• l’année dernière
Le bouleversement provoqué par la guerre en Ukraine et le réarmement mondial imposent un effort "durable" de l'industrie de défense pour produire davantage et plus rapidement, a prévenu jeudi Emmanuel Macron en posant la première pierre d'une usine de poudre pour obus à Bergerac, en Dordogne.

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Transcription
00:00Priorité aux directs, Emmanuel Macron s'exprime sur BFMTV.
00:04Fournir ce que nous pouvions fournir aux Ukrainiens pour se défendre,
00:09puis on voit bien que le monde est en train de changer,
00:12et que nous avons besoin tous de produire davantage,
00:15à la fois pour soutenir l'Ukraine face à cette agression,
00:17et pour nous protéger nous-mêmes.
00:19Cette dynamique, elle est lancée partout en Europe et à travers le monde.
00:22La France a une force, son industrie, elle a une force, son armée,
00:25et donc cette économie de guerre, elle est aussi pour nous.
00:29Face à ce défi, vous en avez beaucoup entendu parler,
00:32l'une des forces de l'industrie française a été de livrer ces canons César.
00:36Et donc ces canons, on a réussi à augmenter la cadence,
00:39on l'a triplé la cadence de nos canons.
00:41Et aujourd'hui, c'est un des éléments déterminants pour les Ukrainiens,
00:45pour protéger leur territoire,
00:47et ce qui fait aussi que nous sommes en train de vendre ces canons César
00:49un peu partout à travers le monde,
00:51et que ça devient un produit d'export extrêmement puissant.
00:54Ici sont faites les charges.
00:56Grâce à la mobilisation, et je veux vraiment saluer Eurynco,
00:59l'ensemble des collaboratrices et collaborateurs,
01:02on est passé en temps complet,
01:06l'entreprise et l'usine tournent en permanence,
01:09elle a augmenté ses cadences, aménagé son rythme,
01:12ce qui fait qu'on a doublé la production.
01:15Et donc deux choses vont être faites, pour aller plus loin.
01:18Un, un nouveau site pour les charges,
01:21par rapport à ce qui est fait aujourd'hui, encore doublé,
01:23et donc produire plus de charges.
01:25Et dans les charges on met ses poudres,
01:27et on a tous fait le constat que si on voulait aller plus vite,
01:30sécuriser, il fallait qu'on maîtrise la totalité du processus.
01:34Et donc le choix industriel a été fait,
01:37de relocaliser les poudres.
01:40Elles sont faites aujourd'hui dans le nord de l'Europe,
01:43dans un autre site, en Suède,
01:46et donc on les remet en plus de ce qui est fait en Suède,
01:49en France, parce qu'on va produire plus,
01:51parce qu'on veut produire plus vite,
01:53et parce qu'on veut sécuriser les choses.
01:55Ce qui fait que grâce à ce choix,
01:57et à cette transformation qu'on est en train de faire,
01:59d'ores et déjà 76 millions d'euros ont été investis par l'Europe,
02:03dans l'entreprise.
02:05Et bien, ces 500 millions d'euros que l'entreprise va investir
02:08sur les deux ans qui viennent,
02:10ce seront 250 emplois qui seront créés,
02:12avec le doublement de la cadence, encore,
02:15sur les charges, et avec la recréation des poudres.
02:18Est-ce que cette économie de guerre est compatible
02:20avec le déficit budgétaire ?
02:22Et vous êtes accompagné des armées et de mise de l'économie.
02:24Bien sûr, parce qu'elle produit de la richesse.
02:26On ne réduit pas les déficits en faisant moins d'industrie.
02:29C'est même l'inverse.
02:31Le problème du modèle français, ce contre quoi nous luttons
02:34depuis maintenant 7 ans,
02:36et la bataille que nous sommes en train de réussir,
02:38c'est précisément celle de la réindustrialisation
02:40et de la création de richesses.
02:42La France a un modèle social généreux.
02:44C'est une force. On l'a même réarmée en investissant
02:46dans notre santé, dans notre école, etc.
02:48Mais ce qui ne correspondait pas à ce modèle social,
02:51c'est le modèle productif.
02:53On avait laissé notre industrie partir.
02:55On avait une réponse face au déficit de tout temps,
02:57quelles que soient les majorités, taxée.
02:59Ce qui fait qu'on était le pays le plus taxé d'Europe.
03:01Nous, on a une stratégie claire.
03:03Baisser les impôts pour relocaliser,
03:07être le pays le plus attractif en Europe.
03:10Nous le sommes depuis 4 ans.
03:12Réindustrialiser ce que nous sommes en train de faire.
03:14On recrée de l'emploi industriel.
03:16Créer de l'emploi. On en a créé plus de 2 millions
03:18et baissé de 2 points le chômage.
03:20Et donc, faire avancer le pays.
03:22Donc oui, l'investissement dans notre industrie,
03:24France 2030, dans l'innovation,
03:26l'investissement aussi dans notre recherche,
03:28notre innovation, l'investissement dans notre défense
03:30crée de l'emploi.
03:32Ce faisant nous permet de baisser les dépenses sociales
03:34qui accompagnent
03:36et permet de créer de la richesse pour tout le pays.
03:38La guerre, c'est bon pour l'emploi ?
03:40Je ne dirais pas une chose comme ça.
03:42Je préfère la paix.
03:44Mais l'industrie, la réindustrialisation,
03:46c'est bon pour l'emploi.
03:48Et la trajectoire de la LPM sera respectée
03:50malgré le contexte budgétaire actuel ?
03:52Bien sûr, et c'est ce que nous faisons depuis le début.
03:54Vous savez, je n'ai pas attendu cette guerre
03:56pour prendre mes responsabilités
03:58sur les sujets de défense.
04:00Oui, je vais répondre à celle-ci.
04:02Je vais vous montrer.
04:04C'était préparé par le ministre,
04:06mais ça montre très bien les choses.
04:08Sur les commandes.
04:10Regardez les commandes que nous passons.
04:12Ça, c'est de l'investissement.
04:14Dès 2016,
04:16on a commencé à monter.
04:18J'ai été élu en 2017, ça ne vous a pas échappé.
04:20On est passé de 9,5 à 15 milliards d'euros de commandes.
04:22Et là, nous sommes maintenant à 20.
04:24C'est-à-dire que,
04:26tu es élu, on a doublé les commandes militaires.
04:28Donc on a donné de la visibilité à l'industrie de défense
04:30et derrière, on a créé de l'emploi.
04:32Depuis qu'on vote les LPM
04:34et que je suis président, on les respecte au centime.
04:36Et donc, derrière,
04:38on a justement
04:40une cadence qui est tenue.
04:42Je voulais vous montrer ça parce qu'on parle d'obus.
04:44Ça, c'est très instructif.
04:46Quand j'ai été élu en 2017, on produisait 500 obus par an.
04:48Ce qui explique que ce site
04:50avait été restructuré, d'ailleurs, en 2007,
04:52avec une grande difficulté
04:54sur toute la filière.
04:56En 2017, on a commencé à faire les choses
04:58parce qu'on n'a pas attendu la guerre en Ukraine.
05:00On avait vu que le monde devenait plus conflictuel.
05:02Et donc, vous voyez qu'on est passé à 3000 obus
05:04livrés par an dans l'industrie française.
05:06Et donc, on avait commencé à réarmer
05:08notre dispositif, investir.
05:10Et dès
05:12le début de l'agression russe,
05:14notre réaction, le discours que je fais
05:16à Rossatori et
05:18l'économie de guerre, eh bien, on passe
05:20de 3000
05:22à 15 000 par an.
05:24Et on va continuer de monter.
05:26Et donc, vous voyez que derrière, il y a des choix industriels et une avance.
05:28Vous pouvez interrompre.
05:30J'arrive.
05:38D'abord, je salue la Suisse pour son engagement.
05:40J'ai eu l'occasion d'en parler lors de la visite d'Etat
05:42de décembre dernier.
05:46Je pense que c'est une très bonne initiative
05:48qui va permettre de rassembler tous les pays pour
05:50justement préparer les termes
05:52de la paix. Et donc, nous y travaillons
05:54étroitement. Et nous serons
05:56au rendez-vous proposé par la Suisse
05:58avec tous les pays qui veulent
06:00la paix durable. C'est-à-dire, une paix durable,
06:02c'est une paix qui respecte le droit
06:04international et les règles.
06:06Monsieur le Président, Volodymyr Zelensky
06:08entend vos efforts, mais il alerte aussi
06:10que le pays pourrait perdre cette guerre
06:12si, notamment, confronté à la baisse
06:14et au blocage des Américains,
06:16cette assistance n'arrivait pas assez vite.
06:18Qu'est-ce que vous lui répondez ? On a entendu cette logique
06:20d'économie de guerre, mais qu'il va prendre du temps à se mettre
06:22en place aussi.
06:24D'abord, je veux aussi vous dire que l'économie de guerre,
06:26ce n'est pas qu'elle va prendre du temps.
06:28C'est qu'on va encore augmenter, mais
06:30quand j'entends les commentaires, je pense que
06:32les gens qui commandent souvent ne vivent pas dans le monde réel.
06:34On a triplé la production
06:36du canon César, on a d'ores et déjà doublé,
06:38on va encore doubler
06:40la production, justement, d'obus.
06:42On a réussi
06:44à accélérer, à diviser par deux
06:46les délais sur les Mistrals,
06:48etc.
06:50On sait ce qu'on doit faire de plus
06:52sur certains autres types de missiles,
06:54certaines catégories, mais il y a déjà, à marche forcée,
06:56une transformation en profondeur de notre industrie.
06:58J'ai réuni, ici,
07:00avec les ministres
07:02et les gens de l'ENCO, l'ensemble des
07:04ministres industriels du secteur de la Défense,
07:06pour, justement, constater ce qui avait été fait,
07:08mais, davantage, pour encore mobiliser.
07:10Comment on optimise
07:12nos financements, comment on simplifie les procédures
07:14pour aller plus vite, comment on mobilise mieux
07:16les financements européens, comment, avec les projets
07:18exports, on donne plus de visibilité aux carnets de commande
07:20pour aller plus vite. Donc, ce n'est pas demain l'économie
07:22de guerre, c'est là, et on accélère
07:24encore. La France est au rendez-vous
07:26de ce qu'elle s'était engagée à livrer
07:28à l'Ukraine.
07:30Et nous avons toujours été vigilants à cela,
07:32c'est-à-dire ne pas sur-promettre,
07:34mais promettre exactement, comprendre
07:36les besoins, et livrer en temps et en heure
07:38tout ce qui était utile. On a toujours fait,
07:40et le président Zelensky le sait, et nous continuerons
07:42de le faire. Ensuite, il y a des risques
07:44qui sont liés, en effet,
07:46à des choix politiques de certains autres alliés.
07:48Nous devons déjà nous féliciter qu'ils soient
07:50à nos côtés et qu'ils aient tant fait.
07:52Et donc, face à ces derniers, nous, nous devons être prêts
07:54à accroître et accélérer notre offre.
07:56C'est tout l'effort qui est fait,
07:58par exemple, sur les Césars,
08:00aujourd'hui, eh bien,
08:02cette année, on va produire 75
08:04canons Césars qui seront livrés à l'Ukraine.
08:06C'est beaucoup plus
08:08que ce qu'on a livré depuis le début de la guerre.
08:10Donc, on accroît les choses.
08:12On continue sur
08:14les missiles, justement, qui permettent
08:16d'atteindre dans la profondeur,
08:18sur le sol ukrainien, les capacités
08:20russes qui leur font si mal.
08:22Là aussi, on va accroître les livraisons.
08:24Maintenant, face à ça, les Européens doivent
08:26être prêts. C'est tout le sens de ce que
08:28j'ai pu dire en février dernier.
08:30C'est-à-dire que nous, Européens, on doit faire plus et plus vite.
08:32Mais si les financements américains
08:34ne sont pas là, eh bien, nous, Européens,
08:36nous devons nous mobiliser et donc,
08:38en Européen, bâtir des solutions de financement nouvelles.
08:40Nous y travaillons main dans la main avec l'Allemagne.
08:42Et nous avons eu l'occasion
08:44de sécuriser des premiers
08:46financements, la facilité européenne de paix,
08:48l'aide budgétaire. Et donc,
08:50c'est les fameux 50 milliards qu'on a décidé
08:52en février pour l'Ukraine.
08:54Mais on devra peut-être décider de faire davantage
08:56si les Américains ne sont pas au rendez-vous.
08:58Nous, nous ne pouvons pas lâcher l'Ukraine.
09:00Parce que l'Ukraine, c'est à 1500
09:02kilomètres d'ici. C'est-à-dire
09:04que c'est notre propre sécurité.
09:06C'est la possibilité pour l'Europe
09:08d'être en paix.
09:10Vous avez rappelé dans le discours
09:12qu'on est dans un moment où on parle beaucoup de l'Europe,
09:14beaucoup au cadre des élections européennes.
09:16Vous teniez à faire cette petite allusion aussi
09:18en lien avec votre déplacement aujourd'hui ?
09:20Rappelez le contexte dans lequel on est
09:22à l'approche maintenant des élections européennes.
09:24C'est important parce que l'Europe
09:26est aussi un des éléments de notre souveraineté,
09:28de notre sécurité collective.
09:30Quand il y a 6 ans, je parlais d'Europe de la défense
09:32à la Sorbonne,
09:34beaucoup des commentateurs disaient
09:36que c'était une lubie française.
09:38Europe de la défense, depuis le milieu des années 50,
09:40on a lâché cette affaire.
09:42Ce n'est pas vrai, ça ne marchera pas.
09:44Je constate qu'on a mis en place la Facilité européenne
09:46de paix, un fonds de défense,
09:48qu'on a pris une boussole stratégique
09:50qui s'est conclue sous présidence
09:52française, que nous avons mis en place
09:54maintenant un investissement, une stratégie européenne
09:56de défense, ça a été une vraie révolution
09:58des dernières années. Et c'est une révolution
10:00qui a été portée, poussée par la France.
10:02Ce qui fait que l'Europe,
10:04elle pense maintenant sa défense elle-même.
10:06Elle pense sa sécurité.
10:08Et pas simplement
10:10comme avant, ou en quelque sorte,
10:12elle l'a dédiée à d'autres.
10:14Elle l'a déléguée, et principalement
10:16pour beaucoup, aux Américains.
10:18Nous le faisons main dans la main avec les Américains,
10:20mais on a besoin de ce pilier
10:22européen de l'OTAN qui passe par l'Europe de la défense.
10:24C'est important de le rappeler, parce qu'on a toujours
10:26l'impression que les choses se font naturellement.
10:28Ça a été notre engagement, notre force, notre crédibilité.
10:30Notre crédibilité de français et d'européens.
10:32Monsieur le Président, dans le contexte
10:34des finances publiques qu'on connaît pour le pays,
10:36est-ce que vous avez un désaccord et un différent
10:38avec le ministre de l'économie qui est juste là derrière vous ?
10:40Mais vous plaisantez, il n'y a pas de désaccord dans le public français,
10:42il n'y en a jamais eu, parce que ça ne marche pas
10:44comme ça, et parce que ce n'est pas la manière
10:46dont on travaille depuis 7 ans avec le ministre
10:48de l'économie et des finances.
10:50On a une stratégie qui produit des résultats
10:52un cap, et j'ai souhaité que le ministre
10:54puisse exprimer très clairement
10:56celui-ci comme il l'a fait hier pour proposer
10:58justement de nouvelles stratégies.
11:00C'est très simple. Nous avons eu
11:02un choc conjoncturel.
11:04C'est ça ce qui s'est passé en fin d'année dernière
11:06qui a été plus brutal, plus rapide
11:08qu'attendu. Largement
11:10en raison du ralentissement
11:12de la récession allemande, du ralentissement italien
11:14et des économies européennes
11:16qui nous entourent. Ce qui fait qu'on a
11:18eu un déficit qui s'est dégradé
11:20en 2023 et une croissance embarquée
11:22en 2020, donc plus importante,
11:24et une croissance en 2024 plus faible
11:26qu'attendu.
11:28C'est très simple. Nous on dit
11:30est-ce que notre stratégie est mauvaise ? Non, elle produit
11:32des résultats. On est les plus
11:34attractifs d'Europe, on a une des meilleures
11:36croissances de la zone euro,
11:38on crée des emplois et on se rapproche des autres
11:40là où on avait une maladie française qui était le chômage,
11:42plus personne n'en parle du chômage, c'est formidable,
11:44c'est notre boulot collectif.
11:46On l'a baissé de deux points. Et donc
11:48tout ça c'est bon, il faut le garder.
11:50Par contre, on doit en responsabilité
11:52répondre à ce choc conjoncturel. Et donc
11:54la ligne elle est simple, elle a été réaffirmée.
11:56Un, on garde le cap.
11:58Plein emploi, réindustrialisation,
12:00réarmement de nos services publics.
12:02Deux, on ferme
12:04tout de suite l'hypothèse de dire qu'on va régler
12:06ce choc conjoncturel par plus d'impôts.
12:08Maladie française, ça enlèverait de la confiance.
12:10Garde la confiance.
12:12Des ménages, des entreprises, de nos partenaires.
12:14Trois, on est responsable
12:16de ce choc conjoncturel, on doit y répondre
12:18de manière appropriée et tout de suite.
12:20Ça a été les premières économies
12:22sur le financement de l'Etat.
12:24Et c'est la deuxième partie, après le même taux d'effort
12:26d'économie, pour tenir un déficit
12:28de 5,1 cette année. Voilà notre ligne.
12:30Elle est simple, elle est cohérente
12:32et elle est celle que, à mes côtés,
12:34le ministre porte depuis sept ans,
12:36avec beaucoup de constance et avec les résultats
12:38qu'on connaît. C'est notre ligne.
12:40Elle croit, elle produit des résultats
12:42et on a la confiance des acteurs économiques pour ce faire.
12:44Donc on la continuera.
12:46Non, parce qu'on n'en a pas besoin pour ce faire.
12:48Ceux qui veulent des projets de loi de finances ratificatives,
12:50pour beaucoup, c'est pour faire des impôts en plus.
12:52Moi, je ne pense pas que la réponse, ce soit des impôts en plus.
12:54Il faut garder la ligne.
12:56Quelle est la place de Bergerac dans la stratégie de défense ?
12:58Bergerac a une place importante
13:00par ce site historique.
13:02La région, d'abord, a une place très importante.
13:04Je veux ici le rappeler, on est dans une région
13:06où l'industrie de défense, où les armées,
13:08c'est un espace essentiel.
13:10La DGA, plusieurs bases aériennes,
13:12plusieurs régiments aussi terrestres,
13:14ils sont présents et permettent des forces spéciales
13:16à la surveillance de notre espace aérien
13:18de protéger les Françaises et les Français.
13:20Nous avons ici
13:22à peu près tous les industriels de défense
13:24qui sont présents dans la région.
13:26Dassault, Airbus, Safran,
13:28Thalès, et j'en passe, et Orinco.
13:30Et Bergerac,
13:32à ce site historique,
13:34vous en voyez d'ailleurs le caractère historique
13:36ici présent.
13:38Et là où ce site était
13:40il y a 15 ans,
13:42avec un point d'interrogation,
13:44d'abord il y a eu toute la réorganisation
13:46que nous avons fait des poudres explosives
13:48ces dernières années, qui a été vraiment une réorganisation
13:50de l'industrie française.
13:52Tout l'effort que mène Orinco
13:54est absolument clé pour notre souveraineté
13:56et la protection
13:58en particulier de l'Europe.
14:00C'est un site qui a su se moderniser.
14:02Et donc Bergerac a su être au rendez-vous
14:04justement de l'histoire
14:06et de la transformation
14:08de ces industries de défense.
14:1075% de ce qui est fait par Orinco, c'est pour l'export.
14:12Il ne faut jamais l'oublier.
14:14Et maintenant, compte tenu
14:16de ce nouveau contexte, c'est un site qui va
14:18se redéployer. C'est un beau symbole
14:20là où nous étions ce matin.
14:22Il y a un peu plus de 100 ans,
14:24pendant la Première Guerre mondiale,
14:26vous aviez sur ce qui était devenu cette friche
14:28la production
14:30de poudre pendant la Première Guerre mondiale.
14:32À un moment où le site avait plusieurs milliers
14:34d'employés.
14:36Il avait été fermé.
14:38Il était tombé en déshérence. C'était en effet devenu une friche.
14:40Elle avait même été dépolluée.
14:42Et elle allait vers d'autres activités,
14:44peut-être non industrielles.
14:46Grâce à cette remobilisation et cet investissement,
14:48sur ce qui était devenu une friche,
14:50on va refaire une emprise
14:52industrielle et ici refaire des poudres.
14:54Donc Bergerac est pour moi
14:56l'image de cette reconquête industrielle
14:58et de cette souveraineté militaire
15:00que nous voulons pour nous-mêmes
15:02et pour l'Europe.

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