• avant-hier
La mère et agente d'Adrien Rabiot a dénoncé dans L'Equipe de Greg la légèreté des sanctions contre le PSG, suite à la polémique des banderoles et insultes visant son fils lors du match de la 26e journée de Ligue 1 contre l'OM (3-1) le 16 mars.

Catégorie

🥇
Sport
Transcription
00:00et Véronique Rabiot est avec nous à nouveau ce soir.
00:02Bonsoir Mme Rabiot, merci d'être avec nous dans l'équipe de Greig.
00:04Bonsoir, bonsoir monsieur.
00:06Merci d'avoir répondu à notre invitation
00:08parce que c'est vrai qu'on avait discuté avec vous
00:10et vous étiez en colère à l'issue du match du classique
00:16entre le Paris-Saint-Germain et Marseille.
00:18La sanction est tombée, je la répète,
00:20un match fermeture partielle de la tribune Auteuil,
00:2320 000 euros d'amende.
00:24Quel est votre sentiment face à cette sanction ?
00:28Alors tout d'abord, bonsoir à tous sur le plateau.
00:31Merci de m'avoir contactée pour me donner l'occasion
00:35de m'exprimer à nouveau.
00:37Mon sentiment, c'est que c'est scandaleux, scandaleux
00:44pour des faits qui se sont produits le 16 mars.
00:52Il y a eu une sanction qui tombe le 19 avril
00:55parce que, bien sûr, on leur laisse ce week-end au PSG
00:59pour fêter le titre.
01:01Alors que pour tous les autres clubs,
01:03les sanctions sont immédiates.
01:05Pour le PSG, elles ne sont pas immédiates.
01:07Et après...
01:09Madame Rabiot, il y a toujours un délai
01:11par rapport à l'application des peines.
01:13Non, quand vous regardez, c'est marqué.
01:15J'ai regardé.
01:17Moi, j'ai la commission de discipline
01:23pour quasiment tous les clubs.
01:25C'est marqué.
01:27La sanction prend effet immédiatement.
01:29Voilà.
01:31Ça, c'est pour les cartons.
01:33Mais indépendamment même de la sanction,
01:35parce que là, je comprends votre rancœur,
01:37c'est de la rancœur, d'ailleurs,
01:39parce que l'autre fois, je vous avais demandé
01:41si c'était de l'indignation.
01:43Vous m'avez dit non.
01:45C'est de la rancœur, c'est de la colère.
01:47C'est contre la commission de discipline, là.
01:49C'est pas contre le PSG.
01:51C'est contre la commission de discipline.
01:53Mais c'est des sanctions qui n'en sont pas.
01:55Tout le monde le sait.
01:57Écoutez, franchement, c'est lamentable.
01:59C'est lamentable.
02:01Une fermeture partielle.
02:03Fermeture partielle et 20 000 euros d'amende.
02:05Mais c'est comme s'il n'y avait pas de sanctions.
02:07Tout le monde le sait.
02:09Alors, il y a des clubs qui sont
02:11plus sévèrement sanctionnés.
02:13Le PSG, bien sûr,
02:15s'en sort toujours très, très bien.
02:17Il y a des clubs qui sont
02:19plus sévèrement sanctionnés.
02:21Le PSG, bien sûr,
02:23s'en sort toujours très, très bien.
02:25Je vous dis du 16 mars au 19 avril.
02:27La sanction tombera le 19 avril,
02:29en plus.
02:31J'entends, une fois de plus,
02:33mais c'est le temps de la justice.
02:35Sincèrement, ça s'est toujours passé comme ça
02:37pour tous les autres clubs.
02:39Et il y a un barème.
02:41Je parle de manière la plus neutre possible.
02:43Après votre passage,
02:45je vous raconte pas ce qu'on avait ramassé
02:47pour les inconnus.
02:49Je comprends que vous soyez scandalisée.
02:51Non, ne me dites pas ça.
02:53Ça se passe pas comme ça pour tout le monde.
02:55La dernière fois, la commission,
02:57quand c'est passé en commission,
02:59le mercredi d'après,
03:01ça a été reporté au 2 avril.
03:03Et pourquoi ça a été reporté au 2 avril ?
03:05Parce qu'on s'est dit qu'il y avait la trêve.
03:07Pendant ce temps-là, tout le monde allait se calmer.
03:09Qu'on n'allait plus en parler.
03:11Mais non, ne me dites pas ça.
03:13En plus de ça,
03:15la sanction,
03:17elle tombe le 19 avril.
03:19Elle tombe plus d'un mois après.
03:21C'est n'importe quoi.
03:23Giovanni Castaldi veut vous poser une question.
03:25Bonsoir, Mme Rabiot.
03:27Puisque vous parlez d'une justice à deux vitesses
03:29pour le Paris Saint-Germain,
03:31j'aimerais avoir votre sentiment
03:33puisque lors du match entre l'Olympique lyonnais
03:35et la Sainte-Etienne,
03:37il y a eu 7 champs homophobes dans les tribunes de Lyon.
03:39Le match n'avait même pas été menacé d'être arrêté.
03:41Il n'y a eu aucune sanction pour l'Olympique lyonnais.
03:43C'est le cas parfois au stade Vélodrome
03:45où il y a des champs homophobes
03:47qui sont partis des tribunes
03:49et le club n'avait pas été sanctionné.
03:51Donc là, le Paris Saint-Germain,
03:53peut-être que si la sanction ne vous va pas,
03:55le PSG est au moins sanctionné.
03:57Est-ce que ça, ce n'est pas une bonne nouvelle
03:59que les choses avancent positivement ?
04:01Non, non, ce n'est pas une bonne nouvelle.
04:03Non, pas du tout.
04:05Et sur le fait qu'il n'y ait pas eu de sanctions
04:07par exemple à Lyon ou à Marseille,
04:09pour vous c'est normal ?
04:11J'ai dit que ça dépasse mon propre cas.
04:13Je l'ai dit, ça.
04:15Est-ce que vous craignez que ces sanctions
04:17que vous jugez faibles,
04:19et très sincèrement moi aussi je suis d'accord avec vous,
04:21on pourrait taper plus fort,
04:23Pierre Boubille l'a dit dans l'équipe de choc,
04:25ça je pense qu'on sera tous d'accord pour se rejoindre
04:27que tout ce qui est d'une saloperie dans une tribune
04:29mérite une sanction forte.
04:31Est-ce que vous craignez que ce ne soit pas assez marquant
04:33et que donc ça ne fasse pas avancer la cause ?
04:35Mais bien sûr, mais ça ne fera rien avancer.
04:37Mais tout le monde rigole.
04:39Mais bien sûr, attendez,
04:41ça veut dire quoi ?
04:43Une fermeture partielle ?
04:45Partielle, c'est quoi partielle ?
04:47J'ai une question encore,
04:49parce qu'à l'issue de notre entretien
04:51quand vous aviez eu la gentillesse de venir,
04:53il y a eu énormément de réactions,
04:55bon après c'est logique, l'émission est tant mieux regardée
04:57et puis votre voix porte,
04:59heureusement on ne lit pas tout ce qui y concerne,
05:01mais Giovanni parle d'une justice à vitesse,
05:03mais moi je suis plutôt d'une justice,
05:05des connues et des moins connues.
05:07Merci.
05:09Est-ce que vous pensez que la commission de discipline
05:11n'a pas mis une seule seconde de l'affect
05:13dans sa sanction,
05:15à désacraliser,
05:17je sais que ça ne va pas vous plaire ce que je vais dire,
05:19l'histoire de votre mari, du papa d'Adrien
05:21et il s'est dit que c'est un comportement inadmissible,
05:23mais le barème c'est ça ?
05:29Non mais si on coupe les cheveux en quatre
05:31à chaque fois...
05:33Je vous pose une simple question.
05:35Je ne suis pas d'accord avec vous.
05:37Je n'ai pas donné d'affirmation,
05:39je vous pose juste une question, je vous assure Mme Rabiot,
05:41ce n'est pas un piège, je vous pose juste la question
05:43en vous disant, est-ce que ces hommes qui ont jugé
05:45dont c'est le métier,
05:47en ce moment c'est un sujet d'actualité,
05:49n'ont pas enlevé la passion
05:51qui était la nôtre le lendemain
05:53quand on s'était eu au téléphone ?
05:55Non, ce n'est pas du tout ça.
05:57C'est qu'il y a une justice à deux vitesses,
05:59que cette sanction-là
06:01elle n'est aucunement
06:03dissuasive.
06:05Ce n'est pas avec des sanctions comme ça
06:07qu'on va dissuader les gens
06:09de mettre des banderoles
06:11et d'insulter, c'est évident.
06:13Sur ça on est d'accord, on se rejoint.
06:17Et puis finalement
06:19on pense que ce n'est pas si grave,
06:21alors on leur laisse péter le titre.
06:23Pourquoi elle n'est pas immédiate la sanction ?
06:25Non, mais parce que là
06:27ils ont le titre à péter,
06:29alors on ne va pas les embêter et on leur laisse
06:31péter leur titre.
06:33En plus de ça, le communiqué
06:35il associe les échecs d'engins pyrotechniques
06:37comme si
06:39ce n'était pas assez
06:41les expressions
06:43orales et visuelles et donc
06:45on associe les objets pyrotechniques.
06:47Mais ça veut dire quoi ?
06:49C'est quoi cette justice ?
06:51Moi je ne comprends pas
06:53vraiment.
06:55C'est aussi pour ça
06:57qu'on vous a invité pour entendre
06:59quelqu'un qui est dans le milieu du football
07:01qui a été touché, qui puisse dire qu'elle ne comprend pas.
07:03Madame Rabiot, j'ai une question qui va être très simple
07:05et je partage votre sentiment
07:07sur la faiblesse de cette sanction.
07:09Je pense qu'on est tous d'accord
07:11ici autour de la table et ça a été dit
07:13précédemment dans une autre émission sur la chaîne L'Équipe.
07:15Votre barème, ça aurait été lequel ?
07:17C'est quoi la sanction
07:19qui aurait été exemplaire à vos yeux
07:21après ces incidents-là ?
07:23Moi ce que je voudrais vraiment
07:25c'est qu'on interdise carrément
07:27que le rôle injurieux, ça manque
07:29et que s'il y en a
07:31il y a des sanctions.
07:33Regardez à Montpellier !
07:35La tribune est fermée jusqu'à fin juin.
07:37Mais là vous vous attendiez à ça ?
07:39Vous vous attendiez à ce que la tribune
07:41soit fermée jusqu'à la fin de la saison ?
07:43Mais pourquoi pas ?
07:45Mais alors à Montpellier il y a eu des violences physiques.
07:47C'est quoi ?
07:49Oui, d'accord.
07:51Mais c'est quoi grave pour vous ?
07:53Je ne sais pas jusqu'où on va aller.
07:55C'est pour ça que ce n'est pas tellement pour nous.
07:57C'est par rapport à ceux qui jugent.
07:59La commission de discipline, c'est pour ça que je parlais
08:01de dépassionner de leur côté et d'appliquer...
08:03Écoutez monsieur, il n'y a même pas eu d'instruction.
08:05On n'a même pas entendu Adrien.
08:07Pourquoi ?
08:09On l'a demandé pourtant. Pourquoi ?
08:11Loïc.
08:13Loïc Tanzy, pardon.
08:15Bonjour Mme Rabiot. Est-ce que vous avez eu des échos
08:17sur au moins les personnes qui sont
08:19à l'origine de ces banderoles ?
08:21Parce que peut-être qu'il y a une sanction
08:23vers la tribune Auteuil. Mais est-ce que derrière
08:25il y a une enquête qui est plus approfondie pour savoir
08:27qui est à l'origine aujourd'hui de ces banderoles ?
08:29Forcément, parce qu'on a déposé plainte.
08:31Donc forcément il va y avoir une enquête.
08:33Mais ça c'est autre chose.
08:35Non mais je n'ai pas d'info.
08:37Mais ça c'est autre chose.
08:39La Ligue, elle, est censée faire son
08:41métier.
08:43Et donc c'est de sanctionner.
08:45Giovanni, un dernier mot ?
08:47Oui. Rebonsoir Mme Rabiot.
08:49Juste par rapport à cette situation
08:51qui est catastrophique. On est tous d'accord
08:53dans les tribunes. C'est vrai qu'on a
08:55tendance tous à mettre
08:57la faute sur les clubs.
08:59Vous avez appelé à défendre cette cause.
09:01Est-ce que vous n'attendez pas plus aussi de la part
09:03des politiques français ?
09:05Mais bien sûr !
09:07Mais c'est pour cette raison que
09:09je fais une pétition
09:11pour
09:13écrire
09:15dans la pétition.
09:17Je l'ai adressée
09:19à deux ministres, un sénateur
09:21et à
09:23M. Vincent Labrune.
09:25Mais bon, on n'attend pas grand-chose
09:27de M. Vincent Labrune quand il s'agit du PSG.
09:29Tout le monde sait
09:31que c'est le grand copain du président
09:33du PSG.
09:35Je ne trahis aucun secret.
09:37Je ne trahis aucun secret.
09:39Voilà.
09:41Vous aviez été virulente envers les politiques
09:43et les décideurs, dont Vincent Labrune.
09:45Le soir du Classique, vous nous aviez dit
09:47à plusieurs reprises dans l'interview
09:49que vous aviez été scandalisé que personne ne se lève
09:51et ne quitte le stade.
09:53Mais je le suis toujours.
09:55Vous êtes les seuls
09:57à me demander
09:59de réagir.
10:01Est-ce qu'ils ont réagi ?
10:03Est-ce qu'après le passage dans l'émission, ils ont réagi ?
10:05Mais toujours pas !
10:07Et personne ne s'est levé.
10:09Et personne n'a essayé
10:11de faire enlever ses banderoles.
10:13Et depuis, personne ne s'est manifesté.
10:15Et même là,
10:17après la décision
10:19de la commission,
10:21il n'y a zéro réaction.
10:23En tout cas,
10:25merci d'être venue ce soir.
10:27Permettez-nous de vous proposer de souhaiter
10:29un bon anniversaire à Adrien Rabiot,
10:31qui fait quand même ses 30 ans.
10:33Merci d'avoir répondu
10:35à nos questions.
10:37Je préfère avoir les interlocuteurs
10:39qui viennent s'exprimer, et derrière,
10:41il y a un débat, mais ça fait bouger les choses,
10:43et on peut discuter des choses.
10:45Merci d'être venue, Véronique Rabiot.
10:47C'est moi qui vous remercie de m'avoir invitée
10:49pour pouvoir m'exprimer.
10:51Merci beaucoup. Au revoir.

Recommandations