Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Aujourd’hui, il reçoit Louis Aliot, maire de Perpignan et vice-président du Rassemblement National.
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00:00Les élections législatives et le petit jeu des désistements de parti pour empêcher l'ORN d'obtenir plus de députés,
00:05les qualifiés pour le second tour ont jusqu'à 18 heures pour déclarer leur candidature ou se désister.
00:11Ces désistements, tous ces barrages et un déni de démocratie,
00:15je ne dirais pas cela parce que c'est la loi et il faut rester simplement sur la loi,
00:19mais c'est une volonté manifestement de faire barrage, ce mot qui revient ces derniers jours au centre de l'actualité.
00:28Jordan Bardella parle d'alliance et du déshonneur, vous êtes électeur Renaissance, que comptez-vous faire du second tour, LFI ou ORN ?
00:35J'ai envie de dire surtout que ce sont les électeurs quand même qui ont le dernier mot.
00:39Monsieur Allioureux, bonjour.
00:41Oui, bonjour.
00:42C'est difficile d'attaquer ceux qui font le désistement,
00:46parce que bien sûr il peut y avoir des alliances contre nature, bien sûr que ces gens ont peu de choses en commun,
00:52mais j'ai envie de dire que ce sont les électeurs qui trancheront.
00:56De toute façon, l'affaire est entre les mains des électeurs, ça c'est sûr,
01:00mais ce qui était valable il y a quelques années encore,
01:03l'espèce de vote automatique contre, notamment contre le Front National à l'époque,
01:08aujourd'hui c'est quand même beaucoup plus ténu.
01:13Moi j'en ai fait l'expérience à Perpignan à l'élection municipale, ils se sont tous mis contre moi.
01:18Ça avait marché en 2014, ils avaient réussi leur coup, en 2020 les électeurs ont dit stop.
01:26Parce qu'au-delà de ces mots d'ordre et de ces postures morales,
01:30il y a le résultat de leur politique.
01:32Et les Français maintenant ils regardent, mais qu'est-ce qui s'est passé avec ces gens-là ?
01:37Alors ils ont fait la gauche, ils ont fait la droite, ils ont fait Macron,
01:40ils voient bien que rien ne se passe ou pas grand-chose.
01:42Et donc ce premier tour, ce qui est important, c'est qu'il y a 10 millions de personnes
01:46qui sont allées voter contre tous les mots d'ordre.
01:49Toutes les postures des sportives, des cultureux, des intellectuels,
01:54tout ça, ça n'intéresse plus le peuple qui vote en fonction des intérêts
01:58qui croient être les siens et que je trouve juste.
02:00Et c'est pour ça que je pense qu'au deuxième tour, il va quand même y avoir des surprises.
02:04Ça n'intéresse quand même le peuple, comme vous dites,
02:08puisqu'il y a une partie des gens quand même qui sont mobilisés.
02:11Et ce qui me frappe effectivement, c'est tous aujourd'hui contre le RN.
02:15Vous l'avez dit, tous les acteurs aujourd'hui de la vie publique
02:19prennent position contre le RN.
02:21C'est vrai à l'université, c'est vrai dans le sport,
02:23et vous l'avez dit avec les footballeurs, mais aussi il y a eu des tribunes,
02:27c'est vrai dans le monde de la culture,
02:29et c'est vrai dans le monde médiatique, journalistique.
02:34J'observe, même si ce n'est pas clairement dit,
02:37mais j'écoute les chaînes concurrentes et je vois la petite musique qui est en place.
02:43Qu'est-ce que ça dit de la société selon vous
02:45et est-ce que c'est quand même un handicap d'avoir tout le monde contre soi ?
02:49Ça dit que c'est verrouillé, en tout cas ils tentent de verrouiller.
02:52Mais pourquoi ? Pourquoi le procès est-il encore fait par certains,
02:58alors qu'on pourrait imaginer qu'il soit contre-productif,
03:00d'expliquer que le RN est un parti fasciste ?
03:03Parce que je pense que c'est très parisien,
03:05et que ce que je vois moi à Paris aujourd'hui,
03:09en fait dans la région et dans le système,
03:11ce n'est pas ce qu'on entend quand vous êtes sur le terrain.
03:13C'est ça qui est rigolo,
03:15parce qu'il y a plein de gens qui aiment bien Mpapé par exemple,
03:18mais ces mêmes gens se moquent éperdument de ce qu'il peut raconter sur ces élections.
03:23Je veux dire, il y a un décalage qui est dans les rédactions,
03:27une espèce de trait fermé.
03:30C'est un système verrouillé depuis 30 ans,
03:32des habitudes, des automatismes, des manichéismes.
03:36Il faut être contre le RN par principe,
03:39même quand aujourd'hui c'est le RN qui est en tête.
03:42Ce n'est plus comme avant où il faisait 10%, 15%.
03:44Là nous sommes en tête.
03:47Et si je puis dire, la peur a changé de camp.
03:49C'est-à-dire que qui fait peur aujourd'hui ?
03:51Quand vous regardez d'ailleurs les enquêtes d'opinion,
03:53c'est le RN qui vit en dernière position.
03:55Ils ont peur de la France Insoumise et du Front Populaire,
03:59ils ont peur de M. Macron qui fait n'importe quoi,
04:02et en dernier lieu, ils ont éventuellement peur du RN.
04:05Ça voudrait dire que la majorité absolue qui était imaginée ne changerait pas.
04:09Or je lis ici ou là, avec des enquêtes très précises,
04:13ce désistement pourrait vous faire perdre quand même 30, 40, 50 sièges.
04:16Ce qui ne serait pas rien parce que ça change forcément ses législatives.
04:21Écoutez, on verra bien.
04:22Moi je crois qu'on ne peut pas parler, d'abord avant ce soir,
04:24quand on verra le nombre de triangulaires, etc.
04:27Et ensuite dimanche soir, il peut y avoir, j'allais dire,
04:30un sur-vote au deuxième tour.
04:33En général, le majoritaire a deux tours,
04:35vous connaissez la formule, au premier tour on choisit,
04:37c'est la formule de Guimaulet,
04:39au deuxième tour on élimine, et les gens iront éliminer.
04:43Et notamment des candidats de la France Insoumise
04:45qui sont de véritables dangers publics.
04:47Parce que petit à petit on pointe,
04:49on entend le système qui pointe le RN systématiquement,
04:52en faisant oublier tout un tas de candidats du Front de Gauche
04:57qui sont de véritables repouchoirs.
04:59Et puis on n'y comprend surtout plus rien,
05:01puisque les uns veulent choisir,
05:03au sein de ce Front Populaire, entre la France Insoumise et les autres.
05:07La France Insoumise dit que de toute façon
05:09ils auront le Premier Ministre parce qu'il y a un accord.
05:11On aimerait bien savoir les termes de cet accord.
05:13Et puis vous avez les socialistes qui disent
05:15mais de toute façon ne vous inquiétez pas,
05:17on aura plus de députés qu'eux.
05:19C'est quand même bizarre tous ces calculs qui se font entre eux.
05:21Et là maintenant M. Bompard dit de toute façon
05:23on n'ira pas gouverner si on n'a pas la majorité absolue,
05:25eux non plus.
05:27Et ils n'iront pas gouverner avec M. Attal.
05:29Alors que M. Attal dit mais nous on est prêts à gouverner avec eux.
05:31Donc si quelqu'un retrouve la logique dans tout ça,
05:34moi je veux bien, mais je pense que les électeurs
05:36vont trancher tout ça d'une manière claire dimanche soir.
05:40Il est 11h13.
05:42Nous sommes avec Louis Alliot, le maire de Perpignan, vous pouvez l'interroger.
05:44On rappelle le numéro de téléphone peut-être ?
05:46Bien sûr, 01 80 20 39 21.
05:49On marque une pause et nous revenons.
05:51Nous écouterons Eric Ciotti, Jordan Bardella, Marine Le Pen.
05:53Et puis Jules Koundé par exemple, pourquoi pas,
05:57défenseur de l'équipe de France,
05:59qui souhaite que le Rassemblement National
06:03n'arrive pas à Matignon. A tout de suite.
06:05Vous écoutez Pascal Froy et vous de 11h à 13h sur Europe 1.
06:0711h, 13h
06:10Je vous annonçais, écoutez,
06:12plusieurs prises de positions,
06:14de paroles ces dernières heures,
06:16et notamment sur cette affaire des désistements,
06:18et j'ai vu la titre d'ailleurs,
06:20et de Libération et de l'Humanité,
06:22qui sont exactement, aujourd'hui,
06:24c'est les deux mêmes titres, je ne sais pas s'ils se sont concertés,
06:26mais c'est « Désiste, prouve que tu résistes ».
06:30« Désiste, prouve que tu résistes ».
06:32Et c'est vrai qu'on a le sentiment,
06:35pour certains, que ce sont les gens moulins
06:38de résistance qui se mettent en place.
06:41Alors, écoutons Éric Ciotti,
06:43président des Républicains, il était invité de Laurence Ferrari,
06:45ce matin, sur CNews et sur Europe 1.
06:47C'est l'alliance de la CARP et du Hérisson,
06:50de Mme Rousseau, de M. Bertrand,
06:53de M. Roussel,
06:55des Insoumis, désormais,
06:57on voit une candidate insoumise,
06:59qui a pour slogan « La police tue »,
07:02qui soutient désormais le ministre de l'Intérieur,
07:04le ministre de la Police,
07:06mais les Français ne peuvent pas se retrouver
07:08dans cette embouille, dans cette magouille.
07:11M. Macron qui espère que M. Mélenchon
07:14soit demain, peut-être, Premier ministre,
07:17qu'il y ait le plus de députés insoumis.
07:19Enfin, on parle de quoi ?
07:21On parle des Insoumis,
07:23qui refusent de qualifier le Hamas de terroriste.
07:26Cette alliance, elle est tellement ridicule.
07:28Ils vont faire quoi, demain ?
07:30Ils pensent quoi de commun ?
07:32Ils vont gouverner comment, le pays, ensemble ?
07:35C'est vrai que ça fait écho également
07:37à ce que disait le Président de la République,
07:39qui, la semaine dernière,
07:41recusait l'idée d'alliance,
07:43et je crois qu'on l'a écouté hier, Laurent Tessier,
07:45mais on pourra le réécouter,
07:47si vous le souhaitez, tout à l'heure.
07:48Et je voulais proposer Jules Koundé,
07:49qui est défenseur de l'équipe de France,
07:51et qui s'est exprimé après la victoire
07:53de l'équipe de France, hier.
07:54Écoutez ce qu'il a dit, et Louis Alliot,
07:55vous allez pouvoir réagir.
07:57J'étais déçu de voir
07:59quelle direction notre pays prend,
08:01avec un grand soutien
08:03à un parti qui est
08:05contre nos valeurs,
08:07les valeurs de vivre ensemble,
08:09les valeurs de respect,
08:11et qui souhaite diviser les Français.
08:13Mais je pense qu'il y a un deuxième tour,
08:15que rien n'est joué,
08:17et qu'il faut encore aller chercher
08:19les personnes qui n'ont pas voté.
08:21Et je pense
08:23qu'avec ça,
08:25ça sera important de faire barrage
08:27à l'extrême droite,
08:29au Parti du Rassemblement National,
08:31c'est pas un parti, comme je l'ai exprimé,
08:33qui va amener notre pays
08:35vers plus de liberté,
08:37vers plus de libre ensemble,
08:39et c'est ma position.
08:41C'est intéressant Jules Koundé, parce que
08:43je ne lui fais pas le procès
08:45d'insincérité. C'est un jeune garçon
08:47qui doit avoir 24 ou 25 ans,
08:49je ne sais pas exactement l'âge qu'il a,
08:51et s'il dit ça, c'est qu'il le pense.
08:53Il pense sincèrement
08:55que le Rassemblement National
08:57est un parti qui va
08:59empêcher les libertés,
09:01en tout cas qui va s'attaquer aux libertés fondamentales.
09:03Comment vous l'expliquez
09:05d'abord, et qu'est-ce que
09:07vous lui diriez ensuite ?
09:09Alors, on l'expliquait,
09:11il suit ce qui est devenu
09:13une espèce de tarte à la crème permanente
09:15de
09:17de la caste,
09:19des footballeurs,
09:21des cultureux,
09:23il répète des choses qu'on entend
09:25tous les jours. Je veux dire, je ne suis pas étonné
09:27moi qu'il répète ça, puisque c'est ce qu'on entend
09:29par ailleurs. En revanche, moi je lui dirais
09:31qu'il vienne en discuter,
09:33et il verra quels sont
09:35d'abord un, nos vraies valeurs,
09:37deux, notre véritable programme,
09:39et qu'on est très loin de la caricature qu'il a
09:41en une phrase ou deux
09:43d'écrite, mais moi je suis prêt tout à fait à le rencontrer,
09:45et il verra. Et je pense qu'il s'apercevra
09:47là qu'il a beaucoup été trompé,
09:49et que, au final,
09:51c'est finalement
09:53en France, les gens
09:55qui souffrent le plus, qui sont les abandonnés
09:57de la société, et malheureusement,
09:59j'allais dire,
10:01la France qui, elle, vit bien,
10:03qui bénéficie
10:05d'un certain nombre de privilèges, et je lui
10:07démontrerai de A à Z.
10:09Il est 11h21, et
10:11notre émission met en
10:13place des échanges
10:15entre nos invités, et également ceux qui nous
10:17écoutent. C'est le cas avec Rodolphe. Bonjour
10:19Rodolphe, vous habitez le Morbihan.
10:21Rodolphe, est-ce que vous pouvez
10:23nous dire ce que vous faites dans la vie, Rodolphe ?
10:25J'ai 37 ans.
10:27Je suis un ancien policier, vous voyez,
10:29qui a quitté la région parisienne, et puis aujourd'hui, je suis
10:31artisan à mon compte. Je me suis reconverti,
10:33parce que je ne supportais plus
10:35les choses qu'on nous demandait de faire.
10:37Alors, je me souviens, parce qu'effectivement, je crois que vous nous avez appelé
10:39ces derniers jours, et je me souviens
10:41évidemment de votre parcours. Vous aviez quitté
10:43Paris, et c'est vrai que c'est sans doute plus
10:45agréable de vivre dans le Morbihan,
10:47dans cette belle région de la Bretagne.
10:49Est-ce que vous pouvez nous dire pour qui vous avez voté
10:51ce dimanche ?
10:53J'ai voté RN. Je savais
10:55qu'on n'était pas... Alors, là où je suis,
10:57dans le golfe du Morbihan, c'est une terre
10:59qui vote énormément pour la
11:01Macronie, parce que la moyenne d'âge,
11:03c'est 75 ans, c'est beaucoup de retraités.
11:05Donc, ils ne se sentent pas vraiment concernés
11:07par la réalité
11:09de la vie d'aujourd'hui, la vie des jeunes,
11:11la vie des travailleurs, des actifs,
11:13sans avoir aucun préjugé
11:15à leur égard, bien évidemment.
11:17Mais j'ai voté RN. Je suis un ancien électeur
11:19du DLR.
11:21Alors, si vous voulez, de l'UMP,
11:23parce qu'au départ, la première fois que j'ai pu voter, c'était Nicolas Sarkozy.
11:25Et pourquoi
11:27j'ai basculé RN ? Et puis j'aurais une question
11:29après à M. Alliot.
11:31Pourquoi ? Parce qu'en fait, si vous voulez,
11:33c'est de trahison en trahison,
11:35de...
11:37Comment dire ? De défaite en défaite.
11:39Ils sont complètement hors sol.
11:41Les barons de la droite, comme on appelle ça,
11:43sont dans une espèce de sphère
11:45ou dans une autre dimension. Je ne sais pas
11:47où ils sont en tout cas, mais personne ne les a trouvés.
11:49Et en tout cas, nous, les électeurs, on est beaucoup
11:51à être partis parce qu'on a entendu
11:53beaucoup de promesses. Le Karcher de M. Sarkozy,
11:55on l'attend toujours.
11:57Le Travailler plus pour gagner plus,
11:59on l'attend toujours.
12:01L'espèce d'ordre républicain,
12:03en tout cas, on l'attend toujours aussi.
12:05Moi, j'étais dans la police. J'y ai fait longtemps, à Paris,
12:07dans le nord de Paris.
12:09Et je peux vous dire qu'on est beaucoup, beaucoup,
12:11beaucoup déçus de tout ça,
12:13dans la police. Et c'est pour ça que j'en suis parti.
12:15Et la question,
12:17qu'est-ce que
12:19vous pouvez proposer
12:21aux derniers LR
12:23qui restent, en tout cas,
12:25aux électeurs,
12:27encore les électeurs du DLR aujourd'hui,
12:29qui hésitent à basculer,
12:31qui hésitent à rejoindre l'ERN,
12:33qu'est-ce que vous pouvez proposer
12:35parmi leurs revendications,
12:37leurs projets pour la suite,
12:39pour les faire venir ou attirer
12:41les derniers qui restent, parce que finalement,
12:43il en reste beaucoup, quoi.
12:45Écoutez, moi, je pense que c'est
12:47l'intérêt supérieur du pays.
12:49Il y a des moments dans l'histoire
12:51où il faut savoir choisir.
12:53Je pense qu'on y est, là, maintenant,
12:55et qu'un certain nombre de gens de droite,
12:57DLR, sont encore,
12:59j'allais dire,
13:01trop sensibles
13:03à, on va dire,
13:05des propos qu'ils ont
13:07entendus sur des programmes économiques
13:09qui seraient plus sociaux que libéraux.
13:11Mais quand on est dans la situation
13:13où nous sommes aujourd'hui, je pense qu'il faut savoir
13:15dépasser ces clivages, qui restent
13:17des clivages techniques dont on peut
13:19discuter, pour préserver
13:21l'essentiel, et préserver l'essentiel
13:23sans paraître, aujourd'hui,
13:25la cohésion, l'unité du
13:27pays, son indivisibilité,
13:29et notre identité,
13:31et que, dans cette défense de ces valeurs-là,
13:33il y a aussi la démocratie, parce que
13:35on voit bien que la gauche attaque quand même beaucoup la démocratie.
13:37Dans ces valeurs-là, on se retrouve,
13:39et je ne dis pas
13:41qu'on est comme en 68,
13:43au moment où
13:45le général de Gaulle avait dit sous, et il l'a retrouvé
13:47derrière une majorité, mais on est quand même
13:49j'allais dire
13:51au vrai danger que représente
13:53l'extrême-gauche en France, aujourd'hui, alliée
13:55aux socialistes honteux,
13:57et donc je leur demande de venir
13:59faire union,
14:01gouvernement d'union, pour
14:03justement
14:05défendre les intérêts de notre
14:07pays, et je pense que...
14:09Elle n'est pas en position de gouverner l'extrême-gauche, alors que
14:11le Rassemblement National est en position
14:13de gouverner.
14:15Ça, c'est vous qui le dites. Si on ne gagne pas,
14:17qui sera au gouvernement ?
14:19Ça sera une sorte, la France Insoumise l'a dit,
14:21si vous ne gagnez pas,
14:23s'il n'y a pas de majorité
14:25claire, en tout cas
14:27absolue, ou même à 5 ou 10 sièges
14:29comme le disait Jordan Bardella,
14:31à ce moment-là, vous avez une France qui est ingouvernable,
14:33et un gouvernement technique,
14:35j'ai envie de dire, qui expédie les affaires
14:37courantes jusqu'à
14:39la prochaine fois.
14:41Jusqu'à une motion de censure
14:43qui va arriver très vite, etc.
14:45Oui, alors les motions de censure,
14:47c'est toujours compliqué, parfois, à mettre en place,
14:49parce que ça veut dire une alliance de blocs
14:51qui ne sont pas forcément
14:53ensemble, et puis...
14:55Si il y a une motion de censure, d'ailleurs, ce que je ne sais pas,
14:57si il y a une motion de censure
14:59en septembre, vous ne pouvez pas...
15:01Il n'y a pas d'issolution de l'Assemblée Nationale ?
15:03Donc elle ne sert à rien, la motion de censure ?
15:05LCR a changé de gouvernement, c'est la 4ème République.
15:07C'est ça, c'est ça. Non mais c'est intéressant
15:09effectivement,
15:11précisément, de savoir ce qui peut se
15:13passer.
15:15Manifestement, Jordan Bardella
15:17est revenu hier
15:19sur l'idée
15:21qu'il ne gouvernerait qu'en
15:23cas de majorité absolue.
15:25Et avec le désistement,
15:27effectivement, les choses ont sans doute changé.
15:29Il a dit
15:312-3 sièges.
15:33Est-ce que c'est 2-3 sièges ?
15:35Est-ce que c'est 15 sièges ? Est-ce que c'est 20 sièges ?
15:37Où est-ce que c'est ?
15:39On attendra le résultat
15:41pour voir s'il y a des alliances possibles, notamment
15:43avec les LR. Je pense que si on n'a pas
15:45la majorité absolue à quelques sièges,
15:47on va quand même tenter d'aller
15:49en chercher. Parce qu'il y a quand même
15:51des gens raisonnables qui ne veulent pas le blocage
15:53du pays. Je pense qu'il y a
15:55un certain nombre de députés LR...
15:57Oui, mais alors pourquoi les LR ne seraient pas venus avant ?
15:59Parce qu'ils sont dans la posture
16:01et ils sont...
16:03Mais c'est une chose que d'être
16:05aujourd'hui engagé dans l'élection et d'être dans
16:07des postures
16:09qui sont celles qu'ils ont. Et puis demain,
16:11avec, là, l'image
16:13réelle de ce que sera l'Assemblée nationale
16:15et la possibilité de
16:17sortir d'une impasse
16:19par un autre gouvernement
16:21et surtout un gouvernement qui ne veut plus
16:23de M. Macron. Parce que tout à l'heure vous disiez que
16:25Macron est en train de tirer les ficelles
16:27dans les nominations,
16:29qui veut faire je ne sais quoi d'ailleurs.
16:31Et moi je trouve ça gravissime.
16:33Je veux dire que notre président de la République...
16:35Il pourrait changer les préfets
16:37demain en Conseil des ministres, en tout cas
16:39certains préfets, parce que
16:41pour changer les préfets,
16:43si j'ai bien compris, il faut
16:45deux signatures. Celle du ministère de l'Intérieur
16:47et celle du président de la République.
16:49Or, la semaine prochaine, le ministère de l'Intérieur,
16:51on ne sait pas qui ce sera. Donc il peut être
16:53enclin à changer des préfets demain.
16:55Mais j'ai envie de dire que les préfets qui sont en place, c'est déjà des préfets
16:57qu'il a nommés lui. Donc je ne comprends pas exactement
16:59le but de la manœuvre.
17:01Oui, et de tous les cas de figure, les préfets, ensuite,
17:03ils sont quand même aux ordres
17:05du gouvernement en place, du Premier ministre.
17:07Donc tout ça, ça reste
17:09de la cuisine institutionnelle
17:11interne. C'est pas très ragoûtant,
17:13il faut quand même le dire, et je crois que les Français lui en feront
17:15griève. Il faut respecter les institutions.
17:17Si demain il y a une majorité
17:19contre lui, il devra en tenir compte
17:21et nommer Jordan Bardella
17:23comme Premier ministre.
17:25On marque une pause. Vous deviez partir
17:27à 11h30, mais je vous propose de rester encore 5 minutes
17:29pour conclure
17:31avec notamment Rodolphe. A tout de suite.
17:33Et comme Rodolphe, vous pouvez réagir au 0182
17:3539 21. A tout de suite.
17:37Vous avez vu que...
17:39Rendez-vous sur la page Facebook
17:41de Pascal Proé.
17:43Quelques secondes encore avec
17:45Louis Alliot, le maire de Perpignan.
17:47Vous avez été réélu
17:49à Perpignan ? Mais je n'étais pas candidat.
17:51Je suis maire.
17:53Je parle de la mairie. Vous aviez été...
17:55Non, j'étais ma première élection.
17:57C'est votre première élection. Donc ça sera intéressant de voir
17:59si vous êtes réélu.
18:01Ben oui, parce que là, ça valide
18:03ou pas une politique.
18:05En revanche, j'ai eu une députée
18:07réélue au premier tour et trois députés à plus de
18:0945%.
18:11Oui, j'aurais pu poser la question différemment.
18:13Est-ce que dans les cantons ou dans les
18:15circonscriptions de votre ville, les gens
18:17ont voté RN en tête ?
18:19À plus de 40%.
18:2141% sur la ville.
18:23Donc ils ont validé, d'une certaine manière, votre politique
18:25municipale. Oui, il y a même un sondage
18:27qui dit que 67%
18:29des Perpignanais sont plutôt
18:31contents de ce qui se passe.
18:33Les sondages chez les sondages, mais c'est mieux
18:35les votes, c'est un sondage de grandeur nature.
18:37On l'a eu, là, ce sondage de grandeur nature.
18:39Bon, Rodolphe veut nous dire un mot
18:41et après on va vous libérer
18:43M. Alliot.
18:45Dernier mot.
18:47J'ai entendu les phrases de M. Koundé.
18:49Je l'invite à s'instruire avec
18:51des livres d'histoire et puis d'arrêter
18:53de donner des leçons aux gens, parce que c'est fatigant.
18:55En fait, on n'en peut plus des grandes leçons
18:57de morale de ces gens-là qui sont hors sol.
18:59Je ne remets pas en cause sa carrière sportive
19:01et l'argent qu'ils gagnent, mais ils ne vivent pas
19:03ce que nous on vit. Donc, qu'ils restent
19:05à leur place, qu'ils fassent le job
19:07en équipe de France, c'est tout ce qu'on leur demande.
19:09Et puis surtout, qu'on arrête de
19:11qualifier le RN d'extrême droite, parce que
19:13c'est tout sauf un parti d'extrême droite
19:15quand on regarde l'histoire.
19:17J'entends ce que vous dites, M. Alliot,
19:19vous voulez réagir. J'entends ce que vous dites, mais moi,
19:21je n'ai pas envie de charger M. Koundé, parce que
19:23précisément, je ne lui fais pas le procès en insincérité.
19:25J'essaye de comprendre
19:27pourquoi il dit ça. Et il dit ça, effectivement,
19:29parce qu'il est le produit
19:31d'une société qui, depuis 20 ans,
19:33lui explique ce qu'il dit aujourd'hui.
19:35Et lui raconte ce récit.
19:37Ce qui est vrai, c'est qu'il y a une vraie fracture sociale.
19:39Voilà, il vous dit. C'est un système qui est en haut
19:41de l'échelle et qui regarde avec...
19:43Il méprise ceux qui sont en bas de l'échelle.
19:45Il n'était pas en haut de l'échelle, Koundé.
19:47Les footballeurs...
19:49Ils sont souvent issus
19:51de milieux défavorisés.
19:53Là, il parle d'en haut. Et il dit
19:55tout ce que les autres disent. Donc, il ne se singularise
19:57pas par une autre pensée
19:59que celle de son entourage
20:01et du système en place.
20:03Un dernier mot. Vous avez vu ces rappeurs
20:05dans une vidéo publiée hier soir
20:07sur les réseaux sociaux. Alors, le producteur
20:09Core et le rappeur Churik
20:11et Akenaton, j'espère que je
20:13prononce bien,
20:15ont produit
20:17un rap.
20:19C'est extraordinaire, ce qui est écrit.
20:21Parce que vous imaginez si c'était
20:23des gens de droite qui avaient fait, pourquoi
20:25pas, une chanson pour
20:27parler de la France insoumise.
20:29Les paroles, c'est Marine et Marion les putes.
20:31Lui, il s'appelle Al Capote.
20:33Al Capote, c'est un rappeur.
20:35Marine et Marion les putes.
20:37Un coup de bâton sur ses chiennes
20:39en rute. On continue
20:41la lutte. Bientôt, on va célébrer
20:43leur chute. Voilà, des
20:45rappeurs. Manifestement,
20:47mesdames Tondelier, mesdames Rousseau,
20:49les féministes de gauche,
20:51elles ne réagissent pas lorsque Marine
20:53et Marion les putes, un coup de bâton
20:55sur ses chiennes en rute.
20:57C'est un climat général, mais là aussi,
20:59il est possible que ça vous serve, paradoxalement.
21:01C'est sûr que quand vous écoutez ces racailles
21:03musicales, si vous voulez, ça sert nos...
21:05C'est sûr, mais c'est évident. C'est pour ça
21:07que je dis que certaines ne parlent pas assez.
21:09On devrait les mettre plus souvent à l'antenne
21:11parce que les Français verraient qui
21:13finalement, aujourd'hui,
21:15constitue ce fameux front
21:17populaire, soi-disant républicain.
21:19Juste un petit mot,
21:21parce que vous avez votre fan club
21:23à Perpignan qui vous écoute,
21:25et je les salue, parce qu'ils m'ont demandé de le faire.
21:27Je salue alors ceux...
21:29Ils n'écouteront pas
21:31ou ils écoutent ces news ?
21:33Bon, écoutez, on les salue parce que...
21:35Je n'ai jamais allé à Perpignan de ma vie.
21:37Est-ce que vous savez pourquoi je ne suis jamais allé à Perpignan ?
21:39Non. Mais parce que j'allais que dans des villes de football.
21:41Donc je connais
21:43Marseille, Bordeaux, Strasbourg, Metz, etc.
21:45C'est sur le chemin du Barça quand même.
21:47Mais je suis d'accord avec vous, mais il y a une équipe de football
21:49de bon niveau à Perpignan ?
21:51Il y en avait une, mais
21:53il y a beaucoup eu de divisions.
21:55Vous étiez en Ligue 2 il y a 20 ans, me dit
21:57Fabrice Laffitte, mais là c'est fini.
21:59Donc vous êtes... Mais bon,
22:01c'est plus une terre de rugby.
22:03Bon, écoutez, nous irons un jour
22:05à Perpignan, qui était le centre du monde.
22:07C'est bien ça, selon Salvador Dali ?
22:09Parce que c'est une question du trivial poursuite,
22:11qui revient régulièrement. Quelle est la ville au centre du monde ?
22:13C'est Perpignan.
22:1511h37. Merci monsieur Alliaud
22:17et bonne journée à vous.