Après des années de procédure, les parents de Théo Grataloup, 17 ans, affrontent ce jeudi en justice le géant de la chimie Bayer-Monsanto. Ils accusent son produit phare, le glyphosate, d'être responsable des malformations congénitales de leur fils. "ici Isère" les a rencontré à Moidieu-Détourbe, en Isère
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00:00La finalité, c'est vraiment dans ce procès, c'est d'alerter les juges, c'est de faire en sorte que les responsables de l'empoisonnement de notre fils soient condamnés et que ce soit reconnu comme tel pour qu'enfin la réglementation, dans un second temps, puisse évoluer.
00:19On a vu avec tous les rebondissements, les réautorisations de l'utilisation du glyphosate qui ont été faites ces dernières années, malgré les cancers, malgré tous les cas, que ces renouvellements sont encore passés et que les responsables de cette entreprise continuent à commercialiser ce type de produit d'une manière extrêmement large.
00:44Donc voilà, il y a une bataille médiatique et une bataille de la connaissance pour que les gens soient informés réellement de la dangerosité de ces produits et qu'ils cessent de les utiliser.
00:56Mais au-delà de ça, ce n'est pas forcément les gens puisque dans la plupart des cas, nous sommes tous des victimes passives où finalement, on ne fait que subir les épandages de ces produits, l'utilisation de ces produits qui vont se retrouver dans la nature, dans notre alimentation.
01:10Et ça, c'est quelque chose qu'on ne peut que très difficilement passer à côté parce que même si on dit dans mon jardin, je ne vais pas mettre de glyphosate, dans l'alimentation, dans l'eau que je bois, dans les produits que je vais acheter partout, on sera quand même exposé à ces produits et à la dangerosité de ces produits.