Beatrice Rana, invitée d'honneur à l'occasion du 150ème anniversaire de la naissance de Ravel, joue le Concerto en sol accompagnée par l'ONF sous la direction de Cristian Măcelaru. Extrait du concert enregistré le 13 mars 2025 à l'Auditorium de la Maison de la Radio et de la Musique.
#ravel #beatricerana #piano #concerto
« Le public de ma jeunesse, le public de la jeunesse de Ravel se levait de sa place, manifestait, intervenait, fronçait ses manies, sifflait souvent les concertos qu’il fuyait avec ostentation pour aller fumer dehors la cigarette libératrice. […] Ravel partageait nos prédilections, nos emballements. » Dans Refuges (1942), Léon-Paul Fargue décrit en ces termes sa jeunesse rebelle. Mais quand il chahutait avec Ravel, il ne se doutait pas que son camarade composerait plus tard deux concertos pour le piano : l’un d’une seule coulée et uniquement pour la main gauche ; le second commencé lui aussi en 1929, de facture en apparence plus classique, modelé sur les concertos de Mozart, Saint-Saëns et sur le Concerto pour piano n° 1 de Liszt. Ce Concerto en sol adopte en effet l’habituel schéma vif-lent-vif, ainsi qu’une structure préétablie pour chacun des trois mouvements. Œuvre solaire, tandis que le Concerto pour la main gauche dévoilerait la face sombre de Janus ? Voire, car la transparence enjouée est émaillée de stridences et de scansions rageuses (Allegramente) ; le lyrisme pudique laisse deviner une profonde mélancolie (Adagio assai) et la course endiablée ose de dangereuses embardées (Presto).
Ravel envisageait de créer l’œuvre lui-même lors d’une grande tournée. Ambition vouée à l’échec : concerto achevé trop tard, problèmes de santé du compositeur, partie de soliste qui outrepassait ses moyens et qu’il résout de confier à Marguerite Long. Le Concerto en sol est dévoilé lors d’une soirée consacrée à la musique de Ravel, où l’on entend aussi la Rapsodie espagnole, la Suite n° 2 de Daphnis et Cholé, la Pavane pour une infante défunte et le Boléro. Le 9 octobre 1932, le taxi dans lequel Ravel circule entre en collision avec un autre véhicule. L’accident provoque quelques blessures, sans gravité. Mais ensuite, les troubles du langage et de la coordination des mouvements dont le musicien commençait à souffrir augmentent jusqu’à anéantir toute faculté créatrice. Après ses concertos pour piano, Ravel n’achèvera plus d’œuvre instrumentale.
Pensez à vous abonner pour découvrir d’autres vidéos France Musique !
https://www.youtube.com/channel/UCiPYZkZeNbYTQZKNMlB0Gsw?sub_confirmation=1
Découvrez tout France Musique :
► Site internet - https://www.radiofrance.fr/francemusique
► Espace Concerts - https://www.radiofrance.fr/concerts
► Newsletters - https://www.radiofrance.fr/francemusique/newsletters
Suivez-nous sur les réseaux sociaux :
► Facebook - https://facebook.com/FranceMusique
► Twitter - https://twitter.com/francemusique?lang=fr
► Instagram - https://www.instagram.com/francemusique/?hl=fr
► TikTok - https://www.tiktok.c
#ravel #beatricerana #piano #concerto
« Le public de ma jeunesse, le public de la jeunesse de Ravel se levait de sa place, manifestait, intervenait, fronçait ses manies, sifflait souvent les concertos qu’il fuyait avec ostentation pour aller fumer dehors la cigarette libératrice. […] Ravel partageait nos prédilections, nos emballements. » Dans Refuges (1942), Léon-Paul Fargue décrit en ces termes sa jeunesse rebelle. Mais quand il chahutait avec Ravel, il ne se doutait pas que son camarade composerait plus tard deux concertos pour le piano : l’un d’une seule coulée et uniquement pour la main gauche ; le second commencé lui aussi en 1929, de facture en apparence plus classique, modelé sur les concertos de Mozart, Saint-Saëns et sur le Concerto pour piano n° 1 de Liszt. Ce Concerto en sol adopte en effet l’habituel schéma vif-lent-vif, ainsi qu’une structure préétablie pour chacun des trois mouvements. Œuvre solaire, tandis que le Concerto pour la main gauche dévoilerait la face sombre de Janus ? Voire, car la transparence enjouée est émaillée de stridences et de scansions rageuses (Allegramente) ; le lyrisme pudique laisse deviner une profonde mélancolie (Adagio assai) et la course endiablée ose de dangereuses embardées (Presto).
Ravel envisageait de créer l’œuvre lui-même lors d’une grande tournée. Ambition vouée à l’échec : concerto achevé trop tard, problèmes de santé du compositeur, partie de soliste qui outrepassait ses moyens et qu’il résout de confier à Marguerite Long. Le Concerto en sol est dévoilé lors d’une soirée consacrée à la musique de Ravel, où l’on entend aussi la Rapsodie espagnole, la Suite n° 2 de Daphnis et Cholé, la Pavane pour une infante défunte et le Boléro. Le 9 octobre 1932, le taxi dans lequel Ravel circule entre en collision avec un autre véhicule. L’accident provoque quelques blessures, sans gravité. Mais ensuite, les troubles du langage et de la coordination des mouvements dont le musicien commençait à souffrir augmentent jusqu’à anéantir toute faculté créatrice. Après ses concertos pour piano, Ravel n’achèvera plus d’œuvre instrumentale.
Pensez à vous abonner pour découvrir d’autres vidéos France Musique !
https://www.youtube.com/channel/UCiPYZkZeNbYTQZKNMlB0Gsw?sub_confirmation=1
Découvrez tout France Musique :
► Site internet - https://www.radiofrance.fr/francemusique
► Espace Concerts - https://www.radiofrance.fr/concerts
► Newsletters - https://www.radiofrance.fr/francemusique/newsletters
Suivez-nous sur les réseaux sociaux :
► Facebook - https://facebook.com/FranceMusique
► Twitter - https://twitter.com/francemusique?lang=fr
► Instagram - https://www.instagram.com/francemusique/?hl=fr
► TikTok - https://www.tiktok.c
Catégorie
🎵
MusiqueTranscription
00:00C'est parti !
00:30C'est parti !
01:00C'est parti !
01:30C'est parti !
02:00C'est parti !
02:30C'est parti !
03:00C'est parti !
03:30C'est parti !
04:30C'est parti !