• il y a 3 jours
"On dit que le rire c'est le meilleur des médicaments, c'est vrai."
Cette association organise des séjours de vacances gratuits pour les enfants atteints de maladies graves. Éloïse, 16 ans, en rémission d'une leucémie, y va chaque été pour une semaine. Un moment de liberté pour elle et tous les bénéficiaires...
Transcription
00:00Je ne sais pas si je comprenais, mais mes parents ont eu un très bon comportement en Versailles.
00:05Ils ne m'ont pas menti, ils m'ont vraiment dit « Héloïse, tu as quelque chose de grave, mais on va faire le nécessaire. »
00:11J'ai été traitée jusqu'à mes 5 ans et demi et je me dis que j'ai eu de la chance de l'avoir très tôt car je n'ai pas eu peur à l'idée de l'anesthésie générale,
00:37j'ai pas eu peur à l'idée de rater la petite section ni de mettre un bandeau pour aller à l'école après la chignot.
00:44Je pense qu'il faut prendre ça comme je l'ai pris quand j'avais 3 ans et demi, car le côté psychologique c'est aussi important.
00:51On dit que le rire c'est le meilleur des médicaments, c'est vrai.
01:07Ça change totalement de cadre, il n'y a plus de blouses blanches, plus de masques.
01:25Le système pour donner les traitements est un peu différent.
01:30Ça marche avec une sorte d'univers qui change chaque année, mais ce qui ne change pas c'est le royaume avec la reine et les princesses qui remplacent les infirmières.
01:40Chaque matin au moment où on prend notre médicament, on est convoqué par la reine.
01:46C'est un tout autre cadre qui fait un peu oublier la maladie et transformer ça en quelque chose de drôle.
02:00On peut profiter du séjour sans vraiment penser à la maladie, mais tout en pouvant en parler.
02:06Je sais que je m'autorise moi-même à dire des choses en référence à ma maladie, que je ne dirais pas à l'école car les gens ne comprendraient pas.
02:18Le truc qui nous attend là en face, c'est une espèce de perchoir, mais sur une tyroïenne.
02:32Ça a l'air sympa.
02:34Attention, l'arrivée !
02:36C'est vrai qu'ici, on fait des choses que d'habitude on penserait ne pas pouvoir faire.
02:43Moi, j'ai fait de l'escalade alors que je ne suis pas très à l'aise avec les hauteurs.
02:49J'ai fait ça quand j'étais assez petite.
02:51Tout s'est très bien passé, j'étais bien encadrée.
02:53Maintenant, j'aime bien grimper.
02:55Ça fait un peu famille parce qu'on fait un séjour, on apprend à connaître des gens, on en refait un plus tard.
03:01On revoit des personnes, on se refait des amis, on tisse des liens.
03:05Au fur et à mesure, on connaît beaucoup de personnes.
03:07J'ai entendu parler de l'envol la première fois à l'hôpital.
03:11C'est l'assistante sociale du service qui nous a parlé de l'envol spontanément.
03:15Quand ils sont malades, on est très restreint dans ce qu'ils doivent manger,
03:21dans où ils doivent aller, donc pas de piscine, des choses comme ça.
03:25Pour partir en vacances, c'est compliqué.
03:27Au fil du temps, on se rend compte que ça la fait grandir et qu'elle est plus à l'aise avec sa maladie.
03:33En fait, ils sont plus autonomes.
03:35L'envol, ça aide à se découvrir en soi,
03:40à apprendre à faire de nouvelles choses que les parents ne nous laissaient pas faire
03:44parce qu'ils étaient sûrement trop inquiets.
03:46Et nous, on leur montre, on leur dit « tiens, regarde, j'ai fait ça ».
03:50Allez, vas-y, ça va aller !

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