Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche
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00:00Quasiment 20 heures sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pro 2.
00:03On est avec Jules Torres, Véronique Jacquet, Jean-Sébastien Ferjou et Arnaud Benedetti.
00:07Arnaud Benedetti, vous êtes un homme qui vous battez depuis le 16 novembre dernier
00:12pour faire libérer un homme qui est entre les mains d'un régime de manière arbitraire.
00:18Et on va parler de Boalem Sansal évidemment dans cette émission
00:21puisque le président Teboun, le président du régime algérien, s'est exprimé.
00:26Et beaucoup y voient un message de sagesse du président Teboun.
00:29Je ne suis pas sûr qu'ils aient écouté l'intégralité de l'entretien.
00:33Mais nous en parlerons évidemment dans cette émission.
00:35Il y aura une manifestation mardi pour Boalem Sansal.
00:37Mardi à 17h, place Edouard-Ririaud à côté de l'Assemblée nationale.
00:42Eh bien espérons qu'il y ait énormément de monde.
00:43On attend beaucoup de monde en principe.
00:45Eh bien écoutez, on suivra ça avec attention.
00:48Le point sur l'information, c'est avec Isabelle Piboulot.
00:50Chère Isabelle, bonsoir.
00:52Bonsoir Éliott, bonsoir à tous.
00:53Pour désengorger les prisons françaises,
00:55le garde des Sceaux demande un repérage des détenus étrangers
00:59éligibles à une expulsion du territoire français.
01:01C'est ce que dévoile une circulaire révélée par le JDD
01:04adressée vendredi au procureur et au chef d'établissement pénitentiaire.
01:08Gérald Darmanin réclame la mise en œuvre d'une politique pénale ferme
01:12alors que plus de 24% de la population carcérale est étrangère.
01:17Le président algérien l'a affirmé hier soir.
01:19L'unique point de repère pour régler les différends
01:21entre son pays et la France reste son homologue Emmanuel Macron.
01:25Abdelmajid Tebboune assure que le contentieux est entre de bonnes mains
01:29pour être réglé.
01:30Une déclaration alors qu'Alger a refusé une liste de ressortissants à expulser,
01:34que l'écrivain franco-algérien Boalem Sansal est toujours détenu.
01:38Justement, le comité de soutien français à Boalem Sansal
01:41appelle à manifester mardi à Paris pour demander sa libération.
01:45Jeudi, le parquet algérien a requis 10 ans de prison ferme
01:48contre l'écrivain de 80 ans.
01:50Ses soutiens dénoncent une condamnation à mort.
01:54Isabelle, pour le point sur l'information,
01:56la France est sous le choc une nouvelle fois
01:59après l'agression d'un rabbin hier à Orléans
02:02sous les yeux de son fils de 9 ans, attaqué parce que juif.
02:05Selon la victime, il a été insulté, mordu, insulté dans une langue étrangère.
02:11Le suspect a 16 ans.
02:13Il est déjà connu de la police.
02:14Je vous propose qu'on fasse un récap sur les faits,
02:17les dernières informations avec Yaël Benhamou.
02:19Et ensuite, on va revenir évidemment sur toutes les réactions.
02:23L'agression antisémite du rabbin d'Orléans a duré quelques secondes.
02:27Arie Engelberg est frappé à la tête.
02:29Il a aussi été mordu et insulté.
02:31Un témoin intervient alors.
02:33Si je ne m'étais pas interposé, certainement la bagarre aurait continué.
02:37J'arrive, j'ouvre les bras, je crie.
02:40Ça a temporisé et c'est arrêté.
02:42Avant de repartir tranquillement sans être inquiété,
02:44l'agresseur donne un dernier coup de pied dans le chapeau du rabbin.
02:48Le fils d'Arie Engelberg, 9 ans, a assisté à toute la scène.
02:52On a essayé de lui montrer et de lui expliquer
02:55que ce qui venait de se passer c'était ultra violent
02:57mais qu'on était tous indignés, quelles que soient nos convictions religieuses.
03:02Samedi, le rabbin sort de la synagogue.
03:04Quelques instants plus tard, vers 13h30,
03:07un jeune homme âgé de 16 ans le filme.
03:08Le rabbin lui demande alors d'arrêter.
03:11C'est là que l'agression physique commence.
03:12Une violence inouïe que condamne le président de la communauté israélite d'Orléans.
03:16Il y a un pas qui a été franchi.
03:18S'attaquer au rabbin, c'est comme si on s'attaquait à la communauté.
03:21Il n'y a pas de distinction.
03:24Le maire d'Orléans est aussi venu apporter son soutien à la communauté juive.
03:27Ce sont des Orléanais qui ont une religion qui est la religion juive
03:34et qui sont totalement dans la ville comme n'importe qui.
03:38Et du jour au lendemain, le rabbin se fait agresser
03:42tout simplement parce qu'il est rabbin et qu'il est juif.
03:45Une enquête est ouverte.
03:46Le caractère antisémite de l'agression est établi.
03:49En 2024, 1570 actes antisémites ont été recensés en France.
03:54Ils représentent 62% des actes antireligieux.
03:57Et le rabbin d'Orléans a réagi sur notre antenne.
04:00Il a réagi au micro d'Olivier Carrenflech sur Punchline.
04:05Je vous propose de l'écouter.
04:06Il revient avec beaucoup de courage et beaucoup de calme
04:10malgré le traumatisme et le choc, bien sûr, de cette agression.
04:15Mon fils, il n'était pas bien.
04:18Mais je lui ai dit, juste après d'ailleurs l'interrogation,
04:21je lui ai dit écoute, ça va ?
04:23Il m'a dit oui.
04:23Je lui ai dit regarde, t'as vu, on s'est fait insulter, on s'est fait cracher dessus.
04:29Mais papa, il ne s'est pas laissé faire parce qu'on ne laisse jamais personne nous insulter.
04:33Ça, on ne répond pas.
04:35Il m'a dit oui, t'as raison.
04:36Et voilà, c'est un point important à préciser.
04:41Il ne faut pas baisser la tête.
04:42Peu importe, on peut prendre des coups.
04:44Ce n'est pas ça qui est grave.
04:47Mais on ne doit jamais baisser la tête.
04:50On est en direct avec notre journaliste sur place, Adrien Spiteri.
04:54Adrien Spiteri, vous avez pu tendre le micro
04:57et rejoindre des habitants évidemment d'Orléans sous le choc ce dimanche.
05:05Oui, Yot, c'est une ville sous le choc aujourd'hui au lendemain de cet acte antisémite
05:09qui a eu lieu en début d'après-midi hier
05:11alors que le rabbin sortait de la synagogue que vous voyez juste derrière moi
05:14avec son fils de 9 ans.
05:15Il a été attaqué par ce jeune âgé de 16 ans vraisemblablement.
05:20Tous les habitants qu'on a pu interroger dénoncent évidemment ce qu'il s'est passé.
05:24Je vous propose de les écouter.
05:25C'était au micro de Timothée Forget il y a quelques minutes.
05:28Moi, ce qui me touche, c'est que c'est à deux pas de chez moi tout simplement
05:31et que ça ne se passe pas forcément à 500 kilomètres de chez soi
05:35mais chacun peut être d'une certaine manière impliqué.
05:38Du dégoût, de l'incompréhension.
05:41Vous voyez, on est devant la synagogue, c'est calme ici.
05:46Ça n'a pas lieu d'être bien sûr éminemment condamnable.
05:50Ce que je vois, c'est que l'agressivité elle monte partout.
05:53Ce n'est pas que Orléans, mais globalement les gens deviennent de plus en plus tendus
05:59et du coup ça se répercute sur l'ambiance générale.
06:03Et signe de cette tension ici à Orléans, vous le voyez,
06:07une voiture de police est postée depuis maintenant quelques minutes
06:10devant la synagogue après ce qu'il s'est passé.
06:13L'enquête est toujours en cours.
06:15Le principal suspect est toujours en garde à vue.
06:18Il dit être âgé de 16 ans, être un Palestinien de Gaza
06:21mais il n'a fourni aucun document d'identité pour attester de la véracité de ses propos.
06:26Enfin, ce qu'on peut vous dire, Eliott, c'est qu'une marche silencieuse se tiendra mardi
06:30ici à Orléans aux alentours de 18 heures pour dénoncer cet acte antisémite.
06:34Et concernant le profil du suspect, merci beaucoup Adrien Spiteri pour ces précisions.
06:40L'enquête est compliquée car l'individu serait connu sous plusieurs identités.
06:44Difficile donc de connaître son âge réel, son origine, ses antécédents judiciaires.
06:49Il serait connu des services de police sous certaines de ces identités.
06:52Il est en garde à vue jusqu'à lundi soir.
06:55Il sera sûrement déféré par la suite.
06:58Le procureur d'Orléans publiera demain un communiqué.
07:01Première réaction politique, celle du président de la République.
07:05Et je vous donne la parole juste après, l'agression du rabbin.
07:07Arié à Orléans nous choque tous.
07:10Je lui adresse ainsi qu'à son fils et à tous nos compatriotes de confession juive.
07:13Tout mon soutien est celui de la nation.
07:15Et c'est la dernière phrase qui a déjà été longuement commentée.
07:19L'antisémitisme est un poison.
07:22Nous ne céderons ni au silence, ni à l'inaction.
07:26Et évidemment, on n'a pas envie d'aller dans la polémique ce soir.
07:30Mais force est de constater que ce message est celui d'un président
07:34qui le 13 novembre 2022 a refusé de marcher pour ne pas diviser la société
07:41alors que c'était une marche contre l'antisémitisme.
07:4313 novembre 2023 pardonnez-moi.
07:46Le fait de ne pas choisir un camp, comme s'il s'agissait d'un camp.
07:50Mais personne n'attaque des orthodoxes parce que la Russie a attaqué l'Ukraine.
07:54Puis on pourrait dérouler, il n'y a aucune raison que des Français juifs
07:57soient attaqués pour les actions d'Israël.
08:00Et c'est là où on voit bien l'espèce d'énorme tartufferie
08:03qui consiste à dire que l'antisionisme ne serait pas un antisémitisme.
08:06Oui, d'un point de vue intellectuel, d'un point de vue théorique, c'est possible.
08:09Dans la réalité, en général, ça ne l'est pas, ça n'est jamais qu'un fauné.
08:13Il faut le rappeler, les Juifs en France, malheureusement,
08:16sont non seulement les plus victimes, vous le disiez,
08:18vous citiez les statistiques dans le reportage, de violences anti-religieuses,
08:23mais ce sont aussi les plus victimes de violences physiques.
08:25Pour toutes les autres communautés, la majorité des actes,
08:27ce sont des atteintes au bien concernant les Juifs, ce sont des atteintes aux personnes.
08:3165% des attaques selon le CRIF sont des attaques aux personnes
08:35sur les 1600 actes antisémites sur l'année 2024.
08:39Je reviens sur cette déclaration d'Emmanuel Macron.
08:42C'est un message sur les réseaux sociaux.
08:45Que fera-t-il dans les prochaines heures, les prochains jours ?
08:48Il y a un rassemblement mercredi autour de ce rabbin.
08:53Ira-t-il à Orléans pour marcher cette fois-ci ?
08:56Ah, ce n'est pas gagné.
08:58Souvenez-vous, quand même, le 24 août 2024,
09:01il y avait eu l'attentat contre la synagogue de la Grande Motte,
09:04avec un homme, quand même, qui s'était enroulé dans un drapeau palestinien,
09:07qui portait les keffiers, et c'était un Algérien
09:12qui avait dit qu'il avait agi parce qu'il avait la haine des Juifs.
09:16On ne sait pas, d'ailleurs, où en est ce garçon.
09:19C'est-à-dire, quand on dit comment condamner ces gens-là
09:22et de quelle peine ils écopent, on voit bien qu'on a aussi du mal
09:25à suivre les répliques judiciaires de ce genre d'acte absolument insoutenable.
09:30Mais ce qui m'avait marqué, c'était les proposes du président de la République.
09:3224 août 2024, Emmanuel Macron dit la lutte contre l'antisémitisme,
09:37c'est un combat de chaque instant.
09:39On voit bien que, quand même, il ne s'est pas passé grand-chose.
09:42On voit bien qu'effectivement, il n'ira sans doute pas à Orléans.
09:44On voit bien que depuis, mais depuis, en tout cas,
09:47il n'a pas dit que l'antisémitisme était une grande cause nationale.
09:51Du côté du Parti socialiste, alors qu'effectivement,
09:53depuis le 7 octobre, on a eu une explosion des actes antisémites,
09:56on ne voit absolument pas François Hollande
09:59ou d'autres incarnations du Parti socialiste
10:02se désolidariser de la France insoumise.
10:06Ils ont marché ensemble hier.
10:08La France insoumise et le Parti socialiste ont marché ensemble hier.
10:11Là, aujourd'hui, est-ce que François Hollande s'est explosé ?
10:13On reviendra sur les réactions politiques du côté de la gauche.
10:17Il y a aussi un sujet avec, effectivement, l'éducation de la jeunesse,
10:20quand on voit la haine qui monte,
10:22et on voit que c'est toujours compliqué au sein de l'éducation nationale,
10:24dans certains coins de France, dans Sénéa, Choa.
10:27Le vrai problème, c'est que cette prise de parole d'Emmanuel Macron,
10:31qui nous parle de l'antisémitisme comme d'un poison,
10:33et nous ne cèderons rien ni au silence ni à l'inaction,
10:37je suis tenté de dire que ce qui est arrivé à ce rabbin,
10:40c'est justement à cause de cette inaction,
10:42à cette inaction qui amène à une insécurité,
10:45une insécurité qui est causée bien souvent
10:48par des personnes issues de l'immigration
10:51et qui sont bien souvent nourries par l'islamisme.
10:54Et donc, là, on a les trois i, les quatre i,
10:56si j'ajoute l'inaction, qui amènent à ce genre de désastre,
11:00à ce genre de fléau.
11:01L'antisémitisme, aujourd'hui, n'est pas résiduel.
11:03Malheureusement, il est nourri par cette inaction, cet islamisme.
11:07Et d'ailleurs, l'antisémitisme résiduel,
11:10c'était une formule employée par Jean-Luc Mélenchon.
11:13Allons sur le terrain politique, s'il vous plaît.
11:15Allons sur le terrain politique, justement.
11:18Pourquoi ? Parce que, normalement,
11:20quand il y a des agressions, des chocs nationaux,
11:23il y a un temps, si vous voulez,
11:25où on ne va pas sur des questions politiques.
11:29Marine Le Pen cible directement la France insoumise.
11:32Depuis des mois, LFIM est une cible dans le dos
11:34de nos compatriotes juifs,
11:36par des propos insupportables et des visuels nauséabonds.
11:39L'odieuse agression dont a été victime le rabbin d'Orléans
11:42en est une des détestables conséquences.
11:44Il est temps que cette impunité cesse.
11:47Il est urgent que le gouvernement se montre intraitable
11:49face à l'antisémitisme alimenté par l'extrême-gauche.
11:53Tout mon soutien à Arié et à ses proches.
11:55La question, à présent, c'est de savoir comment cette séquence
11:58va être perçue du côté des Français.
12:02Ils ont déjà refusé, hier, les Français massivement
12:04de marcher avec la France insoumise.
12:06Et là, vous avez Marine Le Pen qui dit
12:09ce qui s'est passé avec le rabbin,
12:12on tire une sorte de trait d'union depuis le 7 octobre
12:16avec ses responsables politiques d'extrême-gauche
12:19qui ne cessent de jeter de l'huile sur le feu.
12:20Arnaud Bénédict.
12:21Il y a une accélération des actes antisémites
12:24depuis le 7 octobre, on le sait très bien.
12:25Même si le phénomène a déjà commencé,
12:28il y a bien une vingtaine d'années.
12:29Cette mutation de l'antisémitisme,
12:35parce que c'est une mutation de l'antisémitisme
12:37à laquelle nous assistons depuis le début des années 2000,
12:40c'est-à-dire que, sous couvert d'antisionisme,
12:43en effet, l'antisionisme est devenu le cheval de Troie
12:46d'un antisémitisme qui, d'ailleurs, ne se revendique pas comme tel.
12:49C'est la grande différence avec la tradition antisémite
12:51d'extrême-droite des années 30 qui, eux,
12:53assumait leur antisémitisme.
12:54Eux, ils ne l'assument pas, en l'occurrence,
12:57puisqu'en règle générale, ils vous disent
12:58ne confondons pas antisionisme et antisémitisme.
13:00Mais la réalité, c'est que ce à quoi on assiste,
13:03c'est ce à quoi on assistait à la fin du 19e siècle.
13:05Vous savez, le fondateur de la théorie du sionisme,
13:10Théodore Herzl, se retrouve à la fin du 19e siècle,
13:13au moment de l'affaire Dreyfus en France,
13:15et il entend des slogans antisémites.
13:17Il dit que si le pays de la Révolution
13:18n'est plus capable de protéger les Juifs,
13:20c'est qu'il faut que nous trouvions une solution
13:22pour le peuple juif et que nous créions une nation,
13:24c'est-à-dire un État en Israël.
13:27On est aujourd'hui dans une situation
13:29où on voit des slogans antisémites
13:31qui sont clairement prononcés dans la rue,
13:33des actes antisémites qui sont perpétrés dans la rue.
13:35Je rappelle qu'hier à Angoulême, semble-t-il,
13:37il y avait une manifestation, en effet,
13:40qui était organisée par ce collectif.
13:42– Oui, alors on entend très mal sur la séquence.
13:44Je vois là où vous voulez en venir,
13:46où on entend l'État, les flics et les fachos.
13:49Et certains ont entendu autre chose que les flics.
13:53Je ne vais pas aller sur ce terrain-là, vous savez pourquoi ?
13:55Parce que ça, il y a un doute, on ne sait pas ce qui a été fait.
14:00C'est difficile à vérifier, je ne veux pas aller sur ça.
14:01– Mais il y a autre chose qu'on a très bien entendu,
14:03c'était Manuel Bompard.
14:04– Justement, en revanche, allons sur Manuel Bompard
14:07qui a condamné cette agression.
14:09Il parle d'une agression violente du rabbin d'Orléans,
14:12frappé à la tête, mort nue et insulté avec son fils.
14:15Il considère que c'est une agression insupportable,
14:17soutient à lui et à sa famille, ses proches, plus qu'à jamais,
14:19soyons unis pour combattre l'antisémitisme et tous les racismes.
14:22On pourrait se dire, Manuel Bompard se mobilise
14:25contre l'antisémitisme, tant mieux.
14:27– On n'a pas entendu ce slogan hier.
14:28– Certains d'autres diraient, enfin.
14:31En revanche, je n'ai pas entendu Manuel Bompard condamner la séquence
14:35que vous allez voir à l'instant, puisque ça s'est passé hier
14:37pendant la manifestation contre le racisme,
14:40où il n'était pas bon de présenter aux manifestants la photo de Kfir Bibas,
14:45écouter attentivement ce qui a été dit à ce moment-là.
14:48Et là, il n'y a pas eu de condamnation de Manuel Bompard.
14:51– Hôleur assassin d'Israël ! Hôleur assassin d'Israël !
15:01– Tués par le Hamas ! Tués par le Hamas !
15:04Tués par le Hamas ! Tués par le Hamas !
15:13– On nous sait, by side. On nous sait, by side.
15:28– Madame Pannot, Kfir Bibas assassiné par le Hamas, à mains nues.
15:36Est-ce que vous pouvez prendre cette pancarte ?
15:38Est-ce que vous pouvez prendre cette pancarte ?
15:41Assassiné parce qu'il était juif ?
15:44– Il est où, là, Manuel Bompard, pour condamner ce qui s'est dit
15:48pendant cette manifestation, ces slogans, ces traits
15:52qu'on met sur la photo de Kfir Bibas ?
15:54Il n'avait pas le droit, on ne pouvait pas rendre hommage à Kfir Bibas ?
15:57– Eliott Rima Hassan a dit, texto, que la famille Bibas avait été tuée
16:03par Benjamin Netanyahou et son gouvernement.
16:05– C'est ce que dit Madame Pannot, elle dit aller dire ça à Benjamin Netanyahou.
16:08– Il nie l'assassinat de la famille Bibas par le Hamas.
16:11Comment voulez-vous qu'il les cible ?
16:14– Vous vous souvenez quand Arcelia Soudé avait considéré
16:16qu'elle était victime de harcèlement, alors même qu'elle était en déplacement
16:19à l'étranger d'ailleurs, parce que quelqu'un avait mis une photo
16:21justement de Kfir Bibas, à l'époque on ne savait pas s'il était mort
16:23ou non sur la porte de son bureau, elle se sentait harcelée.
16:26Mais Manuel Bompard, moi je l'ai entendu dire autre chose aussi ce week-end.
16:29Il disait, il vaudrait mieux pour les juifs, s'ils devaient se cacher,
16:32une étrange mentalité, qu'ils se cachent chez des militants d'extrême gauche
16:37que chez des militants d'extrême droite.
16:38Je pense qu'il y a une question que Manuel Bompard devrait d'abord se poser,
16:40c'est de qui devraient-ils se cacher ?
16:43Avant de savoir chez qui ils vont se cacher, de qui devraient-ils se cacher ?
16:46Parce que cette question-là, s'il était honnête, la réponse probablement changerait.
16:50Et je souhaite évidemment que personne n'ait jamais à se cacher,
16:52donc qu'il n'y ait ni juif ni autre.
16:53– Personne n'ait dupe tous les messages de certains députés,
16:58pas tous, de la France Insoumise ou qui ont relayé les messages des députés
17:01pour lutter contre l'antisémitisme et condamner ce qui s'est passé à Orléans
17:05avec ce rabbin qui a été agressé.
17:07Cette tartufferie, personne n'est dupe, personne,
17:11puisque hier justement vous aviez des slogans,
17:13vous avez eu des insultes, des attaques, que ce soit Israël,
17:18d'ailleurs c'était généralisé, puisqu'il disait Israël fasciste
17:22et pas le gouvernement, la politique de Benjamin Netanyahou.
17:25Donc c'était une globalisation à une manif dite antiraciste.
17:29Voilà où on en est dans la tartufferie.
17:31On écoute Axel, ce militant qui s'est présenté face au militant,
17:37vous dites courageux, d'autres pourraient dire il est inconscient,
17:39parce qu'il aurait pu lui arriver malheur à ce militant.
17:44Mais effectivement, pour être très courageux, il faut parfois être inconscient.
17:49– La question qu'on peut se poser aujourd'hui c'est,
17:51si on ne le fait pas, qui va le faire, qui le fera ?
17:54Je pense que c'était nécessaire de pouvoir montrer ce visage,
17:56on était à une manifestation contre le racisme,
17:59donc je pense que c'était vital que ce petit Kfir Bibas
18:03assassiné parce que juif puisse avoir sa place dans cette manifestation.
18:07J'ai eu le droit à une petite bousculade, un florilège d'insultes,
18:10bon sale sioniste, sale juif, fils de pute comme on peut le voir,
18:17assez violent mais encore une fois que dans les paroles.
18:20Et je pense aussi que souvent on a peur de ce qui va se passer
18:23parce que ce qu'on peut voir en ligne, les insultes, les menaces de mort,
18:27quand on est assez engagé, on se dit souvent que les personnes
18:31ne seraient pas capables de faire le quart de ce qu'ils disent en face.
18:34– Quand on est insulté de sale juif, ce n'est pas de l'anti-sionisme,
18:37c'est de l'antisémitisme.
18:38Donc Manuel Baboupar qui se réveille, qui prend son téléphone
18:41et qui condamne également les insultes dont tu as été victime.
18:45– Cet être sioniste en France, pas en Israël,
18:48pas quelqu'un qui est en train de défendre activement
18:50la qualité du gouvernement israélien,
18:52c'est quand même un synonyme pour dire juif.
18:54– Vous avez raison, revenons un temps.
18:56– Juste pour résumer, personne n'est dupe,
18:59on a une nouvelle gauche qui cherche un nouveau peuple,
19:02sauf que ce peuple est biberonné à la haine,
19:05les images qu'on a vues sont absolument interrantes.
19:08– Ils sont en train, la France insoumise,
19:09mais ce n'est pas depuis ce week-end qu'on le découvre.
19:12Cette radicalisation en revanche, ce qu'on découvre, les marginalise.
19:16Parce qu'hier à la manifestation, il y avait 20 000 personnes,
19:19c'est rien 20 000 personnes, c'est deux fois moins
19:21que pour la manifestation féministe début mars.
19:25Pour la manifestation contre l'antisémitisme à Paris,
19:28c'était 105 000 Français qui s'étaient rassemblés.
19:31Donc ils se marginalisent et ils s'associent
19:34avec des groupuscules violents, puisqu'ils avaient appelé
19:37les antifas à manifester.
19:39Rappelez-vous, c'était un tweet en disant
19:40« T'es antifa, viens, on marche le 22 mars ».
19:43Il s'avère que ces antifas ont été au cœur,
19:46si vous voulez, dans cette manifestation, des points de tension.
19:49C'est-à-dire que les policiers, où est-ce qu'ils ont dû intervenir ?
19:52Dans les cortèges dits antifas.
19:54Revoyons cette séquence.
19:56Cassez-vous ! Cassez-vous ! Cassez-vous !
20:06Cassez-vous ! Cassez-vous ! Cassez-vous !
20:36Cassez-vous !
21:06Cassez-vous !
21:22Les Français n'ont pas répondu à l'appel de la France insoumise
21:25pour manifester hier.
21:27En revanche, les antifas ont répondu à l'appel de la France insoumise.
21:31Imaginez un seul instant, un parti de droite,
21:34ou de droite nationale,
21:37fasse appel à des groupuscules dits d'extrême droite.
21:40Les antifas, c'est présenté comme l'extrême gauche.
21:43Il y a ces scènes-là, mais ils sont dissous sur le champ.
21:46Sur le champ, ils sont dissous.
21:49Je rappelle que parmi les parlementaires de la France insoumise,
21:52il y a un fiché S, M. Arnault,
21:54qui l'a fondé, la Jeune Garde.
21:56C'est un triple fiché S qui a fondé la Jeune Garde.
21:59Non mais ils sont dissous sur le champ, ces groupuscules.
22:01Et la question de la dissolution du parti national est posée aussi.
22:05Voilà ce qui se passe.
22:07Derrière ces images, il y a une vraie stratégie politique,
22:09parce qu'ils font semblant de lutter contre un fascisme qui n'existe pas.
22:12En tout cas, je pense qu'une majorité de Français voit très bien
22:14qu'il n'y a pas de fascisme en marche dans le pays,
22:17si ce n'est probablement le leur.
22:19Mais en réalité, ce qu'ils veulent, c'est pousser les tensions au maximum.
22:21Parce que je pense qu'à un certain niveau, ils ont compris
22:23qu'ils n'arriveraient pas au pouvoir par les urnes.
22:25Et qu'une élection de Marine Le Pen,
22:27ils veulent pousser justement les Français
22:29dans une direction opposée, en se disant que derrière,
22:31ça susciterait des émeutes.
22:33Et qu'à ce moment-là, ils pourraient essayer de saisir le pouvoir.
22:35Surtout hier, il y avait quand même quelque chose de groupusculaire.
22:3921 000 personnes, alors que vous l'avez dit,
22:41il y a des manifestations où il y avait
22:43beaucoup, beaucoup de monde.
22:45Et le propre du groupuscule, c'est qu'il se radicalise,
22:47il se marginalise et il utilise les plus violents.
22:49Donnez-moi mieux l'homme et je fais une révolution.
22:51La publicité, on va parler du racisme anti-blanc
22:53après la publicité, puisque la porte-parole
22:55du gouvernement en a parlé.
22:57Courageuse, vous dites.
22:59Elle dit, je n'ai pas de pudeur à dire cela,
23:01à parler du racisme anti-blanc.
23:03Elle parle d'une...
23:05Elle témoigne d'un fait
23:07dont a été victime sa fille.
23:09La prêtresse du féminisme.
23:12Sandrine Rousseau l'a attaquée pour avoir dit ça.
23:15Donc le féminisme est à géométrie variable chez Sandrine Rousseau ?
23:19L'éco-féminisme.
23:21On en parle juste après la pub.
23:28La suite de l'heure des produits,
23:31on va parler du racisme anti-blanc.
23:33Cette semaine, le drame de Crépole
23:35a refait surface à travers
23:37un livre écrit par deux journalistes
23:39et une scénariste.
23:41Ils expliquent que l'idéologie a empoisonné le dossier,
23:43que la mère de Romain Surizère
23:45a jeté de l'huile sur le feu,
23:47que le racisme anti-blanc est un concept
23:49qui vient de l'extrême droite,
23:51qu'en jurisprudence devant les tribunaux,
23:53le racisme anti-blanc,
23:55cela n'existe pas.
23:57C'est ce qu'a dit l'un des journalistes auteurs,
23:59c'est Marc Leplongeon.
24:01C'était chez nos confrères de France 5.
24:03Ce qui est intéressant,
24:05c'est que sur la question du racisme anti-blanc,
24:07la porte-parole du gouvernement a réagi ce matin,
24:09chez nous.
24:11Elle dit que c'est une faillite de l'anti-racisme,
24:13que de ne pas considérer le racisme anti-blanc.
24:15Il est arrivé à ma fille, elle le prend en exemple,
24:17d'être traité de sale blanche.
24:19C'est du racisme à l'état pur.
24:21C'est du racisme anti-blanc.
24:23Le racisme est universel.
24:25Elle va vers tous les types de la population.
24:27Je n'ai pas de pudeur à dire cela.
24:29Et sachez que
24:31Sandrine Rousseau,
24:33elle n'a pas réagi sur Twitter,
24:35elle a réagi sur Blue Sky.
24:37Vous avez un compte Blue Sky ?
24:39Non, je ne crois pas.
24:41Et voilà ce qu'elle dit.
24:43On parle de tapis rouge déroulé à l'extrême droite,
24:45de lignes rouges, de glissades et de dérives.
24:47Mais là, il ne s'agit plus de cela.
24:49Désormais, il faut réaliser
24:51que l'extrême droite est au pouvoir.
24:53La porte-parole du gouvernement
24:55a eu le malheur de raconter
24:57ce qu'avait vécu sa fille,
24:59sa jeune fille.
25:01Et vous avez Sandrine Rousseau,
25:03la grande porte-parole du féminisme,
25:05la prêtresse,
25:07qui vient l'attaquer
25:09et l'attaquer d'extrême droite
25:11parce qu'elle a parlé
25:13de racisme anti-blanc.
25:15On est dans un monde...
25:17Vous vous rendez compte de cette histoire ?
25:19Elle lui dédie même le droit d'en parler.
25:21Vous avez une extension du domaine
25:23de l'extrême droite aujourd'hui.
25:25À mesure que la réalité historique
25:27de l'extrême droite recule,
25:29sa virtualité ne cesse de progresser
25:31parce que c'est un moyen de dénoncer
25:33tous ceux qui ne pensent pas comme vous.
25:35Est-ce que vous vous rendez compte
25:37de l'absurdité ?
25:39Comment Mme Rousseau
25:41va nous faire
25:43des leçons de morale sur le féminisme ?
25:45Vous avez une femme...
25:47J'invite les téléspectateurs à réécouter l'entretien
25:49de Sophie Primas dans Le Grand Rendez-vous.
25:51C'était absolument passionnant.
25:53Très courageuse, ferme,
25:55mais pas du tout dans l'outrance.
25:57Elle parle juste de sa vie.
25:59C'est au moins
26:01plus prendre la peine d'expliquer
26:03ce qui fait qu'un certain nombre de militants
26:05disent que ça n'existe pas.
26:07Ils disent qu'il n'y a jamais eu de système.
26:09C'est sur le caractère systémique des choses.
26:11Ils ne contestent pas qu'il puisse y avoir
26:13des insultes racistes.
26:15La philosophie n'a pas grand intérêt dans la mesure
26:17où il y a des gens qui sont victimes
26:19d'actes de racisme, quelles que soient
26:21leurs origines. Elle ne prend même pas la peine
26:23de l'expliquer.
26:25Ils ressentent un certain délice
26:27d'avoir l'extrême droite partout.
26:29Ça les met dans une espèce de trance.
26:31C'est une forme de délice
26:33masochiste.
26:35Les spécialistes, pardonnez-moi,
26:37le monde médiatique a du mal
26:39avec le racisme anti-blanc.
26:41Dépêche de l'AFP.
26:43Première phrase. La déclaration
26:45de Sophie Prima a provoqué
26:47une dépêche de l'AFP, de l'agence France Presse.
26:49Ils n'ont pas autre chose à faire.
26:51Je lis juste la dépêche parce que c'est vraiment passionnant.
26:53La porte-parole du gouvernement
26:55Sophie Prima a affirmé n'avoir
26:57pas de pudeur à évoquer l'existence
26:59d'un racisme anti-blanc en France.
27:01Attention, restez assis.
27:03Un concept porté par l'extrême droite
27:05et la droite, mais contesté par les sociologues
27:07et un peu plus bas.
27:09La dépêche est très longue.
27:11La dernière phrase, c'est
27:13des sociologues jugent
27:15qu'une telle forme de racisme
27:17est soit résiduelle,
27:19soit ne peut exister en l'absence
27:21d'une discrimination systémique.
27:23Les sociologues de l'extrême gauche
27:25lient le mot extrême droite.
27:27Ils commencent leur dépêche
27:29en expliquant que c'est la droite et l'extrême droite
27:31qui parlent de racisme anti-blanc.
27:33Les sciences sociales
27:35pensent comme les sociologues
27:37qu'il n'y a pas de racisme anti-blanc.
27:39Vous vous rappelez la phrase du rappeur
27:41Nick Conrad qui avait fait un tollé
27:43« Pendez les blancs », sa chanson.
27:45Il n'avait même pas été poursuivi
27:47pour racisme, il a été poursuivi
27:49pour crime.
27:51En 2014, la cour d'appel
27:53avait condamné
27:55une personne pour racisme anti-blanc
27:57parce que des menaces avaient été
27:59proférées contre un Français
28:01et c'était, avec circonstances
28:03aggravantes, racisme anti-blanc.
28:05Avec circonstances aggravantes,
28:07en 2014, parce qu'un homme
28:09avait été traité de sale blanc et de sale français.
28:11Il y a des condamnations,
28:13c'est factuel. N'oublions pas non plus
28:15qu'il y a bien des Français qui ont
28:17été traités de sale blanc, tout simplement
28:19dans les coins où ils sont en minorité.
28:21La nature humaine est ainsi faite que ça vous prend malheureusement...
28:23Vous savez bien que les sociologues français
28:25ont la vérité en fuse.
28:27Ils savent tout.
28:29Rien d'autre n'existe que leur opinion
28:31sur le monde.
28:33Les sociologues, d'accord, mais là,
28:35la première phrase de la dépêche de l'AFP
28:37et la dernière, la première et la dernière,
28:39c'est souvent ce qu'on fait.
28:41L'accroche et la chute d'un sujet.
28:43D'expliquer que c'est
28:45un concept de la droite et d'extrême-droite,
28:47c'est déjà avoir un biais
28:49idéologique pour dire qu'il n'y a pas
28:51de consensus.
28:53Ce qui me surprend,
28:55en revanche, ça ne me surprend pas tellement.
28:57On parle quand même
28:59de gens qui sont en permanence
29:01à nous dire, croyez-nous,
29:03faites confiance.
29:05Elle dit ça notamment des témoignages de femmes
29:07qui sont victimes de ces crimes.
29:09En revanche,
29:11même quand la justice pour l'affaire
29:13de M. Bayou, notamment,
29:15classe sans suite et dénie
29:17à des gens qui vivent un racisme
29:19anti-blanc, le vivent au quotidien,
29:21non, là, ils n'ont pas le droit.
29:23Depuis l'affaire Bayou, Mme Rousseau
29:25ferait mieux peut-être de revoir
29:27un peu ses combats et ses dossiers.
29:29En revanche,
29:31pour terminer sur ce sujet,
29:33puisque tout part de Crépole et de ce livre,
29:35il y a un formidable papier
29:37à lire dans les journales du dimanche de Charlotte Dornelas
29:39avec le témoignage
29:41d'Emmanuel Place qui est la présidente
29:43de l'association des victimes du drame
29:45de Crépole, parce qu'il y a
29:47évidemment Thomas qui est mort,
29:49mais il y a quatre autres blessés
29:51à l'arme blanche qui sont toujours suivis médicalement.
29:53Il y a des mamans qui sont traumatisées,
29:55explique-t-elle, après avoir été menacées
29:57sur le parking. D'autres qui ont été blessées
29:59en tentant de nous défendre, dit-elle.
30:01C'est d'eux dont il faudrait parler
30:03et c'est pour eux que nous attendons une réponse
30:05de la justice, puisque justice n'a pas encore
30:07été rendue, parce que nous n'avons
30:09plus que ça. Et elle dit
30:11les auteurs du livre n'étaient pas là
30:13à Crépole, nous.
30:15Donc pensons à toutes ces victimes
30:17et les dogmatismes,
30:19les idéologues,
30:21mettons-les peut-être de côté. Parlons de l'Algérie
30:23à présent, puisque
30:25Abdelmajid Tebboune a pris la parole
30:27ce week-end, le président du régime
30:29algérien, dans un entretien
30:31extrêmement encadré
30:33où il s'est adressé en français.
30:35Il a attaqué la liberté
30:37d'expression chez nous, en expliquant
30:39qu'il y avait une liberté
30:41d'expression à géométrie variable en France.
30:43Voilà comment
30:45les questions qui se sont posées.
30:47Il parle des dréfusards encore présents
30:49chez nous. Il parle à la diaspora
30:51en arabe en disant, je cite,
30:53personne ne vous touchera. Donc ça c'est
30:55l'intégralité. Et puis il y a quelques petits passages
30:57qui ont été envoyés.
30:59Il ne parle pas de Mulhouse.
31:01Il ne parle pas de Mulhouse, je crois.
31:03Mais en revanche, il parle d'Emmanuel Macron.
31:05Écoutez-le.
31:07Pour ne pas tomber dans le...
31:11dans ce brouhaha,
31:13ce capharnom politique
31:17qu'il y a actuellement là-bas,
31:21nous on garde
31:23comme point de repère
31:25et unique point de repère pour moi,
31:27c'est le président Macron.
31:29Nous travaillons ensemble.
31:31C'est deux États indépendants,
31:33une puissance européenne,
31:35une puissance africaine.
31:37Les deux présidents travaillent ensemble.
31:39C'est tout. Tout le reste
31:43ne nous concerne pas.
31:45J'imagine que vous avez suivi attentivement cet entretien
31:47puisque vous
31:49êtes très actif
31:51pour la libération de votre ami
31:53Bolem Sansalle, Arnaud Benedetti.
31:55Qu'est-ce que vous en avez pensé ?
31:57Est-ce que vous y voyez une avancée
31:59et vous espérez une libération de Bolem Sansalle ?
32:01Il n'a pas parlé du tout de Bolem Sansalle dans l'entretien.
32:03Il ne cite jamais Bolem Sansalle.
32:05On ne parle pas du tout de l'affaire Bolem Sansalle.
32:07C'est un entretien qui arrive quand même
32:09après le réquisitoire
32:13de jeudi dernier.
32:15Comment faut-il l'interpréter ?
32:17Ce qui est sûr, c'est que manifestement,
32:19depuis quelques jours,
32:21ce qui n'était pas le cas il y a encore plusieurs semaines,
32:23c'est que
32:25manifestement, il y a des ponts qui ont été jetés
32:27à nouveau entre Alger et Paris.
32:29Et à nouveau, on se parle.
32:31Manifestement. Donc ça, c'est un premier point.
32:33Parce que
32:35jusqu'à présent, quand même,
32:37depuis plusieurs mois, le président
32:39Thébaut ne prenait plus au téléphone le président Macron.
32:41L'a-t-il pris récemment ? Je n'en sais rien.
32:43Mais manifestement, il en parle dans des termes
32:45qui ne sont pas des termes. En tout cas,
32:47nous faisons preuve d'une
32:49hostilité. Après, il faut être
32:51très prudent. Parce que les autorités algériennes
32:53nous ont habitués
32:55à des revirements
32:57quasiment en 24 heures.
32:59C'est-à-dire, ils choufflent le chaud
33:01et le froid en permanence. Et ils ont une très
33:03grande force. C'est qu'ils connaissent particulièrement
33:05bien la vie politique française.
33:07Très très bien la vie politique française.
33:09Et manifestement, si vous voulez,
33:11les propos de Thébaut, il faut les lire
33:13comme un décryptage de notre vie politique
33:15et de notre coalition gouvernementale.
33:17Il donne des gages à la ligne
33:19qui, au sein du gouvernement,
33:21dit, depuis
33:23maintenant plusieurs mois, qu'il faut
33:25négocier, négocier, négocier,
33:27négocier avec les Algériens.
33:29Ce n'est pas la ligne qui est défendue par le
33:31ministre de l'Intérieur.
33:33Qui est soutenue par l'Ensemble des Français.
33:35Monsieur Retailleau,
33:37qui, lui, est sur une ligne de
33:39fermeté. Donc vous voyez bien que Thébaut
33:41n'a fait que son choix. Il fait le choix.
33:43C'est la ligne du quai d'Orsay.
33:45Et d'ailleurs, publiquement,
33:47il lui dit,
33:49tu n'as rien à voir avec moi. Moi, je ne te parle pas.
33:51Je ne parle qu'au Président de la République.
33:53Il reparle de la France un tout petit peu plus tard
33:55dans cet entretien. Je vous propose de l'écouter.
33:57Abdelmajid Théboun.
33:59Le dossier
34:01est un
34:05contentieux,
34:07créé de toutes pièces,
34:09avec la France.
34:11Il est entre de bonnes mains.
34:13Il est entre les mains
34:15de quelqu'un de très compétent
34:17qui a toute
34:19ma confiance.
34:21C'est le ministre des Affaires étrangères.
34:23Le dossier contentieux créé de toutes
34:25pièces avec la France.
34:27Ce qui m'intéresse également, c'est que
34:29Gérard Haraud,
34:31l'ancien ambassadeur, nous explique
34:33que ce sont des mots de sagesse.
34:35Voilà de la sagesse, dit-il.
34:37Évitons une escalade qui ne mènera nulle
34:39part et qui ne servirait que les ambitions
34:41personnelles d'un ministre.
34:43On a bien compris de quel
34:45ministre il voulait parler.
34:47La sagesse.
34:49Il faut rappeler une chose. C'est quand même le pouvoir algérien qui a décidé
34:51de rapter, parce qu'il n'y a pas d'autres expressions.
34:53L'âme s'en sale le 16 novembre.
34:55Il faut dire ça à M. Haraud. C'est le pouvoir
34:57algérien qui a décidé d'embastiller
34:59un écrivain français franco-algérien
35:01parce que, tout simplement,
35:03il a eu l'usé de sa liberté d'expression.
35:05Ce n'est pas la France qui est responsable
35:07de l'escalade. L'escalade, en l'occurrence,
35:09elle vient de l'autre côté de la Méditerranée.
35:11Manifestement. Alors après qu'il y ait une volonté
35:13de désescalade,
35:15après, il faut la saluer, en l'occurrence.
35:17Mais la France n'est nullement responsable
35:19de la conflictualité
35:21qui aujourd'hui règne entre Algiers et Paris.
35:23Et puis Gérard Haraud qui bat en guerre avec Vladimir Poutine
35:25dans une escalade des mots en permanence
35:27qui parle de sagesse pour
35:29Abdelmajid Tebboune. C'est quand même assez curieux.
35:31Qui n'a pas entendu la phrase, manifestement, que vous évoquiez
35:33tout à l'heure, Éliott, quand le président Tebboune
35:35dit que personne ne vous touchera
35:37en s'adressant aux franco-algériens
35:39ou aux Algériens installés en France.
35:41Mais à quoi fait-il référence ?
35:43Y a-t-il des gens qui s'en prennent aux Algériens ?
35:45Est-ce que la magistrature française
35:47traiterait les Français
35:49d'origine algérienne comme des citoyens
35:51de seconde zone ? Au contraire, on a plutôt l'impression
35:53qu'elle les défend plus
35:55qu'elle ne défend dans un certain nombre de cas.
35:57Il n'a pas relayé cette phrase.
35:59Il n'a pas relayé ça, monsieur Haraud.
36:01Mais il faut peut-être pas qu'il ait pu renouer
36:03son engagement à le faire. C'est justement parce qu'il y a la peur
36:05du backlash qu'il pourrait y avoir en France.
36:07Car il y a quand même 7 millions d'Algériens
36:09et de franco-algériens.
36:11C'est une menace en creux du président Tebboune.
36:13Personne ne vous touchera.
36:15C'est comme s'il disait, en réalité, peu importe que vous
36:17soyez sur le territoire français, nous sommes
36:19prêts à intervenir, en quelque sorte.
36:21C'est comme quand il choisit son interlocuteur.
36:23Il a choisi Emmanuel Macron plutôt que Benoît Taillot.
36:25Il a bien compris
36:27qu'il jouait sur les divisions au sein du gouvernement.
36:29Il y a une réalité, c'est qu'on ne veut pas
36:31comprendre la nature du régime algérien.
36:33Il faut arrêter de considérer que le régime
36:35algérien est une démocratie.
36:37Il peut être un peu illibéral. Pas du tout.
36:39Parce que le Boilem-Sensal, il se trouve qu'on était hier
36:41à Saint-Raphaël, d'ailleurs Véronique
36:43était avec nous, on faisait une soirée de soutien
36:45à Boilem-Sensal. On avait quand même un certain
36:47nombre d'intellectuels algériens
36:49ou de politiques algériens qui sont dans
36:51l'opposition, qui ont témoigné.
36:53Le régime algérien est un régime qui incarcère
36:55ses opposants. Nous avions un jeune
36:57caricaturiste.
36:59C'est un jeune caricaturiste qui était avec nous
37:01à Inouche, qui a
37:0335 ans, qui est réfugié politique en France,
37:05qui a pris 10 ans par
37:07compte humain pour
37:09foncer au chef de l'État et qui vient de prendre 20 ans
37:11supplémentaires il y a 15 jours sur la base
37:13même de l'article qui a permis d'arrêter
37:15et d'inculper
37:17Boilem-Sensal. Donc ça c'est la réalité
37:19aujourd'hui. Mais il peut dire ça à M. Haraud.
37:21M. Haraud, honnêtement.
37:23M. Haraud, le
37:25grand donneur de leçons sur la question
37:27ukrainienne et russe, sur la question algérienne.
37:29Allez lui dire tout ça. Allez lui expliquer
37:31ce qu'il se passe. On écoute
37:33Nathalie Loiseau, l'eurodéputée
37:35macroniste
37:37qui a réagi sur le cas
37:39de l'Algérie.
37:41Moi j'ai le sentiment que le gouvernement
37:43s'est mis d'accord sur une riposte
37:45graduée. Et je pense que
37:47le gouvernement a raison. Il ne s'agit pas
37:49de sortir l'arme atomique tout de suite.
37:51Mais il s'agit de dire que nous voulons que
37:53les accords internationaux soient respectés.
37:55C'est pas une demande agressive.
37:57C'est pas une demande dérogatoire.
37:59On demande au gouvernement
38:01algérien de remplir ses
38:03obligations comme on le demanderait
38:05à n'importe quel gouvernement étranger.
38:07Pourquoi est-ce qu'il faudrait faire une
38:09particularité, une exception
38:11pour le gouvernement algérien ?
38:13Surtout qu'il s'est passé des choses graves en France.
38:15Il s'est passé mulhouse. Il y a des événements
38:17qui justifient pleinement
38:19que l'on soit ferme.
38:21Voilà ce qu'on pouvait dire sur la question algérienne.
38:23On appelle la mobilisation
38:25à Paris, mardi 17h.
38:27Mardi 17h devant l'Assemblée nationale.
38:29Placé droit aérien, le comité de soutien international.
38:31Organisé invinciblement pour
38:33réclamer la libération immédiate
38:35et sans condition de notre ami Boalem Sarsal.
38:37Et bien espérons qu'il y ait du monde
38:39mardi après-midi en soutien.
38:41Et ce sera devant le mur des députés
38:43de la France insoumise.
38:45On verra si les députés de la France insoumise
38:47seront également présents.
38:49Parlons du voile dans le sport.
38:51Il y a finalement
38:53une passe d'armes
38:55qui se poursuit entre
38:57Elisabeth Borne et Gérald Darmanin.
38:59Alors là, pour le coup, il y a un véritable
39:01brouhaha sur la question.
39:03Vous dites qu'il faut qu'elle démissionne.
39:05Elle n'est pas dans les lignes du gouvernement.
39:07Et on voit le sujet d'abord.
39:09Ne spoilez pas.
39:11On voit le sujet de Maxime Legay.
39:13Je résume grossièrement.
39:15Gérald Darmanin qui dit
39:17qu'il n'y a d'aucune façon
39:19d'allier un voile dans les compétitions sportives.
39:21Et Elisabeth Borne n'est pas sur cette position-là.
39:23Maxime Legay.
39:25La solidarité ministérielle
39:27du gouvernement Bayrou serait-elle
39:29en train de voler en éclats ?
39:31En tout cas, ces ministres
39:33se livrent depuis plusieurs jours
39:35à une passe d'armes par médias interposés
39:37sur le sujet de l'interdiction du port du voile
39:39dans le sport.
39:41Ce dimanche, c'est Gérald Darmanin
39:43qui a répondu à Elisabeth Borne.
39:45Je n'ai aucune leçon non plus à recevoir
39:47de république et de fraternité
39:49et de respect de l'autre.
39:51Je suis moi-même
39:53issu d'immigration par deux fois.
39:55Je suis élu à Tourcoing
39:57qui est une ville
39:59où on peut dire qu'il y a
40:01une altérité multiculturelle
40:03où je suis d'ailleurs réélu et j'ai toujours tenu
40:05un discours extrêmement ferme.
40:07Une réponse qui intervient après une sortie remarquée
40:09de la ministre de l'éducation nationale.
40:11Taxée d'une certaine naïveté sur le sujet,
40:13après avoir fait entendre
40:15une voix dissonante de celle du gouvernement
40:17favorable à l'interdiction sans condition,
40:19Elisabeth Borne avait alors répondu
40:21à Gérald Darmanin et Bruno Rotailleau.
40:23Je n'ai aucune leçon
40:25à recevoir de personne sur les sujets liés
40:27à la laïcité.
40:29La question de l'islamisme politique, de la radicalisation,
40:31j'y ai eu à l'affronter quand j'étais préfète
40:33ou PDG de la RATP,
40:35à un moment où grand nombre de mes collègues
40:37n'étaient pas aux responsabilités.
40:39Adopté au Sénat le 18 février dernier,
40:41la proposition de loi interdisant
40:43le voile islamique dans le sport
40:45devrait être inscrite à l'ordre du jour
40:47de l'Assemblée nationale dans les jours à venir.
40:49Je rappelle que Gérald Darmanin,
40:5173% des Français
40:53sont sur sa ligne,
40:55puisque 73% des Français sont favorables
40:57à l'interdiction du voile
40:59lors des compétitions sportives.
41:01C'était un sondage CSA pour Europe 1 JDD.
41:03Surtout la ligne du Premier ministre.
41:05Et la ligne du Premier ministre,
41:07vous avez entièrement raison.
41:09C'est là où Chevènement disait
41:11qu'il allait s'ouvrir, ça démissionne.
41:13Elisabeth Borne, soit elle accepte
41:15que ce qu'elle pense, sa ligne,
41:17elle ne soit pas décidée par le gouvernement
41:19ou alors elle veut redevenir Premier ministre,
41:21je ne le souhaite pas forcément au pays,
41:23soit elle accepte la ligne de François Bayrou
41:25et elle respecte.
41:27Mais elle ne peut pas sans cesse,
41:29sur ces questions-là qui ont été tranchées
41:31après la sortie de Mme Barzac, la ministre des Sports,
41:33et alors que François Bayrou a dit qu'il y était favorable
41:35Gérald Darmanin et Bruno Roteu,
41:37elle ne peut pas en permanence redire qu'elle est opposée.
41:39Non mais c'est plus que ça,
41:41elle ne dit pas qu'elle est opposée,
41:43elle l'attaque quasiment verbalement
41:45puisqu'elle dit je souhaite continuer
41:47à faire entendre la voix de ce bloc central
41:49qui refuse les réponses simplistes.
41:51C'est-à-dire quoi les réponses simplistes ?
41:53C'est parce que sa ligne de défense c'est la laïcité,
41:55c'est la même chose qu'Edouard Philippe d'ailleurs.
41:57Oui exactement, c'est ce que je pensais.
41:59C'est parce que c'est justement au nom de la laïcité,
42:01c'est ça qu'est la France,
42:03donc on a le droit de porter un voile
42:05et la question est plus complexe
42:07qu'il n'y paraît.
42:09Et puis il y a ceux qui vont dire
42:11non c'est finalement plus que la laïcité
42:13parce qu'on arrive au bout du bout
42:15d'une certaine définition de la laïcité
42:17et qu'est-ce que la France ?
42:19Et si on est en France, on ne se laisse pas envahir
42:21par notre intuition.
42:23Je vous propose d'écouter Dries Galis ce matin
42:25qui est très attentif à cette question-là
42:27et il dit arrêtez avec la laïcité de la République,
42:29il faut remettre un peu de France
42:31pour répondre à cette question.
42:33Écoutons attentivement Dries Galis,
42:35ce n'est pas la République qui va nous sauver,
42:37c'est la France qui va nous sauver.
42:39Si on entre dans un débat
42:41avec un islamiste ou une jeune fille
42:43qui porte le voile par conviction,
42:45on le perd ce débat parce qu'au nom des droits de l'homme,
42:47de la liberté, de l'égalité,
42:49de libre arbitre, elle va l'emporter.
42:51Donc c'est la République,
42:53la solution c'est la France.
42:55La France n'est pas un pays musulman, point final.
42:57Donc on a interdit le voile dans le monde du sport.
42:59J'irai plus loin et ces paroles m'appartiennent,
43:01l'islam est une religion invitée en France.
43:03Invitée.
43:05Elle a des droits, il faut bien la traiter,
43:07mais elle n'est pas chez elle.
43:09Ce n'est pas la religion du pays.
43:11Ce n'est pas un discours républicain que je tiens.
43:13Je crois que c'est le seul discours qui puisse nous sauver.
43:15Dries Galis qui dit ses propos,
43:17elles appartiennent bien évidemment,
43:19mais c'est un homme qui connaît parfaitement le sujet.
43:21Voilà ce qu'on pouvait dire ce soir,
43:23c'était un plaisir d'être avec vous,
43:25je voulais quand même qu'on se quitte
43:27si vous nous rejoignez à 20h48 ce soir
43:29sur l'information principale du week-end
43:31du rabbin d'Orléans,
43:33ça s'est passé hier après-midi.
43:35Le suspect est un adolescent de 16 ans
43:37au profil qui est pour l'instant
43:39encore un peu trouble.
43:41Le rabbin a pris la parole
43:43au micro de CNews, on va l'entendre
43:45dans un instant, je voudrais juste qu'on voit les images
43:47puisqu'il y a eu un rassemblement place de la Bastille
43:49de plusieurs associations,
43:51je crois qu'il y a l'union des jeunes
43:53juifs de France.
43:55J'aperçois, je crois,
43:57le vice-président du CRIF également sur ces images
43:59et je vous propose qu'on se quitte
44:01sur le témoignage
44:03du rabbin d'Orléans
44:05qui a raconté les faits.
44:07On rentrait de la synagogue avec mon fils,
44:11on passe par une rue et il y a
44:13un jeune individu qui nous voit arriver au loin,
44:15il sort son téléphone,
44:17je vois qu'il est
44:19interpellé par notre présence,
44:21il se filme
44:23en mode selfie, lui et les personnes
44:25qui sont derrière,
44:27donc nous,
44:29et il commence à crier en disant
44:31monsieur est-ce que vous êtes juif ?
44:33Je réponds oui, et il dit
44:35tous les juifs sont des fils d'eux,
44:37il insulte et il crache,
44:39tout en se filmant et en nous filmant
44:41à nous, puis ensuite il retourne le téléphone,
44:43il s'approche encore de nous
44:45et à nouveau il insulte, il dit tous les juifs sont des fils d'eux
44:47et il crache à nouveau.
44:49Je me suis approché de lui
44:51et
44:53j'ai touché son téléphone
44:55pour qu'il puisse
44:57continuer de filmer,
44:59puis ensuite
45:01c'est parti dans des coups,
45:03je me suis protégé, il a donné des coups,
45:05il m'a atteint, je me suis défendu
45:09comme j'ai pu me défendre,
45:11il m'a mordu fort dans le dos,
45:13en me faisant cadeau de son ADN pour la police scientifique,
45:15puis ensuite
45:17les bras se sont
45:19déliés, lâchés,
45:21c'est à ce moment là qu'on voit la vidéo,
45:23à ce moment là,
45:25il y a un commerçant qui est intervenu,
45:27il s'est reculé,
45:29comme on le voit dans la vidéo, il donne un coup de pied
45:31dans mon chapeau.
45:33Voilà pour le témoignage
45:35du rabbin d'Orléans
45:37et pensez évidemment à tous les
45:39français de confession juive
45:41qui depuis le 7 octobre
45:43ont vu leur vie changer et leur quotidien
45:45changer, on ne l'a plus
45:47en parler de nombreuses
45:49heures et malheureusement
45:51on n'a pas l'impression que les choses évoluent
45:53positivement, malheureusement sur
45:55notre territoire. Merci à tous les quatre,
45:57dans un instant c'est enquête d'esprit,
45:59là aussi peut-être un message d'espérance
46:01ce dimanche soir avec vous ? Un message d'espérance,
46:03c'est un beau sujet parce que
46:05c'est à traite de la confession,
46:07figurez-vous,
46:09un petit peu de conscience,
46:11ça ne nous fait pas de mal, un petit peu de
46:13supplément d'âme, allez ! Enquête d'esprit, c'est dans un
46:15instant avec vous
46:17Véronique Jacquier, merci à tous.