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Avec Philippe ARLIN

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##BRIGITTE_LAHAIE-2025-03-20##
Transcription
00:00:00Brigitte Lahaye Sud Radio. Bonjour à tous nous sommes ensemble durant ces deux heures sur Sud
00:00:06Radio alors d'abord bonne nouvelle c'est le printemps ça y est la sève vient et j'espère
00:00:11que votre libido est en train de se réveiller voilà ça c'est la meilleure nouvelle du jour
00:00:17et puis aujourd'hui on va aborder un sujet qui est quand même franchement encore assez tabou et ça
00:00:22devrait vraiment pas l'être on va parler des douleurs féminines lors des rapports et c'est
00:00:27vrai que les femmes n'osent pas tellement en parler elles n'en parlent d'ailleurs pas à leurs
00:00:31partenaires elles préfèrent souvent serrer les dents et se taire ce qui on ne s'en doute ne va
00:00:36rien régler normalement la sexualité bah ça doit pas faire mal c'est une idée qui est peut-être
00:00:43pas assez répandue la sexualité ça ne fait pas mal ça fait du bien et c'est une femme qui vous
00:00:49le dit une femme qui vit bien sûr comme toutes les femmes de temps en temps a eu mal on va en
00:00:55parler avec Philippe Arlin qui est un sexothérapeute qui écoute ces femmes qui souffrent et qui
00:01:01généralement trouve quand même des solutions alors c'est pas forcément la faute du partenaire
00:01:06il ya de multiples raisons d'avoir mal pas seulement d'ailleurs lors des rapports sexuels mais la bonne
00:01:11nouvelle c'est qu'il ya pratiquement toujours une solution à condition d'abord d'en parler et c'est
00:01:17ce qu'on va faire durant ces deux heures donc je vous invite à venir nous rejoindre et pour ça
00:01:22vous composez le 0 800 26 300 300 Philippe Arlin bonjour merci d'être avec nous bonjour Brigitte
00:01:28et joyeux printemps n'est ce pas n'est ce pas n'est ce pas je rappelle d'ailleurs que la ménopause ne
00:01:34fait pas mal et qu'on dit en chine que c'est le second printemps la ménopause pour les femmes
00:01:39tout est printemps si on fait une occasion de régénérer quelque chose et démarrer quelque
00:01:45chose de nouveau et peut y avoir un printemps justement après les douleurs et ben voilà c'est
00:01:50de ça qu'on va parler ben oui parce que c'est vrai que c'est quand même enfin je connais pas une
00:01:55femme qui n'a pas eu un moment donné mal dans au niveau des organes génitaux c'est ce que les
00:02:00hommes peut-être ont du mal à comprendre parce que vous êtes quand même beaucoup plus épargné oui
00:02:05oui oui on a beaucoup de chance de ce côté là on est épargné par rapport aux douleurs et on va
00:02:10aussi être épargné par rapport à pas mal de maladies qui ont beaucoup plus d'impact sur le
00:02:14corps féminin que sur le corps masculin donc il y a une part de différence très notoire et j'avoue
00:02:22que moi en commençant ce métier je ne pensais pas découvrir autant de douleurs pour les femmes à
00:02:30l'occasion des rapports sexuels et vous le dites très bien c'est pas que à la pénétration c'est
00:02:34bon voilà ces douleurs elles sont là et et c'est un sujet qui très vite m'a intéressé un peu comme
00:02:41la perte de désir vous le savez et il y a énormément de choses à faire pourquoi parce
00:02:46que bien souvent ces femmes ont fait un parcours déjà bien long avant de se retrouver chez un
00:02:51sexologue où elles ont essayé et elles ont eu raison d'aller voir leur médecin d'aller voir
00:02:57leur gynéco ce qui paraît la première voilà le problème du corps médical et j'accuse personne et
00:03:04tout le monde on va pas faire une généralité mais c'est de souvent vouloir poser un diagnostic
00:03:09pour pouvoir avoir un traitement c'est pas toujours le cas c'est pas toujours visible
00:03:14les raisons de ces douleurs et simplement de pouvoir entendre la douleur et pas justement
00:03:22vouloir faire des examens à tout prix pour trouver une réponse mais de pouvoir entendre la douleur
00:03:26déjà ça permettrait peut-être de faire avancer et je pense que c'est ça qui est dommage c'est
00:03:32que ces femmes se sont retrouvées on va voir avec les auditrices aujourd'hui face à des gens qui
00:03:37n'ayant pas de réponse ils ont un peu un peu comme si leur douleur n'existait pas c'est ça
00:03:42il n'y a pas de raison d'avoir mal donc voilà donc c'est dans votre tête alors il enloge un
00:03:47nombre de trucs dans la tête des gens c'est impressionnant et même si une douleur est
00:03:54d'origine psychique à partir du moment où elle est installée dans le corps c'est malgré tout
00:03:58dans le corps qu'il faudra aller la travailler et ça c'est un truc qu'il faut vraiment qu'on
00:04:02arrive à comprendre oui oui alors je vais donner une explication qui va qui va aider tout le monde
00:04:07à comprendre le corps c'est de la matière le psychisme c'est quelque chose d'énergie c'est
00:04:14de l'air on pourrait dire que l'énergie enfin ce qui est dans le psychisme c'est de l'ordre de
00:04:19l'élément air et ce qui est dans le corps c'est de l'élémentaire et on sait très bien que l'air
00:04:24bouge beaucoup plus vite que la terre et quand on a une douleur qui s'est inscrite dans le corps
00:04:29bien comme c'est de la terre il faut du temps pour qu'elle s'évacue même si c'est là où vous avez
00:04:35raison si c'est une douleur qui plutôt dû par exemple à des mauvais rapports ou à ou à des
00:04:40rancœurs vis-à-vis du partenaire une fois qu'elle est installée dans le corps c'est compliqué de la
00:04:44faire partir même si intellectuellement il n'y a plus de raison d'avoir mal voilà soigner la
00:04:50cause psychique ça s'appelle faire de la prévention c'est à dire qu'il n'y aura pas de raison que la
00:04:55douleur revienne mais par contre va falloir la soigner donc même si la douleur des femmes a une
00:05:01origine psychique ça veut pas dire qu'il faut la balayer de la revers de la main ça veut dire
00:05:05qu'elle est bien réelle et que oui peut-être c'est de l'ordre de d'un sexothérapeute de faire le
00:05:12travail et d'accompagner la patiente pour trouver mais trop souvent on a dit à ces femmes que en
00:05:18gros elles inventaient leur douleur et ça n'aide pas parce qu'on se sent isolé et je pense que
00:05:25justement toutes ces douleurs là elles disent souvent la nécessité de poser des mots sur la
00:05:32sexualité elles disent souvent le la souffrance du silence justement et quand donc le corps médical
00:05:39renvoie un silence de plus on enferme ces femmes avec ces douleurs absolument et n'ont plus qu'à
00:05:46serrer les dents voilà et voilà et aujourd'hui et évidemment ensemble on avait envie de leur
00:05:54donner la parole parce que ces douleurs sont réelles voilà et moi je vais donner deux trois
00:05:59exemples qui vont parler peut-être à tout le monde je vais commencer par la cystite le nombre de femmes
00:06:04qui ont des cystites avant 40 ans et alors elles ont des cystites et des cystites à répétition
00:06:11alors bon parfois on leur donne des traitements etc et puis puis tout d'un coup après après 40 35 ans
00:06:1740 ans elles ont moins de cystites parce que parce qu'elles se sont affirmé dans leur féminité alors
00:06:23je dis pas encore une fois que c'était dans leur tête il y avait une vraie douleur et c'est Dieu
00:06:28sait si c'est désagréable j'en ai eu mais comme par hasard ça s'en va on sait pas pourquoi c'était
00:06:34là et on sait pas pourquoi c'est parti si on ne travaille pas justement la sexualité dans son
00:06:40ensemble et le problème encore une fois c'est quand on va parfois trop dans la voie médicale
00:06:47et ben on va faire des antibiothérapies à répétition qui vont finir par fragiliser et
00:06:55nous rendre plus vulnérables à ces infections donc c'est un cercle un peu vicieux alors que
00:07:02effectivement le comprendre peut permettre d'y apporter un soulagement qui ne va pas nuire au
00:07:10corps qui va en tout cas permettre que ça évolue positivement donc la sexualité et tout ce qui se
00:07:18passe dans la sphère intime des femmes comme des hommes et aujourd'hui on parle des femmes mérite
00:07:23qu'on prenne le temps de mettre des mots dessus parce que bien souvent les mots ressentis sont
00:07:30la traduction d'une absence de mots et moté posé sur cette sexualité posé sur cette intime voilà
00:07:38et puis je reviendrai aussi juste sur le vaginisme parce que c'est pareil il faut pas tout de suite
00:07:44aller chercher une cause particulière c'est il y a multiples raisons d'avoir du vaginisme c'est des
00:07:50vaginismes plus ou moins douloureux et là c'est pareil s'il n'y a pas une véritable écoute on
00:07:57peut pas le résoudre on peut même dire l'inverse il y a eu des études de fait un vaginisme vient
00:08:02rarement se poser à la suite d'un traumatisme donc voilà il y a une difficulté il y a le corps
00:08:10qui dit non c'est certain mais dit pas forcément non parce qu'il a subi il dit non pour plein de
00:08:17raisons et il ya que le corps qui dans un entretien et à force de travail finira par nous donner les
00:08:24éléments et ces éléments quand on les accueillera ça permettra de trouver la solution et c'est
00:08:30curieux parce qu'on accepte très bien qu'il y ait des gens qui aient des migraines ça pose aucun
00:08:35problème à personne. Systématiquement au moment où on va se coucher Brigitte ça commence à bien
00:08:40faire. Je ne parlais pas de la bonne excuse pour pas avoir de rapport je parlais juste d'un symptôme
00:08:46très courant il y a plein de gens qui ont mal à la tête qui ont des migraines ça pose pas de
00:08:52questions pourtant si il y a aussi quelque chose à comprendre lorsqu'on a des migraines en revanche
00:08:59les douleurs au niveau des organes génitaux là ça reste encore très tabou donc c'est pour ça qu'on
00:09:04va lever un peu le voile aujourd'hui. En tout cas on va les prendre au sérieux. On les prend au
00:09:09sérieux et on vous prend donc au sérieux n'hésitez pas à nous appeler si vous avez des douleurs
00:09:14quelles qu'elles soient que ce soit durant le rapport avant pendant après on vous écoute.
00:09:18Sud Radio parlons vrai Sud Radio parlons vrai 14h 16h Brigitte Lahaye Sud Radio
00:09:28Philippe Arlin est avec nous et on parle des douleurs des douleurs féminines et on commence
00:09:35avec vous Lorine bonjour bonjour Brigitte bonjour Philippe bonjour Lorine alors allez-y c'est
00:09:41durant les rapports je crois que vous avez mal c'est ça ? Oui c'est ça il y a des moments où
00:09:45j'aime faire des douleurs mais qui rappelle pas mal une urétrite ou une cystite comme vous en
00:09:52parlez tout à l'heure et des fois ça va être des douleurs plus profondes plus sourdes et j'étais
00:10:00c'est vrai qu'au début j'avais beaucoup de mal à en parler à mon compagnon ça fait ça fait très
00:10:05long maintenant qu'on vit ensemble mais au début j'osais pas j'osais pas lui en parler je craignais
00:10:10que qu'il le prenne mal en fait qu'il pense que c'est lui qui faisait mal mais c'était pas le cas
00:10:16je voulais pas le blesser lui dans son ego donc je serrais les dents. Mais oui vous serrez les dents bien sûr et ça n'arrange rien. Non parce que serrer les
00:10:25dents encore une fois c'est ne pas dire et ne pas dire fait que le problème s'aggrave donc c'est
00:10:32ça c'est vraiment un message pour vous mais pour toutes les auditrices ces douleurs si on ne les
00:10:38dit pas si on les tait elles vont augmenter c'est à dire c'est un peu comme si le corps vous disait
00:10:44quelque chose et que vous ne le preniez pas en compte et bien il ne va pas le dire il va le
00:10:47crier donc ça va faire de plus en plus mal. Michel le doule sortait de ce corps. Mais notre corps est
00:10:56intelligent ça c'est quelque chose qu'il faut entendre cette douleur elle n'est pas là pour
00:11:00nous emmerder elle a quelque chose à dire même si elle nous emmerde profondément mais elle a
00:11:05quelque chose à dire et je pense que c'est c'est vraiment intéressant que vous et le partenaire
00:11:10puisse l'entendre parce que bien évidemment il n'y est pour rien ou s'il y est pour quelque
00:11:15chose c'est certainement pas dans l'envie de vous faire mal ni dans la pratique en elle-même il y a
00:11:23il y a différentes choses alors peut-être qu'il va falloir qu'ils prennent en compte la douleur
00:11:28pour éviter les rapports qui sont inutilement douloureux mais il faut que de votre côté à vous
00:11:34vous puissiez être accompagné pour trouver des solutions à ces douleurs vous en êtes où par
00:11:39rapport à ça ? Eh bien ça va beaucoup mieux justement parce qu'un jour j'ai vu un médecin
00:11:46pour tout à fait autre chose j'ai une pathologie génétique et il me pose au détour de l'interrogatoire
00:11:55il me dit mais est-ce que vous avez des douleurs au moment des rapports ? Ah ben merde alors mais
00:11:59alors c'est quelque chose qui est lié voilà et je me dis mais alors je sais pas c'est pas moi qui
00:12:06suis bizarre quoi vous évitez les loups moi la malle vous évitez. C'est au moins vous avez un
00:12:11bon médecin Lorine déjà bravo on félicite. Alors par chance en plus en partant de votre maladie
00:12:18génétique il a il a su lire tous les symptômes il n'a pas eu peur d'en parler et vraiment bravo
00:12:23parce que et puis bravo d'avoir fait rentrer votre compagnon parce que même s'il aurait pu
00:12:29l'entendre de votre bouche c'était beaucoup mieux qu'il l'entende de la bouche du médecin parce que
00:12:35justement là il n'y a pas d'ambiguïté c'est pas vous qui pour des raisons x ou y l'empêchez
00:12:41d'eux et du coup comment ça se passe maintenant ? Est-ce qu'en respectant ces règles les douleurs
00:12:45sont moins là ? Ah oui c'est parfait disons que si admettons il y a des douleurs qui arrivent plutôt
00:12:54préliminaires et d'autres vraiment pendant l'acte en lui même si pendant les préliminaires et bien
00:12:59dans le flux de l'action on a totalement oublié que ça pouvait faire mal et bien des fois ça va
00:13:03et des fois ça va moins donc quand ça fait mal je dis non pas ça aujourd'hui bon bah voilà ok
00:13:09pas de soucis et on passe de suite à autre chose il pose pas des questions qui pourraient couper
00:13:15l'ambiance. Voilà c'est devenu rationnel. Quand ça marche pas tant pis on fait autre chose. Et
00:13:22voyez ce qui est important Corinne du coup vous regardez votre compagnon comme un vrai compagnon
00:13:28avec lequel vous pouvez être complice et qui vous écoute et qui vous comprend et ça vous redonne
00:13:33à la fois confiance en vous confiance en lui et ça améliorer vos rapports. Tout à fait mais c'est
00:13:39vrai que j'avais j'avais très très peur de le blesser et quand on est parti de cette fameuse
00:13:43consultation il m'a dit mais pourquoi tu me l'avais jamais dit ? Ah je sais pas. Et il me dit mais si tu
00:13:48me le dis pas je peux pas t'aider je peux pas savoir. Bah oui il a raison mais c'est pas si
00:13:54simple que ça. Il faut que nous les hommes on entendent que c'est pas quelque chose facile à
00:14:01dire. Mais peut-être que justement et merci de votre témoignage Lorine c'est peut-être justement
00:14:08parce que ça reste quelque chose de tabou et c'est pour ça qu'on en parle dans cette émission avec
00:14:13vous Philippe Harlin. Ça reste tabou que les femmes aient mal durant les rapports ça veut dire quelque
00:14:18part qu'elles sont qu'elles sont pas aptes enfin il y a une sorte comme ça alors que non la preuve
00:14:25Lorine en plus c'est même pas de votre faute. Et c'est pas de la sienne à lui non plus. Il peut
00:14:30pas être responsable de douleurs qui sont liées à des positions alors qu'on lui a pas expliqué qu'il
00:14:35y a des positions qui étaient douloureuses. Vous étiez tous les deux dans l'ignorance de cette
00:14:40maladie. Le médecin en plus par chance a pu vous dire et à juste titre qu'elles étaient les
00:14:47positions qui font mal. Bah oui après c'est pas grave on les évite et tout va bien et votre
00:14:53compagnon je pense qu'il est ravi parce qu'évidemment vous devez pas faire la même
00:14:57tête dans les rapports sexuels maintenant qu'avant. Donc tout le monde est beaucoup plus content
00:15:03parce que lui aussi il devait sentir quelque chose mais il comprenait pas puisque vous ne
00:15:06mettiez pas de mots dessus. C'est difficile d'expliquer ça et puis en plein milieu d'un
00:15:12rapport dire attends j'ai mal pourquoi t'as mal comment qu'est ce qui se passe enfin vous voyez
00:15:17tout d'un coup et bien tout s'arrête et puis pour redémarrer... Lorine peut-être pas pendant le
00:15:24rapport mais à froid vous auriez pu lui dire un jour vous auriez pu lui dire écoute excuse moi
00:15:30de temps en temps il arrive que j'ai mal je comprends pas pourquoi tu n'y es certainement
00:15:35pour rien enfin voyez je dis pas ça pour vous puisque le problème est réglé je dis ça pour
00:15:39ceux qui nous écoutent c'est peut-être évidemment pas forcément pendant le rapport mais après à un
00:15:47moment donné on peut le dire je crois que c'est vraiment essentiel et je pense que d'après ce
00:15:53que vous dites on voit bien qu'il aurait compris enfin qu'il aurait entendu en tout cas. Oui oui
00:15:57c'est quelqu'un qui est tout à fait dans le dialogue peut-être qu'au début dans nos premières
00:16:02années il était moins dans le dialogue, moins dans la compréhension et parce que pas habitué
00:16:08à parler tout simplement et avec les années moi je suis quelqu'un qui se confie beaucoup et donc
00:16:16j'avais du mal avec lui sur ce terrain là parce que lui je voyais qu'il en parlait peu mais
00:16:21maintenant effectivement le dialogue est totalement dénoué et c'est vrai qu'on peut parler de tout
00:16:29sans problème et c'est dommage d'avoir attendu si longtemps pour le lui dire et d'avoir attendu
00:16:34qu'un médecin me dise que c'était normal. Oui alors c'est dommage mais faut pas le regretter
00:16:40c'est comme ça et c'est tant mieux que vous ayez trouvé ces solutions. En tout cas moi ce que je
00:16:45peux dire de mon expérience c'est que j'ai rarement eu des cas où les hommes n'étaient pas compréhensifs
00:16:52quand on leur expliquait je pense que eux aussi ils ont envie de comprendre, ils ont envie de
00:16:57savoir, ils ont envie qu'on leur dise comment ils peuvent faire pour donner du plaisir. Il y en a
00:17:02sûrement qui vont pas être dans ce sens là mais c'est une minorité donc vraiment j'encourage
00:17:08toutes les femmes qui nous entendent et qui ont des douleurs à en parler, à partager ça avec
00:17:14leurs compagnons. Encore une fois ça n'a rien à voir avec le compagnon. On parle d'un état de fait
00:17:20c'est un peu comme si vous leur disiez je jouis, je jouis pas, je jouis plus. C'est une info, c'est
00:17:28pas un reproche, c'est une info et cette info elle est extrêmement importante. On ne peut pas
00:17:33deviner ce qui se passe dans le corps de l'autre. Et puis je rappelle Philippe Arlan, la dernière
00:17:38enquête sur la sexualité des français, je crois qu'il y avait 70% des hommes qui tenaient surtout
00:17:46lors d'un rapport de donner du plaisir à leur partenaire. Donc on voit bien que les hommes
00:17:52ils ont envie de nous donner du plaisir et pas de nous faire mal. C'était évident. Merci beaucoup
00:17:57Laurine en tout cas d'avoir commencé ce sujet avec nous. On fait une petite pause, on se retrouve
00:18:03pour le Love Conseil. Comment vivre heureux avec ce début de printemps ? Avec Philippe Arlan
00:18:08aujourd'hui nous évoquons les douleurs féminines pendant ou après les rapports. Vous souhaitez
00:18:13témoigner ? Notre standard vous attend 0 826 300 300. 14h-16h Brigitte Laé, Sud Radio. Brigitte
00:18:23Laé, Sud Radio. Le Love Conseil. Alors Philippe Arlan, en ce début de printemps moi j'ai envie
00:18:29que tout le monde soit heureux et donc j'ai préparé ce Love Conseil. Comment vivre heureux ? Tous,
00:18:36quoi qu'on en dise, on a des croyances et ces croyances souvent entravent notre capacité à
00:18:41être heureux. Par exemple nous voulons parvenir à une réussite mais qui n'est pas à notre portée.
00:18:46On veut avoir une maison, du coup on va prendre un crédit qui va nous complètement nous asphyxier
00:18:52financièrement. Bref, on a parfois des désirs qui sont un peu forts ou qui sont trop marqués dans
00:18:58notre cerveau et qui en fait ne sont pas du tout des désirs qui correspondent à notre réalité
00:19:03actuelle. Et c'est vrai qu'il y a beaucoup de gens qui croient que pour atteindre le bonheur il faut
00:19:08arriver à un objectif, qu'il soit professionnel, matériel, familial, amoureux, enfin que sais-je
00:19:14encore. Et en fait c'est prouvé scientifiquement que c'est totalement faux. Pour accéder au bonheur,
00:19:22il faut déjà arrêter de vouloir faire et surtout de s'en faire si je puis dire. D'autant que quand
00:19:28on est bien dans sa peau, notre cerveau fonctionne mieux, notre stress diminue et puis nos désirs,
00:19:36on se les accorde gentiment sans avoir des rêves impossibles à atteindre. Donc en fait pour être
00:19:43heureux, c'est un secret qui est très simple, il faut vivre l'instant présent, se centrer sur ses
00:19:48sensations, sur ce que le corps ressent et on voit bien aujourd'hui à quel point c'est important
00:19:52d'être dans son corps. Et puis être bien avec ses proches et puis ensuite s'adapter sans se
00:19:59prendre la tête. Il y a une philosophie qui dit qu'il faut être dans la gratitude, ça aussi c'est
00:20:04dans le complément, c'est-à-dire savoir mesurer les choses positives qui nous arrivent et savoir
00:20:10en être reconnaissant. Et voilà, c'est pour ça que ce matin quand j'ai vu que c'était le printemps,
00:20:15qu'il faisait beau, que les petits oiseaux chantaient, je me suis dit qu'est-ce que je suis
00:20:18bien, qu'est-ce que je suis heureuse. Vous saviez qu'on allait se voir à 14h donc c'était la journée
00:20:23parfaite. Et que vous alliez soulager toutes mes douleurs. J'espère. N'est-ce pas Vanessa, bonjour.
00:20:29Oui bonjour à vous et à votre intervenant. Bonjour Vanessa. Bonjour, alors donc concernant votre sujet,
00:20:39moi je voulais témoigner sur l'impact du psychisme aussi sur ce type de douleurs. Alors
00:20:47je suis plus très très très jeune, je suis encore une très jeune mais plus si jeune que ça. En fait
00:20:57j'ai commencé ma vie de femme avec des, on va dire, des petites traces de viol et d'inceste de
00:21:05l'enfance. Et en fait je me suis rendu compte qu'en fait les rapports, les tout premiers, alors à
00:21:11l'époque forcément je connaissais pas forcément le lien entre les deux, mais les rapports n'étaient
00:21:18pas du tout agréables. C'était, il y avait quelque chose de effectivement toujours douloureux, c'était
00:21:23jamais satisfaisant. Mais parce que vous n'étiez pas détendue, vous étiez... Voilà, après avec
00:21:34les années, en y réfléchissant et en en discutant aussi avec un professionnel en fait, on m'a expliqué
00:21:40qu'en fait les moments du rapport en fait faisaient qu'il y avait un petit rappel de ce qui s'était
00:21:46passé avant. Et du coup ce côté psychologique en fait générait une espèce de, je dirais peut-être
00:21:53pas du vaginisme quand même, mais ça créait un blocage. Une tension. Oui peut-être, voilà, qui
00:22:00rendait en fait les rapports douloureux. J'ai continué un petit peu on va dire d'avancer dans
00:22:06la démarche et je me suis rendu compte qu'en fait dans le cadre des rapports conjugaux c'était un
00:22:14petit peu pareil. Alors avec bien évidemment de la maladresse, pas beaucoup d'écoute sur ce qui
00:22:19était dit etc. Et j'ai fini par, je vais pas dire capituler, mais pas très très loin. C'est-à-dire
00:22:27d'éviter les rapports ? Éviter ou de les subir on va dire peut-être aussi. Parce qu'à un moment donné
00:22:32quand vous n'êtes pas écouté ou dites bon finalement ça sert pas à grand chose. Et je
00:22:37dois avouer aussi que bon avec le passé j'avais un peu ce côté où de toute façon c'est comme ça
00:22:41j'ai pas le choix. Il y avait ce côté, mon avis ne compte pas, j'ai pas le choix. C'est-à-dire
00:22:46j'ai pas à dire oui, à dire non, à dire... En gros j'avais un peu au final le sentiment de ne pas
00:22:53maîtriser cette sexualité qui m'appartenait normalement. Et puis un jour j'ai décidé qu'en
00:23:01fait non ça suffisait. Alors c'est un secret entre nous, personne n'écoute. Non, non, rassurez-vous Vanessa,
00:23:08personne. Personne, absolument personne. Si il y a juste Philippe Harlin qui avait commencé. Exactement.
00:23:13Bon Philippe je sais que ça restera entre vous et moi. Un jour j'ai décidé de basculer sur une vie
00:23:20plus libertine. C'est-à-dire qu'à partir de là j'ai décidé qu'en fait c'était moi qui devenais
00:23:26cause sur ma sexualité, qu'il a décidé avec un côté bien évidemment un peu aussi, un petit peu
00:23:32cérébral. Et plus de douleur. Plus de douleur. Vous étiez consentante à ce qui se passait pour
00:23:41une fois. En théorie avec un mari on est censé être consentant aussi. Vous le dites bien, on est censé être
00:23:48consentant. Mais vous venez de nous dire deux minutes avant que vous en aviez pris votre partie,
00:23:52genre que vous vous forciez et que vous subissiez parce que vous pouviez rien dire. Donc c'est plus
00:23:56du consentement là, c'est de la soumission. Et ben voilà, donc je suis pas soumise du tout finalement.
00:24:01C'est une découverte. Et donc voilà, mon témoignage il avait pour objectif surtout de montrer que
00:24:12parfois aussi le mental... J'aime bien votre témoignage parce que ça correspond à ce que
00:24:20j'essaye de faire passer comme message auprès des femmes. Je pense que nous les femmes on n'est pas
00:24:25passives, on est ouvertes ou fermées. Mais cette porte qu'on ouvre ou qu'on ferme c'est nous qui
00:24:31en avons la possibilité. Et les clés absolument. C'est vous qui avez la clé de votre porte. Et quand
00:24:38vous décidez de pratiquer le libertinage quelque part, vous ouvrez grand la porte. Vous baissez le
00:24:44pont Lévis si je puis dire. Et c'est ça qui est intéressant dans votre témoignage, et que ça
00:24:49montre bien à quel point notre tête commande quand même cette porte en bas qui s'ouvre ou qui se
00:24:56ferme. Et puis encore une fois, c'est pas le libertinage la solution. La solution c'est de
00:25:03faire quelque chose dont on a envie. Ça aurait pu être de tromper votre mari avec le facteur ou
00:25:09n'importe quoi. L'important c'est que tout d'un coup vous avez dit cette sexualité elle m'appartient
00:25:16et à partir de maintenant je fais avec mon corps ce dont j'ai envie. Pour vous ça a été de faire du
00:25:23libertinage. Mais je vous dis encore une fois, c'est le fait de vous sentir enfin libre de faire
00:25:29ce que vous voulez qui a fait que les douleurs n'étaient pas là. Alors qu'avant même si votre
00:25:35tête disait oui en tout cas je vais me soumettre, votre corps lui disait bah non il n'y a pas de
00:25:40raison ça fait chier. Et votre corps lui il était contracté. Votre corps disait non. Et à partir du
00:25:47moment où vous faites quelque chose dont vous avez réellement envie, et pas envie pour faire
00:25:52plaisir à l'autre, et pas envie par consentement mais par envie, et bien là tout est en accord
00:25:58entre votre corps et votre tête. Et s'il n'y a pas une douleur qui est enregistrée dans le corps,
00:26:03bah cet accord suffit à ce que ça se détende et que le rapport ne soit absolument pas douloureux.
00:26:08Encore une fois c'est pas le libertinage. Donc pourquoi j'insiste c'est parce qu'effectivement...
00:26:14Oui mais je ne suis pas en train d'encourager tout le monde à faire du libertinage.
00:26:16Non non mais voilà.
00:26:16Oui on ne va pas envoyer toutes les femmes qui ont des douleurs faire du libertinage.
00:26:19Non non non.
00:26:20Il y en a même à l'inverse, moi j'en ai eu, qui justement quand elles se sont retrouvées avec
00:26:25leurs compagnons à faire du libertinage alors que plus ou moins intellectuellement elles étaient
00:26:30ok, elles se sont rendues compte que le corps disait non. Elles ont eu des douleurs à ce moment-là.
00:26:33Donc il faut juste faire ce que vous avez fait, il faut s'écouter.
00:26:38C'est ça. Ça aurait pu être en dehors du libertinage, ça aurait très bien pu être,
00:26:43bon ce qui est un petit peu le cas, mais un amant régulier... Voilà, peu importe.
00:26:48Il faut que vous en ayez envie vous.
00:26:51C'est ça, c'est ça. Et en fait je me suis rendue compte que depuis l'enfance,
00:26:57malheureusement je n'avais pas eu le choix, ça m'était imposé et j'avais gardé ce côté.
00:27:02Oui, mais maintenant il faut faire attention,
00:27:05c'est pas forcément parce qu'on a eu des abus dans l'enfance qu'on a des douleurs.
00:27:10C'est ce qu'on disait tout à l'heure.
00:27:13Je sais bien Vanessa que ce n'est pas ce que vous avez dit,
00:27:16mais je fais toujours attention qu'il n'y ait pas de généralisation qui se fasse par rapport à un témoignage.
00:27:22Il y a beaucoup de femmes qui ont eu malheureusement des abus
00:27:26et qui ne connaissent pas de douleurs au moment des rapports.
00:27:31Mais dans votre cas, vous avez attribué ça à vos abus, ce qui est possible,
00:27:36mais c'est peut-être aussi parce que votre mari, vous aviez peut-être des rancors contre lui
00:27:42et que votre corps les a traduits de cette manière-là.
00:27:47Mais encore une fois, excusez-moi, je vous laisse vous exprimer.
00:27:50Non, je disais que j'ai fait ce lien avec un thérapeute
00:27:54parce que c'était le début, les tous débuts de ma sexualité jusqu'à aussi mon mari en fait.
00:28:00Ça n'a pas été que par rapport à lui, c'est-à-dire que c'était vraiment le tout début
00:28:04jusqu'à comprendre le lien, dans mon cas, le lien entre les deux on va dire.
00:28:10Moi, ce que je veux dire, c'est qu'encore une fois, votre exemple illustre à quel point
00:28:14le consentement ne parle pas de l'envie
00:28:18et que quelque part dans les rapports, vous aviez mal, vous étiez consentante,
00:28:22pour autant, votre corps n'avait pas envie, il y avait des douleurs.
00:28:26L'envie, c'est quand on fait quelque chose que l'on veut.
00:28:29Consentir, c'est juste accepter que la chose se produise.
00:28:33Eh bien, il est important que dans leur sexualité, les femmes dépassent le consentement
00:28:38et découvrent ce que les hommes connaissent, parce qu'on n'interroge jamais le consentement des hommes,
00:28:42l'envie.
00:28:44Oui.
00:28:46Et on voit bien que dans un cas, il y a des douleurs, dans l'autre cas, il n'y en a pas.
00:28:50Donc, le consentement ne suffit pas à avoir une sexualité épanouie.
00:28:54CQFD.
00:28:56Je valide.
00:28:58Merci Vanessa, nous acceptons votre validation.
00:29:01Merci beaucoup Vanessa, en tout cas, prenez soin de vous
00:29:04et quelles que soient les pratiques, si vous en avez envie, ça sera top.
00:29:08Eh bien, je confirme également.
00:29:10Merci de votre témoignage en tout cas Vanessa, merci beaucoup.
00:29:14On fait une petite pause, on continue dans un instant.
00:29:17Vous voulez parler à Brigitte Lahaie ? 0826 300 300
00:29:2414h-16h, Brigitte Lahaie Sud Radio.
00:29:28Avec Philippe Harlin, nous continuons à évoquer les maux du corps,
00:29:32ces douleurs que ont les femmes et je crois, encore une fois,
00:29:37qu'elle est la femme qui n'a jamais eu mal.
00:29:39S'il y a une femme qui m'écoute aujourd'hui, là,
00:29:41particulièrement, ce jour de printemps,
00:29:43et qui n'a jamais eu mal pendant les rapports sexuels
00:29:46ou aux organes génitaux, qu'elle appelle.
00:29:49Eh bien oui, bienvenue.
00:29:51Moi, je ne peux pas témoigner, j'ai eu mal.
00:29:53Je suis désolée.
00:29:55Bonjour Sophie.
00:29:57Bonjour Brigitte et bonjour à votre invitée,
00:29:59Philippe Harlin.
00:30:01Bonjour.
00:30:03Je rejoins ce que vous venez de dire, Brigitte,
00:30:05parce que ce n'est pas mon cas.
00:30:07J'ai envie de dire, malheureusement,
00:30:09après, s'il y a des personnes
00:30:11qui n'ont jamais connu de douleur,
00:30:13c'est tant mieux pour elles.
00:30:15Forcément, quelle que soit la douleur,
00:30:16ce n'est jamais agréable du tout.
00:30:18Pour ma part, aujourd'hui,
00:30:20je n'en ai plus du tout, par contre.
00:30:22C'est vraiment très agréable.
00:30:24Je peux vraiment témoigner qu'aujourd'hui,
00:30:26j'ai une sexualité, on va dire, épanouie
00:30:29sans avoir de peur,
00:30:31de crainte de ce qui pourrait
00:30:33éventuellement faire mal, justement.
00:30:35Je n'y pense même plus du tout.
00:30:37Par contre, j'ai vécu,
00:30:39on va dire,
00:30:41de l'âge d'une vingtaine d'années
00:30:43jusqu'à une quinzaine d'années,
00:30:45pendant quinze ans à peu près,
00:30:47avec des douleurs quasiment
00:30:49à tous les rapports.
00:30:51En effet, vous partez de loin.
00:30:53Oui, tout à fait.
00:30:55J'ai souvenir, malgré tout,
00:30:57qu'il y a eu des bons moments.
00:30:59Des parenthèses.
00:31:01Des parenthèses, effectivement, c'est ça.
00:31:03Mais c'était vraiment
00:31:05une fois tous les...
00:31:07Je ne sais même plus.
00:31:09Donc, ça a été très, très, très, très rare.
00:31:11J'avais quoi ?
00:31:13J'avais essentiellement
00:31:15énormément d'infections vaginales.
00:31:17Beaucoup, beaucoup d'inflammations.
00:31:19J'en avais une tous les mois, quasiment.
00:31:21J'avais un traitement
00:31:23pendant un disque, un jour,
00:31:25des ovules, etc.
00:31:27J'ai eu de l'âge de 15 ans
00:31:29jusqu'à 35 ans, à peu près.
00:31:31Et sans savoir
00:31:33ou sans comprendre,
00:31:35puisque je faisais confiance
00:31:37au monde médical, on va dire,
00:31:39parce que je ne suis pas du tout du domaine.
00:31:41Et puis, je pense que j'étais aussi très jeune.
00:31:43Je n'avais pas conscience et connaissance
00:31:45de tout ce qui pouvait exister et arriver,
00:31:47en tout cas.
00:31:49Je rejoins un peu l'auditrice précédente
00:31:51et je rejoins aussi ce que vous disiez.
00:31:53J'ai eu des soucis en tant qu'enfant.
00:31:55Peu ça engendre derrière
00:31:57des douleurs.
00:31:59Mais pour ma part, c'était le cas.
00:32:01Parce que j'ai subi
00:32:03des viols en étant enfant.
00:32:05Et je pense que la mémoire
00:32:07avait gardé
00:32:09ce phénomène où dès qu'il y avait
00:32:11un rapport sexuel, c'était
00:32:13pas bien.
00:32:17Quand vous dites que c'était pas bien,
00:32:19c'est-à-dire ?
00:32:21Pendant mes 15 premières années
00:32:23de ma relation avec mon mari,
00:32:27je n'aimais pas du tout faire l'amour.
00:32:29Je trouvais ça très sale, dégoutant.
00:32:35Il ne fallait pas me regarder.
00:32:37C'était vraiment très compliqué.
00:32:41C'était important que je vous fasse
00:32:43souligner ça, parce que là maintenant,
00:32:45à partir du moment où
00:32:47c'est pas bien, c'est sale,
00:32:49comment peut-on laisser la place au plaisir ?
00:32:51On ne peut pas avoir envie
00:32:53de quelque chose qu'on trouve sale,
00:32:55pas bien.
00:32:57On retrouve
00:32:59toujours cette notion,
00:33:01et c'est incroyable
00:33:03qu'on en soit encore à y réfléchir
00:33:05aujourd'hui,
00:33:07s'il n'y a pas d'envie,
00:33:09il n'y aura pas de plaisir, ça c'est sûr.
00:33:11Mais il peut y avoir
00:33:13des douleurs, parce que
00:33:15pas d'envie, ça veut dire qu'on fait
00:33:17quelque chose un peu malgré nous,
00:33:19un peu beaucoup malgré nous.
00:33:21Et encore une fois, même si on consent à le faire,
00:33:23ça ne suffit pas, ça ne va pas
00:33:25détendre le corps.
00:33:27Ce n'est pas un grand oui
00:33:29comme une bouffée d'air, et je pense que c'est ce que
00:33:31vous avez aujourd'hui dans votre sexualité,
00:33:33c'est un oui qui dit quelque chose,
00:33:35un oui qui est gourmand, qui a envie
00:33:37d'eux, et ce
00:33:39oui-là, c'est rare qu'il connaisse
00:33:41des douleurs
00:33:43dans son évolution.
00:33:45Effectivement, c'était
00:33:47un poids pour moi
00:33:49de faire l'amour
00:33:51à l'époque.
00:33:53Ça s'illustrait dans le corps.
00:33:55Ça s'est débloqué
00:33:57quand
00:33:59j'ai commencé à travailler
00:34:01et à parler, parce que quand ça m'est arrivé
00:34:03au niveau des viols de mon enfant,
00:34:05je n'en ai parlé à personne.
00:34:07Je n'ai pas fait un déni,
00:34:09mais je l'ai vraiment gardé, préservé pour moi,
00:34:11jusqu'à ce que
00:34:13je sois
00:34:15invitée à en parler
00:34:17par mon gynécologue,
00:34:19par pur hasard.
00:34:21À partir de ce moment-là, j'ai fait un travail
00:34:23sur moi-même, et de là,
00:34:25je n'ai plus jamais eu
00:34:27d'inflammations, d'infections.
00:34:29Et vous voyez, Sophie, ça confirme
00:34:31ce que disait Philippe par là au début.
00:34:33Si on commence à mettre des mots,
00:34:35M-O-T-S,
00:34:37les mots M-U-X
00:34:39disparaissent.
00:34:41Ce qui s'est passé,
00:34:43c'est qu'en mettant des mots,
00:34:45en nommant le viol,
00:34:47vous dites
00:34:49« ça n'est pas normal ».
00:34:51Et à partir du moment où ce que vous avez subi
00:34:53n'est pas normal, alors
00:34:55ça veut dire qu'il existe une sexualité normale.
00:34:57Donc vous avez ouvert une porte
00:34:59pour que la sexualité puisse être
00:35:01autre que ce que vous aviez subi.
00:35:03Et comme avant, vous ne vous étiez pas
00:35:05posé cette question,
00:35:07c'est un peu comme si c'est la sexualité
00:35:09qui était identique
00:35:11au viol. C'est-à-dire, c'est comme ça,
00:35:13c'est pas agréable, c'est moche,
00:35:15c'est pas sympa, mais il faut y passer,
00:35:17il faut subir.
00:35:19Et à partir du moment où je me dis « mais non »,
00:35:21je mets des mots dessus. C'est-à-dire
00:35:23« non, ça c'est pas du sexe ». D'ailleurs, pour ça,
00:35:25il y a un mot qui s'appelle le viol, l'abus.
00:35:27C'est parce que c'est pas du sexe. Le sexe,
00:35:29ça existe, c'est à côté, ça donne plein de plaisir.
00:35:31Vous savez, c'est comme manger.
00:35:33On peut faire une indigestion parce qu'on a mangé quelque chose
00:35:35qui n'était pas correct. Ça, ça s'appelle pas
00:35:37manger. C'est bien passé par la bouche,
00:35:39c'est bien passé par l'estomac, mais
00:35:41ça rend malade. Le sexe,
00:35:43c'est le même principe. Si
00:35:45on le fait pas avec envie et avec
00:35:47plaisir, eh ben ouais, ça peut
00:35:49générer des douleurs, des trucs.
00:35:51Et là, tout d'un coup, vous êtes dit « mais j'ai le droit
00:35:53de prendre du plaisir à cet endroit-là ».
00:35:55Et votre corps, il attendait
00:35:57peut-être cet appel
00:35:59ou cette réconciliation pour
00:36:01vous répondre.
00:36:03Et il vous a bien répondu, visiblement, parce que vous nous
00:36:05dites que maintenant, c'est chouette.
00:36:07Oui, totalement.
00:36:09Ce qu'il faut bien comprendre, Sophie, c'est qu'encore une fois, quand on est
00:36:11enfant et qu'on subit
00:36:13du sexe qu'on veut pas,
00:36:15mais qu'on sait pas qu'on veut pas
00:36:17et qu'on sait pas que c'est
00:36:19pas normal,
00:36:21on met ce qu'on peut comme repère
00:36:23et puis voilà
00:36:25tout. Et on met,
00:36:27si je puis dire, son mouchoir par-dessus.
00:36:29Et puis on en vient à se dire que le sexe, c'est pas pour nous.
00:36:31Oui, tout à fait.
00:36:33Effectivement, après,
00:36:35je remercie aux gynécologues
00:36:37à l'époque qui, même si
00:36:39ça a mis un petit peu de temps, on va dire,
00:36:41mais à l'époque,
00:36:43le médecin généraliste, personne, même mes parents,
00:36:45je pense que tant qu'on
00:36:47n'en a pas connaissance,
00:36:49on peut pas imaginer
00:36:51que ça puisse avoir des impacts aussi importants.
00:36:53Donc, là,
00:36:55le gynécologue en question, quand je suis allée
00:36:57pour lui dire, j'en ai vraiment...
00:36:59C'était compliqué et j'en ai vraiment
00:37:01très très marre d'avoir mal et de souffrir
00:37:03parce que j'avais les douleurs qui étaient
00:37:05quand même bien présentes, les inflammations
00:37:07qui n'étaient vraiment pas agréables.
00:37:09C'est lui qui m'a
00:37:11mis la puce à l'oreille,
00:37:13et qui m'a permis
00:37:15de parler. Après, je me suis
00:37:17libérée. Donc ça a pris un peu de temps
00:37:19et puis quelques années, très très vite après,
00:37:21je me suis rendu compte que je n'avais plus d'infection.
00:37:23Déjà, rien que ça.
00:37:25Et puis un peu, à la fois, j'ai pris aussi
00:37:27conscience que je prenais du plaisir
00:37:29à faire l'amour et que c'était vraiment quelque chose de chouette
00:37:31aujourd'hui.
00:37:33Mais j'ai vécu, effectivement,
00:37:35des périodes
00:37:37assez lourdes et assez longues aussi.
00:37:39Après,
00:37:41j'avais aussi la chance d'avoir un mari très
00:37:43conciliant, par contre,
00:37:45qui ne me forçait pas, contrairement à
00:37:47l'hôpitrice précédente,
00:37:49qui ne m'obligeait pas et qui me
00:37:51laissait venir, en fait. Mais bon, le malheureux,
00:37:53il a attendu longtemps.
00:37:55Oui, mais il vous a trouvé aujourd'hui.
00:37:57Oui.
00:37:59C'est pas lui qui en profite,
00:38:01dommage.
00:38:03J'ai cru qu'il avait eu cette chance.
00:38:05Non, je me suis dit, le malheureux,
00:38:07il n'a pas eu de chance.
00:38:09C'est un peu normal aussi, quand on a
00:38:11vécu avec quelqu'un avec qui on a
00:38:13eu mal, même si ce n'est pas de sa faute, le pauvre.
00:38:15C'est difficile.
00:38:17Ça crée forcément
00:38:19un fossé entre vous, de toute façon.
00:38:21Et puis bon,
00:38:23il faut quand même rappeler qu'un couple,
00:38:25ça s'use aussi.
00:38:27Oui, voilà, ça c'était l'usure, on va dire.
00:38:29C'était rien à voir avec la sexualité,
00:38:31en tout cas, donc c'était plus
00:38:33de l'usure. Et aujourd'hui, on s'entend
00:38:35très très bien, donc nous n'avons plus de
00:38:37rapport, mais on s'entend très bien.
00:38:39Il reste au moins une
00:38:41belle relation. Merci
00:38:43de votre témoignage, parce que je sais qu'on a
00:38:45aussi beaucoup de gens qui nous écoutent,
00:38:47qui sont dans
00:38:49thérapeutes ou médecins.
00:38:51Encore une fois, oui, quand
00:38:53une femme ne cesse d'avoir
00:38:55des problèmes
00:38:57d'infection
00:38:59gynécologique, etc.
00:39:01Il faut quand même aller
00:39:03soulever et voir cette piste.
00:39:05Il faut aller parler.
00:39:07Moi, j'ai la chance,
00:39:09je dis bien la chance, parce que
00:39:11j'aime mon métier,
00:39:13j'ai la chance de pouvoir
00:39:15prendre le temps,
00:39:17et je me rends compte à quel point
00:39:19ce temps est utile pour
00:39:21laisser la personne poser des mots
00:39:23sur ce qu'elle a vécu et trouver elle-même
00:39:25des réponses. Et ça, c'est
00:39:27précieux. Malheureusement, des fois, ce temps,
00:39:29les médecins ne l'ont pas.
00:39:31Donc, c'est une chance.
00:39:33Oui, mais ils peuvent envoyer
00:39:35vers des gens comme vous. Oui, bien sûr, ils peuvent
00:39:37orienter, mais bien sûr. Et j'espère qu'ils le font.
00:39:39C'est le cas, puisque j'ai
00:39:41de plus en plus d'orientations.
00:39:43Je pense que ça commence à s'intégrer.
00:39:45Voilà. Ce qui est important, c'est
00:39:47de pouvoir mettre des mots dessus, de trouver
00:39:49un espace où on va pouvoir nommer
00:39:51auprès de quelqu'un qui sera capable de faire
00:39:53quelque chose aussi de ces mots.
00:39:55Mais c'est toute la
00:39:57difficulté actuelle
00:39:59du langage et de la
00:40:01communication sur le sexe. C'est-à-dire qu'on entend
00:40:03énormément de choses tout à fait intéressantes
00:40:05sur les racines du clitoris,
00:40:07sur
00:40:09les
00:40:11pilules pour l'érection,
00:40:13il y a des tas d'avancées sur
00:40:15la sexualité. Mais il reste
00:40:17quand même quelques tabous
00:40:19qui ont la vie dure, et notamment
00:40:21sur les douleurs féminines. C'est pour ça que
00:40:23je suis ravie, Philippe Arlin,
00:40:25vous avez demandé qu'on en reparle aujourd'hui, je suis ravie d'en parler.
00:40:27Il reste encore
00:40:29le tabou de l'inceste,
00:40:31et on en a parlé mardi avec
00:40:33Bruno Clavier. C'est quand même, si
00:40:35on parle de sexualité, il faut aussi malheureusement
00:40:37parler de la face sombre de la
00:40:39sexualité humaine,
00:40:41qui quand même est cause
00:40:43de bien des entraves pour une
00:40:45harmonie sexuelle dans un couple.
00:40:47Comment on ne peut pas
00:40:49parler de nourriture sans parler de malbouffe ?
00:40:51Vous connaissez chez moi
00:40:53cette volonté de comparer, mais
00:40:55c'est vraiment très important, c'est-à-dire
00:40:57qu'on mélange une fonction
00:40:59et ce qu'on
00:41:01fait de cette fonction.
00:41:03Le sexe est une fonction,
00:41:05mais on peut en abuser, et on peut
00:41:07créer ce qu'on entend là, des douleurs.
00:41:09Comme vous le rappeliez au tout début,
00:41:11on va encore le dire, c'est pas censé faire
00:41:13mal, c'est censé faire du bien.
00:41:15Alors pourquoi ça fait mal à autant de femmes ?
00:41:17Donc il se passe bien quelque chose,
00:41:19il y a bien une fonction qui a été détournée
00:41:23du point initial qui était
00:41:25de prendre du plaisir.
00:41:27Voilà, et c'est donc important qu'on en parle,
00:41:29et on va continuer évidemment durant cette deuxième
00:41:31heure. Sophie, merci beaucoup
00:41:33de votre témoignage, et profitez-en bien,
00:41:35rattrapez le temps perdu, si je puis me dire,
00:41:37si je puis me permettre, parce que finalement
00:41:39c'est ça qui compte.
00:41:41On va continuer à évoquer
00:41:43les douleurs féminines dans la deuxième
00:41:45heure, Philippe Harlin.
00:41:47Pour l'instant, on voit
00:41:49qu'il y a eu souvent des difficultés
00:41:51ou des abus.
00:41:53Alors après,
00:41:55peut-être ce qu'on va
00:41:57voir dans la deuxième heure, mais on peut déjà
00:41:59en dire deux mots,
00:42:01parfois ça peut être aussi une mauvaise
00:42:03première expérience,
00:42:05qui n'est pas forcément un viol,
00:42:07bien sûr, mais qui est une première
00:42:09relation sexuelle avec quelqu'un qui s'y est
00:42:11pas bien pris, qui peut aussi
00:42:13bloquer quelque chose.
00:42:15Ou tout simplement une éducation
00:42:17qui nous amène à porter sur la sexualité
00:42:19un regard péjoratif.
00:42:21Oui, ça on le voit dans le cadre de certains vaginismes,
00:42:23où c'est une mère
00:42:25qui dit
00:42:27que c'est pas agréable, ça fait mal.
00:42:29Oui, et puis c'est vraiment le truc des hommes,
00:42:31donc les hommes vont voir ailleurs,
00:42:33quand les enfants, les filles sont élevées
00:42:35parce que le papa n'était pas là.
00:42:37On va
00:42:39détester cette partie-là
00:42:41parce que c'est une espèce
00:42:43de passage obligatoire, mais
00:42:45en gros, il faut faire attention,
00:42:47et donc dès qu'on n'aime pas,
00:42:49dès qu'on n'a pas envie, encore une fois,
00:42:51ça va se traduire dans le corps.
00:42:53Oui, et puis on a bien entendu quand Sophie
00:42:55dit, pour moi c'était sale,
00:42:57c'est évident que...
00:42:59Donc ça peut être simplement des mauvaises connaissances,
00:43:01des messages mal reçus,
00:43:03vous avez raison, la première expérience
00:43:05est très importante,
00:43:07et quand une ou deux fois, les premiers partenaires
00:43:09ne sont pas très respectueux, on se dit, bon,
00:43:11de toute façon... Maman avait raison,
00:43:13c'est pas terrible. C'est pas terrible,
00:43:15et puis ils n'en font qu'à leur tête, et puis alors du coup,
00:43:17on finit par construire une image de l'homme
00:43:19complètement égoïste et tout,
00:43:21donc on part loin de la réalité,
00:43:23et c'est la sexualité qui en prend un coup, chaque fois.
00:43:25On en parle avec vous,
00:43:27mais j'ai une petite devinette pour vous,
00:43:29Philippe Arlin, elle m'amuse beaucoup, c'est celle-ci,
00:43:31quelle est la différence entre un vampire et une pute ?
00:43:33Vous avez le temps des infos.
00:43:35Aujourd'hui avec Philippe Arlin,
00:43:37nous parlons des douleurs féminines,
00:43:39pendant ou après les rapports, vous avez besoin
00:43:41de témoigner, notre standard
00:43:43vous attend, 0 826 300 300.
00:43:55Philippe Arlin est avec nous, nous parlons des douleurs
00:43:57féminines, et elles sont nombreuses,
00:43:59variées, et je pense qu'on aura
00:44:01certainement encore d'autres
00:44:03douleurs durant cette deuxième heure.
00:44:05Nathalie est avec nous,
00:44:07on va lui donner la parole dans un instant, mais je voudrais la réponse
00:44:09à ma devinette, quelle est la différence entre
00:44:11un vampire et une pute ?
00:44:13Les deux sucent, mais la pute
00:44:15ne met pas les dents.
00:44:17Normalement non, mais c'est pas mal comme réponse.
00:44:19En fait non, il n'y a pas de
00:44:21différence, les deux dorment
00:44:23le jour et sucent la nuit.
00:44:25Franchement,
00:44:27non ?
00:44:29C'est qu'elle travaille à
00:44:31mi-temps alors !
00:44:33Nathalie, merci d'être avec nous, bonjour.
00:44:35Bonjour monsieur Arlin,
00:44:37bonjour madame Lahaye.
00:44:39Donc vous allez
00:44:41nous raconter ce qui vous est arrivé,
00:44:43c'est visiblement,
00:44:45j'ai deux trois notes sur mon
00:44:47conducteur, c'est pas terrible.
00:44:49Je me suis
00:44:51fait opérer il y a trois ans
00:44:53de l'utérus, parce que
00:44:55j'avais un fibrome mal placé,
00:44:57et depuis
00:44:59que j'ai plus
00:45:01l'utérus, j'ai des douleurs
00:45:03très compliquées lors de
00:45:05rapports, suivant certaines positions.
00:45:07Donc j'ai consulté
00:45:09un neurologue qui m'a dit que
00:45:11après une cysto,
00:45:13ils se sont aperçus que j'avais
00:45:15une sténose.
00:45:17Ah, ok.
00:45:19Et que c'était
00:45:21sûrement dû à ces douleurs là,
00:45:23par rapport aux rapports.
00:45:25Donc j'ai un appareil
00:45:27que je mets deux fois par
00:45:29jour pendant une heure
00:45:31pour stimuler ma vessie.
00:45:35Et j'ai consulté
00:45:37un médecin dernièrement,
00:45:39pour préparer ma ménopause, puisque j'ai
00:45:4149 ans, et je voulais bien
00:45:43l'accueillir, et je lui ai expliqué
00:45:45ses douleurs, et elle me disait
00:45:47qu'en fait, j'ai dû avoir
00:45:49un traumatisme,
00:45:51dû à cette opération.
00:45:53Et moi, quand j'ai
00:45:55été opérée,
00:45:57en fait, je devais ressortir,
00:45:59et comme ils m'ont troué la vessie
00:46:01pendant l'opération,
00:46:03j'ai pris ça comme
00:46:05une punition, parce que
00:46:07j'attendais
00:46:09il y a quelques années de ça
00:46:11un troisième enfant. Mon mari
00:46:13n'a pas voulu de cet enfant,
00:46:15donc j'ai fait le choix de ne pas le garder.
00:46:17Et j'ai pris ça comme une punition.
00:46:19Et en fait, mon médecin m'a dit que
00:46:21c'était peut-être ça,
00:46:23ses douleurs, en fait.
00:46:25En tout cas, ça a l'air de vous parler, ce que vous a dit
00:46:27ce médecin.
00:46:29Enfin, cet médecin plutôt, puisque c'était une femme.
00:46:31Je vous entends très mal, pardon.
00:46:33Oui, je dis que quand la médecin
00:46:35vous dit ça,
00:46:37ça vous a parlé, ça vous a
00:46:39semblé juste.
00:46:41Oui. Parce que c'est ça
00:46:43qui est important. Si ça vous semble juste,
00:46:45c'est que peut-être, en effet,
00:46:47c'est comme ça que vous l'avez ressenti.
00:46:49Le problème de toutes
00:46:51ces opérations extrêmement
00:46:53importantes qui touchent à la sphère intime
00:46:55sont
00:46:57malheureusement pas souvent assez
00:46:59accompagnées du deuil
00:47:01nécessaire. Et j'utilise bien le mot
00:47:03deuil, parce qu'il y a un deuil
00:47:05à faire. On
00:47:07n'enlève pas l'utérus. L'utérus, c'est pas n'importe
00:47:09quoi.
00:47:11Surtout dans votre histoire
00:47:13où il y a eu un troisième enfant
00:47:15dont vous avez dû vous séparer.
00:47:17Cette
00:47:19utérus, c'était la possibilité
00:47:21que cette chance vous soit donnée
00:47:23de nouveau d'en avoir un autre.
00:47:25Et là, on l'enlève. Alors oui,
00:47:27on l'enlève pour des raisons médicales. Alors oui,
00:47:29ça va aller mieux derrière.
00:47:31Mais qui prend le temps de vous écouter
00:47:33par rapport à la tristesse
00:47:35de ce que ça veut dire
00:47:37de ne plus avoir d'utérus,
00:47:39de ne plus pouvoir avoir d'enfant,
00:47:41de... Voilà.
00:47:43Toutes ces choses-là,
00:47:45si, encore une fois,
00:47:47on ne vous aide pas à mettre des mots dessus,
00:47:49vous ne pouvez pas pleinement faire
00:47:51votre deuil. Donc vous êtes
00:47:53à la fois victime et en colère
00:47:55avec ce corps qui,
00:47:57lui, est pour rien. Il a subi
00:47:59une opération.
00:48:01Et cette zone devient une zone
00:48:03qui n'est plus une zone où on a envie.
00:48:05C'est plus une zone où on est
00:48:07en accord avec. Et c'est une zone qui va
00:48:09finir par faire mal parce qu'on est en
00:48:11conflit avec elle.
00:48:13Et puis, vous savez, Nathalie, sur un plan
00:48:15symbolique, je fais une interprétation
00:48:17qui vaut ce qu'elle vaut, mais
00:48:19ce fibrome, ça peut être une sorte
00:48:21de fœtus qu'on se crée
00:48:23parce qu'on n'arrive pas
00:48:25à faire le deuil du fœtus qui a dû
00:48:27partir, voyez,
00:48:29et qui finalement vous oblige
00:48:31à retirer l'utérus.
00:48:33Donc c'est tout ça que vous pouvez
00:48:35aujourd'hui avancer
00:48:37à mieux comprendre
00:48:39pour vous libérer à la fois
00:48:41de votre culpabilité, de la
00:48:43colère, de ce
00:48:45sentiment d'avoir été trahi par
00:48:47votre corps, ou trahi peut-être
00:48:49par votre compagnon
00:48:51ou les gens qui ne vous ont pas écouté.
00:48:53En tout cas, c'est
00:48:55important. Oui, allez-y, Nathalie.
00:48:57Le médecin
00:48:59m'a conseillé d'aller voir une
00:49:01psychologue, justement
00:49:03pour faire ce deuil-là.
00:49:05Et du coup, j'ai rendez-vous bientôt
00:49:07fin avril pour avancer
00:49:09sur ça. Et elle m'a mis sous
00:49:11homéopathie aussi, voilà,
00:49:13pour m'aider. C'est très bien parce
00:49:15que ce que je disais, c'est que c'est vraiment
00:49:17important que ce deuil soit
00:49:19fait. Il peut être fait maintenant,
00:49:21c'est pas grave.
00:49:23Idéalement, il faut accompagner
00:49:25les opérations et
00:49:27j'encourage toutes les femmes qui doivent subir
00:49:29une hystérectomie pour quelle que soit
00:49:31la raison d'être accompagnée
00:49:33pour vraiment être en accord
00:49:35avec ce qui se passe et
00:49:37que derrière, ça se passe au mieux
00:49:39et que la guérison, la cicatrisation,
00:49:41tout puisse se reconstruire
00:49:43au mieux. Ça, c'est vraiment important.
00:49:45Mais même si vous le faites maintenant,
00:49:47vous allez voir, ça va
00:49:49changer tout parce que vous allez pouvoir
00:49:51mettre des mots sur cette douleur.
00:49:53Vous allez pouvoir enfin
00:49:55exprimer
00:49:57des choses. Et on sait
00:49:59pas encore ce qui sortira, mais c'est
00:50:01formidable que vous fassiez cette démarche.
00:50:03Oui,
00:50:05parce que quand je suis allée voir mon gynécologue
00:50:07pour lui dire que, du coup,
00:50:09dû à l'opération, j'avais une sténose,
00:50:11il m'a dit, ça m'est arrivé une fois
00:50:13dans ma vie, c'est vous.
00:50:15Merci, c'est sympa.
00:50:17Parce que
00:50:19vous, c'est 100%. Même si ça lui est
00:50:21arrivé qu'une fois sur 10 000, vous,
00:50:23c'est 100% quand même.
00:50:25C'est pas ce que vous alliez chercher
00:50:27comme réponse.
00:50:29Vous alliez pas l'accuser, vous lui donniez
00:50:31une information qu'il aurait pu
00:50:33dire, et il aurait pu,
00:50:35lui aussi, vous écouter
00:50:37simplement, mais non, il s'est défendu.
00:50:39Et
00:50:41là, ça c'est du dialogue de sourd, du vrai dialogue
00:50:43de sourd, et qui est
00:50:45évidemment au détriment du malade, toujours.
00:50:47J'avais vraiment besoin
00:50:49qu'il m'aide, parce que cette douleur,
00:50:51ça dépend des positions, ça dépend
00:50:53malheureusement de ma
00:50:55journée, de l'état de ma vie
00:50:57ici, des fois. Donc
00:50:59c'est compliqué, et j'avais besoin
00:51:01qu'il m'aide, en tant que gynécologue.
00:51:03C'est un médecin basique,
00:51:05généraliste, pas basique, pardon, je me
00:51:07reprends, généraliste, qui en fait
00:51:09a creusé de ce côté-là, et qui m'a dit
00:51:11peut-être que c'est aussi
00:51:13psychologique, et il faut soigner ça.
00:51:15En tout cas,
00:51:17de pouvoir mieux
00:51:19comprendre ce qui s'est passé
00:51:21entre votre corps et votre tête, et votre
00:51:23coeur, parce que
00:51:25vous allez certainement mieux gérer
00:51:27de toute façon le corps,
00:51:29et donc vos douleurs.
00:51:31Je ne dis pas qu'elles vont disparaître, on n'en sait rien,
00:51:33mais en tout cas, vous allez
00:51:35pouvoir mieux les gérer, ça c'est évident.
00:51:37Et puis derrière,
00:51:39je pense que comme ça ira
00:51:41mieux, vous serez plus à même de peut-être
00:51:43vous orienter vers un thérapeute qui sera capable
00:51:45de faire la part
00:51:47physiologique nécessaire pour
00:51:49vous aider dans cette osténose.
00:51:51D'accord.
00:51:53Ça sera l'étape suivante.
00:51:55Vraiment,
00:51:57moi c'est un discours optimiste que j'ai envie
00:51:59d'avoir vis-à-vis de vous, c'est
00:52:01là vous êtes maintenant au bon endroit,
00:52:03vous êtes en train de mettre des mots
00:52:05sur les choses, oui ça a tardé,
00:52:07oui on vous a pas accompagné correctement,
00:52:09et je pense que
00:52:11ça serait important que le corps médical
00:52:13s'excuse, mais c'est pas sûr que ça vienne.
00:52:15Par contre, ce qui est important, c'est que
00:52:17vous allez sortir de ça.
00:52:19Et puis, n'hésitez pas avec
00:52:21la personne que vous allez rencontrer
00:52:23de travailler sur
00:52:25le pourquoi vous avez cédé
00:52:27à votre mari pour pas garder ce troisième enfant.
00:52:29Parce que
00:52:31c'est peut-être un sacrifice que vous payez
00:52:33très cher, et
00:52:35à un moment donné, il faut vous redonner votre part
00:52:37à la fois de responsabilité,
00:52:39il n'y a pas question de vous culpabiliser
00:52:41de quoi que ce soit, mais
00:52:43c'est toujours important d'être très clair
00:52:45sur les raisons profondes
00:52:47pour lesquelles on a fait ce choix,
00:52:49et c'était certainement pas le vôtre.
00:52:51Donc soyez
00:52:53aptes à bien
00:52:55analyser tout ça pour justement
00:52:57vous libérer de
00:52:59ce poids.
00:53:01Depuis, on est séparés,
00:53:03donc je pense que c'est parce qu'il y avait
00:53:05déjà dans sa tête la séparation
00:53:07qui était mise en place.
00:53:09Non mais là, je parle pas de sa tête, je parle de la vôtre.
00:53:11Oui, c'est vous qui avez subi
00:53:13dans votre corps.
00:53:15C'est vous qui avez accepté de vous séparer
00:53:17de ce troisième enfant que
00:53:19visiblement, au fond de vous-même, vous désiriez.
00:53:21Oui.
00:53:23Donc c'est ça qu'il faut travailler,
00:53:25on revient pas sur
00:53:27le passé,
00:53:29mais il faut se libérer du passé.
00:53:31D'accord. C'est ça qui est important.
00:53:33Merci beaucoup Nathalie.
00:53:35Merci Nathalie.
00:53:37On fait une petite pause, on se retrouve dans un instant.
00:53:41Venez apporter votre témoignage et réagissez
00:53:43à l'émission en appelant dès maintenant
00:53:45le 0 826 300 300.
00:53:47On continue
00:53:49à évoquer les douleurs féminines
00:53:51avec Philippe Harlin, sexothérapeute.
00:53:53Je rappelle également que vous donnez
00:53:55des consultations par Zoom pour ceux qui nous écoutent
00:53:57et qui ont peut-être besoin d'une urgence
00:53:59par rapport, pourquoi pas,
00:54:01à des douleurs féminines.
00:54:03Chantal est avec nous maintenant.
00:54:05Bonjour Chantal, merci de prendre la parole.
00:54:07Bonjour Brigitte,
00:54:09bonjour Nathalie,
00:54:11bonjour Philippe,
00:54:13bonjour Nathalie,
00:54:15bonjour Brigitte,
00:54:17bonjour à votre agente.
00:54:19Je suis une fidèle
00:54:21auditrice de votre émission.
00:54:23Merci Chantal, c'est gentil.
00:54:25Et vous participez, c'est la première fois ?
00:54:27Non, pas du tout.
00:54:29J'ai participé.
00:54:31Voilà, moi je voulais témoigner en fait.
00:54:33Je rejoins un peu
00:54:35une auditrice qui a participé tout à l'heure
00:54:37et donné son témoignage.
00:54:39Son témoignage c'est que
00:54:41après avoir un début
00:54:43de vie de femme compliqué
00:54:45suite à deux ans
00:54:47d'inceste,
00:54:49je me suis retrouvée
00:54:51mariée à une personne pendant
00:54:53un certain nombre d'années que je n'aimais
00:54:55pas particulièrement.
00:54:57Voilà, au point
00:54:59sur le plan sexuel, je veux dire,
00:55:01c'était pas, voilà,
00:55:03j'avais pas envie, c'était compliqué
00:55:05et à chaque fois, comme l'auditrice
00:55:07tout à l'heure, je disais oui
00:55:09alors que ma tête disait non.
00:55:11Et effectivement, c'était compliqué
00:55:13parce que c'était douloureux
00:55:15au moment de la pénétration.
00:55:17C'était un mélange
00:55:19de oui et de non,
00:55:21mais c'était quand même dans la douleur.
00:55:23Et c'était donc au moment de la pénétration,
00:55:25ça on le comprend bien.
00:55:27Peut-être aussi qu'il n'était pas très
00:55:29prévenant et très...
00:55:31C'est ça, pas très militaire
00:55:33ou très peu.
00:55:35Puis j'avais pas envie en fait,
00:55:37j'avais juste envie que ça se passe et vite.
00:55:39Ah oui, donc
00:55:41sans préliminaire et pas
00:55:43envie, je vois pas très bien
00:55:45comment ça peut ne pas faire mal.
00:55:47Oui, c'est ça.
00:55:49Et après, une fois qu'il était
00:55:51rentré, ça allait mieux ou pas ?
00:55:53Une fois, alors oui,
00:55:55quelquefois j'arrivais à me détendre un peu
00:55:57en me disant, bon, de toute façon,
00:55:59voilà, il faut le faire
00:56:01et c'est de te détendre
00:56:03et d'en profiter un peu.
00:56:05Donc j'y arrivais, il y avait des moments où j'y arrivais
00:56:07mais la plupart du temps, non, j'y arrivais pas.
00:56:09Et plus le temps passait
00:56:11et moins j'avais envie
00:56:13et moins mon corps
00:56:15était prêt à souffrir.
00:56:17Et ensuite,
00:56:19j'ai eu une autre relation
00:56:21où là, c'était
00:56:23merveilleusement bien.
00:56:25Quelqu'un qui était plein de
00:56:27douteur et d'attention
00:56:29sauf que là,
00:56:31j'avais atteint la ménopause
00:56:33et j'avais envie
00:56:35de prendre du plaisir, mais c'était compliqué
00:56:37parce que ça faisait mal intérieurement
00:56:39même une fois
00:56:41qu'il m'avait pénétré,
00:56:43c'était douloureux, ça manquait
00:56:45de griffication, ça manquait
00:56:47d'hydratation, donc
00:56:49voilà.
00:56:51Et ce qui fait que
00:56:53comme j'écoute vos émissions,
00:56:55j'ai suivi vos conseils que vous donnez
00:56:57à ce moment à une de vos émissions
00:56:59avec des gels
00:57:01et de l'hydratation.
00:57:03Donc ça m'a quand même pas mal aidée
00:57:05et voilà, j'ai réussi
00:57:07petit à petit en fait
00:57:09après j'ai plus besoin
00:57:11de ces apports-là parce que
00:57:13je suppose que mon corps a dû se remettre à fonctionner
00:57:15un peu plus normalement
00:57:17et j'ai pu profiter d'une sexualité
00:57:19épanouie.
00:57:21C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il n'y a plus de douleur ?
00:57:23Non, il n'y a plus de douleur.
00:57:25Bon, super.
00:57:27Mais c'est vraiment important
00:57:29votre témoignage parce que
00:57:31il explique
00:57:33comment quand on
00:57:35rentre pas, alors excusez-moi,
00:57:37l'expression n'est pas très élégante, mais du bon pied
00:57:39dans la sexualité.
00:57:41Franchement, là
00:57:43vous avez subi.
00:57:45Combien d'années ?
00:57:47Mais c'est effrayant.
00:57:49Depuis tout à l'heure, les témoignages
00:57:51où les femmes nous parlent de rapports
00:57:53sexuels, mais on se dit que ce n'est pas possible.
00:57:55On a l'impression qu'on est torture
00:57:57et que c'est une torture obligatoire
00:57:59auquel vous acceptez de vous soumettre.
00:58:01Donc,
00:58:03j'ai presque envie de dire,
00:58:05excusez-moi, heureusement que vous avez
00:58:07mal, mais ce que je veux dire par là, c'est pas
00:58:09que je suis content que vous souffriez, mais je me dis
00:58:11quand on vit quelque chose
00:58:13dont on a à ce moment-là
00:58:15aussi peu envie,
00:58:17c'est quand même normal que le corps
00:58:19nous dise stop.
00:58:21Lui, il ne triche pas.
00:58:23Lui, il dit juste, non, ça ne me plaît pas.
00:58:25Non, je n'aime pas.
00:58:27Je n'ai pas envie de me détendre
00:58:29parce que je n'ai pas envie.
00:58:31On va avoir radoté le mot envie
00:58:33depuis le début de cette émission, mais on se rend bien compte
00:58:35que c'est le traitement idéal de la douleur.
00:58:37C'est quelque chose
00:58:39qui se fait quand on ne veut pas, ça fait mal.
00:58:41C'est ça, mais c'est un rapport difficile
00:58:43parce qu'il y a
00:58:45une espèce, dans le
00:58:47cerveau des femmes, une espèce de
00:58:49devoir qu'il faut accomplir quelque part.
00:58:51Donc, on est aussi
00:58:53avec ça
00:58:55à gérer.
00:58:57Plus la douleur, puisqu'on n'en a
00:58:59pas envie, et le corps le parle,
00:59:01évidemment, donc c'est très compliqué.
00:59:03C'est ambigu et compliqué.
00:59:05Et se sortir de ça,
00:59:07c'est difficile.
00:59:09Après, les douleurs,
00:59:11pour mon cas, les douleurs se sont étendues de partout,
00:59:13pas uniquement à ce niveau-là.
00:59:15Et à un moment donné, j'ai dit stop.
00:59:17Mon corps, je veux le respecter.
00:59:19Maintenant, c'est terminé.
00:59:21Voilà, mais c'est difficile.
00:59:23Oui, mais c'est difficile
00:59:25parce qu'encore une fois,
00:59:27je suppose que votre mère n'a pas
00:59:29été une mère qui vous a expliqué ce que
00:59:31c'était qu'être une femme.
00:59:33Et donc,
00:59:35on en arrive toujours là, parce que
00:59:37on peut mettre la faute sur le mari.
00:59:39Il n'a pas été très bien non plus.
00:59:41Mais si vous aviez eu
00:59:43un message de respect,
00:59:45parce qu'en fait, aujourd'hui,
00:59:47on met le mot consentement
00:59:49à toutes les sauces, mais
00:59:51il y a le mot respect qu'il faut mettre.
00:59:53C'est tout. Et si on se respecte,
00:59:55on ne se laisse pas...
00:59:57Exactement.
00:59:59Vous avez dit, le terme qui
01:00:01convient, c'est le mot respect.
01:00:03Et en ce qui me concerne,
01:00:05c'est ce que j'ai fini par dire.
01:00:07Mon corps, je veux
01:00:09que mon corps soit respecté.
01:00:11Et je veux respecter mon corps aussi.
01:00:13Donc, je l'écoute.
01:00:15Je vous assure que je l'écoute.
01:00:17Vous voyez le temps qu'il a fallu
01:00:19pour se battre contre vous-même,
01:00:21pour respecter ce corps ?
01:00:23C'est ça, presque une vie.
01:00:25Parce que j'ai 70 ans
01:00:27passé maintenant, et c'est presque une vie.
01:00:29C'est fou, ça.
01:00:31Alors, j'ai envie de vous dire,
01:00:33Chantal, vous êtes en vie.
01:00:35Et vous avez fait un parcours génial.
01:00:37Vous avez envie, et vous profitez
01:00:39pleinement de ce qui
01:00:41vous reste à vivre, et je vous souhaite
01:00:43encore d'avoir au moins 20 ans.
01:00:45Et c'est ça qui est
01:00:47formidable. C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
01:00:49vous êtes bien, vous êtes dans l'envie.
01:00:51Il y a des femmes qui ont 70 ans
01:00:53et qui sont en train
01:00:55d'être des mégères, insupportables,
01:00:57etc. Donc, voyez
01:00:59ça, l'instant présent.
01:01:01Voyez le ici et maintenant.
01:01:03Et puis, soyez fiers de
01:01:05ce que vous avez réussi à surmonter.
01:01:07Parce que vous aviez de quoi ne pas
01:01:09pouvoir le surmonter. Vous avez réussi à le
01:01:11surmonter. Donc, soyez fiers de vous
01:01:13et surtout, ne regrettez pas.
01:01:15Parce que les regrets, ça ne sert à rien.
01:01:17Vous avez fait quelque chose
01:01:19d'extraordinaire sur la Ménopause,
01:01:21je trouve. Alors que, vraiment,
01:01:23là, il y aurait eu toutes les raisons de baisser
01:01:25les bras. Vous avez pris tous les bons
01:01:27conseils que vous pouviez trouver, et vous
01:01:29vous y êtes attelé. Et c'est là
01:01:31qu'on voit que le corps est merveilleux.
01:01:33C'est que, dès qu'on l'écoute, dès qu'on
01:01:35va dans son sens, on a le
01:01:37cadeau. C'est-à-dire que derrière,
01:01:39ça y est, on s'entend, on se comprend.
01:01:41Ça ne fait plus mal.
01:01:43On est en osmose, on se comprend.
01:01:45Et c'est ce que je presse auprès de mes amis
01:01:47qui ne sont pas forcément bien
01:01:49dans ce domaine-là.
01:01:51À ma fille également,
01:01:53et à toutes les personnes
01:01:55qui m'écoutent, c'est qu'en fait, il faut savoir
01:01:57écouter son corps. C'est tout par-delà, en fait.
01:01:59Tout par-delà.
01:02:01À partir du moment où on sait écouter...
01:02:03Le corps nous envoie des messages.
01:02:05Il ne nous ment jamais.
01:02:07Il ne nous ment jamais.
01:02:09Après, on ne l'écoute pas toujours.
01:02:11C'est pas toujours agréable à entendre.
01:02:13Parce que parfois, on n'a pas envie d'entendre ce qu'il a à nous dire.
01:02:15Mais ce n'est jamais par hasard
01:02:17quand le corps nous envoie
01:02:19des messages qui font mal.
01:02:21C'est ça. Exactement.
01:02:23Il faut juste savoir l'écouter et
01:02:25en prendre conscience.
01:02:27C'est plus changer que ce qu'il faut changer.
01:02:29Mais bon, c'est plus facile à dire
01:02:31qu'à faire, bien sûr. Mais quand on y arrive,
01:02:33moi, je sais que je suis fière de moi.
01:02:35Je suis fière de moi.
01:02:37Je suis heureuse le matin quand je me lève.
01:02:41Parce que je sais que j'ai surmonté pas mal de choses.
01:02:45Merci de ce témoignage positif
01:02:47que vous envoyez aux femmes qui nous écoutent.
01:02:49Merci Chantal.
01:02:51Une petite pause.
01:02:53On continue, bien sûr.
01:02:55Je crois qu'on va revenir sur la question de vaginisme, peut-être.
01:02:57Et puis, en sexo-conseil,
01:02:59décidément, je ne vais pas y arriver.
01:03:01Je vous propose les dix tulles amour dans la sexualité.
01:03:07Avec Philippe Arlin, nous parlerons du plaisir masculin.
01:03:09Faut-il séparer l'éjaculation
01:03:11de l'orgasme ?
01:03:13Venez participer à l'émission en appelant
01:03:15au 0 826 300 300.
01:03:27Philippe Arlin, je fais la petite liste
01:03:29des dix tulles amour dans la sexualité.
01:03:31Que ce soit dans une relation
01:03:33qui débute ou dans une histoire
01:03:35qui dure depuis longtemps.
01:03:37Voilà, dix tulles amour.
01:03:39Vous allez me dire
01:03:41si vous êtes d'accord ou pas.
01:03:43Déjà, se vanter,
01:03:45que ce soit pendant,
01:03:47avant ou après.
01:03:49Négliger
01:03:51son apparence.
01:03:53Je pense notamment
01:03:55à l'haleine de chacal, les cheveux
01:03:57gras, les ongles sales.
01:03:59Tout ça, ce n'est pas terrible.
01:04:01Des vêtements, vous savez, quand vous avez
01:04:03une tache sur une chemise
01:04:05ou garder ses chaussettes dans les zébas.
01:04:07Il y a aussi
01:04:09tout ce qui est les odeurs,
01:04:11des parfums qui
01:04:13sont trop entêtants,
01:04:15etc.
01:04:17Je pense
01:04:19aussi qu'il y a la question pour les hommes
01:04:21de se raser
01:04:23de trop près
01:04:25ou quand ça pique, tout ça.
01:04:27Ça peut aussi être très désagréable.
01:04:29Alors évidemment, il y a d'autres choses
01:04:31qui sont tue-l'amour.
01:04:33Les douleurs.
01:04:35Appelez votre partenaire
01:04:37par le prénom
01:04:39d'un ou d'une ex.
01:04:41Ça peut être un
01:04:43tue-l'amour
01:04:45qui va rester souterrain
01:04:47pendant très longtemps.
01:04:49Et puis, il y a aussi des choses
01:04:51qui sont certes naturelles,
01:04:53mais qui doivent être évitées lors des rapports
01:04:55comme rôter, péter,
01:04:57voire même tousser.
01:04:59C'est assez tue-l'amour, tout ça.
01:05:03En gros,
01:05:05parce que je ne vais pas continuer ma liste,
01:05:07ne faites pas
01:05:09devant votre partenaire ce que vous
01:05:11ne feriez pas lors d'un entretien
01:05:13d'embauche. Voilà, j'ai trouvé
01:05:15cette solution.
01:05:17Il y a énormément
01:05:19de choses.
01:05:21Quand on entend votre liste,
01:05:23on a l'impression que ce sont des choses qui n'existent pas.
01:05:25Et malheureusement, si.
01:05:27Et on se dit, mais
01:05:29à quel moment la personne n'a pas pensé
01:05:31que ça pouvait déranger ?
01:05:33C'est fou, hein ?
01:05:35Oui, mais c'est quand même une manière de ne penser qu'à soi.
01:05:37Et ça, on dit long de la sexualité
01:05:39qui aurait lieu.
01:05:41On est d'accord. Vous êtes d'accord avec ma conclusion ?
01:05:43Ne faites rien de ce que vous ne feriez pas
01:05:45dans un entretien d'embauche ?
01:05:47C'est pas mal, non ?
01:05:49Il y a plein de choses que je ferais dans la sexualité
01:05:51que je ne ferais pas dans un entretien d'embauche, par contre.
01:05:53Oui, c'est l'inverse.
01:05:55Oui, mais bien sûr.
01:05:57Sandra est avec nous maintenant.
01:05:59Bonjour Sandra.
01:06:01Oui, bonjour Philippe, bonjour Brigitte.
01:06:03Bonjour Sandra.
01:06:05Oui, je vous avais appelé en décembre
01:06:07puisque c'était un petit peu le même sujet.
01:06:11Et donc,
01:06:13je vais peut-être avoir un éclairage la semaine prochaine
01:06:15puisque je vous ai écouté,
01:06:17j'ai consulté mon médecin pour passer
01:06:19un IREM pas bien.
01:06:21Ok.
01:06:23Donc,
01:06:25ça va se passer la semaine prochaine
01:06:27et j'espère avoir un petit peu plus d'éclairage
01:06:29à mon état
01:06:31puisque, comme je vous avais dit,
01:06:33depuis
01:06:35ces dernières années,
01:06:37j'ai comme des
01:06:39contractions utérines alors que je n'ai plus d'utérus.
01:06:43J'ai des douleurs
01:06:45pelviennes qui persistent et qui peuvent arriver aussi bien
01:06:47la nuit que dans la journée.
01:06:49Et
01:06:51donc,
01:06:53les rapports sexuels
01:06:55sont vraiment douloureux
01:06:57et c'est ce que je n'ai plus depuis maintenant
01:06:59deux ans.
01:07:01Et voilà, donc,
01:07:03je vis
01:07:05ma vie de femme
01:07:07et j'ai mis ma sexualité entre
01:07:09parenthèses, mais bon, psychologiquement
01:07:11c'est difficile aussi,
01:07:13aussi bien pour moi forcément que pour mon mari.
01:07:15Oui, bien sûr.
01:07:17Voilà, donc
01:07:19je me pose encore beaucoup de questions
01:07:21parce que bon, après en avoir
01:07:23discuté avec d'autres femmes qui ont
01:07:25des douleurs pelviennes,
01:07:27rares sont celles qui m'ont dit
01:07:29effectivement j'ai ces sensations-là,
01:07:31j'ai jamais entendu parler de
01:07:33ce problème-là réellement.
01:07:35Vous dites, j'ai
01:07:37subi une stéréctomie, c'était
01:07:39il y a combien de temps et
01:07:41pour quelle raison ?
01:07:43Il y a 20 ans.
01:07:45Oui, il y a 20 ans
01:07:47et j'ai 63 ans.
01:07:49Et est-ce que c'est depuis qu'il y a
01:07:51ces douleurs pelviennes ou
01:07:53elles existaient déjà avant l'opération ?
01:07:55Alors, j'avais des douleurs
01:07:57lors des rapports,
01:07:59mais pas
01:08:01cette douleur-là.
01:08:03Alors il faut savoir que l'intervention
01:08:05a été quand même un peu compliquée,
01:08:07à savoir que
01:08:09l'utérus était gros,
01:08:11le gynécologue a voulu
01:08:13me l'enlever par les voies basses
01:08:15et il y a eu
01:08:17des gèrements de l'intestin.
01:08:19Donc l'intestin était recousu
01:08:21et je pense qu'il y a
01:08:23peut-être aussi des séquelles de ça.
01:08:25Oui, ok.
01:08:27Donc là, effectivement, il va être
01:08:29temps que la semaine prochaine vous ayez
01:08:31quand même un petit peu une idée de ce qui se passe.
01:08:35Vous savez, on parle de douleurs
01:08:37fantômes, de membres fantômes,
01:08:39c'est-à-dire des membres qu'on nous a enlevés
01:08:41et qui continuent à avoir mal.
01:08:43On pense toujours aux bras, aux jambes,
01:08:45parce que c'est là que ça se manifeste le plus
01:08:47et c'est surtout ça qui est le plus parlant.
01:08:49Mais moi j'ai eu 2-3 patientes
01:08:51qui justement, suite à une hystérectomie,
01:08:53continuaient à avoir des douleurs
01:08:55qu'on peut appeler fantômes
01:08:57dans la mesure où elles se portent
01:08:59sur un organe qui n'est plus là.
01:09:01Mais il peut y avoir aussi des traces
01:09:03d'une empreinte douloureuse.
01:09:07Oui, certainement. Alors j'ai également
01:09:09des problèmes au niveau
01:09:11de la colonne vertébrale où je souffre énormément
01:09:13du côté droit.
01:09:15J'ai une douleur qui est
01:09:17effectivement plus localisée du côté droit.
01:09:21Tout ça fait que je me pose beaucoup
01:09:23de questions parce que je me suis dit
01:09:25que c'est peut-être dû à ça aussi.
01:09:29C'est vrai que je n'ai pas trouvé aujourd'hui
01:09:31un médecin qui me donne un peu des réponses
01:09:33à mes questions.
01:09:35Ça fait combien d'années
01:09:37que vous avez ces douleurs, Sandra ?
01:09:41Je n'ai pas compté le nombre d'années
01:09:43mais c'est vrai que j'ai eu
01:09:45ces douleurs, j'ai commencé à avoir ces douleurs
01:09:47mais je n'en tenais pas compte.
01:09:49Je me disais, tiens,
01:09:51j'ai mal, et puis après
01:09:53ça disparaissait, etc. Et c'est quand
01:09:55la nuit j'ai eu ces douleurs-là,
01:09:57je me suis dit, tiens, c'est quand même bizarre.
01:10:01Ça s'apparente à une douleur et également
01:10:03comme si j'avais,
01:10:05j'ai malheureusement pas connu
01:10:07beaucoup d'orgasmes vaginaux
01:10:11mais ça s'apparente également à ça.
01:10:13Donc c'est très confus.
01:10:17C'est pour ça que je suis contente
01:10:19de passer quand même à l'émission pour en parler
01:10:21avec Philippe parce que
01:10:23je me pose beaucoup de questions.
01:10:25Moi je crois quand même, Sandra,
01:10:27que je vous encouragerais
01:10:29à aller travailler aussi sur
01:10:31votre relation au féminin
01:10:33dans votre famille.
01:10:35Oui.
01:10:37Je ne sais pas si ça vous parle
01:10:39un peu mais je pense qu'il y a quelque chose à comprendre
01:10:41aussi dans votre relation
01:10:43à votre mère, votre grand-mère,
01:10:45voire si vous avez eu
01:10:47des enfants.
01:10:49Il y a quelque chose qui
01:10:51est à nettoyer de ce côté-là.
01:10:53J'aurais pu se penser avec les hommes.
01:10:55Oui, mais souvent,
01:10:57l'un n'empêche pas l'autre, mais souvent
01:10:59justement les hommes c'est ce qui nous vient
01:11:01en évidence au début
01:11:03et on se rend compte que derrière tous les hommes
01:11:05il y a une femme.
01:11:07Ce n'est pas contradictoire.
01:11:09Vous verrez ce qui en ressort.
01:11:11Par contre, moi ce que je pense
01:11:13c'est qu'il faut, en tout cas moi quand je travaille
01:11:15avec mes patientes, c'est souvent ce que j'essaye de faire,
01:11:17c'est d'éliminer le plus vite possible
01:11:19toutes les explications rationnelles
01:11:21que l'on peut obtenir au niveau médical,
01:11:23que ce soit avec des examens,
01:11:25des imageries, pour qu'après
01:11:27on ait une image concrète
01:11:29de ce qui se passe et qu'on puisse faire la part
01:11:31du travail psychique,
01:11:33de la douleur psychique,
01:11:35de ce qui est induit
01:11:37par une difficulté réelle
01:11:39et physiologique et trouver
01:11:41le thérapeute adapté à ça.
01:11:43Mais travailler du coup
01:11:45en complément toute la dimension
01:11:47sexothérapeutique puisque
01:11:49ça ne se porte pas n'importe où.
01:11:51Et vous le dites, il y a cette espèce
01:11:53de mélange entre douleur et orgasme.
01:11:55Ça c'est des choses
01:11:57que j'ai souvent entendues
01:11:59parce qu'il y a
01:12:01une espèce de vie
01:12:03autonome qui se passe là
01:12:05et qui génère
01:12:07aussi bien de la douleur que du plaisir.
01:12:13Il faut aller dans l'ordre, là pour le moment
01:12:15vous avez des examens.
01:12:17Moi je pense que de mon côté ça me rassurera aussi
01:12:19parce que ça fait des années qu'il n'y a pas eu d'imagerie
01:12:21à ce niveau-là.
01:12:23Et je pense qu'il faut aller éventuellement
01:12:25voir s'il n'y a pas quelque chose de plus sérieux aussi
01:12:27parce que j'y pense aussi.
01:12:29Donc des fois j'ai des
01:12:31inquiétudes aussi par rapport à ça.
01:12:33Donc là je pense que
01:12:35j'espère être plus rassurée
01:12:37à savoir qu'il n'y a rien peut-être
01:12:39sur le plan organique et qu'il faut aller
01:12:41chercher un petit peu plus loin.
01:12:43Au moins ça sera rationnel.
01:12:45On sait de quoi on parle.
01:12:47Il n'y a rien, il n'y a rien.
01:12:49Donc on peut travailler
01:12:51et se dire qu'est-ce qui se passe ?
01:12:53Quand on voit, c'est quoi ces douleurs ?
01:12:55Elles se manifestent quand ? Comment ?
01:12:57Justement pas dans le but d'aller faire
01:12:59un diagnostic mais dans le but
01:13:01d'entendre ce que ces douleurs disent
01:13:03si on sait justement
01:13:05qu'elles ne sont pas liées à une réalité physiologique.
01:13:07J'avais une question
01:13:09à vous poser. Est-ce qu'une sécheresse vaginale
01:13:11peut occasionner
01:13:13ces troubles-là ?
01:13:15Non, en tout cas pas.
01:13:17Il peut y avoir des troubles
01:13:19dans lesquels la sécheresse vaginale
01:13:21ne peut pas prendre place.
01:13:23Elle ne peut pas être à la cause
01:13:25de ça.
01:13:27Elle peut être observée régulièrement.
01:13:29Elle sera plutôt
01:13:31la conséquence que la cause.
01:13:33Oui.
01:13:35J'ai comme une impression
01:13:37quand je mets
01:13:39des ovules, que ça
01:13:41atténue un petit peu
01:13:43cette douleur.
01:13:45Le fait d'améliorer
01:13:47l'hydratation
01:13:49au niveau de votre muqueuse,
01:13:51le fait d'assoupir, va
01:13:53améliorer mais ça ne veut pas dire
01:13:55que la sécheresse était la cause des douleurs.
01:13:57Oui.
01:14:01Mais là,
01:14:03vous êtes engagée dans une démarche.
01:14:05Allez dans l'ordre et si besoin,
01:14:07trouvez quelqu'un pour en parler
01:14:09et pour aller plus loin sur ces douleurs.
01:14:11Est-ce que vous faites
01:14:13des consultations en visio ?
01:14:15Oui.
01:14:17Une fois que vous avez les résultats,
01:14:19vous pourrez me contacter.
01:14:21D'accord.
01:14:23Oui, lui.
01:14:25Très bien.
01:14:27Je reviendrai peut-être vers vous.
01:14:29Je suis un peu perdue quand même.
01:14:31Écoutez Sandra, ça fait trop longtemps
01:14:33que vous avez trouvé presque normal d'avoir mal.
01:14:35Non, c'est jamais normal
01:14:37d'avoir mal.
01:14:39Il faut essayer d'avancer.
01:14:41D'essayer de comprendre ce qui se passe.
01:14:43Peut-être que c'est possible.
01:14:45En tout cas, je sais,
01:14:47je peux répondre à la qualité
01:14:49d'écoute de Philippe Harlin.
01:14:51Voilà.
01:14:53Bon courage Sandra, merci de nous avoir appelés.
01:14:55On fait une petite pause
01:14:57et on va conclure dans un instant avec Nathalie
01:14:59qui nous rejoint.
01:15:09Philippe Harlin, toujours avec nous,
01:15:11les douleurs féminines. Merci Philippe d'avoir
01:15:13pu aborder ce sujet parce que
01:15:15je crois que c'est plus qu'indispensable
01:15:17de lever ce tabou
01:15:19des douleurs féminines.
01:15:21Merci aussi à toutes celles qui ont témoigné.
01:15:23Je sais que ce n'est pas toujours facile
01:15:25de prendre la parole et de parler
01:15:27de choses dont on peut avoir
01:15:29un peu honte, dont on aimerait
01:15:31ne pas avoir à parler.
01:15:33Merci à toutes celles qui ont témoigné depuis
01:15:3514 heures et merci à vous Nathalie.
01:15:37Bonjour. Bonjour Brigitte.
01:15:39Bonjour Philippe.
01:15:41Oui, vous avez raison, ce n'est pas toujours facile
01:15:43de se décider à passer à l'antenne.
01:15:45Parler de santé sur l'intimité
01:15:47c'est quelque chose
01:15:49de particulier.
01:15:51Je vous remercie Brigitte
01:15:53parce que ça fait quelques années que je vous écoute
01:15:55et j'ai beaucoup appris
01:15:57sur la femme
01:15:59et sur moi-même.
01:16:01Grâce à vous, ça m'a fait évoluer
01:16:03dans mon intimité, dans ma sexualité.
01:16:05Merci, continuez surtout.
01:16:07Voilà.
01:16:09Je voulais témoigner
01:16:11alors que c'est un petit peu différent
01:16:13des précédentes auditrices
01:16:15parce que ce n'est pas fonctionnel
01:16:17on va dire, c'est dû à
01:16:19un moment
01:16:21en particulier, à savoir
01:16:23moi j'ai subi des douleurs
01:16:25lors des rapports
01:16:27pendant et après
01:16:29ma deuxième grossesse.
01:16:31J'étais enceinte
01:16:33en plein été,
01:16:35j'étais à 5 mois à peu près et
01:16:37j'ai toujours beaucoup souffert des problèmes circulatoires
01:16:39donc j'ai développé
01:16:41une varice vulvaire
01:16:43pendant cette grossesse
01:16:45qui était quelque chose de
01:16:47très douloureux pendant et après
01:16:49les rapports aussi.
01:16:51Malheureusement, j'avais
01:16:53un mari qui n'entendait pas
01:16:55du tout ce genre de choses
01:16:57il était très centré sur son plaisir
01:16:59et ses besoins
01:17:01donc il n'a jamais tenu compte
01:17:03du non, déjà tout simplement
01:17:05et lui ça fait mal
01:17:07donc j'ai subi à ce moment-là
01:17:09mais à beaucoup d'autres moments
01:17:11ces rapports
01:17:13douloureux
01:17:15pour avoir la paix
01:17:17et puis comme il a eu dit
01:17:19souvent, j'avais un devoir à accomplir
01:17:21puisqu'on était mariés, ça il me l'a dit
01:17:23sur la fin surtout.
01:17:25Donc c'est vrai que quand vous parliez de respect
01:17:27tout à l'heure, c'est primordial
01:17:29ça résonne en moi
01:17:31puisque vous avez parlé de
01:17:33envie et du respect
01:17:35alors l'envie c'est vraiment
01:17:37je peux le dire parce que j'ai vraiment fonctionné comme ça
01:17:39ma sexualité a
01:17:41complètement changé
01:17:43à partir du jour où j'ai pu
01:17:45laisser venir mon désir
01:17:47et mon envie
01:17:49parce que quand on a quelqu'un en face qui en permanence
01:17:51en demande
01:17:53ça laisse pas le temps à l'autre d'avoir son propre désir
01:17:55ce qui fait que je subissais
01:17:57tout le temps le rapport
01:17:59pas forcément préparé
01:18:01plus sur la fin quand même
01:18:03parce qu'il avait un peu évolué
01:18:05mais c'était pas
01:18:07la sexualité que j'ai aujourd'hui par exemple
01:18:09où j'ai quelqu'un qui me respecte
01:18:11et qui attend de voir les conditions
01:18:13comment ça se passe, simplement
01:18:17Combien d'années vous avez subi
01:18:19cette varice ?
01:18:21Alors sur la
01:18:23période de la varice, c'était
01:18:25une année à peu près
01:18:27Mais après
01:18:29dans l'ensemble de la relation
01:18:31c'est vrai que
01:18:33il n'y a pas de douleur particulière
01:18:35mais c'était quand même des rapports
01:18:37souvent subis
01:18:39par manque d'envie
01:18:41tout simplement, il faut le faire
01:18:43donc on le fait
01:18:45et plus vite c'est terminé, mieux c'est
01:18:47donc c'est pas du tout la sexualité
01:18:49qu'on peut avoir
01:18:51quand on a son propre désir qui s'exprime
01:18:53et on a en face
01:18:55quelqu'un qui se soucie
01:18:57qui est dans la considération de l'autre
01:18:59et ça c'est primordial
01:19:01et c'est hyper important je pense que
01:19:03pour toutes les femmes qui écoutent
01:19:05de vraiment étudier ça
01:19:07parce qu'à un moment donné aussi, bon j'ai pas su m'imposer
01:19:09et avoir un nom
01:19:11très très ferme
01:19:13en fuiant
01:19:15quoique ça m'est arrivé une fois quand même
01:19:17sur la scène de notre relation
01:19:19où c'était
01:19:21Alors
01:19:23Parfois, on est avec des hommes
01:19:25qui sont violents
01:19:27et s'imposer peut être
01:19:29dangereux
01:19:31Il était pas violent
01:19:33quand même
01:19:35mais il en faisait des reproches régulièrement
01:19:37il comptait les ouvrir
01:19:39de toute façon, il ne vous respectait pas
01:19:41on est bien d'accord
01:19:43mais je donne ce message pour les femmes qui écoutent
01:19:45et qui peut-être sont avec des hommes violents
01:19:47et je ne voudrais pas qu'il y ait un accident
01:19:49c'est pour ça que je mets
01:19:51ces précautions là
01:19:53je ne les mets pas pour vous Nathalie
01:19:55je suis obligée de faire quand même attention
01:19:57parce qu'on sait que malheureusement
01:19:59il y a des femmes qui subissent
01:20:01le devoir conjugal
01:20:03et qu'elles n'ont pas trop le choix
01:20:05et que la seule
01:20:07possibilité qu'elles ont c'est de partir
01:20:09mais sinon
01:20:11non, il n'y a pas
01:20:13de raison, sauf que ce que je veux dire
01:20:15c'est que c'est dès le début qu'il faut être
01:20:17clair sur son
01:20:19respect de soi-même
01:20:21et sur la manière
01:20:23d'avoir ou pas des rapports sexuels
01:20:25parce qu'une fois que l'homme a l'habitude
01:20:27que la femme
01:20:29fasse le devoir conjugal
01:20:31et l'expression malheureusement on l'entend encore
01:20:33et bien c'est très compliqué
01:20:35de faire marche arrière
01:20:37ça c'est vraiment quelque chose
01:20:39qu'il faudrait
01:20:41qu'on entende un peu plus souvent
01:20:43et que ce soit peut-être transmis
01:20:45lors de l'éducation à la sexualité
01:20:47c'est dès le départ qu'il faut
01:20:49donner à l'homme
01:20:51le signal
01:20:53que non on n'est pas
01:20:55une poupée gonflable
01:20:57Et puis là Nathalie vous nous parlez de quelque chose
01:20:59et c'est important parce qu'on n'en a pas parlé depuis le début
01:21:01de l'émission, c'est douleur
01:21:03liée à l'accouchement
01:21:05et il y en a
01:21:07énormément, les déchireurs de la fourchette
01:21:09plus ou moins bien cousue
01:21:11une cicatrice qui fait mal
01:21:13dans votre cas une varice
01:21:15et bon
01:21:17Oui j'ai eu autre hier après l'épiglottomie
01:21:19après l'adhésion
01:21:21voilà alors il me disait
01:21:23il est tard que tu accouches parce que
01:21:25il était dans le manque
01:21:27ce besoin primitif
01:21:29j'ai presque envie de dire plus que
01:21:31dans le partage
01:21:33et c'est vrai qu'il ne comprenait pas, trois mois après
01:21:35j'avais eu une petite
01:21:37éraillure d'une lèvre
01:21:39qui était un petit peu infectée
01:21:41et ça avait traîné un petit peu
01:21:43c'était très très gênant
01:21:45et il ne comprenait pas, il pensait
01:21:47lui pour lui je faisais exprès pour fuir le rapport
01:21:49Mais c'est important
01:21:51d'entendre toutes les douleurs
01:21:53qui peuvent accompagner
01:21:55d'où la nécessité d'être très à l'écoute
01:21:57de son corps après un accouchement
01:21:59pour le réparer
01:22:01parce qu'il a subi
01:22:03et cette varice là
01:22:05dont on parle très peu
01:22:07c'est totalement
01:22:09une horreur tellement ça fait mal
01:22:11la vulve
01:22:13c'est très sensible la vulve
01:22:15on l'imagine bien
01:22:17après le rapport il fallait que je m'allonge
01:22:19de la vulve
01:22:21jusqu'à toute la jambe
01:22:23il fallait que je mette les jambes sur le levé
01:22:25parce que ça continuait pendant quelques heures
01:22:27quelqu'un qui a connu une crise hémorroïdaire
01:22:29ça ne lui viendrait pas l'idée de s'introduire
01:22:31quelque chose dans l'anus à ce moment là
01:22:33se faire pénétrer quand on a une varice
01:22:35je suis désolé mais c'est
01:22:37juste criminel parce que ça fait
01:22:39c'est une douleur absolument
01:22:41insupportable et oui qui va durer
01:22:43parce que
01:22:45la circulation sanguine, les jambes
01:22:47effectivement
01:22:49les douleurs je vois qu'il faudrait
01:22:51encore des émissions pour pouvoir parler
01:22:53on en avait à peine parlé de ce qui se passe
01:22:55à ce moment là
01:22:57et comme le dit Brigitte, dès le début
01:22:59respectons nous dans notre sexualité
01:23:01parce que si un jour une douleur arrive
01:23:03il faut pouvoir le dire
01:23:05si on a dit oui et on finit par être obligé
01:23:07de dire oui même quand on a mal
01:23:09c'est pas possible
01:23:11c'est ça, c'est une bonne raison
01:23:13c'est une petite totale fonction de norme malheureusement
01:23:15et puis
01:23:17peut-être qu'il faut, parce que je sais qu'on a
01:23:19beaucoup d'hommes qui nous écoutent qui sont peut-être un peu
01:23:21étonnés de tout ce qu'on a entendu
01:23:23donc posez
01:23:25la question à votre partenaire
01:23:27et dites lui, écoute si un jour
01:23:29tu as mal surtout dis-le moi parce que
01:23:31ça lèvera peut-être aussi le
01:23:33silence dans certains couples
01:23:35parce que c'est vrai
01:23:37encore une fois moi je comprends aussi
01:23:39quand on est jeune, quand on est une femme
01:23:41jeune, dire qu'on a mal
01:23:43c'est peut-être ne pas être
01:23:45à la hauteur
01:23:47il y a des enjeux, tant qu'il y a des enjeux c'est difficile
01:23:49mais oui, faut pas oublier
01:23:51une chose, c'est que la sexualité c'est ce qui nous
01:23:53permet de nous construire
01:23:55d'exister, de nous
01:23:57renforcer dans notre
01:23:59féminité
01:24:01d'être aimé
01:24:03je pense que qu'on mette
01:24:05du silence sur des douleurs
01:24:07ça peut se comprendre
01:24:09on ne juge personne
01:24:11et juste
01:24:13on va vous aider j'espère
01:24:15grâce à cette émission
01:24:17à mieux comprendre
01:24:19pourquoi à un moment donné vous acceptez
01:24:21autant d'avoir mal
01:24:23et c'est pas une fatalité
01:24:25bon maintenant
01:24:27j'ai appris de ça, bien sûr
01:24:29en tirant de leçons après il y avait la maturité
01:24:3153 ans c'était
01:24:33il y a 20 ans
01:24:35ma fille a 20 ans
01:24:37on l'a voulu heureusement
01:24:39après avoir passé ces choses-là
01:24:41c'est un peu dommage
01:24:43oui bien sûr mais si à 30 ans
01:24:45vous étiez aptes
01:24:47à subir autant
01:24:49parce que c'est pas rien ce que vous avez traversé
01:24:51c'est peut-être parce que
01:24:53en effet on ne vous avait pas appris en tant que
01:24:55femme à vous respecter
01:24:57encore une fois, on avance
01:24:59on avance
01:25:01mais il faut avancer
01:25:03dans le bon sens aussi
01:25:05c'est pas en mettant le mot de consentement
01:25:07surtout qu'on va avancer non plus
01:25:09parce qu'au fond vous étiez consentante
01:25:11c'est bien le problème
01:25:13c'est bien le problème
01:25:15c'est ça
01:25:17consentir c'est
01:25:19dire oui du bout des lèvres c'est le moment de dire
01:25:21après on ne peut pas généraliser
01:25:23parce que tous les hommes sont différents
01:25:25mais là il n'est pas question de parler
01:25:27de l'homme, il est question de parler
01:25:29justement indépendamment de l'homme
01:25:31de cette douleur
01:25:33ça concerne les femmes comme les hommes
01:25:35cette douleur elle n'est pas normale
01:25:37elle n'est pas acceptable
01:25:39donc pas plus vous
01:25:41en vous respectant devez accepter d'avoir mal
01:25:43pas plus nous en vous faisant
01:25:45l'amour devons trouver
01:25:47normal de ne même pas interroger
01:25:49puis quelque part je me dis
01:25:51cet homme avait une faible
01:25:53connaissance de l'anatomie
01:25:55il y avait plein de choses qu'il ne voulait pas voir
01:25:57donc évidemment tous les hommes
01:25:59ne sont pas comme ça
01:26:01et moi j'ai plutôt tendance à entendre des hommes
01:26:03qui sont à l'écoute
01:26:05et donc j'encourage vraiment
01:26:07le dialogue
01:26:09je crois que pour prendre la défense
01:26:11des hommes et même des médecins
01:26:13c'est qu'on n'en parle pas beaucoup
01:26:15des douleurs féminines
01:26:17et on continuera d'en parler Brigitte
01:26:19si on n'en parle pas
01:26:21on ne peut pas savoir
01:26:23il faut aussi que les hommes soient un peu curieux
01:26:25on est bien d'accord
01:26:27c'est pas bon
01:26:29mais ça change tout
01:26:31ça change tout
01:26:33il faut essayer de comprendre comment ça marche
01:26:35comment est faite une femme
01:26:37ça aussi il y a
01:26:39un devoir à comprendre
01:26:41comme nous on peut
01:26:43chercher à comprendre un homme
01:26:45Nathalie
01:26:47avant 25 ans
01:26:49pour essayer de te donner un chiffre
01:26:51avant 25 ans
01:26:53on est tous hommes ou femmes
01:26:55persuadés que le monde nous ressemble
01:26:57et c'est après
01:26:59petit à petit qu'on se rend compte
01:27:01qu'un homme ce n'est pas comme une femme
01:27:03une femme ce n'est pas comme un homme
01:27:05et encore aujourd'hui on a un discours totalement inverse
01:27:07où on dit que hommes et femmes
01:27:09c'est exactement pareil
01:27:11c'est pas si simple
01:27:13de grandir
01:27:15bien sûr
01:27:17mais pour ça
01:27:19il faut donner les bonnes informations
01:27:21et moi qui essaye
01:27:23de me tenir au courant de tout ce qui se dit
01:27:25aujourd'hui sur la sexualité
01:27:27je vous assure qu'on entend encore beaucoup de conneries
01:27:29oui j'imagine
01:27:31c'est pour ça qu'autour de moi je conseille
01:27:33à beaucoup de personnes d'écouter
01:27:35des radios
01:27:37c'est richissime
01:27:39beaucoup d'informations à tous les niveaux
01:27:41moi j'apprends beaucoup de choses
01:27:43continuez parce que c'est essentiel
01:27:45je pense que vous êtes une des seules radios
01:27:47je ne connais pas d'autres en tout cas
01:27:49qui parlent de ce sujet là
01:27:51qui concerne tout le monde finalement
01:27:53mais qui est essentiel
01:27:55continuez surtout
01:27:57c'est promis
01:27:59on continue Nathalie
01:28:01et vous aussi continuez
01:28:03parce que c'est vous aussi qui faites cette émission
01:28:05et je crois qu'aujourd'hui tous les témoignages qu'on a entendus
01:28:07le prouvent pleinement
01:28:09merci à toutes
01:28:11merci à vous Philippe Arlin
01:28:13je rappelle que vous êtes sexothérapeute
01:28:15si on n'a pas pu vous prendre
01:28:17vous pouvez consulter
01:28:19par zoom éventuellement
01:28:21Philippe Arlin
01:28:23on vous retrouve demain
01:28:25on va parler des hommes
01:28:27on va leur rendre
01:28:29on va leur rendre hommage
01:28:31on parlera des hommes
01:28:33et de la sexualité masculine
01:28:35parce qu'il y a beaucoup plus de choses à dire
01:28:37que ce qu'on raconte un petit peu trop
01:28:39rapidement
01:28:41on en reparle des hommes demain
01:28:43et puis tout de suite
01:28:45comme tous les jours bien sûr
01:28:47vous retrouvez Alexandre Delevagne
01:28:49c'est votre avenir
01:28:51et c'est promis demain
01:28:53on abordera le plaisir masculin
01:28:55et puis peut-être
01:28:57qu'on aura aussi des femmes
01:28:59qui évoqueront ce sujet, pourquoi pas
01:29:01avec plaisir
01:29:03toujours avec plaisir
01:29:05de toute façon en tout cas on essaye
01:29:07toujours

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