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00:00Allez, place au kiosque à journaux, la revue de presse d'Europe 1, Olivier Delagarde. On commence avec les confidences de François Bayrou.
00:05Bonjour à tous. Oui, à l'occasion de ses 100 jours à Matignon, le Premier Ministre a reçu le JD News pour une rencontre à bâton rompu.
00:13Et ce qui ressort principalement, c'est l'apparente sérénité du chef du gouvernement, record man du monde des motions de censure, comme il se présente lui-même en rigolant.
00:22« Si c'était facile, je ne serais pas ici, dit-il. Toute ma vie, j'ai pensé que je ne pourrais exercer ces responsabilités que le jour où tous les autres auraient échoué ces choses faites », ajoute Bayrou. Ses prédécesseurs apprécieront.
00:36Et puis, c'est l'occasion pour Antoine André, Laurence Ferrari, Jacques Serret et Jules Torres de l'interroger sur les affaires du moment, et notamment sur cette réunion de recadrage de ministres,
00:46lorsque Bayrou a lancé un tonitruant « Tais-toi ! » à Bruno Retailleau. « Je l'aurai rappelé que la limite de la participation au débat public, c'est la solidarité gouvernementale », explique le Premier Ministre.
00:58« Certes, je l'aurai rappelé un peu vigoureusement, mais c'est sans doute parce que j'ai un tempérament plus rugby que badminton », croit-que, ajoute Bayrou, « j'ai connu des joueurs de badminton assez violents, et oui, on en croise du monde dans le Béarn ».
01:14L'échange s'interrompt, le chef de cabinet passe une tête. « Plus que cinq minutes », le Premier Ministre doit attraper le voleur France pour peau. Il se resserre une tasse à café, jette un coup d'œil distrait à son téléphone, raconte le journal.
01:26« L'homme ne donne pas l'impression de vivre l'enfer », commentent mes confrères. « Pour un homme politique, c'est dans l'exercice des responsabilités que l'on s'accomplit », leur explique Bayrou.
01:36« Je crois que j'y ai été préparé mieux que les autres, parce qu'à l'inverse de tous les prédécesseurs, je ne viens pas d'un grand parti, je suis minoritaire, je viens des rangs de ceux qui n'avaient pas le pouvoir, politiquement et socialement. »
01:49J'ai toujours pensé que ça pouvait être enrichissant pour les Français. C'est donc à lire dans le JD News.
01:55D'autres confidences politiques ce matin également.
01:58Oui, celle de Marine Le Pen qui a reçu longuement Paul Lobacher, c'est dans Le Figaro. Notre figaro, notre figaro, notre confrère a évidemment une question qui lui brûlait les lèvres, celle de tous les journalistes politiques du moment.
02:10Comment aborde-t-elle l'échéance d'une possible condamnation qui pourrait l'empêcher de se représenter à la présidentielle ? C'est lundi prochain que la justice doit se prononcer.
02:19Et le plus sidérant, c'est que Marine Le Pen affirme ne pas y penser du tout. Et le plus incroyable, c'est que c'est sans doute vrai. Sérénité ou déni absolu, en tout cas, c'est l'impression qu'elle donne, explique le journal.
02:33En fait, Marine Le Pen est déjà en train de préparer sa candidature à la présidentielle. Elle se voit même déjà à l'Élysée et se prépare à exercer le pouvoir.
02:42« Ma plus grande crainte, c'est de décevoir ceux qui ont placé leurs espoirs en nous », dit-elle.
02:48On change de sujet avec cette énorme bourde du conseiller sécurité de Donald Trump.
02:53Oui, Mike Valls, qui a intégré un journaliste à une boucle de conversation ultra confidentielle entre aux responsables de la défense américaine.
03:02L'histoire fait le buzz depuis hier, mais il faut lire les détails de ces conversations dans le Figaro pour prendre conscience, si besoin en était, du mépris qu'ont ces hauts responsables politiques pour les Européens.
03:14Il s'agit, rappelons-le, de frappes américaines sur des forces houthis au Yémen qui menacent le trafic maritime en mer rouge.
03:20Le vice-président, J.D. Evans, estime d'abord que les Américains ne doivent pas intervenir car cette embolie du trafic maritime ne gêne essentiellement que les Européens.
03:30Avant d'ajouter, « je déteste juste l'idée de sauver la peau des Européens », épite Exet, l'équivalent du ministre de la Défense.
03:40Grand chéri, je partage pleinement votre répulsion envers le parasitisme des Européens.
03:48Épite Exet, ce qui porte décidément bien son nom, la revue de presse Olivier Delagarde, on passe maintenant à cette initiative qui ne devrait pas faire plaisir du tout à l'administration américaine.
03:56Et oui, parce que les parasites se rebiffent, c'est dans les échos que vous lirez ça.
04:00Le gouvernement français prépare un plan pour accueillir les chercheurs américains menacés par Donald Trump.
04:06Il s'agit de faire venir des scientifiques américains de haut niveau et de leur donner les moyens de poursuivre leur recherche, mais dans nos établissements, à nous.
04:14Alors à l'Élysée, rien ne filtre pour le moment, écrit Marie-Christine Cordier, mais un fonds de 100 millions d'euros pourrait être créé et certains évoquent la possibilité qu'il soit complété par des entreprises ou des fondations.
04:26Comment t'es ravi du PDG de l'INSERM, si on a des chercheurs superstars, top gun, c'est bien, mais recruter de jeunes chercheurs d'excellence, c'est aussi la recherche du futur.
04:36Ils vont tomber de haut les chercheurs américains quand ils verront les salaires français. Reste quand même à trouver les fonds nécessaires justement Olivier, les 100 millions.
04:42C'est une excellente réflexion mon cher Dimitri. La solution, c'est peut-être de la trouver dans la suppression de commissions, d'organismes consultatifs et autres comités théodules.
04:54Et en commission, les députés ont commencé à s'atteler à la tâche avec une vigueur insoupçonnée.
04:59Il flotte même une odeur de musque à l'Assemblée Nationale, Samu Sébastien Dumoulin, encore dans les échos.
05:05Observatoire de l'alimentation, Conseil National de la Montagne, Agence de Financement des Infrastructures de Transport, Haut Conseil de l'Éducation Artistique et Culturelle, j'en passe et d'autres.
05:18Ce sont déjà 30 de ces organismes plus ou moins bidons que les parlementaires suggèrent de supprimer.
05:23Le gouvernement lui se montre pour le moment beaucoup plus timoré.
05:26Les propositions radicales n'ont pourtant pas été adoptées, comme les démantèlements de l'ADEME, de l'Office Français de la Biodiversité ou encore de la Haute Autorité de Santé.
05:35Amendement repoussé à ce stade mais qui pourrait ressurgir dans l'hémicycle et tout d'un coup, à la une de l'opinion, Rémi Godot a comme une révélation.
05:44Et s'ils avaient raison, s'exclame-t-il, en France il est de bon ton de moquer Ravier Milehi et sa tronçonneuse, écrit-il, de s'offusquer de la croisade sous kétamine d'Elon Musk
05:54et à l'Assemblée Nationale de Portraiture et les partisans de la Hache en apprenti trumpiste, ces attaques des habituelles pleureuses de la bureaucratie toute puissante ne sont qu'un prétexte, poursuit-il,
06:06un subterfuge pour écarter cette vraie réduction de la charge administrative dont le pays a tant besoin.
06:13Terminons par un déjeuner au sommet, de quoi s'agit-il ?
06:16On va faire un petit test avec Anissa. Si je vous parle de Paul Christophe, Laurence Garnier, Alexandre Portier, Olga Givernais, vous avez sans doute compris de quoi il s'agissait dans ce déjeuner.
06:27Non, pas du tout. Qui sont ces gens ?
06:30Eh bien, ma chère Anissa, ce sont les anciens ministres de Michel Barnier. C'était il y a 100 jours et c'est déjà une éternité.
06:39C'est François Durauvray, qui lui était ministre des Transports, qui avait convié l'ensemble de ses anciens collègues, ceux qui n'ont pas été conservés par François Bayrou, raconte Mathieu Depriec dans l'Opinion,
06:50et un invité de marque à présider les retrouvailles, Michel Barnier en personne.
06:55Alors, dans un petit discours, il a rappelé l'importance de ce qui avait été bâti pendant trois mois, sans commentaire,
07:02et puis il y a eu un tour de table, que l'on imagine quand même assez élouvant, où chacun a dit aux autres où il se trouvait aujourd'hui, et toi tu fais quoi maintenant ?
07:11Et on a beau dire, faire de l'ironie, être taquin comme je peux l'être parfois, c'est quand même sympa de se retrouver entre vieux et même éphémères copains.
07:19T'as pas changé, qu'est-ce que tu deviens ? Tu t'es marié, t'as trois gamins !
07:26500 jours, quand même, trois gamins, c'est pas mal, bonne moyenne.
07:29Vous vous rappelez, il y avait déjà eu un dîner des ministres inconnus du temps de Gabriel Attal,
07:32il s'est parlé des ministres éphémères, qui n'avaient pas eu le temps d'imprimer dans l'Opinion publique.
07:37Merci beaucoup, Olivier Delagarde, je vous invitera au dîner au prochain.