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00:00:00Marine Le Pen condamnée à une inéligibilité immédiate de 5 ans, elle a parlé hier soir d'une décision politique, d'un jour funeste pour notre démocratie,
00:00:07des pratiques que l'on croyait réservées au régime autoritaire, Louis Alliot est là, vice-président du Rassemblement National,
00:00:14maire de Perpignan, qui lui-même était dans ce procès, et c'est intéressant d'ailleurs de souligner que vous,
00:00:20vous n'avez pas le même traitement judiciaire que Madame Le Pen, puisque l'exécution provisoire ne s'applique pas
00:00:29à vous.
00:00:31Non. En vertu d'ailleurs de la décision du Conseil Constitutionnel de vendredi dernier, curieusement,
00:00:39et son point 17, qui aurait dû servir aussi pour Marine Le Pen, mais qui m'a été réservée,
00:00:45et donc c'est ce qu'a relevé dans une tribune l'ancien secrétaire général du Conseil Constitutionnel,
00:00:52qu'on ne peut pas taxer d'amis du Rassemblement National, et qui a dit textuellement,
00:00:57le tribunal s'est assis sur la décision du Conseil Constitutionnel, dont je rappelle que ces décisions sont insusceptibles
00:01:07ni de contestation, ni d'appel, ni de quoi que ce soit, et donc ça pose quand même un problème juridique de fond.
00:01:12C'est-à-dire que vous pouvez continuer votre mandat électif de maire de Perpignan, vous pouvez également vous représenter
00:01:18l'année prochaine en 2026, et cette inéligibilité, si elle était décidée en appel en revanche,
00:01:26ne vous permettrait pas de poursuivre ces mandats ?
00:01:29Sauf pour voie en cassation, qui est aussi suspensif à la matière.
00:01:32Mais le mandat en cours, dans ces cas-là, serait arrêté, ou vous ne pourriez pas vous représenter l'inéligibilité ?
00:01:41Je serais démissionné d'office, et remplacé au sein du Conseil Municipal par un nouveau maire,
00:01:46et moi, la peine d'inéligibilité courrait pour la durée de ce que décidera le tribunal, si il décide d'inéligibilité.
00:01:53Alors, il peut exister, bien sûr, une remise en cause de cette loi Sapin également.
00:01:57Beaucoup de choses, vous nous direz, quelles sont les possibilités à la fois politiques et judiciaires pour le Rassemblement National,
00:02:04mais je vous propose peut-être d'écouter Marine Le Pen, qui était hier soir sur TF1 au micro de Gilles Boulot.
00:02:09Une décision politique, disait-elle. Écoutons Mme Le Pen.
00:02:13Ce que la Présidente expliquait, à savoir qu'elle était en train de rendre une décision politique,
00:02:19la magistrate a assumé très clairement de mettre en œuvre l'exécution provisoire de l'inéligibilité,
00:02:28c'est-à-dire en réalité de rendre mon appel inutile.
00:02:31C'est qu'elle dit, je vais vous rendre inéligible tout de suite,
00:02:36et je le fais précisément pour vous empêcher de pouvoir être élue Présidente de la République.
00:02:42Je crois que l'état de droit a été totalement violé par la décision qui a été rendue.
00:02:47Bon, on commande beaucoup cela évidemment depuis hier, et vous l'avez dit dès le début de cette émission.
00:02:53N'importe quel Français a le droit au double degré de juridiction,
00:03:00sauf Mme Le Pen, c'est une condamnation sans appel, au sens strict.
00:03:04Il n'y a aucune solution judiciaire, juridique, aujourd'hui pour que Mme Le Pen puisse se présenter en 2027 ?
00:03:11Il y a décidé d'un appel rapide, mais ça c'est la chancellerie qui en décide,
00:03:18et puis en fait c'est tout.
00:03:22Alors il y a un débat qui s'est organisé sur la grâce présidentielle,
00:03:25parce que Mme Le Pen disait hier soir que la grâce est impossible.
00:03:28J'ai lu tout à l'heure dans l'émission de CNews ce que disait Henri Guaino,
00:03:32visiblement l'article 17 permet, parce que la décision exécutoire est d'une certaine manière définitive,
00:03:38donc le Président de la République pourrait, s'il le voulait, gracier uniquement là-dessus.
00:03:45On n'est pas obligé d'attendre les décisions définitives,
00:03:49est-ce que c'est quelque chose auquel vous pensez ?
00:03:52Non, d'ailleurs je crois que Marie Neuillet sur TF1 l'a écarté,
00:03:56on n'imagine pas Emmanuel Macron avoir le courage de prendre cette décision.
00:04:01Maintenant, après il faut regarder les professionnels du droit,
00:04:05et un certain nombre d'hommes politiques qui ont le courage de dire
00:04:08qu'on va peut-être un peu trop loin maintenant.
00:04:10Qu'il y ait de la transparence, qu'il y ait des lois sur la politique, ça ne fait aucun doute.
00:04:16Mais là, si vous voulez, on est au-delà.
00:04:19On ne conteste pas la décision du tribunal qui lui appartient,
00:04:23et qu'on contestera en appel.
00:04:26Mais la motivation de ce jugement est inquiétante,
00:04:30parce que ce n'est pas une motivation juridique.
00:04:32Moi je regrette, et pourtant je suis juriste, je suis avocat,
00:04:35et j'ai entendu des termes dans la bouche de la présidente,
00:04:39qu'on retrouve dans la motivation, qui sont quand même subjectifs.
00:04:43Quand elle met par exemple en cause, elle dit il y a eu une réunion
00:04:47où Mme Le Pen aurait dit cela.
00:04:49Alors évidemment, il n'y en a que 2 sur 30 qui le disent,
00:04:52mais c'est tout à fait plausible qu'elle l'ait dit.
00:04:55Mais c'est gravissime, soit elle l'a dit, soit elle ne l'a pas dit.
00:04:57Si c'est plausible, c'est que ce n'est pas certain,
00:05:00et si ce n'est pas certain, c'est qu'il y a un doute,
00:05:02et en droit français, le doute profite à l'accusé.
00:05:04Ça, ça a été mis à charge.
00:05:06Mais de quelle parole parlez-vous ?
00:05:09Parce qu'il y a une députée qui a dit que c'était Marine Le Pen
00:05:11qui avait demandé à ce que les assistants travaillent pour le parti, etc.
00:05:15Ça a été dit que par une personne qui a trahi d'ailleurs le RN,
00:05:18et qui a quitté avec pertes et fracas le RN.
00:05:22Donc on voit bien qu'ils ont instrumentalisé des paroles isolées
00:05:27pour porter un coup à Marine Le Pen.
00:05:30Et pas que ça.
00:05:31Par exemple, l'enrichissement partisan.
00:05:33Alors en droit, on sait ce que c'est que l'enrichissement personnel.
00:05:36Et on n'est pas coupable de ça d'ailleurs.
00:05:39Et elle rajoute, il y a un enrichissement partisan.
00:05:43Mais ce n'est pas juridique ça, c'est son opinion.
00:05:46Mais ça n'existe pas dans le Code Pédale, l'enrichissement partisan.
00:05:49Et que des choses comme ça.
00:05:50Alors sur le fond, effectivement, parce que les gens sont un peu perdus sans doute,
00:05:54chaque parlementaire européen a le droit à un assistant parlementaire ?
00:05:59A le droit à une enveloppe qui vous permet d'embaucher des assistants parlementaires.
00:06:03Et ces assistants parlementaires sont de deux ordres.
00:06:07Soit ils sont à Bruxelles, et on les appelle les APA, les Accrédités.
00:06:12Et ils relèvent du droit européen, ils sont en Belgique.
00:06:16Et du droit belge d'ailleurs.
00:06:18Soit ce sont des assistants locaux, et ils relèvent du droit français.
00:06:23Et bien, par exemple, le tribunal ne fait pas différence entre les uns et les autres.
00:06:26Ils considèrent que...
00:06:27Et ces assistants, ils étaient où ?
00:06:29Physiquement, ils étaient à Bruxelles ?
00:06:31Pour la plus grande partie, ils étaient sur le territoire national,
00:06:35comme il est possible qu'il soit, et comme c'était autorisé.
00:06:38Jusqu'à ce que M. Schulz, président socialiste du Parlement européen,
00:06:44saisisse Mme Taubira, ministre de la Justice,
00:06:49et que nous soyons embarqués dans une affaire qui dure maintenant depuis dix ans.
00:06:53Alors vous disiez que vous êtes juriste, la motivation pour justifier l'exécution provisoire,
00:06:57c'est ça qui nous intéresse, elle repose sur le risque de la récidive, principalement.
00:07:03On peut convenir que cet argument judiciaire n'est pas tout à fait crédible.
00:07:06Imposer l'exécution provisoire, c'est vouloir que Marine Le Pen ne puisse pas se présenter en 2027, selon vous ?
00:07:13Écoutez, moi je vais vous lire la phrase exacte du tribunal.
00:07:15Le tribunal a pris en considération, outre le risque de récidive, le trouble à l'ordre public, lequel,
00:07:22en l'espèce, le fait que soit candidate à l'élection présidentielle, une personne déjà condamnée en première instance.
00:07:31Mais c'est extravagant, parce qu'il y a deux degrés de juridiction, plus la cassation.
00:07:37Et cette dame considère que parce que vous avez été condamnée en première instance,
00:07:41on doit vous appliquer la peine de mort politique.
00:07:43C'est là que l'on voit qu'il y a un problème politique.
00:07:46Et d'ailleurs, le président du syndicat de la magistrature de l'USM, l'ancien président, a déclaré
00:07:55qu'à partir du moment où cette décision avait une conséquence incalculable politique, c'était donc une décision politique.
00:08:02Parce qu'évidemment, les juges auraient pu faire autrement.
00:08:04Tout en gardant la sévérité de l'ensemble de la décision.
00:08:07Et convenons également que la notion de trouble public est très vague,
00:08:11et qu'on peut considérer que beaucoup de choses peuvent être à l'origine d'un trouble public.
00:08:16C'est vraiment à l'appréciation, pour le coup, de celui qui juge.
00:08:20Il est 11h12, Louis Alliot est avec nous, c'est le vice-président du RN.
00:08:23On écoutera de nouveau Mme Le Pen, on écoutera M. Bardella,
00:08:27et puis on va essayer de se projeter pour imaginer les scénarios, parce que c'est ça qui nous intéresse également.
00:08:32Les scénarios judiciaires, M. Alliot vient de répondre, il y en a guère.
00:08:36À part l'appel qui pourrait intervenir le plus rapidement possible, sans doute pour le RN.
00:08:41Mais les scénarios politiques, que va-t-il se passer ?
00:08:44Ça, ça nous intéresse, à tout de suite.
00:08:45Et si vous voulez interroger notre invité Louis Alliot, n'hésitez pas, composez dès maintenant le 01 80 20 39 21.
00:08:53Vous écoutez Pascal Praud sur Europe 1.
00:08:55Europe 1.
00:08:56Pascal Praud et vous.
00:08:57De 11h13 sur Europe 1 et avec votre invité Pascal, Louis Alliot, vice-président du RN et maire de Perpignan.
00:09:04Alors, sur quelques réactions, quand même, cette fois-ci, judiciaires ou précisions, avant de revenir au chapitre politique.
00:09:10C'est vrai, vous avez parlé de Noëlle Lenoir.
00:09:12Elle est avocate, elle est aussi ancienne ministre et elle est membre honoraire du Conseil constitutionnel.
00:09:18Sa voix compte, quand même.
00:09:20Écoutez-la, elle était hier sur LCI.
00:09:22Je trouve que cette décision n'est pas fondée en droit, sur l'exécution provisoire.
00:09:26Et il m'apparaît que, en fait, tout le monde a faux dans cette histoire.
00:09:31Et évidemment, en premier lieu, les juges.
00:09:33Alors, compte tenu de la génération à laquelle j'appartiens, j'ai en mémoire la phrase de Mitterrand, qu'on prête à Mitterrand au dernier Conseil des ministres.
00:09:39Les juges ont tué la monarchie, ont tué la République.
00:09:42Je pense qu'on est un peu à ce moment-là.
00:09:44Ce n'est pas rien ce que dit Madame Lenoir.
00:09:47Convenons-en.
00:09:48Et elle a une autorité morale et puis un passé judiciaire important.
00:09:53Elle était membre du Conseil constitutionnel.
00:09:56Rémi Haetz, il était ce matin sur l'antenne d'Ayrtel.
00:09:58Il est procureur général de la Cour de cassation.
00:10:01Écoutons-le.
00:10:02La justice n'est pas politique.
00:10:04Cette décision n'est pas une décision politique.
00:10:06C'est une décision judiciaire, rendue par trois juges, indépendants, impartiaux.
00:10:12Alors, après qu'il puisse y avoir des comparaisons, c'est une chose.
00:10:17Moi, ce que je peux dire, c'est que c'est une décision qui a été rendue à l'issue d'un débat contradictoire.
00:10:24Et conformément à nos règles et aux règles qui sont le socle de notre démocratie.
00:10:30M. Haetz, c'était des propos généraux.
00:10:33Il n'a pas été interrogé précisément sur cette exécution provisoire,
00:10:37qui repose sur le risque de la récidive.
00:10:40Or, la récidive, par définition, ne peut pas exister,
00:10:42puisque Mme Le Pen n'est plus parlementaire à Bruxelles.
00:10:47Je voulais qu'on écoute également Marine Tondeli,
00:10:49elle est secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts.
00:10:51Elle était hier soir sur LCI.
00:10:52Et ce qu'elle dit, au fond, alors, la valette qui était présente à côté d'elle,
00:10:55traduit l'état d'esprit de ce que j'appelle souvent l'espace médiatique,
00:10:59c'est-à-dire journaliste, artiste, intellectuel, etc.
00:11:02qui, au fond, ne veulent pas, ou se réjouissaient hier de cette décision,
00:11:07ils ne veulent pas voir Marine Le Pen au pouvoir.
00:11:09Le syndicat de la magistrature, quand il dit qu'il ne souhaite pas que le RN arrive au pouvoir,
00:11:14c'est parce qu'ils sont juges et qu'ils protègent la justice,
00:11:18et qu'ils savent que ce parti est hostile à l'état de droit.
00:11:21En fait, quand on est juge aujourd'hui, quand on est syndicaliste,
00:11:24quand on est journaliste, c'est normal de ne pas être d'accord avec vous,
00:11:27parce que vous menacez ces institutions-là.
00:11:30Donc c'est un réflexe de survie, c'est un réflexe démocratique
00:11:34que de ne pas vouloir que vous arriviez au pouvoir.
00:11:36C'est extraordinaire d'entendre ça, parce qu'il faut interdire le RN dans ces cas-là.
00:11:40Le 11 juin 2024, et c'est un élément extrêmement important,
00:11:45puisque le syndicat de la magistrature, c'est un communiqué de presse
00:11:47à la suite des élections européennes du 9 juin 2024.
00:11:50Et ce syndicat de la magistrature, qu'écrit-il ?
00:11:53Il écrit que le syndicat de la magistrature appelle l'ensemble des magistrats et magistrates
00:11:57à se mobiliser contre l'accession au pouvoir de l'extrême droite.
00:12:02On comprend que c'est Marine Le Pen qui est visée.
00:12:05Donc bien sûr qu'une décision aujourd'hui de justice
00:12:09allône de cette prise de position du syndicat de la magistrature
00:12:13qui appelle, je le rappelle, tous les magistrats et magistrates de France
00:12:17à se mobiliser contre le parti de Marine Le Pen.
00:12:23Mais pas que ! Contre la police, contre les policiers, le mur des cons.
00:12:28C'était déjà le syndicat de la magistrature.
00:12:31Donc on voit bien de quel côté penchent leurs opinions,
00:12:34et de quel côté penchent Madame Tondelier.
00:12:37Oui, mais elle est dans son rôle, à la limite Madame Tondelier fait de la politique.
00:12:40Oui c'est vrai, elle fait de la politique.
00:12:41Madame Tondelier, elle parle des juges, elle soutient le syndicat de la magistrature,
00:12:44très bien, parfait, c'est la même crèmerie.
00:12:46Quand elle est à Nimbomonde d'où elle est issue,
00:12:49mais elle n'est pas élue.
00:12:50Ils n'en veulent pas, le peuple n'en veut pas.
00:12:53Et pourtant la sentence là, elle est électorale,
00:12:56et comme disait De Gaulle, la cour suprême c'est le peuple.
00:12:59Et bien pour ces gens-là qui parlent, le peuple a décidé.
00:13:02Et je trouve que ces propos sont extravagants Madame Tondelier.
00:13:05Oui mais en même temps, ces propos sont extravagants,
00:13:07mais comme vous le dites, elle fait 5% aux élections.
00:13:10Le problème ce n'est pas ses propos...
00:13:135% à l'élection, mais combien dans la sphère médiatique ?
00:13:16Alors voilà, ça c'est quelque chose qui nous intéresse,
00:13:19parce qu'on souligne effectivement que beaucoup de l'espace médiatique
00:13:22est aligné sur ce type de position.
00:13:24Il est 11h19, on est avec Louis Alliot, vous êtes sur Europe 1,
00:13:27vous allez pouvoir évidemment l'interroger,
00:13:29mais on se projette évidemment en 2027,
00:13:31bon on l'a dit, les recours judiciaires, juridiques,
00:13:34ils n'existent quasiment pas.
00:13:35La solution politique maintenant,
00:13:37il va falloir trouver un chef de file
00:13:40pour le rassemblement national.
00:13:42Il n'y en a pas 36.
00:13:44Il y a Jordan Bardella qui est légitime,
00:13:46il est président du Front National,
00:13:48mais il a 30 ans.
00:13:49Du Rassemblement National, il a 30 ans.
00:13:51Et forcément, son expérience est moindre
00:13:54que celle de Marine Le Pen.
00:13:5630 ans, est-ce que les Français vont avoir
00:13:58envie de voter pour un jeune homme,
00:14:01un homme jeune, en tout cas de 30 ans ?
00:14:03Y-t-il des qualités ?
00:14:05A-t-il un parcours particulièrement sidérant
00:14:09dans la sphère politique ?
00:14:11Et puis j'ai envie de dire, il y a vous, Louis Alliot.
00:14:13Hormis ces deux têtes d'affiches,
00:14:16je ne vois personne au Rassemblement National
00:14:18qui soit légitime pour prendre la succession
00:14:23de Marine Le Pen.
00:14:25Je crois honnêtement que c'est un autre débat
00:14:27et qu'il ne se pose pas pour l'instant.
00:14:29Il se pose depuis hier.
00:14:30Non, il ne se pose pas, on a encore du temps
00:14:32et les élections présidentielles sont dans deux ans.
00:14:35Et moi je n'imagine pas que Marine Le Pen
00:14:37ne soit pas candidate.
00:14:39Je n'imagine pas.
00:14:41Et si elle ne l'est pas ?
00:14:43On est un parti démocratique,
00:14:45on a un président et le parti décidera
00:14:48de la candidature, mais il ne faut aucun doute
00:14:50aujourd'hui que c'est un ticket que nous portons.
00:14:53C'est Marine et Bardella, si je puis dire.
00:14:56Et que selon la circonstance,
00:14:59ce sera Bardella et Marine.
00:15:01Quoi qu'il arrive.
00:15:03Vous pensez que Jordan Bardella...
00:15:05Mais il est porté par l'opinion.
00:15:07Bardella aujourd'hui, il est porté
00:15:09par l'opinion, comme Marine est portée
00:15:11encore plus dans l'opinion, et encore
00:15:13dans un sondage qui est sorti dimanche
00:15:15dans le JDD, je crois que c'était,
00:15:17à 37%.
00:15:19Donc il ne faut pas se mettre en position
00:15:21de faire croire aux Français qu'on va tourner une page
00:15:23alors qu'on est dans la bataille, là,
00:15:25judiciaire, juridique et politique
00:15:27face à un jugement qui manifestement
00:15:30utilise la motivation politique comme seul ressort.
00:15:33Et le ticket, évidemment, c'est d'imaginer Marine Le Pen
00:15:35dans ces cas-là à Matignon, forcément.
00:15:37Dans le ticket que vous mettez
00:15:39en place, les deux font
00:15:41campagne électorale
00:15:43durant la campagne présidentielle en 2027.
00:15:45Jordan Bardella
00:15:47est président
00:15:49de la République. C'était le contraire qui était
00:15:51prévu, puisqu'on imaginait
00:15:53qu'il soit le premier ministre de Mme Le Pen
00:15:55si Mme Le Pen était
00:15:57élue, et là, ce serait effectivement
00:15:59les rôles inversés.
00:16:01Moi, je parlais de la campagne présidentielle.
00:16:03Quel que soit...
00:16:05On aura ce ticket qui sera,
00:16:07qui portera cette élection présidentielle
00:16:09et cette présidentielle, elle est gagnable, évidemment.
00:16:11Elle peut avoir un rôle
00:16:13de ministre, Mme Le Pen,
00:16:15alors qu'elle ne peut pas être élue.
00:16:17La sanction est
00:16:19inéligibilité.
00:16:21Encore une fois, tout peut arriver.
00:16:23Tout peut arriver, il faut que le calendrier
00:16:25aille vite, quand même.
00:16:27Madame Barège,
00:16:29maire de Montauban,
00:16:31condamnée avec exécution
00:16:33présidentielle, perd son mandat de maire.
00:16:35Dix mois après,
00:16:37en appel, elle gagne son procès.
00:16:39Oui, mais Louis Alliot, vous raisonnez,
00:16:41j'ai envie de dire, en droit.
00:16:43Et manifestement,
00:16:45si on considère que ce jugement est
00:16:47politique, les mêmes causes produisent
00:16:49les mêmes effets.
00:16:50En cours d'appel, les magistrats seront regardés à la loupe.
00:16:52Et les moyennes défenses soulevées
00:16:54se porteront sur
00:16:56la disproportion des peines
00:16:58qui a été prononcées à l'égard de Marine Le Pen,
00:17:00contrairement à ce que soulève le
00:17:02conseil constitutionnel dans sa décision.
00:17:04Ça fait beaucoup de choses, quand même.
00:17:06Oui, mais l'inéligibilité,
00:17:08elle est quasiment automatique.
00:17:10Sauf que vous avez un caractère
00:17:12suspensif du recours devant
00:17:14la Cour de cassation.
00:17:16Parce qu'avec la loi Sapin,
00:17:18en deuxième instance,
00:17:20même s'il n'y avait qu'un an ou deux ans
00:17:22de condamnation
00:17:24ou avec sursis ou avec fermes,
00:17:26il n'empêche que l'inéligibilité,
00:17:28elle est quasiment voulue par la loi Sapin.
00:17:30Alors je ne sais pas si vous n'étiez pas député à l'époque.
00:17:32Je crois qu'ils ont voté contre.
00:17:34C'était Gilbert Collard et Marion Maréchal
00:17:36qui étaient députés.
00:17:38Et ils ont voté contre.
00:17:40C'est intéressant de savoir s'ils se sont ou abstenus
00:17:42ou s'ils ont voté contre.
00:17:44Mais cette loi Sapin, c'était une loi
00:17:46après l'affaire Cahuzac pour que la politique
00:17:48a plus blanc que blanc.
00:17:50Il était avec nous ce matin, il ne s'en souvenait pas.
00:17:52On va retrouver ça pour lui,
00:17:54mais je crois qu'il a voté contre.
00:17:56Il est 11h24, on est avec Jean-Claude, je crois.
00:17:58Bonjour Jean-Claude, vous nous appelez où ?
00:18:00Bonjour de Saint-Etienne.
00:18:02Est-ce que vous êtes un électeur de Marine Le Pen ?
00:18:04Non, pas du tout.
00:18:06Alors votre avis, ça va être assez intéressant.
00:18:08C'est d'autant plus intéressant, j'ai envie de dire,
00:18:10d'avoir des gens qui ne sont pas d'accord avec Marine Le Pen
00:18:12aujourd'hui.
00:18:14Oui, surtout et puis pas d'accord en principe en général avec vous
00:18:16qui pratiquez le deux poids du mesure
00:18:18que vous reprochez aux autres en permanence
00:18:20alors que vous en êtes le champion du monde.
00:18:22Là par exemple, vous êtes avec Louis Alliot,
00:18:24vous parlez de la loi Sapin,
00:18:26mais pourquoi ne rappelez-vous pas
00:18:28que Marine Le Pen demandait
00:18:30des peines d'inégibilité à vie
00:18:32pour tous les hommes politiques
00:18:34condamnés pendant leur mandat, pour entre autres
00:18:36emploi fictif ou détournement de fonds publics ?
00:18:38Pourquoi vous ne rappelez pas cette évidence ?
00:18:40Je vais vous dire parce que je savais que vous le rappelleriez
00:18:42vous-même. Et la question est posée
00:18:44à Louis Alliot. Non mais c'est une bouteille.
00:18:46Vous plaisantez.
00:18:48Vous m'énervez
00:18:50parce que vous êtes le champion du deux poids du mesure.
00:18:52Je ne crois pas Jean-Claude.
00:18:54Par exemple, vous mettez des cibles.
00:18:56Je suis tellement le deux poids
00:18:58de mesure que je vous donne l'antenne.
00:19:00Bien sûr, mais comme vous invitez
00:19:02des gens sur des plateaux sécurisés
00:19:04où ils sont un contre neuf, il faut arrêter
00:19:06votre cinéma. Il faut avoir un peu
00:19:08l'objectivité et l'honnêteté
00:19:10de la réalité.
00:19:12Je vous répète Jean-Claude,
00:19:14on va marquer une pause parce qu'il est 11h25,
00:19:16vous êtes en train de prouver l'exact contraire de ce que vous dénoncez
00:19:18puisque je vous donne l'antenne.
00:19:20Je vous donne l'antenne.
00:19:22Je vous permets de me mettre
00:19:24en difficulté.
00:19:26Vous avez bien raison d'ailleurs.
00:19:28C'est ça qui est bien.
00:19:30Je vous répondrai si vous voulez
00:19:32après la pause.
00:19:34Ah non, 11h28, on va faire la pause.
00:19:36Est-ce que vous voulez répondre à ce que disait
00:19:38M. Jean-Claude ?
00:19:40Oui bien sûr. Bonjour Jean-Claude.
00:19:42En 2016, quand Marine dit ça,
00:19:44la loi n'est pas la même. Encore faut-il le savoir.
00:19:46La loi punit
00:19:48le détournement de fonds publics qui est là pour le coup
00:19:50taper dans la caisse. Vous savez,
00:19:52un peu comme M. Kambadélis
00:19:54qui a été condamné l'année dernière
00:19:56pour avoir utilisé ses frais de mandat
00:19:58à des fins personnelles pour aller en voyage
00:20:00pour payer sa carte au Parti Socialiste d'ailleurs.
00:20:02J'espère que vous n'êtes pas au PS.
00:20:04Vous êtes un menteur.
00:20:06Non, je ne suis pas un menteur.
00:20:08Elle parle d'emplois fictifs.
00:20:10Vous téléphonez sans connaître
00:20:12la loi.
00:20:14Vous téléphonez sans connaître la loi, monsieur.
00:20:16Allez l'étudier.
00:20:18Allez l'étudier.
00:20:20Et vous me rappelez après.
00:20:22Vous êtes des fanatiques.
00:20:26Marine Le Pen parlait d'emplois fictifs.
00:20:28Mais là, ce n'est pas un emploi fictif.
00:20:30Ce ne sont pas des emplois fictifs.
00:20:32La magistrate l'a reconnu.
00:20:34Lisez le jugement.
00:20:36Ce n'est pas un emploi du tout fictif, monsieur.
00:20:38C'est-à-dire qu'on considère...
00:20:40Le problème, c'est qu'on parle avec des gens qui connaissent mal
00:20:42les dossiers. Pardonnez-moi de le dire comme ça, Jean-Claude.
00:20:44Un emploi fictif,
00:20:46c'est d'être payé par le Rassemblement national
00:20:48et puis d'être chauffeur de taxi.
00:20:50Ça, ce serait un emploi fictif.
00:20:52Par exemple...
00:20:54Ce n'est pas le cas du tout.
00:20:56C'est de la sémantique.
00:20:58Est-ce que vous savez précisément...
00:21:00Détournement de fonds publics.
00:21:02C'est ce qu'elle disait.
00:21:04Est-ce que vous pouvez m'expliquer ?
00:21:06Détournement de fonds publics, c'est utiliser
00:21:08de l'argent qui est prévu à tel effet
00:21:10pour faire autre chose.
00:21:12Est-ce que vous savez précisément
00:21:14dans le dossier
00:21:16ce qu'on reproche
00:21:18à un assistant parlementaire
00:21:20qui travaillait à Bruxelles ?
00:21:22C'était quoi ?
00:21:24Oui, par exemple, Julien Odoul
00:21:26qui envoie quatre mois après son embauche
00:21:28un mail pour dire qu'il veut faire connaissance
00:21:30avec la députée dont il est l'attaché parlementaire.
00:21:32Par exemple.
00:21:34Par exemple, que fait-il ?
00:21:36Vous voulez qu'on parle
00:21:38de l'attaché de communication de M. Mélenchon, par exemple ?
00:21:40Il est 11h27.
00:21:42Alors là, vous tombez très très mal.
00:21:44Je suis gaulliste depuis 1965.
00:21:46Mélenchon, ce n'est pas ma tasse de thé.
00:21:48M. Jean-Claude, ce que je vous propose,
00:21:50si vous êtes gaulliste,
00:21:52la cour suprême,
00:21:54disait Gérald De Gaulle, c'est le peuple.
00:21:56Il est 11h28 et je vous propose
00:21:58d'échanger ensemble sur ce sujet
00:22:00et puis assez bien d'avoir au téléphone
00:22:02des gens qui ne sont pas forcément d'accord
00:22:04avec moi, en l'occurrence.
00:22:06Et si vous voulez réagir comme Jean-Claude qui écoute
00:22:08à Saint-Etienne sur 104.8 et en DAB+,
00:22:10appelez-nous dès maintenant
00:22:12au 01 80 20 39 21.
00:22:14Belle matinée.
00:22:16À l'écoute de Pascal Praud sur Europe 1.
00:22:1811h13.
00:22:20Pascal Praud sur Europe 1.
00:22:22Je crois que Marine Le Pen vient de s'exprimer un instant
00:22:24et nous allons l'écouter.
00:22:26Le système a sorti la bombe nucléaire
00:22:28et s'il utilise
00:22:30une arme aussi
00:22:32puissante contre nous,
00:22:34c'est évidemment parce que
00:22:36nous sommes sur le point de gagner
00:22:38les élections. Et qu'ils se disent
00:22:40que tout ce qu'ils ont mis
00:22:42en oeuvre n'a pas servi et que
00:22:44peut-être faut-il passer à la vitesse
00:22:46supérieure. Alors
00:22:48les choses sont extrêmement claires,
00:22:50on ne se laissera pas faire.
00:22:52Combative, bien sûr,
00:22:54dans ses propos, Marine Le Pen.
00:22:56Le système,
00:22:58c'est qui le système ?
00:23:02C'est le deux poids deux mesures.
00:23:04C'est le système politique.
00:23:06On voit bien que ce parquet national
00:23:08financier, il appuie toujours quand même un peu
00:23:10sur les mêmes.
00:23:12C'est Fillon,
00:23:14c'est Sarko maintenant,
00:23:16c'est Marine,
00:23:18et on voit bien qu'il ne
00:23:20se hâte pas, par exemple, pour
00:23:22poursuivre M. Mélenchon,
00:23:24dont l'enquête est terminée. Vous avez une
00:23:26double page dans un journal de gauche,
00:23:28je ne le citerai pas pour lui faire de la pub,
00:23:30qui fait deux pages sur lui
00:23:32disant que l'OLAF a relevé
00:23:34les infractions, a renvoyé tout ça
00:23:36au parquet. Pour l'instant,
00:23:38rien. Alors je veux bien qu'on
00:23:40s'en soit pris à M. Bayrou, je veux bien
00:23:42qu'on s'en soit pris à Marine Le Pen,
00:23:44mais tout le monde se demande pourquoi les juges ne se
00:23:46pressent pas aussi d'aller voir M. Mélenchon.
00:23:48Peut-être qu'en posant la question,
00:23:50on y répond finalement. François Bayrou,
00:23:52on rappelle qu'il a quand même dit
00:23:54il n'y a qu'en France qu'on voit ça,
00:23:56ce qui a fait d'ailleurs réagir
00:23:58Olivier Faure en disant que M.
00:24:00Bayrou ne devrait pas intervenir
00:24:02sur ce sujet-là, et M. Faure,
00:24:04Premier Secrétaire du PS, demande l'intervention
00:24:06sur ce sujet du Président de la République
00:24:08pour clarifier les choses.
00:24:10La prise
00:24:12d'opposition de François Bayrou,
00:24:14elle semble vous être favorable.
00:24:16Elle est dans la continuité
00:24:18de ce qu'il avait dit pendant
00:24:20au moment des réquisitions, etc.
00:24:22Il connaît ce procès,
00:24:24il l'a vécu, et je vais même vous dire mieux
00:24:26parce que ça ne se sait pas.
00:24:28La juge qui nous a jugé, la Présidente,
00:24:30ça a été
00:24:32la juge-instructeur
00:24:34du modem
00:24:36dans l'affaire Bayrou.
00:24:38Donc elle est passée du côté
00:24:40de la barre du parquet
00:24:42au magistrat du siège,
00:24:44deux juridictions en quelque sorte
00:24:46différentes,
00:24:48mais avec
00:24:50une fonction
00:24:52d'instructeur d'un côté,
00:24:54de juge de l'autre.
00:24:56Rien que ça,
00:24:58ça demanderait qu'on regarde un peu
00:25:00comment ça s'est passé.
00:25:01Mais pourquoi vous ne l'avez pas dit à ce moment-là ?
00:25:03Pourquoi dans le procès
00:25:05ça n'a pas été dit à ce moment-là ?
00:25:07Parce qu'on a voulu jouer le jeu
00:25:09du juridisme, du procès lui-même.
00:25:11Là vous êtes naïf.
00:25:13On ne peut pas d'un côté dire que le système
00:25:15existe fortement, savoir que
00:25:17le Rassemblement national...
00:25:18Mais on n'imaginait pas qu'ils iraient jusque-là quand même.
00:25:20Moi je savais qu'on serait condamnés.
00:25:22Par exemple, la décision
00:25:24d'hier est une surprise pour vous ?
00:25:26A total.
00:25:28C'est-à-dire que quand vous êtes entré dans la salle du tribunal,
00:25:30vous n'imaginiez pas l'exécution provisoire.
00:25:32Moi je n'imaginais pas l'exécution provisoire.
00:25:34Et Marine Le Pen non plus.
00:25:36Et on n'imaginait pas surtout la motivation
00:25:38pour justifier l'exécution provisoire.
00:25:40En fait,
00:25:42le tribunal a repris
00:25:44l'entière argumentation du parquet
00:25:46sur le sujet, y compris
00:25:48malheureusement
00:25:50qui était entaché d'esprits partisans
00:25:52quand la magistrate du parquet a dit à l'audience
00:25:54sur une possible relax
00:25:56ça me ferait trop mal.
00:25:58Là je n'ai pas entendu les belles âmes,
00:26:00ni l'USM, ni quoi que ce soit.
00:26:02Le CSM a plutôt fait un communiqué pour dire que
00:26:04les magistrats étaient tenus à un devoir
00:26:06d'impartialité.
00:26:08On n'a pas écouté Jordan Bardella. Je voulais qu'on l'écoute
00:26:10d'abord sur la négation
00:26:12de l'état de droit. C'était ce matin
00:26:14avec Sonia Mabrouk et Laurence Ferrari
00:26:16sur CNE.
00:26:18Je considère que cette décision est
00:26:20disproportionnée,
00:26:22qu'elle ne s'inscrit pas dans
00:26:24la philosophie de la jurisprudence
00:26:26du Conseil constitutionnel
00:26:28et que s'agissant de ce dossier
00:26:30un peu plus largement dans son ensemble,
00:26:32il s'agit d'une négation pure
00:26:34et simple de l'état de droit.
00:26:36Et cette négation de l'état de droit
00:26:38selon M. Bardella,
00:26:40elle va également avec la tyrannie des juges.
00:26:42Aujourd'hui, ce n'est plus le gouvernement des juges.
00:26:44Aujourd'hui, c'est la tyrannie des juges.
00:26:46Il est vrai que ces décisions sont
00:26:48décivées généralement d'un camp politique
00:26:50contre un autre. Ça, je vous l'accorde.
00:26:52Mais cette dérive extrêmement
00:26:54grave devant laquelle nous
00:26:56assistons depuis maintenant plusieurs heures,
00:26:58elle inquiète des millions de Français.
00:27:00Et puis, Jordan Bardella,
00:27:02évidemment, il est en première ligne. On en a parlé
00:27:04avec Louis Alliot qui
00:27:06parlait d'un ticket Bardella-Le Pen
00:27:08parce que M. Bardella,
00:27:10dans l'opinion publique, il a
00:27:12une avance incontestablement
00:27:14parmi tous ceux
00:27:16qui représentent le Rassemblement national.
00:27:18Il se prépare, dit-il, à l'exercice
00:27:20du pouvoir. Chaque jour qui
00:27:22passe, c'est un jour où je me prépare à l'exercice
00:27:24du pouvoir. Je m'y suis
00:27:26préparé, évidemment, comme potentiel
00:27:28Premier ministre et je continue
00:27:30de le faire. Et je n'ai, par
00:27:32conséquent, aucune leçon à recevoir
00:27:34des gens qui se sont partagés le pouvoir depuis 30 ans
00:27:36et qui ont mis le
00:27:38pays dans la situation dans laquelle il est
00:27:40aujourd'hui. Même si, évidemment,
00:27:42la question se
00:27:44posera d'un Président
00:27:46de la République potentiellement
00:27:48il aura 30 ans en 2027
00:27:50nous sommes d'accord, il est de
00:27:521997
00:27:54Jordan Bardella
00:27:56le plus jeune Président de la République
00:27:58jusqu'à présent était Emmanuel Macron
00:28:00qui avait 40 ans
00:28:02à 30 ans, je ne vois pas de
00:28:04démocratie occidentale
00:28:06pilotée par un homme si jeune
00:28:08donc forcément, ce thème
00:28:10et vous en avez tout à l'heure
00:28:12évoqué cela déjà, ce thème sera au cœur
00:28:14de la campagne électorale
00:28:16évidemment, Louis Alliaud
00:28:18Peut-être, mais écoutez, le peuple décidera
00:28:20on ne peut pas dire mieux
00:28:22le peuple décidera
00:28:24il y aura des candidats, il y aura une pluralité de candidats
00:28:26et ils feront le
00:28:28choix en fonction
00:28:30des mesures
00:28:32des programmes et des personnalités
00:28:34on ne peut pas dire, je crois que
00:28:36on a changé complètement de vie
00:28:38vous le savez, on a changé de vie
00:28:40politique, on a changé de vie sociale
00:28:42l'information
00:28:44même, a changé de support
00:28:46et donc
00:28:48moi, je ne vois pas
00:28:50un handicap particulier
00:28:52au regard de ce que j'entends dans la rue
00:28:54de ce que j'entends de mes
00:28:56concitoyens perpignans
00:28:58ça peut être
00:29:00une gêne pour certains, mais c'est un avantage
00:29:02pour beaucoup d'autres, donc dans la balance
00:29:04écoutez, le peuple tranchera
00:29:06Alors, on était avec Jean-Claude
00:29:08tout à l'heure avant la pause
00:29:10et Jean-Claude, qui était assez d'ailleurs virulent
00:29:12et je trouvais que c'était une bonne chose, mais
00:29:14Jean-Claude, il est parti de lui-même
00:29:16mais comme on ne l'entend plus, on va imaginer que c'est moi
00:29:18qui l'ai censuré
00:29:20il devait aller chercher ses petits-enfants, m'a-t-il dit
00:29:22il devait aller chercher ses petits-enfants
00:29:24à 11h27, il ne le savait pas
00:29:26qu'il allait chercher ses petits-enfants
00:29:28donc après, moi je voudrais qu'il nous rappelle
00:29:30Jean-Claude, mais même, parce que moi
00:29:32j'adore les gens qui nous mettent en cause
00:29:34pour tout vous dire, parce que ça permet de répondre
00:29:36et puis d'avoir une discussion
00:29:38là on est avec Caroline, bonjour Caroline
00:29:40vous vous appelez d'où Caroline ?
00:29:42voilà, écoutez moi
00:29:44c'est simple, la question que je me pose
00:29:46Marine Le Pen
00:29:48elle est suffisamment intelligente
00:29:50j'imagine, pour savoir qu'il y a des choses qu'on peut faire
00:29:52d'autres qu'on ne peut pas faire
00:29:54la justice passe, voilà
00:29:56on va dire que c'est comme ça
00:29:58c'est embêtant pour elle
00:30:00mais bon, elle savait
00:30:02il y a des choses, voilà, tout n'est pas autorisé
00:30:04par contre, par contre
00:30:06est-ce que c'est un problème ?
00:30:08le Front National, il y a d'autres personnes
00:30:10qui sera toujours là aux élections
00:30:12donc finalement, il faut arrêter avec le culte de la personne
00:30:14il y aura toujours suffisamment de représentants
00:30:16et puis c'est les idées qui comptent
00:30:18donc ceux qui partagent ces idées-là
00:30:20ils pourront toujours voter pour d'autres personnes
00:30:22donc où est le problème
00:30:24monstrueux là
00:30:26dont on parle depuis ce matin ?
00:30:28c'est tout, une personne en moins, il y en aura d'autres
00:30:30alors Louis Alliot peut vous répondre
00:30:32c'est pas autre chose
00:30:34que dit Marine Le Pen, elle n'est pas au-dessus des lois
00:30:36et
00:30:38elle porte la France et le combat pour la France
00:30:40au-dessus de sa petite personne
00:30:42mais on est sur une question de principe et de droit
00:30:44parce que ce qui peut lui arriver
00:30:46aujourd'hui, peut arriver à d'autres
00:30:48on voit dans d'autres démocraties
00:30:50des politiques ou des présidents
00:30:52ou susceptibles de l'être
00:30:54qui sont débranchés parce que ça ne
00:30:56plaît pas au système en place
00:30:58et on voit aujourd'hui la liberté d'expression
00:31:00la liberté de réunion
00:31:02la liberté d'opposition qui est quelquefois
00:31:04mise à mal par le fameux
00:31:06système dont on a parlé tout à l'heure
00:31:08et donc rien que pour cette question
00:31:10de principe, il faut se battre
00:31:12pour faire respecter le droit
00:31:14et dans le droit, c'est la démocratie
00:31:16il y a deux degrés de juridiction
00:31:18le premier
00:31:20degré est l'appel
00:31:22et dans cette affaire-là, l'exécution provisoire
00:31:24met à mal ce principe
00:31:26essentiel de la démocratie
00:31:28du pluralisme et de la liberté
00:31:30et rien que pour ça, on se bat
00:31:32mais si Marine Le Pen demain
00:31:34est inéligible, et bien
00:31:36on fera avec, malheureusement
00:31:38mais pour l'instant, on se bat
00:31:40pour qu'elle ne le soit pas, et c'est ça le plus important
00:31:42Caroline, vous restez avec nous, on marque une pause
00:31:44j'ai quand même une question à vous poser
00:31:46Est-ce que le combat est vraiment là ?
00:31:48Caroline, Caroline, elle m'entend ?
00:31:50Mais ça peut vous arriver à vous demain, chère madame
00:31:52Caroline, on marque une pause
00:31:54et je vais vous poser une question après
00:31:56pour pouvoir y réfléchir pendant la pause
00:31:58Est-ce que vous votez pour des idées ?
00:32:00Ou est-ce que vous votez pour une incarnation ?
00:32:04Il est 11h42, à tout de suite
00:32:06Il est 11h42, à tout de suite
00:32:08Vous voulez échanger avec notre invité Louis Alliot ?
00:32:10Allez-y, appelez-nous dès maintenant
00:32:12au 01 80 20 39 21
00:32:14Restez bien avec nous, la suite de Pascal Prey
00:32:16vous c'est dans un instant, sur Europe 1
00:32:18Europe 1, Pascal Prey
00:32:20Avec vous de 11h à 13h sur Europe 1
00:32:22avec nos invités, Pascal Louis Alliot
00:32:24vice-président du Rassemblement National
00:32:26et maire de Perpignan et Sylvain Maillard
00:32:28député Ensemble pour la République de Paris
00:32:30nous a rejoints en studio
00:32:32Ça me fait plaisir d'avoir Sylvain Maillard
00:32:34parce qu'il représente évidemment la Macronie
00:32:36et je lui poserai tout à l'heure
00:32:38la question, vous souriez
00:32:40Ce n'est pas une insulte que je fais là
00:32:42Je déteste l'expression la Macronie
00:32:44mais vous êtes évidemment libre
00:32:46Pourquoi vous la détestez ?
00:32:48Parce que je pense que c'est
00:32:50très réducteur de ce que nous sommes
00:32:52et que ça veut peut-être dire
00:32:54par contre c'est vrai que nous avons changé beaucoup de noms
00:32:56au cours de notre histoire
00:32:58Vous représentez qui alors ?
00:33:00Non, Ensemble pour la République
00:33:02Oui mais Ensemble pour la République
00:33:04j'essaye de parler au plus grand nombre
00:33:06et si je dis Ensemble pour la République
00:33:08je pense même qu'il y a des gens qui savent
00:33:10même pas ce que c'est qu'Ensemble pour la République
00:33:12Parce qu'on est tous ensemble pour la République
00:33:14si vous me permettez
00:33:16Pourquoi je suis pour la monarchie moi ?
00:33:18Monsieur Maillard
00:33:20Vous avez raison sur le fait
00:33:22que nous avons trop changé de nom
00:33:24ça c'est une vraie question
00:33:26Je résume en disant
00:33:28que vous m'interpellez
00:33:30Ce n'est pas péjoratif non plus
00:33:32Je pense que quand on nous le dit
00:33:34régulièrement dans l'hémicycle
00:33:36je crois que c'est une notion un peu péjorative
00:33:38Ah bon ?
00:33:40Caroline, on parlait tout à l'heure
00:33:42parce que l'incarnation c'est important
00:33:44et c'est vrai dans tous les métiers
00:33:46c'est vrai pour un comédien
00:33:48c'est vrai pour quelqu'un qui prend la parole
00:33:50c'est vrai pour un avocat, c'est vrai pour un présentateur de télé
00:33:52et c'est également vrai pour un homme politique
00:33:54Donc Marine Le Pen
00:33:56elle a tissé un lien
00:33:58depuis des années avec les français
00:34:00un lien parfois sur des
00:34:02critères politiques
00:34:04mais pas que
00:34:06par exemple sur des critères parfois personnels
00:34:08le rapport ce que tu devines
00:34:10d'une personne, est-ce qu'elle est
00:34:12agréable ou pas
00:34:14est-ce que lorsque son père meurt
00:34:16c'est des signaux
00:34:18qui sont envoyés à l'opinion publique
00:34:20et qui construisent
00:34:22me semble-t-il ce lien
00:34:24et il est beaucoup plus important que vous ne pensez parfois
00:34:26ces signaux qui sont envoyés
00:34:28au-delà du message politique
00:34:30par définition, M. Bardella n'a pas le même lien
00:34:32avec les français
00:34:34donc moi je ne pense pas que les gens soient
00:34:36interchangeables en politique
00:34:38il n'y a pas que les idées
00:34:40elles sont abstraites
00:34:42les hommes qui les incarnent ce sont
00:34:44des choses beaucoup plus concrètes
00:34:46mais manifestement vous, vous êtes plus peut-être cérébrale
00:34:48et vous ne
00:34:50votez que pour des idées
00:34:52je vote essentiellement
00:34:54pour des idées, après effectivement
00:34:56on demande aux personnes
00:34:58qui les représentent
00:35:00de bien les représenter
00:35:02mais je suis désolée, ce qui compte c'est les idées
00:35:04et les idées du Front National
00:35:06elles sont là
00:35:08je pense qu'il y a suffisamment de gens derrière
00:35:10et peut-être même de plus en plus malheureusement
00:35:12qui les défendent
00:35:14mais moi en fait je ne suis absolument
00:35:16pas inquiète
00:35:18pour le mouvement
00:35:20parce que d'abord on voit la montée
00:35:22un peu partout dans toute l'Europe de ces idées-là
00:35:24donc je ne vois pas pourquoi
00:35:26la France irait dans l'autre sens
00:35:28C'est quoi ces idées-là pour vous Caroline ?
00:35:30Ces idées-là
00:35:32pour moi c'est
00:35:34des idées
00:35:36qui vont à l'encontre
00:35:38d'une forme d'humanisme
00:35:40qui me tient vraiment
00:35:42à coeur
00:35:44Mais précisément en quoi par exemple
00:35:46parce que M. Alliot il est dans ce bureau
00:35:48dans ce studio et vous lui dites
00:35:50qu'il ne défend pas des idées
00:35:52humanistes, précisément ?
00:35:54Écoutez
00:35:56moi je voudrais que
00:35:58moi
00:36:00j'aime beaucoup
00:36:02la France, je me sens peut-être
00:36:04pas forcément
00:36:06je me sens
00:36:08en plus citoyenne du monde
00:36:10que pure française
00:36:12Maintenant en France pour moi ça a été le pays
00:36:14d'accueil
00:36:16qui a accueilli mes grands-parents
00:36:18quand ils sont venus dans les années 20
00:36:20Aujourd'hui on continue
00:36:22d'accueillir des gens, je pense que c'est important
00:36:24parce qu'il faut se mettre à la place
00:36:26de ces gens aussi qui viennent
00:36:28de pays en difficulté
00:36:30Donc moi je défend ces idées-là
00:36:32Non mais ça peut s'entendre
00:36:34ce que vous dites
00:36:36Vos grands-parents arrivaient d'où ?
00:36:38Arrivaient de Turquie
00:36:40Donc moi je pense que ça peut s'entendre
00:36:42Je pense qu'il y a beaucoup
00:36:44de naïveté dans ce que vous dites
00:36:46et surtout que ça contredit
00:36:48le principe de réalité
00:36:50c'est-à-dire que vous ne pouvez pas accueillir tout le monde
00:36:52parce que vous les accueillez mal
00:36:54donc ça crée plus de misère pour ceux
00:36:56qui viennent en France parce que vous ne pouvez pas
00:36:58leur donner de travail
00:37:00Imaginez-vous
00:37:02vous êtes dans un pays où vos enfants
00:37:04n'ont plus rien à manger
00:37:06vous seriez le premier à prendre vos valises
00:37:08Mais j'entends ce que vous dites
00:37:10ça peut s'entendre, mais à ce moment-là
00:37:12ouvrons les frontières complètement
00:37:14c'est une autre politique, j'entends ce que vous dites madame
00:37:16ça peut s'entendre effectivement que tout le monde
00:37:18doit venir sur le territoire de France
00:37:20et c'est ce qu'avait dit d'ailleurs Michel Rocard
00:37:22il dit qu'on ne peut pas accueillir toute la misère du monde
00:37:24vous vous dites si, mais vous avez le droit
00:37:26vous avez le droit de le penser
00:37:28Mais il faut comprendre aussi
00:37:30qu'ils se rendent bien compte
00:37:32quand ils arrivent à Porte de la Chapelle
00:37:34c'est compliqué
00:37:36je suis d'accord
00:37:38simplement il faut se mettre dans la tête de ces gens
00:37:40qui n'ont peut-être pas d'autre solution
00:37:42J'entends bien, mais comme tout le monde
00:37:44si vous me permettez, tout le monde est aligné aujourd'hui
00:37:46sur freiner l'immigration
00:37:48et il n'y a pas que le Rassemblement National
00:37:50et c'est pas ne pas être humaniste
00:37:52me semble-t-il que de proposer peut-être de limiter l'immigration
00:37:54En tout cas il est 11h50
00:37:56je vous remercie d'être intervenu
00:37:58parce que je voulais vraiment que monsieur Maillard
00:38:00je vous présente donc ensemble
00:38:02pour la République
00:38:04pardonnez-moi
00:38:06je voulais vraiment que vous me donniez votre avis
00:38:08parce qu'il m'intéresse votre avis
00:38:10est-ce que vous trouvez que la sanction
00:38:12qui frappe Marine Le Pen
00:38:14est disproportionnée
00:38:16et est-ce que vous trouvez
00:38:18que l'exécution provisoire
00:38:20qui l'empêche de candidater
00:38:22en 2027
00:38:24n'est pas une bonne chose
00:38:26pour la République et pour la démocratie
00:38:28je vais essayer de pas vous faire
00:38:30une réponse politique
00:38:32finalement c'est une adversaire politique
00:38:34et au fond
00:38:36tant mieux pour ce qui lui arrive
00:38:38c'est un peu le réflexe pavlovien
00:38:40de ce qu'on peut dire
00:38:42moi j'ai deux éléments de réflexion
00:38:44sur ce qu'on a vécu hier
00:38:46où évidemment c'est un jour
00:38:48important pour la politique française
00:38:50d'abord un
00:38:52Marine Le Pen elle est députée
00:38:54je suis député
00:38:56on est des citoyens comme les autres
00:38:58et donc on doit juger
00:39:00on est dans une démocratie, une république
00:39:02on doit être jugé comme les autres
00:39:04ça je pense que c'est fondamental
00:39:06mais on a un avantage quand on est député
00:39:08un avantage que j'ai, que Marine Le Pen a
00:39:10c'est qu'on peut changer la loi
00:39:12on a cette possibilité de changer la loi
00:39:14ce qui est un avantage incroyable par rapport aux autres français
00:39:16parce qu'on a reçu par l'élection
00:39:18le droit de pouvoir changer la loi
00:39:20depuis 8 ans elle est députée depuis 2017
00:39:22on est arrivé en même temps à l'Assemblée Nationale
00:39:24moi je ne l'ai jamais entendu sur ce sujet
00:39:26qui peut être discuté d'ailleurs
00:39:28moi j'entends le fait qu'on puisse discuter
00:39:30est-ce qu'on doit être condamné
00:39:32une sorte de condamnation définitive
00:39:34dès la première instance, moi j'entends cette discussion
00:39:36mais en tout cas je n'ai jamais
00:39:38entendu prendre position dessus
00:39:40deuxième point, et on va le dire aussi
00:39:42sur le fond, parce que là
00:39:44c'est un jugement politique
00:39:46ceux qui sont pour Marine Le Pen vont dire que c'est un jugement politique
00:39:48ceux qui sont contre Marine Le Pen vont dire
00:39:50évidemment que non
00:39:52je vais prendre un peu de recul
00:39:54quand j'ai écouté de ce que j'ai pu écouter
00:39:56et entendre, je pense qu'elle s'est mal défendue
00:39:58je vous le dis très clairement parce qu'après
00:40:00je pense qu'elle s'est mal défendue
00:40:02parce qu'elle a voulu, un, dire qu'au fond
00:40:04elle n'est pas d'accord avec
00:40:06ce qu'on lui dit
00:40:08c'est-à-dire le fait que cet argent
00:40:10ne devait pas être dépensé comme il a été dépensé
00:40:12et deuxièmement, elle voulait sauver
00:40:14et je l'entends
00:40:16de ne pas être inéligible
00:40:18quand vous êtes dans cette situation-là
00:40:20dans un procès et que vous avez deux objectifs
00:40:22dans ces cas-là, c'est comme ça que vous prenez
00:40:24les pieds dans la table
00:40:26ce n'était pas ma question
00:40:28je vais jusqu'au bout
00:40:30vous ne répondez pas à ma question du tout
00:40:32c'est quand même ennuyeux
00:40:34c'est ennuyeux de poser des questions simples
00:40:36et d'avoir des réponses
00:40:38qui ne correspondent pas
00:40:40à la question qu'on a posée
00:40:42je pense que non
00:40:44je pense que ce n'est pas un jugement politique
00:40:46je pense que ce n'est pas un jugement politique
00:40:48je crois qu'elle applique
00:40:50elle applique le droit
00:40:52et on peut contester le droit
00:40:54le droit, c'est simple
00:40:56sur la sanction
00:40:58des parlementaires
00:41:00qui ont travaillé pour le parti
00:41:02davantage que
00:41:04pour Bruxelles, on laisse ça
00:41:06de côté, il y aura
00:41:08un appel, il n'y a qu'une chose qui m'intéresse
00:41:10c'est le coeur du sujet
00:41:12le coeur du sujet, c'est l'exécution provisoire
00:41:14c'est ça, la motivation
00:41:16pour justifier l'exécution provisoire de la peine
00:41:18repose sur le risque de récidive
00:41:20c'est cela qui est dit
00:41:22et comme cet argument judiciaire
00:41:24à mes yeux
00:41:26et aux yeux de la plupart des observateurs
00:41:28n'est pas crédible
00:41:30forcément, imposer l'exécution
00:41:32provisoire, c'est vouloir que Mme Le Pen
00:41:34ne puisse pas se présenter en 2027
00:41:36et c'était ça ma question
00:41:38est-ce que vous trouvez que c'est une bonne chose
00:41:40et vous, vous, pour le moment
00:41:42vous défilez
00:41:44je ne répondais pas à ma question pour le moment
00:41:46est-ce que vous trouvez que
00:41:48cette motivation
00:41:50mais je n'ai pas besoin du juge, pardonnez-moi un enfant de 12 ans
00:41:52comprend qu'il n'y a pas de possibilité de récidive
00:41:54puisqu'elle n'est plus parlementaire
00:41:56c'est votre point de vue
00:41:58mais ce n'est pas un point de vue, elle ne nous l'est plus
00:42:00le juge, il applique ce que le droit
00:42:02lui dit d'appliquer
00:42:04M. Maillard, non
00:42:06mais votre avis à vous
00:42:08il m'intéresse votre avis à vous
00:42:10je vous le dis
00:42:12il y a un risque de récidive
00:42:14sur le fait de condamner en premier instant
00:42:16sur l'inégalité
00:42:18je pense que c'est une question qu'on peut se poser
00:42:20vraiment je suis d'accord
00:42:22ils estiment
00:42:24qu'elle ne reconnait pas la faute
00:42:26le délit
00:42:28et donc qu'elle pourrait le reproduire
00:42:30c'est ça qu'ils disent
00:42:32il y a 130 pages
00:42:34qu'elle pourrait le reproduire sur des faits graves
00:42:36mais la récidive, elle n'est plus parlementaire européenne
00:42:38dans son rôle de présidente de groupe
00:42:40elle pourrait au fond
00:42:42puisqu'il y a des moyens pour un président de groupe
00:42:44vous allez dire que finalement
00:42:46vous appliquez le même système
00:42:48il n'existe plus depuis 2016 je crois ce système
00:42:50depuis 2016 il n'existe plus
00:42:52au lieu que vous travaillez pour le groupe
00:42:54vous pouvez travailler pour le parti, on pourrait le faire
00:42:56mais il n'existe plus
00:42:58depuis 2016 non
00:43:00écoutez ça c'est acté
00:43:02pardonnez-moi vous ne connaissez pas le dossier M. Maillard
00:43:04c'est-à-dire que depuis 2016
00:43:06les faits qui sont reprochés datent de 2016
00:43:08donc déjà depuis 2016
00:43:10le parti ne le fait plus
00:43:12c'est pour ça que c'est intéressant
00:43:14moi votre avis m'intéresse beaucoup
00:43:16là-dessus
00:43:18depuis 2016 le RN ne pratique plus ça
00:43:20et ça c'est acté dans les débats
00:43:22donc ça fait déjà
00:43:242016 on est en 2025
00:43:26donc où est le risque de récidive
00:43:28c'est ça ma question
00:43:30on a l'impression qu'on défend Marine Le Pen
00:43:32moi je ne défends pas Marine Le Pen
00:43:34j'observe comme tout le monde
00:43:36la candidate à la présidentielle
00:43:38qu'elle est
00:43:40comment placée
00:43:42pour être présidente de la république
00:43:44et qu'elle ne peut pas se présenter demain
00:43:46donc je me dis qu'il y a une volonté du système
00:43:48pour reprendre son terme
00:43:50de ne pas la mettre
00:43:52en situation d'élection
00:43:54mais il est 11h56
00:43:56bon je vous réponds après
00:43:5811h56
00:44:00monsieur Alliot reste là ou je dis au revoir à monsieur Alliot
00:44:02je dis au revoir à monsieur Alliot
00:44:04d'avoir été avec nous pendant une heure
00:44:06merci beaucoup
00:44:08et nous continuons la discussion avec monsieur Maillard
00:44:10à tout de suite
00:44:22depuis hier il y a deux types de réactions
00:44:24il y a des réactions évidemment politiques
00:44:26et chacun joue son rôle
00:44:28donc ceux qui sont des adversaires de Marine Le Pen disent
00:44:30la loi doit passer
00:44:32et ceux qui sont des fans de Marine Le Pen
00:44:34disent que c'est un scandale parce que c'est un jugement politique
00:44:36moi ce qui m'intéresse c'est
00:44:38de trouver des gens
00:44:40qui sont neutres
00:44:42mais qui ont une expertise juridique
00:44:44judiciaire
00:44:46et parmi ces voix là j'ai entendu Noëlle Lenoir
00:44:48et Noëlle Lenoir elle est avocate
00:44:50elle est ancienne ministre mais elle est surtout ancienne membre
00:44:52du conseil constitutionnel
00:44:54et elle est membre honoraire du conseil constitutionnel
00:44:56et elle est fondée quand même à parler
00:44:58et elle dit précisément cette décision
00:45:00n'est pas fondée sur le plan du droit
00:45:02non pas tant
00:45:04si vous voulez la condamnation en première instance
00:45:06mais il n'y a même pas de recours
00:45:08c'est à dire que
00:45:10n'importe quel français
00:45:12a le droit
00:45:14à la double juridiction
00:45:16le degré de double juridiction
00:45:18là c'est une décision
00:45:20qui est prise sans aucun appel
00:45:22sur une décision aussi importante
00:45:24je trouve monsieur Maillard, vous qui êtes député
00:45:26ça devrait quand même
00:45:28vous interpeller
00:45:30Pascal Praud
00:45:32ça m'interpelle
00:45:34et d'ailleurs c'est le type de discussion qu'on a eu
00:45:36mais c'est la loi et donc on peut dire qu'on n'est pas d'accord
00:45:38avec la loi
00:45:40c'est notre boulot de député, on fait évoluer la loi
00:45:42en permanence, est-ce que c'est un point sur lequel
00:45:44on doit évoluer
00:45:46discutons-en tous ensemble
00:45:48je pense que ça fait aussi partie de la discussion
00:45:50mais vous me dites c'est la loi
00:45:52vous venez à ce micro pour me dire c'est la loi
00:45:54je vous demande
00:45:56je veux que vous me donniez votre avis
00:45:58à vous, c'est ça qui m'intéresse
00:46:00autrement ça ne sert à rien de parler
00:46:02si vous me dites c'est la loi, je le sais
00:46:04je n'ai pas besoin de vous faire venir pour savoir ce qu'est la loi
00:46:06je veux que vous me donniez votre avis à vous
00:46:08oui mais c'est important que je vous dise ça Pascal Praud
00:46:10parce que sinon on passe
00:46:12notre temps à critiquer ce que font les juges
00:46:14alors que les juges sont censés appliquer
00:46:16la loi que nous votons, si la loi est mal faite
00:46:18il y a des lois qu'on fait mal
00:46:20peut-être que celle-là est mal faite
00:46:22il y a une interprétation quand même du juge
00:46:24heureusement
00:46:26chaque peine est un but de l'idée
00:46:28c'est la loi française, la constitution
00:46:30c'est-à-dire que le juge considère
00:46:32que Mme Le Pen peut
00:46:34être en récidive
00:46:36et je vous ai dit que ce n'est juste pas possible me semble-t-il
00:46:38et puis après il sort l'argument du trouble public
00:46:40il dit que comme Mme Le Pen
00:46:42est décondamnée en première instance
00:46:44le fait qu'elle se présente à la présidentielle
00:46:46peut être un trouble public
00:46:48alors là sous le mot trouble public tu peux tout mettre
00:46:50donc moi je suis un observateur neutre
00:46:52objectif
00:46:54autant qu'il peut être et je dis
00:46:56on se fiche de nous
00:46:58on se fiche en tout cas des électeurs du RN
00:47:00si on considère qu'il y a
00:47:02un trouble public parce que Mme Le Pen
00:47:04en première instance a été
00:47:06condamnée et qu'elle va se présenter à la présidentielle
00:47:08et que c'est motif d'un trouble public
00:47:10on peut tout dire
00:47:12deux réponses sur ce que vous dites
00:47:14premièrement, moi je pense que ce dispositif
00:47:16est plutôt sain, c'est le juge
00:47:18qui estime qu'il y a
00:47:20un risque
00:47:22et qu'il active
00:47:24une possibilité de la loi, me semble bien
00:47:26la deuxième chose sur la discussion
00:47:28plus fondamentale
00:47:30sur le jugement qu'émet 3 juges
00:47:32c'est comme ça que la justice en France
00:47:34c'est à dire que la justice en France
00:47:36il y a une interprétation par le juge
00:47:38c'est comme ça que nous sommes constitués
00:47:40qui décident en individualisant
00:47:42les peines, pour tout le monde
00:47:44tous les français, individualisant les peines
00:47:46vous avez le droit de le consulter
00:47:48vous avez le droit de ne pas être d'accord
00:47:50je l'entends les uns les autres
00:47:52c'est un fondamental de chez nous
00:47:54sauf monsieur Maillard
00:47:56que le 11 juin, le syndicat
00:47:58de la magistrature
00:48:00a publié le communiqué que je vais vous lire
00:48:02le syndicat de la magistrature
00:48:04appelle l'ensemble des magistrats et magistrates
00:48:06ainsi que toutes celles et tous ceux qui participent
00:48:08à l'activité judiciaire, à se mobiliser
00:48:10contre l'accession au pouvoir
00:48:12de l'extrême droite
00:48:14voilà ce qu'écrit le syndicat de la magistrature
00:48:16le 11 juin, et bien moi quand je lis ça
00:48:18je dis qu'effectivement ça peut influencer
00:48:20des magistrats, je ne dis pas que ça
00:48:22les a influencé, je dis que ça peut
00:48:24les influencer, ce qui est différent
00:48:26je trouve extraordinaire
00:48:28c'est important ce que vous venez de dire
00:48:30ça peut les influencer
00:48:32il y a une forme de suspicion
00:48:34vous venez de le dire, ça peut les influencer
00:48:36je ne dis pas que ça les a influencé
00:48:38je n'en ai aucune preuve
00:48:40on peut être tous d'accord là dessus
00:48:42mais dans la mesure où on n'a pas de preuve
00:48:44et ces trois juges
00:48:46de ce que je comprends
00:48:48on ne peut pas remettre en cause en tout cas
00:48:50de ce qu'on m'a dit
00:48:52qui ont décidé
00:48:54après avoir étudié le dossier
00:48:56avoir évidemment
00:48:58dirigé le procès, une sanction
00:49:00une peine
00:49:02c'est le fondement même de notre démocratie
00:49:04moi je veux bien qu'on remette, si ça nous a va
00:49:06je vous parlais uniquement de l'exécution provisoire
00:49:08il faut qu'on soit honnête avec nos principes
00:49:10je vous parle de l'exécution provisoire
00:49:12ça n'a rien à voir avec le dossier
00:49:14l'exécution provisoire
00:49:16c'est l'issue du dossier
00:49:18c'est très précis l'exécution provisoire
00:49:20on prend cette mesure
00:49:22pour deux raisons
00:49:24le trouble public
00:49:26et la possibilité de récidive
00:49:28donc ce n'est pas lié au dossier
00:49:30d'une certaine manière
00:49:32et c'est votre position que je n'arrive pas à avoir
00:49:34en vous posant ces questions
00:49:36mais peut-être que Benjamin aura plus de chance que moi
00:49:38puisque il va vous interroger
00:49:40Bonjour Pascal
00:49:42est-ce qu'on peut savoir
00:49:44d'où vous parlez comme disait dans le temps
00:49:46je crois que c'était le marxiste qui disait ça
00:49:48d'où vous parlez ?
00:49:50vous êtes un électeur de Marine Le Pen ?
00:49:52un électeur de M. Macron ?
00:49:54je suis plutôt un électeur de droite
00:49:56et en fait
00:49:58je n'avais jamais voté pour
00:50:00le RN mais là je me pose
00:50:02de plus en plus la question
00:50:04de ce vote là
00:50:06et je vous appelle d'une petite commune
00:50:08de l'Isère qui s'appelle Artas
00:50:10qu'est-ce que vous voulez dire
00:50:12à M. Maillard
00:50:14qui représente Ensemble pour la République
00:50:16et peut-être avez-vous une analyse à produire ?
00:50:18moi
00:50:20c'était plus effectivement
00:50:22une question mais qui
00:50:24ressemble à une analyse
00:50:26j'ai entendu Marine Le Pen vous le disiez à l'instant
00:50:28qui disait le système a sorti la bombe nucléaire
00:50:30moi ce que je n'arrive pas
00:50:32trop à comprendre, là vous avez fait une analyse
00:50:34sur la partie des juges
00:50:36sur la partie juridique on va dire
00:50:38mais finalement quel est le rapport avec les problématiques
00:50:40rencontrées par les français
00:50:42tout ce que porte aujourd'hui Marine Le Pen
00:50:44ou d'autres candidats de droite sur
00:50:46les salaires, le pouvoir d'achat, les impôts
00:50:48etc. j'ai l'impression
00:50:50qu'on prive en fait un électorat
00:50:52aujourd'hui d'une
00:50:54candidate ou en tout cas de représentant
00:50:56qui pourrait être un contre-pouvoir
00:50:58par rapport à ce qui est en place depuis maintenant
00:51:00dix ans, enfin bientôt dix ans
00:51:02M. Maillard vous répond ?
00:51:04En fait c'est deux choses qui
00:51:06n'ont rien à voir en fait
00:51:08il y a un procès
00:51:10auquel Mme Le Pen
00:51:12a répondu
00:51:14et il y a eu une accusation qui a été produite
00:51:16à côté de ça vous me parlez de problèmes
00:51:18politiques et d'une incarnation
00:51:20que vous estimez, ça c'est
00:51:22votre droit d'électeur porté par
00:51:24Marine Le Pen
00:51:26c'est deux choses totalement différentes en réalité
00:51:28complètement différentes, donc moi j'ai pas à juger
00:51:30en tout cas en tant que député
00:51:32j'ai pas
00:51:34ce dont je dois être certain
00:51:36c'est que la loi
00:51:38que nous faisons est bien appliquée, correspond
00:51:40à ce que veulent les français
00:51:42et deuxième chose
00:51:44sur l'incarnation de Marine Le Pen
00:51:46vous dire que parce que nous sommes
00:51:48élus et moi-même je suis élu
00:51:50je ne suis pas en dehors de la loi
00:51:52la loi s'applique à tout le monde
00:51:54à moi, Sylvain Maillard, comme à Marine Le Pen
00:51:56comme à vous, on a la même loi en France
00:51:58c'est un principe républicain
00:52:00et ça là-dessus je crois qu'on est tous d'accord
00:52:02tout simplement, et donc c'est pas parce qu'elle
00:52:04incarne quelque chose, évidemment
00:52:06et que au fond
00:52:08la loi ne s'applique pas à elle
00:52:10on peut, je l'ai déjà dit, être pas d'accord
00:52:12avec la loi, j'ai la chance en tant que député
00:52:14de pouvoir essayer de changer
00:52:16la loi, si une loi ne me convient pas
00:52:18c'est la même chose pour Marine Le Pen qui est députée
00:52:20mais on peut pas remettre en cause
00:52:22les fondamentaux, à mon avis
00:52:24je vais rappeler ce qu'on dit
00:52:26depuis hier, ou ceux qui contestent
00:52:28cette décision, que Marine Le Pen
00:52:30soit jugée en première instance, il n'y a absolument
00:52:32aucun souci
00:52:34mais toute personne
00:52:36qui est en première instance a le droit à un appel
00:52:38et là où
00:52:40la discussion arrive, c'est sur
00:52:42l'exécution provisoire
00:52:44et que vous avez raison de dire
00:52:46que le juge a sa disposition
00:52:48mais elle ne paraît pas adaptée
00:52:50et qu'à partir de ce moment-là, on entre dans une
00:52:52interprétation, et qu'il se trouve
00:52:54que Mme Le Pen est annoncée
00:52:56comme la future présidente de la République
00:52:58et que vous avez des magistrats
00:53:00qui effectivement l'empêchent
00:53:02de se présenter.
00:53:04Ce qu'il faut faire, tout simplement
00:53:06on a déjà commencé à le faire
00:53:08c'est qu'il nous faut plus de magistrats, plus de moyens
00:53:10pour le ministère de la justice
00:53:12parce qu'en réalité, la question qu'on se pose
00:53:14c'est que le procès en appel
00:53:16combien de temps ça va faire ?
00:53:18Ça peut être décidé demain, Gérald Darmanin
00:53:20Dans l'absolu,
00:53:22c'est vrai qu'on a une habitude, les décisions judiciaires
00:53:24sont trop longues, il faut que ça aille trop vite
00:53:26Non mais franchement, le problème
00:53:28c'est pas qu'à propos,
00:53:30si on avait un jugement dans un an
00:53:32on ne poserait même pas la question ?
00:53:34On ne poserait même pas la question
00:53:36Un deuxième jugement ?
00:53:38Sur un deuxième jugement, le parquet
00:53:40peut décider, c'est Gérald Darmanin
00:53:42qui a le pouvoir, peut décider à l'automne
00:53:44de faire ce procès
00:53:46Là encore, vous tapez un peu
00:53:48en touche, si vous me permettez
00:53:50Je ne crois pas que ce soit Gérald Darmanin
00:53:52qui décide du calendrier
00:53:54Je pense que ce sont les juges
00:53:56et il y a une autonomie de décision
00:53:58Il a quand même la main sur le parquet
00:54:00Non, il y a une indépendance du parquet
00:54:02C'est pas lui qui décide
00:54:04du calendrier
00:54:06C'est directement
00:54:08le tribunal
00:54:10Il sert à quoi ?
00:54:12Il peut quand même donner des directives
00:54:14Au procureur
00:54:16Mais pas au juge
00:54:18C'est l'indépendance, c'est normal
00:54:20On va essayer, je le dis à Laurent Tessier
00:54:22Il y a sûrement quelqu'un qui peut répondre
00:54:24à cette question
00:54:26Est-ce que le garde des Sceaux
00:54:28peut influencer
00:54:30qu'un procès
00:54:32vienne peut-être plus rapidement
00:54:34qu'il était prévu
00:54:36qu'il vienne, généralement c'est un an et demi
00:54:38ou deux ans après
00:54:40la première instance
00:54:42Vous pouvez évidemment interroger M. Maillard
00:54:44Nous sommes ensemble jusqu'à
00:54:4613h, pourquoi pas
00:54:48Merci beaucoup Benjamin
00:54:50Merci Benjamin qui habitait l'Isère
00:54:52Merci, à tout de suite
00:54:54Et si vous voulez interroger Sylvain Maillard
00:54:56n'hésitez pas à composer comme Benjamin
00:54:58le 01 80 20 39 21
00:55:0011h13h, vous écoutez Pascal Praud sur Europe 1
00:55:02Europe 1
00:55:04Pascal Praud et vous de 11h13h sur Europe 1
00:55:06Il est 12h19, on est avec
00:55:08Maître Jean-Yves Leborgne
00:55:10et on avait une question importante
00:55:12évidemment à poser
00:55:14et on va rappeler peut-être cette question
00:55:16qui était si importante
00:55:18à poser, M. Maillard
00:55:20Cette question
00:55:22que je vous posais
00:55:24Est-ce que le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, va avancer le calendrier ?
00:55:26Exactement, je vois que vous avez
00:55:28déjà oublié
00:55:30M. Leborgne
00:55:32Bonjour et merci d'être avec nous
00:55:34Qui décide
00:55:36qu'un procès va se tenir ?
00:55:38Je disais que Gérald Darmanin
00:55:40peut
00:55:42influencer, je ne sais pas si c'est à travers
00:55:44une directive ou pas, de manière
00:55:46officielle bien sûr, en disant
00:55:48je souhaite que le procès en appel
00:55:50de Mme Le Pen se tienne le plus vite
00:55:52possible. Qui a ce pouvoir ?
00:55:54Alors, on peut s'imaginer
00:55:56qu'un ministre de la Justice
00:55:58tienne un tel propos
00:56:00à un procureur général, mais
00:56:02il ne s'agirait que d'une suggestion
00:56:04et non pas d'un ordre
00:56:06Le ministre ne peut pas se mêler
00:56:08de l'organisation concrète de la Justice
00:56:10Seul le procureur général
00:56:12qui a la maîtrise
00:56:14de ce qu'on appelle l'audiencement
00:56:16pourrait se débrouiller
00:56:18organiser les choses pour que
00:56:20le procès de Marine Le Pen
00:56:22ait lieu en appel
00:56:24avant l'échéance que nous connaissons
00:56:26tous de la présidentielle
00:56:28Ecoutez, vous avez répondu
00:56:30très clairement
00:56:32Pourquoi est-ce qu'il n'a pas, au nom de
00:56:34quel principe, il n'a pas le
00:56:36ministre de la Justice ce pouvoir
00:56:38qui ne paraît pas un pouvoir
00:56:40très important
00:56:42Il n'entre pas
00:56:44dans le fonctionnement
00:56:46sur le fond du jugement
00:56:48Il garantit l'indépendance
00:56:50du pouvoir, me semble-t-il
00:56:52la séparation du pouvoir
00:56:54On est d'accord
00:56:56L'idée qu'on veuille
00:56:58accélérer le processus judiciaire
00:57:00pour que cette décision
00:57:02n'ait pas de conséquences politiques
00:57:04trop lourdes, n'apparaîtrait
00:57:06pas un scandale, mais
00:57:08de manière générale, le fonctionnement
00:57:10concret quotidien de la Justice
00:57:12appartient aux magistrats
00:57:14et le
00:57:16ministre de la Justice n'a pas
00:57:18à donner d'instructions. Cela étant
00:57:20il y a les instructions d'un côté
00:57:22qui n'existent pas, et puis
00:57:24il y a les dialogues
00:57:26qui peuvent, eux, exister
00:57:28Dernière question, puisque vous êtes
00:57:30à l'antenne et que vous êtes avocat
00:57:32Cette affaire
00:57:34de condamnation
00:57:36sans appel
00:57:38au sens strict, puisque
00:57:40le double
00:57:42degré de juridiction
00:57:44n'est pas autorisé pour
00:57:46Mme Le Pen
00:57:48Qu'est-ce que vous pensez de l'exécution
00:57:50provisoire qui l'interdit
00:57:52finalement de se présenter ?
00:57:54Alors, je pense
00:57:56qu'on ne peut pas dire que le double degré de juridiction
00:57:58lui est interdit, mais que
00:58:00néanmoins, il y a cette exécution
00:58:02provisoire qui rend son inéligibilité
00:58:04immédiate. Moi,
00:58:06voyez-vous, je considère qu'en matière pénale
00:58:08il y a une contradiction
00:58:10fondamentale entre la présomption
00:58:12d'innocence qui existe
00:58:14à travers les recours que sont
00:58:16l'appel et le pourvoi en cassation
00:58:18et l'idée d'une
00:58:20exécution provisoire qui va
00:58:22complètement à l'encontre
00:58:24de cette présomption d'innocence
00:58:26C'est une chose qu'il
00:58:28faudrait régler. Puis il y en a une autre
00:58:30c'est qu'on peut
00:58:32imaginer un prévenu qui compare
00:58:34libre et que le tribunal
00:58:36décide d'arrêter au moment
00:58:38où il prononce son jugement
00:58:40Un tel prévenu peut faire appel et demander
00:58:42sa liberté qu'il aura
00:58:44qu'il plaidera
00:58:46quelques jours après son
00:58:48appel. Il est étrange que
00:58:50l'on puisse faire appel de sa liberté
00:58:52et que l'on ne puisse pas immédiatement
00:58:54en urgence saisir
00:58:56la cour d'appel d'une exécution
00:58:58provisoire. J'entends bien, mais quand je dis
00:59:00ça, M. Maillard dit c'est la loi
00:59:02M. Maillard, il dit c'est la loi
00:59:04c'est la loi, c'est la loi
00:59:06Alors, bien des choses
00:59:08constituent la loi. La loi n'est
00:59:10pas toujours parfaite
00:59:12et c'est là que se pose le problème
00:59:14et notamment cette
00:59:16histoire d'exécution provisoire
00:59:18non seulement est en contradiction
00:59:20avec la présomption d'innocence
00:59:22mais le fait qu'on ne puisse pas discuter
00:59:24de sa portée et de son
00:59:26maintien avant que l'affaire
00:59:28ne soit jugée au fond par la cour d'appel
00:59:30est un sujet sur lequel
00:59:32le législateur pourrait peut-être
00:59:34se prononcer
00:59:36Eh bien, merci M. Le Bordier
00:59:3812h23
00:59:40Il est 12h23
00:59:4211h, 13h
00:59:44Pascal Praud sur Europe 1
00:59:46M. Jacobelli est la députée du Rassemblement National
00:59:48de Moselle et peut-être pourra-t-il
00:59:50engager la conversation avec M. Maillard
00:59:52Je pense que
00:59:54vous avez sûrement des choses à vous dire
00:59:56ensemble dans l'hémicycle
00:59:58Oui, tout à fait, nous sommes collègues d'hémicycle
01:00:00adversaires politiques mais
01:00:02dans la même
01:00:04enceinte pour essayer de défendre les Français
01:00:06Si par exemple, le candidat
01:00:08de Ensemble pour la République
01:00:10ne pouvait pas se présenter
01:00:12et qu'il était soumis
01:00:14à une exécution provisoire
01:00:16est-ce que vous auriez la même
01:00:18attitude que celle que vous avez depuis hier ?
01:00:20Très sincèrement, oui, je serais révolté
01:00:22Moi, je crois que le choix de choisir
01:00:24le président ou la présidente
01:00:26de la République, ça appartient au peuple
01:00:28Alors bien évidemment, si
01:00:30Marine Le Pen avait fait appel
01:00:32et que le jugement d'appel lui était défavorable
01:00:34ce serait différent, mais pour l'instant, elle est présumée
01:00:36innocente, c'est ça qui est fou, parce qu'elle a
01:00:38interjeté appel, et donc
01:00:40cette innocente aujourd'hui
01:00:42au regard de la loi, on lui interdit
01:00:44de se présenter à l'élection présidentielle
01:00:46Excusez-moi, ça ressemble quand même à un
01:00:48hold-up, surtout quand on entend les motifs
01:00:50parce que l'inégibilité
01:00:52avec exécution provisoire
01:00:54elle est donnée parce que
01:00:56la juge a peur d'une récidive
01:00:58Moi, je pense que même si elle
01:01:00voulait, Marine Le Pen ne pourrait pas
01:01:02entre guillemets, récidiver
01:01:04Elle n'est plus députée européenne
01:01:06Elle n'est plus présidente du parti
01:01:08Depuis dix ans, depuis
01:01:10que nous avons compris que le Parlement européen
01:01:12n'avait pas la même conception que nous des assistants
01:01:14parlementaires, il n'y a pas eu une infraction
01:01:16dans l'engagement
01:01:18des assistants, et pourtant
01:01:20on nous dit, attention, vous avez là
01:01:22quelqu'un de dangereux qui peut récidiver à tout moment
01:01:24une bombe dégoupillée
01:01:26une grenade dégoupillée qui peut faire exploser la République
01:01:28Non, ce qui peut faire exploser la République
01:01:30aujourd'hui, c'est ce jugement, c'est évidemment
01:01:32pas l'attitude de Marine Le Pen
01:01:34dont nous pensons nous qu'elle est innocente en plus
01:01:36Donc, il y a là quelque chose qui ne va pas
01:01:38Trois personnes dans un bureau ont décidé
01:01:40à la place de 40 millions d'électeurs
01:01:42Mais comme hier, les neuf sages de l'ARCOM
01:01:44ont décidé à la place de 3 millions
01:01:46de téléspectateurs qui regardaient C8
01:01:48Vous avez aujourd'hui une petite caste de gens
01:01:50non élus, des sachants, des gens qui ont
01:01:52une forme de pouvoir, qui en usent
01:01:54et j'oserais dire qui en abusent
01:01:56parfois au détriment de la voix du peuple
01:01:58Or, une République, c'est l'expression
01:02:00populaire, et aujourd'hui
01:02:02on voit bien que cette expression populaire
01:02:04elle est contournée par des gens qui ont
01:02:06plus de pouvoir, estiment-ils
01:02:08que le commun des mortels.
01:02:09Monsieur Maillard, est-ce que vous êtes convaincu
01:02:11par cet argument ?
01:02:13J'entends ce que dit Laurent Jacobelli
01:02:15et il est dans son rôle
01:02:17sûrement avec de la sincérité
01:02:19Non, ça ne me convainc pas
01:02:21parce que je ne fais pas partie de ceux
01:02:23qui pensent que
01:02:25parce que nous sommes élus, nous sommes
01:02:27Mais ce n'est pas ce qu'il dit, la récidive
01:02:29Mais on ne peut pas parler
01:02:31parce qu'il vous donne un argument sur la récidive
01:02:33Est-ce que vous êtes convaincu par la récidive ?
01:02:35C'est ça ma question. Il a été plus large
01:02:37beaucoup plus large dans ce qu'il a dit
01:02:39Vous n'êtes pas d'accord sur l'ARCOM ?
01:02:41Changeons la loi, c'est notre rôle
01:02:43il est député comme moi, proposez quelque chose
01:02:45Est-ce que vous êtes convaincu que Mme Le Pen
01:02:47ne peut pas récidiver par exemple ?
01:02:49Il y a un jugement
01:02:51Non mais je ne suis pas
01:02:53Vous êtes embêté Monsieur Maillard
01:02:55Est-ce que vous êtes convaincu ?
01:02:57Je ne veux pas remplacer le juge
01:02:59Je ne suis pas un juriste de formation
01:03:01Je suis un député
01:03:03Il faut changer les lois
01:03:05Vous n'êtes pas juriste non plus
01:03:07Vous avez une ligne de conduite
01:03:09et je le comprends
01:03:11Vous avez dit tous les mêmes choses
01:03:13Je le respecte encore
01:03:15Je ne suis pas juriste, je ne suis pas stupide
01:03:17Je vois bien que Marine Le Pen ne peut pas récidiver
01:03:19Si vous n'êtes pas d'accord
01:03:21vous avez la possibilité
01:03:23de proposer de changer la loi
01:03:25Regardons ensemble, c'est pareil
01:03:27C'est pas un total
01:03:29Si ça ne nous convient pas, on le change
01:03:31Mais regardons ensemble
01:03:33Cette chance d'être député
01:03:35c'est aussi qu'on peut changer les lois
01:03:37Les lois ne sont pas parfaites
01:03:39Contester à chaque fois quand ça ne convient pas
01:03:41C'est le rôle
01:03:43On a le droit de dire qu'on ne veut pas
01:03:45passer notre temps à contester parce que ça ne convient pas
01:03:47Et Pascal Proche continuera
01:03:49à vous tenir tête même quand on n'est pas d'accord
01:03:51Merci pour votre invitation
01:03:53J'ai posé une question simple
01:03:55Est-ce que quelqu'un qui n'est plus en situation
01:03:57au Parlement européen
01:03:59depuis 2016 peut récidiver ?
01:04:01Vous êtes incapable de me dire qu'elle ne peut pas récidiver
01:04:03Ce qu'un enfant de 10 ans dirait puisqu'elle n'est plus en place
01:04:05C'est ça qui est sidérant
01:04:07Vous me dites que je ne veux pas contester une décision de justice
01:04:09Donc ça participe pour moi
01:04:11Mais la façon dont vous posez la question
01:04:13Un enfant de 10 ans pourrait dire
01:04:15Peut-être que le juge
01:04:17Puisqu'elle ne peut pas récidiver
01:04:19Elle n'est plus parlementaire
01:04:21Donc
01:04:23Peut-être que le juge, et ce n'est pas à moi de me mettre à la place du juge
01:04:25Estime
01:04:27Estime que dans la situation dans laquelle elle est
01:04:29Elle peut peut-être récidiver
01:04:31C'est son analyse
01:04:33Il est 12h28
01:04:35Mais ne dites pas que c'est un enfant de 10 ans
01:04:37J'enlève l'enfant de 10 ans
01:04:39Il est 12h28, on est très en retard
01:04:41Et je salue ma fille de 10 ans
01:04:43On salue tous les enfants de 10 ans qui nous écoutent, c'est mardi
01:04:45Il est 12h28, on est un peu en retard mais ce n'est pas grave
01:04:47Parce que le débat existait fortement
01:04:49Et participez au débat en nous appelant dès maintenant
01:04:51Au 01 80 20 39 21
01:04:53A tout de suite sur Europe 1
01:04:5511h 13h
01:04:57Pascal Praud sur Europe 1
01:04:59On sera avec Yves Carrat tout à l'heure qui porte parole de l'association
01:05:01Mobilité Club de France
01:05:03Pour le permis de conduire, faut-il mettre en place un examen médical
01:05:05Pour l'obtenir renouvelable
01:05:07Ensuite tous les 15 ans, puis tous les 5 ans
01:05:09A partir de 70 ans
01:05:11Mais on va terminer avec Monsieur Jacobelli que vous connaissez
01:05:13Qui est député
01:05:15Rassemblement National de Moselle
01:05:17Alors je vous propose qu'on ne commande pas la décision de justice
01:05:19Parce que tout le monde la commande depuis hier soir
01:05:21Et puis
01:05:23J'ai entendu beaucoup de voix du Rassemblement National
01:05:25En revanche
01:05:27J'ai envie de parler de l'avenir
01:05:29Comment vous voyez l'avenir, on parle de tickets
01:05:31Politiques entre Jordan Bardella
01:05:33Et Marine Le Pen
01:05:35Est-ce que Jordan Bardella
01:05:37Est le seul candidat possible
01:05:39Ou est-ce qu'il y en aurait d'autres
01:05:41Au sein du Rassemblement National
01:05:43C'est la première question que je vous pose
01:05:45Oui vous avez raison de parler de tickets, on est très fier d'avoir
01:05:47Deux leaders charismatiques
01:05:49Comme Marine et Jordan qui sont d'ailleurs à peu près
01:05:51En général à égalité dans les sondages d'opinion
01:05:53Ils sont toujours dans le trio de tête
01:05:55Des personnalités politiques préférées des Français
01:05:57Donc ils vont continuer à faire campagne
01:05:59Ensemble comme quoi qu'il arrive
01:06:01Ils auraient fait
01:06:03Donc ça va continuer comme ça
01:06:05L'un est dans l'autre
01:06:07L'autre est dans l'un
01:06:09Si nous nous battons c'est pour que Marine Le Pen
01:06:11Soit candidate, on n'est pas dans une autre option
01:06:13Aujourd'hui, c'est-à-dire qu'on va tout essayer pour qu'elle le soit
01:06:15Même si le chemin est ténu
01:06:17On va essayer de l'emprunter, c'est-à-dire que non on ne veut pas renoncer
01:06:19Parce que pour nous c'est le peuple qui doit décider
01:06:21Et on ne renoncera pas à ce principe-là
01:06:23En tout cas jusqu'au bout
01:06:25Maintenant est-ce qu'il y a une autre alternative
01:06:27Que Jordan Bardella au cas où
01:06:29Honnêtement il est le plus
01:06:31Je crois le plus naturellement
01:06:33Légitime pour ça
01:06:35Oui chez nous mais une fois encore
01:06:37Aujourd'hui nous on se place dans l'hypothèse
01:06:39Où c'est Marine Le Pen qui défendra nos couleurs
01:06:41Alors j'entends cela mais ça revient
01:06:43A imaginer
01:06:45Les possibilités
01:06:47Qu'elle soit candidate
01:06:49Et là on se heurte
01:06:51A une réalité d'abord judiciaire
01:06:53Puisque la grâce
01:06:55Alors la grâce serait possible curieusement
01:06:57Mais j'ai l'impression
01:06:59Que c'est le Rassemblement National qui ne veut pas en parler
01:07:01Puisque
01:07:03Henri Guaino l'a dit
01:07:05André Valigny le disait également sur le plateau
01:07:07De CNews
01:07:09La grâce c'est l'article 17 je crois de la Constitution
01:07:11Elle peut intervenir
01:07:13Alors même que la condamnation n'est pas définitive
01:07:15Et c'est quand même important de le dire
01:07:17Elle peut intervenir
01:07:19Sur un dossier en cours
01:07:21Et c'est écrit noir sur blanc
01:07:23Et elle pourrait être
01:07:25Intervenir seul le Président de la République
01:07:27Bien sûr peu gracieux
01:07:29Encore faut-il le demander
01:07:31Pour l'instant on n'est pas dans la logique
01:07:33De quémander quoi que ce soit au Président de la République
01:07:35Nous on croit fermement
01:07:37A l'état de droit, à la démocratie
01:07:39Et à notre République
01:07:41Donc c'est finalement l'appel
01:07:43Votre espoir
01:07:45C'est qu'un appel arrive dans l'année
01:07:47Pour que vous soyez rejugé
01:07:49Il n'y a pas d'autre solution
01:07:51C'est la solution effectivement
01:07:53Je ne suis pas juriste mais je crois que oui
01:07:55Mais une fois encore
01:07:57Vous imaginez qu'on recule aujourd'hui
01:07:59Et que je vous dise, écoutez Pascal Praud
01:08:01Il y a une juge qui ne veut pas que Marine Le Pen soit Présidente de la République
01:08:03Donc on va dire aux 13 millions de Français
01:08:05Qui ont voté pour elle la dernière fois
01:08:07Et puis un peu plus aujourd'hui apparemment
01:08:09Qu'ils n'auront pas le choix, on l'accepte
01:08:11Et puis on va rentrer chez nous, on va attendre que ça se passe
01:08:13On n'est pas fabriqué comme ça
01:08:15Nous dans notre parti on a l'habitude d'avoir des embûches en face de nous
01:08:17Donc il y en a une supplémentaire, celle-là elle est assez énorme
01:08:19C'est vrai
01:08:21C'est ce qu'on a toujours fait, c'est-à-dire qu'on va combattre
01:08:23Mais une fois encore nous on a
01:08:25Par rapport à d'autres mouvements politiques
01:08:27Deux atouts, c'est qu'effectivement
01:08:29Il y a un autre talent chez nous aussi
01:08:31Et qu'on est soudé
01:08:33Et que face à ça, ça va être compliqué de nous abattre
01:08:35Est-ce que politiquement
01:08:37Les choses peuvent changer à l'intérieur de l'Assemblée nationale ?
01:08:39Est-ce que par exemple
01:08:41Une censure qui n'était pas forcément imaginée
01:08:43Peut intervenir
01:08:45Pour précipiter, pourquoi pas
01:08:47Certaines choses
01:08:49On ne peut pas instrumentaliser la censure
01:08:51Par rapport au jugement, en revanche, bien avant le jugement
01:08:53On avait déjà dit que François Bayrou et son gouvernement
01:08:55Se rapprochaient quand même très fort
01:08:57D'une possibilité que nous voiturent la censure
01:08:59La question des retraites
01:09:01Par exemple
01:09:03On voit bien aussi l'atonie du gouvernement
01:09:05Il n'y a pas de grand texte
01:09:07Qui passe aujourd'hui, on n'a pas deux ans
01:09:09On n'a pas le luxe d'attendre deux ans
01:09:11Sécurité, immigration, dette, il y a tout qui explose
01:09:13Donc oui on se rapproche
01:09:15Evidemment de la censure, mais c'est pas lié
01:09:17Au procès, en revanche
01:09:19Ce qu'on demande depuis longtemps c'est une dissolution
01:09:21Pour qu'enfin il y ait une majorité dans ce pays
01:09:23Pour qu'enfin on puisse prendre des décisions
01:09:25Parce que si des juges
01:09:27Essayent de prendre le pouvoir, c'est aussi parfois
01:09:29Parce que l'exécutif est faible
01:09:31Sauf que Marine Le Pen ne pourrait pas se présenter
01:09:33Oui mais enfin vous savez
01:09:35Je pense qu'elle ne pense pas à son intérêt personnel en permanence
01:09:37Si on doit faire une dissolution
01:09:39Pour le bien des français, on la fera
01:09:41Je pense que la voix de Marine Le Pen
01:09:43Qu'elle soit députée ou non, continuera à compter
01:09:45Bon au delà
01:09:47De l'aspect immédiat
01:09:49Vous avez
01:09:51Marine Le Pen ce matin a parlé d'un système
01:09:53Et qui avait déclenché la bombe nucléaire
01:09:55On s'aperçoit qu'en Roumanie
01:09:57Effectivement un candidat a été empêché
01:09:59De se présenter, vous avez parlé de l'ARCOM
01:10:01Tout à l'heure et ça nous concerne directement
01:10:03Dans ce groupe
01:10:05C'est vrai qu'il y a une atmosphère
01:10:07Générale
01:10:09A ce que certaines
01:10:11Voix ne soient plus
01:10:13Entendues dans toute l'Europe
01:10:15On a un peu l'impression
01:10:17Que certains, souvent parce qu'ils ne sont pas élus
01:10:19Comme Madame van der Leyen
01:10:21Comme certains juges, comme l'ARCOM
01:10:23Vous l'avez dit
01:10:25Pensent que soit le peuple pense bien et on l'écoute
01:10:27Soit il pense mal et il se tait et on décide à sa place
01:10:29Mais qui décide que le peuple pense bien ou mal ?
01:10:31Ces gens qui depuis 30 ans
01:10:33Ont tout raté
01:10:35Notre pays n'a plus de frontières
01:10:37Aujourd'hui on n'ose plus sortir dans la rue
01:10:39On est surendetté, on paye trop d'impôts
01:10:41Estime avoir la science
01:10:43Et estime que le peuple se trompe
01:10:45Et il veut décider pour lui
01:10:47Oui il y a un système qui veut préserver ses acquis
01:10:49Et qui a très peur de nous voir arriver au pouvoir
01:10:51C'est très clair et les sondages
01:10:53Semblent le montrer mais on ne s'arrêtera pas là
01:10:55Laurent Jacobelli sur Europe 1
01:10:57Député du Rassemblement National de Moselle
01:10:59Merci d'être venu à ce micro, 12h41

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