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00:00 Est-ce que des fois, il frappe dessus ?
00:01 - Juste un coup de coude dans le ventre, c'est tout.
00:03 - Ouais.
00:04 - C'est pas tout.
00:05 C'est déjà un coup de coude de trop.
00:07 - Est-ce que vous, vous êtes un peu conscients
00:08 que la violence-là, elle est trop forte ?
00:10 - Ouais.
00:11 - C'est quand même des environnements assez carencés
00:14 au niveau affectif.
00:16 Et du coup, d'avoir une personne qui est là,
00:18 à côté de soi,
00:19 ça peut porter
00:22 à quelque chose un jour.
00:23 Si t'avais une baguelle magique, qu'est-ce que tu voudrais ?
00:27 - Que j'arrête de boire.
00:29 - Je travaille dans la protection de l'enfance.
00:31 C'est des familles qui nous interpellent
00:33 pour venir les soutenir dans la parentalité.
00:35 Ou on est mandaté par le juge.
00:37 Au terme d'un an,
00:38 il y a un bilan qui est fait un mois avant l'audience.
00:41 Des fois, on demande l'arrêt d'intervention
00:43 ou on demande un placement.
00:45 - Bon, comment ça va ?
00:51 T'as bien dormi ?
00:52 - Ouais.
00:53 J'ai rassemblé ma nuit.
00:54 - Et t'as pas mal dormi ?
00:55 - Non, j'ai bien dormi.
00:56 - Tu as bien dormi ?
00:57 - Ouais.
00:58 - T'as pas mal dormi ?
00:59 - Non.
01:00 - T'as pas mal dormi ?
01:01 - Non.
01:02 - T'as pas mal dormi ?
01:03 - Non.
01:04 - T'as pas mal dormi ?
01:05 - Non.
01:06 - T'as pas mal dormi ?
01:07 - Non.
01:08 - T'as pas mal dormi ?
01:09 - Non.
01:10 - T'as pas mal dormi ?
01:11 - Non.
01:12 - T'as pas mal dormi ?
01:13 - Non.
01:14 - T'as pas mal dormi ?
01:15 - Non.
01:16 - T'as pas mal dormi ?
01:17 - Non.
01:18 - T'as pas mal dormi ?
01:19 - Non.
01:20 - T'as pas mal dormi ?
01:21 - Non.
01:22 - T'as pas mal dormi ?
01:23 - Non.
01:24 - T'as pas mal dormi ?
01:25 - Non.
01:26 - T'as pas mal dormi ?
01:27 - Non.
01:28 - T'as pas mal dormi ?
01:29 - Non.
01:30 - T'as pas mal dormi ?
01:31 - Non.
01:32 - T'as pas mal dormi ?
01:33 - Non.
01:34 - T'as pas mal dormi ?
01:35 - Non.
01:36 - T'as pas mal dormi ?
01:37 - Non.
01:38 - T'as pas mal dormi ?
01:39 - Non.
01:40 - T'as pas mal dormi ?
01:41 - Non.
01:42 - T'as pas mal dormi ?
01:43 - Non.
01:44 - T'as pas mal dormi ?
01:45 - Non.
01:46 - T'as pas mal dormi ?
01:47 - Non.
01:48 - T'as pas mal dormi ?
01:49 - Non.
01:50 - T'as pas mal dormi ?
01:51 - Non.
01:52 - T'as pas mal dormi ?
01:53 - Non.
01:54 - T'as pas mal dormi ?
01:55 - Non.
01:56 - T'as pas mal dormi ?
01:57 - Non.
01:58 - T'as pas mal dormi ?
01:59 - Non.
02:00 - T'as pas mal dormi ?
02:01 - Non.
02:02 - T'as pas mal dormi ?
02:03 - Non.
02:04 - T'as pas mal dormi ?
02:05 - Non.
02:06 - T'as pas mal dormi ?
02:07 - Non.
02:08 - T'as pas mal dormi ?
02:09 - Non.
02:10 - T'as pas mal dormi ?
02:11 - Non.
02:12 - T'as pas mal dormi ?
02:13 - Non.
02:14 - T'as pas mal dormi ?
02:15 - Non.
02:16 - T'as pas mal dormi ?
02:17 - Non.
02:18 - T'as pas mal dormi ?
02:19 - Non.
02:20 - T'as pas mal dormi ?
02:21 - Non.
02:22 - T'as pas mal dormi ?
02:23 - Non.
02:24 - T'as pas mal dormi ?
02:25 - Non.
02:26 - T'as pas mal dormi ?
02:27 - Non.
02:28 - T'as pas mal dormi ?
02:29 - Non.
02:30 - T'as pas mal dormi ?
02:31 - Non.
02:32 - T'as pas mal dormi ?
02:33 - Non.
02:34 - T'as pas mal dormi ?
02:35 - Non.
02:36 - T'as pas mal dormi ?
02:37 - Non.
02:38 - T'as pas mal dormi ?
02:39 - Non.
02:40 - T'as pas mal dormi ?
02:41 - Non.
02:42 - T'as pas mal dormi ?
02:43 - Non.
02:44 - T'as pas mal dormi ?
02:45 - Non.
02:46 - Est-ce que c'est facile d'être parent ?
02:48 - Non, c'est compliqué.
02:50 - Ouais.
02:51 Et là on entend Manu qui pleure, ça fait quoi ?
02:55 - Ça fait bizarre.
02:56 Parce qu'il y a du mal à la calmer.
02:58 - Tu lui laisses combien de temps ?
03:03 - Pas longtemps.
03:04 Parce que j'aime pas la voir pleurer.
03:07 - Essaye peut-être de lui donner sa chance aussi, de s'essayer.
03:10 - Non, t'inquiète.
03:11 - Et Lily, elle va bouffer après le rangement.
03:15 - C'est toi qui fais beaucoup la vaisselle ?
03:17 - Non, c'est Milly.
03:18 - C'est Milly ?
03:19 - Ouais.
03:20 - Donc toi tu fais quoi ?
03:21 - Voilà.
03:22 - Ah.
03:23 - Est-ce que c'est normal ?
03:25 - Ouais.
03:26 - Non.
03:27 Je pense que tu peux mettre du produit ici, comme il est là depuis ce matin.
03:31 Ah ouais, c'est tes cellules, Milly, regarde, écoute.
03:34 Hé.
03:35 Après, c'est musique.
03:37 - Merde, j'ai faim, là.
03:39 - Non, mon téléphone.
03:41 - Non, sérieux, j'aime pas ça.
03:43 - Bah ça va.
03:44 Regarde, je vais mettre...
03:46 Hop.
03:47 T'aimes pas quoi ?
03:49 Être qu'avec ta fille ?
03:51 - Bah si, mais c'est chiant.
03:53 Tous les jours au lit, je lève avec.
03:55 - Ouais.
03:56 Bah alors Alex, il faut prendre le relais un peu.
03:58 - Il me dit...
04:00 - Tu vois.
04:01 [Lily pleure]
04:07 - Tu peux enlever le porte-tenton ?
04:09 - Je vais enlever, je vais enlever.
04:11 [Lily pleure]
04:33 J'ai toujours aidé les autres.
04:35 Depuis toute petite, ma mère m'a appelée sœur Thérésa.
04:40 C'est dur à dire, mais il faut pas te positionner en tant que sauveur.
04:43 C'est un double tranchant.
04:45 Parce que des fois, les familles,
04:47 ben toi, t'as envie de certaines choses,
04:49 et les familles, elles avancent pas à ton rythme,
04:51 et du coup, pas faire à la place d'eux.
04:54 Donc c'est cette capacité aussi, là, de dire,
04:56 ben voilà, moi j'ai envie de les amener là,
04:58 mais j'oublie pas qu'ils sont là,
04:59 et qu'est-ce que je fais pour les amener là,
05:01 mais avec eux.
05:02 - Est-ce que des fois, vous avez peur de se dire,
05:08 je vais trop mal, tant pis, je vais y boire un coup,
05:11 ça va pas, mais...
05:12 J'en peux plus.
05:14 - Ben, ça m'est déjà arrivé.
05:15 - Ah ouais ? - Par lui.
05:16 - Là, en ce moment ?
05:17 - Euh, y a pas longtemps, ouais.
05:19 - Ouais ? Et vous vous dites quoi, du coup ?
05:21 - Ben euh... Ouais, faut pas faire de bêtises, quoi.
05:24 - Ouais.
05:25 Donc vous avez conscience de ça ?
05:27 - Ouais. - C'est bien ?
05:28 - Hum ? - C'est bien ?
05:29 Parce que du coup, vous vous dites, non, allez,
05:32 déconne pas, parce qu'après, tu risques...
05:34 - J'ai su me mettre pas mal d'argent de côté, tout ça.
05:37 - Ouais. - Ben ouais.
05:38 - C'est pas pour le boire, quoi.
05:39 - Ah ben non.
05:40 - C'est quoi, ce lieu, en fait ?
05:45 - Y a des familles qui viennent dormir ici,
05:47 des enfants.
05:48 - Y a pas beaucoup.
05:49 On n'est pas les seuls au monde à venir ici.
05:52 - Ben non, mais pour le fait que tu étais souvent venu ici ?
05:54 - Euh, ouais.
05:56 - T'as passé du temps avec qui ?
05:58 - Avec toi ? - Ben ouais.
06:00 C'est ce que tu devais dire.
06:02 T'as pas appris ton texte par coeur.
06:06 - Ça fait combien de temps que vous vous retrouvez ici ?
06:08 - 500 ans.
06:09 - Depuis...
06:10 Ben depuis...
06:12 Ouais, ça fait deux ans, ouais.
06:14 Deux ans.
06:16 - Hum ?
06:18 J'y arrive pas.
06:20 - Appuie.
06:22 - Mais j'appuie, là.
06:24 - Voilà, c'est bien, coupe ça, regarde.
06:25 Voilà.
06:27 - Oh !
06:30 - Ouais, maintenant, il te reste une demi-heure pour le finir.
06:32 - Mais...
06:34 La séparation, c'était en 2019.
06:36 Donc après, j'ai perdu le show pendant...
06:39 Pendant...
06:41 Ouais, neuf mois, un petit peu moins.
06:42 - Ça fait combien de temps que t'as pas d'appart, là ?
06:44 - Avril 2020.
06:46 - Ben alors, ça veut dire que ça fait deux ans.
06:49 - Ouais.
06:50 - Et c'est où, papa, du coup ?
06:54 - Ah, mais... Y a plein de cocaïne, là.
06:59 - Change de sujet.
07:02 - Ouais, ben ouais, c'est le roi de la diversion.
07:03 Je vais t'appeler Déviation.
07:05 - Ah !
07:07 - Qu'est-ce qui pouvait l'inquiéter ?
07:09 - Moi, j'ai fait une brûlure, c'est rare.
07:17 - Ben, je sais pas, moi, que je sois sans logement,
07:23 ou dehors, quoi, mais j'ai toujours su...
07:25 Vous retomber sur mes pas, quoi.
07:28 - Ouais.
07:29 Y a d'autres choses qui t'inquiétaient ?
07:32 - Non.
07:33 - Non ? Que le logement ?
07:35 - Mouais.
07:36 Euh...
07:38 Elle est où, la cocaïne, quand vous avez vu,
07:40 quand vous avez...
07:41 - Je sais pas.
07:42 - Quand vous avez été manger ?
07:43 - Je sais pas.
07:44 Elle s'est envoyée.
07:45 Comme tes réponses.
07:47 - Ah, ouais.
07:48 - Jason, il vit avec sa maman et ses frères,
07:54 et il voit son père une fois par semaine,
07:56 en visite médiatisée.
07:58 - De ce que j'ai pu voir,
07:59 c'est quand même des environnements assez carencés.
08:01 Au niveau affectif.
08:02 Et du coup, d'avoir une personne qui est là,
08:04 à côté de soi,
08:06 qui entend les besoins,
08:08 qui aide,
08:09 ça peut...
08:10 porter...
08:13 quelque chose, un jour.
08:16 - Wouhou !
08:17 - Non, t'en prends un !
08:24 - Émilie et Alexandre,
08:25 ils se sont rencontrés au lycée,
08:27 donc très jeunes.
08:28 Euh...
08:30 Ils ont rapidement eu le désir d'avoir un enfant.
08:33 Je crois que c'est à 17 ans.
08:34 Il s'est dit 18 ans.
08:35 - C'est pas grave.
08:38 - C'est pas grave ?
08:39 - Non.
08:40 - C'est pas grave ?
08:41 - Non.
08:42 - C'est pas grave ?
08:43 - Non.
08:44 - Ce qu'on remarque,
08:45 c'est qu'Émilie a toujours fugué de son lieu de placement.
08:48 Et Alexandre a fugué sur la fin
08:50 pour venir s'installer avec Émilie.
08:52 Voilà, et c'est deux jeunes
08:54 qui ont besoin d'attention.
08:56 Ils me donnent un compagnement assez...
08:58 renforcé.
08:59 - Pourquoi c'est utile de venir ici ?
09:04 - Personnellement, il ne faut pas pas le même.
09:06 Mais le réflexif, c'est d'en montrer
09:08 qu'ils peuvent faire ensemble.
09:10 Et puis, tu m'as dit,
09:11 il y a pas de dernier stop-cure aussi.
09:13 (rires)
09:15 J'ai appris qu'Émilie avait révélé
09:30 des faits de violence.
09:33 Et on reçoit la famille demain
09:37 à 17h pour leur annoncer
09:39 qu'on met en place un repli
09:41 avec le placement d'Emilia.
09:45 C'est brutal.
09:48 Et donc, moi, j'ai le sentiment
09:50 de trahir un peu la famille,
09:52 parce qu'on avance
09:54 et qu'on venait de passer des bons moments.
09:56 Donc, ouais, c'est dur.
09:58 - Émilie, elle est aussi victime de ça.
10:04 Donc, pourquoi est-ce qu'on n'a pas
10:06 le placement d'Émilie et de Malia
10:08 en foyer mais en...
10:09 - Ça va se tricoter pendant le repli.
10:11 Madame Maréna, elle dit d'emblée
10:13 qu'elle n'adhérera pas au foyer maternel.
10:15 - Mais on a essayé.
10:16 - Oui. - Ça arrête.
10:17 - Non, mais oui, mais on a essayé
10:19 avant quand elle était enceinte.
10:21 On n'est pas dans les mêmes...
10:23 - Moi, j'ai quand même une vraie crainte,
10:25 mais moi, ça n'est qu'une crainte,
10:26 c'est la question du cadre.
10:28 Le cadre posé par le centre maternel...
10:30 - Parce que je me suis dit,
10:31 on va partir tout de suite,
10:32 enfin, si le juge décide
10:33 que c'est le placement directement,
10:34 ce sera le placement directement.
10:36 Mais pourquoi pas, du coup,
10:37 quand même tenter ce centre maternel,
10:38 aujourd'hui, elle a quand même avancé,
10:39 on est un an plus tard.
10:40 - Sachant que la position de madame Maréna,
10:42 c'est de dire, ne l'élevons pas non plus
10:44 sur les possibilités.
10:45 Il n'y a pas de place avant 6 mois
10:46 en centre maternel.
10:47 Nous, la seule certitude qu'on a,
10:49 c'est qu'aujourd'hui,
10:50 on a franchi un seuil de violence
10:51 qui ne nous permet pas de dire
10:53 que cet employeur reste en sécurité au domicile.
10:55 Ça marche.
10:57 (brouhaha)
11:00 - C'est dégoûtant.
11:02 - Bonjour.
11:04 (brouhaha)
11:07 - La première fois où je vous ai rencontrés,
11:10 on vous a repris sur un certain nombre de questions
11:13 qui ont à voir avec votre fonction parentale.
11:16 Ça, moi, ce que j'ai entendu,
11:18 c'est qu'il y a vraiment des choses
11:20 qui sont en train de progresser.
11:22 Donc vous faites des efforts,
11:24 ça bénéficie.
11:25 Amalia qui m'écoute bien, visiblement.
11:27 Sauf que la semaine dernière,
11:29 moi, j'ai été alerté,
11:31 Alexandre est violent, il me frappe.
11:34 Ça vous arrive de la frapper ?
11:37 - Euh, au début, oui.
11:38 Mais depuis le temps que j'ai compris
11:40 que je voulais pas ressembler à mon père...
11:42 - Il était violent, votre père ?
11:45 - Euh...
11:46 Il était plus que violent.
11:48 - Mmh.
11:49 Vous, vous en connaissez les effets de cette violence.
11:52 Vous les avez subis.
11:53 Vous pouvez peut-être, du coup, vous faire une idée.
11:55 Alors, elle est toute petite, Amalia.
11:57 En plus, elle peut pas parler.
11:58 Elle peut pas s'exprimer sur ce qu'elle ressent.
12:00 Elle peut pas dire "J'ai peur, arrête, papa."
12:02 Enfin, voilà.
12:04 Est-ce que vous, vous êtes un peu conscients
12:06 que la violence, là, elle est trop forte ?
12:08 - Ouais, ouais.
12:09 - Que quand vous vous emportez,
12:11 vous sortez des limites ?
12:13 - Ouais.
12:14 - Donc, on va mettre Malia en sécurité.
12:17 Et pendant au moins 72 heures,
12:19 elle reste au PRF.
12:21 A l'issue de ces 72 heures-là,
12:23 on va demander au juge de vous rencontrer
12:26 et de prendre une décision.
12:29 - Je peux ?
12:30 - Oui.
12:31 - Je peux ?
12:32 - Oui.
12:33 - Je peux ?
12:34 - Oui.
12:35 - Je peux ?
12:36 - Oui.
12:37 - Je peux ?
12:38 - Oui.
12:39 - Je peux ?
12:40 - Oui.
12:41 - Je peux ?
12:42 - Oui.
12:43 - Je peux ?
12:44 - Oui.
12:45 - Je peux ?
12:46 - Oui.
12:47 - Je peux ?
12:48 - Oui.
12:49 - Je peux ?
12:50 - Oui.
12:51 - Je peux ?
12:52 - Oui.
12:53 - Je peux ?
12:54 - Oui.
12:55 - Je peux ?
12:56 - Oui.
12:57 - Tu tiens à quelqu'un ?
12:58 - Je tiens à quelqu'un.
13:00 - Là, c'est ta colère qui parle.
13:04 - Ça va aller pour toi, Emilie ?
13:08 De rester à l'appart ?
13:09 - Non.
13:10 - Hein ?
13:11 - Non.
13:12 - Tu veux aller où ?
13:13 - C'était vraiment au tout début
13:22 qu'on était dans l'appart.
13:23 Mais bon, une grande gueule,
13:24 ben tant pis.
13:25 Si t'as l'occupé,
13:26 c'est pas bon.
13:27 - Ça arrive souvent, non ?
13:31 Qu'il se fait comme ça, violent ?
13:32 - Non.
13:33 - Non ?
13:34 - Oui, c'est nul.
13:35 - Et alors, il se contrôle
13:36 ou à un moment donné, non,
13:37 il ne contrôle plus et...
13:38 - Non, il se contrôle,
13:39 il frappe dans les portes.
13:40 - Ouais.
13:41 Et toi ?
13:42 - Deux fois, non.
13:43 - Est-ce que deux fois,
13:44 il frappe dessus ?
13:45 - Ça dépend.
13:46 - Ça peut arriver ?
13:47 C'est déjà arrivé avant
13:48 ou ça arrive encore ?
13:49 - Ben, juste un coup de coude
13:50 dans le ventre, c'est tout.
13:51 - Ouais.
13:52 - Non, non.
13:53 - Ben, c'est pas tout.
13:54 - C'est dans la porte.
13:55 - C'est dans la porte.
13:56 - C'est dans la porte.
13:57 - C'est dans la porte.
13:58 - C'est dans la porte.
13:59 - C'est dans la porte.
14:00 - C'est dans la porte.
14:01 - C'est dans la porte.
14:02 - C'est dans la porte.
14:03 - C'est dans la porte.
14:04 - C'est dans la porte.
14:05 - C'est dans la porte.
14:06 - C'est dans la porte.
14:07 - C'est dans la porte.
14:08 - C'est dans la porte.
14:09 - C'est dans la porte.
14:10 - C'est dans la porte.
14:11 - C'est dans la porte.
14:12 - C'est dans la porte.
14:13 - C'est dans la porte.
14:14 - C'est dans la porte.
14:15 - C'est dans la porte.
14:16 - C'est dans la porte.
14:18 - Tes affaires, elles sont ouf.
14:19 T'as un sac pour lui mettre ses jouets dedans ?
14:21 Il en a à la cuisine un sachet, non ?
14:24 Allez, je vais chercher ça
14:27 et puis je te laisse préparer les jouets.
14:28 - On sentait une volonté,
14:33 notamment d'Emilie,
14:34 de vouloir faire des efforts et y arriver,
14:37 mais on ne peut pas s'arrêter qu'à ça.
14:40 Il faut aussi apprendre les faits,
14:41 les besoins de l'enfant.
14:42 Elle avait, par exemple,
14:43 un matelas rempli d'urines,
14:45 des couches pleines,
14:46 elle n'a pas été changée régulièrement.
14:48 Il y avait des difficultés au niveau du budget
14:51 dans l'entreviseur du logement.
14:53 Il y a plusieurs éléments
14:55 qui nous disaient que c'était déclignotant.
14:57 Et le fait qu'il y ait cette violence
14:59 n'a fait que valider
15:01 la mise sous protection de Malia.
15:04 Tu veux aller dans la voiture ?
15:10 T'inquiète, je le ramasse.
15:14 - C'est bon.
15:43 - Moi, je...
15:45 Je suis en pilote automatique.
15:47 Enfin, je prends soin de cette petite
15:51 et j'essaie d'apporter tout ce que je peux
15:53 pour qu'elle se sente bien.
15:55 - Ah !
15:56 Elle est là !
15:57 - Regarde.
15:58 - Mais je suis très fatiguée
15:59 et éprouvée de la situation.
16:01 Donc, au fond de moi,
16:02 j'ai aussi envie de me dire
16:03 que j'ai envie de rentrer me poser.
16:06 Mais en même temps,
16:07 il y a cette petite
16:08 qui a besoin d'être rassurée.
16:10 Donc, voilà.
16:13 - Vas-y, marche.
16:15 Tu peux.
16:16 C'est un tapis.
16:17 J'ai une collègue de permanence
16:19 qui est venue me relier
16:20 et qui a passé la nuit avec Malia.
16:22 - Dix-huit.
16:24 - Dix-huit.
16:27 - Dix-huit.
16:41 (Bruit de bébé qui pleure)
16:43 - On a eu l'audience.
16:55 Il y a un maintien de la VMOR
16:57 jusqu'à octobre.
16:59 On repasse en audience en octobre.
17:01 - En attendant,
17:02 Malia est en famille d'accueil.
17:03 - On va avoir des droits de visite pour Émilie
17:05 une fois par semaine en journée.
17:06 Le juge a dit à Émilie
17:08 qu'il voyait les efforts
17:10 et qu'il voulait soutenir ça,
17:12 mais que c'était primordial,
17:13 maintenant qu'ils avaient acté leur séparation,
17:15 de maintenir cette séparation.
17:17 Il a mis des conditions
17:19 de suivi psy,
17:21 de repartir dans la famille.
17:23 - Mais j'ai le droit de les voir.
17:24 - Ouais.
17:25 Et que tu sois stable.
17:26 - Ouais.
17:27 - Comment tu te sens ?
17:28 - Ça va.
17:29 Je suis redescendue.
17:30 - Ça va.
17:32 - Soulagée ?
17:33 - Ouais.
17:34 - Tu te sentais fragile ?
17:35 - Oui.
17:36 - Et imaginer avoir Malia plus,
17:39 c'était compliqué pour toi ?
17:40 - Oui, c'est ça.
17:41 - Donc finalement,
17:42 cette décision d'une fois par semaine,
17:44 ça te convient ?
17:45 - C'est pas mal.
17:46 On verra dans ces trois mois.
17:48 Il faudra avoir plus de jour d'année.
17:50 Pour l'instant,
17:52 je préfère aller doucement qu'aller vite.
17:53 - C'est ça.
17:54 Et la priorité, c'est quoi ?
17:55 - Malia.
17:56 - Et du coup ?
17:57 - Les enfants.
17:59 - Qui ?
18:01 Dur, bas, temps.
18:03 - C'est ça.
18:05 - Ça va, c'est pas profond, en tout cas.
18:08 De toute façon,
18:09 là-bas, ça doit être profond.
18:12 - Pour voir Jason,
18:15 il était obligé de passer par un éducateur ?
18:17 - Voilà, ça s'appelle des visites médiatisées, ouais.
18:20 Que pour moi, y a pas besoin, quoi.
18:22 Mais bon.
18:23 - Et tu as pas besoin de faire de la musique ?
18:26 - Non, pas du tout.
18:27 - Tu as pas besoin de faire de la musique ?
18:28 - Non, pas du tout.
18:29 - Tu as pas besoin de faire de la musique ?
18:30 - Non, pas du tout.
18:31 - Tu as pas besoin de faire de la musique ?
18:32 - Non, pas du tout.
18:33 - Tu as pas besoin de faire de la musique ?
18:34 - Non, pas du tout.
18:35 - Tu as pas besoin de faire de la musique ?
18:36 - Non, pas du tout.
18:37 - Tu as pas besoin de faire de la musique ?
18:38 - Non, pas du tout.
18:39 - Tu as pas besoin de faire de la musique ?
18:40 - Non, pas du tout.
18:41 - Tu as pas besoin de faire de la musique ?
18:42 - Non, pas du tout.
18:43 - Tu as pas besoin de faire de la musique ?
18:44 - Non, pas du tout.
18:45 - Tu as pas besoin de faire de la musique ?
18:46 - Non, pas du tout.
18:47 - Tu as pas besoin de faire de la musique ?
18:48 - Non, pas du tout.
18:49 - Tu as pas besoin de faire de la musique ?
18:50 - Non, pas du tout.
18:51 - Tu as pas besoin de faire de la musique ?
18:52 - Non, pas du tout.
18:54 Personnellement, il m'a jamais fait de reproches sur l'alcool, le petit.
18:57 Jamais.
18:59 - Tu penses que ça ne l'a pas perturbé, lui, toute cette histoire ?
19:01 - Si ça l'a perturbé, après c'est lui...
19:05 Après, il est grand là maintenant, il va comprendre.
19:11 - Il a quel âge ?
19:12 - Il a 9 ans.
19:13 A cet âge-là, je comprenais.
19:15 - A cet âge-là, je comprenais.
19:16 - Je vais l'avoir, elle me dit.
19:42 - Il n'y a pas de "je vais l'avoir, Emilie".
19:44 - Non, non, déjà, je n'ai pas été dérangée.
19:46 Déjà, j'ai juste fait un bisou à ma fille et je suis repartie.
19:48 Alors, ne me casse pas les couilles, s'il te plaît.
19:49 - Emilie, tu le sais que tu n'as pas le droit.
19:51 - J'ai tous les droits, c'est ma fille.
19:53 - Non, tu n'as pas tous les droits.
19:54 - Si j'ai tous les droits, c'est ma fille.
19:56 - Emilie, ça a été dit au jugement que c'était une journée.
19:59 - Oui, oui.
20:00 - Oui, mais ne joue pas au con.
20:01 - Le juge, il va dire quoi ?
20:03 - Que tu ne respectes pas ce qu'il a mis en place.
20:06 - En moitié d'octobre, je vais te perdre ma fille.
20:08 - Ça, on verra bien comment ça se décide.
20:10 - Il m'a fait jouer avec toute intérêt.
20:13 - Oh, tes conneries, Emilie.
20:16 - Quoi ?
20:18 - Une fois que tu as dit ça, ça y est, tu as dit ta connerie.
20:22 Après, réfléchis.
20:24 Ça y est, c'est sorti, réfléchis un peu maintenant.
20:26 - Oui, t'as qu'à réfléchir un jour.
20:30 - Oui, dépêche-toi de réfléchir, ma grande.
20:35 - Tu vois comment elle est ?
20:37 Sauf que tu la prends.
20:39 Si tu la prends comme ça, elle se détend.
20:41 Elle arrête ses conneries.
20:42 Si tu l'attaques, c'est foutu.
20:45 - Elle avait raison.
20:52 Pour bébé Valia.
20:54 - C'est bien.
20:55 - Qu'est-ce que c'est ?
20:58 - Tu peux faire pareil sans maman ?
21:03 - Simba !
21:05 - Elle est beaucoup plus posée.
21:08 Elle s'emballe moins, elle est moins revendicative.
21:11 Après, ça dépend à qui.
21:12 Elle arrive à se remettre en question.
21:14 Maintenant, elle reste quand même toujours avec certains professionnels dans le conflit.
21:19 - C'est la collie de maman ?
21:20 - Mais elle a envie d'y arriver.
21:22 C'est vraiment une prise de conscience de dire, voilà, c'est ça être mère et j'ai envie d'être une bonne mère.
21:26 - Tu veux jouer ?
21:28 - On avait coupé les copains d'arbre, c'est lui qui est revenu lui-même.
21:40 - Ça reste compliqué.
21:42 - Tu l'aimes beaucoup encore ?
21:49 - Ouais.
21:55 - Tu te maquilles encore ?
21:57 - La dernière fois, j'étais à Émile du Rougelèves.
21:59 On m'a dit, "Toi, tu vas faire la pute à la gare."
22:01 - Je te jure.
22:03 - Alors, c'est qui qui m'a dit ça ?
22:04 - Émilie.
22:05 - Je crois que ça va rester naturel.
22:06 - N'importe quoi.
22:07 - Parce que tu mets du rouge à lèvres ou tu te maquilles, t'es une pute ?
22:12 - Ouais.
22:13 - Bah non.
22:14 - Y a un mec qui est violent, qui t'empêche de sortir, qui t'empêche de te maquiller.
22:19 Il fait ça, il fait...
22:21 C'est un peu raccompli.
22:25 - Ça va ?
22:26 - Essaie de la remettre sur toi.
22:31 - T'as grandi où, toi ?
22:38 - Chez ma mère.
22:39 J'étais passée, après, je suis repartie chez ma mère.
22:42 - À quel âge ?
22:43 - 13.
22:44 - Pendant combien de temps, du coup ?
22:47 - Jusqu'à mes 18 ans.
22:48 - Comment tu l'as vécu, ton patient ?
22:51 - Mal.
22:52 - On te le montre, quand même ?
22:53 - Non.
22:54 - Donc c'est avec ta fille qu'ils te montrent ?
22:57 - Ouais.
22:58 Avec, non, pour mon pot.
23:01 - Toi, pour toi, sans qui ?
23:04 - Aucune personne.
23:06 - Et Antoine ?
23:07 - Non plus.
23:21 - Allez !
23:23 Premier arrivé !
23:27 Premier arrivé !
23:28 Les bras, c'est pas des pales.
23:39 - On te casse pas la vignette !
23:44 - Non, je...
23:45 - La rouge !
23:46 - Papa, il est malade ? Il a une maladie ?
23:54 - Oui.
23:55 - Ça, t'as compris un petit peu ?
23:56 - Oui.
23:57 - Avec l'alcool.
23:58 - Est-ce que t'es encore inquiet, là ?
24:00 - Je me sens mort.
24:02 - Ouais, ça va, parce que t'as eu des nouvelles.
24:04 - Ah oui ?
24:05 - T'as eu peur, hein ?
24:06 Je me souviens trop de la semaine dernière.
24:08 On verra bien.
24:12 - T'arrives, je trouve, par rapport à avant, à...
24:14 - Progresser.
24:16 - Oui, c'est super.
24:17 À comprendre un peu.
24:18 Du coup, papa, des fois, tout ça va bien, et puis des fois, ça va pas.
24:22 Et que quand ça va pas, il a besoin de s'éloigner un petit peu,
24:26 puis après, voilà, il revient.
24:27 Ça, tu commences à le comprendre.
24:31 Parce que tu grandis.
24:33 C'est bien.
24:34 C'est difficile.
24:36 - Un peu, ouais.
24:38 - Si t'avais une baguette magique, qu'est-ce que tu voudrais ?
24:42 - Qu'il arrête de boire.
24:43 - Ouais.
24:44 - Et qu'il y ait plus de disputes et qu'il revienne à la maison.
24:47 Qu'il soit gentil avec Léo.
24:48 - Qu'il soit gentil avec Léo.
24:49 Il était pas gentil avec Léo ?
24:51 - Non.
24:52 Bah, en fait, quand on était à Calais, à la maison,
24:54 papa, il faisait plein de conneries sur Léo,
24:56 et du coup, ça lui plaisait pas.
24:58 Et du coup, il prend des vengeances, maintenant, à la maison.
25:02 - Léo ?
25:03 - Ouais.
25:04 - Pour qui ?
25:05 - Sur moi.
25:06 - Sur toi ?
25:07 - Ouais.
25:08 - Il fait qui, Léo ?
25:09 - Mon frère.
25:11 - Il a quel âge ?
25:12 - 16 ans.
25:13 Il va bientôt avoir 17.
25:15 - Ouais.
25:16 - Non.
25:19 Très flanc à deux feuilles.
25:24 - Tiens, envoie-le.
25:27 - Oh !
25:29 On est de la chance.
25:30 - Trois.
25:31 - Bah, gardez-le.
25:32 - Donne le père.
25:33 Non, vas-y, je te le donne.
25:34 - C'est un vrai ?
25:35 - Ouais.
25:36 - Donne le père.
25:38 - Je t'en prie.
25:39 Jason a grandi, et est dans le deuil, entre guillemets, d'un père idéal.
25:49 Donc, ce qu'on appelle la résilience.
25:51 Les résultats de l'audience, c'est la main levée de l'accompagnement, la mémoire.
26:01 Et il a été demandé à monsieur de prendre contact avec le juge des affaires familiales
26:05 pour venir fixer les droits de visite avec son fils.
26:09 Donc, il n'y aura plus d'éducateur.
26:11 Ça, monsieur a monté un dossier au chef.
26:14 - Elle est là, enfin, toi, par rapport à la photo ?
26:32 - Ah ouais, là !
26:34 Un peu malade, mais je suis en forme.
26:36 Ça va.
26:37 Bon, je ne stresse pas trop.
26:38 Je sais ce qui va se passer.
26:40 - Avec la petite, c'était quand même à la mort ?
26:43 - Ben ouais, ouais.
26:44 Mais là, elle est partie, donc elle revient en novembre.
26:46 Donc, pour l'instant, ben, c'est...
26:49 Ça s'est arrêté, quoi.
26:50 - Ça s'est pas pris ?
26:51 Ça s'est pas pris ?
26:52 - Ah ouais.
26:53 Ouais, ouais.
26:54 - T'en es où, dans ta vie, toi ?
26:55 - Loin.
26:57 Je suis loin.
26:59 - Il y a quand même une réduction des droits de visite.
27:01 Elle est réduite une fois tous les 14 jours.
27:04 Au minimum deux fois par mois au lieu d'une fois par semaine.
27:07 - Alex, c'était quoi, l'époque ?
27:09 - Il fallait que je bouge.
27:12 Et qu'il fallait que je trouve une stabilité.
27:16 Et que je trouve une solution.
27:18 Et que je trouve une solution.
27:20 - Et c'est quoi, l'époque ?
27:21 - Ben, c'était...
27:22 C'était la fin de l'époque.
27:23 - C'était la fin de l'époque.
27:24 - C'était la fin de l'époque.
27:25 - C'était la fin de l'époque.
27:26 - C'était la fin de l'époque.
27:27 - Et qu'il fallait que je trouve une stabilité.
27:29 Et que j'enlève mon carapace.
27:31 Sauf que là, c'est...
27:32 Avant, je ne l'avais pas.
27:33 Mais maintenant, je crois que je l'ai dix fois plus au-dessus.
27:36 Et il va falloir que je trouve un moyen pour l'enlever.
27:39 - Ben, allez, repasse à main.
27:43 - T'es en colère après lui.
27:48 Mais qu'est-ce que tu retires avec l'audience ?
27:50 - Il faut que je travaille.
27:52 Et il faut que je trouve un appart.
27:56 - Tu vas le faire, du coup ?
27:57 - Je sais pas.
27:58 Je vais déjà trouver mon appart, après, j'irai travailler.
28:01 - Tu t'enlèves la compagnie pour pouvoir retrouver un taf, un appart ?
28:09 - Ben ouais.
28:10 Je suis une grande fille, hein.
28:13 - Ciao.
28:18 - Ciao.
28:19 - Alors, moi, ça a été compliqué pour moi.
28:34 Cette situation m'a beaucoup interpellée.
28:37 J'ai demandé à un conge sa batille de six mois.
28:39 Pour pouvoir...
28:42 Ben voilà, avoir autre chose, me recentrer et revenir dans de bonnes conditions.
28:46 - Ça va, maman ?
28:48 - J'avais cette envie de pouvoir accompagner Emilie.
28:57 Sauf que ça sort du cadre de nos missions.
29:00 C'est pourquoi on est mandaté.
29:01 Mais effectivement, il y a quelque chose à réfléchir, je pense, autour de ça.
29:05 Se dire, comment est-ce qu'on accompagne ses parents,
29:07 pour lesquels l'enfant a été confié ?
29:10 Emilia, alors, ça a toujours été compliqué pour moi
29:13 de demander le placement d'un bébé.
29:16 Là, elle est en famille d'accueil.
29:18 J'espère que ce sera un accueil qui va perdurer le temps de son placement.
29:22 Qu'elle ne sera pas orientée dans différents lieux de placement.
29:26 Parce que j'ai pu accompagner un des jeunes de 17 ans
29:29 qui avait vécu énormément de placements.
29:31 Des placements morcelés, qui sont démolis.
29:33 Et qui a eu des difficultés à se déplacer.
29:35 Et qui a eu des difficultés à se déplacer.
29:39 Je pense que l'hypothèse que je mets, c'est ça aussi.
29:42 Se dire, c'est un bébé, ça va être quoi sa vie ?
29:45 Maintenant, il ne faut pas penser comme ça.
29:47 Parce que sinon, on ne travaille plus.
29:49 On intervient sur des situations très complexes.
29:58 Sur des situations où il y a déjà eu pas mal d'accompagnement avant.
30:02 Sur un système qui est complètement engorgé.
30:06 Donc il y a tout un système à revoir.
30:09 Pour pouvoir être efficace dans ce qu'on fait.
30:11 Parce qu'une personne, elle n'a pas besoin que de 5 minutes.
30:14 Elle a besoin de temps.
30:16 Ce n'est pas qu'un dossier, c'est une personne.
30:20 Et on ne peut pas être catégorique sur le devenir de quelqu'un.
30:25 L'hypothèse que l'on met, c'est ça aussi.
30:29 L'hypothèse que l'on met, c'est ça aussi.
30:33 L'hypothèse que l'on met, c'est ça aussi.
30:37 L'hypothèse que l'on met, c'est ça aussi.
30:40 L'hypothèse que l'on met, c'est ça aussi.
30:44 L'hypothèse que l'on met, c'est ça aussi.
30:47 L'hypothèse que l'on met, c'est ça aussi.
31:16 Je suis juge des enfants à Bobigny depuis 3 ans et demi.
31:20 Je n'ai vu les choses que s'aggraver.
31:23 Aujourd'hui, c'est 642 mineurs qui attendent que leurs mesures d'aide éducative en milieu ouvert se mettent en place.
31:32 C'est un petit peu comme si vous aviez un alpiniste qui est suspendu dans le vide,
31:37 qui vous demande, qui vous appelle au secours, et à qui vous dites "les secours arrivent, mais dans un an".
31:42 Ce que l'on sait, c'est que les juges des enfants du département du Nord ont saisi le défenseur des enfants,
31:48 le défenseur des droits des enfants, pour alerter sur la situation qui est chez eux la même qu'en Seine-Saint-Denis.
31:55 On a un besoin criant d'éducateurs.
31:57 Aujourd'hui, la protection de l'enfance est en danger.
32:00 Il va falloir mieux le payer, tout simplement, pour que ces jeunes,
32:04 plutôt que d'aller être managers au McDo où ils vont gagner 400 euros de plus,
32:08 choisissent plutôt de venir faire de la protection de l'enfance.
32:13 Vous savez pourquoi vous vous levez le matin, quand vous êtes éducateur, vous êtes un héros,
32:17 vous êtes une héroïne du quotidien.
32:19 Donc ça, ce n'est pas assez valorisé.
32:21 L'enfance, c'est le pays d'où l'on vient.
32:23 Donc si on vient d'une enfance difficile, si on vient d'une enfance non protégée,
32:29 ça va déterminer toute votre vie.
32:31 Je ne peux pas dire que l'État n'a rien fait, mais peut-être qu'il n'entend pas assez fort, en effet,
32:35 à quel point on est dans une situation dramatique.
32:38 Il faut en effet recruter et changer de paradigme,
32:43 mais comme on doit le faire peut-être en effet aussi pour les enseignants,
32:47 comme on doit le faire pour les infirmières,
32:49 pour tous ces services publics qui sont absolument fondamentaux
32:52 et qui, encore une fois, créent la société de demain.
32:55 L'enfance, c'est la vie.
32:59 L'enfance, c'est la vie.
33:01 [Musique]