C'est ce qu'il faut faire dimanche de manière urgente, comme une mobilisation spontanée.
12:01Et moi, je ne vais pas compter dans la foule combien il y a de communistes,
12:04combien il y a de socialistes, mais vous verrez qu'il y en aura.
12:06Les militants, la base sera là.
12:08Que les appareils décident de ne pas appeler pour des raisons qui leur appartiennent
12:11et que je respecte parce que nous sommes des institutions démocratiques.
12:15On a nos règles de fonctionnement et nos contraintes chacun.
12:18Mais voilà, je ne vais pas débattre tout le week-end de qui appelle et qui n'appelle pas
12:21et je comprendrai mal que certains passent le week-end à se contorsionner,
12:24à couper les cheveux en quatre pour trouver des prétextes pour ne pas être là.
12:27La République est menacée.
12:29Celles et ceux que ça choque doivent pouvoir, sans polémique, aller place de la République.
12:34Et celles qui voudront plutôt participer à d'autres rassemblements qui arriveront plus tard,
12:38que ce soit celui que l'associative civile organise pour la fin de semaine prochaine
12:42ou tout simplement le 1er mai, comme on a l'habitude de le faire aussi chaque année.
12:45Peut-être que cette année, ça aura une saveur, une tournure particulière.
12:48Eh bien, on sera là.
12:49Arrêtons de polémiquer sur qui, quand, comment, pourquoi.
12:52Soyons là pour celles qu'ils veulent.
12:53Et puis ceux qui veulent venir plus tard, viendront plus tard.
12:55Ils seront les bienvenus.
12:56Mais nous, on défend l'État de droit.
12:57Et il me semble important, votre chaîne va diffuser.
13:00C'est normal, c'est votre travail.
13:01Vous allez diffuser, dimanche, toute la journée, des images du rassemblement de Marine Le Pen.
13:06Je suis très contente que vous ayez à côté à poser des images d'un autre rassemblement populaire
13:10et lui, en soutien de l'État de droit.
13:12C'est ça le but.
13:13Et ce sera à partir de 13h.
13:14Merci beaucoup, Marine Tondelier, d'avoir été avec nous en direct du Pas-de-Calais.
13:17Merci beaucoup à tous les deux également.
13:19Je mets un terme à l'échange là-dessus parce qu'on voulait évidemment s'intéresser à ce qui se passe en Ukraine.
13:23Juste peut-être appeler la mobilisation des forces de l'ordre.
13:25Un millier de policiers est mobilisé demain.
13:28Et encore une fois, on sait compter sur eux pour qu'il n'y ait pas de débordements
13:32et que le travail soit parfaitement fait.
13:34Et c'est 2000 qui seraient à mes côtés demain pour évoquer cet aspect extrêmement important.
13:38Évidemment, pour éviter les débordements.
13:39Et surtout pour garantir le droit de manifester qui est un droit constitutionnel.
13:42On le rappelle.
13:43Laurent, je sais que c'est quelque chose qui vous tient à cœur.