• il y a 2 ans

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Transcription
00:00 -Bonjour Ariane Lavrieux, merci d'être avec nous, vous êtes accompagnée de votre avocate Virginie Marquet.
00:05 Bonjour, maître, bienvenue d'abord Ariane.
00:07 Comment est-ce que vous allez après cette semaine ?
00:10 -Ca va un peu mieux qu'en cellule, dans les geôles de l'hôtel de police de Marseille.
00:16 Mais les jours passent et je suis de plus en plus en colère, de plus en plus scandalisée de ce qui m'est arrivé.
00:26 Et de ce qui est arrivé à la profession en fait, parce qu'à travers moi, moi je suis juste une journaliste parmi d'autres,
00:32 une journaliste indépendante. J'ai fait cette enquête avec Dysclose, avec d'autres confrères, je ne suis pas la seule autrice de cette enquête.
00:41 -Vous parlez de colère, pourquoi de colère ?
00:44 -Parce qu'on a détourné des moyens de la lutte antiterroriste pour traquer une journaliste.
00:50 On a utilisé des moyens de cybersurveillance pour fouiller mes téléphones, mes ordinateurs, mes QSB, etc. à mon domicile pendant la perquisition.
01:02 Ça franchement c'est inédit et moi j'ai vécu, j'ai été correspondante en Égypte pendant de nombreuses années.
01:09 Je savais que c'était le troisième pays, la troisième plus grande prison au monde pour les journalistes, donc je faisais très attention.
01:16 Et là je me retrouve, j'ai évité la police égyptienne et je me retrouve arrêtée par mon propre pays.

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