• il y a 9 heures
Le président la commission de discipline de la LFP, Sébastien Deneux, s'est exprimé en direct sur le plateau de l'émission L'Équipe de Soir, sur les sanctions infligées au PSG après les injures subies lors du Classique par Adrien Rabiot et sa mère Véronique, jugées bien trop clémentes par cette dernière.

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Transcription
00:00Oui, par Rabiot injurier. Sébastien Deneuve, dans cette actualité, dans cette semaine, la commission a planché sur l'affaire Rabiot.
00:04Ça a pris combien de temps ? Une heure ?
00:06Je ne sais plus.
00:08Ça prend quand même beaucoup plus de temps qu'il ne le dit parce que ça se termine toujours aux alentours de 23h et on attend la décision.
00:14Oui, mais il n'y a pas qu'un cas.
00:16Il y a des cas sur lesquels on passe plus de temps que d'autres.
00:18Le joueur de l'OM et de sa famille ont été injurés lors du dernier Classico.
00:22Hier, la maman, la mère et la conseillère du jour étaient en direct dans l'équipe de Greg.
00:26Véronique Rabiot est en colère contre la décision prise par la commission de discipline.
00:31Les sanctions sont jugées par elle bien trop légères.
00:33Vous allez l'écouter. Rappelons-les.
00:35Une partie de la tribune auteuil sera fermée pour un match, plus une amende de 20 000 euros.
00:39La sanction n'est pas automatique, mais elle sera purgée le 19 avril lors du match PSG-Le Havre.
00:46Maintenant, on va écouter Véronique Rabiot qui s'adresse à vous et au travail de la commission.
00:50Regardez, écoutez.
00:52Mon sentiment, c'est que c'est scandaleux, scandaleux.
00:58Pour des fêtes qui se sont produites le 16 mars, il y a eu une sanction qui tombe le 19 avril
01:09parce que, bien sûr, on leur laisse ce week-end au PSG pour fêter le titre,
01:14alors que pour tous les autres clubs, les sanctions sont immédiates.
01:18Pour le PSG, elles ne sont pas immédiates.
01:21C'est contre la commission de discipline, là.
01:23Ce n'est pas contre le PSG.
01:25Oui, c'est la commission de discipline, mais ce sont des sanctions qui n'en sont pas.
01:29Tout le monde le fait.
01:32Ecoutez, franchement, c'est lamentable.
01:37Une fermeture partielle, 20 000 euros d'amende, c'est comme s'il n'avait pas de sanctions.
01:46Tout le monde le fait.
01:47Sébastien Deneuve, directeur de l'équipe du Soir.
01:49Qu'avez-vous à lui répondre par écran, interposé à Véronique Rabiot ?
01:52Je ne rentre pas du tout dans les dialogues avec les gens qui sont impactés par la commission
01:57et la décision de la commission.
01:59La commission, elle prend ses décisions en son âme et conscience.
02:02Et si on commençait à rentrer dans des débats en fonction des réactions de chacun,
02:06le nombre de réactions, de communiqués, de déclarations...
02:09Nous, on s'astreint, ça m'arrive assez rarement au demeurant,
02:12de faire quelques commentaires en sortie de commission les mercredis soirs.
02:15Mais vous aurez observé que je suis très, très taisant et très mesuré
02:21et très discret, je dirais, dans la sphère médiatique,
02:23parce que par définition, la commission, comme toute juridiction d'ailleurs,
02:27ne va pas justifier et commenter tout le temps ses décisions.
02:30Après, pour Véronique Rabiot...
02:33J'ai dit pourquoi, moi, alors, après ? Pourquoi une fermeture partielle ?
02:35En général, la tribune est fermée.
02:37Pourquoi, là, une fermeture partielle de la tribune auteur ?
02:39Le principe essentiel qui guide les décisions, c'est celui de la proportionnalité.
02:44Et pour, si on veut revenir un peu par rapport à ce qui a été dit par Mme Rabiot,
02:49et j'entends bien son émotion, et en réalité, c'est totalement normal,
02:53cette banderole était inadmissible et était nauséabonde,
02:57et pardon d'utiliser un terme absolument dégueulasse, en réalité.
03:00Mais, pardon de le dire aussi comme ça, c'est pas notre sujet premier.
03:05En fait, notre sujet premier, nous, à la commission de discipline,
03:07c'est d'évaluer la responsabilité du Paris Saint-Germain.
03:10J'entendais hier, ou j'écoutais hier plus exactement, sur votre plateau,
03:13je crois que j'avais un avocat qui était parfait, qui était Pia Clément.
03:18Et elle disait les choses qui étaient exactes, c'est-à-dire qu'en fait,
03:21nous, à la commission de discipline, on va juger bien évidemment le résultat,
03:24mais notre premier problème, c'est de savoir quelle est la responsabilité du Paris Saint-Germain.
03:28Et sur ce dossier, sans rentrer dans le détail, parce qu'il y a évidemment des choses
03:31qui sont confidentielles, qui doivent rester dans le secret des délibérés,
03:34ce qui nous est apparu, c'est qu'avant le match, le Paris Saint-Germain
03:37avait fait énormément d'efforts, avait énormément fait de communications,
03:40avait travaillé avec ses groupes de supporters pour qu'il y ait le moins d'incidents possibles,
03:44le moins d'impacts possibles, puis bien évidemment...
03:46– Il faut qu'il continue le travail alors, parce que...
03:48– On reconnaît sur les banderoles.
03:50– Concernant ce dossier-là en particulier, on savait très bien à l'avance
03:53qu'il y aurait des événements et des banderoles contre Ravio,
03:56contre Samer, on le savait à l'avance, et finalement, ces banderoles-là,
04:00on les a et elles sont pires même que ce qu'on imaginait.
04:03Donc s'il n'y a pas une responsabilité du club,
04:05quand vous déployez des banderoles aussi importantes sur des sujets
04:08qui étaient annoncés à l'avance, c'est vrai que quand on voit le niveau de la sanction
04:11et quand on voit aussi l'amende de 20 000 euros pour un club comme le Paris Saint-Germain,
04:15je peux comprendre que ça agace Mme Ravio et que ça fasse sourire un peu les autres aussi.
04:20– Mais j'entends que ça puisse agacer et faire sourire, c'est pas le...
04:24Encore une fois, chacun a le droit de penser ce qu'il veut par rapport aux décisions
04:30et c'est très bien comme ça et ça fait des commentaires et c'est parfait.
04:34Encore une fois, avant le match, ils avaient bien travaillé,
04:37pendant le match, moi j'entends aussi, oui, le Paris Saint-Germain,
04:41ils le savaient, ils n'ont rien fait.
04:43C'est pas vrai de dire qu'ils n'ont rien fait.
04:45Les banderoles, elles ne sont pas restées longtemps,
04:47elles sont restées à peu près une minute ou deux minutes.
04:49Donc de deux choses vues, une, soit le PSG avait envie de se taper Ravio et sa famille,
04:53auquel cas, je ne vois pas pourquoi, ils ont tout fait pour que les banderoles n'apparaissent pas.
04:56On a aujourd'hui, le vrai sujet aussi, c'est une espèce de prisme médiatique
05:01avec des réseaux sociaux, on fait la photo d'une banderole
05:04et on a l'impression que la banderole est restée tout le match.
05:06C'est faux, elle n'est pas restée tout le match.
05:07En revanche, et je termine juste.
05:09Il y a un truc quand même sur le timing, parce que ce qu'elle dit elle,
05:12c'est que vous leur sauvez, leur faites demain.
05:14Mais non, mais ça aussi, c'est complètement erroné aussi.
05:17Et je termine juste.
05:18Je termine juste parce qu'avant, ils ont bien travaillé.
05:21Pendant, ils ont bien travaillé.
05:22Après, ce qu'on peut leur reprocher, c'est qu'ils n'ont pas très bien travaillé.
05:25Parce qu'effectivement, les supporters qui ont déployé quand même ces banderoles,
05:29qui ne sont accessoirement pas rentrés dans le stade déjà déployé,
05:33montré à tout le monde.
05:34On ne va pas, là aussi, dévoiler un certain nombre de sujets.
05:37Mais les supporters, ils ont un certain nombre de techniques
05:39pour que ça échappe à la vigilance de certains stadiers.
05:42Donc ça, c'est les éléments qui nous ont été apportés.
05:46– C'est quoi la technique ?
05:47Il faut que leur banderole en slip ?
05:49– À des endroits où, en tout cas, les palpations,
05:52vous savez qu'il n'y a que des palpations qui peuvent être faites
05:54en dehors du stade et pas des fouilles.
05:55Et il y a des endroits où les palpations ne permettent pas
05:57d'identifier toutes ces banderoles.
06:00Mais en revanche, c'est vrai.
06:01Et je ne sais pas, peut-être qu'on y reviendra tout à l'heure,
06:03mais il n'y a pas eu d'identification par le club individuel,
06:06aboutissant à des sanctions individuelles.
06:08Donc après, j'en reviens à ce que je vous disais tout à l'heure
06:10sur le principe de la proportionnalité.
06:11Le travail de la commission, c'est de dire, bon,
06:13le club en définitive, de toute façon, il a échoué au final
06:17parce que ces banderoles ont été quand même déployées
06:20et il doit y avoir une sanction en face.
06:22Mais la clémence ou la douceur de la sanction
06:25ou l'insuffisance de la sanction, je ne sais pas, en fait,
06:27par rapport à quoi.
06:28Parce que le barème disciplinaire auquel on faisait référence,
06:31c'est en général celui d'une amende.
06:33Et sur le timing, c'est quand même le point fort de son…
06:38Mais ce n'est pas un point fort du tout.
06:40Il suffit de regarder les autres dossiers.
06:42Il y a 15 jours ou 3 semaines, on a sanctionné le club de Toulouse
06:46pour un usage massif avec des feux d'artifice pyrotechniques.
06:50La sanction, elle a été exactement prononcée de la même manière.
06:54C'est-à-dire qu'ils sont venus en commission le mercredi,
06:56ils avaient un match à domicile.
06:58Ils n'ont pas purgé sur ce match-là.
06:59D'ailleurs, il y a eu des champs anti-LFP contre notre décision.
07:02Et ils ont été purgés après.
07:03C'est quasiment tout le temps le cas.
07:05Pourquoi Montpellier, la sanction est immédiate ?
07:07Parce que c'est plus grave ?
07:08Il y a, il me semble-t-il, un degré de gravité plus important
07:12avec un risque de…
07:14Là, on avait quand même des sujets de sécurité.
07:16Donc là aussi, on n'est pas sur la même échelle de gravité.
07:18J'entendais hier, mais comme ça, on est complètes sur ce sujet.
07:21Ça a été beaucoup évoqué sur Nice.
07:24Parce qu'hier, on a dit, oui, mais Nice, ça a été fait de manière immédiate.
07:26En fait, Nice, ça n'avait rien à voir.
07:27Nice, il y avait une instruction.
07:29Et le club était…
07:31Enfin, pardon.
07:32Il y avait une mesure conservatoire de fermeture de la tribune.
07:35Donc au moment où ils sont passés devant nous,
07:36la tribune était déjà fermée.
07:38Donc bien évidemment, la banderole qui était,
07:40à mon sens, autrement plus grave que la banderole
07:44dont j'ai dit ce que je pensais.
07:46– Le soleil se couche en Nice, la chasse aux rats commence pour les Marseillais.
07:49– Voilà, comme ça, effectivement.
07:51Eh bien, la sanction a été purgée en continuité.
07:53Puisqu'il y avait une mesure conservatoire.
07:55Là, c'est vrai qu'il n'y avait pas eu de mesure conservatoire sur le sujet.

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