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L'Orchestre national de France interprète Pavane pour une infante défunte de Ravel sous la direction de Cristian Măcelaru à l'occasion du 150ème anniversaire de la naissance du compositeur. Extrait du concert enregistré le 13 mars 2025 à l'Auditorium de la Maison de la Radio et de la Musique.

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D’abord écrite pour piano seul en 1899 (Ravel avait 24 ans), la Pavane pour une infante défunte est transposée à l’orchestre douze ans plus tard. La version pour piano avait été créée en 1902 par Ricardo Viñes, fidèle interprète des œuvres non seulement de Ravel, mais aussi de Debussy, De Falla ou Albéniz. L’œuvre plut au public du salon de Madame de Polignac – le cadre de sa première exécution – où elle valut à son compositeur une notoriété immédiate. Ravel signe ici une œuvre marquée par l’air du temps, lui-même pétri d’un exotisme autant géographique que temporel. L’ailleurs qui inspire les artistes de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle est celui des temps anciens, mais aussi des cultures orientales et asiatiques, qu’il s’agit d’intégrer.

La péninsule ibérique est pour ainsi dire le carrefour de ces influences : héritière de sa position frontalière avec l’Orient et de la présence arabe sans être détachée de la tradition occidentale. Ainsi les musiciens français font-ils leur miel des influences hispaniques : Chabrier, que Ravel admirait, Debussy, Bizet, Lalo, etc. Ancien temps et cultures orientales constituent un terreau fertile pour Ravel qui signe Shéhérazade, la Rapsodie espagnole, cet opéra fantasque qu’est L’Heure espagnole, entre autres, mais aussi Le Tombeau de Couperin où sont rassemblés un prélude, une fugue, une forlane, un rigaudon, un menuet et une toccata – autant de danses anciennes provenant de la suite baroque. Ces deux influences se rejoignent dans la Pavane, car les aînés directs de Ravel, dont Fauré (qui signe une pavane douze ans avant Ravel), ont rattaché cette danse en vogue aux XVIe et XVIIe siècles à l’Espagne et au Portugal. D’où le choix par Ravel d’inclure dans son titre le nom « infante », reprenant à son compte le titre donné aux enfants puînés des rois d’Espagne et de Portugal. Hommage posthume à une jeune aimée ? Lorsqu’on interrogeait le compositeur sur le choix de son titre, il répondait qu’il n’avait fait que succomber au plaisir de faire une belle assonance. La version orchestrée de la Pavane devait s’inscrire dans un ballet intitulé Les Ménines, commande de Diaghilev pour les Ballets russes, aux côtés de l’Alborada del gracioso, de la Pavane de Fauré et du Menuet pompeux de Chabrier que Ravel orchestre pour l’occasion – le projet fut abandonné.

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