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00:00Est-ce que vous considérez, comme Marine Le Pen, que la sanction prononcée contre elle,
00:04je mets à part le jugement sur le fonds, pour détournement de fonds publics,
00:07est une décision politique qui vise à l'empêcher de se présenter à la magistrate
00:11à arguer du fait qu'il pourrait y avoir un trouble à l'ordre public ?
00:15Je considère que cette décision est disproportionnée,
00:20qu'elle ne s'inscrit pas dans la philosophie de la jurisprésence du Conseil constitutionnel,
00:27et que, s'agissant de ce dossier un peu plus largement dans son ensemble,
00:31il s'agit d'une négation pure et simple de l'état de droit,
00:36puisque notre droit à un procès équitable a été violé.
00:40Je vous rappelle que, durant le procès, on avait beaucoup commenté cette phrase de la procureure,
00:44qui, s'agissant de l'un des dossiers des prévenus, avait indiqué, trahissant sans doute là sa partialité,
00:50qu'elle n'avait pas d'éléments pour demander la relax, mais que ça lui ferait trop mal de la demander,
00:56et évidemment le droit au recours qui est violé.
00:58Rendez-vous compte que, ce lundi 31 mars 2025,
01:02des juges ont décidé d'éliminer purement et simplement,
01:09de la course à la prochaine présidentielle, la candidate du Rassemblement national,
01:13qui est non seulement la candidate du Premier parti de France,
01:16mais qui, dans toutes les intentions de vote record,
01:19est non seulement donnée au second tour sans aucun débat,
01:22mais en plus présentée et donnée au regard de ses sondages,
01:26comme la favorite et comme potentiellement la prochaine présidente de la République.
01:29Les conséquences seront extrêmement lourdes.
01:32On va rentrer dans l'intimité de l'exécution provisoire.
01:39Mais, dans tout état de droit, on a droit précisément à un deuxième degré de juridiction.
01:45D'abord, s'il existe des cours d'appel, c'est parce qu'il arrive aux tribunaux de première instance
01:49de commettre des erreurs. Et si, derrière, il existe des cours de cassation,
01:53c'est parce qu'il y a possibilité, dans le droit français, que des erreurs soient commises.
01:57Nous sommes non seulement totalement innocents des faits qui nous sont reprochés dans cette affaire.
02:01Nous parlons là d'un désaccord administratif sur la manière dont travaillent des assistants au Parlement européen.
02:07Et, en dépit de cela, on prive des millions et des millions de Français
02:12de leur candidate naturelle et légitime à l'élection présidentielle.
02:16Donc, on a un droit à l'élection présidentielle.

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