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00:0013h, 14h, Europe 1 13h, la suite sur Europe 1 avec Céline Giraud, aujourd'hui Nathan Devers et Jules Therese Céline.
00:08Et Marine Le Pen qui organise donc sa riposte et sa contre-attaque et qui veut s'user de tous les recours possibles.
00:14Elle a donc décidé, c'est une annonce qu'elle fait ce matin dans les colonnes du Parisien,
00:19vouloir saisir le Conseil Constitutionnel et la Cour Européenne des Droits de l'Homme
00:24pour contester l'application immédiate de son inéligibilité.
00:28C'est le cauchemar de tous les journalistes et de tous les présentateurs depuis maintenant 3 jours.
00:33On le dit à peu près 50 fois par jour. Jules Therese, sur quel fondement est-ce qu'elle s'appuie pour faire ces deux recours ?
00:40Depuis le début, Marine Le Pen conteste avoir organisé, mis en place un système visant à utiliser les fonds du Parlement Européen
00:50pour ses assistants parlementaires français. En réalité, on a un débat, je suis désolé je vais être un peu technique,
00:57Marine Le Pen était présidente du Rassemblement National en même temps qu'elle était députée européenne.
01:02Mettons qu'elle est un collaborateur parlementaire au Parlement Européen,
01:06il n'a pas le droit de faire une note pour la présidente du Front National à l'époque.
01:11Ça peut paraître quand même un peu délicat. Un assistant parlementaire européen a le droit de faire de la politique nationale.
01:18Ce n'était pas autorisé à l'époque et c'est la raison pour laquelle il y a ces accusations de détournement de fonds publics.
01:25Ce qu'elle dénonce Marine Le Pen, c'est les motivations notamment de la présidente et des juges en première instance
01:32sur le trouble à l'ordre public et sur le risque de récidive.
01:36Je m'explique, il y a cette exécution provisoire qui pourrait donc l'empêcher d'être candidate en 2027.
01:42Pour assortir la peine d'inéligibilité de l'exécution provisoire, il faut des motifs.
01:47Et la juge a retenu un risque de récidive, ce qui peut paraître étonnant
01:51étant donné que Marine Le Pen n'est plus députée européenne et qu'elle n'est même pas présidente du RN.
01:57Et il y a un trouble à l'ordre public qui justifierait le fait que si Marine Le Pen pouvait se présenter
02:04et être élue présidente de la République, ça pourrait créer un trouble chez les Français
02:08alors qu'elle aurait été condamnée en première instance.
02:11J'ai plutôt l'impression que le trouble à l'ordre public, c'est si Marine Le Pen,
02:14favorite de l'élection présidentielle, était empêchée.
02:16Et donc c'est cela que Marine Le Pen va contester auprès du Conseil constitutionnel
02:20via une QPC, une question prioritaire de constitutionnalité.
02:23On verra si ça peut avoir un effet, moi je n'en suis pas sûr.
02:27On verra devant la CEDH s'il y a un recours.
02:30Moi je pense que la seule solution aujourd'hui pour Marine Le Pen pour s'en sortir,
02:33c'est une loi, une loi rétroactive.
02:35Elle a été proposée par Éric Ciotti et elle viserait à tout simplement supprimer cette exécution provisoire.
02:41Il y a aujourd'hui les députés, on sait que le MoDem voterait plutôt pour,
02:44que le Rassemblement national voterait pour, que les Républicains voteraient pour,
02:47que la France insoumise, possiblement, pourrait voter pour, en tout cas il ne voterait pas contre.
02:52La question c'est l'agenda.
02:54Est-ce qu'on peut, dans les six prochains mois, avoir une loi de ce type-là ?
02:58La question reste ouverte, mais en tout cas, Marine Le Pen a encore des voies de recours
03:02pour être candidate à la présidentielle.
03:03Nathan Devers, sur les recours engagés par Marine Le Pen,
03:07qui va tenter, évidemment, peut-être d'être condamnée à une peine d'inéligibilité immédiate,
03:14mais d'une durée moindre, qui pourrait inverser la tendance et lui permettre de faire campagne,
03:18et de se présenter déjà, d'être éligible.
03:21Déjà, je pense que, comme je le disais tout à l'heure,
03:23mais que quel que soit le contenu de ces recours,
03:25à supposer même qu'il y en ait un qui finisse par marcher,
03:28de toutes les manières ça perturbe une pré-campagne présidentielle,
03:31puisque quand vous avez un candidat, ou une candidate en l'occurrence, qui est hypothétique,
03:35j'imagine que même dans son camp, certains vont commencer à dire, recours ou pas, essayons autre chose.
03:40Et est-ce que ça peut toubler son électorat aussi ?
03:42C'est possible, et même son électorat...
03:43Parce qu'on a vu qu'il y avait une mobilisation, on a parlé de cette pétition,
03:45300 000 signatures, on a parlé de 10 000 adhérents en plus au sein du parti,
03:49on a parlé aussi de ces fédérations départementales qui s'organisent un peu partout pour monter à Paris dimanche.
03:56Et puis surtout, on le sait, mais je veux dire,
03:58on l'a vu aux Etats-Unis au moment de la candidature de Kamala Harris,
04:02quand vous commencez à faire une campagne, et qu'en milieu de course,
04:05même si c'est avant les déclarations officielles, etc.,
04:07vous changez de candidat, à supposer que ces recours ne marchent pas,
04:10ce qui est quand même l'hypothèse la plus probable,
04:12c'est extrêmement perturbant, pour ça casse complètement la dynamique de campagne.
04:15Maintenant juste sur les recours.
04:16Je crois qu'en effet il y a deux questions.
04:18Il y a la première question, qui était que c'était justifié aussi par l'art récidive.
04:22Là, clairement, elle n'est plus parlementaire européenne,
04:26donc l'art récidive, il y a une voie de recours en tout cas dans cette direction.
04:31Et il y a cette deuxième voie de recours que vous avez indiquée,
04:33c'est la question du trouble à l'ordre public.
04:35Trouble à l'ordre public en droit, c'est un concept qui est très flou,
04:39qui est d'ailleurs discuté, contesté par beaucoup de juristes,
04:42parce que vous pouvez mettre dedans, évidemment, des troubles effectifs,
04:47des violences sur la voie publique, etc.,
04:49mais vous pouvez aussi faire rentrer, vous savez, c'est l'arrêt sur la dignité humaine.
04:54La notion de dignité humaine peut rentrer dans certains cas,
04:56dans cette notion de trouble à l'ordre public.
04:57Ce n'était pas du tout invoqué là pour Marine Le Pen,
05:00mais c'est une notion qui est floue et qui est large.
05:02Et donc ces deux aspects peuvent être contestés.
05:04C'est quand même quelque chose de sérieux.
05:06Vous allez brûler une voiture...
05:07Justement, il y a une manifestation dimanche, Jules Torres,
05:10avec tous les soutiens de Marine Le Pen qui seront dans la rue.
05:13Écoutez Gabrielle Cluzel, rédactrice en chef du site d'actualité Boulevard Voltaire.
05:17Elle était hier dans Europe 1-13h.
05:19La France et les Etats-Unis ne sont pas les mêmes pays,
05:22donc elle sait qu'elle pourrait effrayer ses électeurs,
05:25et sans doute n'en a-t-elle pas envie,
05:27ni même de le faire sans cette idée de les effrayer.
05:29En faisant des appels extravagants à la révolte,
05:34et je pense qu'elle ne le fera pas du reste d'Ordone Barnella
05:36à parler de protestation pacifique et populaire.
05:40Le risque, c'est qu'il n'y ait pas beaucoup de réactions,
05:42parce qu'il faut quand même qu'il y ait une réaction.
05:43Son électorat, c'est un électorat plutôt de la France silencieuse,
05:47des campagnes, du monde ouvrier, qui aime l'ordre.
05:50Donc ce n'est pas celui qui va aller casser dans la tombe.
05:53Evidemment, si l'affaire passe crème, ce n'est pas très bon non plus.
05:57Donc c'est compliqué de trouver la ligne de crête.
05:59Voilà, Gabriel Cluzel hier sur Europe 1.
06:02C'est très juste ce que dit Gabriel.
06:05Le peuple de droite n'est pas habitué à sortir dans la rue.
06:09C'est d'ailleurs très rare, à part la manif pour tous.
06:12On n'a pas véritablement d'exemple aujourd'hui.
06:15Et avec les résultats qu'on connaît,
06:17c'est qu'il y avait beau avoir plusieurs millions de personnes dans la rue,
06:19la loi a été votée.
06:21On a dit au peuple de droite de rentrer chez lui tranquillement.
06:25Avec cela, je ne vois pas pourquoi aujourd'hui, il ressortirait.
06:28C'est aussi le risque pour Marine Le Pen, Jordan Bardella et tous leurs alliés.
06:33C'est de mobiliser le plus possible dimanche.
06:37On sait qu'aujourd'hui, il y a quand même une base militante
06:39qui est assez forte au Rassemblement National.
06:41Quand on regarde le nombre d'adhérents...
06:43Est-ce qu'ils vont prendre la mesure du danger ou de l'urgence ?
06:46Ou la mesure du séisme ?
06:49Marine Le Pen, pour l'instant, elle a tous les bons signaux.
06:53Vous avez dit qu'il y a une pétition qui a été signée par 300 000 personnes.
06:57Depuis lundi, j'entendais ce matin Caroline Parmentier chez Pascal Praud
07:01dire qu'il y avait 150 adhérents toutes les heures au RN.
07:06On est à quasiment plus de 10 000 depuis lundi.
07:09Le TF1 de Marine Le Pen, lundi soir,
07:11il y avait plus de 7 millions de personnes.
07:13C'est objectivement un bon carton.
07:16Pour l'instant, il y a évidemment les ingrédients
07:22pour faire une manifestation où il y ait du monde.
07:24Mais avec ce bémol-là, c'est que le peuple de droite,
07:27le peuple nationaliste, ne sort plus dans la rue depuis longtemps
07:30et ne se révolte quasiment jamais.
07:32C'est évidemment loin de ce qui se passe aux Etats-Unis.
07:34On entendait Gabriel Cluzel faire le comparatif
07:36parce qu'il y a la Trumpisation, la révolte...
07:38Il y a un autre bémol, je pense.
07:40D'abord, j'en parlais tout à l'heure,
07:42il y a des sondages qui ont été faits
07:44qui montrent que vous avez quand même une majorité de Français
07:47qui estiment soit que cette condamnation est correcte,
07:51soit elle est indifférente.
07:53Autrement dit, il y a quand même, selon les sondages,
07:55alors on peut les contester,
07:57selon ces sondages, il y aurait une minorité de Français,
07:59c'est-à-dire inférieure à 50%,
08:01qui estiment que c'est un problème.
08:03Pourquoi je dis ça ?
08:05Parce qu'il faut interpréter ce qui s'est passé.
08:07Cette manifestation, je pense que,
08:09en tout cas telle qu'elle est présentée,
08:11ce sera pour dire, en gros,
08:13la décision de justice était hostile au RN
08:15parce que c'était le RN.
08:17Ce n'est pas vrai. Ce qu'il faut voir, c'est qu'on est sur un contexte
08:19où depuis 20 ans, cette décision de justice,
08:21elle rentre dans le contexte
08:23d'une situation où la justice...
08:25Est-ce que c'est les ordats de Bardella en disant
08:27« Fais tout pour nous empêcher d'arriver au pouvoir ».
08:29Ce n'est pas eux spécifiquement.
08:31Ça fait 20 ans que les liens entre la justice et le politique ont changé.
08:33On a vu d'autres personnalités politiques.
08:35En fait, ce qu'il faut voir,
08:37vous prenez tous les anciens présidents de la République,
08:39jusqu'à François Hollande exclu,
08:41à l'exception de Georges Pompidou.
08:43Aujourd'hui, on pourrait tous les mettre en prison
08:45ou en brasse électronique pour des motifs X ou Y.
08:47Compris, on trouverait.
08:49Mitterrand, évidemment.
08:51Valéry Giscard d'Estaing, les Diamants de Bocassa, par exemple.
08:53Hollande, en tout cas,
08:55c'est le seul qui n'en a pas eu. Il n'était pas très populaire à la fin.
08:57Jacques Chirac, on s'en souvient.
08:59Qu'est-ce qu'il s'est passé depuis
09:01le début du XXIe siècle ?
09:03C'est qu'on est rentré dans une situation où ceux qui étaient
09:05tolérés jusqu'alors dans la classe politique,
09:07parce qu'on estimait jusqu'alors...
09:09C'est une sorte de mentalité globale.
09:11C'est la raison d'État.
09:13Un politique au nom de la raison d'État,
09:15il est prêt à tout pour avoir le pouvoir.
09:17On peut faire des choses qui sont illégales.
09:19Cette logique a changé. On a vu des politiques
09:21de Juppé à Cahuzac,
09:23à certains même conseillers
09:25de François Hollande qui se sont fait virer,
09:27à François de Rugy. C'était pas une question illégale.
09:29C'est dans ce contexte-là que cette décision s'inscrit.
09:31C'est pas du tout une cabale
09:33spécifiquement contre Marine Le Pen.
09:35En attendant, François Bayrou a ouvert la porte
09:37à une réflexion pour faire évoluer
09:39cette loi sur la possibilité de faire appel
09:41d'une décision d'inéligibilité à exécution
09:43provisoire. Et ce matin,
09:45Marion Maréchal, eurodéputée et présidente
09:47d'Identité Liberté, soutient
09:49la proposition de loi sur la suppression de l'exécution
09:51provisoire. Écoutez-la.
09:53Éric Ciotti a annoncé déposer une proposition de loi
09:55qui sera étudiée fin juin à l'Assemblée
09:57nationale, qui permettrait de revenir
09:59sur ce fameux sujet central
10:01qui est l'exécution provisoire, c'est-à-dire
10:03immédiate de l'inéligibilité.
10:05Et si, par chance,
10:07à l'Assemblée nationale, une majorité
10:09était constituée autour
10:11de cette PPL, cela aboutirait
10:13à ce que Marine Le Pen
10:15puisse de nouveau se présenter
10:17en 2027. Et donc
10:19ce que je viens faire sur votre plateau
10:21ce matin, c'est un appel solennel
10:23à l'ensemble des bonnes volontés
10:25évidemment parmi les députés, en particulier
10:27la droite et le centre droit.
10:29L'objectif étant de faire front commun ensemble
10:31pour rendre le droit
10:33à la droite, si je puis dire, non seulement
10:35d'exister, mais de se présenter aux élections.
10:37Parce qu'hier, rappelons-le, c'était
10:39François Fillon. Aujourd'hui, c'est Nicolas Sarkozy.
10:41C'est Marine Le Pen. Demain, ce sera Bruno
10:43Retailleau ou Laurent Wauquiez.
10:45Marion Maréchal, ce matin, sur CNews
10:47et Europe 1. Écoutez maintenant Xavier Bertrand,
10:49le président de la région des Hauts-de-France, qui, lui,
10:51estime que la suppression de l'exécution
10:53provisoire n'est pas une priorité.
10:55Il était sur RTL.
10:56On a des urgences en matière de loi. Tenez, regardez.
10:58Il y a la loi sur les homicides routiers.
11:00Après le drame qu'a connu
11:02Yannick Alléno avec la disparition de son fils.
11:04A cette loi, elle l'attend toujours. Mais là, on va trouver
11:06le moyen de faire une loi d'exception pour
11:08Madame Le Pen. Il y a la loi sur la justice des mineurs
11:10qu'a proposé M. Attal, qui est passée au Sénat,
11:12qui doit revenir à l'Assemblée. Là, on ne trouve pas la place.
11:14Les lois, notamment, sur les peines
11:16planchers, c'est-à-dire pour permettre
11:18que nos policiers, que nos
11:20magistrats, que nos pompiers soient
11:22effectivement protégés. Là, on ne trouve pas la place.
11:24Et on trouverait la place pour une loi d'exception
11:26pour sauver Madame Le Pen.
11:28Et puis, quoi encore ? C'est tout simplement impensable.
11:30Et pendant qu'on parle de ça, on ne parle
11:32toujours pas du pouvoir d'achat,
11:34de la santé, de l'école,
11:36du logement, de la sécurité. C'est ça,
11:38les priorités.
11:40Quel est le sens politique des déclarations, justement,
11:42de François Bayrou, sur l'exécution provisoire
11:44hier aux questions au gouvernement,
11:46et sur les déclarations de Gérald Darmanin,
11:48quelques heures avant, sur les délais ?
11:50François Bayrou a une
11:52forme de constance.
11:54Et d'ailleurs, je trouve que sa prise de parole,
11:56alors même qu'il est Premier ministre et donc
11:58gardien des institutions,
12:00eh bien,
12:02me donne envie de le qualifier d'homme d'État.
12:04Parce qu'objectivement, c'est une réaction d'homme d'État
12:06qu'il a eue. Il a été
12:08mis en cause dans une affaire similaire,
12:10François Bayrou, pour une affaire moindre,
12:12mais qui concernait aussi
12:14des assistants parlementaires européens.
12:16Il a été lavé de tout
12:18soupçon en première instance, et c'est le parquet
12:20qui a décidé de faire appel.
12:22Et donc, je pense qu'il a raison,
12:24puisqu'il a toujours dit qu'il était
12:26défavorable à cette exécution
12:28provisoire. Et objectivement,
12:30pour l'instant, il n'y pense pas, mais évidemment qu'il y pense,
12:32François Bayrou, à l'élection
12:34présidentielle. Il a déjà été candidat plusieurs fois,
12:36et je peux vous dire que
12:38tous ceux qui veulent concourir au prochain scrutin
12:40présidentiel, ils aimeraient bien que Marine
12:42Le Pen ne soit pas au départ,
12:44sur les lignes de départ. Donc,
12:46moi, je trouve ça plutôt courageux,
12:48je trouve que c'est
12:50digne, que c'est
12:52très juste, et que ça doit amener,
12:54en effet, à une réflexion
12:56qui puisse faire que
12:58la prochaine élection présidentielle,
13:00eh bien, sera une vraie élection présidentielle. Parce que
13:02la présidentielle de 2017,
13:04avec l'affaire Fillon, n'a pas été une vraie
13:06campagne présidentielle. La présidentielle de
13:082022, avec la guerre en Ukraine,
13:10dès le mois de février, n'a pas été une
13:12campagne présidentielle comme les autres. On n'a pas pu
13:14avoir de vrais débats sur notre modèle social,
13:16sur l'immigration, sur la sécurité,
13:18sur l'éducation. Et donc, il faudrait
13:20qu'enfin, on ait une campagne présidentielle
13:22digne de ce nom, et
13:24pour que cela se déroule normalement,
13:26il faut que la favorite à l'élection présidentielle
13:28soit candidate, et que Marine Le Pen
13:30soit donc sur la ligne de départ.